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29 janvier 2010

Le climat du dernier millénaire et la spirituelle affaire de la crosse de hockey : 2/3 : Les intercesseurs du climat

Suite de :

Le climat du dernier millénaire et la spirituelle affaire de la crosse de hockey : 1/3 : La paléoclimatologie et les temps anciens.

 

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Milutin Milanković et la théorie astronomique des paléoclimats

 

« Cratons(8), Continents, Super-continents, Fragmentation, Dispersion, Rapprochement », la logique conçoit aisément : « dérive des plaques, sismicité et volcanisme. » « Effet de serre, Refroidissement, Effet igloo, Réchauffement », la pertinence systématise « Météorologie, - météo n'étant qu'un diminutif -, ou étude prévisionnelle des phénomènes atmosphériques, et Climat, ou distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. » Se poser seulement trois questions essentielles ! Existerait-il une corrélation entre la tectonique des plaques et la climatologie, et entre le volcanisme et le réchauffement ou le refroidissement climatique ? Et l'un et l'autre seraient-ils les facteurs des changements climatiques ? Où existeraient-ils d'autres facteurs plus significatifs et plus prépondérants que la tectonique des plaques et le volcanisme pour interférer sur la climatologie terrestre ? Et tenter d'y répondre tant que faire se peut.

Milutin Milanković, - proclamé, par la NASA(9), comme l'un des plus importants savants du monde -, était un mathématicien, un ingénieur, un astronome, un géophysicien et un climatologue serbe. Dès 1920, il discerna qu'il existait une concordance entre l’évolution des paramètres orbitaux de la terre et les fréquences climatiques observées donc, qu'en fait, les alternances saisonnières et latitudinales d'énergie solaire reçues par la Terre étaient la cause des changements climatiques. Ce fut, sur la base de recherches, exclusivement mathématiciennes, sur les identificateurs et les différenciateurs cosmographiques du climat, au quaternaire, qu'il généralisa sa théorie astronomique des changements climatiques affectant les planètes. Il mit, ainsi, en évidence, l'existence de cycles climatiques dépendants des conditions astronomiques. Et il posa, de même, la théorie que les mouvements des continents intercédaient dans la climatologie. La théorie astronomique des paléoclimats(10) était née. C'est devenu un « modèle », - certains le modulant et l'affinant par respect scientifique mais d'autres l'adaptant et le chamarrant aux exigences de la pensée unique -, largement utilisé, en sciences de la Terre, pour expliquer le caractère cyclique des variations générales du climat à l'échelle des temps géologiques, à court ou à long terme.


La Terre à l'Huronien, 2,3 à 2,1 Milliards d'années, avant finalisation de la Rodinia.

 

4,54 milliards d’années, selon les connaissances scientifiques logiquement admises tel est l'âge existentiel de la Terre. Son climat, dans sa moitié de vie, majoritairement à plus de 90 % de son temps, laisse-t-on entendre, en fonction de l’amplitude évolutive du Soleil et des modifications apportées à l’atmosphère par la biosphère, du relief terrestre et de l’activité volcanique modulés par la tectonique des plaques, fut relativement chaud. Certes la luminosité solaire était faible, environ 40 % de moins qu'aux temps actuels, mais les dégazages volcaniques surabondants nourrissaient l'effet de serre, la planète était libre de toute glace. Tant et si bien que la terre connut, s'étalant sur quelques millions d'années, ses premiers grands froids, du Sidérien, - 2,5 à 2,3 Milliards d'années -, au Rhyacien, - 2,3 à 2,1 Milliards d'années -, et sa première glaciation, au Huronien, il y a 2,4 Milliards d'années, qui perdura durant 2 à 3 Milliards d'années. Les calottes polaires rejoignent peu à peu les tropiques. La glace faisant miroir, réfléchissant les rayons solaires, les renvoyant majoritairement dans l'espace, les glaciers gagnèrent l'équateur et les océans archéens, - 3,8 à 2,3 Milliards d'années -, gelèrent sur des profondeurs conséquentes. Mais il est beaucoup plus acceptable de penser que ce refroidissement pouvait résulter de la dislocation effective, - l'érosion étant grande consommatrice de dioxyde de carbonique, aurait provoqué une diminution passagère de l'effet de serre -, de l'un des premiers super-continents de l'éon Protérozoïque, - 2.500 à 543 Millions d'années -, scientifiquement appréhendés, le Kenorland(11), combiné à l'activité biologique des premiers organismes eucaryotes(12) apparus sur Terre et à leur fossilisation qui aurait entraîné, au détriment de l'anhydride carbonique, un surcroît considérable d'oxygène dans l'atmosphère.


Le super-continent Rodinia, au Néoprotérozoïque, se scinda, vers 750 Millions d'années, en huit continents.

 

Succédant à ce long épisode glaciaire, bien que la luminosité solaire fut « relativement faible », approximativement 20 % de moins qu'en ces débuts du XXI° siècle, l'effet de serre paraissant lui-même réduit, de 2,1 Milliards à 900 Millions d'années, l'écorce terrestre resta sans glace. De 900 à 600 Millions d'années, au Cryogénien, - 850 à 630 Millions d'années, deuxième époque du Néoprotérozoïque, - 1.000 à 543 Millions d'années -, regroupées sous l'entité « glaciation de Varanger », la Terre a subi trois glaciations, - glaciations sturtienne, Varanger et sinienne -, d'environ 100 Millions d'années chacune, échelonnées du Sturtien, - 850 à 630 Millions d'années -, au Varangien, - 650 à 630 Millions d'années -. Au cours de ces glaciations sévères, selon certains scientifiques s'appuyant sur les variations du rapport des deux isotopes du carbone C12 et C13 contenus dans des roches élaborées lors de la formation du super-continent Rodinia, la planète Terre fut totalement englacée, - la Terre boule de neige -, et, selon d'autres, seule la bande équatoriale resta libre de glace. Cette situation exceptionnelle ne peut trouver ses causes que dans la diminution importante des gaz à effet de serre, - entre autres vapeur d'eau, H2O, dioxyde de carbone ou gaz carbonique ou anhydride carbonique, CO2, dioxyde de soufre ou anhydride sulfureux, SO2, méthane, CH4, protoxyde d'azote, N2O, ozone, O3,... -, tout particulièrement de la vapeur d'eau et du gaz carbonique contenus dans l'atmosphère, une diminution due à la tectonique et à la dérive des plaques entraînant le mouvement des continents et, pour le super continent qui s'était formé au niveau de l'Équateur, sous l'effet de points chauds, la fracturation et la fragmentation. D'énormes expansions de laves basaltiques, - laves de plateaux ou Grandes Provinces Magmatiques -, les Trapps(13), recouvrirent d'immenses étendues continentales bien supérieures à celles recouvertes par les Trapps de Sibérie et du Dekkan, - 1.500.000 kilomètres carrés jusqu'à 2.400 mètres d'épaisseur pour le Trapps du Dekkan -, réunies, et leur érosion fut grosse consommatrice de dioxyde de carbone. Et, les précipitations devenant plus importantes, piégeant les anhydrides carboniques dans les carbonates des sédiments marins, la température terrestre s'était abaissée, les glaces étaient descendues en latitude et avaient entraîné l'augmentation de l'albédo terrestre.


Le super-continent La Pangée, à la fin du Trias, vers 200 Millions d'années.

 

Tout comme après les glaciations de Varanger, seulement ponctué par deux poussées glaciaires d'importance certaine, mais régionalisées, la première à l'Ordovicien, - 488 à 443,7 Millions d'années -, au Sahara, - 450 à 430 millions d'années -, la glaciation de l'Andéen-Saharien, et la seconde au Permo-carbonifère, - 360 à 260 Millions d'années -, dans le cadre de la formation de la Pangée, les trapps de Karoo suivis de la glaciation de Karoo, un semi désert d'Afrique du Sud dans la partie méridionale du super-continent Gondwana déjà formé, le climat devint à nouveau doux , souvent chaud, entre 600 et 100 Millions d'années et la Terre fut libre de glace entre 100 et 60 Millions d'années. Dès 50 Millions d'années, après les impressionnants épandages basaltiques des trapps de Dekkan, - 65 à 42 Millions d'années -, et de ceux d'Éthiopie, - 40 à 15 Millions d’années -, le refroidissement progressif de la planète s'installa et une calotte polaire antarctique apparut vers 30 Millions d'années, une calotte glaciaire atteignant la taille approximative connue en ces premières années du XXI° siècle, vers 14 Millions d'années. Ce ne fut qu'au Plaisancien, - 3,6 à 2,59 Millions d'années -, que les premières traces de glaciation, environ trois millions d'années, se manifestèrent, dans l'Hémisphère Nord, avec l'expansion progressive de la banquise qui accédera à son maximum, voilà 21.000 ans, avec des périodes de récession, plus ou moins longues, la première de 1.800 à 1.250 mille ans, d'une durée de 550 mille ans ; la seconde de 700 à 650 mille ans, d'environ 50 mille ans ; la troisième de 350 à 300 mille ans, d'à peu près 50 mille ans ; la quatrième de 115 à 100 mille ans, approximativement 15 mille ans ; et la dernière de 10.000 ans aux temps actuels, période interglaciaire faisant suite au dernier épisode de Würm.


 

Avec la glaciation de Donaü, - 2,1 à 1,8 Million d'années -, au Gélosien, - 2,59 à 1,81 Millions d'années -, marquant la fin du Pliocène, - 5,33 à 1,81 Millions d’années -, la Terre rentra, de pleins pieds, dans la période glaciaire du Quaternaire, une période extrêmement mouvementée. En effet, au début du Pliocène, - 2,59 Millions d'années -, la Terre connût des variations de son orbite et de légères modifications de son axe de rotation. A l’inverse, les régions subtropicales, devinrent très arides par manque de pluies et les grandes forêts laissèrent place à la savane. Les glaciers recouvrirent la majeure partie des terres de l'Hémisphère Nord. Dans les régions froides, échappant aux glaces, les sols gelèrent, parfois jusqu'à 300 mètres, à grande profondeur. Les vents froids balayèrent ces régions et soulevèrent d'immenses nuages de poussières, de 200 à 300 d'épaisseur, augmentant d'autant les baisses de températures. A l’inverse, les régions subtropicales, devinrent très arides par manque de pluies et les grandes forêts laissèrent place à la savane. Parallèlement les groupes humains et les animaux s'adaptèrent, se déplaçant au rythme des variations climatiques, à ces conditions extrêmes. Réussissant à survivre, les australopithèques, - homo ergaster, homo érectus, homo tautavellensis... -, aux glaciations de Günz et de Mindel, les Néanderthaliens à celles de Riss et de Würn et les homme de Cromagnon, - les homo sapiens sapiens ou l'homme qui sait qui sait mais en fait qui ne sait rien autre que, majoritairement voulant imposer une pensée unique, de tromper son prochain -, à celle de Würn, car l'hominidé savait migrer en fonction de la faune et de la flore disponibles. Leurs descendants, pour un pseudo réchauffement climatique , totalement obnubilés par les religions étatisées et sectaires prédicant l'extermination totale des espèces et des genres, en canon à quatre voix, - le GIEC , du moins ceux en charge de la rédaction du rapport aux décideurs, les politiques, les écologistes et les médias -, vocifèrent à l'Apocalypse.

Et, depuis 1,2 millions d'années, avec la glaciation de Günz, la climatologie de la Terre se caractérise au travers d'importantes variations oscillant entre glaciaire et interglaciaire, sur des cycles séquentiels ordonnancés en périodes, froidures et radoucissements, s'échelonnant environ tous les 100 mille ans au rythme de 85 à 90 mille ans de construction d'islandsis suivis de 10 à 15 mille ans de tiédeurs et non de touffeurs caniculaires, des cycles séquentiels apparaissant, en graphes, en dents de scie. Ainsi se sont succédé les glaciation de Günz, - 1.200 à 700 Mille ans -, de Mindel, - 650 à 350 Mille ans -, de Riss, 300 à 115 Mille ans -, et de Würn, 100 à 10 Mille ans -, le dernier minimum glaciaire se situant vers 21.000 ans. A entendre s'alarmer les réchauffagistes du climat, en l"an 2007, « la calotte glaciaire ne couvrirait plus qu'une superficie de 15 millions de kilomètres carrés et l’épaisseur de la glace ne dépasserait pas 3 mètres, selon la saison. » Et obséquieux, ils rajoutent : « Au cours des trente dernières années, de 1977 à 2007, 988 mille kilomètres carrés de banquise auraient fondu, une superficie équivalent à deux fois celle de la France, ce qui correspondrait à une diminution de 8 % environ de sa surface totale. » Ils en oublient bien vite, - mais cela pour complaire aux directives de la pensée unique sur le réchauffement climatique anthropique devenu religion onusienne -, qu'en 23 mille ans, la fonte de la banquise arctique, - dont plus de 80 % de celle-ci en 5.000 ans, lors du premier grand optimum de l'Holocène, de 14 à 9 mille ans avant J.C., et près de 15 % conjugués entre les optimum des égyptiens vers 4.000-3.000 avant J.C., des romains I et II, et du Moyen-Âge, le pseudo-réchauffement du dernier quart du XX° siècle ne comptant que pour 0,001 %, vraiment pas de quoi affoler les populations -, représente plus de 50 millions de kilomètres cubes de glace et que la banquise était particulièrement présente dans tout le Nord de l'Eurasie et de l'Amérique du Nord. Les islandsis avaient, avant leur récession; une épaisseur variant entre 1 et 2 kilomètres et ils s'étendaient jusqu'à New York, et dans le Nord de l'Allemagne, les Alpes et les Pyrénées. Et pour les quelques 8 à 10 mètres de montée des eaux qu'ils prédisent, semant la peur, voire la terreur exterminatrice, ils passent sous silence que la formation des banquises arctiques et antarctiques avaient nécessité des quantités colossales d'eau pompées dans les océans. Le niveau de ceux-ci, il y a 23 mille ans, se situait 120 mètres au-dessous de leur niveau atteint aux prémices du XXI° siècle. Quant aux températures moyennes annuelles de l'air, à la surface de la planète, elle n'était que de 5,5° C. inférieure à sa valeur présente étalonnée à 14,6° C., fort loin d'une température moyenne annuelle pouvant déclencher un « effet de serre. » -,


Variations conjointes de l'excentricité, de l'énergie et du volume de glace dans les derniers 200 millions d'années.

 

Les travaux de Milutin Milanković, - ayant établi des périodes de 100.000 et 400.000 ans pour l'excentricité de l'orbite terrestre, de 41.000 ans pour son obliquité et de 19.000 et 23.000 ans pour la précession de l'axe terrestre -, sont confirmés par l'isotope d'oxygène(14) de masse atomique 18, - ou O18-, qui est un indicateur paléoclimatique utilisé pour connaître la température dans une région donnée, à une époque donnée, et qui explique les cycles climatiques dits « glaciaires » et « interglaciaires » dépendant des variations d'excentricité orbitale de la Terre, de l'inclinaison de son axe de rotation, - ou obliquité -, et du changement graduel d'orientation de l'axe de rotation de la planète orbitant autour du soleil, - ou précession terrestre. - Si l'on s'en réfère à cette théorie et au rapport isotopique O18/O16 déterminé à partir de carottes de glace, ainsi que de l'aragonite ou de la calcite de certains fossiles, ce rapport, en ces débuts du XXI° siècle, étant élevé donc température correspondante basse, la planète devrait entrer, - les conclusions de Frédéric Parrenin(15), du LGGE, de l'Université Joseph Fourier de Grenoble, corrélant mes prévisions -, les températures moyennes du globe pour les années 2008 et 2009 amorçant un infléchissement vers les froidures, dans une nouvelle ère de refroidissement d'une durée approximative de 50 à 90.000 ans, avec un retour des glaces et des islandsis dans deux à trois milliers d'années.


Variations Climatiques relevées suite aux forages Vostok en comparaisons au cycles à 100.000 ans déterminés par Milan Milankovitch

 

Qu'inventeront donc le GIEC, - du moins ceux du GIEC rédigeant le rapport aux décideurs -, les politiques et les écologistes pour tenter de justifier leur « alarmisme » sur un réchauffement climatique pseudo-anthropique apocalyptique ? Oseront-ils aller jusqu'à déclarer, trouvant mille raisons pour se justifier, que le refroidissement climatique serait, lui aussi, d'origine humaine ?

 

Les taches solaires

 

Outre cet intercesseur en climatique planétaire, pour la période quaternaire, - 2,4 Millions d'années aux jours présents -, mis en évidence, dès 1920, par Milutin Milanković et, après lui, à partir de 1970, par Jean Robert et collègues, le soleil étant la source d'énergie principale dans le système solaire et la constante solaire étant, par définition, la quantité d'énergie reçue, en moyenne annuelle, perpendiculairement à la direction du soleil, à la limite supérieure de l'atmosphère, sur un mètre carré, d'autres facteurs doivent être appréhendés tels les cycles afférents à cet astre. Je me réserverai de toute forme d'explication approfondie propre à ce facteur climatique, n'en ayant trop connaissance. Donc, je me satisferai, seulement, des informations de base pour le présenter et le développer, n'en possédant ni les tenants ni les aboutissants, au travers d'une analyse minimale. Par définition, le cycle de l'activité du soleil, constitué d'un cycle d'une durée moyenne de 11,2 ans, ou cycle de Schwabe(16), - en réalité une durée oscillant entre 8 et 15 ans -, en dépendance directe avec un cycle moyen de 22 ans, - les polarités s'inversant à chaque nouveau cycle de plus ou moins 11 ans -, concernant le champ magnétique solaire, d'une part, et, d'autre part, d'une variation apériodique, sur des plus longues séquences de temps, - le cycle un-décennal de Gleissberg(17) à 80/90 ans, le cycle de Suess(18) indiquant une périodicité comprise entre 150 et 200 ans, avec une moyenne étalonnée à 179 ans, et le cycle d'Hallstattzeit(19) évalué à plus ou moins 2300 ans -, est une période pendant laquelle l'activité du Soleil varie en reproduisant les mêmes phénomènes que pendant la période précédente de même durée.

La paternité de la découverte des taches solaires, vers 1610, en est, généralement, - comportement anachronique et fâcheux -, attribuée à Galilée. Les premières observations, encore jugées trop épisodiques par une certaine catégorie de scientifiques contemporains, des taches solaires nous proviennent de la civilisation chinoise, un empire qui regroupa, du XXI siècle avant J.C. au V° siècle de l'ère chrétienne, - la Chine actuelle, le Japon et la Corée -, et elles remontent à l'an 28 avant J.C. Celles-ci devinrent régulières(20) dès le IV° siècle. Et, comme pour les dévaloriser, - ainsi est le monde de la science moderne où bon nombre de scientistes, confondant instruction et intelligence, assis dans des fauteuils de ministrables utopiques et leur regard figé sur l'écran d'un ordinateur, à en attendre des résultats trop souvent frelatés, les modélisations y enregistrées répondant trop souvent aux normes de la pensée unique, se considèrent « êtres supérieurs », en oubliant fortuitement que des autodidactes et des petits amateurs, trimant sur le terrain et amputant leurs temps de sommeil dans des calculs faramineux, leur ont ouvert la voie de la connaissance qu'ils n'ont eu qu'à recueillir et à exploiter -, l'univers scientifique juge les témoignages du passé puérils. En effet, se permettrait-on de comparer, aux XX° et XXI° siècles, la taille des taches solaires à divers objets de la vie courante et, notamment, à des fruits ? Les comparaisons s'avérant trop désopilantes et le vocabulaire étant si riche, - des nouveaux mots sans cesse inventés pour le rendre plus encore hermétique -, mais seulement compréhensible par une certaine caste, certainement non !!! En fait, cet univers clos ne peut entendre, encore en 2008 avec les moyens ultramodernes qui sont à sa disposition, comment, avec des instruments rudimentaires ou jugés acrimonieusement tels, le monde chinois antique avait pu réaliser des observations très pointues, faisant toujours référence dans les milieux autorisés, sur les taches solaires.


Taches solaires prises par la sonde SOHO le 24 Janvier 2010 à 01 h 42. © NASA / GFSC

 

Si dans l'antiquité grecque et romaine, les observations et les signalements des taches solaires sont extrêmement réduits, - il en existe, pourtant -, l'analyse qui en était faite laissait plutôt concevoir, en raison de la prévalence de la doctrine aristotélicienne, et en vertu de ce dogme édicté par l'immuabilité des cieux, qu'elles ne pouvaient être qu'assimilées aux transits des planètes Vénus et Mercure et, à ceux d'aléatoires « lunes solaires. » Seul d'entre tous, Tyrtamos, plus connu sous le nom de Théophraste d'Athènes, - 372 à 288 avant J.C. -, élève et successeur d'Aristote qui le surnommait le « divin parleur » philosophe grec de l'école du lycée et fondateur de la botanique, ayant observé et noté des taches solaires, tout comme il l'avait fait pour les correspondances entre plantes et animaux, établies par son maître et professeur, il s'opposa avec vigueur aux concept d'un transit de planètes et émit, le premier, bien qu'il n'en pût donner quelconque explication, l'idée que ces taches émanaient directement du soleil. Au plan strictement européen, il fallut attendre 1367 et 1374, pour que deux observations de taches solaires fussent répertoriées. Celles-ci furent rendues possibles, aux deux astronomes russes, par d'importants feux de forêts qui ravageaient la Russie qui leur permirent, les fumées obscurcissant l'atmosphère, l'étude détaillée du disque solaire. Et ce fut en Mars 1611 que le P. Christoph Scheiner, jésuite, professeur de mathématique à Ingolstadt, au travers de quelques nuages, avec une lunette d'approche, aperçut une première tache solaire. Sollicité de publier la découverte, le phénomène s'avérant contraire aux principes de l'incorruptibilité des cieux, ses supérieurs, de crainte qu'il ne vint à se compromettre, le lui refusèrent. Le 5 janvier 1612, ses observations parurent sous le pseudonyme de Posi Tubulam et sous la forme de trois lettres. Et, en 1619, dans son discours sur la Comète de 1618, Galilée, prétendant avoir découvert ces taches le premier avec un système de rétro-projection, l'accusa de plagiat. Johannes Képler, tout comme Jean Fabricius, pensa aussi les avoir observées avant tout le monde. En toute chose, ce fut le P. Scheiner qui les observa mieux que personne et il rapporta toutes ses constatations dans un ouvrage intitulé « Rosa ursina » qui fit référence. Le dogme aristotélicien commença à s'ébrécher après les observations de la supernova survenue dans la constellation de Cassiopée, « Nova de Tycho », le 11 Novembre 1572, par l'astronome danois Tycho Brahe, mais persista jusqu'au premier quart du XVII° siècle,


Un énorme groupe de taches solaires observé par la sonde SOHO, en 2000. © NASA / GFSC

 

Certes les statistiques, sur les taches solaires, existent et foisonnent depuis le début des années 1600 et les premières observations réalisées par le P. Scheiner, Fabricius, Galilée, Képler, Hévélius... et leurs disciples, mais bon nombre de scientifiques modernes ne les juge guère fiables quant aux observations rapportées et commentées par une majorité d'astronomes, surtout classifiés avec un statut d'amateur. Ces bonnes âmes scientifiques préfèrent s'en tenir, car les données sont tenues par des organismes de référence, - observatoires et autres où opéraient et opèrent des sommités, tel celui de Zurich -, donc des données crédibles et sûres, à celles produites à partir de 1850, une date qui apparaît dans quasi toutes, - si ce ne sont toutes -, les publications vérifiées par des pairs. Mais... les taches solaires... ? Si une définition en était donnée ? Ce sont des zones sombres; - l'ombre -, entourées par des régions plus claires, - la pénombre -, qui se manifestent, par intermittence, dans la photosphère, la surface apparente de l'astre solaire. Les astrophysiciens précisent qu'elles sont plus froides, environ 4.500 kelvin, que la couche de gaz, d'une épaisseur de quelques centaines de kilomètres et une température évaluée à plus ou moins 5.800 kelvin, constituant l'aire visible du soleil, L'augmentation locale du champ magnétique solaire permet leur modulation et leur apparition souvent en groupe et souvent accompagnées d'autres taches, elles, bipolaires(23) et certaines d'entre elles peuvent atteindre, dans leur plus grande dimension, plusieurs dizaines de milliers de kilomètres.


La période solaire 24 va évoluer avec une recrudescence progressive de taches et de tempêtes solaires qui connaîtront un maximum d’ici 2011 ou 2012, avant de diminuer à nouveau vers un prochain minimum probablement en 2019.

 

Le soleil possédant au moins deux cycles d'activité, le premier, avec un nombre de taches oscillant entre un maximum et un minimum, plus ou moins égal à une durée de 11 ans, le second, concernant l'inversion de polarité du champ magnétique solaire, fluctuant aux entours d'une durée de 22 ans, lorsqu’un cycle de 11 ans s'achève, les taches, associées à un champ magnétique local, d’une polarité donnée, se centralisent, essentiellement, autour de l’équateur. Au différent, si celles-ci, de polarité inverse de celle du cycle précédent, apparaissent dans les hautes latitudes hémisphériques, de l'ordre de 20 à 30°, du dit astre, elles annoncent le commencement d'un nouveau cycle. Et il n'est pas rareté de constater un chevauchement entre la fin d'un cycle et le début d'un suivant. Mais là se pose la question des minima et des maxima dans la suite directe des cycles solaires. En effet, il s'avère que, lors de la période nommée par les historiens le « Petit Optimum du Moyen-Âge », correspondant à une période chaude, du XI° au XIII° siècle, l'activité du soleil était relativement forte. Au différent, le minimum de Maunder, 1645-1715, ou « Petit Âge Glaciaire » - Edward Maunder en 1890 -, découvert trois ans plus tôt par Gustav Spörer, les taches solaires avaient disparu quasi-totalement, de même aux temps des minimum de Oort, - 1010-1050 -, de Wolf, - 1280-1350 , de Spörer, - 1450-1550 -, et de Dalton, - 1800-1835 -, et leur quasi-disparition coïncidèrent avec des périodes de grands froids.

Et c'est en lisant, par hasard, un récapitulatif des prévisions des cycles solaires et leurs conséquences sur le climat de la planète édictées par Theodor Landsheidt, un écrivain, astronome et climatologue amateur décédé en 2004 : « ...J'ai aussi prédit, en 1984(21) », y était-il consigné, « que l'activité solaire diminuerait après 1990. C'est ce qui arriva. Bien qu'un comité d'experts ait prédit en 1996 et même deux années plus tard, que le cycle 23 serait de grande amplitude comme les cycles précédents, soit 160 taches solaires moyennées sur un mois. L'activité réellement observé n'était que de 120, donc beaucoup plus faible. Mes prévisions sur le climat, basées sur les cycles du mouvement solaire, ont aussi vérifié mes prévisions. J'ai correctement prédit la fin de la sécheresse du Sahel trois ans avant qu'elle se produise, le maximum de l'indice Palmer des sécheresses pour les USA vers 1999, la violente décharge du Po vers le début de 2001, les trois derniers El Niño ainsi que le dernier La Niña. Le succès de ces prévisions basées uniquement sur les cycles solaires est irréconciliable avec les allégations du GIEC qui prétend qu'il est improbable que le forçage naturel puisse expliquer le réchauffement de la dernière moitié du XX° siècle. », que j'ai pris conscience que la météorologie de l’espace, - ou météorologie spatiale -, honnêtement, respectueusement et scrupuleusement étudiée et appliquée, pouvait s'avérer être une science exacte assise sur l'influence directe des cycles solaires sur le climat.


400 ans de taches solaires avec le Minimum de Maunder, 1645-1715, et de dalton, 1800-1835.

