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11 janvier 2012

Le volcanisme énigmatique aux îles Canaries et à El Hierro.

Bases pour essayer de mieux comprendre le volcanisme aux Îles Canaries et l'actuelle éruption au large de la Restinga, une série de cartes annotées de seamounts et de traits :

iles Canaries.jpgiles Canaries 1.jpgiles Canaries 2.jpgiles Canaries 3.jpgiles Canaries.1.jpgiles Canaries 1.1.jpgiles Canaries 2.1.jpgiles Canaries 3.1.jpg

Légende : En blanc : Seamounts ; En violet : Agadir Canyon ; En rouge : Trajet du Hotspot ? Convergence masquée ? Fosse tectonique en formation ? voire Rift en formation ?

Le volcanisme des îles Canaries à débuté, il y a 100 à 80 millions d'années, au Sud du plateau sous-marin d'Essaouira et du Canyon d'Agadir avec les seamounts Essaouira, Rybin et les Agadir Twins...

et s'est continué de part et d'autre de l'anomalie matérialisée par la ligne discontinue en rouge, par les seamounts Dacia, Triton, Concepcion... et par les seules apparitions terrestres, les Îles Salvagem et les Îles Canaries, dont la particularité éruptive de Timanfaya à Lanzarotte de 1730 à 1736, jusqu'aux actuels seamounts : Papp, African, Echo et Tropic...

Une étude, sur ces bases, est en cours...

Décembre 2011 ©  Raymond Matabosch

25 décembre 2011

Portraits croisés suivi de Plumes et phanères.

ISBN : 9782332470973

 

Aux Éditions Edilivre.com


Dans un système musical ou littéraire, les mots mélodie et élégie désignent la dimension qui prend en compte les hauteurs émises par une source, individuelle ou collective, instrumentale ou vocale, au sein d'une réalisation musicale ou poétique quelconque. La mélodie et l'élégie s'opposent, principalement au rythme, autre composante de la musique et de la poésie. Parce qu'elles font se succéder des sons et des tonalités aux fréquences différentes, une mélodie et une élégie sont une succession d'intervalles. En effet, du point de vue de l'interprète ou de l'auteur, comme de celui de l'auditeur ou du lecteur, chaque note d'une mélodie et chaque mot d'une élégie sont déterminés par l'intervalle mélodique qui sépare celles-ci de la note ou du mot précédent.

07 décembre 2011

« No, he Kahn't : DSK... » Un homme éprouvant des difficultés à maîtriser ses pulsions

ISBN : 9782332470218

 

Aux Éditions Édilivre


« À l'heure où le monde semble entrer dans une nouvelle ère sombre de son histoire, au moment où plus que jamais la collusion entre les médias et les dirigeants de ce monde est démontrée jour après jour, les peuples ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes pour s'informer et comprendre la face cachée des événements. Mais comment s'y retrouver lorsque tous les repères s'effondrent les uns après les autres ? Comme des phares dans la nuit, des initiatives citoyennes fleurissent spontanément sur la toile et permettent à tout un chacun d'apporter sa pierre à l'édifice. Raymond Matabosch, poète, écrivain, historien et traducteur français, est un de ces pionniers du journalisme citoyen francophone. Inlassablement il offre chaque jour à ses lecteurs « sa vérité », une vérité sans concession. »


Fabien Bardoux, Président du média citoyen Come4News.com

09 novembre 2011

Chemins de déperdition

 

ISBN : 9782332470034

 

Aux Editions Edilivre

 

 

« Raymond Matabosch a-t-il le droit de se taire, de faire l'autruche ou de rester muet quand la chair des hommes sent l’odeur des brochettes grillées au nom d’un dieu vengeur ou d’un homme dieu ? Si dieu n’est ni vengeur ni homme, serions-nous possédés par le charme du diable, cet ange déchu, protéiforme qui incarne toutes les formes attrayantes, la chair, la femme, la sensualité que condamnent toutes les religions ? Baudelaire est-il dans le vrai lorsqu’il dit que « C’est le diable qui tient les fils qui nous remuent » ? Persisterons-nous dans quel genre de doute ? Le doute de faiblesse ou le doute de force, selon Alain ? Quelqu’un se rappelle-t-il un mois, une semaine ou même un jour, quelque part dans ce monde si vaste, sans la moindre trace d’une guerre ? Autant de questions que l’homo aditus naturoe se pose sans trouver la moindre réponse. La religion se tait, la politique fait l’autruche et ses littérateurs restent muets... »

Le 26 mai 2007.

Abdelouahid BENNANI, poète.

06 novembre 2011

L'île volcan El Hierro : Apparition imminente du panache cypressoïde.

Depuis quelques huit jours, les rumeurs des plus farfelues aux plus folles, nourries par la désinformation systématique orchestrée par les autorités et certains scientifiques sur la réalité d'une prochaine éruption surtseyenne au large de La Restinga et de Puerto Naos, circulent tant sur l'île El Hierro que dans toutes les Canaries. Et la venue, dans les eaux de la Mer de Las Calmas et dans celles de la baie de El Golfo, du navire océanographique, le « Ramon Margalef » bardé de deux robots munis de caméras, -Liropus 2000 et traîneau photogrammétrique -, n'est pas pour apaiser les esprits, tout au contraire, d'autant que le matériel employé pour cartographier les fonds marins ne supporte pas les températures supérieures à 30° C qui entraineraient leur dégradation ou leur destruction... En conséquence, les données recueillies sont plus ou moins faussées(1) du fait de leur grand éloignement de la zone éruptive...


Comprendre l'éruption sous-marine de Capelinhos et ses conséquences.


Tout comme cela s'est produit, en 1957, au Capelinhos, à 800 mètres au large occidental de l'île portugaise de Faial, dans l'archipel des Açores, et en 1963, à 2 kilomètres au large Ouest-Sud-Ouest de l'île islandaise inhabitée de Geirfuglasker, dans l'archipel des îles Vestmann, une éruption volcanique sous-marine, à faible profondeur, modèle et modifie le paysage ennoyé, au large Sud-Ouest de la Restinga, du socle de l'île-volcan El Hierro.

Géologiquement, l'édifice volcanique Capelinhos, situé à Ponta Capelinhos, fait partie du complexe volcanique de Capelo, composé d'environ 20 cônes de scories, - et leurs déversements laviques -, sur un alignement de roches volcano-tectonique d'orientation générale Ouest-NordOuest/Est-Sud-Est. La bouche éruptive est restée active durant 13 mois, entre le 27 Septembre 1957 et le 24 Octobre 1958. Jalon important dans la compréhension de la volcanologie mondiale, l'éruption de type capelinhien(2) du Capelinhos « fut une éruption sous-marine correctement observée, documentée et étudiée, du début à la fin.(3) » Elle fut précédée d'une crise sismique débutant dès le début du mois de Mai 1957 et atteignant son paroxysme du 16 au 27 Septembre avec plus de 200 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.5 et 4.9 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité maximum de niveau V/VI sur l'échelle de Mercalli.

C'est un chasseur de baleine qui observe, le 23 Septembre, la première manifestation de l'activité volcanique : apparition d'une zone de remous, - « l'eau commence à mijoter » -, à la surface de l'océan, à environ 800 mètres du rivage en direction de l'Ouest. Ce jacuzzi est du à la remontée de bulles libérant des gaz. Le 26 Septembre, l'activité s'accroit avec une première explosion et des émissions de cendres volcaniques noir de jais s'élevant à 1.000 mètres d'altitude, - altitude maximale de 1400 mètres -, et le 27 Septembre la colonne volcanique dépasse quatre kilomètres d'altitude.

Les différents produits pyroclastiques éjectés par les fortes explosions s'accumulent et forment, dès le 10 Octobre, une petite île en forme de fer à cheval ouverte sur son sud-ouest, « l'Ilha Nova », - ou « Ilha dos Capelinhos », ou « Ilha do Espírito Santo(4) » -, atteignant rapidement 600 mètres de diamètre et 30 mètres d'altitude. L'éruption, violente, génère une pluie constante de cendres et de bombes volcaniques, sur l'île de Faial, qui détruit les récoltes, les maisons et les infrastructures îliennes et force à l'évacuation des habitants vivant à proximité de la nouvelle bouche éruptive. Cette première petite île s'écroule, dans le cratère, le 29 Octobre.

Après une légère accalmie, le 4 Novembre, l'éruption se réactive et forme, rapidement, une nouvelle île et, le 12 Novembre, un isthme la rattachant à l'île de Faial. L'activité éruptive, lors, augmente progressivement et atteint son paroxysme au cours de la première moitié du mois de Décembre, le nouveau cône volcanique, approchant les 800 mètres de diamètre et les 99 mètres d'altitude. Le 16 Décembre, consécutivement à une nuit de pluie torrentielle et d'une abondante chute de cendres, l'activité explosive cesse. Des coulées de lave basaltique apparaissent. Concomitamment, ponctué par des explosions avec jets de cendres, blocs de pierre et bombes volcaniques, le sol vibre continuellement sous l'effet du trémor harmonique.

Ponctuée par des affaissements et des rehaussements du cône volcanique, de Janvier à Avril 1958, l'activité sous-marine se poursuit et produit, en de nombreuses occasions, des panaches cypressoïdes typiques des éruption capelinhiennes, des nuées ardentes et des plumes blanches ou marron. Le manteau de cendres et de téphras recouvre, sous plusieurs mètres d'épaisseur, la presqu'île Capelhinos et les zones adjacentes enterrant et ruinant les maisons et les infrastructures agricoles. Après une violente crise sismique, dans la nuit du 12 au 13 mai(5), plus de 450 tremblements de terre étant recensés et enregistrés, des réajustements profonds se produisent dans le corps de l'édifice volcanique et tectonique et, l'émission de lapillis augmentant sensiblement et un lac de lave faisant son apparition, l'éruption devient strombolienne à partir du 14 Mai. Parallèlement, des fumerolles sont détectées au niveau basal de la « chaudière », volcan central de l'île de Faial, émettant une vapeur d'eau a forte odeur de soufre et de la boue bouillante.

L'éruption strombolienne se poursuit, jusqu'au 24 Octobre 1958, essentiellement, avec l'émission de coulées de lave pahoehoe et aa(6) qui construisent peu à peu le cône volcanique toujours visible. Depuis lors, le dégazage, le refroidissement et l'érosion ont pour effet de faire perdre la moitié de sa superficie à l'édifice volcanique de 2,4 kilomètres carrés de superficie, un agrandissement de l'île consécutif au déversement de 24 millions de mètres cubes de basalte.


Comprendre l'éruption de type capelinhien.


L'unique éruption connue de Capelinhos, tout comme il en a été le cas pour le Surtsey, - l'une et l'autre s'étant produites en milieu marin à faible profondeur, moins de 200 mètres -, faisant ainsi d'eux, des volcans monogéniques, se caractérise par trois phases : une sous-marine, une hydromagmatique et une aérienne.

Les éruptions sous-marines sont le type le plus commun sur Terre. Elles présentent des caractéristiques qui diffèrent de leurs équivalents sur terre. Les coulées de lave sont mis en place par extrusion progressive des lobes qui sont rapidement refroidis en contact avec l'eau, formant des structures connues comme laves en coussins, - ou pillow lava -, et leur fragmentation explosive forme d'épais dépôts connu comme hyaloclastites. Elles produisent souvent de grandes quantités de pierre ponce, véritables radeaux flottants pouvant être entrainés sur de longues distances du volcan par les courants océaniques. En outre, les coulées de lave peuvent provoquer des explosions qui créent des cônes de cendres et de débris ressemblant à des cônes de scories, même si elles ont été émises à partir d'évents non raccordés à un conduit volcanique.

Dans la phase éruptive hydromagmatique, le magma, - ou la lave -, interagit de façon explosive avec l'eau. Dans la plupart des cas, les éruptions capelinhiennes, - ou surtseyennes -, se produisent lorsque le sommet d'un volcan sous-marin affleure à la surface de l'eau. L'eau, - quelques degrés Celsius -, se dilate et se transforme en vapeur. Entrant en contact avec de la lave chaude, - plus de 1.000° Celsius -, elle explose et crée des panaches volcaniques essentiellement composés de vapeur d'eau, de gaz et de cendres pouvant s'élever à plusieurs kilomètres d'altitude. Les gerbes de lave fragmentée percent la surface de l'eau et donnent naissance à des panaches dits « cypressoïdes. » Par accumulation des téphras, le cône volcanique grandit et émerge peu à peu puis complètement au point que la cheminée volcanique débouche au-dessus du niveau de l'eau.

L'éruption entre alors dans sa phase aérienne. L'eau jouant un rôle moindre, l'éruption se déroule de manière classique suivant le type de lave émis par le volcan, de type hawaïen, - lac, fontaines et coulées de lave basaltique se jetant dans l'océan -, dans le cas de Surtsey, ou strombolien, - alternance de phases explosives et de phases effusives et éjection rythmique de produits en fusion propulsés par les gaz volcaniques -, dans celui de Capelinhos.


L'évent éruptif sous marin de El Hierro, apparition imminente du panache cyprissoïde.


Même si les autorités ont annoncé que le jaccuzi n'était plus en activité depuis le 27 Octobre 2011, simple désinformation basée sur une baisse du tremor harmonique, celui-ci a continué « à travailler » bien plus, de petits geysers de gaz annonçant le stade 2 d'une éruption capelinhienne, ont, parallèlement, fait leur apparition à la surface de la Mer de Las Calmas depuis. Quant au tremor harmonique, l'évent éruptif étant des plus actifs, le cône sous-marin grandissant et les déversements basaltiques entrainant une légère déflation du sol, il est dans la normalalité volcanique, les tremblements de terre se déplaçant vers El Julan et El Golfo, avec des hypocentres de profondeur approchant les 20/22 kilomètres, montrent que le magma migre et afflue vers l'évent/fissure éruptif-actif localisé à moins de 2 kilomètres au large de La Restinga et de Puerto Naos.

 

 

Depuis le 1 Novembre, le sommet du nouvel édifice sous-marin se situant à moins de 70 mètres de profondeur, la phase 3 de l'éruption surtseyenne est enclenchée et l'apparition du panache « cypressoïde » est imminente, de quelques heures à 24/36 heures d'autant que le nombre, - plus d'une centaine par jour -, et la magnitude, - plus d'une trentaine par jour comprise entre 2.8 et 3.9 - des séismes est en constante augmentation, et que deux nouveaux remous type « jaccuzi » ont, de même fait leur apparition en surplomb de la bouche sous-marine éruptive. En toute logique, les autorités devraient prendre toutes les précautions qui s'imposent et décréter l'évacuation, du moins de la Restinga si ce n'est celle de toute la zone située au-dessous d'une ligne Frontera-El Pinar.


Notes.


(1) Certes, l'équipement de mesures topographiques, embarqué à bord su « Ramon Margalef », a permis de cartographier des fonds marins, au large de La Restinga, mais le supposé cône en voie de formation est un « seamount » déjà existant depuis des décennies, culminant à -300 mètres de profondeur, affecté par un état éruptif peu conséquent. D'après les documents photographiques communiqués par l'Instituto Geográfico Nacional, un deuxième évent connait, de même, une activité similaire. Au différent, le nouveau cône, hyper actif, localisé à moins de 2 kilomètres de Puerto Naos, à moins de 150 mètres de profondeur, n'apparait pas. Et... difficilement compréhensible, de grandes taches noires, - normalement des épanchements basaltiques en pillow lava-, et une tache bleue, bizarrement géométriques et surtout sans relief, sont inopportunes et interdisent toute interprétation sous ces zones ainsi masquées.

(2) L'éruption volcanique de type capelinhien est un type d'éruption volcanique caractérisé par l'émission d'une lave à fleur d'eau, maritime ou lacustre, à faible profondeur. Le contact de l'eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l'eau et la fragmentation de la lave au cours d'explosions qualifiées de « cypressoïdes » pour la ressemblance des panaches volcaniques avec des cyprès. Frederico Machado, directeur de Travaux publics, assisté de João do Nascimento et de l'arpenteur Antonio Denis, eurent en charge les recherches scientifiques mais, ne pouvant publier dans des revues scientifiques patentées exclusivement réservées aux hommes de l'art, ne purent en pérenniser la terminologie. Au différent, suite à l'éruption similaire de l'île-volcan Surtsey, en 1963, les vulcanologues britanniques firent adopter la terminologie « type surtseyen » au détriment de « type capelinhien. »
(3) « Foi uma erupção submarina devidamente observada, documentada e estudada, desde do início até ao fim », Victor Hugo Forjaz, professeur et vulcanologue portugais.
(4) l'île neuve ou île de Capelinhos ou île du Saint Esprit.
(5) Au cours de la nuit du 12 au 13 Mai 1958, un séisme plus puissant que les autres, de magnitude estimée supérieure à 5.5 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VI/VII sur l'échelle de Mercalli, secoue fortement l'île de Faial, notamment les villes de Praia do Norte, Capelo et Norte Pequeno où de nombreuses maisons s'effondrent en raison de l'activité de nombreuses failles dont certaines montrent un escarpement de 1,5 mètre et une ouverture de deux mètres. Ce séisme ne fera aucune victime en raison de l'évacuation préventive de 2.000 foyers de ce secteur de l'île.
(6) La lave pahoehoe ou lave cordée est un type de lave, généralement basaltique, parfois carbonatique, très pauvre en silice et à très haute température ce qui lui confère une très grande fluidité. Sa grande plasticité modèle fréquemment sa surface en fusion sous forme de boudins parallèles de plus ou moins grande dimension, lui donnant alors l'aspect d'un amas de cordes ou d'un amoncèlement de coussins.
La lave aa est un type de lave, généralement basaltique, pauvre en silice et à très haute température, ce qui lui confère une grande fluidité. Toutefois, sa surface se solidifie relativement rapidement et prend un aspect croûté, très rugueux, acéré et coupant.

