Avertir le modérateur

27 avril 2010

Une crise sismique réactivant le volcanisme, dans l'Archipel du Rat, Îles Aléoutiennes, met en danger plus de 40 millions d'oiseaux et 55 espèces.

Les îles Rat, tanangis Qaxum en Aléoute, sont un groupe d'iles volcaniques dans les Aléoutiennes au Sud-Ouest de l'Alaska entre l'île Buldir et Near Islands à l'Ouest, et Amchitka Pass et les îles Andreanof à l'Est.

Les plus grandes îles du groupe sont, d'Ouest en Est, Kiska, Little Kiska, Segula, Rat ou Kryssei, Khvostof, Davidof, Little Sitkin, Amchitka et Semisopochnoi . La superficie totale des îles Rat est de 934.594 kilomètres carrés. Aucune de ces îles n'est habitée.

Le nom de Rat Islands est la traduction anglaise du nom donné aux îles par le capitaine Fyodor Petrovitch Litke en 1827 quand il a visité les îles Aléoutiennes lors d'un voyage à travers le monde. Les îles sont nommées ainsi parce que les rats ont dominé Rat Island depuis environ 1780, suite au naufrage d'un navire japonais. En 2009, l'île a été considérée comme libre de tout rat.

Elles sont situées à la limite des plaques tectoniques de l'océan Pacifique et de l'Amérique du Nord, un zone très sismique En 1965, il s'y est produit un tremblement de terre majeur de magnitude de 8,7.

L'Archipel de Rat est inclus dans l'Alaska Maritime National Wildlife Refuge souvent abrégé en Alaska maritime ou AMNWR. Le refuge s'étend du Cap Lisburne, mer Chukchi Sea, à la pointe des îles Aléoutiennes à l'ouest et à l'île Forrester dans le sud de l'Alaska Panhandle à l'est.

Le refuge a diverses formes de relief et de terrains, y compris la toundra, la forêt tropicale, des falaises, des volcans, des plages, des lacs et des ruisseaux. Alaska Maritime National Wildlife Refuge est bien connu pour son abondance en oiseaux marins, soit environ 75% des oiseaux marins natifs en Alaska, 15 à 30 millions parmi les 55 espèces

AMNWR fournit également un habitat de nidification à environ 40 millions d'oiseaux de mer, ce qui représente 80 % de tous les oiseaux de mer de l'Amérique du Nord . Les oiseaux se rassemblent dans les « villes d'oiseau », ou colonies, le long de la côte. Chaque espèce a un site spécialisé de nidification, - corniche rocheuse, crevasse, gravats Boulder, Pinnacle, ou terrier -. D'autres animaux sont présents dans le parc tels les lions de mer, les phoques, les morses, les baleines et les loutres de mer .

Depuis 15 h 48, Temps Universel, 07 h 48 heure locale, une véritable crise sismique s'abat sur la région de l'Archipel de Rat et les îles Aléoutiennes.

Une première secousse de magnitude 4.9, d'hypocentre localisé latitude 51.09° Nord et longitude 178.71° Est, et d'épicentre situé à 40 kilomètres au Sud d' Amchitka, a vite été suivie

d'une seconde, à 15 h 53 Temps Universel, de magnitude 4.3 ;

d'une troisième, à 16 h 21 Temps Universel, de magnitude 4.4 ;

d'une quatrième, à 17 h 46 Temps Universel, de magnitude 4.9 :

d'une cinquième, à 18 h 15 Temps Universel, de magnitude 5.3 ;

et d'une sixième, à 18 h 25 Temps Universel, de magnitude 4.8,

ces secousses à répétition déclenchant toute une kyrielle de raz de marée mettant en grand danger les populations d'oiseaux qui y nidifient et la survie de certaines espèces en voie de disparition. De surcroît, elles ont eu, pour effet, la réactivation du volcanisme et plusieurs volcans sont entrés en activité et émettent des panaches de fumées et de cendres.

Un séisme de magnitude 5.4 frappe l'île de Nouvelle Bretagne, dans l'Archipel Bismark... Craintes de nouvelles éruptions volcaniques dans l'île.

27 Avril 2010 à 02 h 30 Temps Universel et 12 h 30 heure locale, un séisme sous marin, sur le plateau continental îlien, de Magnitude Locale 5.4 sur l'échelle ouverte de Richter, intensité VII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, a frappé l'île de Nouvelle Bretagne, dans l'archipel Bismark. Son épicentre, se localise, latitude 05.83° Sud et longitude 151.35° Est, à 200 mètres au large de la côte Sud de l'Île, à 3 Kilomètres au Sud de Lau, à 5 kilomètres au Nord-Est de Mau'una, à 7 kilomètres au Sud-Sud-Est de Porto, à 8 kilomètres aà l'Est-Nord-Est d'Atu, à 10 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Bairiman, à 137 kilomètres à l'Est de Kimbe et à 613 kilomètres au Nord-Est de Port Moresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle Guinée. Son hypocentre se situe à 54 kilomètres de profondeur.

L'île de Nouvelle Bretagne, - anciennement dénommée Nouvelle-Poméranie -, est une une île très montagneuse avec des composantes volcaniques et karstiques. Sur l'île, il y a cinq volcans actifs et seize sont dormants. Elle se situe à la frontière de deux microplaques, la microplaque de la Mer de Salomon subductant, à la fosse de Bougainville, à la vitesse de 8,6 centimètres par an, sous la microplaque de Bismark Sud.

La plaque de Bismarck Sud est une microplaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Elle est généralement associée à la plaque pacifique. Elle couvre une partie de l'archipel Bismarck, Nouvelle-Bretagne, une partie de la côte Nord-Est de la Nouvelle-Guinée, le Nord-Ouest de la Mer des Salomon et le Sud de la mer de Bismarck. La plaque de Bismarck Sud est en contact avec les plaques Woodlark, de Bismarck Nord, de Manus et de la Mer des Salomon. La plaque de la Mer des Salomon est, elle, généralement associée à la plaque australienne.

La Nouvelle-Bretagne est une île très étroite née suite à un soulèvement géologique. Elle a une longueur d'environ 600 kilomètres et une largeur de 80 kilomètres au maximum à une superficie est de 36.520 kilomètres carrés et est peuplée par plus de 400.000 habitants austronésiens : tribus Tolai, Baininger, Kilenge, Lakalai et Sulka.