 

J'en ai été d'autant plus convaincu en prenant connaissance d'un article publié, en mai 2007, par David Archibald, scientifique australien spécialiste de l'activité solaire et de son impact sur les changements climatiques. Dans le corps de celui-ci, il y expliquait(22) : « ...Nous sommes actuellement près de la fin du cycle 23 et le soleil devrait commencer son cycle 24 en 2008 ou plus tard. Le soleil inverse sa polarité magnétique à chaque cycle solaire et les tâches du nouveau cycle commencent à se former avant que celles du cycle précédent ne disparaissent complètement. Le cycle 23 avait démarré en mai 1996 pour atteindre son pic en avril 2000. Pour que le cycle 23 ait une durée proche de la moyenne, 10,7 ans, le cycle 24 aurait dû commencer en janvier 2007. Les premières tâches d'un nouveau cycle solaire apparaissent habituellement au-dessus de 20° de latitude à la surface du soleil. D'après les deux derniers cycles, les premières tâches apparaissent 12 à 20 mois avant le début du nouveau cycle détecté par une inversion de polarité magnétique des tâches. Actuellement, à part quelques dipôles magnétiques qui ne créent pas de tâches, il n'y a pas eu de tâche solaire à polarité inversée au-dessus de 20° de latitude. Ce qui veut dire que le cycle solaire 24 n'arrive pas avant un an ou que les observations sont erronées. Les cycles solaires puissants arrivent en général tôt et les cycles faibles tard. Si les observations concernant la relation entre les premières tâches solaires du nouveau cycle et le timing du minimum solaire sont correctes, le cycle solaire 23 va durer au moins 12 mois. Cela veut dire que plus le minimum du cycle 23 arrive tard, plus le cycle 24 risque d'être faible. Le cycle solaire 4, qui précéda le Minimum de Dalton était long de 13,6 années. […] A titre d'illustration, si le cycle 23 est de la même longueur que le cycle 4, cycle précédent le Minimum de Dalton, alors le minimum solaire ne sera pas atteint avant novembre 2010 et nous ne verrions pas de tâches solaires du cycle 24 avant, au plus tard, novembre 2009. Chaque jour de retard dans l'apparition des premières tâches du cycle solaire 24 signifie que le climat terrestre va être plus rude au cours des années postérieures à 2010. »

Penchés sur leurs lunettes, les astronomes observant le Soleil et espérant voir l'annonciation des premiers indicateurs du cycle 24, avaient prévu qu'ils commencerait en décembre 2006. L'administration océanique des Etats-Unis et atmosphérique nationale, - NOAA -, le soleil n'émergeant pas, en Janvier 2007, de son minimum, en estima, lors, les débuts pour Mars 2007 puis pour Mars 2008, à moins qu'ils n'en fussent amener à en advenir pour plus tard encore. En effet, le début du cycle solaire 24 semblait s'être matérialisé en date du 4 Janvier 2008 mais la tache solaire à polarité inversée s'était dissoute dans les deux deux jours suivant son apparition et disparaissait abruptement. Au mois de juillet 2008, les tâches solaires n'étaient toujours pas présentes : « Depuis début 2008, date officielle du nouveau cycle solaire noté numéro 24. Il est aussi présent par son absence. Excepté le vent solaire qui s'est brièvement accru d'un trou coronal, il n'y a presque aucune activité solaire significative.(24) », à même avoué la NASA, ajoutant, dépitée, « Le soleil reste très calme. Il est normal que notre soleil ait des périodes tranquilles entre les cycles solaires, mais nous avons vu des mois et des mois qui sont passés et rien. » Pourtant des physiciens solaires, David Hathaway et son confrère Robert Wilson, du centre spatial Marshall de la NASA, des partisans du réchauffement global, au congrès de l’Union Géophysique Américaine, affirmaient, en Décembre 2006, : « Le cycle solaire 24, qui devrait culminer en 2010 ou 2011, semble parti pour être un des cycles les plus intenses depuis que ceux-ci sont observés, c’est à dire bientôt 400 ans », et, selon leurs analyses, ils prédisaient que « le prochain maximum solaire devrait culminer vers 2010, avec un nombre de taches de 160, plus ou moins 25. Cela en ferait un des cycles solaires les plus violents des 50 dernières années, soit un des plus puissants des temps historiques tout court. »


Prévisions pour les cycles solaires 24 et 25.

Et ce n'est que le 5 Juillet 2009 qu'après 266 jours sans tache en 2008 et un soleil immaculé à 77% du temps durant les premiers six mois de l'année 2009, une période de calme record, des éruptions chromosphériques de classe B et C ont secoué la troposphère et une tache solaire, numérotée 1024 est soudainement apparue, réveillant modestement l'activité du soleil, un retard conséquent confirmant les prévisions émises, en mai 2007, par David Archibald, qui précisait : « nous ne verrions pas de tâches solaires du cycle 24 avant, au plus tard, novembre 2009 », un retard conséquent annonciateur d'un cycle faible. Tant et si bien, que le 29 Mai 2009, un groupe international d'experts dirigé par la NOAA et parrainé par la NASA, afin de modérer les propos tenus par leurs confrères David Hathaway et Robert Wilson avait publié une nouvelle prévision pour le cycle solaire 24 : « Le Cycle Solaire 24 sera à son maximum en Mai 2013 avec une moyenne inférieure de nombre de taches solaires.[...] Si nos prévisions sont exactes, le cycle solaire 24 aura un pic de taches solaires de 90, le cycle le plus bas depuis 1928, quand le cycle solaire 16 a atteint un sommet de 78(25). » Mais c'est surtout par peur du ridicule que ces experts s'étaient exprimés car bon nombre de climato-sceptiques, avant 2008, n'avaient cessé de prévoir cet état de fait, entre autres Khabiboulla Abdoussamatov. Ce chef du secteur d'études spatiales de l'observatoire astronomique de Poulkovo de l'Académie des sciences de Russie, le 13 octobre 2006, avait conjecturé que la mini-période glaciaire, déjà observée au XVII° siècle, allait se répéter : « Au 20° siècle, le Soleil a accru son émission d'énergie au maximum, après quoi l'activité solaire commencera à baisser. A partir de 2010-2012, il faut s'attendre à une baisse de la température annuelle moyenne de la surface de la Terre qui se perpétuera pour atteindre un refroidissement global vers 2055-2060(26). »


Comparaison graphique entre les cycles solaires 3,4 et 5, minimum de Dalton, et les cycles solaires 22 et 23. Le Cycle solaire 4 étant le meilleur rapport pour connaître les cycles suivant le cycle 23, le cycle solaire 24 devrait être similaire au cycle solaire 5 et le cycle 25 bien inférieur encore.

Nantes, le 10 Septembre 2009.

Auteur : Raymond Matabosch

Climato-sceptique du réchauffement climatique

causé par l'activité industrielle de l'Homme.


Notes :

 

(8) Cratons : Un craton, - du grec kratos, force -, est un élément ancien de la croûte continentale qui a survécu à la fusion et à la séparation des continents et des super-continents depuis au moins 500 Millions d'années. Les cratons sont classés en trois catégories : les Archons, formés de roches de l'Archéen de plus de 2,5 Milliards d'années ; les Protons, constitués de roches du Protérozoïque ancien ou moyen, de plus de 1,6 Milliard d'années et de moins de 2,5 Milliards d'années ; et les Tectons, composés de roches du Néoprotérozoïque, de 1,6 Milliard à 800 Millions d'années.

(9) La NASA : La National Aeronautics and Space Administration, - Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace -, plus connue sous son abréviation NASA, est l'agence gouvernementale responsable du programme spatial des États-Unis d'Amérique.

(10) La théorie astronomique des paléoclimats : L'énergie radiative provenant de l'espace, - pour l'essentiel émanant du Soleil -, et reçue par la Terre, est quantitativement affectée de variations sur le long terme. Celles-ci sont corrélées à celles de l'orbite terrestre plus ou moins elliptique et, selon une période de 100.000 ans modifiant la course de la terre autour du soleil, d'une part, et, d'autre part, selon un phénomène de précession des équinoxes tous les 41.000 ans et une variation de l’inclinaison de la terre sur son axe, - l’inclinaison de l’axe terrestre oscillant entre 21,5° et 24,5° et étant, au début du XXI° siècle de 23°27' -, tous les 22.000 ans, à ses paramètres de rotation. Elles sont périodiques et influencent le climat selon un motif cyclique : alternance de périodes « glaciaires » et « interglaciaires », au quaternaire ; alternance de périodes « effet de serre » et « effet igloo », aux temps géologiques...

(11) Les premiers super-continents : Le Kenorland a été l’un des premiers super-continents de la Terre. Il s'est formé durant l’ère néoarchéenne, - 2,8 à 2,5 Milliards d'années -, il y a environ 2,7 milliards d'années. Il succède, géologiquement, aux super-continents : Ur, 3 milliards d'années, Komatii, 3,475 milliards d'années, Vaalbara, 3,6 milliards d'années, et Yilgarn, 3,8 milliards d'années.

(12) Les premiers organismes eucaryotes : Ces cellules devant ressembler aux bactéries primitives et possédant toutes les propriétés nécessaires à leur indépendance vitale, sont acceptées, par la communauté scientifique dans sa globalité, comme les ancêtres communs à toutes les formes de vie actuelle.

(13) Les trapps : Les trapps, escaliers en suédois, sont de très vastes plateaux continentaux constitués d'épais dépôts de roches basaltiques. Leur mise en place s’est faite par épanchement en surface d’une remontée magmatique mantellique et basique, donnant lieu à un volcanisme de type tholéiitique, - ou basalte saturé en silice contenant de l'olivine -, au travers de fissures ou de bouches ponctuelles.

(14) Isotope d'oxygène de masse atomique 18, - ou O18 - : Une molécule de dioxygène atmosphérique, - O2 -, peut se présenter sous forme de trois isotopes : O16, O17 et O18, 16, 17 et 18 représentent les masses atomiques relatives. L’isotope le plus abondant est O16, O18 est présent à faible pourcentage et le pourcentage de O17 est encore plus faible. L’analyse des isotopes de l’oxygène ne prend en considération que le rapport entre les quantités de O18 et de O16 existantes dans les carottages au sein des dépôts de calcaire océanique ou des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique.

(15) Frédéric Parrenin du LGGE, - Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement -, de Grenoble, France, Université Joseph Fourier : « Datation glaciologique des forages profonds en Antarctique et modélisation conceptuelle du climat : implications pour la théorie astronomique des paléoclimats », 2002.

(16) Le cycle de Schwabe : Le cycle moyen de 11,2 ans a été déterminé pour la première fois par l'astronome amateur allemand Heinrich Schwabe vers 1843. Les cycles de Schwabe sont numérotés à partir du maximum de 1761. En 2003, le cycle 23 est sur le déclin et le cycle 24 commencera à son maximum, peu ou prou, en 2012.

(17) Le cycle un-décennal de Gleissberg : Dans ses recherches sur l'activité solaire, R. Wolf signala une période semi-seculaire de 55 ans ½, période confirmée, en 1939, par W. Gleissberg qui démontra que les valeurs des minima des taches solaires variaient avec une périodicité de 7 à 8 cycles de Schwabe, soit sur une durée de 78 à 89 ans.

(18) Le cycle de Suess : Ce cycle, d’une durée oscillant entre 150 et 200 ans, durée moyenne 179 ans, a été déterminé suite à l’étude de la concentration en carbone 14 dans les troncs d’arbres, par le géologue autrichien spécialiste des Alpes, Eduard Suess. Cette concentration serait influencée en grande partie par l’activité solaire, car les minima de ce cycle correspondent à un amoindrissement de la quantité de taches solaires à la surface du Soleil.

(19) Le cycle d'Hallstattzeit : Ce cycle dont l’origine n’a pas encore été élucidée avec certitude est d’une périodicité de près de 2 300 ans. Deux hypothèses ont été émises quant à son origine : soit ce cycle est lié à l’activité solaire, soit à celle des variations du système océan-atmosphère. Tout comme le cycle de Suess, il résulte de l’étude de la concentration en carbone 14 mais aussi en béryllium 14, non plus dans les troncs d’arbres, les arbres vivant relativement rarement jusqu’à 2 300 ans, mais dans les carottes glaciaires

(20) F. Richard Stephenson et David H. Clark, « Applications of Early Astronomical Records, Oxford University Press », 1979

(21) Theodor Landscheidt : « New Little Ice Age. Instead of Global Warming? » Schroeter Institute for Research in Cycles of Solar Activity Klammerfelsweg 5, 93449 Waldm nchen, Germany. Theodor Landscheidt, né à Brême, en Allemagne, en 1927, décédé le 20 mai 2004, était un écrivain, astronome et climatologue amateur. Auteur de nombreux articles vérifiés par des pairs, en 1989, il a publié ses prévisions annonçant une période de minima des taches solaires à partir de 1990 qui entraînera un refroidissement général du climat ponctué par un froid intense qui culminera vers 2030. Il décrit cet épisode climatique sous l'intitulé : « Landscheidt minimum. » En 2000, Landscheidt était un panéliste à la Rice University 's Baker Institute for Public Policy Global Warming Conférence.

(22) David Archibald : « Le passé et l'avenir du climat », Mai 2007. Traduit en français par Stéphane Hendrick. David Archibald est un scientifique australien, spécialiste de l'activité solaire et de son impact sur les changements climatiques. Il estime en particulier que l'évolution actuelle de l'activité solaire va se traduire par une refroidissement planétaire, déjà entamé depuis quelques années. Il est intervenu lors de la seconde conférence internationale sur le changement climatique organisée à New York en 2008, avec une présentation intitulée : « The Solar Cycle Length: Temperature Relationship in US Climate Records and the Implications of Solar Cycle 24. »

(23) Taches, bipolaires : Taches de polarité magnétique opposée.

(24) Déclaration NASA, Juillet 2008.

(25) Déclaration du président de la commission Doug Biesecker président de la NOAA Space Weather Prediction Center.

(26) Moscou, 13 octobre 2006 - Ria Novosti.

Le climat du dernier millénaire et la spirituelle affaire de la crosse de hockey : 1/3 : La paléoclimatologie et les temps anciens.

Pour apprécier le climat présent et tenter d’anticiper le futurisme méphistophélique, - satanisé scientifiquement, politiquement, écologiquement et médiatiquement par la pensée unique -, d'un hypothétique réchauffement planétaire qui devrait, d'après les gourous réchauffagistes prédicant mille mots pour l'humanité, anéantir la planète Terre, et pour rester plus terre à terre, le climat du futur, ne faut-il pas connaître le climat du passé ? Et, ainsi, possédant les tenants idoines et intrinsèques, juger en toute réalité des choses ce qu'il en devrait vraiment en être des aboutissants climatiques ?

Depuis la fin du Mésozoïque, l'histoire du climat démontre, incontestablement et sans discontinuer, que les températures terrestres chutent progressivement dès les prémices du Cénozoïque, - ères tertiaire et quaternaire, 65,5 Millions d'années à nos jours -. Même si les scientifiques du GIEC(1), les politiques et les écologistes, largement relayés par les médias, prévoient l'Apocalypse d'un réchauffement planétaire intense jusqu'à préfigurer l'extinction de la race humaine, voire la Terre devenir aussi inhospitalière que Mercure, Venus, la lune ou Mars, l'homme du XXI° siècle vit, depuis les débuts de l'Oligocène, - 33,9 à 23,3 Millions d'années - dans une période « igloo » et, depuis 2 Millions d'années, - succession de glaciations : Donaü, Günz, Mindel, Riss et Würn -, dans un grand âge glaciaire.

Fougère arborescente... Si telles étaient les Ptéridospermales au Mésozoïque ?

Je m'abstiendrai, - le « papier » journalistique étant rédigé dans un but de vulgarisation du sujet et de prise de conscience de la manipulation dont l'homme, dans le cadre du réchauffement climatique, est la victime, et non dans une optique de publication dans une revue scientifique avec comité de lecture -, de vous assommer avec des démonstrations alambiquées sur la manière dont les climatologues parviennent à reconstituer les climats anciens. Je dirai, tout simplement, que cette science s'appelle la paléoclimatologie ou la climatologie historique. Cette discipline n'est pas récente, j'en conviens mais bon nombre de climatologues assoiffés jusqu'à l'ivresse de notoriété, de succès dans leur travail et de reconnaissance par la société, surtout ceux qui ont prêté allégeance au GIEC politiquement et écologiquement correct, vous en diront le contraire pour n'en point dire plus... Les précurseurs de la climatologie sont le Grand Duc de Toscane, - 1653-1667 -, et son Rete Medica, Louis Morin, à Paris, - 1665-1713 -, et ses mesures, Johann Kanold en Europe centrale, - 1717-1726 -, et James Jurin en Angleterre, - 1724-1735 -, et leurs correspondants...

Je passerai, aussi, sur les témoignages classifiés directs : mémoires, chroniques, journaux, carnets de voyage, correspondances personnelles ou officielles, épigraphes, premiers récits « journalistiques »..., les données archéologiques renseignant sur l'installation ou l’abandon des campements permanents par les peuples nomades ou navigateurs, et tous les documents faisant état de la météorologie. N'en sont pas oubliés, par les scientifiques, les proxies ou indices naturels, qui sont, pour la période Holocène, - les 10.000 dernières années -, les plus étudiés : anneaux de croissance des arbres, sédiments marins ou lacustres, langues glaciaires, zones de pollinisation, squelettes coralliens, composition des stalactites et stalagmites... Au différent, pour les analyses plus anciennes, - dizaines et centaines de milliers d’années, millions d’années -, c'est dans l'analyse des rapports isotopiques de certains atomes tels le carbone, l'oxygène, l'hydrogène, le deutérium, le thorium, l'aluminium, le béryllium...), dont l’évolution est révélée par des carottages glaciaires ou sédimentaires, que les chercheurs en paléoclimatologie puisent leurs sources pour finaliser leurs études climatologiques.

Deux vues satellite de la banquise arctique, même jour et à 2 ans d'intervalle. Et l'on dit que la banquise fond... Bizarre... bizarre... Sources : Nasa

Ceci étant posé et dit, un regard sur le tracé éloquent quant à la clarté de la courbe des températures depuis 180 Millions d'années démontrant la chute de ces températures engagée dès le début du Tertiaire, des moyennes de températures qui se cantonnent toujours, en ce début du XXI° siècle, en dessous de la température moyenne du globe étalonnée à 15° C, une température seulement atteinte et légèrement dépassée par trois fois, et sur de courtes périodes, au cours du dernier million d'années, et par 7 fois durant les derniers 2,5 millions d'années, de même sur de courtes périodes... Et pendant ces courts laps de temps, quelques décades au plus où la température terrestre à passé le cap des 15° C , - alors que les messagers apocalyptiques du GIEC, de la bulle politicienne mondiale à solde des grands trusts et au garde-à-vous, le petit doigt dans la couture, comme simples soldats, de l'armada en mal de reconnaissance des écologistes et des armées des petits moutons pelés et tondus du monde médiatique prédiquent, à grands coups de clairons fêlés, l'anéantissement -, la terre s'est-elle arrêtée de tourner ? A-t-elle explosée ? Les espèces ont-elles toutes succombé sous l'effet d'un pseudo réchauffement et d'un pseudo effet de serre ? A ma connaissance... NON !!! Car, si tel s'était produit, nous n'en serions point là, - l'homme depuis des millénaires aurait déjà péri et l'espèce humaine aurait totalement disparu -,  pour entendre les aberrations qui peuvent être proférées, au nom d'un Dieu Argent, par des êtres sans foi ni loi, impudents, infatués et arrogants, assoiffés jusqu'à l'ivresse de succès, de notoriété et de gloire, et de légitimation éternelle par la société asservie à leur bon vouloir et à leur pensée unique.

 

Théorie sur le refroidissement climatologique.


D'après le tracé de la courbe des températures depuis 180 Millions d'années démontrant la chute de ces températures engagée dès le début du Tertiaire. - Selon University Corporation for Atmospheri Research/Office for Interdisciplinary Earth Studies (UCAR/OIES), 1991. Cité dans Mackenzie, 1998. -

..... Mais cette courbe des températures, du Mésozoïque(2), - 251 à 65,5 Millions d'années -, plus particulièrement du Toarcien, 183,0 à 175,6 Millions d'années -, dernière subdivision du Lias, - 199,6 à 175,6 Millions d'années -, et du Dogger, 175,6 à 161,2 Millions d'années -, à nos jours, elle est parlante quant aux périodes embrassées. Elle le serait beaucoup plus encore s'il y été adjoint les courbes de températures reconstituées, afférentes au Néoprotérozoïque(3), - 1.000 à 542 Millions d'années -, au Paléozoïque, - 543 à 250 Millions d'années -, et au Lias. En effet, il apparaît une constante s'ordonnançant autour de la finalité de la formation, puis de la fragmentation des supercontinents entraînant des périodes « effet de serre », canicule et désertification par effet continental, d'une part, et, d'autre part, du démembrement de ces mêmes surpercontinents et l'amorce d'un nouveau rassemblement des plaques tectoniques en supercontinent se traduisant par des longues successions de glaciations installant sur la planète « un effet igloo ». Ainsi s'établit un cycle avec une périodicité s'étalant, environ, sur 400 millions d’années. La variation du taux de dioxyde de carbone, - CO2 -, communément appelé gaz carbonique ou anhydride carbonique, est considérable. Ces variations vont progressant jusqu’à 20 fois la teneur de dioxyde de carbone actuellement détecté, - approximativement égale à 0,0375 % en volume en début du XXI° siècle -, dans l'atmosphère terrestre, Conséquemment, les élévations de la température de la Terre augmentent de 10 à 20° C, entraînant un effet de serre sur une durée approchant les 200 Millions d'années avec des températures moyennes du globe oscillant entre 20 et 35 ° C., une température s'abaissant, ensuite, graduellement avec la dispersion des continents.

La Pangée au Trias.


La Pangée au Jurassique.

La Pangée au Crétacé supérieur.

Une telle dualité de situation climatologique se conçoit aisément. En phase de finalité du supercontinent suivie de sa fragmentation, il se produit une intense activité sismique rejetant, dans l'atmosphère, le dioxyde de carbone et la vapeur d'eau se trouvant prisonnier dans le manteau. Par effet de serre, la température moyenne de la planète augmente et provoque le dégel du permafrost, - le pergélisol -, facilitant la libération du méthane, - CH4 -, un gaz à l'état naturel produit par des organismes vivants, contenu dans les sols. En phase de dispersion des plaques tectoniques aboutissant à un regroupement des continents pour former un nouveau surpercontinent, une très forte sédimentation due à l’érosion intense des montagnes jeunes, combinée à des cycles biologiques adjacents et complémentaires et l'intensité du volcanisme intra-plaques, de point chaud, d'accrétion et de subduction avec émission de basalte gros dévoreur de CO2, forment un puits de carbone. Il en résulte une diminution de « l’effet de serre » et un refroidissement général de la planète se concrétisant par « un effet igloo », sur une durée avoisinant les 200 millions d'années avec des températures moyennes du globe variant entre 15 et -5° C., une température augmentant, ensuite, graduellement avec le rapprochement des continents.

D'après le tracé de la courbe des températures et du dioxyde de carbone depuis 600 Millions d'années montrant la relation existante entre la teneur naturelle en CO2 et la température terrestre. - Selon Berner, 1994, pour la courbe CO2 et, pour la courbe des températures, selon Berner et Canfield, 1989, et University Corporation for Atmospheri Research/Office for Interdisciplinary Earth Studies, 1991.

 

Les bases de la théorie centrée sur un cycle climatique « super-continent-réchauffement », « fragmentation-effet de serre », « dispersion des plaques-refroidissement » et « rapproche-ment-effet igloo », étant ordonné sur des périodes s'étalant sur environ 120/130 millions d'années, il s'avère que depuis environ 65 millions d'années « le complexe refroidissement-effet igloo » sévit sur la Terre. Il ne s'achèvera qu'avec la réunion totale des plaques tectoniques dans, quasiment, 175 à 195 millions d'années avec, au passage, la fermeture totale du paléo-océan Téthys qui s'est ouvert, d'Est en Ouest, du Permien supérieur au Jurassique moyen et dont les derniers vestiges se retrouvent dans l'Insulinde(4)et dans la partie orientale de la Mer Méditerranée(5),et celle de l'Océan Pacifique déjà bien engagée, d'une part, et d'autre part, l'ouverture finale du Rift Est Africain(6) long de 6.000 Kilomètres qui prolonge un ensemble de fractures qui courent depuis la Mer de Libye jusqu'au Mozambique et passent par la Mer Rouge et le Golfe d'Aden, ayant déclenché la fermeture de l'Océan Indien et de l'Océan Atlantique. Au plan sismique et volcanologique, la première incluse dans la Ceinture de Feu, et la seconde se concentrant dans la Corne de l'Afrique, ces deux zones sont très actives, - sous quelques mois allant devenir paroxysmales(7) -, et constituent des pôles majeurs d'expansion basaltique qui s'avèrent gros consommateurs de dioxyde de carbone. Tant et si bien que si le référencement est en phase avec l'arc malais, - Les Grandes îles de la Sonde : Sumatra, l'archipel Krakatoa, Java, Bali...et les petites îles de la Sonde -, et l'arc Philippines-Molluques, en activité croissante depuis le début du XXI° siècle, le climat évoluant avec un petit décalage, il en advient, après une fonte partielle qui fait les gorges chaudes du GIEC et des écologistes apocalyptiques, le froid s'installant progressivement depuis 2008, une reconstitution de la banquise arctique qui laisse présager non un « effet de serre », comme annoncé à grands cris, mais les prémices d'une nouvelle glaciation, de type Würn4, dans les décennies à venir.

La banquise arctique... Images comparatives, 30 juillet 2007, à gauche en regardant la photographie, et 30 juillet 2009, à droite. Sources Nasa.

Nantes, le 10 Septembre 2009.

Auteur : Raymond Matabosch

Climato-sceptique du réchauffement climatique

causé par l'activité industrielle de l'Homme.

 

Notes :

 

(1) GIEC : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat; en anglais, IPCC, Intergovernmental Panel on Climate Change.

(2) Le Mésozoïque : Le Mésozoïque, - du grec ancien μεσο, mesos ou moyen et ζωον , zoon, animal -, anciennement dénommé Ère secondaire ou Ère des Reptiles, est une ère géologique s'étendant de 251 à 65,5 Millions d'années au cours desquelles apparaissent des espèces de mammifères et de dinosaures. Il comprend trois époques, le Lias ou Liassique, - 251 à 199,6 Millions d'années -, le Jurassique, - 199,6 à 145,5 Millions d'années -, et le Crétacé, - 145,5 à 65,5 Millions d'années -, sa fin correspondant à la disparition des dinosaures et des ammonites.

(3) Le Néoprotérozoïque est la troisième et dernière ère du dernier éon du Précambrien, le Protérozoïque. Elle s’étend de 1.000 Millions d'années à 543 Millions d'années,

(4) Vestiges du paléo-océan Téthys en Insulinde : Au Paléocène, - 65 à 55 millions d'années -, un morceau de Gondwana s'est détaché pour former la plaque tectonique qui deviendra les futures Inde et Indochine. Ce bloc, continuant son parcours, a fini par se rapprocher de l'Eurasie, jusqu'à la collision entraînant la fin partielle de Téthys et la naissance de l'Himalaya. Totale entre le continent Indo-indochinois et l'Asie, dès le Bartonien, - 40 à 37 millions d'années -, elle perdure toujours entre l'arc malais, - les îles Andaman et Nicobar, et les îles de la Sonde -, et celui regroupant les Philippines, les Célèbes et les Moluques, avec La Mer des Andamans, le Golfe de Thaïlande, et les Mers de Chine Méridionale, de Sulu, de Sibuyan, de Visayan, de Bohol, des Célèbes, de Banda, de Florés, de Savu et de Java.

(5) Vestiges du paléo-océan Téthys en Mer Méditerranée : ce sont les Mers Adriatique, Ionienne, de Libye, de Crête, Myrtoenne, Égée, de Thrace, de Marmara, Noire et d'Azov, qui se situent à l'Est de l'arc sicilien formé par la péninsule de Rass Eddar, - ou Cap Bon -, les îles Aegates, la Sicile, les îles Ioniennes et la péninsule italique.

(6) Le Rift Est Africain : Le bord Nord-Est de la plaque lithosphèrique Africaine, depuis 30 millions d'années, subit une extension en raison du mouvement des plaques voisines. La plaque tectonique arabique représente un morceau, - par la mer Rouge au Nord et par le golfe d'Aden à l'Est -, déjà séparé du reste de l’Afrique. Vers le Sud, Un troisième rift, le rift East-Africa, les prolonge, séparant lentement la partie Est de l’Afrique du reste du continent.

(7) Eruptions paroxysmales ou éruptions type Saint Hélens : C'est un type d'éruption explosive observé et décrit, en 1980, au Mont St-Helens, aux Etats-Unis. Elles se caractérisent par l'écroulement d'un secteur de l'édifice volcanique déstabilisé par une importante intrusion de magma dans ses couches internes.

Aven Armand, forêt de pierres. Merveille façonnée par l'eau.

Platitude et monotonie des paysages, voilà ce que le concept de plateau, sur les anciennes terres du Gévaudan, laisse suggérer.

Néanmoins, dans l'alternance de reliefs curvilignes, turgescents, fusiformes, arrondis ou acuminés et de dépressions, de ravins abrupts et de gorges étroites et profondes au fond desquelles s'écoulent des rivières turquoises ou émeraudes, les chaos dolomitiques rompent l'uniformité triviale des étendues quasi désertiques et lunaires

 

 

 

Point de rivière ! Point de torrents ! Nul cours d'eau assigné ne coule à la surface du Causse Méjean. Comme aspirée par les maelströms souterrains, l'eau de pluie rejoint et alimente les vastes entrelacs karstiques pour resurgir dans les vallées verdoyantes.