2011 © Raymond Matabosch

 

Sur le même sujet, articles précédents :

El Hierro, Îles Canaries : Intense activité séismo-volcanique.

El Hierro, Îles Canaries : Risque imminent d'éruption volcanique ?

El Hierro, Îles Canaries : Le volcanisme intra-plaque aux Iles Canaries.

El Hierro, Îles Canaries : Le processus éruptif est engagé.

L'île volcan El Hierro : Considérations sur l’éruption sous-marine et nouveaux évents probables.

L'île volcan El Hierro, îles Canaries : Une éruption volcanique sous-marine annoncée.

L'île volcan El Hierro : Naissance imminente d'une île surtseyenne.

Une éruption surtseyenne : Quels risques pour El Hierro ?

L'île volcan El Hierro : Si outre l’éruption sous-marine, le rift El Julan se réactivait ?

 

Publié le 03 Novembre 2011 sur :

C4N - Le premier site francophone du journalisme citoyen rémunéré !

Randonnées en Terres Catalanes & Comtales


Aux Éditions Edilivre


Randonnées en Terres Catalanes et Comtales est un guide en hommage à l'histoire et à la géographie de la Catalogne. Riche d'une culture dont le département est fier, le "Pays Catalan" constitue un savant mélange franco-catalano-espagnol et marie avec aisance tradition et modernité, spiritualité et évènements festifs. Du Canigou à Collioure, de Font Romeu à l'abbaye Saint Michel de Cuxà, de Perpignan à Prats de Mollo, les Pyrénées Orientales offre de nombreux paysages qui plairont aussi bien aux montagnards qu'aux amoureux de la mer. Pays de soleil, terre de convivialité, vous serez conquis par l'accueil de ses habitants, ses grandes fêtes, ses paysages grandioses, son merveilleux patrimoine et le jambon de Cerdagne et son petit verre de Banyuls...

04 octobre 2011

El Hierro, Îles Canaries : Le processus éruptif est engagé

Séismicité à El Hierro : Distribution spatiale des séismes au cours des dernières 48 heures.

Données généralistes.

Les données de réfaction sismique et les anomalies magnétiques suggèrent que toutes les îles qui composent l'archipel canarien, sont implantées sur la croûte océanique. Leur limite se situe entre Lanzarote-Fuerteventura et les côtes Nord-Ouest de l'Afrique. Le « hotspot », matérialié par une anomalie magnétique au niveau de la croûte océanique, se localise, actuellement, sous les îles La Palma, - 1,77 millions d'années -, et El Hierro, - 1,12 millions d'années -, les deux îles les plus récentes et les plus à l'Ouest de l'archipel canarien. En outre, une « slope anomalie », - une « anomalie pente » -, a également été identifiée entre les îles orientales et le continent africain. La limite continent-océan est caractérisée par la présence d'une couche de 10 kilomètres d'épaisseur de sédiments. Enfin, sous les îles Canaries, d'une part, un certain nombre de discontinuités déterminent la présence de fractures, - ou rifts -, certaines d'entre elles étant sismiquement actives, dans le sous-sol, et, d'autre part, la discontinuité de Mohorovičić se localise à une profondeur plus ou moins égale à 13 kilomètres.

Fuerteventura, pointe Sud © Nadine

Le magmatisme sous-marin, aux îles Canaries, a débuté avec le volcanisme Crétacé et, sub-aérien, durant le Miocène. Tout autant, les scientifiques s'opposent sur certaines datations. Ainsi, certains préconisent, concernant par exemple la formation de l'assise sous-marine de l'ile Fuerteventura, qu'elle a trouvé sa source autour de 35 à 30 millions d'années et d'autres suggèrent que l'activité magmatique sous-marine a commencé dans le Sénonien, 80 à 70 millions d'années. Ces dates contrastent avec l'âge du stade sous-marin de la partie occidentale de l'archipel, qui a débuté, pour La Palma, entre 4 et 3 millions d'années, et pour El Hierro, entre 3,5 et 2,5 millions d'années.Au différent, le volcanisme sub-aérien de Fuerteventura, le plus ancien de tout l'archipel, est estimé à 20,6 millions d'années alors que celui de El Hierro, le plus récent, n'a que 1,12 million d'années d'âge.

Pour que le tableau généraliste soit complet, il est à préciser que toutes les îles, excepté La Gomera, ont connu un volcanisme actif durant le dernier million d'années et que quatre d'entre elles, Lanzarote, Tenerife, La Palma et El Hierro, ont subi les affres d'éruptions volcaniques au cours des derniers 500 ans.

 

Teide

XVe Siècle

Montaña de las Arenas

1705

Tinguatón

1824

Taoro

1430 ?

Fasnia

1705

Nuevo

1824

Tacande

1480 ?

Montaña Negra

1706

Tao

1824

Tahuya

1585

El Charco

1712

Chinyero

1909

Martín

1646

Timanfaya

1730

San Juan

1929

San Antonio

1677

Lomo Negro

1793 ?

Teneguía

1971

Siete Fuentes

1704

Chahorra

1798

-

-

La conjoncture sismique actuelle sur l'île El Hierro.

Depuis le 19 juillet 2011, des petits séismes à répétition, de magnitude locale, - ML- de 2.0 ± 0.5 sur l'échelle de Richter, exclusivement centrés sous les anciens volcans El Golfo et las Montañas de Julan, sont enregistrés dans la région Nord-Ouest de l'île de El Hierro, île la plus occidentale et la plus méridionale de l'archipel volcanique des Canaries. Malgré une diminution significative du nombre d'évènements journaliers, au début septembre, l'activité sismique s'est poursuivie, la localisation des essaims montrant un recentrage des séismes sous las Montañas de Julan et dans la baie hierrenne occidentale comprise entre les Puntas de Orchilla et de Rastinga. Les hypocentres de ces tremblements de terre se sont situés entre 9 et 12 kilomètres de profondeur.

Le Golfe de Julan sur la côte Ouest.

Le stade de pré-alerte, niveau « jaune » a été déclenché, le 23 septembre, en raison de la durée de la série de séismes, de l'augmentation de leur nombre et de leur intensité, d'une inflation de 2 à 3 centimètres générant une extension de l'île en son septentrion et en son midi d'environ 4 pouces, - 10/11 centimètres -, de l'augmentation du taux de dioxyde de carbone et de quelques dixièmes de degré de l'eau, indiquant un possible état pré-éruptif. Parallèlement la profondeur des hypocentres, s'étalonnant entre 12 et 24 kilomètres, a augmenté. Cette conjoncture a laissé à prévoir une migration du magma en direction d'une probable chambre magmatique se localisant au niveau de la baie de Julan et au large de la Punta de Restinga sous un « seamount » en forme de pain allongé dans un axe Est/Ouest, de 16 à 20 kilomètres de long et de 6 à 12 kilomètres de large, culminant, à environ 2/3 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de la Restinga, à -370 mètres d'altitude.

Évolution de la conjoncture séismique et volcanique à El Hierro : éruption imminente... sous 2 à 5 jours.

Entre les 25 et 30 Septembre, le nombre de séismes s'est stabilisé autour de 150 à 200 aléas de magnitude comprise entre 1.6 et 3.5 avec, parfois, un pic à 3.7/3.8, mais des hypocentres au delà de 15 kilomètres de profondeur.

La Rastinga.

Depuis le 30 Septembre et le tremblement de terre de magnitude 2,5 qui s'est produit à 20 h 14 Temps Universel, 21 h 14 heure locale, parallèlement à l'amplification de la magnitude et de l'intensité, magnitude majoritairement comprise entre 3.2 et 3.9, la profondeur des hypocentres s'est réduite et les essaims séismiques se concentrent entre 7/8 et 13/14 kilomètres de profondeur en périphérie septentrionale du « séamount », et se localisent, de fait, au-dessus du moho laissant présager la montée brutale du magma, son ascension à travers la croûte terrestre, la formation et l'élargissement d'une fissure et, d'autant que l'inflation du sol, les traces de dioxyde de carbone résultant du dégazage et la température de l'eau sont en constante augmentation, la probable éruption sous-marine, dans la mer de las Calmas, au cours des 2 aux 5 prochains jours.

Notes.

(1) La discontinuité de Mohorovičić, abrégée Moho, est la limite entre la croûte terrestre et le manteau supérieur de la Terre. Entre la croûte continentale, ayant une épaisseur moyenne de 35 kilomètres, - allant jusqu'à 75 kilomètres sous les chaînes montagneuses récentes -, et la croûte océanique d'une épaisseur moyenne de 6 kilomètres, le Moho est en moyenne situé à 43 kilomètres de profondeur, avec d'importantes variations.

 

Sur le même sujet,

articles suivants :

L'île volcan El Hierro, îles Canaries : Une éruption volcanique sous-marine annoncée. 

L'île volcan El Hierro : Considérations sur l’éruption sous-marine et nouveaux évents probables.

L'île volcan El Hierro : Naissance imminente d'une île surtseyenne.

 

 

articles précédents :

El Hierro, Îles Canaries : Intense activité séismo-volcanique.

El Hierro, Îles Canaries : Risque imminent d'éruption volcanique ?

El Hierro, Îles Canaries : Le volcanisme intra-plaque aux Iles Canaries.

 

Publié le 01 Octobre 2011 sur :

C4N - Le premier site francophone du journalisme citoyen rémunéré !

03 octobre 2011

Terre de feu & de lave. Tome I

ISBN : 9782812147883

 

Aux Éditions Edilivre.

Au cours des quatre derniers siècles, les éruptions volcaniques majeures, coulées de lave, projections et retombées de bombes, nuées ardentes, gaz volcaniques, éboulements et écroulements de dôme, lahars et tsunamis ont causé la mort de centaines de milliers de personnes. Raymond Matabosch dresse ici un état des lieux des volcans en sommeil ou sur le point d'entrer en éruption, privilégiant un angle d'approche compréhensible par tout un chacun au différent d'une écriture scientifique trop hermétique.

28 septembre 2011

Contes, fables & légendes au Pays du Couchant lointain.

ISBN  : :9782332460127

Aux Editions Edilivre

Contes, fables & légendes au Pays du Couchant lointain est un recueil réunissant des fables et légendes du Maroc contées selon la tradition orale.

« Si ce livre n'était pas signé par mon ami et collègue Raymond Matabosch, j'aurais juré que l'auteur n'était pas européen, mais arabe, car ce sont des récits purement Arabes ou Berbères, des authentiques contes de notre tradition orale imprégnés d'humanité, de musicalité, et empreints de couleur traditionnelle avec leur moralité sociale et historique ; des histoires quotidiennes de nos typiques souks et des forteresses, contées durant des siècles, depuis le Moyen Orient jusqu'en Andalousie. La raison en est que notre auteur, Raymond Matabosch, connaît parfaitement notre culture, idiosyncrasie et modus vivendi, tout autant qu'il maîtrise notre manière de raconter...»

Mohamed Sibari, poète et écrivain marocain,
Prix du Centenaire Pablo Neruda en 2004.

17 septembre 2011

DSK sur TF1 : l'apologie du viol...

La hyenne à l'espère attendant sa proie.

 

Petite question anodine.... DSK s'exprimant dimanche 18 Septembre, dans le cadre du journal de 20 h sur TF1, où chaine Bouygues...

Ce média télévisuel est-il Sarkosyste ou Strauss-Kahnien ? Est-il de Droite ou de Gauche ? Pour sûr recevant Strauss-Kahn pour s'expliquer sur ses affaires de moeurs scabreuses, la Gauche n'a jamais cessé de mentir aux français en déclarant que TF1, - par le fait TF1, Claire Chazal et le CSA se faisant et devenant complices de tentative de viol, de viol et d'affaires de moeurs nauséeuses... et que fera la justice ? Restera-t-elle toujours silencieuse ? Si oui, elle aussi sera complice... -, était pro-Sarkosy...

D'autant plus une Gauche au travers de ses responsables candidats aux Primaires et aux futures présidentielles couvrant les frasques et les affaires de mœurs auxquelles se commet, depuis 3 décennies, DSK... :

- l'avocat Emmanuel Pierrat, élu socialiste à la Mairie de Paris, a avoué, le 07 Novembre 2008, au Courrier International, « avoir dissuadé plusieurs femmes voulant porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn suite à une drague lourde... », le harcèlement sexuel et les tentatives de viol devenant soudainement de la drague lourde. « parce qu'il est trop bien protégé... et que l'opprobre aurait été jeté sur elles par une presse bobo parisienne de gauche aux ordres... », et expliqué « avoir été approché par une femme gravitant dans le milieu politique, qui avait répondu à une annonce censée améliorer sa situation professionnelle. Confrontée à des avances pressantes du politicien, elle a pris la poudre d'escampette avant que les choses ne dégénèrent... » et, enfin, recevant Tristane Banon en son cabinet, il l'a « dissuadée de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn », bien plus, il en a fait état, reniant la déontologie due à sa charge, auprès des instances socialistes dont le premier secrétaire en était François Hollande entouré par tous les éléphants du parti, la député Aurélie Filippetti vendant la mèche le 19 juillet 2011, au journal Le Monde.fr : « J'ai effectivement entendu parler de cette affaire à l'époque par l'intermédiaire de l'avocat Emmanuel Pierrat, mais je n'ai jamais eu de contact direct avec Tristane Banon.... » ;

- le 18 Mai 2011, France Soir publiant, dans ses colonnes, des propos surréalistes suivant dire d'un responsable du Parti Socialiste, de surcroît très proche de Dominique Strauss-Kahn et au nom patronymique facile à découvrir car ayant, avec DSK, trempé dans l'affaire MNEF : « Les affaires se seraient succédées en France et à l'étranger. La quasi-totalité n'aurait jamais débouché sur le plan médiatique ou judiciaire à l'exception de deux d'entre elles. L'une concernait en France une journaliste et l'autre aux États-Unis une haut fonctionnaire du Fonds Monétaire International. Les autres se seraient déroulées en l'absence totale de la moindre procédure de police ou judiciaire ainsi que de la moindre allusion dans la presse. Elles auraient eu pour victimes plusieurs jeunes femmes, dont des militantes du PS et des Beurettes, selon nos informations émanant de proches, pourtant bienveillants à l'égard de DSK. Toutes ces affaires se seraient réglées à l'amiable entre les parents de ces victimes et des responsables du PS. Ces derniers auraient réussi à calmer, avec beaucoup de difficultés, ces sympathisants socialistes, - certains s'étaient armés d'une hache ou d'un couteau -, les persuadant de ne pas déposer plainte... ».

Honte à la Gauche, à ses secrétaires généraux et à ses dirigeants complices de ces affaires de viol soigneusement cachées, de permettre cette parodie honteuse... Honte à François Hollande, à Martine Aubry, à Ségolène Royal, à Arnaud Montebourg, à Manuel Valls et à Jean Michel Baylet, eux qui savaient et qui savent et qui nous prennent pour des veaux en cachant la vérité sur Dominique Strauss-Kahn... Honte à Nicolas Sarkosy qui a envoyé DSK au FMI alors qu'il savait et qu'il sait... les uns et les autres briguant la présidentielle de 2012... et aucun pour dénoncer...

Et nous devons appeler cela la DEMOCRATIE !!!! Certes, oui... mais une DEMOCRATIE de caniveau à l'image de celle inculquée par un certain François Mitterrand... et des DEMOCRATES qui visent l'investiture suprême...

Quant à la Droite et aux médias... ayant connaissance des faits, tout autant en est à leur reprocher...

Français devons-nous accepter d'être ainsi rabaissés où devons-nous en appeler à la REVOLUTION pour que cesse une telle bassesse ? Et dire que nous sommes les fils de celle de 1789... mais en 2011, 222 ans plus tard, nous sommes toujours en MONARCHIE... le sang du peuple ayant coulé pour des prunes... et pour le Roi de Prusse...

Pauvre FRANCE... doux pays de mon enfance... tu es tombée si bas que nous ne te reconnaissons plus. Il est vrai nos politiques pensent plus à remplir leurs portefeuilles et à vider ceux des citoyens lambdas... et la pourriture politici-politicarde est notre quotidien...

Malheur... car la justice dont Eva Joly un de ses ex-membres s'étant prêtée à ces mascarades judiciaires est candidate aux présidentielles de 2012, distribuant sans compter les non lieux, les relaxes et les blanchiments au profit des polotico-politicards de Droite et de Gauche, et plus particulièrement de Gauche, est complice... et nous ne pouvons même pas compter sur elle... Donc... la justice n'est pas libre et elle est à solde et de la Gauche et de la Droite réunies...