Sur cette île de Nouvelle-Bretagne, plusieurs volcans, en conjonction avec une augmentation du nombre de séismes, en moyenne 8 à 10 par période de 7 jours de magnitude toujours supérieure à 4.0 baccédant souvent à des magnitudes supérieures à 6.0, (4 depuis le 01 Janvier 2010), se produisant, depuis le début janvier, tant au niveau de la microplaque de Bismark Sud qu'au niveau de celle des Salomon, sont dans une phase de forte activité. Dans cette région de Nouvelle-Bretagne, l'activité sismique et volcanique est particulièrement intense et plusieurs autres volcans sont en activité quasi-permanente, quoique de manière intermittente.

Nid de volcans(1) et ceinture de feu du Pacifique, l'archipel de Papouasie-Nouvelle-Guinée et celui de Bismark font partie de l'arc mélanésien et d'une zone d'affrontement, la faille de Bougainville, sous forme de phénomène mécanique de subduction, entre les plaques tectoniques indo-australienne et Pacifique. Aussi les tremblements de terre et les tsunamis en résultant sont relativement communs en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle Bretagne.

Bien que le séisme se soit produit le long de la faille dite de « l'Anneau de Feu », aucun dégât, ni blessé, n'a immédiatement été signalé, et le Centre d'alerte au tsunami du Pacifique, situé à Hawaï, précise qu'il n'y a « pas d'inquiétudes majeures concernant un tsunami ». Au différent, plusieurs volcans proches émettent des nuages de cendres laissant présager une ou plusieurs nouvelles éruptions ou des réactivations imminentes.


 

Notes :


(1) Les volcans de Nouvelle Bretagne : Complexe Langila,stratovolcans ; Arage, stratovolcan et geysers ; Complexe Mundua, stratovolcans ; Garove stratovolcan ; Dakataua caldeira ; Bola stratovolcan ; Garua harbour volcan ; Complexe Garbuna, stratovolcans ; Lolo, stratovolcan ; Pago, caldeira ; Complexe Sulu range, stratovolcans et fumeroles ; Hargy, stratovolcan ; Bamus, stratovolcan ; Ulawun, stratovolcan ; Lolobau, caldeira ; Rabaul, stratovolcan ; Tavui, caldeira

26 avril 2010

26 Avril 2010, un séisme sous marin de magnitude 6.5 frappe au Sud-Est de Taïwan.

26 Avril 2010, 02 h 59 Temps Universel, 11 h 59 Heure locale, un séisme sous marin de forte magnitude d'énergie, - ou du moment -, 6.5, au large de la côte Sud-Est de Taïwan. Son épicentre se situe à 233 km au Sud d'Ishigaki et à 278 km à l'Est de Taitung, et son hypocentre, latitude 22.27° Nord, longitude 123.79° Est, se localise à 2 kilomètres de profondeur dans un haut fond de -5.580 mètres.

Ce séisme a été précédé de deux secousses précurseur,

- l'une, le 25 Avril 2010, 20 h 43 Temps Universel, 05 h 43 Heure locale le 26 Avril 2010, un séisme sous marin de magnitude 4.9 sur l'échelle ouverte de Richter, au large de la côte Sud-Ouest de l'Île japonaise d'Irabu. Son épicentre se situe à 24 km à l'Ouest d'Hirara et à 310 km au Sud-Ouest de Naha, et son hypocentre, latitude 24.78° Nord, longitude 125.05° Est, se localise à 60 kilomètres de profondeur

- l'autre le 25 Avril 2010, 11 h 14 Temps Universel, 20 h 14 Heure locale, un séisme sous marin de magnitude 4.8 sur l'échelle ouverte de Richter, au large de la côte Sud-Est de Taïwan. Son épicentre se situe à 89 km au Sud-Est de Taitung et à 117 km au Sud-Est Kuansha, et son hypocentre, latitude 22.08° Nord, longitude 121.60° Est, se localise à 10 kilomètres de profondeur

De nombreuses répliques se sont ensuite succédées dont une à 04 h 09 Temps Universel, 13 h 09 Heure locale, une secousse sous marine de magnitude locale 4.8 sur l'échelle ouverte de Richter, au large de la côte Sud-Est de Taïwan. Son épicentre se situe à 236 km au Sud d'Ishigaki et à 273 km à l'Est de Taitung, et son hypocentre, latitude 22.27° Nord, longitude 123.72° Est, se localise à 2 kilomètres de profondeur dans un haut fond de -5.560 mètres.

En regard de la faible profondeur de son foyer, 2 kilomètres, sous un haut fond de plus de 5,500 mètres, le séisme à déclenché un tsunami local. En absence de toute information émanant des autorités locales, il est impossible de connaître s'il y a eu des dégâts et des atteintes à la population.

Taïwan est une zone clé, un point singulier où les plaques s’affrontent et se déchirent, où les déformations sont parmi les plus rapides du monde, tant sur terre qu’en mer, où enfin les risques naturels sont maximums et affectent une région à très haute densité de population.

Installée sur le prisme d’accrétion crustal et la fosse de subduction des Ryukyu, une zone de très forte déformation bordant la plaque philippine subductante sous la plaque eurasienne chevauchante, l’île subit un raccourcissement de 8 centimètres et un soulèvement orogénique qui peut atteindre 3 centimètres par an, en équilibre avec une érosion intense.

La chaîne centrale atteint 4.000 mètres avec des pentes très raides, une végétation dense et une forte altération des terrains. Favorisés par les pluies tropicales, l’équilibre précaire et les secousses sismiques, les glissements s’avèrent parfois catastrophiques. Les séismes sont très fréquents, quoique souvent modérés, une partie des mouvements se faisant par glissement asismique, de type creep. Toutefois, le Séisme de Chichi, de magnitude 7,6 dans une zone surpeuplée avait fait 2.500 morts et 5.000 blessés en 1999.

La terminaison Nord de l’île où le régime distensif se traduit par le rift Okinawa à ouverture rapide, est le siège d’une intense activité sismique limitée à la région avant-arc des Ryukyu se situant à quelques dizaines de kilomètres seulement des côtes japonaises et taïwanaises. Taipei, la capitale est bâtie sur un bassin alluvionnaire contrôlé par des failles normales dans lequel l’effet de site et les fréquentes inondations renforcent le caractère dévastateur des seïsmes. La région a déjà subi plusieurs séismes historiques comme celui du 5 Juin 1920 de magnitude au moins égale à 8, ou plus récemment, celui du 31 Mars 2002 de magnitude 7.1.