 

Le Causse Méjean, un voyage dans l'imaginaire modelé par les calcaires dolomitiques et par l'érosion millénaire...

 

 

Le Méjean, ouvrant sur une vaste steppe d’herbe jaune, fascinante comme peuvent l’être les déserts, est littéralement ceinturé par les majestueuses vallées, serties d'impressionnants défilés et canyons, du Tarn au Nord et à l'Ouest, du Tarnon à l'Est et de la Jonte au Sud.

Au coeur du chaos de Nîmes-le-Vieux, site ruiniforme, depuis la nuit des temps, avec les édifices funéraires des cromlech, des dolmens et des menhirs, son paysage pétré porte la marque de la présence humaine.

 

 

Mais, la profusion d'exsurgences et de résurgences, - de Castelbouc, des Ardennes, de la Cénarète, des Fonts des Douzes... -, de gouffres, de cavités, de grottes et d'avens, - avens Armand, de Hures..., grottes de Dargilan, de la Sourbette, arcs de Saint Pierre... -, transforment son espace souterrain en un univers féérique.

 

Une découverte impromptue de l'aven, par un forgeron au Rozier, en 1897.

 

 

Le 18 septembre 1897, Louis Armand, de son métier forgeron au Rozier, descendait du hameau de la Parade. Depuis 1883, il assistait, dans ses explorations, Édouard Alfred Martel considéré comme le père de la spéléologie. Sur le bord du chemin qu'il empruntait, il aperçut un énorme orifice envahi par les broussailles et les ronciers.

Il jeta, dans le trou béant, un gros caillou et il eut l'impression que la pierre s'enfonçait dans les profondeurs abyssales. Ce gouffre, situé à 3 kilomètres d'Hyelzas, était connu, de générations en générations de paysans, sous le nom de « l'aven » et faisait l'objet de nombreuses légendes dans les environs.

« Cette fois, M. Martel », avait-il déclaré, tout excité par sa découverte, « écoutez bien et n'en soufflez mot à personne: je crois que je tiens un second Dargilan, et peut-être plus fameux encore...je suis tombé par hasard sur un grand trou; c'est certainement l'un des meilleurs... »(1)

 

L'exploration du gouffre par Louis Armand et Édouard Alfred Martel.

 

 

Le puits d'accès, du gouffre, de quelques mètres de diamètre, est une paroi verticale de 70 mètres de profondeur. Après une pé­rilleuse descente en échelle de corde, le 19 Septembre pour Louis Armand, dans un couffin suspendu par un treuil, le lendemain pour Édouard Alfred Martel et Armand Viré, les trois hommes débou­chèrent à la voûte d'une salle immense en pente.

La cavité est longue de 110 mètres, large de 60 mètres et a une hauteur moyenne de 45 mètres. Les explorateurs y découvrent une forêt de plus de 400 stalagmites géantes et, parmi elles, avec ses 30 mètres de haut, la plus grande au monde connue à ce jour. Elle se prolonge, sur sa partie basse, par une seconde cheminée, terminale, noyée par un lac et obstruée à 90 mètres de profondeur.


 

« Superbe ! Magnifique ! Une vraie forêt de pierres ! »(1), s'était exclamé Louis Armand, en découvrant ce site merveilleux. « La grande forêt dressait subitement ses colonnes colossales et diamantées à 30 m au-dessus de nos têtes ; les fûts monstrueux émergeaient de l'ombre, les colonnettes se détachaient en blanc sur le noir des voûtes ; tout cela brillait, miroitait, scintillait, dans une apothéose, dans un éblouissement. Tout le monde enfin se taisait, empoigné d'une intense émotion. », avait ajouté Armand Viré. Et Édouard-Alfred Martel, emporté par le spectacle féérique qui s'offrait à ses yeux, avait même qualifié le site de « Rêves des Mille et Une Nuits».(1)

 

La formation géologique de l'aven Armand.

 

 

L'aven Armand, puits naturel du causse Méjean, à 970 mètres d'altitude, se situe sur un plateau calcaire jurassique de type lozérien. Il s'inscrit entre les gorges du Tarn et celles de la Jonte. La formation de l'aven et de ses stalagmites si particulières sont la résultante de phénomènes naturels qui apparaissent, dans les milieux karstiques. Liés aux effets du temps, ils se concrétisent, dans un premier stade géologique, par le creusement d'une cavité, dans un second par son remplissage avec des concrétions et, dans un troisième, par l'obturation totale.

Dans ce karst, les eaux sont richesen carbonates dilués. Elles s'infiltrent, par les fissures, dans les roches calcaires. Quand l'eau, chargée de minéraux dissouts, pénètre dans une cavité et rentre en contact avec l'air, il se produit une réaction chimique. Le gaz carbonique s'échappe et décroche les molécules calcaires qui se déposent à la voute, formant des stalactites. Sur les parois, elles donnent naissance à des draperies. Au sol, elles se matérialisent en gours et en stalagmites.

 

L'aven Armand, une des neuf merveilles souterraines du monde.

 

 

En fonction des apports d'eau, et suivant les variations saisonnières des précipitations extérieures, les gouttes sont plus ou moins lourdes et la hauteur importante de la salle, accélérant la chute, active d'autant le dégazage. En arrivant au sol, les gouttes explosent en d'innombrables gouttelettes et libèrent d'importantes charges minérales.

Ainsi, à l'aven Armand, l'histoire géologique propose une inoubliable féerie de cristal. Et les parois de cette cathédrale souterraine aux mille feux étincelants sont ornées de dentelles de pierres, de feuilles de calcite et de draperies translucides. Tout un décor spectaculaire s'est ainsi crée au fil des millénaires. « Le Palmier, le Dindon, les Méduses, le Chou fleur, la Mâchoire du Tigre... », et des acteurs immobiles s'offrent en spectacle permanent aux visiteurs émerveillés.

 

Raymond Matabosch

 

Notes

 

(1) Les causses et gorges du Tarn, Édouard Alfred Martel - 1926

(2) Six semaines d'exploration dans les Causses et les Cévennes, Revue du Club cévenol, Ernest Cord, Jacques Maheu et Armand Viré -1900.

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L'Hérault, un fleuve fougueux. Plus qu'un fleuve, une âme.

 

L'Hérault, est un fleuve côtier long de 160 kilomètres. Il prend sa source sur le versant sud des Cévennes, sous le Mont Aigoual, à 1.288 mètres d’altitude au Plat Peyrot. Il parcourt le département du Gard puis traverse, du nord au sud, le département de l'Hérault auquel il donne son nom. Il termine son périple fluvial à Agde, illustre cité grecque, plus précisément au Grau d'Agde et à La Tamarissière où il se jette dans la Méditerranée.

L'Hérault reçoit de nombreux affluents dont l'Arre, la Vis, le Rieutord, la Buèges, le Lamalou, la Lergue, la Boyne, la Peyne, et la Thongue venant grossir ses eaux calmes. Son bassin versant s'étend, en comptant les bassins des affluents, sur 2.900 kilomètres carrés.

 

L'Hérault, un fleuve côtier méditerranéen.

 

Le torrent impétueux, sautant de cascade en cascade, dévale plus de 1.000 mètres de dénivelé sur ses dix premiers kilomètres. A Valleraugue, entrant dans une profonde vallée, le fleuve perd de sa fougue et de sa pétulance. Au fur et à mesure de sa progression, dans les garrigues calcaires, le relief devient moins accidenté et le climat Méditerranéen s’installe. Il coule ensuite lentement, déroulant ses méandres, et, à Agde, approchant de son embouchure, il devient en­core plus calme...

Comme tous les cours d'eau soumis aux irrégularités du cli­mat méditerranéen, l'Hérault est un fleuve capricieux. Il est coutu­mier des brusques augmentations de débit et des crues soudaines, souvent liées aux précipitations printanières et automnales dévalant du massif de l'Aigoual. Pour réguler ces débits monstrueux, souvent meurtriers, liés aux phénomènes pluviaux cévenols, pouvant dépasser 1.500 mètres cubes par seconde, des barrages écrêteurs ont été construits : l'un à Clermont-l'Hérault, sur le Salagou, l'autre à Vailhan, sur la Peyne.

 

Les gorges de l'Hérault, un lieu préservé et particulière­ment sauvage.

 

Après avoir dévalé les pentes granitiques raides et très escar­pées du Mont Aigoual, et pénétré dans le département de l'Hérault, près de Ganges, le fleuve et ses crues érodent les calcaires des Causses, creusant ainsi des gorges impressionnantes au fil des millé­naires. Véritable canyon, d’une profondeur variable de 200 à 300 mètres, incisé au cœur des garrigues, c'est à Saint Guilhem le Dé­sert qu'elles sont les plus étroites, les plus vertigineuses et les plus spectaculaires.

Dans un décor splendide, la saignée serpente depuis le Pont du Diable jusqu’aux abords de l'abbaye de Gellone. Les roches y paraissent avoir été déchirées, lacérées, taillées et sculptées par les burins d'un artiste fou adorateur de paysages sauvages. Et, jalonnées de marmites de géants et de gouffres impressionnants, les gorges, calmes ou colériques, offrent un spectacle fascinant.

 

Les paysages karstiques de la vallée de l'Hérault.

 

Le creusement du défilé de l’Hérault, au pied du Causse du Larzac, est un facteur déterminant de la formation de nombreuses cavités souterraines dans le karst dolomitique. En effet, les régions karstiques comportent des formes de relief, inter-dépendantes les unes des autres, bien particulières. De véritables paysages sont façonnés dans les roches solubles carbonatées : dolines et ouvalas, poljés et ponors, canyons, défilés et gorges, lapiés, crevasses et leisines, avens et gouffres, cavités et grottes, vallées sèches ou encore pertes et résurgences.

Des dizaines de kilomètres de réseaux se sont formés grâce à l'action de l'eau s'infiltrant dans les fractures de la roche, circulant dans les fissures et usant chimiquement, par l'effet de corrosion, ces anfractuosités. Témoignage du temps, les grottes de la Clamouse et des Demoiselles en sont les cathédrales.

 

Le fleuve Hérault, source de vie.

 

Une ceinture de grands arbres à feuilles caduques, certes étroite mais humide et fraîche, implantée tout le long du fleuve, en précise ses contours. Les frênes, les aulnes, les peupliers..., voire les platanes, par mimétisme avec les plantes des garrigues et les figuiers, s'y développent sans devoir s’adapter aux contraintes du climat méditerranéen.

Royaume de la truite fario, du vairon et du chabot, il est aus­si celui de la vipère aspic et du plus grand serpent européen, la cou­leuvre de Montpellier, et, sur les étangs de la Tamarissière, le do­maine privilégié des flamands roses ...

Ce qui est moins connu c'est que l'on trouve aussi de l'or dans le fleuve Hérault! Son nom, Auroris, au I° siècle avant Jésus-Christ, Aréror au Moyen Age, puis Hérault depuis 1790, en découle.

 

De tous temps, le fleuve Hérault a été un obstacle pour les hommes.

 

Cependant, de mémoire d'homme orale ou écrite, le fleuve, source de vie, a toujours représenté un obstacle. Pour le franchir, les hommes ont utilisé des gués, des bacs et... des ponts.

Le plus antique de ces ouvrages d'art connus est le Pont d'architecture romaine de Saint-Thibéry, avec ses 9 arches, le pont le plus long de tout le tracé de la Via Domitia. Il permettait le franchissement l'Hérault pour rejoindre l'antique Cessero. Le pont a été rui­né, en 1963, par une crue du fleuve.

Construit sous l'égide de deux abbayes, Anianes et Gellone, le Pont du Diable, sur la commune de Saint-Jean-de-Fos, marque l'entrée des Gorges de l’Hérault. Il est vieux de plus de mille ans et attire chaque année, en été, de nombreux touristes.

De nos jours plus de 50 ouvrages d'art enjambent le fleuve et, parmi les plus dignes d'intérêt architectural, ceux de Gignac, de Florensac, de Ganges, de Cazilhac, de Saint-Etienne-d’Issensac...

 

Les usages anciens du fleuve.

 

Tout au long des siècles, l’homme a utilisé l’eau du fleuve pour irriguer les terres, alimenter en énergie la minoterie et l’indus­trie textile, produire de l’électricité ou extraire des sables et granu­lats...

 

Dès le Moyen-âge, moteurs essentiels de la vie villageoise, une trentaine de moulins, fariners ou bladiers, à blé ou à huile, utili­sant la force motrice de l’eau, sont construits. Ils représentent le symbole de la puissance des seigneurs et ils attirent la population paysanne qui vient y moudre son grain contre redevance.

Dès le XIII° siècle, les trahandiers, tireurs de soie, s'ins­tallent dans d’anciens moulins, l’eau étant nécessaire au processus de transformation de la soie. La force motrice de la roue hydrau­lique, étant un facteur déterminant, ils pérennisent, ainsi, les fila­tures.

 

Le fleuve Hérault, un univers en dehors des temps.

 

La vallée de l’Hérault, bien plus qu’un simple cours d’eau, est une formidable curiosité naturelle. Le long de ses berges s’égrènent des sites historiques et d'intérêt culturel, - tels Anianes, Saint-Guilhem-le-Désert... -, et des monuments remarquables, des barrages hydrauliques et des bases nautiques...

Un petit patrimoine, témoin séculaire d’un territoire voué à la culture de la vigne et de l’olivier, - près de 3000 exploitations agricoles -, retrace le passé, représente le présent et préfigure l’ave­nir de toute une région aux mille visages.

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13:24 Écrit par catalan66270 dans Voyage en Terres Héraultaises | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : languedoc-roussillon, hérault, fleuve | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

La vallée de la Buèges. Oasis au pied de la Séranne.

Paigairolles de Buèges, Saint André de Buèges et Saint Jean de Buèges, trois villages héraultais pleins de charme et imprégnés d'histoire...

Au pied de la Séranne, rempart naturel haut de 700 à 900 mètres derrière lequel s'étend le causse du Larzac, entourés de garrigues parfumées, trois villages, pleins de charme et imprégnés d'histoire, invitent à de belles et longues randonnées journalières.

Les vestiges du passé attestent d'une longue occupation de la vallée. Dolmens et menhirs, cercles de mégalithes mystérieux, vestiges de tombes de l'âge de pierre renvoient à la riche période préhistorique des causses que les vents jamais n'abandonnent. Les moines bénédictins des abbayes d'Aniane et de Gellone, - Saint Guillem le désert -, y fondèrent prieurés et églises romanes dès le Haut Moyen-Âge. Les nombreuses terrasses, puits et capitelles témoignent du labeur des paysans bouillonnants et pugnaces qui ont trouvé, au cours des siècles, dans la culture de la vigne et de l'olivier, l'essentiel de leurs ressources.

Dès la fin du XVIII° siècle, se développent la production de verre, la briquèterie, les fours à chaux et l'élevage du vers à soie.

 

La montagne de la Séranne

 

Longue de près de 25km, l'imposante barrière calcaire qui s'est formée sur une barrière de corail, domine, au Roc Blanc, à 942m d'altitude toute la région. Le Pic Saint Baudille, 842 mètres, surmonté d'un pylône-antenne assurant la télédiffusion pour une vaste partie de l'Hérault, en marque son extrémité Sud.

Paradis des amoureux de la nature et des grands espaces, les sentiers de randonnées, la sillonnant, sont nombreux et les balades de toute beauté. Le long des crêtes, la vue s'étend des salins d'Aïgues Mortes aux étangs littoraux, au Mont Aigoual et aux grands causses, au Nord, annonciateurs des premiers contreforts du Massif Central. Par temps clair, il n'est pas rare d'apercevoir le Mont Ventoux, le Canigou et les Albères.

 

Les sources de la Buègues.

 

La source de la Buèges qui a donné son nom à la vallée, est à l'écart du monde. Site rafraîchissant, et apaisant, un havre de paix et un petit coin de paradis à deux lieux du pittoresque village de Pégai­rolles de Buèges et de son hameau de Méjanel, le promeneur en jouit comme d'une vue de carte postale.

Résultat de la filtration que subit l’eau au coeur du massif de la Séranne, ses eaux sont turquoises et limpides. Point de départ et d’arrivée de nombreuses randonnées au coeur de la Séranne, la source de la Buèges est un site idéal pour goûter à la fraicheur d'une oasis de verdure détonnant avec le jaune des causses brûlés par le soleil.

 

La rivière Buèges.

 

La Buèges, étirée au coeur d'une profonde dépression, est une petite rivière issue des tréfonds des calcaires, prend sa source à partir d'une grande résurgence karstique. Cette eau de source est pure et fraîche toute l'année.

La Buèges, dont les rives renforcées par d'anciens endiguements délimitant les jardins, est traversée par d'anciens passages à gué autrefois indispensables. Plus loin sur le cours d'eau, s'échelonnent d'innombrables cascatelles de tuf qui, çà et là de par leur disposition et leur agencement harmonieux, créent une multi-tude de petits bassins, sorte de « gours » invitant à la baignade.

Comme nombres de rivières karstiques, la Buèges disparaît après quelques kilomètres en s'infiltrant à nouveau dans la roche calcaire poreuse, pour ne réapparaitre qu'en bordure de l'Hérault. Dans un repli discret et à la base d’une retombée du plateau du causse de la Celle entaillée par de vastes ravins, une dizaine de petites sources, les « Cents Fontaines » naissent, éparpillées sur plusieurs centaines de mètres.

 

Pégairolles de Buèges.

 

Fièrement campé sur un piton rocheux, le village médiéval est dominé par les vestiges de son château du XII° siècle dont il ne reste que la tour donjon. Véritable nid d'aigle, il contrôlait l'entrée de la vallée et représentait un poste de surveillance installé à la limite de trois comtés et de trois diocèses.

Son église paroissiale, ancienne chapelle castrale est un petit édifice à nef unique, sans chapelle Elle est encastrée dans le roc alors que son abside semi-circulaire domine le sol extérieur de plusieurs mètres. Elle constituait, de ce fait, une sorte de tour participant à la défense de l'enceinte extérieure du château.

Les ruelles caladées s'enroulent et se déroulent en épousant les formes des rochers. Elles sont bordées de maisons traditionnelles sachant garder leurs secrets.

 

Saint André de Buèges.

 

A Saint André de Buèges, l'habitat est dispersé dans des mas dont certains sont d'origine antique tel le mas Bombequiols, une bastide médiévale du XI° siècle.

Son église, témoin remarquable du premier art roman languedocien, est mentionnée dès l'an 804. Néanmoins, construit par les moines bénédictins de l’abbaye d’Aniane, lors de leurs entreprises de défrichement et d’évangélisation de la vallée, l’édifice primitif qui était situé au cœur d’une villa, a disparu au profit de l’actuel.

L'église Saint André, remarquable d'élégance, possède une nef de trois travées terminée par une abside en cul-de-four. Elle se caractérise par un portail, des arcatures, des dents d'engrenage et une corniche moulurée d'un listel et d'un cavet, témoins des lignes pures originelles de l'architecture lombarde.

 

Saint Jean de Buèges.

 

La vallée toute entière se découvre avec émerveillement.

Au pied du Roc Tras Castel, le village, en étroites ruelles sinueuses, grimpe à l'assaut de la pente, protégé par son château féodal, du XII° au XIV° siècles, orné d'un donjon carré, de belles tours et d'un corps de logis à baies à meneau.

Plus bas, l'église à nef romane à trois travées et une travée de chœur, joue de la pierre froide, gris bleuté, éclatée au pic, et de la chaleur du tuf. Deux clochers surmontent l’édifice cultuel : l’un, massif et agrémenté d’un campanile, l'autre coiffé d’une flèche, dit clocher des pénitents.

Le sol et le climat propice, alliés au savoir-faire ancestral offrent des vins aux bouquets subtils, des olives et une viande qui laissent, sur le palais, les agréables sensations d'un soleil parfumé aux senteurs du Midi..

 

Raymond Matabosch

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Caunes Minervois, cité fortifiée. Capitale du marbre incarnat.

Situé à 20 km au nord-est de Carcassonne, en pays d'Aude, Caunes-Minervois est installé, au contact de la plaine viticole du Minervois qu'il surplombe du haut de ses 503 mètres, sur le versant méridional de la Montagne Noire. Proche de la Méditerranée, environné de vignobles et de garrigues que traversent les drailles empruntées, autrefois, par les troupeaux transhumants, son micro-climat est propice à l'élaboration de ses fameux vins A.O.C. « Minervois. »



Surtout connu pour son abbaye bénédictine Saint-Pierre et Saint-Paul, son abbatiale, son cloître et sa crypte, ses ruelles étroites et ses maisons médiévales et Renaissance, le village est aussi célèbre pour ses carrières de marbre qui ont servi à la construction du château de Versailles, du Trianon, de l'Opéra de Paris... Son toponyme, « Caunes », en occitan « cauna » signifiant creux, cavité, grotte, aven..., est lié à la présence de nombreuses grottes dans les falaises un peu au Nord du Village.

 

Le Village de Caunes-Minervois est construit autour de son Abbaye.

 

La cité de Caunes-Minervois est née autour de son monastère, sur la rive gauche de l'Argent Double, à la sortie des gorges de ce petit affluent de l'Aude. L’Abbaye bénédictine et ses deux clo­ chers fut fondée, en 780, par l’abbé Anian, ami de Saint-Benoît d’Aniane, sur un ancien domaine agricole gallo-romain , la « villae Bufintis. » La construction de l'abbatiale, consacrée en 791, et des premiers bâtiments conventuels s'étira sur une vingtaine d'années.

 

 

Emplacée loin de la vie des hommes, les ouvriers bâtisseurs, majoritairement itinérants, avaient construit des maisons paysannes en bois et à colombages autour du chantier en érection. A la fin des travaux bon nombre d'entre eux se sédentarisèrent, créant la première alvéole du bourg actuel. En 982, de nombreux pèlerins vinrent faire, à Caunes Minervois, des offrandes aux Saints martyrs Amand, Luce, Alexandre et Audalde, dont les des ossements de l’époque romaine avaient été découverts dans un champ hors de l’enceinte du village, près de la rivière et du pont. Ils y célébrèrent leur culte qui demeure toujours intact, et s'installèrent dans le village.

 

Le village de Caunes-Minervois, cité fortifiée.

 

 

Aux portes des gorges de l'Argent Double, réminiscences d'un passé moyenâgeux tumultueux ponctué par les invasions normandes, les troubles de la sanglante croisade des Albigeois et les incursions ravageuses du Duc de Joyeuse, Caunes-Minervois est un village fortifié. L'abbaye était délimitée, au sud et à l'ouest, par un fossé et des remparts, ponctués de portes, qui entouraient toute la cité. Une puissante muraille, dont certains tronçons sont encore visibles, la protégeait à l'est et au Nord.

 

 

Caunes Minervois, village au riche patrimoine historique, architectural et culturel, a conservé une splendeur d'un autre temps. Son église paroissiale, ancienne abbatiale, est classée monument historique depuis 1916 et les bâtiments monastiques le sont depuis 1948. Ses ruelles anciennes recellent mille trésors et la nature qui l'entoure, vignes, garrigues, forêts..., pérennisée, a conquis toutes ses valeurs floristiques et faunistiques.

 

Le monument conventuel et l'abbatiale de Caunes Minervois.


 

Présentant toutes les formes d'architecture, là résidant son originalité, l’abbaye de Caunes-Minervois est la seule abbaye du Pays Cathare à posséder une crypte, vestiges de la première église carolingienne, ouverte au public. Les galeries de son cloître, érigé, au XVII°siècle, sur les souches d’un cloître médiéval, se caractérisent par une grande sobriété. Les bâtiments conventuels, cuisine et réfectoire au rez-de-chaussée et cellules monacales réparties sur les niveaux supérieurs, abritent trois expositions permanentes et des salles d’expositions temporaires.

 

 

 

L'abbatiale est réputée pour son chevet, fleuron d'art roman méridional, et pour son marbre rose provenant des carrières du Roy exploitées depuis l'époque romaine. Reconstruite au XIV° siècle et voûtée en briques, en 1770, comprend sept travées flanquée de chapelles latérales. De grandes baies gothiques,au sud, et des vitraux ornant son abside, l'éclairent de mille feux. Et son portail sculpté, du début du XIII° siècle, comporte des chapiteaux historiés

 

Le village de Caunes Minervois, véritable joyau d'architecture en Languedoc.

 

 

Caunes Minervois est un dédale de ruelles nimbées par une kyrielle de tours, de terrasses, de fontaines... et de façades ornées de nombreux éléments architecturaux datant du XV° au XVIII° siècle. Son patrimoine historique, sculptural et plastique est hors du commun synthétisé par les façades et les pignons et toitures sur rue de la maison Etienne Vidal du XIV°. Des monuments plus récents témoignent d’un savoir faire ancestral et de traditions en voie de disparition, tels la chapelle du crucifix, les vieux lavoirs, le béal...

L’hôtel d’Alibert, de style Renaissance, s’optimise autour d’une cour parée, en son centre, d'un puits à baldaquin de trois colonnettes, de deux tourelles abritant chacune un escalier à vis. Son alter égo, l’hôtel Sicard est, lui, regorgeant de fenêtres à meneaux simples et croisées, d’ouvertures en plein cintre et de fenêtres d’angle.

 

Chemin de fer et tramway, notoriété reconnue de Caunes Minervois.


 

De 1887 à 1969, date de sa fermeture, Caunes Minervois étant le terminus, a été desservi par une ligne de chemin de fer le reliant à Moux où elle se greffait à la ligne Toulouse-Carcassonne-Narbonne. La ligne, surnommée la « ligne des cigales », servait au transport des voyageurs et du marbre extrait dans les carrières caunoises.

Les Tramways à vapeur de l'Aude, par une ligne à écartement métrique, ont assuré une liaison Carcassonne-Caunes de 1901 à 1932 prolongée jusqu'à Lézignan en 1910. Bizarreries des administrations, les deux gares, simplement séparées par une rue, se faisaient face.

 

Autres points d'intérêt sur le territoire communal de Caunes Minervois.

 

Sur les hauteurs de Caunes, la chapelle Notre Dame du Cros, d'origine romane, fondée en l'an 900, se terre dans un décor grandiose d'escarpements et de barres calcaires arborées. Sous le porche, juste au dessus de la tombe de l'ermite Joseph Chiron, une statue de la Vierge à l'enfant accueille les visiteurs. Le sanctuaire fait l’objet d’une procession annuelle le 8 septembre.

La Carrière du Roy est l’ancienne carrière de marbre incarnat rouge et blanc, déjà exploitée à l'époque romaine, qui a fait la renommée du village de Caunes à Versailles. Elle se trouve en surplomb au-dessus de la vallée du Cros, une vallée encaissée, bordée de hautes ravines karstiques et drapée d’une riche forêt de pins.

 

 

 

Au Nord de Caunes-Minervois, sur les flancs des falaises calcaires creusées par l’Argent Double, se nichent des grottes, qui ont fait office d’habitat au Néolithique et lors de la Croisade des Albigeois. Un pont réputé romain, certainement médiéval, traverse la rivière en ce lieu.

11:15 Écrit par catalan66270 dans Voyage en Terres Cathares | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : languedoc-roussillon, aude, caunes minervois | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Énigme à Saint-Salvayre. Escale sur le chemin des menhirs.

Dans la vallée de l'Aude, sur le chemin de Vendémies, le village pastoral de Saint Salvayre domine, du haut de ses 750 mètres, la station thermale d'Alet les Bains. Lié à l'histoire monastique de cette ville, l'ancien grenier à blé de l'abbaye bénédictine Sainte Marie d'Aleth, recèle, en ses murs, un singulier sanctuaire médiéval.



Suivant la tradition et la légende, cette église aurait été construite avec des pierres provenant de l'église abbatiale aletoise pillée et détruite par les Huguenots à nombreuses reprises entre 1573 et 1577. De nombreux arcanes cabalistiques et mystiques entourent cette chapelle et ses environs. Est-ce le fait du passage, en ces lieux de l'abbé Saunière ? Pour certains érudits mi-mathématiciens, mi-ésotériques, l’ostentatoire simplicité de l'édifice cultuel cache, même, un de ces bâtiments ambigus et équivoques dont les compagnons bâtisseurs, du Moyen-Âge avaient le secret.

 

La chapelle de Saint-Salvayre : une escale sur le chemin de l'étrange.



Le visiteur ne peut que remarquer, à son arrivée dans le hameau, les sculptures anthropomorphiques, lycanthropiques et zoomorphiques qui rehaussent la partie sommitale de chacun des angles de la chapelle. Elles sont au nombre de huit et sont classées aux Monuments historiques.

Leurs regards patibulaires, bouffons, farceurs et suppôts à la fois, semblent rester posés, en permanence, sur lui, le scrutant et le surveillant tout le temps de ses déplacements autour de l'édifice.