Post Scriptum : Mesdames et Messieurs le censeurs n'hésitez point, censurez-moi et vous censurerez la vérité... il est vrai que la vérité vous défrise... et si vous l'osez, traînez-moi en justice, - du reste Monsieur Strauss-Kahn n'hésitez point vous aussi -, mais, lors, vous devrez prouver, les uns et les autres, avec des documents contresignés par des représentants de la loi qui en attestent leur véracité, que mon écrit est mensonger...

04 septembre 2011

Randonnées en Terres d'Oc

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ISBN : 9782332455499

Aux Editions : Edilivre

A l'époque des troubadours, les terres d'Oc, plus exactement les terres où la langue d'Oc était la langue littéraire, se partageaient politiquement entre quatre obédiences :

- Le royaume d'Aragon, d'abord, avec ses trois capitales, Saragosse, la politique, Barcelone, la commerciale, Montpellier l'intellectuelle ;

- Le duché d'Aquitaine, l'État politique le plus puissant à l'intérieur de ce qui devait devenir la France, qui étendait sa puissance au Limousin et à une partie de l'Auvergne ;

- Les états des comtes de Toulouse ;

- Les terres de la rive gauche du Rhône et de l'Italie du Nord qui dépendaient de la souveraineté du Saint Empire germanique...

L'auteur vous invite à voyager sur les Terres d'Oc languedociennes : Aude, Hérault, Gard et Lozère...

 

31 août 2011

Les séismes ou les ires de la terre.

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Provoqués, dans leur généralité, par le jeu de la tectonique des plaques, les séismes résultent, ordinairement, de fractures brutales de roches à proximité d'une faille active et ils peuvent provoquer des catastrophes gigantesques qu'aucune méthode scientifique ne permet de prévoir. Les hommes ne peuvent, donc, s'en protéger que de manière passive.

Plus précisément et par définition, un tremblement de terre est une secousse plus ou moins violente du sol et plus ou moins destructrice et meurtrière suivant sa magnitude, son intensité et la profondeur de son foyer, - ou hypocentre -. Elle peut découler de diverses origines, les unes naturelles si elles sont tectoniques, - rupture d'une faille ou d'un segment de faille -, volcaniques, - intrusion et dégazage d'un magma -, ou géologiques, - effondrement d'une cavité -, les autres procédant d'activités humaines ou de sources artificielles, - explosion, effondrement d'une cavité, recherches magnétohydrodynamiques ou pétrolières, etc... -.

De très nombreux séismes, de magnitude comprise entre -0 et 9.5, le plus violent recensé de l'histoire, - 22 Mai 1960, Valdivia au Chili, environ 3.000 morts, et deux millions de sans-abri -, se produisent tous les jours. La fréquence des séismes de magnitude négative et de magnitude comprise entre 0.0 et 1.9, est d'environ 10.000 à 12.000 par jour. Le Catalogue listant les Déterminations préliminaires des épicentres dressé par l'United States Geological Survey et le listing tenu au jour le jour par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen recensent, en moyenne annuelle, 16 séismes de magnitude égale ou supérieure à 7.0, 150 de magnitude comprise entre 6.0 et 6.9, environ 300 de magnitude comprise entre 5.0 et 5.9, environ 3.000 de magnitude comprise entre 4.0 et 4,9, environ 275.000 de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 et environ 2,5 millions de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9. La majorité d'entre eux ne sont pas ressentis par les humains. La « répertoriation » hypocentrique de ces séismes ne tient point compte des séismes procédant d'activités humaines, - explosions, effondrement d'une cavité, recherches magnétohydrodynamiques ou pétrolières, etc... -. non répertoriés par l'United States Geological Survey, - USGS -, ni par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM-.

Le réchauffement climatique, si le réchauffement climatique est avéré ce qui n'est point certitude, n'intercède pas dans la psychose d'une pseudo-multiplication des tremblements de terre. En effet, en totale contradiction avec l'article de Juin 2008 publié par la Revue Nature et le communiqué divulgué, en date du 05 Juin 2008, par le National Science Foundation, tous deux faisant état « que la région de l'Ice Stream Whillians dans l'ouest de l'Antarctique, qui mesure plus de 18.000 kilomètres carrés, se déplace de plus de 60 centimètres deux fois par jour. Ces mouvements saccadés, enregistrés à l'aide d'un GPS, sont comparables à des tremblements de terre d'une amplitude de 7.0 sur l'échelle de Richter. Cela équivaut quasiment au tremblement de terre du 12 mai 2008 du Sichuan en Chine », - un séisme de magnitude 8.3 -, le glacier « Ice Stream Whillian », en Alaska, d'après les scientifiques qui l'auraient étudié, générerait, annuellement, à raison de deux par jour, 770 à-coups perçus et enregistrés à plus de 6.400 kilomètres de distance, des à-coups engendrant des signaux sismiques comparables à des tremblements de terre d'une amplitude de maximum 6.0 sur l'échelle ouverte de Richter.

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Que penser, alors des déplacements, de quelques centimètres deux fois par jours du glacier Beardmore en Antarctique avec plus de 160 kilomètres de long, du plus grand inlandsis de l'Antarctique, - également le plus épais avec ses 4.700 mètres d'épaisseur -, avec ses 13.586.000 kilomètres carrés, de celui du Groenland et ses 1.700.000.kilomètres carrés et ses 3.000 mètres d'épaisseur, des calottes glaciaires du Austfonna' – Svalbard -, d'une de superficie de 8.200 kilomètres carrés, et du Vatnajökull, - Islande -, 8.100 kilomètres carrés et 1 kilomètre d'épaisseur, du glacier de piémont, le glacier Malaspina, - Alaska -, avec un lobe glaciaire de 3.900 kilomètres carrés, etc... Un glacier avance par à-coup, - environ 2 à coups en moyenne par jour -, à cause de la gravité ou flue à cause de son propre poids, et génère des signaux sismiques comparables à des tremblements de terre, depuis des millénaires.

Ce étant, environ 10 millions de séismes, - tectoniques, volcaniques, géologiques ou procédant d'activités humaines -, se produisent chaque année sur la planète. Les plus puissants d'entre eux, dont un tous les 10 ans de magnitude égale ou supérieure à 8,9, sont comptabilisés parmi les catastrophes naturelles les plus meurtrières, - depuis 1900, 29, comptant parmi les plus puissants, ont provoqué plus de 15.000 morts, dont 7 faisant plus de 100.000 victimes, d'après les estimations des autorités locales -, et les plus destructrices. Le plus meurtrier a été celui de Tangshan, - Chine -, du 27 juillet 1976 à 3 h 52 du matin, de magnitude évaluée 8.2/8.3. Le nombre officiel de morts est 242.419 personnes mais d'autres estimations font état de 500.000 à 800.000 victimes directes ou indirectes. 164.581 personnes furent également sévèrement blessées. Bien que les sismologues aient estimé que le tremblement de terre avait atteint la magnitude de 8.2 sur l'échelle ouverte de Richter, le gouvernement chinois du grand timonier Mao Zedong, - Mao Tsé-Toung, ou Mao Tsé-Tung, ou Mao Tsö-Tong -, et de son Premier ministre Zhou Enlai, l'avait évaluée entre 7.6 et 7.8.

La science qui étudie les tremblements de terre, - les séismes -, et plus généralement la propagation des ondes à l'intérieur de la Terre, a nom sismologie ou séismologie, - de l'anglais seismology-. Elle utilise les concepts de la mécanique newtonienne appliqués à la connaissance de la Terre. La sismogénèse, la sismotectonique, l'aléa sismique, la sismologie de l'ingénieur, « l'engineering seismology », « l'earthquake engineering », la sismologie globale, la sismique active, etc. et les disciplines associées telles la paléosismologie, l'archéosismologie, la mécanique des roches, la mécanique des milieux continus, la mécanique des blocs, la sismologie spatiale et l'héliosismologie, en sont les principales disciplines. Le sismographe, mesurant le mouvement du sol, - direction verticale ou direction horizontale -, et enregistrant les ondes sismiques, - sismogramme ou séismogramme -, sur un support visuel, en est l'appareil d'étude principal.

Ce texte a été préalablement publié le 26 Août 2011 sur :

C4N - Le premier site francophone du journalisme citoyen rémunéré !

Et a été repris, le 27 Août 2011 par l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Tunis

25 août 2011

Terre de feu & de lave. Tome II

ISBN : 9782332454157

 

 

Expression de l'antique ire des Dieux, des Déités et des Démiurges, les volcans, monstres géologiques prenant naissance dans les entrailles de la Terre, terrorisent les hommes depuis l'aube de l'humanité. Vomissant ou crachant des gaz volcaniques, des torrents de laves incandescentes, des pyrotechnies de téphras et de pyroclastes ou des panaches de nuées ardentes, ils sont la manifestation en surface du régime thermique régissant l'intérieur du globe terrestre.

Aux Editions Edilivre.

17 août 2011

Et la menteuse est... Nafissatou Diallo.

 

Dans l'un des chapitres, publié en Juillet 2011, parlant des mensonges proférés par les défenseurs de DSK, il en était une série sur le rapport médical qu'un journaliste peu connu recensait sur un média citoyen. Et il y spécifiait : le rapport conclut au viol...

Le dernier article de la série publiée par ce journaliste : Plus pourri que moi, je meurs, Acte XVI Politique, justice et communicants 5

Ce 16 Août c'est l'Express, plus d'un mois après, qui donne des extraits de ce rapport : Rapport médical de Nafissatou Diallo : cause des blessures, viol

"L'Express a consulté le document établi par l'hôpital new-yorkais qui a examiné la femme de chambre qui accuse DSK de viol. Les principales conclusions.

Le rapport conclut : Diagnostic : agression. Cause des blessures : agression. Viol.
"

Que dire de plus... et on en parle même pas à la télé, la radio RTL en a parlé une fois et puis plus rien... les communicants de DSK ont dû intervenir pour QUE LE SILENCE SOIT... car, pour eux, c'est un complot et DSK est innocent car "ça ne lui ressemble pas".. et les français doivent croire à son innocence et au complot...

Et les avocats de Dominique Strauss-Kahn n'en étant plus à un mensonge près, s'insurgent :

"L'utilisation par les avocats de la plaignante de ce rapport médical pour confirmer ou renforcer les accusations contre M. Strauss-Kahn est trompeuse et malhonnête", ont immédiatement riposté les avocats de Dominique Strauss-Kahn.

"La conclusion du rapport de l'hôpital est basée presque exclusivement sur les propos" de Mme Diallo "qui a prouvé de manière répétée qu'elle n'était pas crédible", ont ajouté William W. Taylor et Benjamin Brafman dans un communiqué.

Et les défenseurs de Dominique Strauss-Khan ont affirmé que le traumatisme mentionné n'était en rien une blessure, mais pouvait très bien être dû à un rapport sexuel antérieur.

Et ils insistent sur le fait que Mme Diallo n'est pas crédible, ils espèrent un non-lieu le 23 août.

05 juillet 2011

Les Pyrénées, montis spatiatus. Étude étymologique rationnelle.

Frontière naturelle entre deux nations, le versant nord appartenant à la France et le versant sud à l'Espagne, de la Mer Cantabrique, - le cap Higuer -, à l'ouest, au golfe du Lion, - le cap de Creus -, à l'est, la chaîne pyrénéenne s'étend sur 430 kilomètres et elle s'étire sur 50 à 150 kilomètres de large entre la Gascogne, le Midi-Pyrénées et le Roussillon au nord, et le bassin de l'Ebre au sud. Du moins c'est ainsi que nous apprenons à connaître ce massif dans les manuels de géographie.

Au pied de cette vaste chaîne de montagnes, les siècles et les événements ont rassemblé, sous un sceptre unique, de Perpignan jusqu'à Bayonne, plusieurs peuplades d'origine, de physionomie de langage, de mœurs et de caractère comparable. La bravoure a toujours été commune à toutes ces tribus d'hommes robustes, intelligents et fiers qui ont partagé et qui partagent la même destinée. Doués d'une haute stature et d'une force prodigieuse, les habitants de ces contrées magnifiques s'identifient à une nature prolixe et extraordinaire. Ce sont là les Catalans, les Ariègeois, les Béarnais et les Basques, peuples patients, sobres et belliqueux, qui vivent les uns à l'orient, les autres à l'occident, dans une même communion d'esprit et de cœur.


Les errances étymologiques sur le toponyme « les Pyrénées. »


Pyrénées ! Depuis l'Antiquité deux thèses s'affrontent sur l'origine du nom des Pyrénées. La première, en référence à Diodore de Sicile, - Livre V, chapitre XXXV -, et à Isidore de Séville, - Étymologies, livre 14, chapitre 8 -, est assise sur une explication étymologique en corrélation avec « le feu » et « la foudre. » La seconde, mythologique, due à Silius Italicus, - Guerres Puniques, III -, renvoie à la légende de l'union d'Hercule et de Pyrène, princesse Bébryce, pour les uns, celtibère, pour les autres. Des linguistes modernes proposent, en alternative à l'interprétation primitive du patronyme, de hypothèses basées sur des racines indo-européennes renvoyant aux notions de montagne, de rocher ou de passage. Mais aucune d'elles ne fait l'unanimité.

Pyrénées ! Origine du nom bien floue aux dires de tous les puristes qui se sont penchés sur son étude étymologique, qualifiant, du reste, certains travaux, proposés au cours des siècles précédents, de fantaisistes et, de fait, des travaux fantasques non retenus de nos jours et rejetés aux oubliettes. Et, pour couper court à tout procès d'intention, ils en concluent, pompeusement et sans spécifier quelconque explication tangible en concordance avec leur postulat émis, que « Pyrénées » est un toponyme savant(1) emprunté tardivement aux géographes grecs.


La signification étymologique des « Pyrénées » suivant Diodore de Sicile.


Diodore de Sicile, vers 90 - 30 av. J.-C, - Livre V, chapitre XXXV -, explique le nom « Pyrénées » à partir du grec ancien « πῦρ » ou « pŷr », - feu -, à cause d'un immense incendie qu'auraient provoqué les bergers. « ...Dans les livres précédents, à propos des actions d'Hercule, », écrit-il, traduit du grec par Ferdinand Hoefer, 1851, « …il a été fait mention des montagnes de l'Ibérie, nommées les Pyrénées. Ces montagnes surpassent les autres par leur hauteur et leur étendue. Séparant les Gaules de l'Ibérie et de la Celtibérie, elles s'étendent de la mer du Midi à l'Océan septentrional, dans un espace de trois mille stades. Autrefois elles étaient en grande partie couvertes de bois épais et touffus, mais elles furent, dit-on, incendiées par quelques pâtres qui y avaient mis le feu. L'incendie ayant duré continuellement pendant un grand nombre de jours, la superficie de la terre fut brûlée, et c'est de là que l'on a donné à ces montagnes le nom de Pyrénées... »

Pourquoi ne pas accepter la signification du toponyme « Pyrénées », donnée par Diodore de Sicile, comme pertinente et plausible ? C'est vite oublier et faire fi, par les linguistes, ce qui devrait, au contraire, les caractériser par leur savoir boulimique, implacable et inextinguible, que dès le VII° siècle avant J.C., des colons grecs s’installent en Sicile et dans le sud de la botte italienne, en Grande Grèce. Ainsi les Romains sont confrontés, très tôt, à la langue des Grecs et à leur civilisation raffinée et brillante. En outre, quand les Romains conquièrent l'Ibérie et la Gaule, ils rencontrent, là encore, des Grecs. Ceux-ci ont installé des comptoirs sur les côtes et fondé des villes, Emporion(2), Collioure, Narbonne, Agde, Massalia(3), Nice…


Les raisons de penser à la justesse de la signification étymologique des « Pyrénées » selon Diodore de Sicile.


L’influence de la culture grecque s'étend jusqu’à Naples, - du grec neapolis, la ville nouvelle -, en Campanie, où l’on continue, tout comme dans le sud de la Gaule, à Massalia, à Agde, à Collioure..., à parler grec. La confrontation avec les Grecs d’Italie et de Sicile rend leur culture familière aux Romains. C’est pourquoi lorsqu’au II° siècle avant J.C. ils conquièrent la Grèce et en font une province romaine, ils se montrent admiratifs de la culture du vaincu et ne lui imposent pas leur langue. C’est même le contraire qui arrive. Les Romains apprennent le grec. Dans l’antiquité, le grec est la langue de la culture, tandis que le latin est la langue de l’administration. Pendant des siècles tout Romain cultivé est bilingue, dès son plus jeune âge et il est capable de lire et d’écrire aussi bien en grec qu’en latin.

A l’origine, les Romains s’intéressent peu à la culture. Leur civilisation est avant tout une civilisation de soldats et de laboureurs. Ce sont des ingénieurs et des constructeurs remarquables, mais ils sont peu intéressés par la réflexion philosophique. C’est pourquoi ils se montrent méfiants envers un peuple qui honore le théâtre autant que la politique, l’athlète autant que le soldat, le philosophe autant que le paysan. Ils considèrent les Grecs comme des gens peu sérieux, des « Graeculi » ou « petits Grecs », plus portés sur le discours que sur l’action. Cependant, ils sont conscients de l’antériorité de la culture grecque et, paradoxalement, l’admirent beaucoup. C’est pourquoi les jeunes gens des familles aisées achèvent leurs études à Athènes, en Asie Mineure ou en Grande Grèce pour apprendre la rhétorique et la philosophie et, ainsi, se préparer à leur futur métier d’orateur et d’homme politique. C’est également la raison pour laquelle ils accueillent, assez tôt, dès le II° siècle avant J.C., des penseurs et des artistes grecs qui imprègnent les esprits romains.