Si le Japon s'attend à un séisme majeur près de l'extrémité nord de la zone de subduction des Ryukyu, lieu d'affrontement entre les plaque philippine et eurasienne, lieu souvent générateur de chaînes de montagnes en croissance et donc de glissements de terrains. Cette zone de subduction qui permet à la plaque Philippine de s'enfoncer sous la plaque Eurasiatique s'étend sur plus de 2.000 kilomètres et vient buter contre l'île de Taiwan plus au sud. La sismicité y est intense et il ne peut être qu'envisagé le risque qu'un séisme de magnitude égale ou supérieure à 8.5/9.0 ne survienne dans un temps plus ou moins proche car les caractéristiques de cette subduction, en lacune sismique aux abords de Taïwan, rappellent, en plusieurs points celles de Sumatra.

Sources : D'après Géosciences, Juin 2007, pour l'étude sismologique de la région de Taïwan.

10:46 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, tsunami, raz de marée, taïwan, japon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24 avril 2010

24 Avril 2010 : 5.2 sur l'échelle de Richter et Intensité VII sur l'échelle MSK, un séisme sous marin frappe le Sud de la Crête.

24 Avril 2010, à 15 h 01 Temps Universel, 18 h 01 heure locale, un séisme sous marin, de magnitude 5.2 sur l'échelle ouverte de Richter, mais d'intensité VII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, a frappé au large, au sud de la Crête et a été ressenti jusqu'à l'île de Santorin. Selon les premières informations, il n'y a pas eu de victimes ni de dommages. L'épicentre se situe à 53 kilomètres au Sud-Sud-Est d'Ierapétra, à 57 kilomètres au Sud de Makrys, à 60 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Lefki et à 150 kilomètres au Sud-Est d'Iráklion.

Ce séisme fait suite, depuis le 01 Janvier 2010, à une kyrielle de séisme de magnitude supérieure à 3.5 dont 5 de magnitude supérieure à 4.0 : le 16 Mars 2010, 22 h 01, magnitude 4.2 ; le 28 Février 2010, 02 h 22, magnitude 4.6 ; le 12 Février 2010, 21 h 00, magnitude 4.2 ; le 11 Février 2010, 21 h 56, magnitude 5.3 et le 28 Janvier 2010, 13 h 05, magnitude 4.0.

En outre, cette région est cyclique de très forts séisme tels ceux de 1490, magnitude 6,9, beaucoup de morts ; du 29 Mai 1508, magnitude 7.1 300, morts ; 08 Novembre 1612, magnitude 7.5, beaucoup de morts ; 1613, magnitude 7.0, beaucoup de morts ; Janvier 1665, magnitude 6.7, beaucoup de morts ; 28 Octobre 1780, magnitude 7.7, 100 morts ; 16 Février 1810, magnitude 7.8, 2.000 morts ; 12 Octobre 1856, magnitude 6.8, 538 morts.

La Méditerranée, existant par effondrement de son plancher que depuis 40 Millions d'années, est parfois qualifiée d’eurafricaine. Elle se trouve à la limite de trois continents. Elle est allongée en latitude sur 4000 km, entre 30 et 45° de latitude et se situe au contact de deux grandes plaques lithosphériques : au sud, la plaque africaine, au nord la plaque eurasiatique. Ce contact est très ancien, datant de la fin du secondaire. La plaque africaine se dirige vers le nord. Trois types de contact ont lieu :

A - mouvement de subduction. La plaque africaine plonge sous la plaque européenne, chaînes de subduction : arc égéen et arc taurique.

B - collision. La deux plaques entrent en collision car elles ont la même densité. chaînes de collision : arc alpin, carpathes, arc bético-rifain.

C - coulissage. Ce mouvement a lieu au nord du Maghreb car la plaque atlantique s’éloigne vers l’ouest.

La sismicité et le volcanisme y sont dus à des mouvements tectoniques. Des chaînes récentes existent. En Grèce, au sud du golfe de Corinthe, des dépôts deltaïques du Pliocène se trouvent à 2.800 m d’altitude. Cette instabilité génère des risques naturels. Les manifestations sismiques sont répétées. La Méditerranée est une des grandes aires mondiales de sismicité et toute entière elle est concernée par la sismicité, y compris le sud-est de la France. La zone la plus sismique s’étend sur l’Italie, la Grèce, le Proche-Orient, ainsi que sur le nord du Maghreb. En 1908, à Messine, un séisme, générant un raz de marée, fit, environ, 100.000 morts. Le risque sismique est amplifié par la densité de l’urbanisation. Les effets d’un séisme sont directs par le passage des ondes car le bâti ancien est vulnérable tout comme l'est le bâti récent rarement construit dans les normes sismiques, et, aussi, indirects, les raz-de-marée n'y étant pas rares et les glissements de terrains sont aussi dangereux.

Enfin, la région crêtoise est une lacune sismique depuis 1856. Aussi, il ne serait point surprenant que cette région ne soit le théâtre, à plus ou moins courte échéance, d'un événement sismique de forte à très forte intensité et magnitude, d'autant que cette zone, outre le fait qu'elle soit de haute sismicité l'est aussi sur le plan volcanique, l'un et l'autre pouvant, lors, être intimement liés pour générer une catastrophe naturelle de grande ampleur...

21:52 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, mer méditerranée, crète, grèce | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23 avril 2010

23 Avril 2010, un séisme de magnitude 6.1 frappe la région de Bio Bio, au Chili.

23 Avril 2010, 10 h 03, Temps Universel, 06 h 03 heure locale, un séisme de Magnitude ML 6.1, - magnitude locale ou magnitude de Richter -, et de Magnitude Mw 5.9, - magnitude d'énergie ou du moment -, a frappé la région de Bio-Bio au Chili. Son épicentre se situe, coordonnées 37.41° Sud et 72.93° Ouest, à 2 kilomètres au Sud de San Jeronimo, à 10 kilomètres au Sud-est de Cabrera, à 12 kilomètres au Sud de Coihue, à 15 Kilomètres à l'Ouest de Santa Lucia, à 24 kilomètres au Nord-Ouest de Nacimiento et à 51 kilomètres à l'Ouest de Los Ángeles et son hypocentre se localise à 35 kilomètres de profondeur.