 

La symbolisation des guides et des gardiens spirituels.



Dans la croyance populaire, les guides spirituels accompagnent les hommes et les gouvernent tout au long de leur vie et même après. Il n'est donc pas rare que les sanctuaires soient souvent gardés par un ou plusieurs guides que l’imagerie moyenâgeuse désignait comme étant des « gardiens du seuil. »

Le site de Saint Salvayre s'inscrivant sur le lieu-dit « l’Hommé mort », un lieu situé au-delà dans la symbolique, il peut-être admis que ces fameux gardiens soient représentés par les huit têtes sculptées. Il existait une neuvième tête, « la tête du Sauveur », qui était l'objet d'une procession annuelle pour les habitants d'Alet. L'un justifierait-il l'autre ?

 

L’église en forme de croix symétrique inscrite dans un rectangle.



Bâtie sur la forme d'une croix aux quatre bras symétriques, son plan architectural est de conception assez simpliste. Son appareillage, en moellons non équarris de pierres du pays, est assez rustique. Au différent, les angles et les encadrements des ouvertures sont en pierre de taille.

Des spéculateurs érudits d'ésotérisme et de symbolisme voyant que la nef et le transept forment une crux quadrata, ont énoncé le postulat d'une construction de l'édifice à partir d’un « rectangle résultant de l'assemblage de cinq carrés congruents » et en ont attribué la conception à l'ethnie des Cagots(1).

 

La sobriété : caractère dominant de l'église de Saint-Salvayre.



Ses murs intérieurs sont appareillés, de même que le sont ses façades extérieures, en gros moellons, équarris grossièrement, et son plafond est en arc ogival. Les voûtes et leurs arrêtes sont, par contre, en belle pierre de taille de toute évidence de remploi.

Le mobilier, en nombre restreint, qui se trouve dans l'église n'a que peu de valeur. Ce dénuement, volontaire ou conséquence de vols et de pillages, souligne une impression de pureté et de mortification de ce lieu cultuel.

 

Les modillons sculptés remarquables par la créativité des imagiers et la richesse des thèmes.



Aux huit angles de la croix grecque, formés par la couverture du toit en tuiles romaines, de magnifiques corbeaux sculptés sont scellés dans la maçonnerie. L'un représente une tête d'animal avec un groin plus qu'un museau et des cornes, lui donnant identification de bovidé. Un second, au travail sculptural plus soigné, matérialise une tête d'homme moustachu diffusant une étonnante sensation de vérité et de naturel... Et, alternance de zoomorphes, d'anthropomorphes et de lycanthropes, les uns les autres révélant un monde d'une extraordinaire diversité, où le fantastique se mêle au quotidien, et où l'imaginaire médiéval des imagiers se déploie en toute fantaisie, ainsi jusqu'au huitième...

et dernier... Le modillon reprend le symbolisme de la face d'une manticore(2), créature fantastique à visage humain, à crinière de lion et aux oreilles d'animal, qui surgit menaçante et scrutatrice, prête à bondir sur les intrus.

 

Ces pierres sculptées sont-elles des pierres de remploi ?



 

Deux thèses s'affrontent. La première est émise par le Docteur Boyer, membre de la société d'études scientifiques de l'Aude, qui s'appuie sur l'existence, près des grottes de Lavalette, de « ruines de la Vieille-Église du IX° siècle, pouvant livrer le secret de l’origine des sculptures romanes de l’église de Saint Salvayre » (Compte rendu d’une excursion à Saint Salvayre. - 1941 -)

La seconde émane des Monuments Historiques. Ces pierres sculptées proviendraient de l'Abbaye bénédictine Sainte Marie d'Aleth malmenée par les sarrasins, ravagée par le comte de Carcassonne, remaniée à l'époque gothique et ruinée par les Huguenots lors des Guerres de Religion...

Le seul point positif que l'on puisse retenir est que les sculptures zoomorphiques, lycanthropiques et anthropomorphiques sont datée de la période pré-romane.

 

Autres curiosité autour de l'église de Saint Salvayre.



Sur l'emprise territoriale du hameau, trois mégalithes, dont l'un situé à côté de l'Église, se dressent en bordure du plateau qui domine le ravin d’Arce. C'est une étrange pierre prismatique quadrangulaire légèrement penchée vers le Nord-Est comportant, à son sommet, le trou de scellement, pour certains, d’une croix qui le surmontait autrefois, pour d'autres, le socle de la personnification sculpturale de la « tête du Sauveur ».

A quelque distance en contre-bas des menhirs, sont les ruines de la tour d’Arce et, sur les pentes du ravin de Lavalette, deux grottes, dont l’une présente des traces de fortifications. Ces grottes ont été occupées par intermittence, au néolithique et ont servi d'abri, aux habitants d'Alet, lors des périodes troublées du Moyen-âge et durant les guerres de Religion.

 

Notes.


(1) Les Cagots constituaient ce que l'on a considéré longtemps comme une ethnie, vivant presque uniquement dans les Pyrénées. Tout comme les membres d'autres ethnies minoritaires, ils se virent dotés de traits physiques distinctifs, de véritables inscriptions iden­titaires...

(2) La manticore est une créature fantastique ayant le corps d'un lion, la tête d'un humain et une queue de scorpion ou de dragon, parfois dotée d'ailes de chauve-souris, capable de lancer des dards venimeux pour immobiliser sa proie. Son venin peut servir à diffé­rentes fins, telles endormir, rendre malade, contrôler, maudire... ou même tuer.

10:16 Écrit par catalan66270 dans Voyage en Terres Cathares | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : languedoc-roussillon, aude, alet les bains, saint salvayre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Les Oies sauvages

Les Oies sauvages
-Naga-uta et Haïbun -

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Extrait de Préface.

A écouter les autochtones nippons, la poésie japonaise est, de toutes les littératures est-asiatiques, - et qu'en dire de leurs maîtres? -, la forme littéraire la plus élaborée, la plus importante, la plus appréciable, la plus conséquente, la plus cruciale, la plus éminente, la plus essentielle, la plus fondamentale, la plus notable et la plus vitale, la mieux assimilée, la mieux composée, la mieux concoctée, la mieux digérée et la plus excellemment méditée, œuvrée, pensée, préparée, produite, du macrocosme poétique ikebanien, en outre, malgré la prolifération des romans dont seuls une infime minorité nécessite respect et reconnaissante, - que dire de la majorité bassement intellectualisée et la seule digne, tant les écrits sont exécrables, environ 10.000 publications, en France par an alors que 500 suffisent amplement, -... la forme la plus respectée et, d'autant plus, la plus lue, partout dans le monde.


"....................................."

 

Dans la littérature ancienne japonaise, on distinguait, traditionnellement deux grands types de poésie: La poésie dite japonaise « Waka » et la poésie chinoise, « kanshi » . Et c'est au X° Siècle que cette littérature acquit ses lettres de noblesse, cela d'autant plus que le japonais, en tant que langue écrite, avait fait son apparition.

La première anthologie poétique, « Le Man'yôshû », apparut au IX° Siècle. Compilée au cours du VIII° Siècle, elle est le plus ancien ouvrage entièrement composé en langue japonaise écrite en caractères chinois. Ce « recueil de dix mille feuilles » est non seule­ment l'ancêtre des nombreux florilèges de la poésie japonaise, il est aussi celui qui touche, le plus, la sensibilité des Japonais d'aujourd'hui qui éprouvent une sorte de nostalgie pour ce qu'ils appellent « le monde du Man.yôshû. »




Le livre Les oies sauvages. Naga-uta et Haïbun

07:20 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : nagaèuta, haïbun, poéqie, soleil-levant | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Les Quatre saisons

 


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Recueil de Haiku et de Haibun
avec kigo sur les cinq saisons japonaise
Le Printemps, l'Eté, l'Automne, l'Hiver
et le Nouvel An.



Illustrations: Raymond MATABOSCH




Extrait de Préface


Le haïku ne se contente pas de décrire les choses, il nécessite le détachement de l'auteur. Il est comme une sorte d'instantané. Il n'exclut cependant pas l'humour, les figures de style, mais tout cela doit être utilisé avec parcimonie. Il doit pouvoir se lire en une seule respiration. À voix haute, de préférence. Il incite à la réflexion. C'est au lecteur qu'il revient de se créer sa propre image. Ainsi, le haïku ne doit pas décrire mais évoquer. Plutôt qu'une phrase répartie sur trois lignes, le haïku procède par une notion de césure, le kireji. La principale difficulté pour les haïkistes français est de retrouver une notion de flou qui est plus appropriée à la langue japonaise, qui n'utilise pas autant d'articles ou de conjugaisons que le français. Des débats ont également lieu pour tenter de donner des pistes sur la ponctuation. Des tirets, des espaces ou signes d'ondulation paraissent le mieux s'approcher de la façon d'écrire très sobre des japonais....


Le livre Les Quatre saisons

07:15 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïku; poésie, soleil-levant | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Mélodie en si majeur

Mélodie en si majeur.
- Naga-uta -

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Extraits de Préface


Sa plume acérée ne dormant que d'un œil et sa fibre poétique que d'une corde, Raymond Matabosch écrit des poèmes mélodiques et des mélodies poétiques. Certains parlent du mal de vivre et certaines chantent la vie à pleine main, certains ont l'amère nostalgie d'amours perdus, certaines l'espoir des lendemains heureux...Ses poésies élégiaques douces-amères au bout de ses doigts fébriles, il part promener son talent aux quatre coins du monde lisant, en leur cœur, l'âme chagrine des femmes,,,

Anne Stryzak

Le livre Mélodie en si majeur

 

07:10 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : naga-uta, poésie, soleil levant | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25 janvier 2010

Terre des hommes. Tome II.

Terre des Hommes. Tome II

-  Deux études géologiques. -


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Extraits de préface.

Sismologie

et volcanologie

en Roussillon.



........ (extraits)

... Agir ainsi est une erreur gravissime car, masquant la vérité, probablement dans un but mercantile d'urbanisation à outrance, -"qu'adviendrait-il si un tremblement de terre se produisait dans l'Océan Indien, à Sumatra, en Thaïlande, en Inde..., ou en Mer Méditerranée, déclanchant un tsunami? Je ne voudrais pas faire de catastrophisme mais, suivant les constatations que j'ai pu faire, nous sommes réellement aux portes d'une telle éventualité. En effet, des signes évidents d'un futur séisme à grande échelle, sous 8 jours, 15 jours, 1 mois au plus, apparaissent tant en Méditerranée qu'en Océan Indien et les autorités doivent en prendre conscience et prendre toutes les précautions qui s'en imposent tant il est imminent. Et je tiens tous mes relevés à votre disposition, ainsi que mes conclusions, si vous êtes désireux de les consulter"-, par celà multipliant les profits, une urbanisation à outrance qui alourdit la charge et pèse, par ses millions de tonnes de béton, de macadam, etc..., sur la croûte terrestre dure, certes, mais très fragile...

..................................

... Le pechblende est un minerai d'uranium et, dans d'infimes proportions, du radium et des acténides, -actinium, thorium...- La présence de granite, près d'une souche ou d'un filon de pechblende, provoque la scission des atomes, -réaction nucléaire-, et, à partir de la 6° scission, il se produit l'émission d'un gaz, le radon, qui s'accumule dans les failles souterraines et, par diverses mutations naturelles, pouvant produire des gaz radioactifs, le radon 222, le radon 220 ou thoron, le radon 219 ou actinon., etc... De même, par les effets pervers du granite au contact du pechblende, l'uranium y contenu peut se transformer en fluor U.F., produit de base pour obtenir de l'uranium 235 et de l'uranium 238, et, par une série de transmutations minérales, du plomb 206, tous produits radioactif à haute nocivité. Suite à de nombreuses prises de mesures, en zones granitiques, sur le pourcentage de radioactivité naturelle, "l'on" constate que ce taux est en constante évolution, certains terrains contenant des doses excessives, proches, égales ou supérieurs à 2.000 becquerels faisant que certaines terres habitables ou habitées sont pratiquement assises sur de véritables "piles nucléaires", l'irradiation y étant forte et démesurée en regard des normes requises.

..................................

... Perpignan le 15 Décembre 2004...
... Raymond MATABOSCH




Les argiles gonflantes.

III. De la climatologie.



........ (extraits)

... « Pas plus que je ne vous assommerai avec les saisons solaires, des saisons cosmologiques, -glaciation, chaud-humide, sécheresse-désertification et froid-humide-, qui, ne vous en déplaise, ne se calculent plus en trimestres, -ou à plus ou moins 90 jours-, mais qui s'étagent tous les 10/11.000 ans environ, elles mêmes affectées au niveau d'un super, puis d'un hyper système solaire...et enfin du système galactique, conséquence d'un triple effet de rotation animant tous les éléments qui composent l'univers. En effet, chaque planète, chaque satellite et chaque astre, pivot de chaque système, tournent sur eux-mêmes, dans un plan horizontal, -détermination des jours-, et dans un plan vertical, -déplacement et renversement des pôles-, et autour d'un régulateur central, -détermination des saisons et des années-, à des vitesses différentes. Il en est ainsi, dans notre système solaire, pour la Lune, satellite naturel de la Terre; pour Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptuné, et tous leurs satellites ou Lunes; pour Pluton, Cérés, Eris..., planètes naines; et pour le Soleil, une étoile parmi des milliards et des milliards qui peuplent l'univers, lui même satellite naturel d'un super soleil, pivot central d'un super système solaire, lui-même satellite d'un hyper pivot, etc..., dans notre Galaxie qui comprend quelques 200 milliards d'étoiles, -donc quelques 200 milliards de systèmes solaires- et, au moins, 1.000 milliards de planètes.

..................................

... « Nous sommes rentrés depuis environ 9 à 10.000 ans, dans la saison du système solaire "chaud-humide", semblable, en quelque sorte au printemps terrestre, avec les conséquences qui en découlent:
« 1°. Inondations, des exemples nous en sont fournis un peu partout en France, en Europe et dans le monde, bien évidemment en Laguedoc-Roussillon, région dans laquelle nous sommes. Au cours des quatre dernières années, Estagel, la Salanque,... dans les Pyrénées Orientales, l'Aude, l'Hérault, le Gard, la Lozère, et, à nouveau, l'Hérault et le Gard, et encore le Gard, etc...
« 2° Tempêtes, cyclones, ouragans, tornades, etc..., avec des vitesses venteuses sans commune connaissance avec celles qui sévissent, présentement, sur le territoire national, voire européen, avec des vents tournoyants, tourbillonnants, violents, soufflant à des vitesses excessives, souvent supérieures à 200/250 kilomètres/heure, tant bien même égales ou supérieures à 300/350 Kilomètres/heure.
« 3°. Multiplication des phènomènes du type "El Niňo."
« 4° etc... etc... »

... toutes choses annonciatrices de la saison solaire "sécheresse-désertification"... déja engagée... et, par pitié, qu'on ne nous parle pas que la pollution, elle n'étant qu'un accélérateur ténu, -100 ans maximum sur environ 10/11.000 ans que dure une saison solaire-, soit cause du réchauffement planétaire...

..................................

... En fait, nous arrivons au terme du printemps solaire, avec ses températures clémentes mais estivales si nous les comparons aux étés terrestres, et nous nous approchons, à grands pas, de l'été solaire. Un seul mot pour en dire qu'elles en sont ses conséquences pour une bonne partie du territoire français: ni plus ni moins que le désert saharien, -à plus ou moins brève échéance, environ mille ans-, ce tel qu'il en a pû en être, entre autres terres celles du Roussillon et des Pyrénées Orientales, il y a environ 30 à 32 mille ans...

... Le SOLER le 27 Octobre 2004...
... Raymond MATABOSCH


Le livre Terre des hommes. Tome II.

18:55 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : géologie, volcanisme, sismologie, pyrénées orientales, catalogne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Ombra e luce

Illustrations:

Couverture: Raymond MATABOSCH. ©

Huiles, crayons et encres : Raymond MATABOSCH. ©



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Au fil de mes pérégrinations,
quelques Haïku et Tanka en trilingue,
Italien, français et portugais.



Sedendo al sole

su un posto deserto,

faccia all'ospedale.



Assise au soleil

sur une place déserte,

face à l'hôpital.



Sentando ao sol

sobre o lugar déserte,

em frente ao hospital.




Le livre Ombra e luce

18:51 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : publications, haïku, tanka, trilingue, talien, français, portugais | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Perle de Cristal



Illustrations: Béatrice-Anne de La Mare © Copyrigth 2007.




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Illustrations : Béatrice-Anne de La Mare . ©

Préface : Claudéa Vossbeck-L'hoëst




Perles de cristal,

perles couleur des saisons d’une vie.

Enchaînements d’associations déchaînées

 

Est-ce d’avoir lu la nouvelle de John Steinbeckn The Pearl, ou La Perle, qui entraîne, à la lecture des Perles de Cristal de Raymond Matabosch, autant d’émotions que d’associations mettant en parallèle la noyade de l’individu dans la corruption de masse?

Les associations en effet s’imposent d’elles-mêmes: les aspirations au bonheur de l’homme dans la contemplation des limites de sa condition. La révolte de l’homme face au choc de sa confrontation avec des motivations contradictoires. La solitude du chercheur qui se trouve rejeté par son entourage qui le jalouse. Tout ceci cristallisé en un seul objet: une perle.

Perle. Mot riche en connotations et associations. Se développant à l’abri des regards, au profond de l’eau, de la mer, berceau de nos inconscients, au coeur d’une coquille protectrice, une perle est réaction, absorption, cicatrisation d’une blessure, refoulement de l’agression dans un processus de sublimation. Sa rondeur a su absorber la blessure et en constitue la mémoire. La poésie serait-elle, telle une perle, la sublimation de souffrances à quelque niveau que ce soit, au profond de la sensibilité du poète?

Perles. Mot qui fait jaillir les images de bijoux, de belles femmes, et l’idée du dur labeur des pêcheurs de perles. Mot qui entraîne les qualificatifs de précieuses, naturelles, brutes ou raffinées. Il y en a de toutes sortes. Elles peuvent être sélectionnées pour une parure homogène, ou combinées plus librement, plus naturelle-ment, dans toute leur variété vive d’expression.

Tel est l’enchaînement de haïkus, alignements de formes métriques, rondes en elles mêmes du fait de l’image ou d’un ressenti, enrobées dans une ronde régularité de rythmes et de règles.

Telle une parure de perles naturelles, irrégulières, on ne saurait ici parler de simple agrément des sens: toute la richesse d’ex-pression réside dans sa variété, tant au niveau de l’incident qui provoque la réaction, qu’au niveau de la forme et de l’aspect que revêt cette dernière.

Les plus belles parures sont celles qui savent associer le régulier à la variation, l’élément attendu à celui qui surprend, marier les opposés, la matière dite noble, miroir des aspirations, à celle rugueuse exprimant les racines de l’être, les bases de la vie, les lois de la nature.

Pour ce recueil, Raymond Matabosch, poète au cuir tanné, a su séduire avec sa plume d’une rugosité raffinée le regard coloré de la jeune artiste peintre Béatrice Anne. Avec ses peintures qui parsèment le recueil, de petites fenêtres d’espoir d’un monde meilleur peut-être, ouvert à l’expression du ressenti surement, s’ouvrent partout dans les pages du poète et apportent une interprétation par ici, une variation par là, et si souvent une modulation du thème avec changement du mode mineur en mode majeur.

Dans leur Déclaration, lancée au Sénat de la République le 21 septembre 2007, les poètes réunis lors du 1er Festival International de la poésie, à Paris, ont souligné que, selon leur vision, la parole poétique « s’oppose aux injustices sociales et aux diverses formes d’exclusion », qu’elle est « engagée… se lève contre la dégradation de l’environnement, de la biodiversité, et les menaces qui pèsent sur les différents écosystèmes qui constituent un bien commun de l’humanité ». Comparés à ces résolutions, les écrite de Raymond Matabosch se révèlent ultramodernes dans leur engagement qui prend racine dans un mode d’expression qui a une tradition millénaire

La poésie de Raymond Matabosch n’est pas toujours mélodieuse à lire, pas toujours agréable à intégrer, pas toujours coulante à déguster, mais toujours engagée. A ce titre, maniant l’art d’une expression poétique millénaire, il s’intègre dans un développement artistique résolument contemporain assumant le grand écart entre richesse de contenu et simplicité du contenant, richesse du ressenti et précision concise de l’énoncé, expression claire et association ambiguë, forme polie et idées tranchantes.

Perles de cristal… La grande perle de Steinbeck… Le cristal…

La plus grande perle de cristal, n’est-ce pas une boule de cristal? Matière noble de par sa grande pureté, qui sait capter lumières, reflets et ombres et leur donner forme selon ses facettes. La boule en est le symbole le plus profond car sa surface sans facettes produit des reflets venant de sa profondeur. Si cette immense perle de cristal est synonyme d’expression de l’inconscient, les perles de cristal qu’offre Raymond Matabosch, seraient-elles autant de regards sur le monde, sur les émotions, sur l’homme, sur les événements, sur l’histoire, en connaissance inspirée?

 

Claudéa Vossbeck-L'hoëst




Le livre Perles de cristal. Haïku et Renga.

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23 janvier 2010

Les raisons du séisme en Haïti : 3/3 Le volcanisme dans les Grandes Antilles.

Suite de :

Les raisons du séisme en Haïti : 1/3 La plaque lithosphérique des Caraïbes.

Les raisons du séisme en Haïti : 2/3 L'île d'Hispaniola : Haïti et la République Dominicaine.

 

------------------------------------------------------ suite

 

volcan de la vigie.png

Volcan de la Vigie

 

Le volcanisme dans les Grandes Antilles.


Les Grandes Antilles, et les Antilles dans leur généralité, géopolitiquement, - et non géologiquement -, la différence étant d'importance, se situeraient dans un grand ensemble, « l'Espace Caraïbe », aux limites très floues, en fait indéterminées, car certains géographes le considèrent comme un sous-ensemble de l'Amérique du Sud ou de l'Amérique latine, d'autres de l'Amérique centrale ou, tant bien même, de l'Amérique du Nord. A l'identique, les limites de l'archipel des Antilles fluctuent au gré des conceptions des uns et des autres, des acceptations des chapelets d'îles à y intégrer ou à en exclure et, surtout, faisant fi de la géologie et de la tectonique des plaques, selon les aspirations édictées sur les plans décisionnels de politiques étatiques. Ainsi les limites de cet archipel s'étendent, avec des modulations et des variations circonstanciées, des stricts arcs insulaires interne et externe antillais, - les Grandes et les Petites Antilles(5) -, jusqu'à englober l'ensemble des îles tropicales, - les Grandes et les Petites Antilles, les Bahamas, les Îles Turques-et-Caïques et les Keys de Floride(6) -, émergeant sur la façade atlantique du super-continent américain.

Au plan géopolitique, - l'étude de la fabrication des espaces par la puissance et l'étude de la fabrication des espaces par le dépassement de la puissance -, une science récente mais, dans la pratique, qui a toujours existé et régné pour de nombreux stratèges, les Grandes Antilles se composent des îles de Cuba, de la Jamaïque, d'Hispaniola et de Porto Rico, avec, pour chacune, leurs dépendances îliennes, et, pour Hispaniola, les iles de la Tortue, de Saona, d'Alto Bello, de Béata, de la Vache, Grande Cayemite... et de Gonàve, pour les plus importantes. Mais..., au plan géologique et tectonique des plaques, l'Île de Cuba et ses dépendances, et l'Île de la Tortue, implantées sur la plaque lithosphérique Nord-américaine n'appartiennent ni au concept « plaque tectonique des Caraïbes » ni au paléo-arc insulaire des Grandes Antilles. Au différent, les Îles Vierges, incluses dans les Petites Antilles, leurs soubassements étant activés lors de la formation du paléo arc, devraient y être adjointes.

Carte des Grandes Antilles.

C'est vers 180 à 150 Millions d'années, avec l'ouverture de l'Océan Pacifique que la plaque tectonique des Caraïbes, composée de plusieurs terranes(7), et après elle, celles de Panama, de Nazca, des Cocos, de Juan de Fuca et, probablement, deux ou trois autres, par absence de repaires tangibles, dans l'impossibilité de les définir, se sont détachées du super-continent « La Pangée. » Parallèlement, vers 130 à 120 Millions, avec l'ouverture de l'Océan Atlantique Nord, la plaque Nord-américaine s'est désolidarisée du continent euraméricain -, et vers 90 à 70 Millions d'années, avec l'ouverture de l'Océan Atlantique Sud, la plaque Sud-américaine s'est séparée du continent Afro-américain. C'est au Crétacé inférieur, Albien-Aptien, - 125 à 99,6 Millions d'années -, la plaque des Caraïbes se dirigeant vers l'Est, celle Nord-américaine subductante, une vitesse de déplacement de 2,5 centimètres/an, vers l'Ouest/Ouest-Nord-Ouest, que se forme, à leur contact, sur un quartier de croûte océanique limitrophe subordonnée à une tectonique polyphasée, le paléo arc insulaire d'Haïti comprenant les îles de la Jamaïque, d'Hispaniola et de Porto Rico, et, dans un deuxième temps, activant les soubassements des îles Vierges. Ce volcanisme de subduction perdure jusqu'à la fin du Crétacé supérieur, Maestrichtien, - 70,6 à 65,5 Millions d'années -.

Ce volcanisme reprend activité, au Paléogène, quand la plaque Sud-américaine se déplaçant, vitesse de 2,9 centimètres /an, dans une direction Ouest-Nord-Ouest, rentre réellement en contact, avec les marges Sud et Est de la plaque lithosphérique des Caraïbes, de l’éocène à l'oligocène, - 55,8 à 23,3 Millions d’années -, donnant naissance à l'Arc extérieur insulaire des Petites Antilles, - du Nord au Sud : Sombrero, Antiguilla, Saint Martin, Saint Barthélémy, Barbuda, Antigue, Grande-Terre, Marie-Galante, Sainte Lucie, Saint Vincent, les Grenadines, Grenade. -. Au miocène supérieur, - 11,6 à 5,3 Millions d’années, le front Est de la plaque Caraïbe, sous la poussée de la plaque Sud-américaine, percutant la plaque Nord-américaine se retrouve en situation d’extension et, ne pouvant plus continuer son déplacement vers l'Est, des accidents majeurs tranverses se produisent. Lors, poussée par la plaque Sud-américaine, la plaque des Caraïbes, littéralement prise en étau entre les deux masses continentales, inverse, vers l'Ouest-Nord-Ouest, à la vitesse lente de 1,1 centimètre/an, son déplacement. Parallèlement à la formation de l'arc interne des Petites Antilles, - du Nord au Sud, Saba, Saint Eustache, Saint Christophe, Névis, Montserrat, Guadeloupe, les Saintes, Dominique -, le volcanisme se réactive dans le paléo arc insulaire des Grandes Antilles et continue jusqu'au Pliocène, - 5,33 à 1,81 Millions d'années -, date à laquelle il rentre en sommeil. Aussi n'est-il pas douter qu'au vu de la configuration, marges de plaques tectoniques coulissant avec une amplitude décrochante, de type subduction, de 2 centimètres/an, dans une région dite « transformante » sénestre, d'importants bouleversements, certains de type paroxismiques, se sont déroulés depuis la formation du paléo arc des Grandes Antilles : accrétion, affaissements des soubassements, fusion du manteau et volcanisme gris, explosif et dangereux, effondrement des cônes et cirques concentriques, - ou caldeiras -, etc...


Le volcanisme sur l'île d'Hispaniola.


L'histoire géologique de l'île d'Hispaniola, en regard de la nature et de la structure de ses soubassements et de son sous-sol, typiques d'un arc insulaire, et de lambeaux de terranes et de croûte panthalasséenne(8) soumis à une tectonique à phases multiples, peut être tracée, grossièrement, en quatre étapes.

Carte physique de l'île d'Hispaniola corsetée dans une zone transformante, en bleu, à connotation subduction, en gris, et cisaillée par des marges de terranes, en jaune, et deux failles actives, en rouge.

Au Mésozoïque, - 251 à 65,5 Millions d'années -, à partir du Crétacé inférieur, - 145,5 à 99,6 Millions d'années -, et plus spécifiquement de l'Albien-Aptien, - 125 à 99,6 Millions d'années -, au Maestrichtien, - 70,6 à 65,5 Millions d'années -. deux systèmes distincts disjoints existaient et fonctionnaient autour de l'île actuelle d'Hispaniola.

Le premier de ces systèmes, posé et édifié, sur un socle amphibolitique et ultrabasique, était un ensemble de type « arc insulaire » composé d'un chapelet d'îles courant depuis la Nord de la Jamaïque jusqu'au Nord de Porto Rico et probablement au delà vers les îles Vierges. Pour Hispaniola, cet ensemble déterminait au moins deux îles, l'actuel Massif du Nord, d'une part, et, d'autre part, l'actuelle presqu'île ou péninsule de Samaná. Cet ensemble, sous la forme d'une pile volcano-sédimentaire; du Crétacé, - 145,5 à 65,5 Millions d'années -, estimée à plusieurs milliers de mètres d'épaisseur, est appelé, en République Dominicaine, « Formacion Duarte. » En outre, il est affecté par un plutonisme polyphasé particularisé par la présence de roches intrusives et de plutons granodioritiques et dioritiques.

Le second de ces systèmes, de type « crôute océanique » constituait, - et constitue toujours -, un lambeau du plancher de la Mer des Caraïbes. Il montre, tant dans le Massif Central que dans le Massif Méridional, massifs constituant deux terranes distinctes caractérisées par des séquences, - certaines en pillow lavas -, de basaltes inter-stratifiés avec des calcaires pélagiques, des grès siliceux, des sédiments détritiques..., une conformité tholéïtique apanage d'un contexte océanique de type « MORB(9). » De nombreux dykes de dolérites, datés du Campanien-Maestrichtien, - 83,5 à 65,5 Millions d'années -, confirment l'épisode volcanique qui contribua à la formation de trois édifices îliens, deux supportant le Massif Central, le troisième, le Massif Méridional.

En conservant les contours actuels, l'île d'Hispaniola au Paléocène : Essai de reconstitution,

Au début du Paléocène, - 65,5 à 23 Millions d'années -, du Paléocène supérieur, - Thanétien 58,7 à 55,8 Millions d'années -, à l'Éocène moyen, - Lutétien-Bartonien, - 48,6 à 37,2 Millions d'années -, les trois ensembles océaniques se sont rapprochés de l'arc insulaire et ont, lors, connu une déformation similaire agrémentée de profonds dépôts par le fait que de nombreuses terranes, - terrane du Massif septentrional excepté la péninsule de Samaná, et les deux terranes supportant le Massif Central -, se sont rattachées installant une plate forme carbonatée. Cette première structuration, sous l'effet conjugué des plaques déformantes Nord-américaine subductante et des Caraïbes, d'une part, et des plaques déformantes des Andes du Nord et Sud-américaine et des Caraïbes subductante, était caractérisée d'une diversité volcanique, basaltes andésitiques et tufs basaltiques, tant dans le Massif septentrional, que dans les Massifs Central et Méridional.

L'ultime structuration, de l'île d'Hispaniola, avec le rapprochement final de l'édifice îlien portant le Massif Méridional, se produisit au Priabonien, - 37,2 à 33,9 Millions d'années -, dernière période de l'Éocène, - 55,8 à 33,9 Millions d'années -, qui permit l'individualisation des chaines montagneuses émergées servant, alors, combinées à un volcanisme de subduction andésitique très actif à l'Oligocène, - 33,9 à 23 Millions d'années -, de sources sédimentaires accélérant l'individualisation des bassins d'accrétion et amorçant leur comblement. Ces deux structurations sont dominées par un ensemble compliqué de plissements montagneux et les plus hauts sommets dépassent 3.000 mètres, culminant à 3.175 mètres, au Pico Duarte. De plus, le sud-ouest de l'île est zébré par deux bandes montagneuses principales, l'une au nord, parallèle au Massif Central, l'autre au sud, le Massif Méridional, encore séparées, au Miocène moyen, - 16 à 11,6 Millions d'années -, par un bras de mer découpant l'île d'Hispaniola en deux îles distinctes et, en trois, avec Samaná.

En conservant les contours actuels, l'île d'Hispaniola au Miocène, Samaná et le Massif Méridional étant encore des îles distinctes. Essai de reconstitution.

Au Miocène supérieur, - 11,6 à 5,3 Millions d'années -, alors que le Massif Central continuait son élévation, le volcanisme, basaltes alcalins en intercalation avec des roches sédimentaires détritiques et carbonatées, n'affectait que le Massif Méridional et, tout particulièrement, la chaîne des Matheux et les montagnes du Trou d'Eau. La structuration de l'île d'Hispaniola se poursuivit au Pliocène, - 5,3 à 1,8 Millions d'années -, et prit fin accompagné d'un volcanisme sous-saturé et la mise en place des derniers édifices, de type fissural avec d'importantes coulées de laves à caractère alcalin et de projections hyaloclastiques, encore en état de conservation, - la Vigie, Thomazeau... -, vers le milieu Pléistocène inférieur, - 1,8 à 1,5 Millions d'années -. Le bras de mer correspondant aux plaines du Cul-de-Sac et de Neiba, aux lacs Trou du caïman, Azueï et Enriquillo..., et à la lagune del Rincon, s'était alors comblé. Les étendues d'eau résiduelles, salées et sous le niveau de la mer, en sont des reliques.


En conclusion, que retenir de la situation géologique en l'île d'Hispaniola ?


La théorie de la Tectonique des plaques, bien que ses bases aient été établies dès le XVII° siècle, que l'astronome et météorologue allemand Alfred Wegener ait émit l’idée de la dérive des continents, en 1910, que l'hypothèse des mouvements de convection, dans le manteau, ait été proposée par Arthur Holmes, en 1945 ce n'a été que dans les années 1960 à 1970, d'abord en 1962, avec Harry Hess et son principe d'un double tapis roulant, qu'elle en a été réellement acceptée, en 1967, suite à l'énonciation de la théorie synthétique de la tectonique des plaques par le Français Xavier Le Pichon, l’Américain William Jason Morgan et le Britannique Dan McKenzie, par la communauté scientifique.

Les frontières des plaques tectoniques sont de trois types : extensive par divergence correspondant à une ride océanique ou à une dorsale ; compressive par convergence accommodant le rapprochement dans les zones de subduction au volcanisme andésitique avec une géochimie calco-alcaline, dans les zones de collision déclenchant la surrection de chaînes montagneuses et dans les zones d'obduction transportant, sur les continents, la lithosphère océanique ; et coulissage ou transcurrence, avec glissement horizontal des plaques l'une contre l'autre. De grandes familles de fracturesde la croûte terrestre dénommées failles sont associées à ces trois types interactifs, certaines, dites normales, divergentes et expansives ; d'autres, classifiées inversées, convergentes et compressives; et enfin, un troisième type, classé de décrochement ou de transcurrence, aux axes d'extension et de compression ordonnés sur un plan horizontal.

L'existence de plans de subduction sont en évidence, à la frontière des plaques Nord-américaine et des Caraïbes. Ils correspondent à la convergence de ces deux plaques lithosphériques et au plongement de la plaque Nord-américaine sous la plaque des Caraïbes. Cette structure se caractérise, normalement par un volcanisme gris, explosif, émettant des laves généralement andésitiques trop visqueuses pour former des coulées, lors s'accumulant au point de sortie, elles forment soit une aiguille soit un dôme qui, dès l'instant où sa masse, saturée d'eau, devient plus ou moins stable s'effondre ou explose en partie ou en totalité, entrainant la formation d'un panache volcanique de cendres, de lapillis, de téphras, de bombes ou débris de roches et de gaz, - vapeur d'eau, dioxyde de carbone, dioxyde de soufre... -, s'élevant à des kilomètres au-dessus de l'édifice volcanien et des nuées ardentes. Ce volcanisme s'accompagne de sismicité interne de magnitude maximum de 5 sur l'échelle ouverte de Richter, non destructrice, qui permet de soulager, sans effets de destruction et sans trop d'ondes de choc en profondeur, des incommensurables pressions accumulées, les failles, par cela leur évitant des déplacements brutaux et des ruptures inexorables, aux fortes magnitudes couramment comprises entre 6,5 et 8,5 sur l'échelle ouverte de Richter, d'un ou plusieurs de leurs segments.

L'île d'Hispaniola se situant à la frontière des plaques tectoniques Nord-américaine et des Caraïbes, est soumise au déplacement de ces plaques, l’une par rapport à l’autre par partie transformante mais de type subduction, par partie subductante, à une vitesse d’environ 2 centimètres par an. Ces déplacements génèrent des mouvements sismiques sur les failles actives, zébrant l'île d'Ouest en Est et identifiées en deux principales très actives, - l'une en mer, le long de la côte Nord, ou faille de la Tortue, en mer se prolongeant, à terre, dans la vallée du Cibao ; l'autre, à terre, au Sud, de décrochement sénestre, à travers la presqu’île de Tiburon et, par Piétonville et Jimini, se continuant dans la vallée d’Enriquillo et la lagune del Rincon -. et en deux secondaires, à terre, non moins actives, - l'une bordant, au Sud, la cordillère principale du Massif Central, la seconde cerclant la cordillère s'allongeant entre le Massif Central et le Massif Méridional -. Toutes ces failles ont été responsables de séismes historiques majeurs dans l’île. Celles-ci résistent d’abord au mouvement et accumulent de l’énergie élastique pendant plusieurs dizaines ou centaines d’années avant de la relâcher brusquement lors des séismes.

Étrangement, toute forme de volcanisme actif est absent sur l'île d'Hispaniola, depuis la fin de l'Oligocène, vers 23 Millions d'années, pour les Massifs Septentrional et Central, depuis le milieu du Paléocène inférieur, 1,5 Millions d'années, pour le Massif Méridional. Si ce volcanisme était toujours existant, certes il se produirait des séismes mais nombre d'entre eux ne seraient pas de type catastrophique tel celui du 12 janvier 2010, dernier en date d'une longue série en cours. Cette pause du volcanisme de subduction, pour certains spécialistes en volcanologie et en sismologie, serait conséquence d'un déplacement ayant produit un glissement vers les Petites Antilles avec des éruptions régulières de La Soufrière à Saint-Vincent, à la Guadeloupe et à Montserrat, pour d'autres il en incomberait à la compression qui est exercée par les plaques tectoniques ceinturant la plaque lithosphérique des Caraïbes, d'une part, et, d'autre part, par la convergence des plaques Nord et Sud-américaines qui engendrent une surrection au Sud-Est de la plaque des Caraïbes et qui génèrent une surélévation des massifs montagneux des Grandes Caraïbes. D'autant que la fusion de la plaque subductante Nord-américaine s'accumule sous les îles de la Jamaïque, d'Hispaniola et de Porto-Rico, y aurait-il une autre raison à cela ? Et le volcanisme se réactivera-t-il, dans un laps de temps plus ou moins long ? Difficile est, présentement, d'y répondre.

Certes, un sentiment de peur panique, porté par des rumeurs persistantes font état d'une existence supposée ou réelle de l'émergence d'un volcan dans une grotte à Anse à Pitre, une ville haïtienne frontalière avec la République Dominicaine. A ce sujet, bien qu'une équipe dépêchée par le ministère de l’environnement haïtien se soit rendue sur les lieux et les données recueillies dans le cadre des investigations menées n'étant pas disponibles, et, par là-même, aucune instance compétente n'étant, de plus, intervenue tant par des publications scientifiques que dans les médias pour décliner la nature de certains signes inquiétants enregistrés dans la région ou pour entériner cette présence vulcanienne, il y a lieu de s'interroger réellement. En effet, une forte chaleur pestilentielle, saturée de soufre, de matières organiques et de restes d’hydrocarbures, remontant des profondeurs d'une grotte, se dégage par l'ouverture karstique. A ce jour, seul, Osiris de Léon, un scientifique dominicain, confirmant la découverte d'une grotte d'où sort une eau chaude malodorante, a émis un avis excluant toute activité volcanique dans la région et, estimant qu’il s’agirait d’hydrothermalisme et de géothermalisme en provenance de poches aquifères profondes en contact avec des roches chaudes, il attribue le phénomène à des mouvements hydro-géothermiques.

En conséquence, en absence de volcanisme avéré et relativement régulateur des tensions subies par les fractures de la croûte terrestre sur l'île d'Hispaniola, l'énergie élastique accumulée, très lentement au cours de dizaines d'années, dans les failles, plusieurs générations d'hommes et de femmes en oublient les activités sismiques survenues au cours des temps, chaque siècle étant marqué par un ou plusieurs séismes destructeurs.

Raymond Matabosch


 

Notes.


(5) Les Grandes et les Petites Antilles : les Grandes Antilles, géopolitiquement, incluent les quatre îles de Cuba, de la Jamaïque, d'Hispaniola et de Porto Rico, et représentent les neuf dixièmes de la superficie et de la population totale des Antilles ; les Petites Antilles sont constituées d'un chapelet de petites îles d'origine volcanique ou calcaire s'étendant, en arc de cercle, depuis les îles Vierges, à l'Est de Porto Rico, jusqu'à la Grenade au Sud, - les Îles du Vent délimitant la mer des Caraïbes et l'Océan Atlantique -, cet alignement s'incurvant, ensuite, vers l'Ouest jusqu'à l'île d'Aruba, - les Îles Sous-le-Vent, le long des côtes de l'Amérique du Sud -.

(6) Les Bahamas, les Îles Turques-et-Caïques et les Keys de Floride : Les Bahamas sont un archipel de 700 îles et d'îlots situés dans l'océan Atlantique, à l'est de la Floride, au nord de Cuba et à l'ouest des îles Turques et Caïques ; Les îles Turques-et-Caïques, - ou Turks et Caïcos -, sont un archipel des Antilles, situé au sud-est des Bahamas, composé d'un chapelet de trente îles ; Les Keys sont un archipel situé à l'extrémité sud des États-Unis sur le détroit de Floride séparant l'Océan Atlantique du Golfe du Mexique. Ils forment la baie de Floride et s'étendent du Sud-Est de la péninsule de Floride jusqu'à l'île inhabitée de Dry Tortugas.

(7) Terrane : En géologie, un terrane est une accrétion de roches, sur une plateforme continentale ou un craton d'origine différente. Il s'agit en général de matériaux apportés par subduction soit d'arcs insulaires que la tectonique a déplacés, soit de fragments détachés d'un continent par divergence ou rift ouvrant un océan.

(8) Croûte panthalasséenne : Croûte océanique de l'Océan Panthalassa. La Panthalassa ou Panthalassée, - du grec πᾶν pan, « tout » et θάλασσα thalassa, « mer », toutes les mers -, était le vaste océan global, de la fin du paléozoïque qui a entouré le supercontinent la Pangée.

(9) Contexte océanique de type « MORB » : Le basalte tholéïtique, - ou olivine tholéïte, ou tholéïte à olivine -, constitue les fonds océaniques. Les MORB, - basalte de dorsale, de l'anglais Mid Ocean Ridge Basalt -, sont les constituants essentiels de la croûte océanique. Ils se trouvent, également, dans le volcanisme intraplaques océanique et continental.

16 janvier 2010

Les raisons du séisme en Haïti : 2/3 L'île d'Hispaniola : Haïti et la République Dominicaine.

Suite de :

Les raisons du séisme en Haïti : 1/3 La plaque lithosphérique des Caraïbes.

 

------------------------------------------------------ suite

 

L'Île d'Hispaniola : Haïti et la république Dominicaine.


L'île d'Hispaniola, bordée au Nord et à l'est par une fosse de convergence de 8,000 mètres de profondeur, se situe sur l'arc insulaire de Haïti, - aux volcans majoritairement en sommeil depuis environ 1,5 Millions d'années -, à la frontière des plaques lithosphériques transformantes Nord-américaine subductant, à la vitesse de 1,1 centimètres par an, aux Petites Antilles, - Martinique, Guadeloupe..., Îles du Vent et Îles sous le vent -, et décrochant au niveau des Grandes Antilles, - Cuba, Hispaniola, Jamaïque et Porto Rico -, et des Caraïbes. Ces plaques se déplacent ensemble vers l'Ouest-Nord-Ouest, la plaque Nord-américaine de 2,5 centimètres/an et la plaque des Caraïbes de seulement 0,5 centimètres/an. De ce fait, avec une amplitude décrochante de 2 centimètres/an, l'île d'Haïti-Saint Domingue se trouve dans une région dite « transformante » sénestre(2).

 

Mouvements absolus des plaques tectoniques dans la région d'Hispaniola. En noir, déplacement vers l'Ouest-Nord-Ouest des plaques Nord-américaine et des Caraïbes. En rouge, encadrant les îles de la Jamaïque, d'Hispaniola et de Porto Rico, la région « transformante » senestre. En gris, la zone de subduction. En rose, les failles, au Nord, de la Tortue, et, au Sud, d'Enriquillo.

En outre les déplacements des deux plaques lithosphériques entraînent des déplacements coulissants sur les failles qui zèbrent l'Île d'Hispaniola et, inexorablement, créent des mouvements sismiques. Deux failles actives sont nettement identifiées sur l'île d'Haïti/Saint Domingue, l'une, de subduction, de direction Est-Ouest, dite du Canal de la Tortue, de fort dynamisme, responsable de la majorité des secousses sismiques se produisant dans la partie îlienne septentrionale, au large de la côte Nord du territoire haïtien(3), la longeant et pénétrant, se prolongeant, au milieu des terres, dans la vallée du Cibao, en République Dominicaine ; la seconde, de décrochement, dite faille d'Hispaniola ou d'Enriquillo, à l'intérieur des terres, à travers la presqu'île méridionale haïtienne, au jeu sénestre de direction Est-Nord-Est, d'une longueur approximative de 280 kilomètres, courant depuis Tiburon jusqu'à Pétionville, dans la banlieue de Port au Prince, et se prolongeant, en République Dominicaine, par Jimani, dans la Vallée d'Enriquillo.

Les failles d'Enriquillo, - ou faille d'Hispaniola -, et de la Tortue. D'après la carte topographique de Haïti dressée par Rémi Kaupp.

La faille d'Enriquillo, au plan sismique, est très active. Elle a contribué à la surrection des deux chaînes montagneuses qui parcourent toute la presqu'île sud, le massif de la Hotte, atteignant 2.347 mètres au Pic de Macaya, et celui de la Selle culminant, au Morne, - ou Pic de la Selle -, à 2.680 mètres, et de l'escarpement sur lequel est bâtie une grande partie de la ville de la capitale haïtienne, Port au Prince, et toute sa banlieue Sud. Cette faille est la cause principale de la majorité des séismes enregistrés dans le sud îlien de l'île d'Hispaniola, tant sur le territoire de Haïti, - Presqu'île Sud de Haïti et région métropolitaine de Port au Prince -, que sur celui de Saint Domingue, - région du lac d'Enriquillo et celle, métropolitaine, de San Domingo -. En outre, Port-au-Prince et ses environs, - Turgeau, Bourdon, Delmas, Fragneau, Musseau, Pétionville... -, sont vulnérables aux séismes par le fait que ces villes sont traversées par un réseau de failles secondaires parallèles ou perpendiculaires à la faille principale active d'Enriquillo.

Ces deux failles principales, - la plaque tectonique des Caraïbes se trouvant compressé entre 5 masses lithosphériques, les plaques Nord et Sud-américaine, des Andes du Nord, de Panama et Cocos -, ont la particularité de résister aux contraintes colossales imposées par les mouvements des plaques Nord-américaine et des Caraïbes. Aussi leurs segments accumulent, durant plusieurs dizaines ou centaines d'années, l'énergie produite par l'intensité des frictions exercées et se relâchent brutalement lors des tremblements de terre toujours suivis de centaines ou de milliers de répliques, sur une très courte durée, de plus ou moins forte magnitude. Lors, quand se produit un séisme, il est toujours de magnitude égale ou supérieure à 7/7,5 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité IX à XI sur l'échelle MSK(4), et, si l'épicentre de celui-ci se situe en milieu marin, il provoque un tsunami. Les secousses telluriques cessant, une période d'accalmie débute et les compartiments des failles engorgent une nouvelle concentration d'énergie qui ne se libérera qu'avec une nouvelle brusque période d'activité entraînant une rupture sismique et le relâchement des contraintes tectoniques.


Les séismes catastrophiques sur l'île d'Hispaniola.

 

D"après Moreau de Saint Méry et les travaux du Père Scherer, depuis l'an de sa découverte, en 1492, par Christophe Colomb, un grand nombre de séismes catastrophiques ont gravement affecté l'île d'Hispaniola :

Le 2 décembre 1562 : Les villes de Santiago et de La Vega sont détruites et la ville de Puerto Plata subit des dégâts majeurs : Magnitude estimée de 7 à 7,5 sur l'échelle de Richter avec une intensité estimée à IX sur l'échelle MSK.

Le 8 septembre 1615 : Toute l'île est touchée et subit des dégâts majeurs. La ville de San Domingo est ravagée. Les répliques, terribles, durent quarante jours : Magnitude estimée de 8 à 8,5 sur l'échelle de Richter avec une intensité estimée à XI sur l'échelle MSK.

Le 9 mai 1673 : entre 6 et 7 heures du matin, la ville de San Domingo, le couvent Santa Clara et la majeure partie des maisons sont détruites : Magnitude estimée de 7,5 à 8 sur l'échelle de Richter avec une intensité estimée à X sur l'échelle MSK.

En 1684 : Bien peu d'informations récoltées sur ce séisme si ce n'est qu'il fut de forte magnitude sur l'échelle de Richter, estimée à 8/8,5, et d'intensité estimée à XI sur l'échelle MSK.

En 1691 : Idem pour ce séisme, les seuls documents existants ne faisant état que d'une très forte intensité, estimée à IX sur l'échelle MSK.

Le 18 octobre 1751 : à 15 et 17 H : Les villes d'Azua et de Port au Prince sont détruites. Tout l'Ouest et le Sud de l'île d'Hispaniola est touché, de plus, par un tsunami: Magnitude de 8 à 8,5 sur l'échelle de Richter avec une intensité X sur l'échelle MSK.

Le 21 novembre 1761 : L'épicentre se serait situé entre Jimani et San Juan, en République Dominicaine, et des documents précisent que les arbres et les pieds de maïs avaient été déracinés, que la terre s'était ouverte et que de nombreux animaux avaient disparu dans les entrailles de la terre ... Intensité IX sur l'échelle MSK.

En 1771 : La villes de Port au Prince est aux trois quarts détruite. Tout le Sud de l'île d'Hispaniola est touché : Magnitude estimée à 8 à 8,5 sur l'échelle de Richter avec une intensité estimée à X sur l'échelle MSK.

Du 7 mai au 10 Mai 1842 : Épicentre se situant entre San Juan et San Domingo. Une véritable catastrophe ruine la quasi totalité de l'île d'Hispaniola. 50.000 à 60.000 morts en Haïti et au moins autant en République Dominicaine. La ville de Santiago est détruite et celle du Cap Haïtien, 5.000 morts sur les 10.000 habitants, de même. De nombreux immeubles s'effondrent à San Domingo. Le palais de Sans Souci et la Citadelle Laferrière ont été endommagés à Milot... Un tsunami ravage les côtes du nord et des vagues de plus de 5 mètres de haut ont été enregistrées à Port de Paix et à Port au Prince. Des documents précisent : « la terre s'ouvre et se ferme avalant un grand nombre de personnes. » : Magnitude 8 sur l'échelle de Richter avec une intensité estimée à IX sur l'échelle MSK.

En 1887 : dans le nord d'Haïti avec des dégâts majeurs à Port de Paix et Cap Haïtien : Magnitude 7,5 sur l'échelle de Richter avec une intensité estimée à IX sur l'échelle MSK

Le 29 décembre 1897 : à 6 h 32 du matin. La ville de Santiago, République Dominicaine, est partiellement détruite : Magnitude de 7 à 7,5 sur l'échelle de Richter avec une intensité IX sur l'échelle MSK.

En 1904 : Dans le nord du pays avec dégâts majeurs à Port de Paix et Cap Haïtien : Magnitude 8 sur l'échelle de Richter avec une intensité estimée à X sur l'échelle MSK.

Le 6 octobre 1911 : La ville de San Juan est très endommagée : Magnitude de 7 à 7,5 sur l'échelle de Richter avec une intensité IX sur l'échelle MSK.

Le 4 août 1946, à 13 heures : Séisme enregistré à Cuba, à Puerto Rico... Ressenti dans toutes les Îles des Grandes et des Petites Antilles, sur les Côtes Sud des États Unis, les côtes Nord de l'Amérique du Sud, et dans toute l'Amérique centrale, - Mexique, Guatemala, Nicaragua Honduras, Panama... -, Nombreux dégâts sur les bâtiments et un tsunami détruit la ville de Matanzas et provoque de gros dégâts à Nagua : Magnitude de 8,1 sur l'échelle de Richter avec une intensité IX sur l'échelle MSK.

A suivre : Les raisons du séisme en Haïti : 3/3 l'île d'Hispaniola et le volcanisme.

Raymond Matabosch


Notes :


(2) Région « transformante » : A la limite de plaque transformantes, les plaques glissent l'une contre l'autre. La faille de San Andréas, en Californie, est un exemple de limite de plaque transformante, où la plaque Pacifique glisse le long de la plaque Nord Américaine.

Senestre, ou sénestre, est un terme en vieux français, du latin « sinister », signifiant gauche, par opposition à dextre.

(3) Faille Nord dite aussi faille du Canal de la Tortue : Cette faille active passe entre l'Île d'Hispaniola et l'île de la Tortue. Bien qu'à sa proximité immédiate de l'île d'Hispaniola, l'île de La Tortue fait partie d’un bloc tectonique distinct, du reste d’Hispaniola.

(4) L'échelle de Richter ou échelle ouverte de Richter : L' échelle de Richter permet de mesure l'énergie libérée lors d'un séisme. Plus la magnitude est élevée, plus le séisme a libéré d'énergie. Il s'agit d'une échelle logarithmique, c'est-à-dire qu'un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 30 de l'énergie et par 10 de l'amplitude du mouvement.

L'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, est une échelle de mesure de l'intensité d'un tremblement de terre. Elle décrit les effets d'un tremblement de terre en termes de destructions des installations humaines et de modifications de l'aspect du terrain, mais également en termes d'effets psychologiques sur la population, - sentiment de peur, de panique, panique généralisée -. Cette évaluation qualitative très utile ne représente en aucun cas une mesure d’un quelconque paramètre physique des vibrations du sol

14 janvier 2010

Les raisons du séisme en Haïti : 1/3 La plaque lithosphérique des Caraïbes.

« Mardi 12 Janvier 2010, 16 heures 53, heure locale, - 22 heures 53, heure française -, un violent séisme, de magnitude 7,3 sur l'échelle ouverte de Richter, a frappé Haïti ! Son épicentre, d’abord évalué au large des côtes, a été localisé, à l’intérieur des terres,à seulement 10 kilomètres de profondeur, à 16 kilomètres de la capitale, Port au Prince, dont l'aire urbaine comptait, en 2008, plus de 3.812.000 habitants. Une secousse puissante de plus d’une minute. Le séisme a été suivi par deux fortes répliques, la première de magnitude 5,9 ayant eu lieu sept minutes après la première secousse, et la deuxième, de 5,5, 12 minutes plus tard. » La nouvelle de la catastrophe naturelle majeure, par son importante intensité laissant présager des milliers de victimes, est, ainsi, tombée sur tous les téléscripteurs du monde...

Haïti, officiellement la République d'Haïti, 28.000 kilomètres carrés, occupant le tiers occidental de l'île d'Hispaniola, est un pays des Grandes Antilles situé dans L'Espace Caraïbe, - ou Caraïbe -, une région du globe correspondant au bassin versant de la mer des Caraïbes. L'île, par elle-même, - aussi appelée Saint-Domingue ou Haïti -, a une superficie de 76.480 kilomètres carrés. Elle mesure, peu ou prou, 650 kilomètres de long, d'Est en Ouest, et, du Nord au Sud, sa plus grande largeur est, approximativement, égale à 250 kilomètres. Et elle est implantée sur la plaque tectonique des Caraïbes qui englobe la majeure partie de la Mer des Caraïbes et les îles de la Jamaïque, d'Hispaniola, de Porto Rico et des petites Antilles, le Honduras, le Salvador, le Nicaragua et le Nord du Costa Rica.

 

Répartition des plaques lithosphériques en Amérique centrale. D'après Sting and Remih.


La plaque lithosphérique des Caraïbes.


La plaque des Caraïbes est une petite plaque tectonique subductante, dernier vestiges du vaste océan global mésozoïque, la Panthalassa, en finalité, sous quelques 8 à 10 millions d'années, de fermeture totale donc en l'état de lente disparition en s'enfonçant à la vitesse de 2,7 centimètres sous celle supportant l'Amérique du Sud, du moins ce qu'il reste d'une terrane détachée du super-continent, la Pangée, il y a environ 180 millions d'années. Elle est en contact, limites divergentes et transformantes sur son front d'attaque excepté au niveau de l'île Hispanolia, avec la plaque Nord-américaine subductante à la vitesse de 1,1 centimètre par an ; limites transformantes et subductantes avec la plaque Sud-américaine ; limites divergentes et subductantes avec la plaque des Andes du Nord ; limites convergentes avec la plaque de Panama ; et limites avec la plaque des Cocos subductante à la vitesse de 6,7 centimètres par an. Ses frontières, avec les plaques tectoniques l'encerclant, sont notamment formées de fosses de subduction.


Schéma simplifié d'une zone de subduction : Processus d'enfoncement d'une plaque tectonique sous une autre plaque, en général une plaque océanique sous une plaque continentale ou sous une plaque océanique plus récente. D'après Luis María Benítez.

En outre, la plaque tectonique des Caraïbes est limitée, à l'Ouest, par la Ceinture de Feu du Pacifique, aux volcans actifs, et, à l'Est, par les anciens arcs insulaires du Crétacé des Grandes Antilles aux volcans en sommeil depuis environ 15 à 20 Millions d'années, des Petites Antilles une vingtaine de volcans(1) actifs aux type d'éruptions violentes, dangereuses et destructrices, et de Haïti, aux volcans majoritairement en sommeil depuis environ 1,5 Millions d'années. Et, comprimée entre 5 masses tectoniques, elle se trouve à l'intersection d'un nombre conséquent de failles actives. Enfin, des six plaques en connexion directe, à la vitesse de 1 à 1,1 centimètre pas an, elle est celle qui se déplace le plus lentement. Même la plaque tectonique de Panama, bien que plus réduite qu'elle et de viabilité n'excédant pas le million d'années, mais poussée par la plaque de Nazca, elle même subductante sous les plaques Sud-américaine et des Andes du Nord, est plus rapide, 1,9 centimètres par an.

Pour achever la présentation générale de la plaque des Caraïbes, il est utile de se pencher sur l'évolution des plaques lithosphériques Sud et Nord américaines. En effet, lors de la formation de l'Océan Atlantique ces deux plaques se sont détachées du super-continent la Pangée, il y a environ 180 millions d'années. Avec l'expansion du dit Océan, l'une et l'autre s'en sont lentement écartées. Par le fait de la dérive des plaques, leur masse se sont rapprochées et depuis environ 10 millions d'années, la plaque Sud-américaine commençant à percuter, à l'Est de la plaque des Caraïbes, la plaque Nord-américaine, a engagé la formation d'un super-continent et enclenché le processus d'une nouvelle orogenèse et la surrection, la masse des deux plaques tectoniques en présence étant imposante et les pressions exercées énormes, d'un immense massif montagneux qui s'allongera depuis le Golfe de Californie jusqu'au large des Grandes Antilles, sur une longueur de près de 5.000 Kilomètres et une largeur d'au moins 1.000 Kilomètres.

 

Schéma des prémices de l'orogenèse en cours. D'après Sting and Remih.

A ce stade, trois scénarios se proposent pour sceller le devenir des plaques tectoniques Cocos, Panama et Caraïbes et, à un degré moindre, de celle de Nazca.

1° - Le premier scénario repose sur la subduction de la plaque Cocos sous les plaques Nord-Américaine, Caraïbes et Panama ; la subduction de la plaque des Caraïbes sous les plaques de Panama, des Andes du Nord et Sud-américaine ; la subduction de la plaque de Panama sous la plaque des Andes du Nord; la subduction de la plaque de Nazca sous la plaque des Andes du Nord ; avec l'engloutissement total, dans l'Asthénosphère, des quatre dites plaques subductantes. Si tel en doit être la finalité, la viabilité de la plaque de Panama est approximativement de 1 à 2 millions d'années, celle des Caraïbes d'une durée de 8 à 10 millions d'années.

2° - Le second scénario est plus violent. S'il est plus que probable que les plaques Cocos et Nazca, par la subduction de l'Océan Pacifique, achèveront leur existence par engloutissement total, étant deux plaques océaniques anciennes, il peut s'en avérer tout autre pour les plaques des Caraïbes et de Panama qui, à cause des incommensurables pressions exercées par les plaques lithosphériques Sud et Nord-américaines, les prenant en étau et les broyant tels des compresseurs, peuvent s'effondrer littéralement et disparaître, entraînant des terres avoisinantes îliennes reposant sur la plaque Nord-américaine, pour le moins sous les eaux océaniques.

3° - Le troisième scénario a, lui, ses finalités avec la surrection en cours, depuis 10 millions d'années, du nouveau massif montagneux qui soudera, dans quelques 10 à 15 millions d'années, les plaques tectoniques Nord et Sud-américaines. Une partie des terres des plaques tectoniques peuvent subsister et, lors, rester enserrées au cœur même de la chaîne montagneuse mais enterrées sous les roches sédimentaires résultant de l'accumulation et du compactage de débris d'origine minérale, organique, ou de précipitations chimiques, d'une part ; des roches métamorphiques formées par la recristallisation de roches sédimentaires ou de roches magmatiques sous l'action de la température et de la pression qui croissent, avec la profondeur, dans la croûte terrestre ou au contact d'autres roches, d'autre part ; et, enfin, sous les roches ignées, - aussi désignées sous les vocables de roches magmatiques ou éruptives -, par effet du refroidissement et de la solidification du magma, intrusives ou effusives, qui résulteront d'un volcanisme de point chaud.

A suivre : Les raisons du séisme en Haïti : 2/3 l'île d'Hispaniola (Haïti et Saint Domingue)

Raymond Matabosch

 

Notes :


(1) Ce sont donc près d’une vingtaine de volcans actifs qui composent l’arc antillais. Dans un axe subméridien, du nord au sud, il s’agit du mont Scenery ou the Mountain (Saba), du Quill (Saint-Eustache), du mont Liamuiga ou mont Misery (Saint-Kitts), du Nevis Peak (Nevis), de la Soufrière Hills (Montserrat), de la Soufrière (Guadeloupe), du morne au Diable (Dominique), du morne Diablotin (Dominique), du morne Trois-Pitons (Dominique), du Micotrin (Dominique), du morne Watts (Dominique), du Grand Soufrière Hill (Dominique), du morne Anglais (Dominique), de Foundland (Dominique), du morne Plat-Pays (Dominique), de la montagne Pelée (Martinique), du Qualibou (Sainte-Lucie), de la Soufrière (Saint-Vincent), du Kick’Em Jenny (Grenade) et du mont Sainte-Catherine (Grenade).

 

12 janvier 2010

Le petit train jaune de Cerdagne : « Le canari. »

Cette ligne, électrifiée par un troisième rail, de 63km à voie métrique unique, est la plus haute d'Europe, 1532m à la gare de Bolquère.

Mise en service entre 1910 et 1928, elle a nécessité la construction de 650 ouvrages d'art, viaducs, ponts et tunnels.

« Le Train Jaune est un atout formidable pour le territoire » et contribue au développement touristique des terres de Conflent et de Cerdagne. Il constitue, en outre, un véritable patrimoine historique, culturel et technique des Pyrénées Catalanes.


Un train à voie métrique, le plus haut d'Europe.


Le Petit Train Jaune, à voie métrique, avait pour but de relier les hauts plateaux de Cerdagne au reste du département des Pyrénées Orientales

La ligne fut édifiée en plusieurs parties de 1910 à 1927.

Les travaux commencèrent en 1903

- 1910 - Villefranche-de-Conflent - Mont-Louis-la-Cabanasse - 28 kilomètres.

- 1911 - Mont-Louis - La-Cabanasse - Bourg-Madame - 27 kilomètres.

- 1927 - Bourg-Madame - La-Tour-Carol - 7 kilomètres.

A ses débuts, elle fut exploitée par la Compagnie du Midi puis en 1937, nationalisée, elle fut, lors, exploitée, tout comme une grande partie du réseau Français, par la SNCF. Et, depuis 2005, la ligne est exploitée conjointement par la SNCF et le Conseil Régional Languedoc-Roussillon.

La Ligne, d'un longueur totale de 63 km, commence a Villefranche-Vernet les Bains a 427 mètres d'altitude et se termine à la gare internationale de La Tour de Carol-Enveigt, implantée sur la commune d'Enveigt, à 1.231 mètres d'altitude

L'altitude maximum atteinte est 1.532 mètres, à la gare de Bolquère, ce qui en fait la ligne de chemin de fer la plus haute d'Europe.

L'ouverture de la ligne a nécessité la construction de 650 ouvrages d'art dont 19 tunnels et 2 viaducs, le Pont Séjourné et le pont Gisclard, et de 22 gares.


Dans un univers de charme et de merveilles naturelles.


La voie remonte les gorges de la Têt depuis Villefranche-de-Conflent jusqu'à Mont-Louis, puis elle franchit le col de la Perche pour rentrer en Cerdagne. Après avoir longé Font-Romeu, elle descend vers Estavar-Llivia, Saillagouse, Osséja, Bourg-Madame, Ur, et finit son parcours à la gare de Latour-de-Carol-Enveigt .

Son système de freinage est unique au monde; il est le premier à avoir utilisé l'électricité: freins « aéro-statiques », c'est un courant induit qui freine par électro-magnétisme les bobines, la chaleur est dissipée dans d'énormes résistances refroidies par l'air et situées sous la machine. Malgré les fortes et longues pentes, 60 m/km, soit 6% , il n'y a eu à déplorer aucun accident, sauf le jour de son inauguration en 1910.

Le voyage en Train Jaune ressemble à un film panoramique, rythmé par le balancement des voitures : à mi-hauteur des pentes escarpées de la vallée de la Têt, le train tutoie le vide puis traverse en douceur de grands espaces bucoliques, au pied des massifs du Canigou, du Cambre d'Aze, du Carlit et du Puigmal, avec au loin la silhouette de la Serra del Cadi.

Au détour d'un virage, on aperçoit un village ou une église romane, on devine l'entrée des vallées étroites du Haut-Conflent réservées aux seuls randonneurs, on découvre enfin les stations de ski accrochées aux pentes de Cerdagne.


Mais aussi, un univers de résistance...


Mais le Train Jaune, perché sur les hauts plateaux du pays catalan, n'est pas, seulement, celui des cartes postales aux couleurs saturées. Il n'est pas non plus unique attraction touristique, tortillard sympathique pris l'été en famille. Le Train Jaune est celui pour lequel il faut, les violents matins d'hiver, réchauffer au chalumeau les aiguillages grippés par le gel, briser à la barre à mine la glace accumulée dans les tunnels. L'été, il faut remplacer à la force des bras, les traverses fatiguées sur un ballast surchauffé, près du troisième rail électrifié, compagnon vital et sournois, sang de la machine et menace mortelle pour le cheminot s'il l'oublie.


Le Train Jaune a cent ans.


Né d'une volonté économique, il fut soixante-dix ans plus tard condamné par les nouveaux maîtres évoquant des motifs... économiques.

Et, par toutes les Pyrénées Orientales, pour sauver le « Canari », des femmes et des hommes se sont dressés, un jour, et crié leur refus de le voir disparaître.

"Voyage en terres comtales". 2009

En cours de publication aux Etats Unis.

Raymond Matabosch

Plumes et phanères

 

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Comme l'a écrit, en appendice à son anthologie de fables express « Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse », Nicolas Graner, « une fable express est un court poème, généralement deux à quatre vers, qui, comme une véritable fable, se conclut par une moralité.


Traditionnellement, la moralité d'une fable express est un proverbe, une citation ou une autre phrase célèbre, soumise à des déformations, des détournements ou des calembours dont elle sort rarement indemne.
»


Alexandre Fayolle en a donné aussi une définition: « La fable express, est, à l'instar de la fable telle que l'a popularisée maître Jean de la Fontaine, une pièce en vers, se terminant par une morale, souvent d'une haute portée philosophique.


La principale différence avec sa grande sœur réside dans le terme express, qui se rapporte à la brièveté de la pièce. Cette forme littéraire a été popularisé par le Maestro, j'ai nommé Alphonse Allais, virtuose de la langue, des vers holorimes, des vers pour sourds, et j'en passe.
»..


Ne vous méprenez point, lecteur, si j'ai sous titré les fables et les histoires, publiées dans ce présent, fables et histoires express, non suivant le type des fables express qui sont un exercice de style un peu calembourdesque et dont Alphonse Allais a été l'un des précurseurs en la matière... et après lui, suite à un défi lancé par Cyrille Cahen aux membres de la « Liste Oulipo », Gilles Esposito-Farèse, Georges et Nicolas Graner, Éric Lecoutre, Yves Niquil et Alain Zalmanski...


Ce que je considère fables et histoires express sont des fables et des histoires que je compose en des temps « express », une feuille, un stylo, une idée de base... et l'écriture, d'un seul jet, sans corrections... sauf la moralité, elle, qui s'impose, à mon esprit, lors de la relecture de l'écrit.

Raymond Matabosch.

 

 

 

Le livre Plumes et phanères

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Portraits croisés

 



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Recueil de Poésies trilingues
Français, catalan, espagnol.



Illustrations: Raymond MATABOSCH



 

Extraits de la Préface...

 

".................."

 

Pourquoi avoir ouvert, - au regard des personnages, des portraits et des vies croisés pour sûr- , cette préface en référence à Sœur Emmanuelle et à l'Abbé Pierre, du fait que Raymond Matabosch, l'auteur de ce recueil de poèmes, « Portraits croisés trilingues », n'est ni l'un ni l'autre. Bien pis, le connaissant pour l'avoir croisé, à moultes reprises, et côtoyé au fil de nos pérégrinations communes, bien qu'il ne soit pas athée, il ne croit pas en la religion, du moins en celle telle que les hommes, la détournant de son sens originel et l'adaptant à leurs besoins et à leurs désidératas, l'ont modulée et telle que pratiquée dans les églises, les temples, les synagogues, les mosquées....

De surcroît, Raymond Matabosch est un rustre, un homme de la terre, nourrit par elle, âcre et abrupt, coriace et calleux, endurci au mal et draconien dans ses activités mais, ce qui se voit moins sur lui, adamantin dans toute l'austérité qui transparaît autour de son personnage difficilement saisissable.

 

".................."

 

J'avais, un soir, croisé sa route. Rencontre bizarre s'il en est. Une nuit d'été 1992, sur la côte barcelonaise del Maresme, j'étais rentrée, en compagnie d'amis, tous anciens étudiants à la Faculté des Sciences de Montpellier, dans un restaurant. Un homme mangeait seul dans un coin. Tout en dégustant son plat de poisson grillé « à la planxa », il griffonnait sur des bouts de papiers. Perdu dans ses pensées, il paraissait loin et près à la fois, hors de la foule et du monde. J'en avais fait part à mes amis. L'un, semblant le reconnaître, me brossa un tableau fantasque du personnage solitaire attablé. « Il s'appelle Raymond Matabosch », me déclara-t-il, « et c'est un farfelu. Il n'est pas reconnu par les instances universitaires mais il se dit faire de la sismologie et de volcanologie sans aucun diplôme en poche alors qu'il n'y connaît strictement rien... Ce n'est tout simplement qu'un pauvre imbécile pour ne point te dire plus... Soit disant, il aurait travaillé, comme arpète, avec Haroun Tazieff qui lui aurait appris le métier... »

Sans donner de réponse à mon interlocuteur, au seul nom d'Haroun Tazieff, je m'étais, alors, levée de table et j'avais dirigé mes pas vers cet étrange personnage qui, ayant connu le célèbre volcanologue, m'intriguait plus encore. Je ne savais pas, en l'abordant, que ma vie allait changer du jour au lendemain... Tout ce que je sais, c'est qu'il accepta, sans me poser de questions saugrenues, que je m'assisse en face de lui.

Et nous avions longuement discuté, moi, férue de mes connaissances théoriques apprises dans les amphithéâtres, usant de mots grandiloquents et de termes académiques, alambiqués et hyperboliques et, lui, parlant avec la simplicité du commun des mortels sur des sujets ardus et brûlants, si tel on peut parler de la sorte des volcans. Et il en parlait avec une facilité déconcertante..

J'avais appris que l'institut, pour lequel il travaillait, était basé à Castell de Fels même, à quelques pas du restaurant dans lequel nous nous trouvions. Il y préparait une mission...

 

".................."

 

A la fin de la soirée, tous mes amis m'ayant abandonnée, et vu mon embarras où ne savoir les retrouver ni ne savoir où passer la nuit, il me proposa, en toute simplicité, de l'accompagner à l'institut, une chambre me serait aimablement cédée... sans compensation. Ce qui fut vrai, Raymond Matabosch, restant d'une correction irréprochable, se conduisant en authentique gentleman.

Le lendemain matin, à mon lever, je l'avais trouvé sur son ordinateur penché sur les notes qu'ils possédait sur ses volcans, les reclassant, les analysant et montant un dossier. A brûle pourpoint je lui avais fait part de l'intérêt que je portais à sa mission et de la joie que j'aurais de me joindre à lui en participant financièrement avec mes petits moyens d'autant que je ne pouvais exercer, faute d'employeur, l'activité pour laquelle j'étais diplômée.

« Si aujourd'hui, je suis ce que je suis, un illustre inconnu, - ce qui ne me dérange pas, tout au contraire, au moins je suis libre -, un besogneux qui parcours le monde et qui s'échine, au service des autres, je le dois à des hommes exceptionnels, - dans toute leur simplicité d'homme -, qui m'ont mis le pied à l'étrier après m'avoir formé.... »

Et il avait pris le téléphone....

Je me rappelle encore, comment il m'avait annoncé que je ferais partie du voyage... « Vous savez, Laure, permettez que je vous appelle Laure, je ne mêle jamais travail et sexe... Alors, si vous êtes d'accord, vous préparez vos affaires et vous embringuez ... Vous avez deux jours pour vous décider... » Clair, net, précis et sans ambage. Je savais à quoi m'en tenir. Il n'y aurait nulle concession.

Ainsi, j'avais fait la connaissance de Raymond Matabosch.

 

".................."

 

Que dire de plus sur Raymond Matabosch? Rien d'autre?

Si je m'en tenais à ce début de portrait glacial, je mentirais.

C'est un homme qui tient ses engagements et qui se rive à ses conceptions Durant les huit mois où nous avions « travaillé » de conserve sur les volcans des petites Îles de la Sonde, je dois avouer, en femme étant, avoir eu, à nombreuses reprises, envie de faire l'amour avec cet homme pour moi fabuleux, pour les gens du métier, « un minus » qui ne connaît rien. Il s'en était toujours tenu à sa parole « Vous savez, Laure, permettez que je vous appelle Laure, je ne mêle jamais travail et sexe... », des paroles qui n'ont jamais cessé de résonner dans ma tête.

De plus, il est toujours levé aux aurores, tout en se couchant tard dans la nuit. Rentré du terrain, le repas du soir avalé, il part sur son ordinateur et il ordonne, des heures durant, les notes prises dans la journée. Un véritable bourreau de travail et, de surcroît, un bourreau des cœurs car il ne s'épanche jamais excepté dans ses écrits bizarrement rédigés.

Au début, il m'avait surpris. Où qu'il était, où qu'il se trouvait... l sortait des morceaux de papiers et il jetait des mots dessus qu'il enfouissait, ensuite, dans ses poches.

Là son portrait est achevé...

Et c'est avec fierté que j'ai préfacé son ouvrage, « Portraits croisés » dont, quelque part, j'ai assisté, involontairement, à sa naissance...

Et dire, - à l'époque où j'ai fait sa connaissance, j'en avais vingt sept, aujourd'hui j'en compte la quarantaine et un peu plus -, que je suis allé suivre des cours dans une faculté pour ne pratiquement rien y apprendre, si ce ne sont des grands mots. Aussi j'avoue que tu as raison quand tu dis que « La nature est un livre ouvert qu'il faut savoir lire... »

Tout simplement: « Merci Raymond, toi l'humaniste qui se refuse à une telle dénomination, - idiots sont tous ceux qui ne veulent pas t'entendre -, pour tout ce que tu m'as appris. »

Laure Nomdedeu

 





Le livre Portraits croisés

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Voilages et macramé

 



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Illustrations: Raymond MATABOSCH


Préface.

 

Au creux de mes doigts, un trésor unique et rare, un recueil de haïkus, « clichés d'instants fugaces retranscrits avec les mots des yeux et le ressenti du cœur... ». Des kyrielles de tableaux s'ouvrent sur des horizons infinis: paysages uniques et colorés, mondes étranges, senteurs exotiques, sons nouveaux, saveurs épicées..., l’auteur transportant ses lecteurs dans un univers subtil de poésie, le sien... envoûtant.

 

« Eaux vert émeraude,

ombres bleu et indigo,

la Mer d'Andaman. »

 

Regards interrogateurs, avides de découvertes, à travers des tercets, rythmés en 17 ou 18 syllabes, expressifs, d’une grande sonorité..., la plume emporte vers des rives où nul lecteur n’a encore été se poser. La magie opère... Ouvrir les pages une à une, suivre le tracé des lignes, et se laisser guider pas à pas... La lumière vient et explose. Soleil d’été, soleil brûlant, réchauffant les mots, et soleil habillé d’Or, pour nous éblouir.. dans le jour naissant, déroulant sa cape de soie... Et les haïkus jouent, dansent, virevoltent, ballet vertigineux, mystérieux…

Le vent, ami du poète, chante, transcende... Le souffle est tantôt doux et parfumé tantôt puissant, cherchant toujours des dunes à caresser. La plume est si légère que les haïkus ressemblent à ces jeunes cygnes blancs en parade sur les eaux des lacs bleus. Ils sont des notes, des dièses, des sons étranges, enivrants et langoureux Quelques octaves s’éternisent... et les mots s’envolent comme des oiseaux en liberté.

 

« Couchers de soleil

rosissant, Mer d'Andaman -

Rochers de Prompthep. »

 

Les haïkus n’ont pas de secret pour Raymond Matabosch. Il les apprivoise, il les caresse, puis les libère pour mieux nous charmer. Le poète est musicien, chanteur, écrivain. Il pianote sur toutes les gammes, il tire des sons poétiques, d’une nouvelle dimension et les Haiku et les tanka, aux mots travaillés avec élégance, deviennent autres dans leurs habits de gala. Tout y est fleur laissant le lecteur en extase! Et les pages s'ouvrent délicatement pour nous révéler la beauté d'une gemme rare, de joyaux.

 

« Gelées matinales,

des stalactites aux fenêtres.

Sapin de Noël.

 

Un élan meurt au matin,

la neige est rouge sang. »

 

Ce style d’écriture ne peut être que personnel, le poète sachant lui donner le meilleur de lui: Comme une essence précieuse, sa plume devient l’opium d’une rêverie! Parfois le Haïku est un phare sur la mer, un laser qui irise l'onde bleue. Il est aussi un oiseau migrateur aux ailes ouvertes sur l’infini.

 

« Au soleil levant,

toute la vallée du Nil,

dans le brouillard, baigne.

 

Une mer blanche immobile

dans l'éternité des temps. »

 

En vérité, le poète est un pèlerin, en route sur tous les continents, peignant tous ses ressentis avec des teintes multicolores. Sous son pinceau, les haïkus se métamorphosent en tableaux de la nature, magnifiant les océans, les paysages, les volcans, les terres et les îles. Il déverse les couleurs et les saveurs. A toute chose, il met en relief les sentiments, les émotions sans contrainte de rimes. Il s’étire comme un tussor sur l’horizon rougi par le soleil couchant, il tremble quand la plume hésite et vacille.

 

« Le désert derrière,

avec ses dunes de sable

et ses pyramides.

 

Un océan violet sombre

aux vagues pétrifiées. »

 

Dans le sablier, grain après grain, s'écoule le temps précieux. Le vent a façonné des dunes d'or où les Haïku y sont des roses des sables. Prenons le temps de trouver l'oasis poétique et de savourer ensemble ces dattes sucrées en tournant les pages de « Voilages et macramés... » de Raymond Matabosch.

MaryJo CLAUS.




Le livre Voilages et macramé

12:00 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : publication, poésie japonaise, haïku, tanka | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10 janvier 2010

La sardane, danse traditionnelle. Barretina, faixa et bigatanes.

La sardane, fille de la sardane courte, se danse en cercle fermé, alternant un homme et une femme, la femme à droite de son partenaire.

A Pâques, à Pentecôte et chaque fois qu'appelle, au plus profond des êtres, l'attachement des catalans à leur terre natale, la sardane fraternelle réunit des centaines de participants. C'est une danse d'union, d'amour, de liberté et de paix, symbole d'allégresse et de joie, empreinte d'un pays, d'un peuple et d'une nation, une danse et des rondes aériennes, les mains fermement liées, voltant, en « aplecs », - réunions de sardanistes -, sur les places des villes et des villages, les parvis des églises et des cathédrales, et au pied des sanctuaires.


Origines obscures de la Sardane.


A l'origine, s'accordent à dire les folkloristes, elle serait Crètoise, XV° siècle av. J.-C., puis Étrusque et enfin Hellène, les participants pratiquant un rituel, en ronde avec les bras levés, pour remercier la déesse Cérès de ses bienfaits pour leurs moissons. Mais, dès le I° siècle, le géographe grec, Strabon, ne citait-il pas une danse en rond en tant que danse d'offrande à la Lune pratiquée par les Sordons, - Plaine du Roussillon -, les Kerrètes, - Cerdagne, Ripolles et Garrotxes -, et les Bébryces, - Vallespir et Alt Empordà -, peuplades indo-européennes, qui occupaient les terres des Pyrénées méditerranéennes ?

Les deux hypothèses ne paraissent pas incompatibles. Il est aisé d'imaginer, les grecs s'étant installés, au IV° siècle avant J.C., sur les terres Nord et Sud catalanes, à Empurias, Cotlliure, Salses, Bracchyle..., que les Kerres, les Sordes et les Bébryces leur aient emprunté cette danse en rond pour remercier un de leurs Dieux à la fin des moissons...

Et puis, n'existe-t-il pas un poème épique, en douze chants, le « Sacræ Mysthicus ac Legendarii Litterae Universalis Canignensis » et une « Epistulae ad tribus Canisgonis ex Genus mortales », - rouleaux de parchemins conservés dans une collection particulière Ripollencque -, œuvres d’un auteur anonyme kerrétan du I° siècle de notre ère chrétienne, font état de tribus de « Canisgonis », du Pays de « Canisgonensis », et là y découvrir son essence antique ?


Le contrepas.


Les « Pas brisés » et les « pas suivis » les uns et les autres rappelant les « pas courts »et les « pas longs » de le sardane actuelle, ne serait-ce pas le contrapàs, le contrepas, aussi appelé « contrapàs cerdà » ou « contrapàs sardà » déjà dansé au XVI° siècle dans les hautes terres de Cerdagne ?

L'origine religieuse du contrepas est avérée. Cette danse, accompagnée de chants célébrant la passion du Christ, était pratiquée pendant la semaine sainte et exécutée sur les parvis et dans l'enceinte même des églises. A ses débuts uniquement réservé aux hommes, petit à petit, les femmes entrèrent dans la danse, et le seul lieu où l'interdiction subsista était Prats-de-Mollo où il était encore dansé sur la Place d'Armes, au début du 20ème siècle.

En saura-t-on, un jour, ses vraies origines ?


Dans l'Empordà, naissance de la sardane moderne.


Solaire par sa forme, méditerranéenne par sa mesure, la sardane est la danse populaire catalane par excellence, celle qui, parmi toutes les autres, des plaines du Roussillon et de l'Empordà, - l'Empordà le berceau de la sardane moderne née, au milieu du XIX°siècle, sous l'impulsion d'un musicien, de Figuères, nommé Pep Ventura -, jusqu'au delà de l'estuaire de l'Ebre, symbolise le mieux la Catalogne et les Comtats.

Si, vers 1850, sous l'impulsion de Ramon Grès et de Miquel Pardàs, les catalans l’appelaient « sardana llarga », sardane longue, c’était pour la différencier de l’antique « sardana curta », la sardane courte, qu’elle a fini par supplanter et, depuis, le nom de sardane seul évoque la danse actuelle.


La sardane, danse populaire.


La « cobla », un ensemble orchestral et musical de 11 musiciens et douze instruments, composée de deux « tibles » et de deux « tenores », de deux trompettes, d'un ophicléide ou d'un trombone à piston, de deux « fiscorns » et d'une contrebasse à trois cordes, l'accompagne.

Aux premières notes aigües et vives du « flaviol » et du « tambori » joués par un même musicien, les cercles, imprégnés de son accent, de sa couleur et de son rythme, se forment.

La mélodie enfle son thème et les hautbois, aux chants austères et profonds, célèbrent l'amour et la félicité, la douleur et la mort, avec une grande joie saupoudrée d'une part de mélancolie, de rêverie et de sollicitude, éclatant au dehors, et une détresse intérieure s'illuminant de rais de bonheur, d'événements prospères et de hasards favorables.


Notes.

 

La « baretina », le bonnet rouge.

La « faixa », la ceinture de tissu.

Les « bigatanes », les espadrilles.

Le « Flaviol » et le « tambori », le chalumeau et le tambourin.

Le « tible » et la « tenore », instruments à vent de la même famille que le hautbois.

Le « fiscorn », instrument semblable au saxophone.

"Voyage en terres comtales". 2009

En cours de publication aux Etats Unis.

Raymond Matabosch

Le réchauffement climatique ou la répétition de l'aberrante crosse de hockey pondue par le GIEC...

Astrid Lyså, en août 2007, au Groenland du nord. (Credit: Eiliv Larsen.)

Depuis au moins deux décennies, une cohorte de scientifiques, patentés du climat, vont de découverte en découverte. Celles-ci, très pointues, mettent à mal la thèse officielle soutenue par le Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat, - le GIEC -, les politiques et les écologistes.

Pourtant, et les raisons personnelles de ces chercheurs pouvant être compréhensibles par le commun des mortels, ces personnalités scientifiques, - soi-dit indépendantes et libres de leurs écrits mais, si elles ne se plient pas aux exigences, elles s'attirent les foudres du bureau du GIEC et voient les subsides, alloués pour la continuité de leurs recherches, s'amenuiser comme peau de chagrin -, n'ont aucune honte, au mépris du bon sens de l'éthique scientifique, à contrefaire, à manipuler ou à dénier les résultats de leurs recherches dans leurs publications, - pour qu'elles épousent les lignes directrices énoncées et imposées par le GIEC à solde de l'ONU et des gouvernements membres de cet organisme unissant toutes les Nations partie prenantes dans le grand scandale planétaire du Réchauffement climatique -, et à les signer.

Il est à préciser, d'une part, que la publication est essentielle pour l’obtention de crédits, de promotions... et, d'autre part, qu’un simple désaccord avec les conclusions du GIEC est devenu une raison courante pour imposer des modifications qui aillent dans le sens de la ligne directrice édictée par la collection impressionnante de représentants des gouvernements et des Organisations Non Gouvernementales qui ont investi le GIEC et pour refuser la publication d’un article dans les journaux professionnels.

Misère et damnation ! Ainsi se rabaisser en manipulant des publications pour obtenir ou préserver des budgets afin de pouvoir continuer à œuvrer dans leurs centres d'études ou au sein des laboratoires universitaires !!! Que cela est, de même, dommageable pour la pérennité de la science, de se vendre de la sorte !!! car les résultats de leurs recherches sont d'un grand intérêt pour la connaissance des paléoclimats qui fournissent des indicateurs locaux et globaux sur les climats du passé, tout particulièrement sur les dix à douze derniers millénaires.

Les nombreuses études réalisées démontrent, pourtant, que le climat, du VII° millénaire avant J.C. à la fin du I° millénaire après J.C., sans activité industrielle humaine notoire ou du moins connue, donc sans production intensive de dioxyde de carbone, - CO2 -, de vapeur d'eau, de méthane et de gaz à effet de serre, - les préhistoriens ne rabâchent-ils pas que le néolithique étaient l'époque de la pierre polie et que les hommes vivaient encore dans des grottes ? -, malgré l'aléa de froid du III° au V° siècles qui marqua la chute de l'empire romain, était beaucoup plus chaud, ou du moins aussi chaud, que le climat qui sévit depuis les deux dernières décennies du XX° siècle et ce début du XXI° siècle.

Ces études illustrent et prouvent, entre autre, qu'il y a 6.000 à 7.000 ans, les inlandsis du Groenland étaient réduits à l'état de lambeaux glaciaires et les mers arctiques, elles, étaient libres de toute glace, même en saisons hivernales. Le 20 octobre 2008, le ScienceDaily, - magazine américain, http://www.sciencedaily.com/releases/2008/10/081020095850... -, publie un article concernant les découvertes effectuées sur les plages émergées de la côte Nord du Groenland. par des chercheurs attachés au Geological Survey of Norway. « L'analyse d'un grand nombre de plages émergées de la côte Nord du Groenland suggère que la couverture en glace de l'océan Arctique était très réduite, il y quelques 6.000 à 7.000 ans. L'Océan Arctique a été périodiquement libre de glace. », est-il dévoilé dans le titre de l'article scientifique.

La géologue, Astrid Lyså, ayant mené, avec une équipe du NGU, les recherches sur le terrain, y explicite que « l'architecture des plages sablonneuses dépend en partie de ce qui a présidé à sa formation : Soit sa formation s'est effectuée à partir de paquets de glace, soit elle s'est effectuée au moyen de vagues. Les bordures de plages sont généralement constituées de très longues et vastes surfaces qui s'étendent parallèlement à la côte quand elles ont été formées par l'activité des vagues et des tempêtes occasionnelles. Ce type de côte exige l'action périodiques d'eaux libres de glace. » Et elle y affirme que « la formation de ces vieilles plages démontre que la mer, jusqu'au Pôle Nord, était périodiquement et pendant de longues durées, libre de glaces », ajoutant, en outre, « Ceci est très différent de la situation actuelle où on voit les bordures maritimes se former en étant empilées par des blocs de glace. »

Et la géologue conclue : « Le climat dans les régions nordiques n'a jamais été aussi doux, depuis la dernière glaciation, - Wurn4 ayant sévi, environ, de 20.000 à 8.000 avant J.C. -, que pendant la période qui remonte à 6.000 / 7.000 ans, - 4.000 / 5.000 ans avant JC. - Nous ne savons pas encore si l'océan Arctique était complètement dépourvu de glace, mais il y avait plus de mer libre de glace dans la zone Nord du Groenland, qu'il n'y en a aujourd'hui. »

Ces constatations de réchauffement climatique, réchauffement non du aux activités industrielles humaines, prouvant que le climat affectant le Groenland et l'Océan Arctique, 4.000 à 5.000 ans avant J.C., était bien plus chaud qu'il ne peut l'être en fin du XX° siècle et en ce début du XXI°, - alors que les scientifiques du GIEC, les politiques et les écologistes crient au loup et à l'Apocalypse -, est corroboré par les résultats obtenus par Eiliv Larsen et ses collègues, - un groupe de scientifiques détachés de l'Université de Copenhague -, qui ont, de même, travaillé sur la cartographie du niveau de la mer arctique, étudiant un certain nombre de dispositifs de rivage et récoltant des échantillons de bois de flottage, datés des V° / VI° millénaires avant J.C., et provenant de la Sibérie et de l'Alaska, des coquilles et des micro-fossiles sédimentés...

Mais le ScienceDaily est un magazine scientifique dont les articles sont soumis à un comité de lecture avant publication, un comité de lecture scientifique comme tous les autres comités de lecture de même ordre à la botte du GIEC et de hauts responsables des ONG qui l'ont infiltré, les corrections tendancieuses apparaissent inévitables et de rigueur.

Comme la découverte de ces périodes de fort réchauffement ayant porté l'Océan Arctique libre de toute glace, ont attiré les foudres du bureau du GIEC, lui-même infiltré par les hauts responsables des ONG axées sur l’économie mondiale et l'inter-mondialisme, l’écologie, la protection de la nature, etc..., - des alarmistes apocalyptiques qui se donnent beaucoup de mal pour faire croire, à l'humanité entière que l'océan arctique n'a jamais été aussi dépourvu de glaces qu'en ce début du XXI° siècle et qu'il n'a jamais fait aussi chaud que depuis les années 1990, n'ont-ils pas créé de toute pièce pour dénier l'optimum médiéval et le petit âge glaciaire des XVI° au XIX° siècle l'aberrante « crosse de Hockey » faisant disparaître ces deux aléa s climatiques -, la géologue, Astrid Lyså, obligée de préserver les crédits pour la poursuite de ses travaux, n'a pu que se résoudre à adjoindre, à sa publication, une incohérente incongruité scientifique: « Les changements qui ont eu lieu il a 6.000 / 7.000 ans étaient produits par d'autres influences climatiques que celles qui semblent dominer, aujourd'hui... », dévalorisant ses travaux pourtant forts justes et pertinents quant à leurs conclusions intrinsèques.

Alors je pose la question qui s'impose et que chacun de nous devrions nous poser hors de toutes les contraintes contextuelles du bourrage de crâne auquel les politiques, les écologistes et les médias nous soumettent : « Les influences climatiques naturelles qui ont interagi sur la banquise arctique et qui ont porté ces mers libres de glace, il y a seulement 6.000 / 7.000 ans, pourquoi et comment, laissant place à l'effet de serre anthropique, - seulement actif  !!! depuis un demi siècle -, ont-elles brutalement cessées d'agir ? »

En effet, nul n'est sensé ignorer que la glaciation Wurn, et ses quatre périodes distinctes dénommées Wurn1, Wurn2, Wurn3 et Wurn4, la dernière des glaciation des cycles de Milankovitch, a débuté il y a 120 /130.000 ans et qu'elle s'est achevée il y a, environ 10.000 ans, - vers 8.000 avant J.C. - Et, à l'échelle géologique de la Terre, les V° /VI° millénaires avant J.C. sont dans son passé immédiat..


"Pamphlets et berlingots aux piments". 2009/2010

En cours de rédaction

Auteur : Raymond Matabosch.

Climato-sceptique du réchauffement climatique

causé par l'activité industrielle de l'Homme.

Le Réchauffement climatique, un scandale et une arnaque écologico-politico-économico-scientifique !

Le 12 Octobre 2007, Al Gore et Rajendra Pachauri Prix Nobel de la Paix...

Le président de l'IPCC en anglais, - Intergovernmental Panel on Climate Change -, le GIEC en français, - Groupe Intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat -, Rajendra Pachauri , et l'ancien vice-président américain Al Gore ont été choisis parmi les 181 candidats au prix Nobel de la paix, attribué le 12 octobre 2007 à Oslo.


Qui est Al Gore ?


Devenu une personnalité emblématique de la lutte contre le réchauffement climatique, Al Gore est non seulement l'auteur du célèbre documentaire « Une vérité qui dérange », primé aux Oscars, mais aussi l'initiateur des concerts « Live Earth », - concerts donnés simultanément dans plusieurs pays le samedi 7 juillet 2007 (7/7/07) pour sensibiliser la population à propos de la crise climatique. Les villes hôtes de cet événement étaient Johannesburg (Afrique du Sud), Shanghai (Chine), Tōkyō (Japon), Sydney (Australie), Londres (Angleterre), Hambourg (Allemagne), New York et Washington (États-Unis) ainsi que Rio de Janeiro (Brésil). L'événement était destiné à déclencher un mouvement mondial pour combattre la crise climatique et fut organisé, en partie, par l'ancien candidat à la présidence Al Gore, et les fonds récoltés allaient à sa fondation. -, et le président du fonds « Generation Investment Management », spécialisé dans le développement durable.


Qui est le GIEC ?


L’exploitation la plus impressionnante de la climatologie à des fins strictement politiques, a été la création, - en 1988, à la demande du G7, aujourd'hui le G20, avec l’accord de toutes les grandes puissances au Sommet de Rio de 1992 pour en reconnaître son autorité -, du Groupe d’experts International sur l’Évolution du Climat, - GIEC -, par deux agences des Nations Unies, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, - PNUE -, et l’Organisation Météorologique Mondiale, - OMM -.

Officiellement, le GIEC résume la littérature scientifique spécialisée sur le climat, - publications largement reconnues par des comités de lecture avant publication -, tous les cinq ans. A première vue, il s’agit d’une tâche simple et innocente. On peut raisonnablement se demander pourquoi ce travail requiert le déplacement incessant, durant cinq ans, de centaines de scientifiques à travers le monde.

En réalité, le rôle du GIEC n’est pas simplement de résumer, mais plutôt de présenter un état de la science qui soutienne le processus de négociation ayant pour but de contrôler le niveau des gaz à effet de serre. Il s’agit d’une mission politique plutôt que scientifique.

Certes les scientifiques participants disposent d’une certaine liberté pour décrire correctement l’état de la question... Mais le principal document offert en nourriture au monde public et aux médias n’est pas le rapport complet préparé par les scientifiques, mais le « Résumé pour Décideurs », rédigé par une collection impressionnante de représentants des gouvernements et des Organisations Non Gouvernementales, - ONG et parmi elles, en autres, celles axées sur l’économie mondiale et l'intermondialisme, l’écologie avec WWF, Greenpeace... par exemple..., la protection de la nature, etc... -, avec seulement une très faible représentation scientifique.


Et le tout est chapeauté par :

 

Entre autres, car je n'en établirai pas toute la liste, elle en serait trop longue,


Des sociétés savantes.


Les sociétés savantes, créées pour fournir un cadre de communication et d’échanges au sein d’une spécialité, - organisation de colloques, publication de revues... -, ont le rôle de délivrer des certifications professionnelles et de s’adresser au public. Ces sociétés sont domiciliées un peu partout dans le monde. Un nombre croissant d’entre elles exigent une puissante représentation dans les capitales et elles s’engagent dans des échanges avec les gouvernements, les holdings, les trusts, les grandes multinationales.... Une telle interaction implique un travail de lobbying pour l’obtention d'avantages spéciaux. De plus en plus leurs interactions consistent à présenter un programme politique et des affirmations scientifiques délivrées au nom de la société savante concernée.


Des individus haut placés dans des mouvements écologistes.


Ces individus disposent et usent, en même temps, de positions influentes dans des organismes scientifiques. Tel est le cas, par exemple, de John Firor, sans quelconque compétence scientifique, qui fut longtemps le directeur administratif du Centre National Américain de Recherches sur l’atmosphère, - NCAR -, à Boulder, dans le Colorado. Son poste était purement administratif, mais c’était en tant qu’expert du NCAR qu'il parlait fréquemment des dangers du réchauffement climatique. Jhon Firor, de 1975 à 1980, en parallèle à son titre de directeur administratif du NCAR était président du conseil d’administration d’une grande association de défense de l’environnement, « Environmental Defense. »

Nul n'est sensé ignorer que l’office météorologique britannique dispose d’un conseil d’administration. L'un des présidents de ce Conseil d'Administration en a été Robert Napier qui fut le directeur exécutif de la section britannique du WWF.

Il n'est nullement besoin de s'imaginer que Greenpeace ne serait pas de la fête. Bill Hare, avocat et directeur de campagne pour cette association écologique, s’exprime fréquemment en tant que représentant « scientifique » de l’institut Potsdam, le plus important centre de recherche allemand sur le réchauffement climatique.

Et l'on peut ainsi continuer sur des dizaines de pages, continent par continent et état par état...

John Holdren affilié à la Woods Hole Research Center, - une organisation de défense de l’environnement confondue avec le Woods Hole Oceanographic Institution, un centre de recherches scientifiques -, était le porte-parole de l’administration Clinton-Al Gore sur le réchauffement climatique.

Michael Oppenheimer, co-auteur d’un ouvrage d’un alarmisme tout à fait absurde, « Dead Heat, The Race Against the Greenhouse Effect », - Chaleur mortelle : La course contre l’effet de serre -, et auteur principal du GIEC, le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat.

Etc... Etc...

Mais la forme la plus courante d’infiltration consiste simplement à obtenir un ou deux sièges au sein du conseil d’une organisation ou d'un groupe d’experts d’organismes publics. Cela suffit pour opposer un véto à toute déclaration ou décision à laquelle on s’oppose, et ainsi d'obtenir des décisions qui vont dans le sens politico-écologico-économico industriel souhaité et de permette à des projets juteux d’avancer.


Je laisse, aux français, le soin de découvrir quels écologistes, soutenus par tous les partis politiques qui y retrouvent leurs intérets électoraux auprès de la population, font parti de cette race d'individus.

Bonne recherche et bonne lecture...


"Pamphlets et berlingots aux piments". 2009/2010

En cours de rédaction

Auteur : Raymond Matabosch.

Climato-sceptique du réchauffement climatique

causé par l'activité industrielle de l'Homme.

Le GIEC et le Réchauffement climatique... tout en contradiction...



Températures depuis 1880 suivie de deux scénario d'évolution du climat, celui du GIEC et la poursuite d'un réchauffement naturel comme au XX° siècle, selon la théorie de Syun Ichi Akasofu...



Evolution des températures de surface globales, d'après la Climate Research Unit (U.K.), et le refroidissement amorcé en 2008...

 

Le GIEC.


Nul n'ignore, je pense, ce qu'est l'IPCC en anglais, le GIEC en Français ?

Sur son portail, http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.htm, il se présente en ces termes :

« Conscients du problème que pourrait poser le changement climatique à l’échelle du globe, l’Organisation météorologique mondiale, - OMM -, et le Programme des Nations Unies pour l’environnement; - PNUE -, ont créé, en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, - GIEC -. Le GIEC est un organe intergouvernemental qui est ouvert à tous les pays membres de l’ONU et de l’OMM.

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue. »

En un mot ne sont pris en compte, par le GIEC, que les publications parues uniquement dans les revues scientifiques à comité de lecture, donc des publications triées sur le volet ou des publications en commande avec rémunerration, ne pouvant aller que dans le sens des rapports à établir et des idées à faire passer, et, dans une certaine mesure, les travaux en cours, exclusivement axés sur le réchauffement climatique, dans les laboratoires de recherche grassement subventionnés.

Suivent toutes les publications des Rapports d'évaluations, généralement agrémentés d'un glossaire, de Documents techniques, de Rapports Méthodologiques et de Documents de base...

Comme ses deux prédécesseurs Rapports d'évaluations, un Glossaire des termes employés est adjoint au troisième Rapport d’évaluation du GIEC, http://www.ipcc.ch/pdf/glossary/tar-ipcc-terms-fr.pdf


Comment ce glossaire définit-il :

« Atmosphère ? »


Enveloppe gazeuse de la terre. l’atmosphère sèche est composée presque entièrement :

d’azote, dans un rapport de mélange au volume de 78,1 %

et d’oxygène, dans un rapport de mélange au volume de 20,9 %,

ainsi que de plusieurs gaz à l’état de traces,

tels que l’argon, dans un rapport de mélange au volume 0,93 %,

l’hélium, et les gaz à effet de serre qui influent sur le rayonnement, tels que le dioxyde de carbone, dans un rapport de mélange au volume de 0,035 %

et l’ozone.

l’atmosphère contient également

de la vapeur d’eau, en quantités extrêmement variables mais, en général, dans un rapport de mélange au volume de 1 %,

ainsi que des nuages et des aérosols.


Je suis bête, pas du tout intelligent, pas plus que je ne suis universitaire, - ce qui m'agrée c'est que je ne suis pas le seul à ne rien entendre à ce charabia élitiste -, et je ne sais pas ce que veut dire « rapport de mélange au volume », mais, fils de la terre et, étant toujours en contact avec elle, je sais faire une addition... Aussi, si l'on calcule le pourcentage global du rapport de mélange au volume tel que répertorié par le GIEC dans la définition qu'il donne de l'Atmosphère... à quel pourcentage arrivons-nous ?

78,1 % + 20,9 %, + 0,93 %, + 0,035 % + 1 % = 100,965 %

auquel pourcentage global, toujours dans un rapport de mélange au volume, il est à ajouter ceux de l'Ozone, des nuages et des aérosols..., des rapports de mélange au volume, eux, non quantifiés...

Je n'en serai pas surpris que l'on me tombe sur le « rable », à bras raccourcis, essayant de m'expliquer avec des mots tout autant tarabiscotés et tout autant incompréhensibles pour le commun des mortels, que des choses rentrent, que d'autres ne rentrent pas, que certaines sont déjà inclues dans d'autres... etc... etc... à couper les cheveux en 4, voire en 8, si ce n'est en 16, en 32 ou en 64... mais à ce rythme là, avec un échiquier pour base et des grains de blé au nombre doublé à chaque case suivante, un empereur d'Orient en avait perdu toute sa fortune...

Les alarmistes et les apocalyptiques du Réchauffement climatique, - scientifiques, politiciens et écologistes oubliant l'optimum médiéval, le petit âge glaciaire allant d'environ 1550-1580 à 1850-1860, et le brutal refroidissement qui a affecté quatre décennies du XX° siècle, des années 1940 à 1976, et le grand coup de gueule de l'Abbé Pierre en 1954, tant et plus que les scientifiques annonçaient à grands fracas l'arrivée d'un nouvel âge glaciaire -, en perdront-il leur raison ? Et qu'en deviendront les grands gourous du Réchauffement climatique que sont Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand, Al Gore, - Albert Arnold Gore -, etc... etc..., tous subventionnés, pour leurs travaux, par les plus grands pollueurs de la planète ?


Alors, comme je ne veux pas mourir bête et idiot, j'ai parcouru le Glossaire des termes employés dans le troisième Rapport d’évaluation du GIEC, et qu'ai-je trouvé comme explications ?

Rapport de mélange au volume : Voir Fraction molaire.

Rapport de mélange : Voir Fraction molaire.

Fraction molaire : La fraction molaire, ou rapport de mélange, est le rapport du nombre de moles d’un composant dans un volume donné au nombre total de moles de tous les composants dans ce volume. En général, elle est indiquée pour l’air sec. Des valeurs types pour des gaz à effet de serre à longue durée de vie sont de l’ordre de mmol/mol (parties par million : ppm), nmol/mol (parties par milliard : ppb), et fmol/mol (parties par billion : ppt). La fraction molaire diffère du rapport de mélange au volume, souvent exprimé en ppmv, etc., par les corrections de la non-idéalité des gaz. Cette correction est significative par rapport à la précision des mesures pour de nombreux gaz à effet de serre (Schwartz et Warneck, 1995).


Que doit-on en penser de cette clarté des explications?

Si !!! Une chose est très claire, elle... !!! Plus la Terre se réchauffe et plus il y a évaporation d'eau et plus il y a de nuages dans les hautes altitudes atmosphériques et stratosphériques faisant un bouclier au rayonnement solaire reçu par la Terre, d'une part, et d'autre part, les précipitations, chimique puis biologique, du dioxyde de carbone, sous forme de carbonates, devenant plus importantes... etc... etc... Par cela le Climat terrestre devrait, inéluctablement, se refroidir...

 

En conclusion :


Je vous laisse seuls juges de penser ce que vous voulez...

Mais Tout ne semble donc qu’être affaire de grands trusts industriels et de Dieu Argent auxquels se sont ralliés, pour raisons financières propres, les politiques de tous bords, nombre d’écologistes et bon nombre de scientifiques… ? Le tout relayé et publié, à foison, par les médias de tout ordre…


"Pamphlets et berlingots aux piments". 2009/2010

En cours de rédaction

Auteur : Raymond Matabosch.

Climato-sceptique du réchauffement climatique

causé par l'activité industrielle de l'Homme.

Les Pyrénées énigmatiques : Un enseignement dispensé suranné ?

A la lecture de tous les manuels scolaires traitant de géographie, les Pyrénées apparaissent comme une chaîne montagneuse se dressant au Sud-Ouest de l'Europe.

Selon une direction Est-Ouest, elle s'étendent, de la Méditerranée à l'Océan Atlantique, depuis le Cap de Creus, surplombant le Golfe du Lion, à l'Est, jusqu'au Cap Higuer, dominant la Mer Cantabrique(1), à l'Ouest. Et elles s'étirent sur 50 à 150 km de large entre la Gascogne au nord et le bassin de l'Ebre au sud.


Géographie physique des Pyrénées.


Elles culminent à 3.404 mètres d'altitude au Pic d'Aneto, en Espagne, dans le Massif de la Maladeta dont il en constitue, avec le Pic Russell, le quartier Sud-Est. Avec ses 212 modestes « 3.000 », elles forment une véritable barrière, infranchissable en son centre, séparant la péninsule ibérique du reste de l'Europe continentale.

En France, le Vignemale plafonne à 3.298 mètres d'altitude et la ligne des sommets des Pyrénées, dans la généralité, n'excède pas 3.000 mètres. L'impression de hauteur résulte du fait, au différent du versant espagnol aux pentes plus douces, que le versant français surgit brutalement depuis la plaine.


Géographie humaine des Pyrénées.


Les Pyrénées constituent une frontière naturelle entre l'Espagne et la France et elles abritent un état pérenne depuis le 1° Janvier 2000, l’Andorre.

Dans sa partie française, la chaîne des Pyrénées traverse trois régions et six départements. D’Est en Ouest se succèdent les régions Languedoc-Roussillon, - Pyrénées-Orientales et Aude - ; Midi-Pyrénées, - Ariège, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées - ; et Aquitaine, - Pyrénées-Atlantiques -.

Côté espagnol, elle traverse quatre communautés autonomes et sept provinces. D’Est en Ouest, la Catalogne, - Gérone, Barcelone et Lérida - ; l'Aragon, - Huesca et Saragosse - ; la Navarre, - communauté forale et province - ; et l'Hegoalde(2), - Guipuscoa -.


Géologie généraliste des Pyrénées.


Aux dires des géologues patentés, l'orogenèse des Pyrénées s'est engagée il y a, environ, 40 millions d'années, concomitamment ou postérieurement à la surrection alpine. Suite à la collision de la plaque ibérique avec la plaque eurasienne, la chaîne montagneuse pyrénéenne a surgi en lieu et place d'une mer peu profonde située entre les deux continents. Conséquemment à cette collision, les strates sédimentaires du socle hercynien ont été rehaussées.

Bien que la chaîne pyrénéenne soit considérée comme « jeune » au sens géologique, elle est composée, majoritairement, de roches volcaniques, plutoniques comme les granitoïdes, et métamorphiques du précambrien, et de roches sédimentaires du permien, anciennement formées. Les roches plus récentes, sédimentaires, du post-hercynien, y sont minoritaires et se cantonnent en basse montagne et dans les plaines.


Mais les Pyrénées telles qu'enseignées, n'est-ce point réducteur ?


Cette vision surannée des Pyrénées que l'on nous enseigne, est-ce vraiment l'ensemble de la chaîne Pyrénéenne telle qu'elle a existé et existe réellement.

Certains géophysiciens avisés énoncent qu'antérieurement a la chaîne pyrénéenne, il a pu être une chaîne pyrénéo-provençale, un ancien massif montagneux qui se serait élevé à l'emplacement aujourd'hui occupé par la mer Méditerranée, au niveau du Golfe du Lion.

Celle-ci se serait située, grossièrement, dans une direction Est-Ouest, dans le prolongement des Pyrénées actuelles.


Les arguments qui démontreraient l'existence de la chaîne pyrénéo-provençale.


Pour ces géophysiciens il subsiste des témoins géologiques irréfutables de l'existence de cette chaîne. A leurs entendements, la Corse et la Sardaigne constituaient, littéralement, cette chaîne de montagne. Ces deux lambeaux de continent étaient, initialement, rattachés à la Provence. Un épisode de rifting et d'étirement crustal, durant l'Oligocène, avait fait pivoter ces deux îles, les transportant à leur emplacement actuel.

Plusieurs arguments sont avancés pour asseoir cette théorie. D'une part, entre le massif des Maures et la Corse et la Sardaigne, il y a concordance des roches plutoniques précambriennes et des roches volcaniques permiennes et il existe une complémentarité dans les formes et les assises des plateaux continentaux corso-sarde et européen.

D'autre part, les enregistrements paléomagnétiques attestent d'une orientation passée différente de l'actuelle orientation de ces deux îles. Les plis et les chevauchements sont axés, grossièrement, Est-Ouest, datés du Crétacé supérieur et de l'Éocène, et tous en adéquation avec les chevauchements de Saint-Chinian, de Montpellier, des Alpilles, des Baronnies, etc...


Et si les Appenins étaient aussi les Pyrénées ?


S'appuyant sur les témoins géologiques et sur les premiers arguments irréfutables apportant preuve de l'existence d'une chaîne pyrénéo-provençale, un sismo-vulcanologue(3) a concentré ses études sur les failles actives de la fin du Crétacé et du Paléocène et les failles normales d'étirement, plus tardives, d'âge Miocène et Oligocène.

Étayant ses relevés sur l'orientation Est-Ouest des niches minérales et minières, il a avancé, pour théorie, que l'axe pyrénéen courrait depuis le Cap d'Ortégal, en Galice, jusqu'au Cap Passero, en Sicile. A son jugement, la chaîne pyrénéo-provençalo-appenine regrouperait la Cordillère Cantabrique, les actuelles Pyrénées, les Massifs des Maures, de l'Estérel et des Alpilles, et les Appenins, ainsi que les Îles de Majorque, la Corse, la Sardaigne et la Sicile.

L'orogenèse de cet imposant massif aurait débuté à la fin du Crétacé, 70 millions d'années mais l'effondrement du plancher, 40 millions d'années, ayant donné naissance à la Mer Méditerranée aurait scindé la chaîne montagneuse.

Préface de "Les Pyrénées énigmatiques". 2008/2009

Auteur : Raymond Matabosch.


Notes.


(1) La Mer Cantabrique est aussi appelée Golfe de Biscaye, Golfe de Gascogne, Golfe d'Aquitaine ou Océan des Cantabres.

(2) L'Hegoalde, le Pays basque espagnol.

(3) Raymond Matabosch. Le continent atlantido-ibérico-italo-magrhében (Théorie sur la formation et la dérive des plaques tectoniques). Etats Unis. - 2004.

09 janvier 2010

Mosaïque de peuples et d’ethnies, domaine réservé des volcans, l’Indonésie.

Bye bye l'Europe, bonjour l'Asie du Sud-Est...

Depuis 15 jours, et pour au moins 6 à 12 mois, je suis engagé dans un nouveau voyage d'étude, le quatrième en 20 ans, au cœur des terres indonésiennes.

Bye bye l'Eurasie, - ou continent euro-asiatique -, bonjour la Lémurie, - ou continent Indo-australien -, devrais-je plutôt écrire... Mais vous allez vous récrier et clamer que l'Inde, l'Indonésie... sont partie intégrante du continent asiatique... Mais là n'est pas l'objet de mon propos car la distribution des continents, des plaques tectoniques principales, secondaires ou disparues, et des multiples terranes qui s'emboitent les unes dans les autres pour former l'écorce terrestre de la planète Terre font l'objet de polémiques controversées, voire parfois violentes, dans le microcosme scientifique majoritairement tenu par une caste d'universitaires. Et je me refuse à ouvrir une telle polémique stérile sur le Post.fr, un site d'information populaire et grand-public.

Alors, pour une première, je vous entretiendrai de généralités pour vous présenter le plus vaste archipel du monde, l'Indonésie. Avec ses 2,028 Millions de Kilomètres carrés, presque 4 fois l'étendue de la France, pour une population de 245,5 Millions d'habitants. Avec ses 5.160 kilomètres d’Est en Ouest et 1.760 du Nord au Sud, il se compose de 17.502 îles, dont à peine le tiers sont habitées, égrenées, en deux arcs volcaniques, sur la bordure Nord de l’Océan Indien aux eaux capricieuses. Les plus grandes sont Bornéo, Sumatra, Les Célèbes, - Sulawesi, pays Toraja - , Java et la partie occidentale de la Papouasie-Nouvelle Guinée, et les plus touristiques en sont Bali, - Île des Dieux -, Lombok... Nusa Tenggara et Sulawesi sont, quant à elles, des îles hors norme se protégeant, férocement, des cultures étrangères.

L'Indonésie, une langue officielle, «  le bahasa indonesia », et une pluralité de langues locales et dialectes, - 742 bahasa daerah recensées -, est une mosaïque de peuples et d’ethnies, - plus de 350 -, où se côtoient musulmans, - environ 200 millions de croyants, 87 % de la population -, protestants, chrétiens, bouddhistes, hindouistes, confucianistes et animistes. Chacun y vit à son rythme, du plus traditionnel au plus frénétique, dans un climat de grande tolérance. La nature y garde aussi toute sa place et  dans les jungles de Sumatra les tigres, les éléphants, les serpents et les orangs-outans qui ne se retrouvent nulle part ailleurs, avec quelques  200 genres de mammifères, y vivent dans une flore unique au monde. La plus grande fleur terrestre pouvant atteindre 1 mètre de diamètre, la rafflesia, y fleurit chaque année. A Komodo, Rinca et Florés, évolue une espèce de varan carnivore de 2 à 3 mètres de long, le dragon  de Komodo, et, à Java, les édifices volcaniques rivalisent en d'extraordinaires paysages.

"Ses populations sont, pour la plupart, d’origine indo-malaise et deutéro-malaise. A Sumatra, quatre groupes ethniques, constitués de quinze peuples différents, se partagent l’île : les Atchinais, les Garos, les Bataks et les Minangkabaus. À Java, les Javanais proprement dits occupent le centre de l’île, tandis que les Sundanais peuplent le pays de Sunda ; les Madurais sont représentés à Java et à Madura ; les Balinais occupent une place à part d’un point de vue religieux, l’hindouisme étant la religion dominante de l’île de Bali. Bornéo est peuplée par les Dayaks et Les Célèbes par des peuples proto-malais, les Alfours, les Toradjas, les Manadais, les Bugis et les Macassars. Les Moluques sont habitées par les Alfours et les Amboinais et L’Irian Jaya étant le domaine des Papous. Plusieurs millions de Chinois vivent aussi en Indonésie." (1)

Avec plus de 9 millions d'habitants, 12 millions s'il s'agit de la conurbation de Djabotabek, - le grand Djakarta -, Djakarta en est la capitale. Les autres grandes villes en sont Surabaya, Babdung, Samarang et Yogyakarta, - Java -, Medan et palembang, - Sumatra -, Ujung Pandang et Macassar, - Sulawesi ou Les Célèbes -, Banjarmasin, - Kalimantan -, Denpasar, - Bali -...

Une chaîne de montagnes, d'origine volcanisme de points chauds, s’éleve à plus de 3.600 mètres, de Sumatra à Timor, zèbrant l'archipel d'Est en Ouest. Le Kerinci, dans les monts Barisan, sur l'île de Sumatra, atteint les 3.805 mètres et le Semeru, avec ses 3.676 mètres, domine Java. Le Puncak Jaya, - ou pyramide Carstensz -, 4.884 mètres, sur la chaîne du Sudirman, en partie occidentale de la Papouasie-Nouvelle Guinée, - Irian Jaya -, est le point culminant de l'Indonésie. Quant aux îles de Bornéo, Bangka et Belitung, elles sont l’extrémité méridionale du vieux bouclier de la plate-forme de la Sonde.

Les plaines les plus importantes se trouvent à Sumatra, Java, Bornéo et en Irian Jaya. Depuis des siècles, les coulées volcaniques, les cendres et les lapil-li fertilisent les sols des basses terres, notamment à Java et Bali, permettant 3 à 4 récoltes de riz par an...

Situé à la connexion de trois plaques tectonique, - les plaques australienne, philippine et eurasienne -, de multiples failles actives et des principales fosses océaniques de la planète, l’archipel indonésien connaît une forte activité volcanique et sismique. On y recense 150 volcans en activité comme le Tambora, un stratovolcan, qui forme la péninsule de Sanggar de l'île de Sumbawa, et le Krakatau, îlot volcanique situé entre Java et Sumatra, dont l’explosion en 1883 avait entraîné un gigantesque raz de marée et un rabaissement des températures terrestres de 0,5° C pendant un mois et 0,25° C au cours des douze mois suivant l'explosion, ou encore le Bromo, le Mérapi... L’une des secousses sismiques les plus récentes a frappé, en 1992, l’île de Florès, faisant 2.000 victimes ; un autre tremblement de terre a secoué Sumatra, en février1994, tuant 180 personnes. Le pays a également du faire face au tsunami de 2004 faisant 167.736 victimes à Sumatra, le tremblement de terre de Yogyakarta de 2004.... Et le dernier en date, Septembre 2009, près de 2.000 morts à Sumatra...

Je terminerai par le parc national d'Ujung Kulon abritant 50 ou 60 rhinocéros de Java, Borobudur montagne de pierres vieille de plus de 1.200 ans perdue dans une nature sauvage et luxuriante, Prambanan ou Candi Lara Jonggrang qui est un ensemble de 240 temples shivaites, construits au IXe siècle, et le site des premiers hommes de Sangiran, à Java, et les forêts tropicales ombrophiles de Sumatra qui sont des sites classés, grâce à l'Unesco, au patrimoine mondial de l'humanité.

Malang, le 23 Décembre 2009, 20 h.


Préface de "Etudes sismo-vulcanologiques en terres indonésiennes". 2009/2010

En cours de rédaction.

Auteur : Raymond Matabosch.

15:27 Écrit par catalan66270 dans Voyage en Terres Indonésiennes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : asie du sud-est, insulinde, indonésie, Îles de la sonde, java, sumatra, bali | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Le Roussillon passé présent. Bribes d'histoire.

L'histoire crée les états et délimite les frontières mais celles-ci ne parviennent pas toujours à séparer les hommes, unis, par delà les nationalités, par les coutumes, les traditions communes et les parlers. Tel est le cas de la  Catalogne partagée, au fil des temps, entre France et Espagne.

Capitale des antiques Comtats, hier Province du Roussillon, aujourd'hui Catalogne Nord, Perpignan a peut-être plus d'affinités avec Barcelone qu'avec Toulouse, Carcassonne, Montpellier ou Nîmes. Ici, tout évoque l'Espagne si proche : la lumière, les palmiers et, surtout, le palais médiéval des Rois de Majorque, celui de la Députation ou encore la belle Loge de Mer d'un pur gothique catalan. Même la très méridionale cathédrale Saint Jean apporte une pierre à la spécificité et à l'originalité de cette terre catalane.

Dans le Castillet, la Casa Pairal, - la maison ancestrale -, évoque les traditions agricoles et artisanales de la Vicomté de Vallespir, des Comtés de Roussillon et de Cerdagne, et celles de ses dépendances, le Conflent et la Capcir.


Une terre convoitée à ses origines.


Le Roussillon est une terre d'une richesse historique incomparable. Il est mondialement connu pour posséder le site sur lequel furent découverts les plus anciens européens, dont les restes datent de 450.000 à 700.000 ans. Les époques suivantes sont également riches en découvertes : le néolithique et ses champs d'urnes, l'érection des dolmens et menhirs, et...

Le Roussillon, tributaires des luttes entre romains et carthaginois, sera marqué par le passage d'Hannibal et de ses éléphants de combat. Mais c'est aussi une période où la région sera militairement conquise onze fois et connaîtra quinze maîtres différents en 2500 ans : par les Chamites..., les ligures, les peuplades bascoïdes Sordones, Bébryces et Kerres, les phéniciens, les hellènes, les romains..., les wisigoths et les sarrasins.


Les carolingiens et la période comtale.


Après avoir chassé les sarrasins, la principale bataille se déroulant sur les hauteurs de Passa, près de Thuir, Charlemagne décide de créer, sur les lieux des combats, un monastère, le Monastir del Camp, - Monastère du campement -, bâtiment qui existe toujours.

Maîtres incontestés du Roussillon, les carolingiens y créent des comtés et favorisent l'installation de grandes abbayes, - Arles sur Tech, Saint Michel de Cuixà, Saint Martin du Canigou... -, qui essaiment, sur tout le territoire, des prieurés et des églises.


Le Comté de Barcelone et le Royaume d'Aragon.


En 897 Guifred le velu, unificateur d'une terre pérenne et à l'origine de la légende de la senyera, le drapeau catalan, partage entre ses enfants les comtés qui forment la future Catalogne. Mais l'unité Catalane se soude essentiellement sous Raymond Bérenger III, dit le Grand (1097-1131)

En 1137 Raymond Bérenger IV, dit le Saint, épouse Pétronille Ramirez, la fille du roi d'Aragon, unique héritière. Il devient ainsi prince consort et ses enfants obtiendront le titre de Comte-Roi de Catalogne-Aragon, engendrant la lignée des rois d'Aragon.


Le Royaume de Majorque.


En 1276, à la mort de Jacques Ier le Conquérant, le royaume catalano-aragonais est partagé entre ses deux fils. Le Royaume de Majorque, dévolu à Jacques II, se compose des Comtés de Roussillon et de Cerdagne, de la Vicomté de Vallespir, des Iles Baléares et de la Seigneurie de Montpellier, avec pour capitale Perpignan. Le reste de la couronne va à son frère Pierre III, comte de Barcelone et roi d'Aragon.

Quatre vingt ans d'existence, l'histoire du royaume de Majorque est courte, mais intense. Obligé de faire des choix face à ses puissants voisins, la France et le Royaume d'Aragon, il subit l'inévitable dérive qui le mena à son extinction. Les deux royaumes catalans sont réunis, à nouveau, en 1344n sous le règne de Pierre IV, roi de Catalogne-Aragon.


Les Comtats.


Pierre IV, prince d'une haute capacité associe ses nouveaux sujets à la législation catalane. Il les admet aux États Généraux ou Corts, encourage l'industrie et la navigation par des traités avec les nations voisines, protège l'agriculture et fait replanter d'arbres les contrées ravagées par les dernières guerres.

Jean I, son fils et successeur, ne suit pas l'exemple de son père. Il abandonne le Roussillon à l'administration d'un gouverneur général et d'officiers royaux, plus soucieux de leur enrichissement et de leur élévation que des intérêts du pays. Mais Barcelone jalouse Perpignan pour ce nouveau privilège accordé et de nombreuses échauffourées fratricides se produisent et endeuillent les deux terres.


La Province de Roussillon.


Jusqu'à Louis XIV, et la fin de la Guerre de Trente ans, les Comtats restent rattachés au royaume d'Espagne et à la Catalogne. Le Traité des Pyrénées, du 7 Novembre 1659, et ses Conventions de Céret, Mai 1660, et de Llivia, Novembre 1660, mettent un terme à ce rattachement naturel façonné par des siècles d'histoire. Pourtant ils ne réussit pas à effacer les particularismes et l'identité propre du peuple qui la compose.

Du Traité des Pyrénées à la Révolution Française, la Province du Roussillon, province frontalière et « pays conquis » est dotée, par le pouvoir central, de nouvelles institutions. Considérée comme province étrangère, les barrières frontalières sont maintenues avec les provinces limitrophes.


Le Département des Pyrénées Orientales.


La loi du 22 décembre 1789 organise les pouvoirs au sein de nouvelles circonscriptions appelées départements puis le décret du 15 janvier 1790 fixe le nombre de départements à 83.

Le département des Pyrénées-Orientales est créé le 6 mars 1790. Les députés de l'ancienne province de Roussillon signent l'arrêt créant le département de Roussillon qui prend rapidement le nom de Pyrénées-Orientales. Le nouveau département est plus vaste que l'ancienne province de Roussillon, dont la langue faisait l'unité. La petite région languedocienne du fenouillèdes, - plus de vingt cinq communes dont Saint-Paul-de-Fenouillet, Maury, Latour-de-France, Bélesta, Montalba-le-Château, Sournia... -, est incorporée dans cette nouvelle structure politique.


La Catalogne Nord.


La Catalogne Nord, - l'inventeur de l'appellatif en étant, dans les années 1930. le catalaniste Alphonse Mias, du groupe Nostra Terra -, désigne le territoire correspondant à l'actuel département des Pyrénées-Orientales. Par tradition, on la divise en six comarques ou pays: le Roussillon, les Fenouillèdes, le Vallespir, le Conflent, la Cerdagne et le Capcir.

Ce terme, lui préférant le référentiel Roussillon, nom de la province d’Ancien Régime, est très peu utilisé en France. Les termes génériques de Pays catalan, de Catalogne française ou de Pyrénées catalanes sont, de même, employés.

Pour les catalanistes, cette appellation correspond à une réalité historique et identitaire : « En effet », déclarent-ils, « depuis les origines, la Catalogne Nord a été rattachée à la Nation catalane, sur les deux versants des Pyrénées, issue de la réunion des comtés féodaux indépendants, de facto, de l'empire carolingien dès le IX° siècle. »

"Voyage en terres comtales". 2009

En cours de publication aux Etats Unis.

Raymond Matabosch

Éternel et immuable Canigou : Montagne mythique des catalans.

Géant catalan, fascinante montagne, citadelle avancée des Pyrénées et vieux berger des ans encapuchonné d'ouates hiémales, le Massif du Canigou, rudesse de la roche cristalline et douceur méditerranéenne s'y entremêlant avec bonheur, discernable de fort loin, se détache, au-dessus des vergers magnifiés de variations de blanc et de rose, entre neiges et arbres en fleurs.

Le Mont Canigou,
terre à nulle autre pareille -
Montagne sacrée.

Il rétorque, frère utérin, au géant de Provence, le Mont Ventoux, et, dans les froidures de l'hiver, quand la Tramontane et le Mistral, vents glaciaux, nettoient le ciel de l'un, l'autre se découvre et se dessine à l'horizon désavouant le disque orangé du soleil couchant, l'un et l'autre vigies des terres d'Oc et des Comtats.

Dès la nuit des temps
extirpé du sein terrestre:
La grâce divine.

Symbole avéré,
Olympe des catalans -
Le Mont Canigou.

Figure de proue et cerbère incoercible des Pyrénées Orientales, les hommes parcourant les chemins et les crêtes des Albères, du Vallespir, de Cerdagne, de Conflent et des Corbières, s'activant aux travaux agricoles, vinicoles et arboricoles, - vins, fruits et légumes primeurs de qualité -, ou dans les secteurs secondaires et tertiaires, apanage de la fertile et prolifique étendue plane de Roussillon, ou se hâlant sur les grèves, dentelles de sables blonds et dorés de la Côte Radieuse ou Vermeille, ou, tapis de cailloux amoureusement polis et arrondis par les eaux fluviales et maritimes, des rivages rocheux et dentelés du berceau de Pyrène, ne voient que Lui, l'immuable et éternel Mont Canigou.

Dominant la plaine,
majestueux et royal,
La terre des Dieux.

La montagne mère,
de fécondité symbole -
De l'eau dans la plaine.

De plus de mille autres terres encore, suivant certaines conditions atmosphériques, il est identifiable. Le soleil dans le dos, l'observateur attentif et patient, quand la silhouette de sa cime pyramidale se projette sur fond de ciel crépusculaire, le discerne, l'identifie, lors depuis le sommet de Notre Dame de la Garde ou Mont Dôme de Marseilleveyre, à Marseille; le Mont Blanc, le Mercantour, l'Oisans ou la Barre des Écrins, dans les Alpes; le Pic de Midi de Bigorre, le Mont Perdu ou le Vignemale, dans les Pyrénées Centrales; les grandes hauteurs volcaniques, Cantal, Puy de Sancy, Monts Dore, Mont Dôme, d'Auvergne; ou le Mont Gerbier des Joncs, du Velay le Monte Cinto ou les Massifs granitiques de l'ouest de la Corse; le massif des Iglésientes, en Sardaigne...; et, dit-on même, - ne serait-ce qu'utopique réalité inaccessible aux sens...? que matérialité abstraite, artificiellement séparée de toute vie...? -, du Djurdjura, en Kabylie, et de l'Etna, en Sicile.

Horizon visuel,
rotondité de la Terre,
altitude aussi.

Canigou, un phare
dans le ciel atlantidien -
Platon le savait.

Emblématique des Comtats, montagne du pain pour les laborieux travailleurs et les forçats de la terre, bûcherons, herscheurs, haveurs ou mineurs, porions et galibots, charbonniers, forgerons ou agriculteurs, âniers, vachers et bergers, qui gravissaient les flancs boisés et les pâtures d'altitude, montagne exploitée, surexploitée, saignée à blanc et étiolée, mais toujours prolixe évoquant l'histoire du fer, - des filons aux premiers siècles avant Jésus Christ, originellement difficiles d'accès, avec des gisements du Balatg, du Pic des Pradelles et de l'Alzine... -, des mines à ciel ouvert ou à galeries et des forges, - Velmanya, Ballestavy, Batère, Fillols, Formentera, la Pinosa, Escaro...-, et l'histoire de la transhumance, - les Jasses, les Estables, les Cortalets, Pratcabrera, le Baciver, le Ras des Anyels, le Pla de las Egues... -, le Canigou fut longtemps considéré, faute de relevés précis pour les autres massifs, comme le point culminant, - étant comme tel dans tous les livres de géographie et enseigné comme tel durant des décennies -, de la chaîne pyrénéenne car sa grandeur majestueuse s'imposait comme une évidence.

Vigie maritime
entre hautes terres et plaine -
Porte de deux mondes.

Qui aurait eu courage à se commettre dans un crime de lèse-majesté ? Qui aurait eu l'outrecuidance d'affirmer que le Canigou n'était pas le plus coruscant des plus coruscants ? Surtout pas les hommes, fils de sa terre nourricière, ni les novellistes et les publicistes, ni les poètes et les rhapsodes, ni les bardes et les félibres, ni les chantres et les musiciens. Par eux, leur voix du coeur, celle de leur esprit, chacun dans son registre, se tresse un florilège, une chrestomathie et un spicilège d'œuvres lyriques, bucoliques, épiques ou hugoliennes, cueillies en brassées d'odes, élégies et sonnets.

Terres d'exception,
terre du fer et de paix -
Terre des poètes.

Au-dessus de ce panier de fleurs, l'ennoblissant, l'élevant au Parnasse, monument de la Catalogne et du Roussillon, œuvre magistrale et pérenne de la Renaissance catalane et catalanophone, sur­git « Canigo » de Mossen Jacint Verdaguer, un poème polyphonique, un brin héroïque et extraordinaire, un éclat, lors hexamètres et pentamètres alternant pour un chant de deuil, tendre et triste, un copeau émotionnel et sentimental et une fibre liturgique, ordonné comme une symphonie exaltant le génie d'une langue pure et céleste, vive et chantante, s'ouvrant et s'élevant, majestueux « dans le ciel bleu flamboyant », en harmoniques madrigaux, sur le Royaume de Canigou en terres des Bienheureux.

Difficile, pour un sismo-vulcanologue, de ne point prêter sa plume à son clone, catalan de naissance et de cœur, poète-écrivain-historien quant s'agit de chanter, en mots élégiaques, le Massif et le Pic du Canigou, symbole de la Catalogne.


Étude étymologique du Pic et Massif du Canigou


Le Mont Canigou est un site merveilleux, enchanteur et mystérieux et tout catalan qui se respecte, se veut de le connaître dans toute sa splendeur. Terre des Dieux, terre des hommes, il se dresse, vieux berger des ans encapuchonné de neige, en figure de proue, amer des marins, au coeur du Roussillon, sentinelle de la méditerranée.

A entendre tous les méthodistes de l’étymologie, les herméneutiques latines de Canigou signifieraient « sommet en forme de croc de chien, sommet enneigé, sommet conique enneigé, oeil de chien, montagne blanche... », commentaires simples et bien peu conformes aux exégèses pré-indo-européennes et pré-romaines.

Canigó, le Canigou ! L’énoncé des diverses appellations topony­miques telles que répertoriées et classifiées par Pierre Ponsich, « Répertoire des lieux habités du Roussillon », permettent d’affirmer l’antiquité du toponyme :

- 875 et 949, « Montis Canisgonis »,

- X° siècle, « Monte Canigono, Monte Chanigono, Monte Canisgonis »,

- XI° siècle, « Monte Kanigonis, Monte Kanigoni, Montis Kanigoniae »,

- et, dès 1300, sa forme définitive « Canigó », francisée, après le traité des Pyrénées donnant le Roussillon à la France, « Canigou »

Ce point précisé, il peut être accepté une vérité, la première mention, avancée comme connue, relèverait du IX° siècle.

Pourtant, ce précepte, longtemps admis comme incontestable par une certaine catégorie de scientistes, n’est, en fait, qu’une demi-authenticité. En effet, de nouveaux documents ont été exhumés, un poème épique, en douze chants, le « Sacræ Mysthicus ac Legendarii Litterae Universalis Canigonensis » et une « Epistulae ad tribus Canisgonis ex Genus mortales », - rouleaux de parchemins conservés dans une collection particulière Ripollenque -, œuvres d’un auteur anonyme kerrétan du I° siècle de notre ère chrétienne, font état de tribus de « Canisgonis », du Pays de « Canisgonensis » ou de « Canigonensis » et d’un « Montem Canis Goniae. »

Canigó, le Canigou ! D’évidence, face au soleil le berçant de tous horizons, il n’est qu’un visage caché, son propre patronyme. Mais..., quel a pu être, les documents archives étant silencieux à son propos, son appellatif aborigène ? Sur la foi des diverses interprétations liées à une toponymie pré-indo-européenne, il serait aisé de penser, toutes les présuppositions et toutes les conjectures pouvant concorder avec le site majestueux, qu’il eut pu se dénommer, ou « Kanikon, Kanikone, Kanikonos,... », nom originel qui serait devenu « Canigó » après l’affaissement du « k » initial de Kan, en « c » intervocalique, et du « k » intermédiaire de kon, en un « c » qui, par déformation orale, aurait muté en « g », et la chute du « n » final laissant une terminaison en « o », accentué par les grammairiens catalans, lui caractérisant plus de robustesse, de puissance, de rudesse et de rigueur, ou bien « Kanigonia, Kanigoia », un nom de lieu usité, au XI° siècle, et transcrit sur de nombreux documents archives « Monte Kanigonis, Monte Kanigoni, Montis Kanigoniae... »

Canigó, le Canigou ! Les linguistes, dressant son étude étymologique, rapprochent, aisément, le nom à la base oronymique et orogénique pré-indo-européenne, -des peuplades de la fin du Néolithique, III° millénaire avant J.C., qui avaient investi les terres de la bordure méditerranéenne-, ou pré-romaine, -Âge du Bronze final, début du I° Millénaire avant J.C., avec l’arrivée des Sordons, « peuple de la mer », des Bébryces et des Kerretes, « peuples de bergers et d’agriculteurs », ethnies plus civilisés-, « Kan », montagne aux roches compactes et dures, de couleur sombre, au sous-sol riche en métaux, - fer, or, argent... -, d’origine volcanique, « Kani », chien, dent de chien et sommet montagneux en forme de dent de chien, « Kaln », sommet pétré, « Kar » ou « Ker », rocher, formant le premier élément auquel il y aurait pu être adjoint un caractérisant complétif, soit « kone », résidence obscure habitée par des personnes extraordinaires, étranges, merveilleuses ou fabuleuses, soit « konos », en forme de cône, de polyèdre ou de pyramide avec base polygonale à vingt faces, soit « kon », duplication tautologique de Kan, soit « ikone », représentation d’un ensemble d’étoiles présentant une configuration propre, soit « iavo », amas de cailloux et dalles rocheuses, ou Dieu, terre des Dieux, soit « gonia », récepteur d’ondes cosmiques ou lieu sacré, soit, enfin, « oia » ou « goia », bercail.

Canigó, le Canigou ! Si Horace consommait du substantif latin « canis » dans le concept de chien, de chienne, - animal ou terme injurieux -, de chien de berger et des Furies, - Divinités infernales pour les Romains, Déesses de la vengeance dans la Mythologie grecque ou Déités, par antiphrase, Bienveillantes - ; Tibère dénommait, ainsi, le Cerbère, - chien à trois têtes qui gardait les Enfers -, et la Constellation de la Canicule ou du Petit Chien, - « petite chienne », appliqué à Sirius, étoile se levant en même temps que le Soleil à l’époque des grandes chaleurs estivales- ; Plaute en usait dans le sens de carcan, de collier, d’augure tirée de la rencontre d’un chien, et Cicéron, de chien, de limier, de créature, de satellite ou de cheveux blancs. Au différent, Virgile, Ovide et Pline l’ancien caractérisaient, en « canis » ou « canitiés », les cheveux blancs, la barbe blanche, la vieillesse, la blancheur, le poli ou la robe blanche, alors qu’en « canis » ou « canens », Ovide qualifiait, de la sorte, une Nymphe et son chant plaintif bruissant, sous le vent, dans les branches et les vallées, et Pompéius Festus, un ornement de tête.

L’étude étymologique de la deuxième composante de Canigó, - en catalan -, ou Canigou, - en français -, complémentaire des diverses interprétations liées à une toponymie pré-indo-européenne ou pré-romaine, est tout aussi explicite et significative du site, permettant d’apporter éclairage, intelligence et connaissance dans sa compréhension. D’après Pline l’Ancien, « Caenia » ou « Coenia », selon les graphies « Gaenia » ou « Goenia », exprimaient montagne ; les « Caenicenses » ou les « Coenicenses », suivant les transcriptions les « Gaenicenses » ou les « Goenicenses », étaient un peuple de bergers et d’agriculteurs de la Narbonnaise, aussi connu sous le nom de Bébryces, vivant dans les montagnes des Albères, des Aspres et des premiers contreforts du massif du Canigou qui serait, de ce fait, par éponymie, la Montagne des Bébryces ; et, enfin, « Goniaea » et « Gonianés » ou « Ganiaea » et « Ganianés », révélaient la Pierre inconnue, la Montagne Sacrée, la Terre des Dieux.

Se rapprochant d’Apulée de Madaure, dans son « Metamorphoseon sive Asini aurei », « icon » symboliserait la fidèle représentation matérielle d’une image céleste ou d’une constellation, et de Chalcidius, traduisant, en latin, le Timée de Platon, « iconium », diminutif d’icon, symboliserait la réplique terrestre, incise dans un « icosahëdrum », un icosaèdre ou polyèdre à vingt faces constitué par des triangles, de la Constellation du Petit Chien, son point culminant personnifiant Sirius. Enfin, il serait faire preuve d’une outrecuidante inélégance si, en cette étude, il était fait fi de deux inscriptions romaines « oia » et « ioa », toutes deux matérialisant le nom mystique d’une puissante divinité, Jupiter, Pluton, le Soleil ou le Créateur.

Préface de "Voyage en terres comtales". 2009

En cours de publication aux Etats Unis.

Auteur : Raymond Matabosch.

 
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