La tradition des feux pastoraux et leur signification étymologique pour le toponyme « Pyrénées » suivant Diodore de Sicile.


Les feux pastoraux dans les systèmes agro-sylvo-pastoraux traditionnels existent depuis l'époque néolithique et sont mis en œuvre par les bergers. Dans les Pyrénées, les pratiques du feu sont exclusivement à but pastoral. La plupart des pâturages pyrénéens sur substrats acides sont en fait des landes à bruyères, genêts, fougères, ajoncs, et les brûlages visent à débroussailler les pâquis pour favoriser la pousse de l’herbe. Dans le système traditionnel, la fréquence des mises à feu oscille, selon les milieux, entre tous les 3 à 4 ans, en basse montagne, et 8 à 10 ans dans les estives, avec une répartition de petits feux dans tout l’espace, pelouses, landes mais aussi forêts pastorales.

Cette méthode à, aussi, été employée dans les défrichements culturaux au Néolithique et au cours de l’Antiquité. Elle se pratique au cours des mois d'hiver. A ce sujet, Diodore de Sicile n'écrit-il pas que les Pyrénées « étaient en grande partie couvertes de bois épais et touffus, mais elles furent, dit-on, incendiées par quelques pâtres qui y avaient mis le feu. L'incendie ayant duré continuellement pendant un grand nombre de jours, la superficie de la terre fut brûlée... », concluant « ...c'est de là que l'on a donné à ces montagnes le nom de Pyrénées... » Les Pyrénées, en grec, s'écrivant « Πυρηναίας, » ou « Πυρήνας, », qui se segmente en « πυρ », feu, et « ήνας » ou « μήνες », mois, et qui se traduit par le mois ou les mois du feu.


La signification mythologique des « Pyrénées » d'après Isidore de Séville.


Pour Isidore de Séville, - Étymologies, livre 14, chapitre 8 -, « Pyrénées » vient aussi du grec « pŷr » ou « πυρ », - feu -, car ces montagnes sont souvent frappées par la foudre qui génère des incendies. En effet, les lieux les plus fréquemment foudroyés sont les sols métallifères et ferreux très conducteurs, les points culminants, les vallées constituant des couloirs d'orage ou les cuvettes créant des nids à orage. En France, les régions les plus foudroyées sont les Pyrénées, la Vallée des Merveilles et le Massif Central. Ce qui laisse à penser que, le Dieu de la foudre étant Zeus chez les Grecs et Jupiter chez les Romains, les Pyrénées seraient la montagne subissant les foudres ou les feux de Zeus. En effet, « Pyrénées », en Grec, s'écrit « Πυρηναίας, » ou « Πυρηναία », « Pyrίnaίαs » ou « Pyrίnaία », qui se décomposer en « Πυρ », feu, ou « Πυρή », nucléus ou nucléaire, et « Δία » ou « Δίας », Zeus ou Jupiter.


La signification mythologique des « Pyrénées » selon Silius Italicus.


Sous l’influence de la pensée et de la mythologie grecques, la religion romaine primitive se transforme en profondeur. Aux puissances indéterminées, - numina -, et aux Dieux représentant les forces de la nature se sont substitués des Dieux figurés sous l’apparence d’hommes et de femmes, - anthropomorphisme -. Les Dieux romains sont identifiés avec les Dieux grecs et ont les mêmes domaines d’action. Ils prennent les attributs, les symboles et les mythes de leurs équivalents grecs. Ainsi, Jupiter est assimilé à Zeus, Phœbus à Apollon, Mars à Arès, Hercule à Héraclès, Diane à Artémis, Minerve à Athéna...

Dans la mythologie grecque, les « Pyrénées » sont associées à Pyrène, « Πυρήνη », vierge, fille du roi Bébryce. Selon Silius Italicus, Guerre Punique, tome III, traduction. sous la direction de Désiré Nisard, 1878, « C'est le nom de la vierge, fille de Bébryce, qu'ont pris ces montagnes. L'hospitalité donnée à Hercule fut l'occasion d'un crime... Sous l'empire du dieu du vin, il laissa dans le redoutable palais de Bébryce la malheureuse Pyrène déshonorée. Et ce dieu... fut ainsi la cause de la mort de cette infortunée. En effet, à peine eut-elle donné le jour à un serpent, que, frémissant d'horreur à l'idée d'un père irrité, elle renonça soudain, dans son effroi, aux douceurs du toit paternel, et pleura, dans les antres solitaires, la nuit qu'elle avait accordée à Hercule, racontant aux sombres forêts les promesses qu'il lui avait faites. Elle déplorait aussi l'ingrat amour de son ravisseur, quand elle fut déchirée par les bêtes féroces. En vain elle lui tendit les bras, et implora son secours pour prix de l'hospitalité. Hercule, cependant, était revenu vainqueur; il aperçoit ses membres épars, il les baigne de ses pleurs, et, tout hors de lui, ne voit qu'en pâlissant le visage de celle qu'il avait aimée. Les cimes des montagnes, frappées des clameurs du héros, en sont ébranlées. Dans l'excès de sa douleur, il appelle en gémissant sa chère Pyrène, et tous les rochers, tous les repaires des bêtes fauves retentissent du nom de Pyrène. Enfin il place ses membres dans un tombeau, et les arrose pour la dernière fois de ses larmes. Ce témoignage d'amour a traversé les âges, et le nom d'une amante regrettée vit à jamais dans ces montagnes. »


Dès le Paléolithique supérieur, les « Pyrénées » terre et domaine du peuple Bascoïde.


Selon Bryan Sykes, un des pères de la Généalogie génétique et de la génétique mitochondriale, les Basques, les Pyrénéens et les Catalans archaïques, - populations de chasseurs-cueilleurs -, occupaient les régions pyrénéennes depuis 25.000 ans et, conséquemment, étaient une même race, un même peuple et parlaient la même langue ou le même langage.

La langue basque ou euskarienne, causée et écrite, est étrangère à la famille des langues indo-européennes et, d'après Strabon, « était autre que le gaulois et était parlée par les peuples habitant le Sud de la Garonne et le bassin supérieur de ce fleuve jusqu'aux Cévennes. » En outre, au temps de Strabon, de Pline et de Ptolémée, des localités à noms de consonance basque existaient sur les bords du Guadalquivir, du Tage et de l'Ebre, ainsi que sur les deux versants des Pyrénées. Le domaine de l'euskara était donc, jadis, plus étendu qu'aujourd'hui. Il comprenait au moins les deux tiers de l'Espagne et une notable partie de la Gaule méridionale. « Illiberris, - Elne dans le Roussillon -, Elimberre, - Auch en Gascogne -, Illiberris, - Grenade en Bétique -, ces trois noms suffiraient à eux seuls », disait Luchaire, « pour établir que le basque fut jadis parlé en Andalousie, en Gascogne et en Roussillon. »


La base de la signification étymologique des « Pyrénées » suivant les langues indo-européennes.


Comme Konrad Mannert, - Geographie der Griechen und Römer, Nuremberg, 1795-1825 -, le prétend, le toponyme « Pyrénées » dérive du celtique « byren » ou « piren » signifiant montagne. Mais cette signification ne va pas au-delà du radical « Pyré » ou « Pyren » et paraît, à prime abord, fort simpliste, les Pyrénées n'étant pas la seule montagne sur le domaine Basque.

Historiquement, quand les Grecs ont posé pied sur les côtes Méditerranéennes, à Agde, à Narbonne, à Collioure, à Empurion, et ayant fait commerce avec les autochtone, comme le rapporte Diodore de Sicile, « Autrefois elles étaient en grande partie couvertes de bois épais et touffus, mais elles furent, dit-on, incendiées par quelques pâtres qui y avaient mis le feu. L'incendie ayant duré continuellement pendant un grand nombre de jours, la superficie de la terre fut brûlée... », ils ont eu connaissance de la légende qui avait « donné à ces montagnes le nom de Pyrénées... », « Πυρηναίας, », « Pyrίnaίαs » ou « Πυρηναία », « Pyrίnaία », en grec. Décomposant le nom en « Πυρ », feu, ou « Πυρή », nucléus ou nucléaire, et « Δία » ou « Δίας », Zeus ou Jupiter, il ne se peut qu'admettre que cette montagne subit le feu ou la foudre de Zeus. Et ce n'est donc point à tort que les géographes grecs aient, ainsi, désigné les « Pyrénées. »


La signification étymologique des « Pyrénées » d'après la langue basque.


La langue des basques archaïques, baptisés ibères par les grecs, a fait couler beaucoup d’encre mais, les nombreuses tentatives n’étant parvenues à aucun résultat concluant, personne n’a jamais pu la déchiffrer. Elle dérive de la langue néolithique parlée dans la zone dans laquelle elle s'est développée, la difficulté étant que le peuple basque semble avoir évolué en vase clos durant des millénaires. Ainsi, la langue néolithique, retranscrite au début du VI° siècle avant J.C., est aussi ancienne dans le Languedoc que dans l'est, le nord et le nord-est de la péninsule ibérique. La mieux conservée est, malgré les influences celtes inévitables, celle des populations pyrénéennes.

Si depuis le « Pyrίnaία » grec, le nom « Pyrénées » s'est perpétué en « Pyrenaeus » chez les Romains, « Pirineos » en Castillan et en Galicien, « Perinés » en Aragonais, « Pirineus » en catalan, et « Pirenèus » en Occitan, en basque il s'est pérennisé sous le vocable « Pirinioak. » Et « Pirinioak. » ne donne-t-il point la clef pour une étude étymologique rationnelle du substantif « Pyrénées » ? Décomposé en « Pirin », dérivant du celtique « byren » ou « piren », signifiant montagne, et en « ioak », « eoake », « eake », « eate », « eraut »..., le Dieu ou le Génie de la tempête, du feu, de l'incendie dévastateur..., « Pirinioak. » ne veux-il point être la montagne du Dieu de la foudre et du feu ? De plus, dans la Soule, il est un Dieu, « erraouns », « herraus », dieu de la foudre, et « Herrauscorritse-he(4) », le dieu de la foudre rouge, ancienne divinité équivalent du Zeus grec et du Jupiter romain.

Quoi de plus nécessaire, pour les bergers-cueilleurs des Pyrénées Néolithiques, de s’assurer de la bienveillance d’une divinité toute-puissante ?


Notes.


(1) Albert Dauzat, Gaston Deslandes, Charles Rostaing. Dictionnaire étymologique des noms de rivières et de montagnes en France, Klincksieck, 1978, page 196.

(2) Emporion : nom de la ville d'Empúries en Catalogne.

(3) Massalia : Marseille, la plus ancienne ville de France, fondée vers -600 par des Grecs de Phocée.

(4) Herraus corritsehe : Sur la colline dite "de la Madeleine", dans le village de Tardets, dans la région de la Soule, se trouve une chapelle. Avant cette chapelle chrétienne il y a eu une construction dédiée à la divinité Herauscorritsehe. On conserve dans la chapelle une pierre qui possède cette inscription : FANO HERAVSCORR+SE HE. SCRV G. VAL. VALERIANVS .

29 juin 2011

Cabrera, l'archipel aux poètes, une nature vierge

A bord de « golondrinas », depuis La Colònia de Sant Jordi et Portopetro, au sud de Majorque, les touristes peuvent se rendre à Cabrera pour la journée car la navigation y est soumise à autorisation.

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Cabrera, une nature vierge.


L'archipel de Cabrera, composé par une île principale, Cabréra, six petites îles, douze petits îlots et rochers affleurants, se situe à 15 kilomètres au Sud du cap Salinas, pointe extrême de la côte méridionale de l'Île de Majorque dont il dépend administrativement. Sur le plan de la faune et de la flore, il constitue un considérable et un inégalable écosystème insulaire vierge, non altéré par l'homme et unique en Espagne, voire en Europe.

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Parc national maritime et terrestre.


Classé Parc National Maritime et Terrestre en 1991, plus de 10.000 hectares de terres îliennes calcaires et de fonds marins stupéfiants, l'archipel recense plus de 560 espèces botaniques, 200 de poissons et de nombreux invertébrés endémiques. C'est aussi une escale et un point stratégique, sur la route migratoire, pour plus de 150 espèces d'oiseaux.

Ses fonds marins les mieux conservés du littoral méditerranéen, domaine de prédilection des mérous, des poulpes, des murènes, des dauphins mulassiers, rayés et communs, des globicéphales noirs, des cachalots et des tortues sottes, sont riches de 162 espèces d'algues marines et de vertébrés et d'invertébrés comme le nudibranchie criard. Et la présence de prairies à posidonies d'une importance capitale au point de vue de la diversité et de la productivité, y favorisent la reproduction et le foisonnement d'un grand nombre d'espèces marines.

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Faune et flore sur l'ïle de Cabrera.


Son espace côtier abrite les colonies d'oiseaux les plus diversifiées de la Méditerranée occidentale : puffins cendrés, océanites tempêtes, mouettes d'Audouin, cormorans, aigles pêcheurs et faucons d'Eléonore repérables autour des îlots, etc...

La faune terrestre est dominée par les 10 sous-espèces de petits lézards qui la peuplent, dont l'endémique « sargantana balear », un petit lézard noir.

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Et la flore du Parc est composée de 516 espèces de plantes vasculaires, 22 espèces de mousses et 21 espèces de lickens. Vingt espèces sont endémiques des îles Baléares et une sous-espèce, « la rubia angustifolia subsp. Cespitosa », est endémique de l'archipel de Cabrera. Les espèces botaniques les plus intéressantes sont le Rhamnus des Baléares, la pivoine des Baléares, etc...

 

Des visites réglementées.

 

L'archipel étant domaine militaire, il est rigoureusement interdit de pratiquer la plongée sous marine avec bouteille et la pêche sportive, de débarquer des animaux et de camper, de récolter des plantes, des minéraux et des espèces protégées.

Raymond Matabosch.

Publié le 28 Juin 2011 sur :

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28 juin 2011

Un fort séisme de magnitude 6.4 frappe la province indonésienne de Papua.

Un fort séisme de magnitude d'ondes de volume (mb) 6.4 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen (CSEM), de magnitude Locale (ML) 6.4 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'United States Geological Survey, (USGS) et d'intensité VII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik (échelle MSK ou MSK64), a frappé la frange côtière Nord-Ouest de la province indonésienne Papua le 26 Juin 2011 à 12 h 16 Temps Universel, 21 h 16 Heure Locale.

6.4 Papouasie.jpg

Son épicentre, latitude 2.391° Sud et longitude 136.663° Est, se localise à 10 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Wonti, à 15 kilomètres au Sud-Sud-Est de Wainoei, à 25 kilomètres au Sud-Sud-Est de Kampung Sanggei, à 35 kilomètres au Sud-Est de Waren, à 40 kilomètres au Sud-Ouest de Barapasi, à 150 kilomètres au Sud-Est de Biak, à 172 kilomètres au Nord d'Enarotali, à 331 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Manokwari et à 447 kilomètres à l'Ouest de Jaya Pura.

Son hypocentre est estimé à une profondeur de10 kilomètres pour le CSEM et de 20.6 kilomètres +/- 4.9 kilomètres

Aucune alerte tsunami n'a été lancée par le Pacific Tsunami Warning Center (PTWC), centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique. Pour les autorités locales indonésiennes toujours taisantes et peu enclines à « donner » des informations, aucun décès ne serait à déplorer et aucun rapport de dommages corporels et matériels n'a été dressé.

Au cours des premières 12 heures suivant le séisme, quatre puissantes répliques, de magnitude comprise entre 5.4 et 5.0, d'hypocentre se rapprochant progressivement de la surface (40 kilomètres, 29 kilomètres et les deux derniers 10 kilomètres) ont été enregistrés.

 

La Papouasie.

 

 

La Papouasie, en indonésien Papua, est une province d'Indonésie, située en Nouvelle-Guinée occidentale qu'elle partage avec la province de Papouasie Occidentale partie extrême-occidentale de la Nouvelle-Guinée (péninsule de Vogelkop, « tête d'oiseau. ») Ces deux provinces n'en formaient qu'une sous le nom d'Irian Jaya Barat jusqu'en 2003.

Elle est la province la moins peuplée d'Indonésie : 761.000 habitants enregistrés lors du recensement de 2010.

6.4 Papouasie, Intensité du séisme.jpg

Les habitations y sont entièrement constituées d’une charpente de poteaux et de traverses de bois maintenus par des liens végétaux, quels que soient les matériaux des parois et des couvertures. Elles sont sans fondation. Leurs toitures sont composées de perches (faîtage, sablières, voliges et chevrons) posées sur des piquets plantés dans le sol, qui forment autant de poteaux de fond. L'ensemble de troncs et de tiges d’arbres est solidement maintenu par des ligatures de lianes

De telles constructions ne sont pas adaptées aux risques séismes et il ne fait aucun doute que le séisme de forte magnitude 6.4 (destructeur causant des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones allant jusqu'à un rayon de 180 kilomètres autour du foyer) et d'intensité VII à l'épicentre, n'a pu être que destructeur et a dû causer de nombreuses victimes.

 

Tectonique de l'île de Nouvelle Guinée.