Ce séisme fait suite, dans cette VIII° Région chilienne, au cours des sept derniers jours, à une série de huit tremblements de terre de magnitude égale ou supérieure à 4,8 : 23 Avril 2010, 07 h 25, Temps Universel, 03 h 25 heure locale, Magnitude Mw 4.9, proche de la côte, région de Bio-Bio ; 21 Avril 2010, 03 h 52, Temps Universel, 23 h 52 20 Avril 2010 heure locale, Magnitude Mw 4.7, région de Bio-Bio ; 19 Avril 2010, 07 h 32, Temps Universel, 03 h 32 heure locale, Magnitude Mw 5.0, proche de la côte, région de Bio-Bio ; 18 Avril 2010, 02 h 52, Temps Universel, 22 h 52 17 Avril 2010 heure locale, Magnitude Mw 4.8, proche de la côte, région de Bio-Bio ; 17 Avril 2010, 09 h 48, Temps Universel, 05 h 48 heure locale, Magnitude Mw 4.8, région de Bio-Bio ; 16 Avril 2010, 23 h 15, Temps Universel, 19 h 15 heure locale, Magnitude Mw 5.5, région de Bio-Bio ; 16 Avril 2010, 22 h 41, Temps Universel, 18 h 41 heure locale, Magnitude Mw 5.7, région de Bio-Bio ; et 16 Avril 2010, 22 h 38, Temps Universel, 18 h 38 heure locale, Magnitude Mw 5.0, proche de la côte, région de Bio-Bio.

La région de Biobio a subi, depuis le séisme de mégathrust du 27 Avril 2010, magnitude 8.8, qui avait frappé la région du Maule, au Chili, trois tremblements de terre de forte intensité : le premier, de magnitude 6,7 ayant frappé au large de la côte de Biobío, à 11 h 21 Temps Universel, 07 h 21 heure locale, le 15 Mars, hypocentre localisé à une profondeur de 18 kilomètres ; le deuxième à terre, à 75 kilomètres au Nord-Ouest de Chillan et à 75 kilomètres au Nord-Nord-Est de Concepcion, de magnitude 5.9, à 22 h 58 Temps Universel, 18 h 58 heure locale, le 2 avril, hypocentre à 39 kilomètres de profondeur ; et celui du 23 Avril étant le troisième.

Aucun rapport concernant d'éventuelles morts de personnes, de blessés et de dégâts conséquents n'a été établi par les autorités.

17:33 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, chili, bio bio, concepción, los angeles | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19 avril 2010

Province de Samangan, Afghanistan, 18 Avril 2010, important séisme de magnitude 5,6 destructeur et meutrier.

18 Avril 2010, 20 h 28 Temps Universel et 19 Avril 2010, 00 h 58 Heure locale, un séisme de Magnitude 5.6, localisé latitude 35.71° Nord et longitude 67.71° Est, a frappé la province de Samangan, dans le Centre de l'Afghanistan. Son épicentre se trouve à 30 kilomètres au Nord de Do Ru, à 60 kilomètres au Nord-Ouest de Barfax, à 61 kilomètres à l'Est de Basarah, à 68 kilomètres au Sud-Ouest d'Aybak, à 68 kilomètres à l'Est de Bawsi, à 70 kilomètres au Nord-Est de Tonj, à 100 kilomètres au Sud-Est de Mazar-e ŠArif, à 175 kilomètres au Sud-Sud-Est de Termez, 175 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Shaartuzet à 190 kilomètres au Nord-Ouest de Kabul capitale de l'Afghanistan . Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

Il a été suivi de deux répliques de magnitude supérieure à 4,0 :

18 Avril 2010, 21 h 37 Temps Universel et 19 Avril 2010, 02 h 07 Heure locale, une réplique de Magnitude 4.3, localisée latitude 35.95° Nord et longitude 67.53° Est. Son épicentre se trouve à 28 kilomètres au Nord-Est de Chapchal, à 35 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Bayanan, à 40 kilomètres au Nord-Nord-Est de Bawsi, à 43 kilomètres au Nord-Nord-Est de Basarah, à 57 kilomètres au Sud-Ouest d'Aybak, à 70 kilomètres au Nord-Est de Tonj et à 91 kilomètres au Sud-Est de Mazar-e ŠArif. Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

19 Avril 2010, 01 h 27 Temps Universel, 05 h 57 Heure locale, une réplique de Magnitude 4.3, localisée latitude 36.08° Nord et longitude 67.63° Est. Son épicentre se trouve à 30 kilomètres au Nord-Est de Chapchal, à 35 kilomètres au Sud-Sud-Est d'Hazrat-e Soltan, à 42 kilomètres au Sud-Ouest d'Aybak, à 56 kilomètres au Nord-Nord-Est de Bawsi, à 70 kilomètres au Nord-Est de Tonj et à 84 kilomètres au Sud-Est de Mazar-e ŠArif. Son hypocentre se situe à 25 kilomètres de profondeur.

La sismicité régionale dans la province de Samangan et dans la chaîne montagneuse de l'Hindu Kush y est très importante à très forte : 18 Octobre 1874, magnitude 7,8, 1.200 morts ; 09 Juin 1956, magnitude 7.3, 350 morts ;19 Mars 1976, magnitude 5.5, 49 morts ; 16 Décembre 1982, magnitude 6.6, 500 morts ; 11 Février 1999, magnitude 5.8, 70morts ; et, depuis janvier 2000, plus de 50 séismes de magnitude égale ou supérieure à 5,5 dont celui du 25 Mars 2002, magnitude 6.1, ressenti jusqu'n Chine, en Inde et au Kazakhstan, avait provoqué plus de 2.200 morts, plus de 6.000 blessés et quelques 20 000 personnes sans-abri. Dans la ville de Nahrin, 4.000 maisons avaient été détruites dont toute la vieille ville en pisé et quasi tous les quartiers neufs avaient également été concernés par les destructions.

Il y a en moyenne 5 à 6 séismes de magnitude supérieure ou égale 5.0 par an, dans un périmètre de 60 kilomètres autour de l’épicentre du séisme du 18 Avril 2010, et, plus d’une dizaine de gros séismes de magnitude supérieure à 7.0, depuis 1900, essentiellement dans la province de Samangan. Et dans l’Hindu Kush.

Cette sismicité est liée à l’affrontement entre les deux plaques tectoniques, Inde et Eurasie, qui se rapprochent de plus de 4 centimètres par an. Cet affrontement, collision-subduction, se répercute à des distances importantes à l’intérieur des plaques et génère des failles, comme dans cette région afghane éloignée de la frontière des deux plaques, qui atteignent des profondeurs très importantes, 300 à 520 kilomètres de profondeur. Des séismes superficiels, hypocentres de 0 à 50 kilomètres de profondeur, sont dévastateurs et ceux, très profonds, certains foyers se situant à 330 kilomètres de profondeu, sont ressentis sur de très grandes surfaces.

Les secousses des 18 et 19 Avril se caractérisent par des profondeurs superficielles des foyers, de l’ordre d’une dizaine de kilomètres et le séisme principal, du 18 Avril 2010, résulte de la rupture superficielle d’une faille chevauchante, orientée Nord-Sud, traduisant une compression locale.

