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15 avril 2010

Eruption du volcan Eyjafjoll : les réchauffagistes du climat aux anges mais le désenchantement en finalité

En Islande, après une crise sismique entre le 3 et le 5 Mars, environ 3.000 tremblements de terre étant enregistrés à l'aplomb de l'Eyjafjallajökull, le 20 mars 2010, le stratovolcan Eyjafjöll, rentre en éruption. La plupart des jaillissements concernant cet édifice volcanique sont de type fissuraux et se produisent préférentiellement sur ses flancs Est et Ouest du volcan, notamment aux bouches éruptives de Hamragardahraun, Hofdahraun, Irahraun, Midskalarheidahraun, Raudahraun et Skerjahraun.

Peu avant minuit, le 20 Mars, après des projections de cendres, le panache étant visible jusqu'aux îles Vestmann, la lave, s'échappant d'une fissure d'un kilomètre de longueur environ, avait fait son apparition à Fimmvörðuháls, entre l'Eyjafjallajökull et le Mýrdalsjökull.

En date du 30 Mars 2010, suite à une nouvelle crise sismique, une nouvelle faille d'au moins 300 mètres de longueur, parallèle à la première faille éruptive, avait fait son apparition sous le glacier Eyjafjallajökull et le 14 Avril, au petit matin, rejetant un puissant et épais nuage de cendres, de téphras, de vapeur d'eau, d'anhydride carbonique et de gaz volcaniques, elle rentrait, de même, en éruption sous le glacier.

Le magma rejeté par la nouvelle bouche éruptive est entré en contact avec le lac sous-glacière formé par la première éruption et dont l'eau avait envahi et noyé la nouvelle faille. Le contact de l'eau avec la lave a ainsi provoqué des panaches de vapeurs qui, inexorablement, ont rendu l'éruption explosive, une explosion créant, de toute évidence, une nouvelle caldeira et déclenchant, parallèlement, un jökulhlaup, une débâcle glaciaire et boueuse de type crue brutale particulièrement puissante et dévastatrice .

Le panache qui est éjecté du volcan et qui file vers l'Europe, et qui fera le tour de la Terre durant plusieurs jours voire deux semaines, est essentiellement constitué de vapeur d'eau, d'anhydride carbonique, d'anhydride sulfurique, de méthane et de gaz volcaniques, notamment fluor et chlore, et des particules solides appelées téphras ou cendres qui sont des fragments de la roche arrachée par l'explosion phréatique.

Le nuage s'élève à une hauteur de 7 à 15 kilomètres et les particules les plus grosses tombent immédiatement alors que les plus fines sont entraînées par les courants ascendants dans l'atmosphère. Si sur le sol islandais ces cendres sont un risque évident pour les hommes et les animaux car elles sont abrasives et nocives, il n'en sera pas de même pour l'Europe et au delà l'Asie et l'Amérique quand le nuage aura fait le tour de la Terre car une fine couche de poussière retombera sur les sols tout comme, lorsqu'il y a des tempêtes dans le désert saharien, il se peut retrouver un fine pellicule de sable jonchant sur le terres des pays d'Europe méridionale.

Au différent, ce nuage de quelques 20 à 30 kilomètres de long et 6 à 11 kilomètres de large, grossissant toujours, de toute évidence devrait durer une à trois semaines, la caldeira formée devant avoisiner 2 à 3 kilomètres de diamètre, entrainera des conséquences climatiques qui affecteront toute la planète car il perturbera la météo durant deux ou trois ans. En effet, les gaz et les particules rejetés dans l'air réchaufferont le climat dans un premier temps et engendreront, dans un second temps, sous 15 jours à trois semaines, des pluies importantes et les températures se rafraîchiront inexorablement.

En toute chose, il est à penser que l'été sera plus que médiocre et les températures seront assez faibles, voisinant le 15 à 20° Celsius et le prochain hiver sera neigeux sur tout l'hémisphère Nord.

Enfin, si le panache perdure durant plusieurs mois, l'hémisphère Nord connaîtra deux à trois années de froidures durant l'été et le printemps et de glaces en automne et en hiver... Ceci étant expliqué sommairement afin de ne pas dresser un véritable cours magistral sur la climatologie consécutive à une explosion volcanique avec éjection d'un nuage de cendres conséquent.

Et si certains se posent des questions sur le pourquoi des aéroports d'Europe qui ont été fermés qu'ils sachent que les particules fines contenues dans le nuage de cendre sont aussi coupantes que du verre et les réacteurs des avions y sont sensibles car elles peuvent endommager les appareils, les cockpits, les hublots et, si elles pénêtrent à l'intérieur des habitacles porter atteintes aux hommes. En 1982, les réacteurs d'un vol de la British Airways avait perdu toute leur puissance en traversant un nuage de cendres volcaniques au-dessus de l'Indonésie et s'étaient littéralement arrêtés de fonctionner. L'appareil avait fait, alors, une chute de plusieurs milliers de mètres avant que les moteurs, retrouvant un air plus sain, puissent redémarrer.

Commentaires

la nature reprend ses droits. Rien d'extraordinaire

Écrit par : météo | 08 mars 2012

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