 

La Papouasie Nouvelle-Guinée et les territoires indonésiens de l’Iran Jaya Timur, de l’Iran Jaya Tengah et de l’Iran Jaya Barat, formant l’île de Nouvelle Guinée, et leurs îles et îlots attenants, ainsi que les îles Solomon, situés sur « la ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, sont régulièrement le théâtre de secousses sismiques.

En effet, le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe sous la plaque Australienne, subduction, entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l’Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons.

Au niveau de la Nouvelle-Guinée, avec la présence de nombreuses micro-plaques (les plaques Carolines, Bismarck Nord et Sud, Manus, Mer des Salomons, Woodmarck, Maoke, Birds Head, Mer de Banda, Timor, Mer des Molluques et Philippines, avec des directions de déplacement différentes) incises, comme des coins, entre les deux blocs (Plaques Pacifique et Australienne), les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 centimètres par an, avec un maximum de 24 centimètres par an au Nord des Tonga.

 

Séismicité de la Papouasie.

 

La Province de Papouasie se trouve sur le Pacifique « Ring of Fire», où la rencontre de plaques continentales provoque une forte activité sismique. Située le long de la fosse de subduction fossile de Manus, du système fosse active de Nouvelle Bretagne et suture plissée et chevauchante de Papouasie-Nouvelle Guinée et d'une ride volcanique tertiaire part de l'arc séparant les plaques Australie et Pacifique, démembré par l'ouverture du bassin de Manus depuis environ 4 millions d'années, elle est fréquemment frappée par des séismes et des tsunamis.

Raymond Matabosch.

Publié le 27 Juin 2011 sur :

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13 juin 2011

Un fort séisme de magnitude 6.0 secoue Christchurch et le Canterbury, sur l'Île du Sud, en Nouvelle Zélande.

Le 13 Juin 2011, à 02 h 20 Temps Universel, 14 h 20 heure locale, un violent séisme de magnitude locale (ML), 6.0 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'United States Geological Survey (USGS), et magnitude d'ondes de volume (Mb) 5.8 pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen (CSEM), et d'intensité VIII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik (aussi appelée échelle MSK), a frappé le Canterbury sur l'île du Sud de la Nouvelle Zélande, au nord de la péninsule de Banks.

Son épicentre, latitude 43.580° Sud et longitude 172.740° Est, se situe à 1,5 kilomètres au Sud-est de Clitton, à 2 kilomètres au Sud de Moncks Bay, à 2 kilomètres à l'Ouest de Heathcote Valley, à 2 kilomètres à l'Est de Sumner, à 3 kilomètres au Sud de Redcliffs, à 5 kilomètres au Nord-Est de Lyttelton, à 13 kilomètres au Nord-Nord-Est de Christchurch (363.926 habitants), à 207 kilomètres au Sud-Sud-Est de Westport, à 292 kilomètres au Sud-Ouest de Wellington, capitale de la Nouvelle Zélande, et à 323 kilomètres au Nord-Nord-est de Dunedin. Son hypocentre est localisé à 9 kilomètres de profondeur +/- 2.8 kilomètres pour l'USGS et à 2 kilomètres de profondeur pour le CESM.

Cette secousse, ressentie jusqu'aux villes de Wellington, Queenstown et Dunedin, a été précédée par trois événements séismiques précurseurs dont l'un, sous marin, de ML 5.2, à 01 h 00 Temps Universel, 13 h 00 heure locale, localisée au large de New Brigthon dans la baie de Pegasus, latitude 43.580° Sud et longitude 172.780° Est, d'épicentre situé à 9 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Christchurch, d'hypocentre 11 kilomètres de profondeur et d'intensité VI au foyer sur l'échelle MSK. Elle a été suivie, à 02 h 40 Temps Universel, d'une réplique de magnitude ML 4.6. De nombreuses répliques, de magnitude comprise entre 4.0 et 5.0 ou voire supérieure, se produiront inéluctablement dans les jours et les semaines à venir.

Précisant seulement que le tremblement de terre aurait entrainé l'effondrement de bâtiments publics, que des supermarchés auraient été évacués et qu'un épais nuage de poussière envelopperait la ville de Christchurch en reconstruction, les autorités font état d'uniquement 10 blessés légers et excluent tous décès et toutes blessures graves. D'après le New Zealand Herald, « Deux personnes ont été sorties des décombres d'une église effondrée dans le centre de Christchurch et plusieurs personnes ont été transportées à l'hôpital. » Sur place, au moins 50,000 foyers seraient privés d'électricité et celle-ci, malgré les risques de gel, la Nouvelle-Zélande s'apprêtant à entrer dans l'hiver austral, ne devrait pas être rétablie dans les prochaines 24 heures. En outre, l'aéroport de Christchurch a été évacué.

 

La Nouvelle Zélande et les risques séismiques.

 

Le tremblement de terre du 13 juin 2011, ayant frappé l'Île du Sud, en Nouvelle-Zélande, est, de toute évidence, une réplique de l'aléa séismique du 3 Septembre 2010, d'épicentre Darfield et de magnitude 7.0. Situé dans la partie orientale de la rupture d'une faille cachée provoquée par celui qui s'est produit le 21 février 2011, épicentre circonscrit dans le Castle Rock Reserve et magnitude 6,1, il résulte des mêmes conditions tectoniques et, se rattachant aux frontières usuelles correspondant aux déformations régionales qui affectent les îles du Sud et du Nord de la Nouvelle Zélande, découle, pour finalité, des mêmes causes.

11 juin 2011

Dans ce monde étrange des sites participatifs auto-dépendants de Google AdSense... : Pamphlet

 

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En outre Suite 101.fr fait des bénéfices que se partagent, bien évidemment, les actionnaires, des investisseurs allemands...

Alors que reste-t-il aux auteurs qui publient leurs papiers sur Suite 101.fr ? En fait pas grand chose voire même des clics publicitaires qui ne rapportent pas un seul centime d’euro à l’auteur du papier…

Si un auteur écrivait cela sur le forum de Suite 101.fr, où s'il se hasardait à demander avec insistance, au Directeur France et rédacteur en chef, le pourcentage qu'il perçoit par clic publicitaire, il serait illico presto éjecté du site. Séance tenante ses revenus acquis seraient confisqués au bénéfice de Suite 101.fr mais ses « papiers », lucratifs en revenus pour Suite 101.fr, resteraient en ligne au détriment de l'auteur et au bénéfice exclusif de la plateforme Suite 101.fr…


Les « papiers » d'auteurs, sur Suite 101.fr, allégrement pillés.


Par contrat, les auteurs cèdent à la plateforme Suite 101 un droit d’exclusivité d’un an, comme le stipule le contrat :

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Le contrat précise également « Le présent Contrat sera régi par et interprété conformément à la loi de la Province de Colombie Britannique, Canada ». En cas de litige, il est à penser que les auteurs français, lésés par de telles pratiques bien peu amènes et un contrat, sous toutes ses formes, abusif et favorisant toutes les dérives au bénéfice de la plateforme française Suite 101.fr, installée sur le sol français, puissent saisir la justice canadienne de Vancouver.

Mais si un auteur venait à découvrir un site plagieur et pilleur d'articles, à grande échelle, de nombreux auteurs (plus d'une trentaine dans un premier décompte et probablement bien plus, avec un minimum recensé de 4 à 5 articles par auteur pillé) publiant leurs « papiers » sur Suite 101.fr, tel « Fitness secretsThe Fitness Hunks », et le signalerait au Directeur France et rédacteur en chef, il lui serait répondu, sans autre explication « Faîtes preuve de patience... on s'en occupe... » Et les jours et les semaines passeraient sans que la moindre information ne soit communiquée aux auteurs outrageusement plagiés.

Et, tout comme Suite 101.fr, la principale source de revenus du site « Fitness secretsThe Fitness Hunks » est la publicité contextuelle (programme AdSense de Google).

Mais il serait indélicat d'oublier que, comme d’autres sites producteurs de contenus (Demand media ayant signé des accords avec le San Francisco Chronicle et USA Today), Suite101 envisagerait de faire, ou pourrait faire, de la syndication de contenu mais probablement pas auprès de médias traditionnels. Alors...

Ce point est d'autant plus choquant qu'un regard approfondi porté sur le site pilleur « Fitness secretsThe Fitness Hunks » montre que tous les articles plagiés (pillés, traduits en anglais plus ou moins bon plus ou moins tangent et publiés) sont regroupés sous deux chapô distincts : « Suite 101.com » et « Suite 101.fr »

Si un auteur agissait ainsi et s'il se hasardait à demander avec insistance, au Directeur France et rédacteur en chef, quelle position prendre et quelles actions à mener, à titre d'auteur, à l'encontre du site « Fitness secretsThe Fitness Hunks » deux de ses liens d'accès à la plateforme Suite 101.fr (page stats et page publication d'un article) seraient illico presto rendus inactifs... Et s'il persistait dans ses justes demandes, nul doute qu'il recevrait un message sur le forum des auteurs, (avec possibilité pour tous les auteurs de la plateforme Suite 101.fr de le lire : juridiquement une diffamation publique et en public) qui pourrait être ainsi rédigé :

« Bonjour..., Cette insistance et la persistance dans votre erreur... ajoutées à vos nombreux précédents messages infondés, basés sur une méconnaissance évidente des sujets que vous abordez, ont fini de confirmer les doutes que j'ai pu avoir sur votre crédibilité. Vous semblez vous plaindre d'avoir été bloqué... Il n'en est rien. Si vous utilisez un ordinateur antédiluvien, suite 101 ne peut en être tenu responsable. Ceci dit, si vous souhaitez vraiment savoir quels effets ont une suppression de compte, rassurez-vous je vais vous en donner l'occasion dans les toutes prochaines heures...
Bonne journée..., la dernière pour vous sur suite 101.
»

Un message, bien entendu, signé par le Directeur France et rédacteur en chef... et un message lourd de conséquences pour les autres auteurs auxquels il leur serait clairement dit : « Si vous suivez son exemple on vous ferme aussi votre compte, donc soyez sages et fermez vos gueules on n'en n'est plus à ça près... »

Et l'auteur se retrouverait bloqué et éjecté du site. Séance tenante ses revenus acquis seraient confisqués au bénéfice de Suite 101.fr mais ses « papiers », lucratifs en revenus pour Suite 101.fr, resteraient en ligne au détriment de l'auteur et au bénéfice exclusif de la plateforme Suite 101.fr…

Ne sont ce pas des pratiques d'escrocs ? Telle est la question que l'on peut se poser...

 

Nota Bene. L'auteur de ce pamphlet tient à préciser que toutes les informations qui apparaissent dans ce "papier" sont en total respect avec le Contrat d'auteur Suite 101 et tout particulièrement l'Article 9 Confidentialité.

06 mai 2011

La foire expo de Niort 2011, un véritable fiasco

Lettre ouverte au Courrier de l'Ouest, Deux Sèvres.

Bonjour la rédaction du Courrier de l'Ouest

C'est avec plaisir que je lis tous les jours, sur la foire expo de Niort, votre édition des Deux Sèvres...

Mais... car il y a un mais... je ne suis pas du tout d'accord avec votre journaliste Ann-Marie CURE quant elle écrit :

"La foire expo poursuit son petit bonhomme de chemin : Le bouche à oreille fait son travail. Malgré le retard de notoriété qui pesait lourd après la baisse de fréquentation de l'an dernier, les visiteurs n'ont pas boudé la foire. En matière de fréquentation, nous sommes sur les mêmes bases que l'an dernier soit 35.000 visiteurs, assure Alain Ploszynsky, le Directeur de la foire, qui compte beaucoup sur la dernière ligne droite et notamment le week end."

Je ne suis pas un exposant mais un vulcanologue autodidacte publiant des ouvrages de vulgarisation (mon dernier ouvrage "Terre de Feu et de Lave" : http://www.edilivre.com/doc/26262). En outre, je suis journaliste freelance publiant occasionnellement sur divers journaux tant de la presse écrite dont correspondant de presse pour le petit journal des Pyrénées Orientales, que blogs web : Médiapart, 20 minutes.fr...

En effet, je ne peux pas être d'accord avec les énormités mensongères qu'elle a publiées sur l'édition de ce jour du Courrier de l'Ouest Deux Sèvres... Certes, samedi et dimanche dernier, il y a eu plus ou moins 4.000 à 4.500 entrées journalières... Depuis lundi, ces entrées ne se comptent plus que par quelques centaines... et les allées des halls en son une preuve flagrante... elles sont désertes...

En fait, au lieu de 35000 visiteurs dont se targue le directeur de la foire... ce ne sont que 15.000 à 20.000 visiteurs maximum qui ont arpenté les allées de la foire depuis son ouverture...

Et c'est auprès des exposants que votre journaliste aurait du poser son micro ou son stylo... car l'organisation de la foire n'assure aucune prestation qui lui incombe dont "amener du public" entre autres... En outre, il est des différences fondamentales dans les prix payés pour l'achat de modules exposants : (ordre de prix payé par un exposant pour un module de 9 à 10 mètres carrés) 250 euros, dans le hall des épices, 600 euros dans le hall "Halle de la Sèvre".... et 1.400 Euros dans le hall "Halle Galuchet...


Et de telles anomalies, elles se comptent à la pèle et je ne me permettrai pas de vous les citer toutes... tant les anomalies, sur la foire expo de Niort sont nombreuses et tant les organisateurs qui excellent dans la médiocrité les cachent sans vergogne...


Alors, il serait de bon aloi que votre journaliste fasse parler un peu les exposants du hall "Halle Galuchet", les plus pénalisés au point de vue prix d'achat d'un module expo, car bon nombre d'entre eux ne feront même pas une recette leur permettant de payer le prix de leur module d'exposition...

ou alors les joueurs de boule, bien entendu des exposants qui s'emmerdent, dans les allées des halls...

Cordialement

Raymond Matabosch, journaliste freelance

 

16 avril 2011

Japon 11 avril 2011, séisme de magnitude 6,7: annonce du Big-One ?

Le 11 avril 2011, à 8h16 Temps Universel, 17h16 heure locale, un fort séisme a été induit par le rééquilibrage des contraintes au sein des plaques tectoniques affectées par le puissant tremblement de terre du 11 mars 2011. La secousse principale a été évaluée à une magnitude du moment (Mw) de 6.7 par le Centre Séismologique euro-méditerranéen. Parallèlement, l'United States Geological Survey (USGS), après l'avoir initialement annoncée à 7.1, l'a déterminée à une magnitude locale (ML) de 6.6 sur l'échelle ouverte de Richter. Son intensité au foyer, sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik (MSK), a été estimée à IX. Douze répliques, de magnitude supérieure à 5.1, dont deux de magnitude supérieure à 6.0 et d'hypocentre égal ou inférieur à 10 kilomètres de profondeur, se sont produites au cours des premières 24 heures.

Son épicentre, latitude 37.007° N, longitude 140.477° E, se situe à 16 kilomètres au sud d'Ishikawa, à 36 kilomètres à l'ouest d'Iwaki, à 44 kilomètres au sud-sud-est de Koriyama, à 71 kilomètres au nord de Mito, à 80 kilomètres au sud-est de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima et à 161 kilomètres au nord-nord-est de Tokyo, capitale du Japon. Son hypocentre est localisé à 10 kilomètres de profondeur +/- 3.6 kilomètre pour l'USGS et à 20 kilomètres de profondeur pour le CESM.

Une vigilance tsunami a été initiée mais vite levée car aucune vague anormale n’a été observée. Au différent, une alerte pertes économiques au moins égales à 1% du PIB du Japon a été lancée. Elle prévoit une catastrophe d'ampleur régionale qui devrait générer de probables dommages importants et de possibles victimes. La violence de la secousse séismique a fait tremblé les immeubles de Tokyo et a été ressentie près d'Iwaki, dans la préfecture de Fukushima.

 

La suite sur Suite 101

21 février 2011

Le contenu historique de l'Ancien Testament : Son élaboration.

 

L'Ancien Testament comprend, d'une part, des livres à sujets essentiellement doctrinaires, spiritualistes, fanatiques et extrémistes tels que les prophéties, les psaumes, les proverbes et les traités sapientaux, œuvres rédigées par les prêtres desservants de la religion sémitique polythéiste originelle, revues, corrigées, modifiées et adaptées, au fil des évolutions religieuses et de la prolifération des multiples sectes unilatéralement décrétées « religions », d'abord par les docteurs pharisiens et la caste des sadducéens composant le Sanhédrin, ensuite, suivant les versions, par l'absoluité rabbinique juive, et, ensuite par la souveraineté ultramontaine des théologiens chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes, mormons, dogmatiques, évangéliques, islamiques, etc..., et, d'autre part, des livres historiques qui retracent l'histoire du peuple sémite(1). Ces derniers ont été élaborés, du X° au IV° Siècles avant l'année zéro(2), à partir de deux sources : la riche tradition orale qui conservait le souvenir des événements de l'époque des proto-sémites et les archives des rois anté-cananéens et anté-israélites qui avaient été constituées depuis la fin du XII° Siècle avant l'année zéro.


Élaboration des livres dits religieux, mais à sujets essentiellement doctrinaires, spiritualistes, fanatiques et extrémistes.


Pour raison de commodité et surtout afin d'éviter toute polémique stérile entre les divers courants religieux, - catholicisme, protestantisme, orthodoxie, anglicanisme, chrétiens d'Orient, mormonisme, église du christianisme céleste, témoins de Jéhovah, Science chrétienne, églises millénaristes américaines, sectes chrétiennes, etc... ; hassidisme, judaïsme orthodoxe, karaïsme, organisation juive laïque, judaïsme réformé, sionisme religieux, etc,,, ; chiisme, kharidjisme, Madhhab, Nation of Islam, sunnisme, sectes musulmanes, etc... ; et fondamentalisme religieux : créationnisme, intégrisme chrétien et christianisme politique, islamisme et intégrisme islamiste, mouvance islamiste, islamisme politique, factions armées et terrorisme islamiste, etc.. -, et les kyrielles de cultes, de confessions, de rites, de croyances, de doctrines et de dogmes ayant généré, créées par les hommes et à l'image des hommes, une pléiade de religions toutes détenant la vérité et toutes dévouées et asservies à leur seul vrai Dieu, l'élaboration des livres à sujets essentiellement doctrinaires, spiritualistes, fanatiques et extrémistes, ne sera pas abordée dans cette présente étude.


Élaboration des livres historiques communs à toutes les religions historiques : Chrétienté, Judaïsme et islamisme musulman, et à leurs dérivés.


Les premiers documents qui ont servi de base au contenu historique de l'Ancien Testament, ont été plusieurs centaines de tablettes datant des environs de 2700/2600 avant l'année zéro, qui furent écrites à Šurupak ou Fâra, siège de la dynastie sous laquelle il est censé admettre, vers 2900 avant l'année zéro, avoir eu lieu le Déluge.


 

Une « Epopée » ou « Poème de la création », appelé anciennement « Enûma eliš », fut composé à Babylone vers 1200 avant l'année zéro. A partir des origines de l'univers, elle racontait l'accession de Marduk à la souveraineté sur les dieux et sur le monde. Elle fut le premier écrit qui ordonnança la cosmogonie sémite et se mua en mythe fondateur car les figures idéales et les modèles intemporels y prenaient une place importante. En effet, derrière cette théorie des origines, s'exprimait le besoin immuable de décrire et de justifier les transformations radicales du monde observable, de la Terre et de la société humaine. Et, modèle archétypal de la création, l'univers étant le « chef d'œuvre » d'un ou plusieurs créateurs intemporels et in-engendrés, offert comme parangon aux hommes, elle était « le modèle exemplaire de toute manière de faire ».

Pêle-mêle, au fur et à mesure de ses adaptations ultérieures par les prêtres, il s'y retrouvait Adad ou Iškur, le dieu qui présidait à la pluie, aux orages, aux tempêtes ; Utu ou Šamaš, le dieu du Soleil ; An ou Anu, le nom du dieu Ciel doyen de la dynastie divine qui siégeait à Uruk en compagnie de sa servante divine Inanna ou hiérodule ; Apsû et Tiamat, le couple primordial dans le le domaine d' Enki ou Éa ; Asalluhi ou Asari, le dieu archaïque de la ville de Ku'ar dont le nom a été ultérieurement absorbé par Marduk ; Ningirsu ou Ninurta, le Seigneur de la ville de Girsu, et aussi le Seigneur de la Terre qui, au III° millénaire avant l'an zéro, était le champion des dieux et le sauveur des hommes ; Nergal ou Erra ou Irra, l'époux de la déesse des enfers, Éreškigal ; Apkallu ou les Sept Sages, les héros civilisateurs envoyés par Enki ou Éa pour enseigner aux sémites archaïques, U'anna ou Adapa étant le premier des Sept Sages ; Enlil, le Seigneur atmosphère et dieu souverain suivant l'ancien système de panthéon ; Atrahasîs ou le Supersage, l'homme qui a été sauvé du Déluge, par Enki ou Éaa, pour conserver la race humaine et le Mythe du Supersage, poème mythologique de douze cents vers, environ 1700 avant l'année zéro, se retrouve dans le récit biblique de Noé ; Enki ou Éa ou Éaa, dieu majeur, inventeur-créateur et défenseur de l'homme et de toutes les techniques et père de Marduk ; Gudéa, le prophète, le Messie, le fils du dieu suprême qui descend sur terre pour sauver les hommes, l'homme par qui tous les apôtres et autres prophètes humains retranscrivent les paroles divines ; Marduk, le souverain des dieux et des hommes, etc... etc ...


 

A l'époque de Salomon, entre 960 et 930 avant l'année zéro, un astrologue(3), - était-il simplement un érudit, un philosophe ou un penseur scientifique ? -, à la tête d'une congrégation scientifique, le Yahwiste, - dès le début de son récit nommant Yahweh l'un des nombreux Dieux qui peuplent le panthéon de son peuple -, rédige, à la mort de Moïse, une histoire des origines du monde assise sur toutes les cosmogonies antérieures et conservées dans les annales, - épopées, poème de la Création, poème du Déluge, etc... -, des peuples sémites. Il accompagne ses écrits d'un recueil de lois attribuées au grand législateur décédé.

Au IX° Siècle avant l'année zéro, le texte yahwiste est remanié et complété par un groupe d'hommes, probablement de la tribu des israélites et certainement des prêtres, appelés les Élohistes parce qu'ils nomment, en hébreu, leur Dieu Éloha ou Élohim. En 722 avant l'année zéro, les sémites assyriens détruisent le royaume sémite d'Israél. Des Lévites, des serviteurs du Temple recrutés dans la tribu de Lévi, fuient les envahisseurs et se réfugient dans le royaume sémite de Juda. Avec eux, ils ont emporté, les sauvant des fureurs des assaillants et de leur esprit destructeur dicté par l'épée légitimant leurs guerres contre d'autres sémites ou contre des non-sémites(4), - que de similitudes avec le djihad, jihad ou djihâd, et tout particulièrement le jihad par l'épée dans le Coran -, des livres historiques et, ce qui servira de base au Deutrénome, un recueil de lois.


 

Sous leur influence, des prêtres de Jérusalem, les Deutrénomistes, au VII° Siècle avant l'année zéro, remanient et réécrivent une nouvelle fois ces écrits historiques, y adjoignent, les remaniant de même et tout autant les réécrivant, des lois anciennes et les introduisent dans ce qui deviendra, en nos temps actuels, les quatre derniers livres du Pentateuque. Ensuite, aux temps de l'Exil, vers 587-538 avant l'année zéro, ils rédigent les livres historiques de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois. Mais un prêtre du Temple s'approprie ces livres et les trouvant encore trop historiques car faisant bien peu état du Dieu de son peuple et des dogmes qu'ils pouvaient véhiculer, reprend tous les écrits, refait, à son tour, le récit des événements qui vont du mythe de la Création à la mort du grand législateur, Moïse, et donne, au Pentateuque, une version sacerdotale.

Enfin, au IV° Siècle avant l'année zéro, un nouvel homme de sciences, le Chroniste, raconte les grands événements de l'histoire israélite à partir de David, dont le livre des Chroniques, et ceux qui se sont déroulés durant la vie d'Esdras et de celle de Néhémie. Et, pour achever le travail accompli par les prêtres, un dernier rédacteur, descendant d’Hillel l’Ancien et se concentrant sur la codification de la Loi Juive, - ou bien plus réellement un groupe de rédacteurs tous membres du Sanhédrin cooptés par imposition de la Smikha -, s'empare de l'œuvre complète, en fait la synthèse et, faisant la part belle à Dieu, donne une version définitive épurée de toute sève historique, du moins n'en conservant qu'une trame ténue, et du Pentateuque et des Chroniques.


 

Ce qu'il en advient, ensuite, les nouvelles religions foisonnant, le judaïsme, la chrétienté et l'Islam..., chacune agissant à l'identique des prêtres dogmatiques, doctrinaires, spiritualistes, fanatiques et extrémistes, laisse pantois. En effet, l'Ancien Testament qui aurait dû être le reflet de l'Histoire et le tableau de la civilisation des semi-nomades sémites au II° millénaire avant l'année zéro, de celle du royaume assyrien au I° millénaire avant l'année zéro et des douze peuplades moyen-orientales, n'est plus qu'un ersatz historique truffé de légendes et de mythes divins mis au service de l'absoluité rabbinique juive et de la souveraineté ultramontaine des théologiens chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes, mormons, dogmatiques, évangéliques, islamiques, etc...


Que pauvres, intellectuellement, sont les hommes qui asservissent les peuples pour mieux acquérir le pouvoir et, couverts d'argent et d'or et leurs portefeuilles dégorgeant de billets de banque, en Hommes-Dieux vivants accéder au Prytanée en véhiculant des croyances controuvées.


Note.


(1) Aujourd'hui le peuple sémite se compose essentiellement des Juifs et des Arabes mais dans l'Antiquité, il comprenait également les Assyriens, les Babyloniens, les Araméens, les Cananéens et les Phéniciens. Les Sémites donnèrent naissance à des alphabets et à des dialectes qui se répandirent dans toute la Méditerranée orientale, le Proche-Orient et l'Afrique du Nord-Ouest, - Éthiopie -.

(2) En astronomie et plus particulièrement dans les calculs d'éphémérides, l'année zéro est celle qui précède immédiatement la première année de l'ère commune, l’an 1, correspond à l'Anno Domini, ou ère chrétienne, débutant approximativement avec la naissance de Jésus de Nazareth, Juif de Galilée, messie pour les uns, prophète pour les autres. Elle correspond à l'an -1 du calendrier julien, calendrier revu et corrigé par le calendrier grégorien. Tout comme pour le calendrier dit de « l'Ère chrétienne », toutes les ères utilisées dans les calendriers Aztèque, Maya..., hindou, bouddhiste, juif, musulman... commencent, aussi, par une année zéro.

(3) Astrologue, astrologus, autrefois astrologien. Ce nom signifiait d'abord ceux qui s'occupaient de l'étude du ciel, c'est-à-dire les astronomes. La folie des divinations astrologiques força de distinguer ceux qui poursuivaient la fausse science, et qu'on nomma astrologues par opposition aux astronomes.

(4) Cette notion se retrouve dans le djihad, jihad ou djihâd signifiant « exercer une force », « tâcher » ou « combattre ». Dans le Coran, l'expression « al-jihad bi anfousikoum », lutter contre les penchants de votre âme, est l'équivalent de l'expression se faire violence ou « al-jihad fi sabil Allah », le combat sacré dans le chemin d'Allah. L'islam compte quatre types de jihad : par le cœur, par la langue, par la main et par l'épée. Le jihad par le cœur, aussi nommé « Grand jihad », invite les musulmans à combattre afin de s'améliorer ou d'améliorer la société. Mais le plus connu des sens du jihad est le jihad par l'épée, ou « Petit jihad », qui a servi d'argument à différents groupes musulmans à travers l'histoire pour légitimer leurs guerres contre d'autres musulmans ou contre des non-musulmans, et qui sert maintenant d'argument aux islamistes et aux intégristes islamistes, aux mouvances islamistes, et à l'islamisme politique et aux factions armées, pour justifier le terrorisme islamiste.


Publié le 19 Février 2011 sur

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19 février 2011

Trois musulmans Ahmadis sauvagement assassinés en Indonésie

Trois musulmans Ahmadis ont été tués lors d'une attaque d'un barbarisme sans précédent suivie d'un lynchage d'une extrème violence, en Indonésie, le Dimanche 06 Février 2010, sous le regard impassible des policiers animés d'une étrange et inhumaine passivité.


 

La communauté ahmadie, prêchant un Islam non-violent et ouvert à l'interprétation, est un mouvement islamique considéré comme une secte par l’islam traditionnel et comme une hérésie abominable aux yeux des extrémistes musulmans.

Brandissant des machettes, des lances, des couteaux et autres armes, une foule composée de 700 à 1.000 personnes a pris d'assaut le centre local de la communauté musulmane Ahmadi, à Cikeusik, en Indonesie. Outre trois morts, cinq autres pratiquants de la religion musulmane Ahmadi ont été gravement blessés. Une maison, deux voitures et une moto appartenant à d'autres membres de la communauté Ahmadi ont été brûlées.

Bien qu'ayant été prévenue plusieurs jours avant l'événement, bien que présente sur les lieux des agressions sauvages et bien que le gouvernement indonésien et les autorités locales, indépendamment de la religion, aient pour mandat de protéger tous les citoyens, la police locale n'a pas empêché la foule de lyncher les musulmans Ahmédis qui s'étaient réunis dans la maison de leur imam. Jusqu'à présent, aucun des assaillants n'a été arrêté.


Les Ahmadis sont 20 millions dans le monde, plus de 4 millions au Pakistan et 200 000 en Indonésie. Ils prient dans des mosquées et les prêches de leurs imams s’appuient sur le Coran, mais les extrémistes islamistes et certains islamistes se disant modérés leur interdisent de se proclamer musulmans. Déjà, le 28 Mai 2010, à Lahore, dans l'est du Pakistan, un commando islamiste  avait pénétré dans la plus grande mosquée Ahmadie. Près d'une centaine de musulmans Ahmadis avaient payé, de leur vie, leur différence, et 125 avaient été gravement blessés et mutilés.


Ces « affaires » abjectes où, sous couvert de la religion détournée de son but premier, des hommes musulmans s'autorisent à assassiner d'autres hommes musulmans, me remémore un écrit de l'auteur Edouard Glissant « La Pensée Unique frappe partout où elle soupçonne de la diversité... »

En effet, dès l'instant où un groupe refuse de se soumettre à la Pensée Unique prônée par l'Islam, c'est un ennemi à abattre et qu'importe qu'elles en sont les raisons de cette différence... c'est la différence même qui est en cause.

En ces temps de crise, à cause de ce qu'il suppose être son malheur, l'homme et son esprit obtus, bien plus entraîné par les prêches subversifs des extrémistes, a tendance à chercher des boucs émissaires et c'est très logiquement qu'il s'en prend aux minorités. Il est effectivement bien plus facile de fédérer la haine autour de groupuscules ou de personnalités, soient-elles autocrates, qui énoncent d'autres idées et d'autres vérités, des vérités aussi vraies que celles prônées par la Pensée Unique, que de la fédérer contre ses semblables à qui l'on a promis le paradis s'ils meurent en martyrs.

Quel est le crime des victimes? Concernant les Ahmadis c'est de croire à une autre vérité, ailleurs ce sera d'être malade, infirme, homosexuel, adversaire politique, cadre, patron, athée, païen, de religion autre, etc... etc.. ou d'avoir une couleur de peau ou une gueule, etc... etc... qui ne reviennent pas à certains.

L'homme a beau avoir posé le pied sur la lune et être capable des plus belles prouesses techniques, son instinct naturel fait et fera, de lui, encore pour longtemps, le plus abject, le plus avili, le plus ignoble, le plus ignominieux, le plus infâme, le plus sordide, le plus ordurier, le plus vil, le plus couard... en fait le plus honteux, le plus idiot et, en langage châtié, le plus con et le plus merdeux des animaux.

09 février 2011

Serait-ce un signe précurseur du réveil prochain du volcan italien Campi Flegrei ?

 

Suivant des images satellite, - © 2011 TerraMetrics -, des "fumoirs" et des évents fumerolliens viennent d'apparaitre sur le plateau marin côtier, en surplomb du cratère Monte Procida et du Mare Morto entre Torregaveta, le Monte Procida, le Porto Miseno et l'île de Procida, et sur le plateau côtier îlien de Procida, au Nord et au Nord-Nord-Est de la dite île...

Serait-ce, après les activités anormales thermales et fumerolliennes recensées depuis octobre 2006 sur le Pisciarelli, de nouveaux signes précurseurs annonciateurs d'un réveil prochain du volcan italien Campi Flegrei, à 6 kilomètres de Naples ?

Les champs Phlégréens, en italien, Campi Flegrei, autour de Pouzzoles, constituent une région volcanique située à l'Ouest de la ville de Naples, en Italie.

Le niveau du sol dans la région des champs Phlégréens s'est élevé d'environ 4.70 métres , depuis 1970, par un phénomène de bradyséisme. C'est un supervolcan, - une caldeira  de volcan gris -, encore en activité.

Il est célèbre pour ses explosions apocalyptiques :

- 37.000 ans et le tuf gris recouvrant toute la Campanie et une partie du Latium, sur un rayon de 150 kilomètres, - Indice d'Explosivité Volcanique 8 - ;

-15.000 ans et le tuf jaune Napolitain recouvrant une partie de la Campanie sur un rayon de plus de 50 kilomètres, - Indice d'Explosivité Volcanique 7 -.

L'un des principaux volcans des champs Phlégréens est la Solfatara dont la dernière éruption s'est produite en 1158.
Super-volcan actif, sa caldeira a un diamètre de 12 X 15 kilomètres, le Campi Flegrei a toujours connu, depuis le début de l'Holocène, des éruptions sub-aériennes et sous-marines durant trois périodes bien caractéristiques, la première se situant entre 13.000 et 7.500 avant J.C., la seconde entre 6.600 et 6.200 avant l'Ère Chrétienne, et la dernière entre 2.800 et 1.800 ans avant J.C.. Deux éruptions se sont produites dans les temps historiques, l'une, en 1158, à la Solfatara, et l'autre, en 1538, au Lac d'Averno et la formation du dernier cône volcanique de 133 mètres d'altitude, le Monte Nuovo.
Les évents fumerolliens et les fumoirs.

Monte Procida 1 : bas de l'image, 2 évents à 3 mètres de profondeur, en haut à droite étant la trace d'une embarcation.

Monte Procida 2

Monte Procida 3, entre 7 et 10 mètres de profondeur.

Procida 1, à droite vers le centre de l'image et tout en haut à gauche, la trace à gauche étant celle d'une embarcation.

Pour en connaître plus sur le supervolcan des Champs Phlégréens, une série d'articles de Raymond Matabosch :

07 février 2011

Le 04 Février, un violent séisme secoue le Nord-Ouest de la Birmanie. Silence radio des autorités.

Le 04 Février à 13 h 53 Temps Universel, 20 h 23 Heure locale, un violent séisme de Magnitude des ondes de volume, - mb -, 6.4 pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et Magnitude Locale, - ML -, 6.4 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'United States Geological Survey, - USGS -, et d'intensité VII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, - aussi appelée échelle MSK -, à frappé à moins d'un kilomètre au Nord du village de Namponbon et a ébranlé la province birmane, - ou myanmaraise -, de Sagaing(1) et les provinces indiennes du Manipur(2) et du Nagaland(3), situées à la frontière de la Birmanie, - ou Myanmar -, et de l’Inde, sans qu’aucune victime et dégâts matériels n’aient été, pour le moment, signalé par les autorités locales birmanes et indiennes.

Son épicentre, latitude 24.616° Nord et longitude 94.740° Est, se situe à 3 kilomètres au Nord-Nord-Est de Shape, à 4 kilomètres au Nord-Est d'Onbinhim, à 5 kilomètres au Nord de Nampwehiaing, à 9 kilomètres au Nord-Ouest de Myene, à 10 kilomètres au Sud-Est de Namheinkaw, à 66 kilomètres à l'Est d'Yairipok, à 71 kilomètres à l'Est de Thoubal, à 81 kilomètres à l'Est-Sud-Est d'Imphal, à 133 kilomètres au Sud-Sud-Est de Kohima, à 227 kilomètres à l'Est-Sud-Est d'Aizawl et à 455 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Dhaka.

Son hypocentre est localisé à 88,8 Kilomètres +/- 1 kilomètre de profondeur par l'United States Geological Survey, - USGS -, et à 92 kilomètres de profondeur pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -.

Bien que de profondeur intermédiaire, - 30 à 150 kilomètres de profondeur -, la violence de la secousse principale d'une durée de plus d'une minute, a donné lieu à des scènes de panique, parmi la population de la région et, à, Imphal, en Inde, à 80 kilomètres de l'épicentre, les habitants se sont précipités dans les rues. Côté birman, - ou myanmarais -, la province de Sangaing est très peu peuplée et ne compte pas de grandes agglomérations. Nulle information, émanant de la junte militaire qui règne sur le pays, n'a pu filtrer, un gouvernement et des autorités familières du fait. Pour mémoire, le cyclone Nargis, de catégorie 4, qui s'était abattu, les 2 et 3 Mai 2008, sur les Divisions de Rangoun, de l’Irrawaddy et de Bago, - Pegu -, ainsi que sur les Etats Môn et Karen, elle n'avait pas alerté les populations bien que l'Agence des Nations Unies pour la prévention des catastrophes et le service météorologique indien, - IMD -, après qu'un premier bulletin ait été envoyé dès la formation du cyclone, le 26 Avril, avaient prévenu la Birmanie, le 30 Avril, soit 48 heures à l’avance. Selon le ministre birman des Affaires étrangères, le bilan, au 5 Mai 2008 était d’environ 15.000 victimes. Le 13 mai, il était de 32.000 morts et 41.000 disparus, tandis qu'à même date, les évaluations, faîtes par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, - OCHA -, oscillaient entre 63.300 et 101.000 morts et 220.000 disparus et, qu'au 28 Mai, le nombre de victimes était évalué à 133.600. En outre, la junte militaire avait refusé de laisser entrer l’aide humanitaire, malgré les épidémies, - une « nouvelle catastrophe dans la catastrophe » -, inévitables, qui étaient à envisager à cause de l'inaccessibilité à l’eau potable, - salinisation de l’eau, pollution des pluies et destruction partielle du système de distribution -.

 

La séismicité dans le Nord-Ouest de la Birmanie, - ou Myanmar -.

 

Les sept États du Nord-Est de l'Inde, - Assam, Meghalaya, Mizoram, Tripura, Nagaland, Arunachal Pradesh et Manipur -, et les deux États birmans, - ou myanmarais -, du Nord et du Nord-Ouest, - Sagaing et Kachin -, sont situés dans une région à hauts risques séismiques.

Les enregistrements sismiques montrent qu'il y a eu au moins 16 tremblements de terre majeurs, de magnitude ≥ 7,0 sur l'échelle ouverte de Richter, sur le territoire de la Birmanie, - ou Myanmar -, lors des 170 dernières années, - de 1839 à 2008 -.

Tremblement de terre

Sur le plan géographique, la plus grande partie de la Birmanie, - ou Myanmar -, se situe dans la zone Sud de l'Himalaya, sur la marge orientale de l'océan Indien, par conséquent, exposés à de forts tremblements de terre car il se localise sur l'un des deux principaux secteurs séismiques du monde, connu sous le nom de « Ceinture Alpide » qui file depuis le Nord de la Méditerranée, en son Ouest, et s'étend, vers l'Est, à travers la Turquie, l'Iran, l'Afghanistan, l'Himalaya, et la Birmanie, - ou Myanmar -, jusqu'en l'Indonésie.

Les Tremblements de terre, en Birmanie, - ou Myanmar -, résultent de deux principales causes, à savoir :

- La subduction, avec collision seulement dans le Nord, - l'arc montagneux de l’Arakan et les montagnes himalayennes -, de la plaque Indienne sous la microplaque Birmane à une vitesse moyenne de 3,5 centimètres par an ;

Le déplacement, vers le Nord, de la microplaque Birmane, à partir d'un centre de diffusion dans la mer d'Andaman, à une vitesse moyenne de 2,5 à 3,0 centimètres par an.

 

Notes.

 

(1) La Province de Sagaing est une subdivision administrative de la Birmanie, - ou Myanmar -, située dans le Nord-Ouest du pays. Son territoire est montagneux : en son Nord, les montagnes himalayennes dont le point culminant est le sommet Hkakabo Razi, - dans l'État voisin de Kachin et à l'extrême nord de la Birmanie -, avec ses 5881mètres, et, en Sud-Ouest, l'arc montagneux de l’Arakan issu du même processus qui a fait s'ériger l'Himalaya. Elle est frontalière des états indiens du Nagaland et du Manipur au Nord, de l'État Kachin, de l'État Shan et de la Région de Mandalay à l'Est, de la Région de Mandalay et de la Région de Magway au Sud, et de l'État Chin et de l'Inde à l'Ouest. Sa superficie est de 93.527 kilomètres carrés, pour une population d'environ de 5.300.000 habitants. La Région comporte 198 hameaux et villages, 38 municipalités et huit villes principales : Sagaing, Monywa, Shwebo, Katha, Kale, Tamu, Mawlaik et Hkamti.

(2) Le Manipur, - ou Manipour -, est un État du Nord-Est de l'Inde. Il est voisin des États indiens de Nagaland au Nord, Mizoram au Sud et Assam à l'Ouest. A l'Est, il est bordé par la Birmanie. Sa superficie est de 22.356 kilomètres carrés, pour une population d'environ de 2.166.788 habitants.

(3) Le Nagaland est un petit État du Nord-Est de l'Inde. Il est entouré par trois autres États indiens : Assam au Nord-Ouest, Arunachal Pradesh au Nord, et Manipur au Sud, ainsi que par la Birmanie à l'Est. Sa superficie est de 16.527 kilomètres carrés, pour une population d'environ de 1.990.036 habitants.


Publié le 05 Février 2011 sur

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01 février 2011

Séisme de magnitude 6.0 au Sud-Sud-Ouest des côtes de l'Île Tongatapu, archipel des Tonga.

Un séisme sous marin de Magnitude d'ondes de volume, - mb -, 6.0 a frappé l'Archipel des Tonga, dans le Pacifique Sud, à 60 kilomètres au large des côtes méridionales de l'Île Tongapatu et à 70 kilomètres au large des côtes occidentales de l'île d'Eua, le 31 Janvier 2011 à 06 h 03 Temps Universel, 19 h 03 Heure Locale, mais aucune alerte au tsunami n'a été lancée.


 

Son épicentre, localisé latitude 21.90° Sud et longitude 175.50° Ouest, se situe à 59 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Fua Amotu à 72 kilomètres au Sud-Ouest de Tufural, à 84 kilomètres au Sud-Ouest de Vaini, à 89 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Nuku'alofa, capitale des Îles Tonga, à 360 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Ndoi, à 400 km au Sud-Sud-Ouest de Neiafu, à 752 kilomètres au Sud-Est de Suva, capitale des îles Fidji et à 1905 kilomètres au Nord-Nord-Est dAuckland. Son hypocentre est évalué 10 kilomètres de profondeur sous le niveau du plancher océanique.


 

L'archipel des Tonga fait partie du Ring of Fire, l'anneau de feu du Pacifique, une région où les tremblements de terre résultant de la tectonique des plaques y sont fréquents. En Septembre 2010, neuf personnes avaient péri suite à un tsunami lui-même provoqué par trois séismes successifs, des 04 Septembre, Magnitude du moment 6.0, épicentre latitude 17.22° Sud et longitude 173.97° Ouest, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, 06 Septembre, Magnitude du moment 6.1, épicentre latitude 18.20° Sud et longitude 175.20° Ouest, hypocentre 212 kilomètres de profondeur, et 07 Septembre, Magnitude du moment 6.4, épicentre latitude 15.76° Sud et longitude 179.21° Ouest, hypocentre 10 kilomètres de profondeur.


 

Dans le Sud-Ouest Pacifique, la configuration des frontières convergentes entre les plaques Australienne et Pacifique est le résultat d'interactions complexes. Celles-ci, générant des déformations actives, s'exercent, entre deux subductions, - Fosse des Nouvelles-Hébrides, ou Fosse Vanuatu-Salomons, à l'Ouest et Fosse Tonga-Kermadec à l'Est -, à vergence opposée, sur un vaste domaine océanique où s'ouvrent des bassins d'arrière-arc associés à ces convergences et aux arcs volcaniques, - Arcs volcaniques du Vanuatu, des Tonga et Kermadec comptant plus de 800 volcans aériens ou sous-marins en activité soit permanente, soit quasi permanente, soit donnant naissance à des îlots tel le 19 mars 2009 à 10 kilomètres au Sud-Ouest de Tongatapu, principale île de l'Archipel des Tonga -, qui en résultent.


 

A l'Est, à la vitesse de 10,3 centimètres par an, dans un axe Sud-Est/Nord-Ouest, la plaque Pacifique subducte sous les micro-plaques Tonga, - se déplaçant dans un axe Nord-Ouest/Sud-Est à la vitesse de 11,9 centimètres par an -, et Kermadec, - se déplaçant dans un axe Sud-Ouest/Nord-Est à la vitesse de 4,4 centimètres par an -, le long de la Fosse Tonga-Kermadec. A l’ouest, la plaque Australienne plonge, à la vitesse de 6,2 centimètres par an, dans un Axe Nord-Est, sous la microplaque des Nouvelles Hébrides, dans la fosse du Vanuatu-Salomon.


 

Entre les deux subductions distantes de plus de 1.000 kilomètres entre les fosses de Nouvelles Hébrides et de Tonga-Kermadec, outre les ouvertures des bassins Nord-Fidjien et de Havre-Lau, de nombreux centres d'accumulation de matériaux et d'enlargement, relayés par de multiples failles transformantes, composent ce vaste domaine à déformation diffuse, en situation d'orogenèse. Et si l'ouverture océanique du bassin Nord Fidjien a débuté, il y a environ 12 Millions d'années et se continue à se développer le long de plusieurs axes d’accrétion contrastés, l’accrétion dans le bassin de Lau est plus récente et plus localisée.


 

En outre, les liens entre les deux subductions et les accrétions océaniques d’arrière-arc sont partout évidents dans la région, et tout particulièrement dans le bassin de Lau, et à la jonction entre les bassins Nord-Fidjien et Lau-Havre où s'y constatent une multiplication anormale des dits axes d’accrétion créant, de fait, une situation géodynamique, tectonique, magmatique et géochimique confuse et quasi inextricable, d'autant que la présence d’un fort flux de chaleur, émanant de la lithosphère océanique, mince dans cette région du Pacifique, témoigne d’une convection intense dans le manteau supérieur.


Publié le 31 Janvier 2011 sur

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28 janvier 2011

Un séisme de forte magnitude, 6.1, frappe le Sud-Est de l'Iran, le 27 Janvier 2011

Un fort tremblement de terre, de magnitude évaluée Magnitude locale, - ML -, ou échelle de Richter 5.8 par l'United States Geological Survey, - USGS -, Magnitude du Moment, -Mw- 5.9 par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et 6.0 par l'Institute of Geophysics, University of Tehran, et Magnitude des ondes de volume, -Mb -, par l'nternational Institute of Earthquake Engineering and Seismology Tehran, a frappé, le 27 Janvier 2011 à 08 h 38 Temps Universel, 12 h 08 Heure locale, la région orientale de la Province iranienne du Kerman, en zone limitrophe avec la Province de Sistan-o-Balouchestan.

Son épicentre, localisé latitude 28.22° Nord et longitude 59.07° Est, se situe à 5 kilomètres au Nord-Ouest de Kaskuh, à 9 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Pirowkashhab, à 11 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Darundah, à 12 kilomètres au Nord de NotarKani-ye Nimbad, à 16 kilomètres au Nord-Est de Panj Angosht, à 58 kilomètres au Nord-Est de Borj-e abbasabad, à 66 kilomètres au Sud-Est of Mohammadabad-e gonbaki et à 115 kilomètres au Sud-Est de Bam. Et son hypocentre est déterminé à 15 kilomètres de profondeur.

La secousse principale, ressentie dans toute la majeure partie du territoire de l'Iran, au Turkménistan, en Afghanistan, au Pakistan, en Arabie Saoudite, au Qatar et aux Emirats Arabe Unis, a été précédée par deux secousses précurseur, la première à 07 h 02 Temps Universel, Magnitude 5.1, latitude 28.3° Nord et longitude 59.0° Est, la seconde, à 07 h 18 Temps Universel, de Magnitude 4.0, latitude 28.3° Nord et longitude 59.0° Est, et suivi de deux répliques, l'une à 08 h 43 Temps Universel, de Magnitude 4.8, latitude 28.3° Nord et longitude 59.1° Est, et l'autre, à 09 h 07 Temps Universel, de Magnitude 4.8, latitude 28.2° Nord et longitude 59.0° Est.

En absence de toute information émanant des autorités locales, il ne peut se déterminer si le séisme a causé des dégâts aux bâtis, aux terres agricoles et aux zones industrielles, et si des victimes et des blessés sont à dénombrer. Mais en référence à la magnitude, 6.0, - Peut être destructeur, causant des dommages majeurs à des édifices mal conçus et de légers dommages aux édifices bien construits, dans des zones allant jusqu'à 180 kilomètres à la ronde si elles sont peuplées -, et à l'intensité du tremblement de terre autour du foyer, intensité VII, - Les gens ont du mal à tenir debout. Les conducteurs sentent leur voiture secouée. Quelques meubles peuvent se briser. Des briques peuvent tomber des immeubles. Les dommages sont modérés dans les bâtiments bien construits, mais peuvent être considérables dans les autres d'autant que les maisons, dans cette province iranienne du Kerman, sont construites en briques de terre séchées non doublées par des briques maçonnées -, sur l'échelle MSK,- échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik. -


Les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan.


Elle sont situées dans le Sud-Est du pays et sont les deux plus grandes du pays avec des superficies de 181.714 kilomètres carrés et une population d'environ 2 millions d'habitants pour la première et de 181.600 kilomètres carrés et une population d'environ 2,1 millions d'habitants pour la seconde.

Les deux provinces, très montagneuses, se situent dans la continuation des chaînes de montagne de l'Iran. Central, des massifs qui s'étendent depuis les hauteurs volcaniques d'Azerbaïdjan et qui se terminent au Balouchestan. Les monts Bashagard et Koohbanan sont les plus hauts de la région et possèdent des sommets comme les Toghrol, Aljerd, Palvar, Sirach, Abareq et Tahrood. Les autres chaînes s'étendant de Yazd à Kerman et Challeh-ye-Jazmoorian, ont des sommets tels que Medvar, Shahr-e-Babak, Kooh Panj, Chehel Tan, Lalezar, Hezarbahr, Aseman et d'autres. Avec une altitude de 4.465 mètres, le sommet le plus haut est le Mont Hezar.


En 100 ans, à cause des tremblements de terre, 126.000 morts.


Le plateau iranien et les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan caractérisés par un volcanisme actif et soumis aux contraintes considérables exercées par la ceinture de montagne Alpino-Himalayenne, a fréquemment été frappé par des tremblements de terre catastrophiques au cours des temps historiques. Ces séismes ont entraîné de lourdes pertes en vies humaines, de grands nombres de sans-logis et anéanti d'importantes zones agricoles et industrielles.

Les tremblements de terre cataclysmaux et destructeurs y sont très rares car la période latente, entre deux séismes de forte magnitude, sur une faille particulière ou un segment de faille en Perse varie entre plusieurs siècles et plusieurs millénaires.

En référence aux travaux archéologiques et géologiques de l'activité sismique était plus importante dans les temps anciens, du Néolithique au Moyen-Âge, que dans les temps présents. Les sites archéologiques et les monuments historiques, révélant des épisodes de reconstruction ou réparations suite à des tremblements de terre, en apportent des preuves directes ou indirecte : Sagzabad au III° millénaire avant J.C., Ak-Tapa de 4.000 ans avant J.C., Gowdin-Tapa de 4.000-3.350 ans avant J.C., Marlik de 3.000-2.000 ans avant J.C., Parthian Nesa 10 ans avant J.C., Kangavar Anahita au XVII° Siècle avant JC. et en 224 et en 642, Bishapur en 293, en 302, en 531, en 579 et au X° Siècle, Nishapur multiplees crises sismiques entre 1145 et 1270, et Masjed-e-Jame de Qaen en 1066. Et des séismes de forte magnitude, au moins supérieure à 7.0, de forte intensité au foyer, au moins égale à XI, et d'emprise au moins régionale ou provinciale avaient entraîné le déclin de la civilisation dans les villes de Sagzabad, Marlik, Kumesh, séisme de 856, Zarang, province de Sistan-o-Balouchestan, séismes de 734, 805, et 815, Siraf, séisme de 978 et 1008 , Nishapur, séisme de 1145, 1209, 1251, 1270, 1389, et 1405, et Jizd, séisme de 1336.


Les tremblements de terre historiques.


Au moins neuf tremblements de terre destructeurs sous ou proche de Nishapur/Shadyak ont dévasté la ville, entraînant son déplacement à plusieurs reprises. Presque tous les monuments de la ville de Tabriz ont été détruits ou gravement endommagés par au moins huit séismes de puissante magnitude et de forte intensité, notamment celui du 7 janvier 1780, qui réduisaient toutes les constructions en décombres


Les tremblements de terre au XX° Siècle.


Depuis le début du XX° Siècle, au moins 126.000 personnes ont perdu leurs vies dans des tremblements de terre destructeurs en Iran et dans les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan.

Les tremblements de terre de Tabas-e-Golshan de 16 septembre 1978 et de Rudbar-Tarom de juin 1990 ont été des séismes dans les plus catastrophiques s'étant produits en Iran :

- Le tremblement de terre de Tabas-e-Golshan, fortement ressenti sur une région de 1.130.000 kilomètres carrés ruinait, ou détruisait à plus de 70% des bâtis, environ quatre-vingt-dix villages, endommageait partiellement cinquante autres villages dans la région, et rayait de la carte la ville de Tabas-e-Golshan. 85% des habitants, 11.000 sur les 13.000 y recensés, périssaient. Les victimes se comptaient à plus que 20.000 ainsi que des milliers blessées.

- Le tremblement de terre de Rudbar-Tarom, détruisant trois villes, - Rudbar, Manjil, et Lowshan -, et 700 villages et endommageant 300 autres villages, avait causé plus 40.000 morts, plus de 60.000 blessés, et 500.000 sans-logis. Presque 100.000 constructions furent détruites, plusieurs milliers de têtes de bétail furent enterrés sous le décombres, et des centaines de fermes et de canaux d'irrigation furent sérieusement endommagés. En outre, 1.200 kilomètres de routes et de voies de communication imposèrent, totalement délabrées, effondrées ou ensevelies sous des milliers de tonnes de débris, à être réhabilitées et reconstruites.


Publié le 27 Janvier 2011 sur

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Un séisme de magnitude 6,1 a frappé le Kuhistoni Badakhshon, Tajikistan, le 24 Janvier 2011

Un séisme de profondeur intermédiaire, de magnitude Mw, - Magnitude du Moment -, 6.0 pour le le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, -CSEM -, et 6.1 pour l'United States Geological Survey, - USGS -, le 24 Janvier 2011 à 02 h 45 Temps Universel, 07 h 45 Heure Locale, a frappé dans le centre du Kuhistoni Badakhshon, - ou Gorno-Badakhshan - , Tajikistan.

Son épicentre se localise, latitude 38.46° Nord et longitude 72.82° Est, à 12 kilomètres au Nord-est de Polna, à 16 Kilomètres au Nord-Est de Pasor, à 19 Kilomètres au Nord-Nord-Est de Raun, à 20 kilomètres au Nord-Est de Rukhch, à 22 kilomètres au Nord du lac Sarez, à 42 kilomètres au Sud-Ouest du lac Karakul, à 90 kilomètres au Sud-Ouest de Karakul, à 103 kilomètres à l'Ouest de Murgob, à 145 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Sary-Tash, à 150 kilomètres au Nord-Est de Khorugh, à 231 kilomètres au Sud d'Os et à 350 kilomètres à l'Est de Dushanbe capitale du Tadjikistan. Son hypocentre à été déterminé à 80 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et à 98.6 kilomètres par l'United States Geological Survey, - USGS. -

D'après les autorités et le porte parole du ministère tadjik des Situations d'urgence, « Il ne semblerait pas que le tremblement de terre ait pu causer des dégâts et aucune victime ne serait à déplorer. ». Même si la magnitude 6.0 suivant le CESM et 6.1 pour l'USGS est forte, la profondeur du séisme, près de 100 kilomètres, à classifier dans la catégorie des tremblements de terre à foyer intermédiaire, - 30 à 150 kilomètres de profondeur -, en modère les effets dévastateurs et destructeurs. En effet, l'intensité, à l'hypocentre, n'est que de V, - Le séisme est ressenti en plein air, les vibrations sont comparables à celles provoquées par le passage d'un gros camion et les dormeurs se réveillent -, sur XII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, - appelée aussi échelle MSK. -


Fréquence des séismes au Tadjikistan.


Les séismes sont fréquents au Tadjikistan et tout particulièrement dans la Province de Kuhistoni Badakhshon située dans les Montagnes de Pamir, une région pauvre matérialisant 45 % du territoire national tadjik mais ne représentant que 3 % de la population. Les plus hautes montagnes du Pamir, et trois des cinq sommets de plus de 7.000 mètres sont localisés dans la province, avec le Pic de l'indépendance, 7.134 mètres, - à la frontière avec le Kirghizistan -, le Pic Ismail Samani, 7.495 mètres, et le Pic Korzhenevskoi 7.105 mètres.

La province de Kuhistoni Badakhshon présente de hauts risques sismiques et la magnitude des secousses observées y varie de 3 à 8 sur l’échelle ouverte de Richter. Du 01 Octobre 2006 au 31 Décembre 2010, 32 tremblements de terre de magnitude comprise entre 5.1 et 6.5, ont affecté la région et, début janvier 2011, en plein hiver, dans le Massif montagneux du Pamir, un puissant séisme de magnitude 6.3, s'est produit faisant plus de 600 sans-abri. Cette importante sismicité est la conséquence de la double subduction intracontinentale du terrane Tarim sous les chaînes du Tian Chan et du Kunlun-Pamir et aux grands accidents profonds, - chevauchement des Kunlun, etc... -, résultant de la collision, - chevauchements et épaississements crustaux, redressement des structures, etc... -, et de la convergence, -morphogénèse, compression et surrection associés à des décrochements -, entre l'Inde et l'Eurasie.


Publié le 25 Janvier 2011 sur

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20 janvier 2011

Puissant séisme de magnitude 7.4, au Baloutchistan, Pakistan, le 19 Janvier 2011

Un puissant séisme, de Mw, - Magnitude du Moment -, 7.4 révisée 7.2 par l'United States Geological Survey, - USGS -, et d'intensité VII au foyer sur l'échelle MSK, - Medvedev-Sponheuer-Karnik -, a frappé dans la province du Baloutchistan(1) au Sud-Ouest du Pakistan, une région, frontalière avec l'Iran, aride, désertique, avec des montagnes volcaniques,d'une superficie de 343.000 kilomètres carrés et peuplée de près de 10 millions d'habitants, le 18 Janvier 2011 à 20 h 23 Temps Universel, 19 Janvier 2011 à 01 h 23 Heure Locale.


 

Son épicentre, latitude 28.81° Nord, longitude 63.97° Est, se situe à 45 kilomètres à l'Ouest de Dalbandin, à 260 kilomètres à l'Ouest de Kalat, à 281 kilomètres au Nord-Ouest de Khuzdar, à 310 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Zahedan et à 1035 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'Islamabad, capitale du Pakistan. Son hypocentre a été localisé initialement à une profondeur de 10 kilomètres avant d'être étrangement révisé, par l'United States Geological Survey, - USGS -, à une profondeur de 84 kilomètres.

Bien que les rapports annoncent que le tremblement de terre ait été ressenti à travers tout le Pakistan, dans une majeure partie des territoires iraniens et pakistanais, à Delhi en Inde, aux Émirats Arabes Unis, à Dubaï et au Qatar, et que les séismes d'un foyer aussi superficiel, -hypocentre initialement localisé à une profondeur de 10 kilomètres -, aient un potentiel destructeur conséquent pour engendrer des désastres majeurs, ruiner des régions entières et entraîner d'importantes pertes de vie, les officiels ont informé les médias que seulement quelques dégâts et blessés seraient à déplorer et, selon les autorités locales, il n'y aurait aucune victime.


 

A l'épicentre du séisme, la population y est, pourtant évaluée entre 25 et 125 habitants au kilomètres carré. Et si la ville la plus proche et la plus importante, dans la zone épicentrale d'intensité VII, est Dalbandin située à 45 kilomètres de l'hypocentre, les villages de Nuhli, à l'Ouest, de Merui, au Nord-Ouest et de Chacul, au Nord-Est se localisent à plus ou moins 10 kilomètres. Ces villages sont bâtis avec des briques d'argile, délayée et mélangée à de la paille ou de l'herbe sèche hachée, durcies au soleil. Il est vrai que cette région est une zone d'expérimentation militaire, toujours en activité, particulièrement dans les collines de Chagai où se situe un centre de tir de fusées nucléaires. Du reste, en 1998, le Pakistan y avait réalisé un essai nucléaire ce d'autant plus dangereux que cette région pakistanaise, partageant une frontière longue et poreuse avec l'Iran et l'Afghanistan, - et surtout avec les zones de conflit de l'Afghanistan méridional -,est un centre d'activités militantes.

En corrélation avec l'intensité sur l'échelle MSK, - Medvedev-Sponheuer-Karnik -, 2.602.000 personnes seraient exposées à une intensité IV, 969.000 à une intensité V, 223.000 à une intensité VI et 109.000 à une intensité VII. Dans l'ensemble, bien que quelques quelques structures anti-sismiques existent, la population, dans cette région, réside dans des structures extrêmement vulnérables, - briques d'adobe(2) non renforcées par un doublage de briques maçonnées -, aux tremblements de terre.


 

Principales villes de plus de 1.000 Habitants exposées au séisme.


Intensité MSK

Villes

Population

VII

Dalbandin

15.000

V

Kharan

31.000

V

Alaqehdari Deh-e Shu

9.000

IV

Khuzdar

141.000

IV

Khash

70.000

IV

Mastung

29.000

IV

Nushki

28.000

IV

Kalat

27.000

III

Zabol

122.000

III

Chaman

89.000

III

Bela

20.000


 


La province du Baloutchistan, d'une population clairsemée, moins de 50 habitants au kilomètre carré, est située dans une zone sismique très active : Magnitude 6.4 le 03 Octobre 1975, Magnitude 6.0 le 03 Avril 1990, Magnitude 6.1 le 17 Août 1990, Magnitude 7.0 le 27 Février 1997 et Magnitude 7.6 le 8 octobre 2005 générant 73.000 morts et environ 3,5 millions de sans-logis, tous d'intensité au foyer égale ou supérieure à VII. Enfin, ce séisme fait suite aux pluies de mousson catastrophiques qui avaient balayé le Pays du Nord au Sud, en Juillet et en Août 2010 affectant 21 millions de personnes, ruinant des villages entiers, annihilant des milliers d'hectares de terres agricoles, détruisant les industries et faisant, de ces inondations, la plus importante catastrophe naturelle que le Pakistan ait connu dans les temps historiques.


Notes.


(1) Très peu développé économiquement, le Baloutchistan, bien que rattaché au régime fédéral d'Islamabad, vit toujours selon des loi féodales et sous le joug de quelques grands seigneurs, les « Mirs », à qui appartiennent les terres et les populations qui y vivent.

(2) Brique durcie au soleil, fabriquée à partir de terre essentiellement argileuse, délayée et mélangée à de la paille ou de l'herbe sèche hachée.


Publié le 19 Janvier 2011 sur

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13 janvier 2011

Nous, le petit peuple français, les dindons de la farce. Pamphlet

Nul n'est censé ignorer que, dans une démocratie, les politico-politicards de tous bords et de toutes couleurs politico-politicienne de bas étage, - et, de l'Extrême Droite à l'Extrême Gauche en passant par les mammouths chauves de Droite, du Centre et de Gauche, pas un seul parti pour relever l'autre du chaos dans lequel leurs dirigeants ont, depuis des décennies, entraîné la Nation France -, par goût du pouvoir et par désir effréné de matelasser leurs portefeuilles de monnaies circulantes, ne peuvent s’empêcher, hors tout respect au peuple français, d'énumérer des listings kilométriques de promesses insidieuses, spécieuses, trompeuses et mensongères, à étirer et à déformer la vérité, et à mentir purement et simplement avant une élection.

Et, les élections passées, dans tous les rouages du maillage politico-social, depuis la plus petite commune de France jusqu'au Parlement, - Sénat, ou chambre haute, et Assemblée Nationale, ou chambre basse -, en passant par les Communautés de Communes, les Communautés d'Agglomération, les Conseils Généraux et les Conseils Régionaux, les pléiades de sociétés annexes et les kyrielles d'associations lois de 1901 qu'ils font pousser comme des champignons, n'acceptant pas la défaite, les perdants installent un contre pouvoir.

Lors de la dernière campagne électorale présidentielle de 2007, Nicolas Sarkosy avait proclamé un slogan, grinçant pour son adversaire mais bien agréable à entendre à l'oreille des électeurs, que « Les impôts n’augmenteraient pas. » Malheureusement, comme tout slogan électoral, celui-ci était totalement fallacieux car les prélèvements obligatoires, inexorablement, ne pouvaient qu'augmenter de fait. Et bien que n'ignorant point le système de vases communicants en matière d'impôts, une pompe à fric toujours ré-alimentée, les perdants n'ont pas hésité, mettant la faute sur le gouvernement et la Présidence, à augmenter indélicatement les impôts locaux.

A Paris, ceux-ci ont doublé en cinq ans. Dans bien d’autres communes, c’est pire encore. Comme de bien entendu, outre les prélèvements obligatoires nationaux, les édiles et les élus inter-communaux, départementaux et régionaux n'ont pas hésité à faire exploser les leurs pour couvrir leurs multitudes de dépenses indues...

Conséquences de ces gabegies : la France est un pays en faillite avec une dette nationale de près de 1.600 milliards d’euros. Si les emprunts hors bilan avec notamment les provisions à constituer pour payer les retraites des fonctionnaires, y sont comptabilisés, le déficit atteint 2.400 milliards, soit environ 40.000 euros par habitant. Et tels sont actuellement les slogans que s'évertuent à faire passer dans la population, en vue des futures présidentielles, les perdants de 2007. Mais ne devraient-ils point avouer, aussi, que les Communes, les Communautés de Communes, les Communautés d'Agglomération, les Conseils Généraux et les Conseils Régionaux, les pléiades de sociétés annexes et les kyrielles d'associations lois de 1901 qu'ils ont fait pousser comme des champignons sont tout autant en faillite avec une dette cumulée de toutes ces structures gestionnaires, - au plan local, départemental et régional -, de près de 2.500 milliards d'euros(1) presque une fois et demi supérieure à la dette nationale, à laquelle doivent s'ajouter les emprunts hors bilans pour payer les employés territoriaux attachés à ces structures et toutes les dépenses indues contractées sans raisons gardées... Et si le déficit national atteint environ 40.000 euros par habitant, avec les déficits cumulés locaux, départementaux et régionaux, celui-ci est largement supérieur à 100.000 euros par habitant.

Qu'il n'en soit... Droite ou Gauche, en 2011 et 2012, ne dérogeront pas à la règle sacro-sainte des politico-politicards qui gèrent les destinées de la France depuis des décennies à tous les rouages politico-sociaux de la Nation France... et seuls, comme à leurs habitudes, ce seront les contribuables qui payeront et continueront à payer l'addition de plus en plus salée...

 

 

Note :

 

 

(1) Je sais que certaines et certains vont crier au fou et clamer haut et fort que le déficit des Communes, des Communautés de Communes, des Communautés d'Agglomération, des Conseils Généraux et des Conseils Régionaux, s'il peut exister, ne s'élèverait qu'à 150 millions d'euros... mais se garderont de parler des pléiades de sociétés annexes et des kyrielles d'associations lois de 1901 qu'ils font pousser comme des champignons et qui sont de vrais gouffres à déficits...

Et là il ne faut pas pointer Droite ou Gauche... il faut pointer tous les acteurs politiques de tous bords réunis car tous agissent à l'identique.


 

Publié le 12 Janvier 2011 sur

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