Aux dernières informations obtenues, de nombreuses destructions de bâtis se seraient produites dans la région proche de l'épicentre, périmètre de 30 kilomètres, car l'intensité du séisme y est évaluée à VIII sur l'échelle MSK, et, suivant des sources non officielles des morts et des blessés, ainsi que des sans abri, seraient à dénombrer.

15 avril 2010

Eruption du volcan Eyjafjoll : les réchauffagistes du climat aux anges mais le désenchantement en finalité

En Islande, après une crise sismique entre le 3 et le 5 Mars, environ 3.000 tremblements de terre étant enregistrés à l'aplomb de l'Eyjafjallajökull, le 20 mars 2010, le stratovolcan Eyjafjöll, rentre en éruption. La plupart des jaillissements concernant cet édifice volcanique sont de type fissuraux et se produisent préférentiellement sur ses flancs Est et Ouest du volcan, notamment aux bouches éruptives de Hamragardahraun, Hofdahraun, Irahraun, Midskalarheidahraun, Raudahraun et Skerjahraun.

Peu avant minuit, le 20 Mars, après des projections de cendres, le panache étant visible jusqu'aux îles Vestmann, la lave, s'échappant d'une fissure d'un kilomètre de longueur environ, avait fait son apparition à Fimmvörðuháls, entre l'Eyjafjallajökull et le Mýrdalsjökull.

En date du 30 Mars 2010, suite à une nouvelle crise sismique, une nouvelle faille d'au moins 300 mètres de longueur, parallèle à la première faille éruptive, avait fait son apparition sous le glacier Eyjafjallajökull et le 14 Avril, au petit matin, rejetant un puissant et épais nuage de cendres, de téphras, de vapeur d'eau, d'anhydride carbonique et de gaz volcaniques, elle rentrait, de même, en éruption sous le glacier.

Le magma rejeté par la nouvelle bouche éruptive est entré en contact avec le lac sous-glacière formé par la première éruption et dont l'eau avait envahi et noyé la nouvelle faille. Le contact de l'eau avec la lave a ainsi provoqué des panaches de vapeurs qui, inexorablement, ont rendu l'éruption explosive, une explosion créant, de toute évidence, une nouvelle caldeira et déclenchant, parallèlement, un jökulhlaup, une débâcle glaciaire et boueuse de type crue brutale particulièrement puissante et dévastatrice .

Le panache qui est éjecté du volcan et qui file vers l'Europe, et qui fera le tour de la Terre durant plusieurs jours voire deux semaines, est essentiellement constitué de vapeur d'eau, d'anhydride carbonique, d'anhydride sulfurique, de méthane et de gaz volcaniques, notamment fluor et chlore, et des particules solides appelées téphras ou cendres qui sont des fragments de la roche arrachée par l'explosion phréatique.

Le nuage s'élève à une hauteur de 7 à 15 kilomètres et les particules les plus grosses tombent immédiatement alors que les plus fines sont entraînées par les courants ascendants dans l'atmosphère. Si sur le sol islandais ces cendres sont un risque évident pour les hommes et les animaux car elles sont abrasives et nocives, il n'en sera pas de même pour l'Europe et au delà l'Asie et l'Amérique quand le nuage aura fait le tour de la Terre car une fine couche de poussière retombera sur les sols tout comme, lorsqu'il y a des tempêtes dans le désert saharien, il se peut retrouver un fine pellicule de sable jonchant sur le terres des pays d'Europe méridionale.

Au différent, ce nuage de quelques 20 à 30 kilomètres de long et 6 à 11 kilomètres de large, grossissant toujours, de toute évidence devrait durer une à trois semaines, la caldeira formée devant avoisiner 2 à 3 kilomètres de diamètre, entrainera des conséquences climatiques qui affecteront toute la planète car il perturbera la météo durant deux ou trois ans. En effet, les gaz et les particules rejetés dans l'air réchaufferont le climat dans un premier temps et engendreront, dans un second temps, sous 15 jours à trois semaines, des pluies importantes et les températures se rafraîchiront inexorablement.

En toute chose, il est à penser que l'été sera plus que médiocre et les températures seront assez faibles, voisinant le 15 à 20° Celsius et le prochain hiver sera neigeux sur tout l'hémisphère Nord.

Enfin, si le panache perdure durant plusieurs mois, l'hémisphère Nord connaîtra deux à trois années de froidures durant l'été et le printemps et de glaces en automne et en hiver... Ceci étant expliqué sommairement afin de ne pas dresser un véritable cours magistral sur la climatologie consécutive à une explosion volcanique avec éjection d'un nuage de cendres conséquent.

Et si certains se posent des questions sur le pourquoi des aéroports d'Europe qui ont été fermés qu'ils sachent que les particules fines contenues dans le nuage de cendre sont aussi coupantes que du verre et les réacteurs des avions y sont sensibles car elles peuvent endommager les appareils, les cockpits, les hublots et, si elles pénêtrent à l'intérieur des habitacles porter atteintes aux hommes. En 1982, les réacteurs d'un vol de la British Airways avait perdu toute leur puissance en traversant un nuage de cendres volcaniques au-dessus de l'Indonésie et s'étaient littéralement arrêtés de fonctionner. L'appareil avait fait, alors, une chute de plusieurs milliers de mètres avant que les moteurs, retrouvant un air plus sain, puissent redémarrer.

14 avril 2010

Un séisme, de magnitude 7.1, destructeur et meurtrier frappe le Qinghai : des centaines de morts et des milliers de blessés

Après trois alertes de moyenne et de forte intensité, VI à VIII sur l'échelle MSK, le premier de magnitude 4,9 sur l'échelle ouverte de Richter, se produisant dans la région de Qinghai, le 05 Mars 2010, épicentre à 20 kilomètres à l'ouest de Maduoxiang et à 200 kilomètres au Nord-Nord-ouest de Yushu, et les deux autres de magnitude de 5,6 frappant le Xizang, - Le Tibet -, région frontalière avec le Qinghai, le 23 Mars 2010, épicentre du second à 60 kilomètres au Nord-Nord-est de Nyainrong et à 300 kilomètres au Sud-Ouest de Yushu, épicentre du troisième à 58 kilomètres au Nord-Nord-est de Nyainrong et à 290 kilomètres au Sud-Ouest de Yushu, et tous trois d'hypocentre 10 kilomètres de profondeur, la région du Qinghai, Chine, à été à nouveau frappé par une série de tremblements de terre.

Le premier, précurseur, s'est produit le 13 Avril 2010, à 21 h 40, Temps Universel, 05 h 40 Heure locale, de magnitude 5.0, hypocentre 20 kilomètres de profondeur localisé latitude 33.23° Nord et longitude 96.70° Est, épicentre à 30 kilomètres au Sud-est de Chindu et à 32 kilomètres au Nord-Ouest de Yushu.

Le second, de forte magnitude, 7,1 sur l'échelle de Richter pour les services séismologiques chinois, 6,9 pour l'U.S. Geological Survey et pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, et d'intensité XI, sur l'échelle MSK, à l'épicentre, s'est produit à 23 h 49 Temps Universel, 07 h 49 Heure locale, hypocentre 10 kilomètres de profondeur pour l'USGS, 33 kilomètres de profondeur pour le CSEM, localisé latitude 33.27° Nord et longitude 96.67° Est, épicentre à 34 kilomètres au Nord-Ouest de Yushu et à 35 kilomètres au Sud-est de Chindu.

Le séisme principal à été suivi par plus de 100 répliques de magnitude comprise entre 2.5 et 3.9, par cinq de magnitude entre 4.0 et 4.9 et par trois de magnitude 5.0, 5.1 et 5.8

La région du Qinghai est sujette à des tremblements de terre de forte intensité tels ceux de 1738 magnitude 6.5 ; 15 Avril 1989 magnitude 6.3 ; 25 Avril 1989 magnitude 6.1 ; 03 Mai 1989 magnitude 6.5 et magnitude 5.8 ; 26 Avril 1990 magnitude 6.1 ; 03 Janvier 1994 magnitude 5.7 ; 29 Juin 1994 magnitude 5.8 ; 12 Septembre 2000 magnitude 6.1 ; 18 Novembre 2001 magnitude 5.5 ; 19 Novembre 2001 magnitude 5.3 ; 08 Août 2002 magnitude 5.2 ; 18 Août 2003 magnitude 5.4

Ce séisme, dernier bilan fourni par les médias autorisés d'État, a fait 649 morts et plus de 12.000 blessés, mais, en réalité, les chiffres officiels étant minorés, le nombre de morts seraient bien supérieurs à 1.000 voire 1.500 et plus. La zone la plus touchée, foyer du séisme avec une intensité de XI sur l'échelle MSK, est la préfecture de Yushu avec son siège Gyegu, région frontalière avec le Xizang, - le Tibet -, avec une population de 280.000 personnes. Selon Chine Nouvelle, Gyegu compte 100.000 habitants.

Le Qinghai est une région montagneuse très pauvre habitée par des paysans et des nomades d'ethnie mongole et tibétaine et les habitations y sont construites en terre. Plus de 85% de celles-ci, bâties dans la zone épicentrale du tremblement de terre se sont effondrées ensevelissant les habitants sous des tonnes de matériaux empêchant toute formation de poches d'air dans les décombres, une situation dramatique laissant présager un bilan catastrophique en pertes humaines.

23:11 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, chine, tibet, xizang, qinghai, yushu, gyegu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Nouvelles évacuations d'au moins 800 personnes en Islande, un second volcan en éruption.

Terre de glace, l’Islande, située sur la dorsale médio-atlantique, entre le Groenland et l’Écosse, au Nord-Ouest des îles Féroé, est un État insulaire de l’océan Atlantique Nord. Terre de glace s'y dénombrant plus de 130 volcans actifs, elle est aussi terre de feu comme l'a rappelé, peu avant minuit, le 20 Mars 2010, l’éruption fissurale de l’Eyjafjöll, à proximité du glacier Eyjafjallajökull. Bien que jugée, dans un premier temps, mineure, cette éruption est pourtant inquiètante car elle laisse craindre, les deux édifices volcaniques étant liés, celle du volcan Katla, bien plus redoutable.


L'Eyjafjallajökull et l’Eyjafjöll.


Pour une oreille francophone, le nom original de ce glacier sonne bizarrement. Trois mots, en réalité, composent ce toponyme : Eyja, - île -, fjalla, - montagne -, et jökull, - glacier -, Eyjafjallajökull... signifiant, donc, le « glacier sur la montagne île. » L'Eyjafjallajökull est une calotte glaciaire, d'une superficie d'environ 78 kilomètres carrés, au Sud de l'Islande. Sur les quatorze calottes glaciaires que compte l'Islande, les cinq plus importants étant le Vatnajökull avec ses 8.300 kilomètres carrés, le Suður Vatnajökull et ses 3.700 kilomètres carrés, le Langjökull couvrant 995 kilomètres carrés, le Hofsjökull et ses 880 kilomètres carrés et le Mýrdalsjökull avec ses 607 kilomètres carrés, il est le septième plus grand glacier du pays. Ce glacier recouvre un volcan, l'Eyjafjöll.

L’Eyjafjöll, ou Eyafjalla, est un stratovolcan actif d’Islande. La dernière éruption connue s'était déroulée du 19 décembre 1821 au 1er janvier 1823. Depuis le début du mois de Mars 2010, une augmentation de l’activité sismique dans la région qui l'entoure, au voisinage du glacier Eyjafjallajökull, présageait une possible éruption, éruption devenue effective le 20 mars 2010.

Sur près d’un demi-kilomètre, des fontaines de laves s’élevant à plus de 200 mètres de hauteur accompagnent une activité effusive avec des laves chaudes aux températures atteignant 1.000° C., voire plus.


Nouvelle faille à Fimmvörðuháls.


La faille éruptive de l’Eyjafjöll, depuis le 30 mars, a une voisine. Une nouvelle faille de 300 mètres de long est apparue prenant tout le monde par surprise.

Quelques 700 à 800 personnes ont été évacuées de leurs habitations, ce mercredi 14 Avril au matin, en raison d'une nouvelle crise sismique sur toute la région orientale de l'Islande pouvant générer, le long de la nouvelle faille, un risque important d'éruption sous l'Eyjafjallajokull, de même que les risques d'une brutale explosion du Katla, un des volcans les plus actifs et des plus destructeurs, à l'origine de plusieurs jökulhlaups ou ou débâcle glaciaire et boueuse de type de crue brutale particulièrement puissante et dévastatrice, - quelque fois désignés lahars ou coulées boueuses formées d’eau, de cendres volcaniques et de tephras -, sous le Mýrdalsjökull, les signes étant trop évidents, est à craindre...

Toutes les routes sont fermées et les civils évacués ont été dirigés vers des centres de la Croix-Rouge. A cause de l'activité volcanique accrue, le long de la faille Eldgja, sous l'Eyjafjallajokull et, à un degré moindre sous le Mýrdalsjökull, toute la zone est surveillée par hélicoptère afin de prévenir de l'ampleur de l'éruption qui semble avoir commencée vers les 01 h 00 du matin, heure locale, l’Eyjafjöll se situant à 125 kilomètres à l'est de Reykjavik et le Katla à moins de 160 Kilomètres de la capitale.

11 avril 2010

11 Avril 2010 : Séisme de magnitude 3,2 sur le volcan Laacher See, en Allemagne... Reprise de l'activité volcanique dans l'Eifel ?

Sur la rive occidentale du Rhin, entre Coblence et Bonn, à environ huit kilomètres au Sud-Est de la ville d'Andernach, se situe le Laacher See, un volcan allemand, dans la région de l'Eifel. Le volcanisme s'y est manifesté au quaternaire, entre -70.000 et -11.000 ans, pendant la principale phase de surrection du massif rhénan.

Les volcans de cette région avaient une dynamique éruptive de type explosif, avec parfois des processus phréatomagmatiques.

Les éruptions les plus anciennes étaient basaltiques. Elles ont été constituées de projections et de coulées. Ces dépôts ont une extension limitée. Les volcans ainsi érigés sont des stratovolcans. Les éruptions les plus récentes, comme celles du Laacher See, la dernière en date, -11.000 ans, éjectant entre 5 et 6 kilomètres cube de magma, furent phonolitiques.

Actuellement, la caldeira issue de cette éruption est occupée par un lac de cratère de 3,5 kilomètres carrés et d'une profondeur de 55 mètres, le lac de Laach ou Laacher See.

Sur la rive orientale du Lac, une manifestation de l'activité volcanique y est toujours présente. Une émanation de gaz d'origine mantellique, essentiellement du gaz carbonique, du soufre et du méthane est visible dans le lac grâce à la présence d'eau mais elle existe aussi dans l'atmosphère.

Les différentes phases éruptives du Laacher See se sont traduites par le débourrage du conduit au moment de la rencontre entre le magma et l'aquifère. Un panache ascendant de cendres et de gaz, éruption de type plinien, s'est formé et s'est élevé à plus de 30 kilomètres d'altitude, panache de téphras à l'origine des dépôts granoclassés et d'un anneau de tufs présent autour du lac. Des nuées ardentes ont, ensuite, entrainé des coulées pyroclastiques et, par concentration des éléments, des déferlantes.

Eruption d'origine explosive, les pluies ont, lors, suivi, lessivant toute la zone, formant de nombreux lahars, ou rivières de boue, ainsi qu'un grand lac sur le Rhin à la suite d'un barrage formé par les pierres ponces.

Ce jour, 11 Avril 2010, à 11 h 16 Temps Universel, 13 h 16 Heure locale, un séisme de magnitude moyenne, 3.2 sur l'échelle de Richter, localisé latitude 50.40° Nord et longitude 07.25° Est, d'hypocentre 5 kilomètres de profondeur a frappé cette région volcanique. Son épicentre se situe sur les bords même de la caldeira du Laacher See, à 3 kilomètres au Nord-Est de Bell, à 8 kilomètres au Nord de Mayen et à 25 kilomètres à l'Ouest de Koblenz.

La faiblesse de la magnitude, certes ressentie, n'a pas causé des dommages.

A l'heure actuelle, le dégagement de gaz carbonique s'est intensifié montrant que l'activité de ce volcan est bien présente et que le séisme est d'origine volcanique. Une prochaine éruption n'est pas à exclure. Mais le volcan préviendra par d'autres tremblements de terre et une augmentation notoire du dégazage…

18:51 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : séisme, tremblement de terre, volcan, laaker see, coblence, bonn, bell, allemagne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11 Avril 2010, un séisme majeur, de magnitude 7.1, frappe l'Ile San Cristobal, dans les Îles Salomon.

Dimanche 11 avril 2010 à 09 h 40, Temps Universel, 20 h 40 heure locale, un séisme de magnitude 7.1 frappe au large de l'Île San Cristobal, dans le bassin de Santa Cruz et proche du mont sous marin d'Hammondsport, dans les Îles Salomon. Son épicentre, localisé latitude 10.90° Sud et longitude 161.16° Est, se trouve à 50 kilomètres au Sud-Sud-Est de Taral'arawe, à 52 kilomètres au Sud-Sud-Est de Tawaraha, à 54 kilomètres au Sud-Est d'Hunihu, à 28 kilomètres au Sud-Sud-Est de Biaaro, à 94 kilomètres au Sud-Ouest de Kirakira, capitale provinciale de la province de Makira-Ulawa dans les îles Salomon, à 213 kilomètres au Sud-est d'Honiara, capitale des Îles Salomon, et à 1.538 kilomètres à l'Est de Port Moresby, capitale de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Et son hypocentre se situe à 51,9 kilomètres de profondeur. Mais aucune alerte tsunami n'a été lancée

Le séisme, ressenti dans toute la région jusqu'aux Philippines et même le Japon, a provoqué un ras de marée local générant des vagues de plus de 5 mètres de hauteur. Quelques personnes, prises de panique, ont été légèrement blessées en fuyant du littoral. Des maisons, sur les îles San Cristobal, Bellona et Rennel ont été détruites ou endommagée et de nombreuses personnes pourraient se retrouver sans abri. Dans la capitale Honiara, sur l'île de Guadalcanal, les habitants ont ressenti la secousse qui n'a pas engendré de dégâts.

Les îles Salomon sont régulièrement victimes de tremblements de terre Le 29 septembre 2009, la région avait été frappée par un violent séisme suivi d'un tsunami dévastateur, qui avait fait 186 morts aux Samoa et à Tonga. Le 2 Avril 2010 tremblement de terre majeur de magnitude 7.2, ressenti jusqu'au Japon, avait secoué secoué les fonds marins, au large des îles Salomon, provoquant un tsunami qui avait frappé la côte Ouest de ce pays du Pacifique.

Les îles Salomon sont situées dans « le cercle de feu », une zone d'intenses activités sismiques dues au chevauchement de plusieurs plaques continentales.

07 avril 2010

07 Avril 2010, un séisme majeur de magnitude 6.0 frappe la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Des blessés et des morts seraient à déplorer.

Un séisme majeur, d'une magnitude de 6.0, sur l'échelle ouverte de Richter, et d'intensité VII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, appelée aussi échelle MSK, a frappé, ce mercredi 07 Avril 2010, à 14 h 33 Temps Universel, jeudi 5 Avril 2010, 00 h 33 Heure locale, au Nord-Ouest de la Papouasie-Nouvelle Guinée, près de la frontière avec le territoire indonésien de l'Iran Jaya Timur.

Son épicentre, localisé latitude 03.80° Sud et longitude 141.90° Est, se trouve à 10 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'Abrau, à 12 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Norambalip, à 17 kilomètres au Nord-Nord-est de Nami, à 20 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Nigre, à 91 kilomètres au Sud-ouest d'Aitape, à 140 kilomètres au Sud-est de Vanimo et à 192 kilomètres au Sud-est de Jaya Pura. Son hypocentre se situe à 37 Kilomètres de profondeur.

Tout laisserait entendre, même si les autorités locales ne se sont pas exprimées, qu'il y aurait eu des blessés et des victimes, ainsi que d'importants dégâts.

La Papouasie Nouvelle-Guinée et les territoires indonésiens de l'Iran Jaya Timur, de l'Iran jaya Tengah et de l'Iran Jaya Barat, formant l'île de Nouvelle Guinée, et leurs îles et îlots attenants, ainsi que les îles Solomon, situés sur « la ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, sont régulièrement le théâtre de secousses sismiques.

En effet, le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe sous la plaque Australienne, subduction, entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l'Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons. Au niveau de la Nouvelle-Guinée, les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 centimètres par an, avec un maximum de 24 centimètres par an au Nord des Tonga.

Après un séisme de magnitude 7.8, alerte au tsunami en Indonésie et en Thaïlande.

Un séisme majeur, de magnitude 7.8, sur l'échelle ouverte de Richter, a frappé le nord de l'île indonésienne de Sumatra aux premières heures matinales, 05 h 15 heure locale, ce mercredi 07 Avril 2010, 22 h 15 Temps Universel mardi 06 Avril, et a motivé une alerte tsunami à Sumatra, Java et Bali, sur les Archipels d'Andaman et de Nicobar et en Thaïlande.

L'épicentre du séisme, en milieu océanique, localisé latitude 2.22° Nord et longitude 97.03° Est, se trouve à 10 kilomètre à l'Ouest du Pulau Banyak, à 15 kilomètres au Nord-Ouest du Pulau Bangkaru, à 40 kilomètres au Nord-Est du Pulau Lasia, a 45 kilomètres au Nord-Est du Pulau Babi, à 123 kilomètres au Nord-Ouest de Gunung Stoli, à 200 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Sibolga, à 215 kilomètres au Sud-Ouest de Medan et à 222 kilomètres au Sud-Ouest de Binjai. Son hypocentre se situe à 48 kilomètres de profondeur.

Le Centre d'Alerte Tsunami du Pacifique, n'attendant pas un raz de marée destructeur de longue portée, a décrété une surveillance à cause de possibles tsunamis locaux qui pourraient en découler.

« Après le séisme de magnitude 7.8, dans le nord de Sumatra, à 644 km des côtes de la Thaïlande, un tsunami est hautement probable sur les régions côtières de la Mer d'Andaman », a même précisé le Centre National thaïlandais de Prévention de Catastrophes, et a demandé, aux populations des six provinces côtières, de se transporter en des lieux sûrs.

L'Indonésie se située dans le « cercle de feu » du Pacifique. L'activité volcanique et séismique y sont très forte.

Plus de mille personnes sont mortes victimes d'un séisme d'ampleur 7.6 qui avait frappé l'île de Sumatra en septembre 2009.

Un tsunami gigantesque - déchaîné par un séisme sous-marin de 9.3 à la hauteur de Sumatra - avait balayé les côtes d'Indonésie et d'autres pays des voisins de l'Océan Indien fin 2004, avec un bilan de quelque 220.000 morts, la majorité dans la province d'Aceh, dans le nord de Sumatra.

08:35 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, sumatra, andaman, nicobar, thaïlande, tsunami | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

05 avril 2010

Dimanche 4 Avril 2010, un séisme de magnitude 7.2 frappe la Basse Californie.

Baja California, Mexicali, Mexique. D'abord étalonné à 6.9 de magnitude sur l'échelle ouverte de Richter puis révisé à 7.2, un séisme d' intensité IX sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, a secoué, durant 40 secondes, le 04 Avril 2010 à 22 h 40 Temps Universel, 15 h 40 Heure locale, la Californie mexicaine et américaine.

Son épicentre, latitude 32.38° Nord et longitude 115.04° Ouest, est localisé en Basse-Californie, au Mexique, à 12 km au Nord Est de Guadalupe Victoria, à 60 km au Sud-Sud-Est de Mexicali, à 62 km au Sud-Ouest de San Luis Río Colorado et à 167 km à l'Est-Sud-Est de Tijuana. Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

Il a été ressenti, dimanche après-midi, jusque dans le centre ville de Santa Barbara, de Los Angeles et de San Diego, ainsi que dans l’Arizona, à Phoenix et à Yuma, et dans le tout le Sud de la Californie. Il n’y aurait ni victimes, ni dégâts à déplorer aux Etats-Unis et mais au moins deux morts, à Tijuana, et d'importantes dégradations dans les bâtis, au Mexique, suivant les premières estimations des autorités locales.

Le dernier tremblement de terre, aussi puissant, en Californie mexicaine ou américaine s'était produit en 1992, séisme de Landers de magnitude de 7.3.

A Los Angeles, quelques ascenseurs ont été bloqués et les immeubles ont vibré dans l’ouest de la ville et dans la vallée de San Fernando, interrompant les déjeuners de Pâques. Au Mexique, la secousse a fait trembler des édifices à Tijuana, tandis qu’une partie de la ville s’est retrouvée sans électricité. L'électricité a été coupée et des tuyaux d'alimentation brisés dans certaines régions. Trois violentes secousses secondaires ont eu lieu dans l'heure qui a suivi.


Le séisme du 04 Avril 2010 et ses répliques

Le séisme se centre sur la faille de San Andreas qui coupe en deux la Californie, de Salton Sea au sud jusqu'au cap de Point Arena, au nord de San Francisco. La plus longue, près de 1.000 km, la plus célèbre, elle n'est qu'un élément d'un réseau croisé formé au cours des derniers vingt millions d'années, au long duquel s'exercent les mouvements tectoniques. Les tremblements de terre y sont quotidiens, mais la plupart sont pas perceptibles par l'homme. Lorsque, localement, l'ajustement des plaques a trop longtemps attendu, l'effet est catastrophique. En 1906, la partie occidentale de la Californie glissa en quelques heures de six mètres vers le nord, détruisant maisons, bâtiments et voies de communication. Le séisme avait atteint 8.3 sur l'échelle de Richter. La surface du sol fut déchirée du nord de la baie de San Francisco jusqu'au cap Mendocino, sur huit à dix kilomètres de profondeur.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu