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31 mai 2010

Le 31 Mai 2010, l'île de Mindanao frappée par un séisme sous marin de magnitude 6.0. Des blessés seraient à déplorer.

Un séisme de magnitude 6.0, et d'intensité VIII, a frappé, le 31 Mai 2010, à 10 h 15 Temps Universel, 18 h 15 heure locale, à moins de 5 kilomètres des côtes de Mindanao, dans la région du Golfe de Moro, aux Philippines. Son épicentre, situé latitude 6.99° Nord et longitude 123.98° Est, se trouve à 5 kilomètres au Nord de Kinimi, à 7 kilomètres au Sud-Ouest de Tabuan, à 8 kilomètres au Nord de Resa, à 14 kilomètres à l'Ouest de Rempes, à 26 kilomètres au Nord-ouest de Romangaob et à 40 kilomètres au Sud-Ouest de Cotabato, et son hypocentre se localise à 10 kilomètres de profondeur.

Cette secousse a été suivie, à 13 h 40, d'une réplique de magnitude 4,6, situé latitude 6.93° Nord et longitude 124.04° Est. Son épicentre se trouve à 12 kilomètres à l'Ouest de Rempes, à 16 kilomètres au Nord-ouest de Romangaob et à 41 kilomètres au Sud-Ouest de Cotabato, et son hypocentre se localise à 60 kilomètres de profondeur.

La région du Golfe de Moro est une région à fort risque sismique frappée par un séisme destructeur et meurtrier tous les 25 à 30 ans : 19 Décembre 1928, magnitude 7.3, 93 victimes ; 31 Mars 1955, magnitude 7.6 465 victimes ; 16 Août 1976, magnitude 7.9, 8.000 victimes.

Suivant les autorités locales, même si plusieurs blessés sont à déplorer, il n'y aurait ni victime, ni dégât causé aux propriétés.

17:57 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, philippines, mindanao, golfe de moro | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Depuis le 27 Mai, magnitude 7.2, l'archipel Vanuatu connaît une crise sismique sans précédent réactivant plusieurs volcans

De nombreux séismes se sont produits, entre le 19 et le 30 Mai 2010, le long de la fosse des Nouvelles Hébrides, près de l'Archipel Vanuatu, dans le Pacifique, à la frontière de deux plaques tectoniques, la plaque Pacifique et la plaque Australienne, une zone considérée, au même titre que les fosses Pérou-Chili, Aléoutiennes, Kouriles, Ryukyu et Java, comme l'une des plus sismiques de la planète.

Le 27 Mai 2010 à 17 h 14 Temps Universel, 28 Mai 2010 à 04 h 14 heure locale, un séisme sous-marin, de magnitude 7.2 et d'intensité VIII à l'épicentre, à frappé le Vanuatu au Sud des Îles Torrés et à l'Ouest des Îles Banks, dans la province de Torba, 6.945 habitants pour une superficie de 882 kilomètres carrés, l'une des six provinces administratives de la République du Vanuatu, la plus petite et la plus septentrionale de l'archipel. Son épicentre se situe, latitude 13.63° Sud, longitude 166.56° Est, à 20 kilomètres au Nord-Est de Toga, à 21 kilomètres au Nord-Nord-est de Vipaka et à 23 kilomètres au Nord-Nord-Est de Loh, archipel Torres, à 110 kilomètres à l'Ouest de Sola et à 217 kilomètres au Nord-Ouest de Luganville. Son hypocentre se localise à 36 kilomètres de profondeur. Une alerte au tsunami a été émise pour les îles Salomon, Vanuatu et Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique Sud. Le séisme et le raz de marée qu'il a induit, ont causé des dégâts de grande ampleur sur les îles des archipels Torrés et Banks et sur les côtes Nord-Ouest, Nord et Nors-Est de l'île Espirito Santo.

La secousse principale s'est produite à la limite des plaques Australienne et Pacifique, dans la région de la Mer de Corail, dans le Pacifique de Sud-Ouest. Dans la zone du séisme, la plaque Australienne subducte, sous la plaque Pacifique, au Nord-Est oriental, à une vitesse d'environ 9,1 centimètres par an. Le foyer du tremblement de terre, la profondeur, et le mécanisme focal permettent de le classifier dans la catégorie Mégathrust, ou séisme de subduction.

Ce tremblement de terre fait suite à une séquence, foyers localisés entre 70 et 130 kilomètres de profondeur, de fortes secousses sismiques, en octobre 2009 : 7 Octobre, deux secousses de magnitude 7.7 et 7.8 se produisant à 15 minutes d'intervalle, une de magnitude 7.4, une heure plus tard, et deux de magnitude 6.6 et 6.8, le 8 Octobre.

La région du Vanuatu connaît un niveau très élevé d'activité sismique, avec près de 50 aléas, de magnitude égale ou supérieure à 7.0, enregistrés depuis 1973, la plaque Australienne, en sa partie Nord-Est oriental subductante étant active, à des profondeurs d'environ 350 kilomètres, sous les îles des provinces de Torba, - îles des archipels Torrés et Banks -, de Sanma - Îles Esperitu Santo et Melo -, de Penama, - îles Ambae, Maewo et Pentecôte -, de Melampa, - îles Ambrym, Mallicolo, Akhamb, Maskelynes, Tomman, Paama et Lopevi ainsi que d'une dizaine d'îles plus petites -, de Shefa, - îles Shepherd, de Epi et d'Efaté -, et de Tafea, - îles Aneityum, Aniwa, Erromango, Futuna, Tanna, Hunter et Matthew -.

La secousse principale a été précédée, entre le 19 et le 23 Mai, par quatre secousses-précurseur, de magnitude égale ou supérieure à 4,5 : 19 Mai 2010, hypocentre 204 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; 22 Mai 2010, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; 23 Mai 2010, deux secousses, l'une hypocentre 210 kilomètres de profondeur, magnitude 4.5, et l'autre hypocentre 119 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2.

Elle a été suivie d'une kyrielle de répliques dont nombre d'entre elles de magnitude égale ou supérieure à 5.0, voire de forte magnitude 6.4 : 27 Mai 2010, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.4, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 5.4, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 6.4, et hypocentre 35 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; 28 Mai 2010, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 47 kilomètres de profondeur, magnitude 5.7, hypocentre 112 kilomètres de profondeur, magnitude 4.7, et hypocentre 80 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; 29 Mai 2010, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 26 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 170 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, et hypocentre 100 kilomètres de profondeur, magnitude 4.6 ; 30 Mai 2010, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 4.8.

L’activité sismique, sur la micro plaque des Nouvelles Hébrides, est principalement liée au rapprochement des plaques Australiennes et Pacifique. Cette région représente une zone de déformation étendue incluant les subductions des Nouvelles-Hébrides et des Tonga-Kermadec dont les plaques plongeantes se font face, la plaque Australienne subductant vers le Nord-Est et la plaque Pacifique vers le Nord-Ouest. Ces subductions bordent des bassins d’arrière-arc en extension, les Bassin Nord Fidjien et de Lau. Cette grande zone de déformation est complexe et peut être séparée en plusieurs micro-plaques, - les micro-plaques des Nouvelles Hébrides, du Récif Balmoral, du Récif Conway, de Futuna, de Niufo'ou, des Tonga et des Kermadec -, et d'une zone orogène récente, de déformation distribuée, englobant les micro-plaques des Nouvelles Hébrides, du Récif Balmoral et du Récif Conway, et empiétant sur la micro-plaque Futuna et sur les plaques Australienne, - au Sud du Récif Bamoral et à l'Est du Récif Conway -, et Pacifique, - au Nord des Micro-plaques Nouvelles Hébrides et Récif Balmoral -. Les taux de convergence rencontrés dans cette région sont parmi les plus rapides du globe : 12 centimètres par an au large de la Nouvelle-Calédonie au niveau de la subduction/collision de la ride des Loyautés et jusqu’à 24 centimètres par an au Nord de la subduction des Tonga. Les taux d’ouverture des bassins d’arrière-arc, pouvant atteindre une dizaine de centimètres par an, sont également très rapides. A de tels mouvements une sismicité, importante et complexe, est associée.

L'archipel du Vanuatu, plus de 80 îles dont neuf principales, est l'hôte de volcans spectaculaires et actifs : Suretamatai, Motlav, Gaua, Mera Lava, Obi, Ambae, Ambrym, Lopevi et le Yasur, l'équivalent du Stromboli de la méditerrannée, Epi et Kuwae, ainsi que d'une kyrielle de volcans sous-marins dont le Karua. L'arc volcanique des îles du Vanuatu est le résultat de la subduction Nord-Sud de la zone d'étirement des îles Matthew et Hunter dans le sud jusqu'au volcan Tinakula des îles Salomon dans le Nord. L'arc insulaire du Vanuatu, - anciennement les Nouvelles-Hébrides -, marque ainsi la subduction à vergence Est de la plaque indo-australienne sous le Bassin Nord-Fidjien, ce bassin âgé d'au moins 8 millions d'années, voire 10 Millions d'années, étant le Bassin arrière-arc le plus ancien de tout le Sud-Ouest Pacifique.

Suite à cette crise sismique, le volcan Gaua et le Mont Garet, sur l'île Santa Maria, aux éruptions essentiellement intra-calderiques ininterrompues depuis le mois de Novembre 2009 avec des panaches s'élevant à 3.000 mètres d'altitude, s'intensifiant, par augmentation du dégazage et intensification des explosions, avec des risques phréato-magmatiques si la lave atteint les eaux du lac volcanique, est rentré dans une nouvelle phase éruptive, Les panaches montent plus haut qu'auparavant, atteignant maintenant les 4.500 mètres d'altitude, et sont plus chargés en cendres. Par ailleurs, des projections incandescentes et le son de puissantes explosions, sont signes de l'approche de la colonne de magma. Certaines rivières, alimentées par le lac sommital, ont vu leur niveau monter de 20 à 30 centimètres et les acides volcaniques, libérés par le dégazage, acidifient les réservoirs d'eau potable. Des risques de lahars deviennent sérieux et que des problèmes sanitaires se profilent si les insulaires n'ont plus accès à l'eau potable. Le niveau d'alerte, se situant à 2 depuis le début janvier 2010, a été élevé à 3 et le volcan est considéré à « très haut niveau d'activité. »

Sur l'île de Tanna, le Yasur qui connaît une activité explosive permanente depuis plusieurs siècles, est entré en phase extensive depuis le 30 Mai, éjectant, le 31 Mai, un panache qui s'élève à plus de 3.000 mètres d'altitude, - 1.800 mètres le 30 Mai sur 200 kilomètres carrés de superficie -, et s'étend sur plus de 500 kilomètres carrés, entraînant des perturbations aériennes en Nouvelle-Calédonie.

De nombreux autres volcans, sur l'arc insulaire du Vanuatu, - les volcans Motlav, Mera Lava, Obi, Ambae et Ambrym -, font l'objet de tremors inquiétants avec présences de fumerolles s'épaississant laissant entrevoir des éruptions imminentes. Même le volcan Suretamatai, dont la dernière éruption remonterait à plus de 460.000 ans, serait aussi affecté par ces crises sismiques volcaniques.

Aux dernières informations, un volcan sous-marin dont l'ancrage se situe vers 400 mètres de profondeur, localisé entre les îles Metoma et Tegua Lenaua, dans l'archipel Torrés serait entré en éruption.

26 mai 2010

Séisme sous-marin destructeur générant un tsunami frappant les côtes de l'archipel japonais Daito et l'île Okinawa

26 Mai 2010 à 08 h 53 Temps Universel, 17 h 53 heure locale à l'épicentre, un séisme sous marin de magnitude 6.4 a frappé à moins de 100 kilomètres au large de la côte Ouest-Sud-Ouest de l'Île japonaise de Minami Daito, la plus grande des îles Daito situé dans le district Shimajiri, Okinawa, dans la Mer des Philippines. Son épicentre, latitude 25.81° Nord et longitude 129.97° Est, se trouve à 101 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Nishi, à 104 kilomètres l'Ouest-Sud-Ouest de Minadaito village, à 105 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Kita, à 216 kilomètres au Sud-Est de Nago, à 226 kilomètres à l'Est d'Okinawa, à 235 kilomètres à l'Est de Naha, à 600 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Ishigaki-jima et à 645 kilomètres au Sud de Kagoshima. Pour l'USGS, son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur mais pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, le CSEM, le séisme serait sub-affleurant et son foyer ne serait qu'à 2 kilomètres de profondeur.

Ce tremblement de terre de forte magnitude et de forte intensité, VIII sur l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, fait suite à une crise sismique dont 5 secousses ont des magnitudes égales ou supérieures à 4,7 :

16 Mai 2010, magnitude 4.7, hypocentre 30 kilomètres de profondeur

16 Mai 2010, magnitude 5.3, hypocentre 28 kilomètres de profondeur

16 Mai 2010, magnitude 4.8, hypocentre 70 kilomètres de profondeur

16 Mai 2010, magnitude 4.7, hypocentre 40 kilomètres de profondeur

20 Mai 2010, magnitude 4.8, hypocentre 2 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie, à 11 h 51 Temps Universel, 20 h 51 heure à l'épicentre, localisée latitude 25.75° Nord, longitude 130.11° Est, d'une réplique de magnitude 5.0 sur l'échelle ouverte de Richter.

L'Île est dans la zone subtropicale et, comme ses îles sœurs, Kita Daito et Oki Daito, elle a été formée à partir de récifs coralliens.

Le tremblement de terre s'est produit au cœur même de la Fosse de Ryukyu ou Fosse Nansei-Shoto, 1.200 kilomètres de longueur, profondeur maximale 7.460 mètres. Cette fosse se situe près de l’archipel des Ryukyu, se prolonge jusqu'à Taïwan et marque la frontière entre les plaques philippine et eurasiatique.

Le tsunami déclenché par le séisme a causé de nombreux dégâts et de probables victimes sur les îles de l'archipel corallien Daito

Extraits de « Des séismes et des hommes. Tome I » ... Ouvrage de vulgarisation en cours de publication.

La Terre devient-elle folle ?

Après le tremblement de terre des Îles Salomons, le 03 Janvier 2010, de magnitude du moment 7.1, de Haïti, d'une magnitude du moment 7.1 et 7.3 sur l'échelle ouverte de Richter, le 12 Janvier 2010, celui du Japon, le 26 Février, de magnitude 7.3, puis, à quelques heures d'intervalle, le 27 Février, celui du Chili d'une magnitude de 8.8, le Chili une nouvelle fois frappé le 11 Mars avec un séisme de magnitude 7.2, ou le Mexique, le 04 Avril, de magnitude 7.2, et le 06 Avril, l'île indonésienne de Sumatra, avec une magnitude 7.7, doit-on croire que la Terre tremble de plus en plus ?

Les récents tremblements de terre du Japon, magnitude 7.3, et du Chili, magnitude 8,8, se sont produits, à quelques heures d'intervalle, l'un sur la façade Ouest, le second sur la façade Est de la plaque tectonique Pacifique(1), pourtour océanique connu sous le nom de « Ceinture de feu du pacifique », une zone sismique, de surcroît de subduction, très active concentrant 90% des tremblements de terre frappant la planète.

Statistiquement, il se produit, 1 à 2 séismes de magnitude égale ou supérieure à 8.0 par an dont 1 tous les 10 à 15 ans de magnitude égale ou supérieur à 9.0, 15 de magnitude comprise entre 7.0 et 7.9, 134 de magnitude comprise entre 6.0 et 6.9, 1.419 de magnitude comprise entre 5.0 et 5.9, 13.000 de magnitude comprise entre 4.0 et 4.9, 130.000 de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 et 1.300.000 de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9. Il ne se peut donc qu'en convenir que de très nombreux séismes frappent tous les jours, en divers points de la planète, mais la grande majorité d'entre eux ne sont pas ressentis par les humains et seulement, environ cent mille séismes sont enregistrés, par an, grâce à des sismographes, des appareils permettant de détecter les ondes sismiques à plus de milliers de kilomètres du foyer sismique. Les plus puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.

De manière générale, les séismes ne se produisent jamais seuls. On parle, ainsi, d'essaims de tremblements. Certains, petits, précèdent parfois le séisme principal, les précurseurs. D'autres, plus nombreux, le suivent pendant des jours ou des mois, les répliques qui peuvent être parfois importantes. La répartition des séismes sur le globe, le long de courbes fermées, divise le globe en de grandes « plaques. » Il existe une sismicité diffuse en dehors de ces limites, la sismicité intraplaque. Presque tous les séismes se produisent aux frontières de ces plaques ainsi, d'ailleurs, que la plus grande partie de l'activité volcanique. Ces séismes sont appelés séismes tectoniques.

Ils sont les témoins permanents de l'activité du globe terrestre. Leur origine se situe en profondeur, à l'hypocentre ou foyer. Selon la profondeur de ce dernier, les sismologues distinguent les séismes superficiels à moins de 60 kilomètres, les séismes intermédiaires de 60 à 300 kilomètres et les séismes profonds de 300 à 700 kilomètres, car la profondeur de plus ou moins 670 kilomètres marque la limite entre le manteau asthénosphérique, source des basaltes de dorsale, - ou Mid-Ocean Ridge Basalts -, et le manteau inférieur, source des basaltes issus de points chauds tels Hawaii ou La Réunion, - ou Océan Island Basalts -. 95% des tremblements de terre dans le monde ont lieu à une profondeur inférieure à 60 kilomètres et 5%, seulement, à une profondeur supérieure à 60 kilomètres

La magnitude d'un tremblement de terre mesure l'énergie libérée lors d'un séisme. Plus la magnitude est élevée, plus le séisme a libéré d'énergie. Il s'agit d'une échelle logarithmique, c'est-à-dire qu'un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 10 de l'amplitude du mouvement et par 30 de l'énergie. Ainsi un séisme de magnitude 8.0 a une intensité 10 fois supérieure à celle d'un séisme de magnitude 7.0 et cent fois supérieure à celle d'un séisme de magnitude 6.0. De fait, le séisme chilien, de magnitude 8.8, a libéré 500 à 900 fois plus d'énergie que celui de Haïti, de magnitude 7.3, et pourtant, les pertes de vies sont sans commune mesure; 700 contre plus de 200 000 et plus d'un million de sans-abri.

 

Les séisme du 12 Janvier, en Haïti, et du 27 Février, au Chili.

Nature des failles et de l'épicentre, respect des normes antisismiques, préparation de la population: pour de nombreuses raisons, les pertes humaines des séismes au Chili et en Haïti sont sans comparaison, même si la secousse a été beaucoup plus forte au Chili. L'épicentre du séisme qui a frappé le Chili samedi 27 Février 2010, a été localisé à 115 kilomètres de Concepcion, la deuxième agglomération du pays, et à 325 kilomètres de sa capitale, Santiago. Avec une magnitude de 8,8, ce séisme, un des plus puissants du siècle, est d'une force plusieurs centaines de fois supérieure à celui du 12 janvier en Haïti, étalonné à une magnitude 7.3. En Haïti, pays le plus pauvre du super-conti-nent américain, l'épicentre s'est situé à 20 km de la capitale Port-au-Prince et à moins de 10 kilomètres de sa proche banlieue. Géologiquement, les deux secousses, ainsi que celle qui s'est produite, au Sud du Japon le 26 Février, de magnitude 7.3, sans faire de dégâts, sont sans rapport, les ruptures étant intervenues sur des failles différentes.

En Haïti, la très faible profondeur de l'hypocentre, - le foyer du séisme -, à quelque 10 kilomètres dans la croûte terrestre, a décuplé la violence des vibrations et amplifié les dégâts à la surface du sol. Au Chili, en revanche, le séisme s'est déclenché à 35 kilomètres sous l'océan amortissant le choc mais faisant craindre un tsunami majeur. Cependant, la différence, entre les deux séismes, bien que l'épicentre de celui d'Haïti soit plus proche d'une grande métropole, réside, tout particulièrement, dans son contexte urbanistique, sociologique et social, le Chili étant bien mieux préparé qu'Haïti à une secousse tellurique de cette magnitude et de cette intensité.

Le Chili se situe sur le terrible « cercle de feu du Pacifique ». Il est l’un des pays les plus touchés par les tremblements de terre, avant même le Japon. Il possède 2.085 volcans, dont 55 toujours en activité. Parmi eux se trouvent les plus hauts sommets chiliens, comme l’Ojos del Salado. Si, au moins, 500 secousses telluriques légères sont enregistrées, chaque année, sur l'entier territoire, les statistiques concluent à 7 séismes significatifs par an et un tremblement de terre destructeur tous les 20 à 30 ans, sans parler des raz-de-marée. Presque toutes les zones géographiques sont concernées et il semble donc plus facile de faire le compte des régions moins exposées. Du nord au sud, ce sont celles d’Antofagasta, de San Fernando, Temuco et Punta Arenas. Le tremblement de terre le plus lourd, en pertes humaines, fut celui de Chillan, en 1939, 30.000 morts, mais le plus terrible, quant à l’énergie libérée, fut celui qui toucha, en 1960, toute la région comprise entre Concepción et Chiloé. Il s’étala sur deux jours, le 21 et le 22 mai. La terre trembla 225 fois dont 5 fois avec une violence encore jamais atteinte. L’une de ces secousses atteignit le degré 9.5 sur l’échelle de Richter, c’est la plus haute magnitude jamais mesurée. Le dernier tremblement de terre notable eut lieu à Santiago, en 1985. Il peut se voir, encore, certains quartiers dévastés près de l’hippodrome.

A cause de ce passé sismique important, dévastateur et meurtrier, le Chili a mis en place, à grande échelle, des normes de construction anti-sismiques et, ainsi, a diminué le potentiel de destruction. De ce fait, par l'état de préparation du pays à de meilleures normes de construction et à la localisation et profondeur des probables épicentres, les dommages entraînés par le tremblement de terre du 27 Février 2010, et de ses répliques dont nombre de forte magnitude, au Chili, sont bien moindre qu'en Haïti. Et les chiliens ainsi préparés aux aléas sismiques, si un bâtiment s'écroule au cours d'un tremblement de terre, c'est soit parce qu'il a été sévèrement secoué, soit parce qu'il a été mal construit. En Haïti, les bâtiments étaient très fragiles. Ceux qui les ont conçus et érigés, il y a vingt ou trente ans, avaient bâti des tombes pour leurs occupants. Dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, où s'entassent 2 millions d'habitants, deux immeubles seulement étaient connus pour avoir été construits selon des normes anti-sismiques et ont bien résisté au choc du 12 janvier.

Le Chili est situé dans l'une des zones à la plus forte activité sismique au monde, avec la convergence de deux plaques tectoniques majeures, les plaque de Nazca et Amérique du Sud, qui provoque, par rupture d'un segment de plusieurs centaines de kilomètres de long du plan de subduction entre 50 kilomètres de profondeur et son émergence en surface au niveau de la fosse océanique, des séismes de subduction typique, de type « megathrust », de magnitude égale ou supérieure à 8.0 tous les dix ans environ. La faille rompue, lors de cet aléa sismique, est un chevauchement plongeant faiblement vers l'Est sous la marge continentale chilienne. Les données sismologiques sur la source et la répartition des répliques indiquent que le segment de faille fracturé aurait une longueur, Nord-Sud ,de l’ordre de 500 à 600 kilomètres et une largeur de plus de 100 kilomètres. Le glissement cosismique, sur ce plan, hétérogène, a dépassé la dizaine de mètres.

Haïti, en revanche, n'avait pas connu de séisme aussi catastrophique dans la région de Port-au-Prince depuis 240 ans. Le pays occupe la partie Ouest de l'île d'Hispaniola, - ou Saint Domingue -, île des Grandes Antilles située entre Porto Rico et Cuba. Au niveau de l’île d’Hispaniola le mouvement, entre les plaques Caraïbe et Amérique du Nord est partitionné sur plusieurs failles dont deux systèmes de failles décrochantes majeures, la faille septentrionale, au Nord, et la faille Enriquillo Plantain-Garden au Sud, qui absorbent, chacune, environ 7 millimètres par an de déplacement. La localisation et le mécanisme au foyer du séisme du 12 janvier indiquent, avec une composante chevauchante mineure, une rupture décrochante sénestre sur la faille d'Enriquillo. Cette faille, de direction Est-Ouest, est visible sur environ 300 kilomètres depuis le lac d'Enriquillo, en République Dominicaine, jusqu'à l'extrémité Ouest de la presqu'ile de Tiburon, passant à moins de 20 kilomètres au Sud de Port au Prince. Lors du séisme, qui s’est produit proche de la surface, 10 kilomètres de profondeur, la rupture a affecté un segment de cette faille d'environ 70 kilomètres de long, et le glissement cosismique est compris entre 1 et 2 mètres. Cette faille n'avait pas produit de séismes importants au cours de ces dernières dizaines d'années. Mais elle est probablement la source des séismes historiques de 1751 et 1770 qui, d'après les écrits d'époque de l'historien Moreau de Saint Méry, auraient tous deux détruits la ville de Port au Prince


Y-a-t-il plus de tremblements de terre ou sont-ils plus violents ?

Du premier Janvier au 28 Avril 2010 quasi tous les pays, certains d'entre eux à nombreuses reprises, sur la planète, ont été frappés par un aléa sismique de plus ou moins forte magnitude, plus de 85% de ces secousses, 300 à 350 mille, de magnitude comprise entre 2.0 et 3.5, non perceptibles par les humains mais détectées et enregistrées par des sismomètres(2), près de 10%., de magnitude comprise entre 3.6 et 4.9 sont souvent ressenties mais, jusqu'à 3.9 ceux-ci ne causent que rarement des dommages, les autres entraînant des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement et certains dommages peu communs, les 5 % restant, se classifiant en magnitude modérée comprise entre 5.0 et 5.9, pouvant causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes ou causer de légers dommages aux édifices bien construits ; de magnitude forte comprise 6,0 à 6,9, pouvant être destructeurs dans des zones allant jusqu'à 180 kilomètres à la ronde si elles sont peuplées ; de magnitude majeure comprise entre 7,0 à 7,9, pouvant provoquer des dommages sévères dans des zones plus vastes ; et de magnitude importante comprise entre 8.0 et 8.9, pouvant causer des dommages sérieux dans des zones à des centaines de kilomètres à la ronde. Au delà, il ne s'est point produit, durant les quatre premiers mois de l'année 2010, de tremblements de terre de magnitude exceptionnelle, égale ou supérieure à 9.0 car de tels séismes dévastent des zones de plusieurs milliers de kilomètres à la ronde.


Les séismes les plus destructeurs enregistrés depuis 1900.

Avant d'aborder la sismicité afférente au premier quart de l'année 2010, une rétrospective exhaustive, par ordre chronologique, des séismes, puissants et dévastateurs, les plus meurtriers enregistrés depuis 1900 :

19 Avril 1902, Quezaltenango et San Marcos, Guatemala, magnitude 7.5 d'une durée de 2 minutes, 2.000 morts. Le tremblement de terre avait, aussi, causé des dommages au Mexique, à Tapachula, Chiapas ;

16 Décembre 1902 : Andijan, Ouzbékistan, Turkestan, Russie, magnitude 6.4, 4.700 morts. Plus de 41.000 bâtiments furent détruits dans le secteur Andijon-Margilan. Un train fut « jeté hors des rails » en gare d'Andijon ;

28 Avril 1903 : Malazgirt, Turquie, magnitude 7.0, 3.500 morts. Environ 12.000 maisons furent détruites et 20.000 animaux tués dans le secteur Malazgirt-Patnos ;

28 Mai 1903 : Gole, Turquie, magnitude 5.8, plus de 1.000 morts ;

04 Avril 1905 : Kangra, Inde, magnitude 7.5, 19.000 morts, des milliers de blessés. De nombreuses villes furent détruites, Kangra, Mcleodganj et Dharamshala et endommagées dans les régions de Dehra Dun et du Pendjab, telles Amritsar, Lahore, Jullunder et Ludhiana ;

08 Septembre 1905 : Calabre, Italie, magnitude 7.9, bilan des autorités locales 557 morts mais 2.500 victimes furent recensées. Plus de 14.000 maisons furent endommagées dans toute la Calabre ;

31 Janvier 1906 : au large d'Esmeraldas, Équateur et Colombie, magnitude 8,8 engendrant un tsunami avec des vagues de plus de 5 mètres, 1.500 morts ;

16 Mars 1906, Chia-i, Taïwan, magnitude 6.8, 1.250 morts. Plus de 6.000 maisons furent détruites ;

18 Avril 1906 : San Francisco, États Unis, magnitude 8.2, 3.000 morts, entre 225.000 et 300.000 sans-abri. Malgré les dégâts importants causés par le séisme et ses répliques, ce sont les incendies qui en résultèrent qui détruisirent le plus de structures, ceux-ci se déclarant à plusieurs endroits de la ville, causés par des fuites de gaz naturel. Ils durèrent trois jours entiers ;

17 Août 1906 : Valparaiso, Chili, magnitude 8.2, d'une durée de 4 minutes, 20.000 morts, 20.000 blessés. Le tremblement de terre, destructeur, dévasta la ville et le port de Valparaíso et détruisit de nombreuses villes dans le centre du Chili de Illapel à Talca. La fracture se produisit le long de la côte de Zapallar à Llico, sur environ 250 kilomètres ;

14 Janvier 1907 : Kingston, Jamaïque, magnitude 6.5, de 800 à 1.000 morts. Tous les bâtiment furent endommagés à Kingston par le séisme et les incendies subséquents. Un tsunami fut signalé, sur la côte nord de la Jamaïque, avec une hauteur maximale des vagues d'environ 2 mètres ;

21 Octobre 1907 : Thien Chan, Chine, magnitude 8.1, plus de 10.000 morts ;

21 Octobre 1907 : Samarcande, Ouzbékistan, magnitude 7.9, plus de 10.000 morts ;

21 Octobre 1907 : Karatag, Tadjikistan, Turkestan, Russie, magnitude 8.0, 12.000 morts. Deux tremblements de terre consécutifs détruisirent Qaratog et de nombreux villages de montagne dans les régions du Gissar et du Denau en Tadjikistan et Ouzbékistan.

28 Décembre 1908 : Messine, Italie, magnitude 7,5 d'une durée de 37 secondes, officiellement 84.000 mais plus exactement plus de 100.000 morts. C'est le séisme le plus meurtrier de toute l'histoire de l'Europe. La ville de Messine a été réduite en ruines fumantes et l'onde de choc a provoqué la formation d'un tsunami qui a détruit plusieurs cités en Sicile et ravagé le port sicilien et celui de Reggio di Calabre. Plus de 40% de la population de Messine et de plus de 25% de celle de Reggio di Calabria furent tuées par le séisme et le tsunami dont la hauteur des vagues fut de 6 à 12 mètres sur la côte de la Sicile au Sud de Messine et de 6 à 10 mètres le long de la côte de la Calabre, ainsi que par les incendies dans certaines régions de Messine. Le bilan des victimes est fondée sur les données du recensement 1901-1911, certaines estimations sont, aussi élevés, à 110.000 personnes. Le séisme fut ressenti à Malte, au Monténégro et en Albanie et sur les îles Ioniennes ;

23 Janvier 1909 : Silakhor, Iran, magnitude 7.3, de 5.000 à 6000 morts suivant les bilans officiels. Environ 60 villages furent détruits ou gravement endommagés. Plus de 40 kilomètres de rupture de surfacefurent observés sur la faille Dorud. ;

11 Juin 1909, Lambesc, France, magnitude 6.2, 46 morts et 250 blessés. Il entraina d'importants dégâts et destructions au sein des villes de Salon-de-Provence, Vernègues, Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans le massif de la Trévaresse en Provence. C'est le tremblement de terre de magnitude la plus élevée enregistré en France métropolitaine depuis celui de Roquebillière en 1654. Il fut également ressenti dans les départements du Gard, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et du Var ;

09 Août 1912 : Murefte, Turquie, magnitude 7.4, 2.800 morts. Près de 25.000 maisons furent détruites et 15.000 endommagées dans 580 villes et villages de la région Murefte-Gallipoli, laissant plus de 80.000 personnes sans-abri. La rupture se produisit sur 50 kilomètres de failles, de l'extrémité Nord de la péninsule Gelibolu, golfe de Saros, jusqu'à la mer de Marmara., avec des décalages de 3 mètres, générant une liquéfaction jusqu'à 200 kilomètres de l'épicentre ;

03 Octobre 1914 : Burdur, Turquie, magnitude 7.0, 4.000 morts. Plus de 17.000 maisons furent détruites dans la région Dinar-Egridir-Burdur, et de graves dommages se produisirent à Antalya, Bolvadin et Denizli. Une bande de terre d'environ 23 kilomètres de long sur plus de 500 mètres de large, le long de la rive Sud-Est du lac de Burdur disparurent, indiquant que cela pourrait être la zone de faille ;

13 Janvier 1915 : Avezzano, Italie, magnitude 7.5, 29.980 morts dont 10.000 sur 12.000 habitants à Avezzano, 5.000 à Pescina, 4.000 à Celano, 3.000 à Sora et plusieurs centaines dans chacun des cinquante villages du Fucino détruits ou dévastés par le tremblement de terre. A Rome même, la secousse fut violente. A la basilique de Saint-Jean de Latran, une des statues des douze apôtres, alignées sur la corniche, celle de saint Paul, par Salvatore, fut précipitée sur le sol et brisée en morceaux. Elle mesurait 16 mètres de hauteur. Quelques 3.000 personnes décédèrent, dans les mois qui suivirent, des effets indirects du tremblement de terre ;

21 Janvier 1917 : Bali, Indonésie, magnitude 8.2, 15.000 morts. Des glissements de terrain, à Bali, furent la cause de la majorité des victimes ;

30 Juillet 1917 : Daguan, Yunnan, Chine, magnitude 7.5, 1.800 morts. De nombreuses maisons s'effondrèrent dans les vallées des rivières Hengjiang et Daguan. Un pont à chaînes de fer, à Yanjin, fut renversé et des ponts de pierre furent ruinés. Des éboulements bloquèrent la rivière Daguan, provoquant le reflux de l'eau vers l'amont sur plusieurs kilomètres ;

03 Février 1918 : Kwangtung, Chine, magnitude 7.3, 10.000 morts ;

13 Février 1918 : Nan'ao, Guangdong, Chine, magnitude 7.4, 10.000 morts. La ville de Nan'ao fut détruite et 80% de sa population tué ou blessé. Plus de 90% des maisons furent ruinées ou endommagées dans les région de Jieyang-Yunxiao, du Guangdong et du Fujian. Le séisme fut ressenti dans l'Anhui, le Fujian, le Guangdong, le Guangxi, l'Hubei, l'Hunan, le Jiangsu, le Jiangxi, à Taïwan et au Zhejiang ;

16 Décembre 1920 : Haiyuan, Ningxia, Kansu, province du Gansu, Chine, magnitude 8,5, 180 000 à 230.000 morts suivant les rapports officiels. Un glissement de terrain ensevelit le village de Sujiahe dans le comte de Xiji. Plus de 30.000 personnes furent tuées dans le comté de Guyuan. Presque toutes les maisons s'effondrèrent dans les villes de Longde et Huining, et des dommages survinrent dans 7 provinces et régions, y compris dans les grandes villes de Lanzhou, Taiyuan, Xi'an, Xining et Yinchuan. Des dégâts, intensité VI-X survinrent dans 7 provinces et dans les grandes villes de Lanzhou, Taiyuan, Xi'an, Xining et Yinchuan. Les effets du séisme s'étendirent depuis la mer Jaune, au Qinghai, et la province Nei Mongol, Mongolie intérieure, jusqu'au centre de la province du Sichuan. La rupture de la faile se produisit sur environ 200 kilomètres, de Lijunbu Ganyanchi à Jingtai. Une kyrielle de glissements de terrain et de fissures s'essaimèrent tout au long de la zone épicentrale. Certaines rivières furent endiguées, les autres changèrent de direction. Bien que souvent appelé tremblement de terre Kansu, par les sources occidentales, l'épicentre et les plus fortes intensités se situaient au sein de la région autonome du Ningxia ;

03 Février 1923, Kamtchatka, Russie, magnitude 8.5 ;

24 Mars 1923 : Luhuo, Sichuan, Chine, magnitude 7.3, 3.500 morts. L séisme occasionna de graves dommages et de nombreux glissements de terrain dans les région de Dawu Luhuo et du Qianning ;

25 Mai 1923 : Torbat-e Heydariyeh, Iran, magnitude 5.7, 2.200 morts. Cinq villages furent complètement détruits au Sud-Ouest de Torbat e-Heydariyeh ;

01 Septembre 1923 : Kanto, Japon, magnitude 7.9, 142.800 morts. Tokyo – Yokohama, zone épicentrale du séisme subirent des destructions extrêmes et la tempête de feu qui en suivit, brûla environ 381.000 des 694.000 maisons, les détruisant totalement ou partiellement. Bien que souvent appelé « le grand tremblement de terre de Tokyo », - ou le Grand Tokyo Fire -, les dommages furent les plus importants et les plus graves à Yokohama. Des dommages conséquents affectèrent les péninsules de Boso et d'Izu et la ville d'O-Shima. La baie de Sagami, dans la péninsule de Boso, se souleva de plus de 2 mètres et se déplaça d'au moins 4,5 mètres. Les vagues du tssunami, généré par la secousse principale, atteignirent 12 mètres en baie de Sagamiet à O-Shima, et 6 mètres sur les Péninsules d'Izu et de Boso. Des volcans de sable avec éruption, par intermittence, de fontaignes d'eau de 3 mètres de hauteur, furent observés à Hojo ;

16 Mars 1925 : Dali, Yunnan, Chine, magnitude 7.0, 5.800 morts. Plus de 76.000 maisons s'effondrèrent ou brûléèrent dans la région de Dali, où plus de 3.600 personnes furent tuées et 7.200 blessées. Les dommages et les pertes se produisirent, également, dans les comtés de Fengyi, de Midu, de Binchuan et de Dengchuan ;

07 Mars 1927 : Tango, Japon, magnitude 7.6, 3.020 morts. 98% des maisons furent détruites et plus de 1.100 personnes furent tuées par le séisme et les incendies subséquents dans la ville de Mineyama. Le séisme fut ressenti ressenti de Kagoshima à Tokyo ;

22 Mai 1927 : Xining, Chine, magnitude 8.3, 200.000 morts. Le séisme causa des dommages extrêmes dans la région de Gulang-Wuwei. Des glissements de terrain ensevelirent une ville près de Gulang et endiguèrent un cours d'eau dans le comté de Wuwei générant la création d'un nouveau lac. De larges fissures s'ouvrirent et des volcans de sable se formèrent et rentrèrent en éruption. Certaines estimations firent état que le nombre de décès était supérieur à 200.000 victimes, mais cela pourrait être une confusion avec le tremblement de terre de Ningxia, de 1920. En outre, plus de 250.000 animaux furent tués par ce tremblement de terre ;

23 Mai 1927 : Nanchang, province de Jiangxi Sud, Chine, magnitude 7.9, 80.000 morts ;

01 Mai 1929 : Koppeh Dagh, Iran, magnitude 7.2, 3.800 morts. Ce tremblement de terre causa de nombreuses victimes et de graves dommages de part et d'autre de la zone frontièreentre l'Iran et le Turkménistan. Plus de 3.250 personnes furent tuées et 88 villages détruits ou endommagés dans la région de Baghan-Gifan, Iran. Des dommages se produisirent à Bojnourd et presque toutes les bâtiments furent détruites dans les régions de Germab et d'Ashkhabad, au Turkménistan ;

18 Novembre 1929, les Grands Bancs, au sud de l'île de Terre-Neuve, Atlantique Nord, magnitude 7.2. Il déclencha un glissement de terrain sous-marin qui provoqua la rupture de 12 câbles sous-marins téléphoniques et télégraphiques et généra un puissant tsunami qui dévasta une partie de la côte sud de Terre-Neuve, détruisant plusieurs villages côtiers de la péninsule de Burin, tuant 28 personnes. Le tsunami était composé de 3 vagues hautes de plus de 15 mètres chacune qui frappèrent la côte à une vitesse de 105 kilomètres/heure, environ 3 heures après le tremblement de terre ;

06 Mai 1930 : Salmas, Iran, magnitude 7.2, 2.500 morts. Environ 60 villages furent détruits dans la plaine de Salmas et dans les montagnes environnantes. La ville de Dilman, une population de 18.000, fut complètement rasée, mais il n'y eut que 1.100 décès en raison d'un aléa sismique de magnitude 5.4 s'étant produit quelques heures auparavant à Foreshock. Bien qu'à Foreshock 25 personnes, décédèrent, l'aléa sauva, probablement, des milliers de vies car des milliers de personnes avaient choisi de dormir dehors cette nuit-là ;

23 Juillet 1930 : Irpina, Naples, Italie, magnitude 6,5, 2.100 morts. Le tremblement de terre, extrêmement puissant, toucha la Campanie, la Basilicate et les Pouilles. La majorité des dommages affectèrent les régions de Melfi, d'Irpino-Ariano d'Avellino, de Foggia, de Potenza et, jusqu'à Naples ;

31 Mars 1931 : Managua, Nicaragua, magnitude 6.0, 2.500 morts. Le tremblement de terre et le feu détruisirent une grande partie de la ville de Managua ;

27 Avril 1931 : Zangezur, à la frontière de l'Arménie et l'Azerbaïdjan, magnitude 5.7, 2.800 morts. Cinquante-sept villages furent détruits ou gravement endommagés dans la région de Sisian-Goris, Arménie, et 46 autres villages en furent, de mêmedans la région d'Ordubad, Azerbaijan ;

10 Août 1931 : Fuyun, Xinjiang, Chine, magnitude 8.0, 10.000 morts. Le séisme causa de graves dégâts, des fissures du sol, des glissements de terrain, des affaissements et générèrent des volcans de sable dans la région de Qinghe-Fuyun ;

27 Avril 1931 : Zangezur, à la frontière de l'Arménie et l'Azerbaïdjan, magnitude 5.7, 2.800 morts. Cinquante-sept villages furent détruits ou gravement endommagés dans la région de Sisian-Goris, Arménie, et 46 autres villages en furent, de même, dans la région d'Ordubad, Azerbaijan ;

10 Août 1931 : Fuyun, Xinjiang, Chine, magnitude 8.0, 10.000 morts. Le séisme causa de graves dégâts, des fissures du sol, des glissements de terrain, des affaissements et générèrent des volcans de sable dans la région de Qinghe-Fuyun ;

25 Décembre 1932 : Changma, Province du Gansu, Chine, magnitude 7.6, pour les autorités chinoises la liste des morts recensa 275 victimes ce qui parait incompatible avec les rapports afférents aux dommages, d'autres sources avançaient le nombre de 70.000 victimes. Plus de 1.100 maisons s'effondrèrent dans la région de Changma et de graves dommage se produisirent de Dunhuang à Gaotai. La longueur de la rupture de la faille, et les déformations qui en découlèrent, fut de 110 kilomètres. Il y eut des glissements de terrain, des fissures du sol et des volcans de sabe dans la région de Changma ;

02 Mars 1933 : Sanriku, Japon, magnitude 8.4, 3.000 morts. Le tremblement de terre se produisuit à environ 290 kilomètres au large des côtes de Honshu, la plupart des victimes et les dommages furent causés par le grand tsunami qui fut généré. Environ 5.000 maisons furent détruites dont près de 3.000 emportées par la vague de 29 mètres de haut à Ryori Bay sur l'île d'Honshu ;

25 Août 1933 : Maowen, Chine, magnitude 7.5, 10.000 morts. La ville de Diexi et 60 villages de la région furent complètement détruits. Des dommages et des pertes en vies humaines se produisirent, également, à Chengdu. Le séisme fut ressenti à Chongqing et à Xi'an. Des glissements de terrain créèrent 4 lacs sur la rivière Min Jiang et plus de 2.500 victimes furent à déplorer, 45 jours plus tard, quand les barrages cédèrent et que les eaux libérées inondèrent la vallée ;

15 Janvier 1934 : Bihar, Népal, Inde, magnitude 8.1, plus de 10.000 morts. Des dommages extrêmes, intensité X, se produisirent dans la région de Sitamarhi-Madhu-bani, zone de l'Inde, où la plupart des maisons s'enfoncèrent, jusqu'à 1 mètre de profondeur, dans les alluvions. Des dommages, par liquéfaction, se prolongèrent jusqu'à Supaul Purnia, à l'Est, et dans la région de Muzaffarpur-Darbhanga, au Sud. Deux autres zones furent affectées par des dommages extrêmes, d'intensité X, dans le Munger, le long du Gange, et dans la vallée de Katmandou, au Népal ;

20 Avril 1935 : Miao-li, Taiwan, magnitude 7.1, 3.270 morts, plus de 12.000 blessés. 39.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées dans le-chu-T'ai-chung. Une ligne de chemin de fer s'enfonça jusqu'à une profondeur de 2 mètres. Des ponts en fer furent détruits et des tunnels fissurés. Le séisme fut ressenti dans tout Taiwan et à Fuzhou en Chine continentale ;

31 Mai 1935 : Quetta, Pakistan, magnitude 7.9, 60.000 morts. La ville de Quetta fut presque entièrement détruite et de nombreuses fractures et des glissements de terrain se produisirent dans la région ;

16 Juillet 1935 : Hsin-Chu, Taiwan, magnitude 6.5, 2.740 morts, plus de 6.000 blessés et plusieurs milliers de maisons détruites dans la zone de Hsin-Chu. Ce fut, probablement, une réplique du séisme du 20 avril 1935 ;

01 Février 1938 : Indes néerlandaises, Mer de Banda, Indonésie, magnitude 8.5 et intensité VII sur l'échelle de Mercalli, provoquant un tsunami avec une vague atteignant 1,5 mètre ;

24 Janvier 1939 : Chillán, Chili, magnitude 8.3, 28.000 morts et 58.000 blessés et 1,7 million de sinistrés. Le séisme causa des dommages extrêmes dans la région de Chillan-Cauquenes et de graves dommages de Arica à Puerto Aisen ;

26 Décembre 1939 : Erzincan, Turquie, magnitude 8.0, 33.000 morts. Le séisme occasionna des dommages extrêmes dans la plaine de Erzincan et la vallée de la rivière Kelkit, ainsi que près Turcan, où un violent tremblement de terre, peut-être un avant-choc, avait eu lieu le 21 novembre, à l'ouest d'Amasya et de Sivas nord jusqu'à la côte de la mer Noire. Le tremblement de terre fut ressenti fortement à Larnaca, Chypre. La rupture de la faille se produisit sur une longueur de 300 kilomètres, dans la zone Nord-anatolienne, entre Erzincan et Niksar, avec 3,7 mètres de déplacement horizontal et 2,0 mètres de décalage vertical. Un petit tsunami fut observé à Fatsa sur la côte de la mer Noire de la Turquie et enregistré par les stations de marée de Tuapse, en Russie et à Sé­bastopol, en Ukraine.

10 Novembre 1940 : Vrancea, Roumanie, magnitude 7.3, 1.000 morts. De nombreux bâtiments et maisons d'habitation furent détruits et des milliers de personnes blessées dans la région de Bucarest-Galati, dans la vallée de Prahova River et à Ploiesti, en partie en raison des incendies qui ont éclaté dans les raffineries de pétrole. De lourds dommages affectèrent Chisinau, Moldova, Tchernivtsi, Dnipropetrovsk et Odessa. Le séisme fut ressenti de Marseille, France, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, Russie, et à Istambul, en Turquie ;

20 Décembre 1942 : Erbaa, Turquie, magnitude 7.3, 1.100 morts. Environ 5.000 bâtiments furent détruits ou endommagés dans la région Erbaa-Niksar. La rupture de la faille survinr dans la faille Nord-anatolienne, à Niksar, dans la vallée de la rivière de Kelkit à l'Ouest de la rivière des Yesilirmak Erbaa avecun déplacement horizontal de 1,7 mètre. Ce tremblement de terre se produisit à l'Ouest de la zone de rupture du tremblement de terre d' Erzincan, en 1939 ;

10 Septembre 1943 : Tottori, Japon, magnitude 7.4, 1.190 morts. Plus de 7.500 maisons furent détruites, de Niigata, à Kumamoto, dans la région de Tottori ;

26 Novembre 1943 : Ladik, Turquie, magnitude 7.6, 4.000 morts. Environ 75% des maisons furent détruites ou endommagées dans la région de Vezirkopru-Ladik. La rupture de la faille Nord-anatolienne, sur une longueur de 280 kilomètres, se produisit depuis l'Ouest Destek jusqu'au qorges Erbaa, sur la rivière Filyos. Cette zone faisait immédiatement suite, à l'Oues, à la zone de rupture du tremblement de terre d'Erbaa, en 1942 ;

15 Janvier 1944 : San Juan, Argentine, magitude 7.4, entre 8.000 et 10.000 morts suivant les estimations, et, au moins, 12.000 blessés. Le séisme occasionna de graves dégâts dans la ville de San Juan et dans la province de Mendoza. C'est le plus grand nombre de victimes, pour un tremblement de terre, dans l'histoire de l'Argentine. Le séisme fut ressenti fortement à Cordoba, à La Rioja et à San Luis, en Argentine et dans la région de San Felipe-Petorca, au Chili ;

01 Février 1944 : Gerede, Turquie, magitude 7.4, 2.790 morts.Environ 50.000 maisons furent détruites ou fortement endommagées dans la zone de la faille Nord-ana-tolienne comprise entre Bolu Gerede et Kursunlu. Des dommages, intensité VI, survinrent dans la région de Sakarya-Zonguldak-Kastamonu. Le séisme fut fortement ressenti à Ankara. La zone de rupture était immédiatement à l'Ouest de la zone épicentrale du tremblement de terre de Ladik, en 1943 Ladik. Au total, environ 800 kilomètres de la zone de faille nord-anatolienne, entre Erzincan et Abant Lake, se rompit avec un décalage horizontal de 3,5 mètres et un déplacement vertical de1 mètre ;

07 Décembre 1944 : Tonankai, Japon, magnitude 8.1 Suivant les autorités, il y eut 998 victimes. Plus de 73.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées par le séisme et quelques 3.000 autres furent emportées par le tsunami dont la hauteur des vagues des vagues fut de 8 mètres sur la côte orientale de la péninsule de Kii, Honshu. Le tsunami atteignit Attu, en Alaska et San Diego et de Terminal Island, en Californie.

12 Janvier 1945 : Mikawa, Japon, magnitude 7.2, 1.961 morts. Plus de 17.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées, principalement à Aichi et à Gifu. La zone atteinte par le séisme s'étendit depuis Fukushimajusqu'à Shimane, Honshu et Shikoku. La rupture de la faille affecta une longueur de 100 kilomètres et généra un déplacement vertical de 2 mètres ;

27 Novembre 1945 : Makran Coast, Pakistan et Balouchistan, Inde, magnitude 8.0, 4.000 morts. Le séisme causa de graves dégâts à Pasni et Ormara. Un important tsunami fut généré par la forte secousse et occasionnèrent des dommages à Karachi et des dommages et des pertes en vies humaines dans le Mumbai, Bombay. Quatre nouvelles îles apparurent, au large de la côte, près de Hinglaj. Le séisme fut ressenti jusqu'à Dera Ismail Khan et Sahiwal ;

01 Avril 1946 : Îles Aléoutiennes, Alaska, magnitude 8.6, 2.000 morts provoquant un tsunami avec une vague de 35 mètres qui touche Hawaii, le Japon et la côte ouest des États-Unis ;

21 Mai 1946, Martinique, magnitude 7.0. Gros séisme de subduction dans l'île antillaise ;

31 Mai 1946 : Ustukran, Turquie, magnitude 5.9, entre 840 et 1.300 morts suivant les sources. Plusieurs villages furent détruits ;

10 Novembre 1946 : Ancash, Pérou, magnitude 7.3, 1.400 morts. Presque toutes les maisons furent détruites ou gravement endommagés dans les région de Sihuas-Quiches et d'Ancash. De nombreux glissements de terrain se produisirent et l'un d'eux ensevelit le village de Acobamba et un second, le barrage sur la rivière Pelagatos. Le séisme fut ressenti de Guayaquil, en Équateur, à Lima, au Pérou ;

20 Décembre 1946, Nankaido, Japon, magnitude 8.1, 1362 morts, plus de 2.600 blessés et 100 disparus. Plus de 36.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées dans le Sud de Honshu et de Shikoku. 2.100 autresfurent emportées par un tsunami dont les vagues atteignirent 5 à 6 mètres de haut sur la côte Est de la péninsule de Kii, Honshu et sur les côtes Est et Sud de Shikoku ;

28 Juin 1948 : Fukui, Japon, magnitude 7.3, 5.390 Près de 67.000 maisons furent détruites dans la région de Fukui par le séisme et les incendies qui en découlèrent. Les dégâts furent particulièrement graves dans les zones d'alluvionnaires, à Ibaraki, à Niigata, à Honshu Uwajima et à Shikoku. Plus de 550 répliques furent ressenties dans le mois suivant le séisme ;

05 Octobre 1948 : Achkhabad, Turkmenistan, magnitude 7.3, 110.000 morts. Dommages extrèmes se produisirent à Ashgabat et dans les villages voisins. Presque tous les bâtiments en briques s'effondrèrent, les structures en béton furent gravement endommagés et plusieurs trains de marchandises déraillèrent ;

10 Juillet 1949, Khait, Tadjikistan, magnitude 7.5, 12.000 morts. Presque tous les bâtiments furent détruits par le séisme et par des glissements et des effondrements de terrain sur une zone de 60 à 65 kilomètres de long sur 6 à 8 kilomètres de large Un effondrement de sol géant, d'environ 20 kilomètres de long sur 1 kilomètre de large, se déplaçant à la vitesse de 100 mètres par seconde, ensevelit la ville de Khait à une profondeur d'environ 30 mètres. Dans la vallée de la rivière Yasman 20 villages furent, de même, ensevelis à des profondeurs variant de 10 à 20 mètres ;

05 Août 1949 : Ambato, Équateur, magnitude 6.8, 3.000 morts. Les villes de Guano, de Patate, de Pelileo et de Pillaro furent totalement détruites, tout comme le fut un tiers de la ville d'Ambato. D'importants dommages se produisirent dans les provinces de Tungurahua, Chimborazo et Cotopaxi. Les glissements de terrain bloquèrent les routes et les cours d'eau dans toute la région d'Ambato. Le séisme fut d'intensité IV à Cuenca, Guayaquil et Quito.

15 Août 1950, Zhamo, dénommé « Tremblement de terre d'Assam-Tibet », Chine, magnitude 8.6, 1.526 morts. De nombreux bâtiments s'effondrèrent tuant, au moins 780 personnes dans la région de Nyingchi-Qamdo-Zhamo, dans l'Est du Tibet. Volcans de sable, fissures du sol et glissements importants de terrain se produisirent. Dans la région de Medog, le village de Yedong glissa dans le Yarlung Zangbo, - le Brahmapoutre -, et hommes et maisons furent emportés par les flots tumultueux du fleuve . Le séisme fut ressenti à Lhassa et dans les provinces du Sichuan et du Yunnan. L' intensité X provoqua de multiples dégâts dans la région de Sibsagar-Sadiya de l'Assam, en Inde et dans les collines environnantes. Environ 70 villages furent détruits dans les collines Abor, principalement à cause des glissements de terrain qui, en outre, bloquèrent la rivière Subansiri. Le barrage céda 8 jours plus tard, créant une vague de 7mètres de hauteur qui inonda plusieurs villages et tua 536 personnes. Le séisme fut ressenti jusqu'à Calcutta ;

18 Août 1950, Province de l'Assam, Inde, magnitude 8.6. Le gros séisme, suivi par 74 répliques de moyenne et de forte magnitude, engloutit 70 villages ;

02 Août 1951 : Cosiguina, Nicaragua, magnitude 5.8, 700 morts. Le tremblement de terre de fissura le versant du volcan Cosiguina, libérant l'eau de son cratère. La coulée de boue qui en résulta, détruisuit la ville de Potosi. Une secousse plus forte, magnitude 6.0, se produisuit dans la même région, quelques heures plus tard, le 03 Août ;

04 Novembre 1952, Kamtchatka, Russie, magnitude 9.0. Le séisme déclencha un tsunami régional causant dans la péninsule de Kamtchaka et sur les îles Kouriles 2.300 morts ;

18 Mars 1953 : Yenice-Gonen, Turquie, magnitude 7.3, 1.070 morts. Plusieurs milliers de bâtiments furent endommagés dans le secteur de Yenice-Gonen. Le séisme, avec une intensité VI, fut ressenti à Sakarya, à Bursa, à Edirne, à Istanbul et à Izmir. Ave une intensité moindre, il fut, aussi, ressenti dans les îles égéennes et dans une grande partie de la Grèce continentale, en Bulgarie. La rupture de la faille se produisit sur une longueur de 50 kilomètres avec un décrochement horizontal de 4,3 mètres ;

09 Septembre 1954 : Orléansville, El Asnam, Algérie, magnitude 6.7, 1.750 morts et 5.000 blessés. La ville d'Orléansville quasi ruinée, a été reconstruite et rebaptisée El Asnam, Chlef actuellement ;

09 Mars 1957, îles Andréanof, Alaska, magnitude 9.1, 1.200 morts. La région épicentrale du tremblement de terre se situant dans une zone inhabitée, les dommages et les pertes en vies humaines furent réduites. Les poêles et les cheminées furent brisées dans les villes les plus proches, et des dommages mineurs survinrent à Bodaïbo et à Tchita. Cependant, d'importants effets géologiques furent observés dans une zone étendue. Le « creux » Namarakit, un « embryonnaire bassin type Baykal », s'effondra sur plus de 6 mètres de large sur le côté sud, créant le lac Novyy Namarakit. L »Udokan Range fut soulevé d'environ 1.5 mètre et se décala sur le plan horizontal, de plus de 1 mètre. Des glissements de terrain survinrent à plus de 350 kilomètres de l'épicentre. Les débits, la températures et les niveaux d'eau changèrent dans les sources et les puits jusqu'à Tchita, ville se situant à 500 kilomètres de l'épicentre ;

02 Juillet 1957 : Sang Chai, Mazandaran, Iran, magnitude 7.1, 1.200 morts. Presque tous les villages, dans la région de Ab-Garm-Mangol-Zirabe, sur le côté Nord des monts Elbourz, connurent la destruction. De nombreux glissements de terrain et des éboulements bloquèrent la route d'Amol à Téhéran et causèrent d'importants dégâts dans nombre de villages autour de l'épicentre. Le tremblement de terre fut fortement ressenti à Téhéran ;

27 Juin 1957 : Sibérie, Russie, magnitude 7,9, 1.200 morts ;

13 décembre 1957, Sahneh, Iran, magnitude 7.1, 1.130 morts. Plus de 900 personnes furent blessées et 211 villages détruits ou gravement endommagés dans la région de Songor-Asadabad et à Sahneh dans les provinces de Kermanshahan et d'Hamadan. Quelques fissures se formèrent, dans les alluvions, le long de la faille Sahneh.

10 Juillet 1958 : Baie de Lituya, près du Canada, Alaska, magnitude 8,2, 2 morts. Le séisme provoqua un gigantesque glissement de terrain. Cette masse tombant dans une baie très étroite créa une onde très localisée et spectaculaire. L'eau fut projetée jusqu'à une hauteur de 525 mètres. Ce phénomène est techniquement plus proche d'un Splash que d'un tsunami ;

29 Février 1960 : Agadir, Maroc, magnitude 5.7, 15.000 morts. Le séisme a détruit entièrement la ville d'Agadir. Plus d'un tiers de la population d'Agadir fut tué et, au moins, un autre tiers, blessée par ce tremblement de terre de courte durée, moins de 15 secondes. Il est le plus destructeur des tremblements de terre « modérés », magnitude inférieure à 6, au cours du XX° siècle et à l'opposé du tremblement de terre, en Mongolie, de magnitude 8,1, du 4 décembre 1957, qui avait fait très peu de victimes. Tous les bâtiments, dans le Founti, la Kasbah et Yachech furent détruits ou très gravement endommagés et plus de 95% de la population de ces zones urbaines fut tuée. Plus de 90% des bâtis furent ruinéss ou endommagés dans le quartier Talbordjt et plus de 60 % connurent le même sort dans la ville nouvelle et sur le Front-de-Mer ;

22 Mai 1960, Valdivia, Chili, magnitude 9.5, séisme le plus violent recensé, précédé par une série de tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 8 sur une bande de 1.300 kilomètres au nord de l'épicentre et provoqué par le glissement de la plaque de Nazca d'environ 18 mètres sous la plaque sud-américaine, 5.700 morts. L'ampleur des dégâts causés par la secousse principale, fut catastrophique dans la région de Puerto Montt-Valdivia. La plupart des victimes et la plupart des dommages furent générés par des qui ruinèrent la côte du Chili à Puerto Aisen Lébou et de nombreuses régions de l'océan Pacifique. Puerto Saavedra fut complètement détruite par les vagues qui ateignirent des hauteurs de 11,5 mètres et effectuèrent des vestiges de maisons intérieures sur 3 kilomètres de large, des vagues de 8 mètres au Corral, 61 victimes et des destructions à Hawaï, pour la plupart à Hilo, où la hauteur des déferlantes atteignit 10,6 mètres. Des vagues de 5,5 mètres frappèrent le nord de Honshu 1 jour après le tremblement de terre, détruisant plus de 1.600 maisons et faisant 185 victimes ou portés disparus, les Philippines, 32 victimes ou disparus. Des dommage se produisirent sur l'île de Pâques, dans les îles Samoa et en Californie. L'île Guafo se souleva de 3 mètres. De nombreux glissements de terrain survinrent dans le Lake District, de Lago Villarica à Lago Todos los Santos. Le 24 mai, le Volcan Puyehue explosa et rentra en éruption, envoyant des cendres à plus de 6000 mètres. L'éruption se poursuivit pendant plusieurs semaines. Ce séisme fut précédé de 4 secousses précurseur de magnitude supérieure à 7.0, dont une de magnitude 7,9 le 21 mai qui causa de graves dommages dans la région de Concepcion. Plusieurs répliques se produisirent, avec 5 de magnitude égale ou supérieure à 7.0. C'est le plus grand tremblement de terre du 2XX° Siècle. La zone de rupture fut de 1000 kilomètres de long, à partir de Puerto Aisen Lébou. ;

01 Septembre 1962 : Kazvin, Iran, magnitude 7.3, 10.000 morts. Quatre-vingt-un villages détruits et 233 endommagés, plus de 21.000 maisons détruites, presque toutes bâties avec des matériaux pauvres, sur la base des dommages aux structures anciennes, ce fut probablement le plus grand tremblement de terre dans cette zone depuis au moins celui de 1630. Sur plus de 100 kilomètres de long, la rupture se produisit dans la zone Est-Ouest de la faille Ipak ;

26 Juillet 1963 : Skopje, Yougoslavie, magnitude 6.0, 1.100 morts et plus de 4.000 blessés. Environ 75% des bâtis, à Skopje, furent détruits ou gravement endommagés. Les plus lourds dommages occasionnés aux bâtiments, le furent sur la zone alluvionnaire de la vallée du fleuve Vardar. Il y eut peu de dommages en dehors de Skopje. Car l'épicentre du séisme, peu profond, s'était situé presque sous la ville. La ville illyrienne de Scupi avait été détruit par un tremblement de terre en 518. Elle avait été reconstruite à proximité et avait pris nom de Justiniana Prima, devenant, plus tard, Skopje. Mais au XVI° siècle, elle s'appelait Uskub, ville qui fut, en 1555 comme elle l'avait été en 518, détruite par un tremblement de terre, la loi des série sur une zone à forte sismicité ;

13 Octobre 1963, îles Kouriles, Russie, magnitude 8.5 ;

27 Mars 1964, Valdez, Alaska, États Unis, magnitude 9.2, surnommé le Good Friday Earthquake, dura 4 minutes, 131 morts ;

04 Février 1965, Ile des Rats, îles Aléoutiennes, Alaska, États Unis, magnitude 8.7 ;

07 Mars 1966 : Longyao, Hebei, Chine, magnitude 7.0, 1.000 morts 7.0 Plus de 135.000 maisons sfurent détruites et 190.000 gravement endommagées dans la province d'Hebei. Les dégâts les plus importants se concentrèrent dans le comté de Julu, où plus de 106.000 maisons s'effondrèrent et 100.000 autres subirent de graves dégats. Le tremblement de terre fut ressenti dans les provinces du Hebei, du Shanxi, du Henan et du Shandong ;

22 Mars 1966 : Ningjin, Hebei, Chine, magnitude 6,9, 1.000 morts. Plus de 196.000 maisons s'effondrèrent et 298.000 furent gravement endommagées dans les provinces d'Hebei, de Shandong et de Shanxi. De graves dommages affectèrent la région de Ningjin-Shinhe et celles de Beijing et de Tianjin, et au-delà à Hohhot et à Nanjing. Dans la zone épicentrale, de larges fissures sillonnèrent les terres. Les rapports officiels furent silencieux sur le nombre de victimes et de blessés en faisant un amalgame avec le séisme du 07 Mars afin de minimiser les dégâts matériels et les pertes en vies humaines ;

19 Août 1966 : Varto, Turquie, magnitude 6.7, 2.529 morts, 1.500 blessés et 108.000 sans abri. Le séisme causa d'importantes destuctions à Varto et à, au moins, 20 villages dans les provinces de Bingol, d'Erzurum et de Mus. ;

31 Août 1968 : Dasht-e Bayaz, Iran, magnitude 7.3, 7.000 à 12.000 morts. Cinq villages furent totalement détruits dans la région de Dasht-e Bayaz, et 6 autres dans la région de Kakhk-Salayan eurent, au moins, la moitié de leurs bâtisses ruinées. Une forte réplique, le 01 Septembre, anéantit la ville de Ferdows. En tout, plus de 175 villages subirent des dommages plus ou moins importants, dans la province, à faible intensité de population, de été détruits ou endommagés dans ce domaine plutôt faible densité de population de Khorasan. Le nombre de morts aurait probablement été beaucoup plus élevé si ce tremblement de terre aurait frappé au milieu de la nuit ;

28 Février 1969 : déplacement de plaques dans la faille des Açores-Gibraltar dans l’Océan Atlantique, Maroc, magnitude 7.3. Il avait donné naissance à un tsunami de faible amplitude mais notable : 1,2 mètre à Casablanca, 0,2 mètre à Séville ;

25 Juillet 1969 : Guangdong, Yangjiang, Chine, magnitude 5,9, 3,000 morts. Plus de 10.700 maisons s'effondrèrent et environ 36.000 furent gravement endommagées dans le comté de Yangjiang. Certains dommages, également, se produisireny dans les régions de Xinyi-Yunan, de Guangdong, et de Teng-Xian, Rong Xian, Guangxi. De légers dommages survinrent à Hong Kong. Des fissures,des glissements de terrain et des volcans de sables furent générés, le long de la côte et le long de certaines rivières de la région, par la secousse principale. Le nombre de morts fut estimé à partir des rapports non confirmés ;

04 Janvier 1970 : Tonghai, Yunnan, Chine, magnitude 7.5, 12.000 morts. Le séisme se localisa à 90 kilomètres au Sud-Ouest de Kunming, une ville de près d'un million d'habitants, et 75 kilomètres au Nord-Ouest de Gejiu comptant 180.000 habitants. Les habitants de Hanoi, Vietnam du Nord, à environ 480 kilomètres de l'épicentre, désertèrent leurs maisons terrorisés par les grondements générés par la secousse. La rupture de faille de Tonghai s'étira sur plus de 50 kilomètres avec un déplacement horizontal de 2,5 mètres et vertical d'environ 0,5 mètre ;

28 Mars 1970 : Gediz, Turquie, magnitude 6.9, 1.086 morts. Plus de 12.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées dans la région d'Emet-Gediz, province de Kutahya. Plus de 50% des bâtiments furent endommagés dans 53 villages. Nombre de dommages furent causés par des glissements de terrain et des incendies. Des dommages se produisirent, aussi, à Bursa, à Yalova, à Ankara, Istanbul, à Izmir et à Erzincan. Le séisme fut également ressenti à Chios et à Lesbos, en Grèce. De fortes répliques causèrent de nombreux dommages additionnels. La rupture de la faille s'étala sur plus de 61 kilomètres avec des déplacements verticaux, d'extension et de « pull-apart », dans la région de Gediz, qui se conjuguèrent avec un déplacement horizontal, de 2.75 mètres, sur la faille Ayikayasi. De nombreux glissements de terrain et des changements notoires dans les écoulements des sources thermales survinrent dans la zone épicentrale ;

31 Mai 1970 : Chimbote, Pérou, magnitude 7.9, 50.000 morts recensés, 20.000 disparus et présumés morts, et 150.000 blessés dans Ancash et La Libertad, épicentre du tremblement de terre. Une avalanche de débris de roche catastrophiques, de glace et de boue ensevelit la ville de Yungay, qui comptait 20.000 habitants ;

22 mai 1971 : Bingol, Turquie, magnitude 6.9, 1.000 morts. La ville de Bingol fut presque détruite et 15.000 de ses habitants furent sans abri. Le séisme se produisit à l'extrémité orientale de la faille anatolienne ;

31 Octobre 1971 : Orissa et Golfe du Bengale, Inde, magnitude 7.9, 10.800 morts ;

10 Avril 1972 : Ghir, Fars, Sud de l'Iran, magnitude 7.1, 5.054 morts et 1.700 blessés. Le tremblement de terre frappa la province de Fars, au sud de l'Iran. La secousse détruisit 80% des habitations de la ville de Ghir, tuant 67% de sa population. La plupart des victimes furent des femmes et des enfants car les hommes étaient partis pour les champs. Un total de 45 villages et de hameaux furent endommagés, et certains furent même rasés. Les glissements de terrain bloquèrent les routes entravant les travaux de sauvetage. Bien que de nombreuses répliques se produisirent, ajoutant à l'inquiétude, aucune n'excéda la magnitude 5.1 ;

23 Décembre 1972 : Managua, Nicaragua, magnitude 6.5, 10 000 morts, environ 30 000 blessés et 400.000 sans-abri. La capitale, Managua subit des dégâts énormes et 80% de ses édifices furent rasés. De plus, des foyers d'incendie attisés par des vents secs et des menaces d'épidémies causées par des corps en décomposition forcèrent l'évacuation de près de 300 000 réfugiés. Ce fut l'une des pires catastrophes sismiques de l'année, et le plus meurtrier pour l'Ouest de l'hémisphère Sud. Des centaines de répliques furent enregistrées, mais seulement deux dépassèrent une magnitude de 5.0, et elles se produisirent dans l'heure qui suivit la secousse principale ;

01 Mai 1974 : Province de Sichuan et Yunnan, Chine, magnitude 7.8, bilan officiel 17.500 morts mais plus de 50.000 disparus ;

10 Mai 1974 : Yibin, provinces de Sichuan et Yunnan, Chine, magnitude 6.8, bilan officiel 20.000 morts mais d'autres sources civiles font état de 50.000 à 70.000 morts directes ou indirectes ;

28 Décembre 1974 : Pattan, Pakistan, magnitude 6.2, 5.300 tués, 17.000 blessés et 97.000 sans-abri. Ve fut le séisme le plus destructeur de l'année 1974. Le village de Pattan et ses hameaux furent entièrement détruits et de graves dommages se produisirent en d'autres dlieux de la région de vallée de l'Indus. Il fut ressenti, intensité V, à Kaboul, en Afghanistan. ;

04 Février 1975 : Haicheng, Chine, magnitude 7.0, officiellement 2.000 morts mais 10.000 victimes recensées. Le séisme provoqua d'importants dégâts dans la région Haicheng-Yingkou. Des dommages mineurs affectèrent Séoul, en Corée du Sud. Le tremblement de terre fut ressenti à Primorskiy Kray, URSS, et à Kyushu, au Japon. Les responsables chinois avaient ordonné l'évacuation de Haicheng, une population d'environ 1 million, d'habitants, la veille du tremblement de terre. Dans les mois précédents, les variations des niveaux d'eau, et les multiples rapports sur le comportement animal particulier, d'une part, et, d'autre part, l'augmentation de l'activité sismique, ayant déclenché l'alerte d'évacuation. Ilfut estimé que le nombre de morts et de blessés aurait dépassé 150.000 si aucune prévision des séismes et d'évacuation n'avait été faite ;

06 Septembre 1975 : Diyarbakir, Turquie, magnitude 6.7, 2.300 morts et 3.400 blessés. Ce tremblement de terre destructeur, centré dans la province de Diyarbakir, frappa dans l'Est de la Turquie. Il causa des dégâts matériels considérables. La secousse principale se produisit à l'heure du déjeuner quand la plupart des habitants se trouvaient l'intérieur de leurs maisons et, les enfants, à l'école. Les districts, les plus durement touchés, furent ceux de Hazro, d'Hani, de Kulp, et de Lice qui fut presque entièrement détruite. De nombreuses répliques de forte intensité suivirent la secousse principale, provoquant l'effondrement de maisons déjà partiellement endommagées ;

04 Février 1976 : Guatemala-City, Guatemala, magnitude 7.5, 23.000 morts et des milliers de blessés. L'épicentre du séisme se situa à environ 160 kilomètres au Nord de Guatemala City. Les dégâts furent considérables. La plupart des bâtis, dans les zones périphériques de la ville de Guatemala, furent totalement détruits, laissant des milliers de sans-abri. L'accès aux sites de la catastrophes fut entravé par les nombreux glissements de terrain survenus dans la région. L'alimentation et l'approvisionnement en eau furent plus que réduites. Certaines de ces zones ont été privées d'électricité et de toutes communications pendant plusieurs jours. Le choc principal fut suivi par des milliers de répliques, certaines, de forte magnitude, entraînant des pertes supplémentaires en vies humaines et en dommages matériels ;

06 Mai 1976 : Frioul, Italie, magnitude 6.4. La région de Gemona fut presque entièrement détruite, 137 communes sont touchées, 600 000 personnes concernées, 1.000 morts, environ 200 orphelins, 700 000 sans-abri ;

06 Mai 1976 : Italie du nord, magnitude 6.5 1 000 tués, au moins 1700 blessés, et d'importants dégâts dans la zone épicentrale. Le tremblement de terre fut ressenti dans toute l'Europe. Une secousse sismique, de magnitude 4,6, précéda la secousse principale d'environ 1 minute et 7 secondes ;

25 Juin 1976 : Irian Jaya, Papouasie, Indonésie, magnitude 7.1, 422 morts, 5.000 à 9.000 personnes portées disparues et présumées mortes. Le tremblement de terre causa 350 décès. Quelques jours plus tard, un certain nombre de personnes furent tuées par des glissements de terrain générés par le séisme. Six villages furent totalement détruits. Le séisme fut fortement ressenti dans l'Irian occidental et la région l'Est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ;

27 Juillet 1976 : Tangshan, Chine, magnitude 8,2 mais officielle 7.5, chiffres officiels 242.419 morts. En outre, 164.581 personnes furent sévèrement blessées D'autres estimations font état de 500.000 à 800.000 morts, directes ou indirectes et 655.000 à 799.000 blessés. Les sismologues estiment que le tremblement de terre a atteint la magnitude de 8,2 sur l'échelle de Richter, alors que le gouvernement chinois évalue la magnitude entre 7,6 et 7,8. La ville industrielle de Tangshan, située à 200 kilomètres à l'Est de Pékin, est rayée de la carte Le tremblement de terre fut suivi par une réplique quinze heures plus tard de 7,1 sur l'échelle de Richter, faisant de nouveaux morts. C'est le tremblement de terre le plus meurtrier, au cours des quatre derniers siècles, et le deuxième plus grand dans l'histoire ;

16 Août 1976 : Mindanao, Philippines, magnitude 7.9, 8.000 morts. Le séisme se produisit près de la côte Ouest de Mindanao, à environ 950 kilomètres au Sud de Manille. Un tsunami fut généré dans le golfe de Moro causant des dommages considérables et entraînant la perte de milliers de vies humaines. La secousse principale fut suivie par une forte réplique, 12 heures plus tard, causant des dommages supplémentaires ;

24 Novembre 1976 : Caldira, Muradiye, Iran région frontalière avec la Turquie, magnitude 7.3, 5.000 morts. Le séisme se localisa le long de la frontière irano-turque. Caldira, Muradiye, et les villages environnants furent totalement détruits. La Neige et le froid entravèrent les équipes de secours les empêchant d'atteindre de nombreux villages de montagne ;

04 Mars 1977 : Vrancea, Roumanie, magnitude 7.2, 1.500 morts, environ 10.500 blessés et 60.000 personnes sans-abri. Le séisme était centré à, environ, 170 kilomètres au nord de Bucarest. Il causa d'importants dommages à Bucarest et en d'autres régions de Roumanie. La Bulgarie comptabilisa 20 morts et 165 blessés. Des blessures et des dommages furent répertoriées en Yougoslavie. Moscou signala quelques dégâts dans la République soviétique de Moldavie. Ce choc fut ressenti de Rome à Moscou et de la Turquie à la Finlande ;

16 Septembre 1978 : Tabas, Iran, magnitude 7.8, 20.000 morts, des milliers de blessés et 120.000 personnes sans-abri. Le séisme se centra à environ 600 kilomètres au Sud de Téhéran dans les environs de Tabas. La ville de Tabas eut le plus lourd bilan, 9.000 victimes sur une population de 13.000 habitants. 2500 à 3.500 furent décomptées à Dehesk, et 2.000 sur une population de 3500 habitants, à Kurit ;

10 Octobre 1980 : El Asnam, Algérie; magnitude 7,2, 5.000 morts, 15.000 blessés et 138.000 sans abri. Suite à ce tremblement de terre, la ville, détruite à plus de 80%, se renomme Chlef. Le séisme fut ressenti dans toute l'Algérie et du Nord-Ouest au Sud-Est de l'Espagne. Environ 42 kilomètres de rupture de faille, en surface, fut observée ;

23 Novembre 1980 : Conza della Campania, province d'Avellino, Italie, magnitude 6.8, selon les statistiques officielles, 2.735 morts, mais plus de 5.000 suivant les registres des décès, environ 9.000 blessés et, environ, 394.000 sans-abri. D'importants dégâts, intensité maximale X, se produisirent dans la Basilicate, la Campanie et les Pouilles. Castelnuovo di Conza, della Campania Conza, Laviano, Lioni, Sant'Angelo dei Lombardi et Santomenna furent presque entièrement ruinées. En Basilicate et dans la Campanie, plus de 77.000 maisons furent détruites et 755.000 furent endommagées ;

11 Juin1981 : Province du Kerman, Iran, magnitude 6.7, 3.000 morts, de nombreux blessés et d'importants dégâts dans la province de Kerman ;

13 Décembre 1982 : Nord-Yémen, magnitude 6.0, 2.000 morts, 1.500 blessés, 700.000 sans-abri et environ 300 villages détruits ou gravement endommagés au Yémen. L'ntensité maximale VIII affecta la région de Dawran-Risabah. Le séisme fut ressenti dans tout le Yémen et dans la région de Najran, en Arabie saoudite ;

30 Octobre 1983 : Turquie, magnitude 6.8, 1.342 morts, beaucoup de blessés, 534 blessés graves, plus de 25.000 personnes sans-abri, et 50 villages entièrement détruits dans les provinces d'Erzurum et Kars ;

19 Septembre 1985, Michoacan, Mexico, Mexique, magnitude 8.1 d'une durée de plus de 2 minutes, 10.000 morts, environ 30.000 blessés et plus de 100.000 sans-abri, mais aucun bilan officiel ne fut fourni, le bilan officieux étant, lui, de 40 000 morts et de 30.000 bâtiments détruits. Au différent, la police, comme l'armée, tardèrent à réagir, l'annonce officielle ne fut faite que 3 jours après le séisme par Miguel de la Madrid, le président de l'époque. Les raison du séisme découlèrent du fait que le centre de Mexico fut construit sur d'anciens lacs, un plus important, le lac de Texoco et trois autres plus petits. Le fond de ces plans d'eau était recouvert d'immenses dépôts de boue et l'asséchement des lacs, au cours des siècles, aurait laissé une gigantesque masse de boue de plusieurs mètres de hauteur. Le tremblement de terre fut ressentie par près de 20 millions de personnes. 412 bâtiments s'effondrèrent et 3.124 autres furent sérieusement endommagés dans la ville de Mexico. Environ 60% des bâtiments furent détruits à Ciudad Guzman, Jalisco. Des dommage se produisirent, également, dans les Etats de Colima, de Guerrero, de Michoacan, de Morelos, de Veracruz ;

10 Octobre 1986 : El Salvador, magnitude 5.5, 1.000 morts, 10.000 blessées, 200.000 sans-abri et de graves dommages et des glissements de terrain dans la région de San Salvador. Le séisme fut fortement ressenti dans certaines régions du Guatemala et du Honduras, tout particulièrement à Tegucigalpa qui subit de nombreux et graves dommages ;

05 Mars 1987 : Équateur, magnitude 6.0, 1 000 morts, 4.000 disparus, 20.000 sans-abri, des dégâts considérables, des glissements de terrain et des fissures dans la province de Napo et dans la zone Tulcan-Quito. Beaucoup de glissements de terrains sur des pentes saturées d'eau avaient entraîné la destruction du pipe-line, sur environ 27 kilomètres, entre Lago Agria et Balao et la route reliant la région nord-amazonienne de l'Équateur au reste du pays. Des glissements de terrain survinrent dans la région de Pasto et Macao, en Colombie ;

21 Août 1988 : frontière indo-népalaise, Inde, magnitude 6.8, environ 1.000 morts, 6.553 blessés et 64.470 bâtiments endommagés dans l'est du Népal, y compris la vallée de Katmandou. La liquéfaction observées dans une zone de 5.500 kilomètres carrés dans le Sud du Népal. Au moins 277 personnes furent tués et des milliers blessées. D'importants dégâts se produisirent dans le Nord du Bihar, en Inde, en particulier dans les régions de Darbhanga-Madhubani-Saharsa, de Gangtok, de Sikkim et deDarjiling. Le séisme fut ressenti dans une grande partie du Nord de l'Inde, de Delhi à la frontière birmane et dans une grande partie du Bangladesh ;

07 Décembre 1988 : Spitak, Leninakan , Arménie, magnitude 7.0, plus de 50 000 morts. En moins de huit secondes, une faille s'était ouverte sur une longueur de 20 kilomètres. Les deux blocs de fracture en présence avaient, instantanément, coulissé l'un sur l'autre, en biseau. Le phénomène avait atteint une amplitude de 1,6 mètre et la région de Spitak fut entièrement dévastée ;

17 Octobre 1989 : Loma Prieta, Californie, États-Unis, magnitude 6.9, 72 morts ;

07 Décembre 1988 : Spitak, Arménie, magnitude 7.1, 25.000 morts, 19.000 blessés et 500.000 sans abri, dans la région de Spitak-Leninakan-Kirovakan. Deux secousses se produisirent à, environ, 3 secondes d'intervalle. Plus de 20 villes et 342 villages furent touchés dont 58 d'entre eux totalement détruits. D'importants dommages, intensité X, affectèrent Spitak et, intensité IX, Leninakan, Kirovakan et Stepanavan. La rupture de la faille s'étala sur 10 kilomètres de longueur et généra une élévation de 1,5 mètre. Les lignes électriques furent gravement endommagées et des glissements de terrain ensevelirent les voies ferrées dans la zone épicentrale. Le séisme fut ressenti, intensité VII, à Tabatskuri et à Borjomi ; intensité VI à Bogdanovka, à Tbilissi et à Erevan ; intensité V à Goris ; intensité IV à Makhatchkala et à Grozny ; et intensité III à Sheki et à Shemakha ;

20 Juin 1990 : Rasht et Qazvin, Zanjan, Iran, magnitude 7.4, 40.000 à 50.000 victimes, plus de 60.000 blessés, 400.000 sans-abri. Des glissements de terrain, dans la région de Rasht-Qazvin, ensevelirent de nombreux villages. Presque toutes les maisons furent détruites dans la région de Rudbar-Manjil et d'importants dégâts survinrent à plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre, à Khalkhal et à Shahr ;

16 Juillet 1990 : île de Luzon, Philippines, magnitude 7.7, 2.600 morts , plus de 3.000 blessés et de graves dommages, des glissements de terrain, liquéfaction et subsidence, ainsi que des volcans de sable, dans la région de Baguio-Cabanatuan-Dagupan. Des dommage se produisirent, aussi, dans la province de Bataan et à Manille ;

01 Févrrier 1991 : Pakistan et Afghanistan, magnitude 6.8, 1.500 morts ;

18 Octobre 1991 : Uttar Pradesh, Inde, magnitude 6.6, 768 morts ;

19 Octobre 1991 : Uttarkashi, Inde, magnitude 7.0, 2000 morts, plus de 1.800 blessés et 18.000 maisons détruites dans la zone Chamoli-Uttarkash. Deux secousses sismiques se produisirent à, environ, 1,6 seconde d'intervalle Certains dommages se produisirent à Chandigarh et à New Delhi. Le séisme fut ressenti dans le Nord de l'Inde, le Népal et le Nord-Ouest du Pakistan. Une fissure, de 30 mètres de profondeur sur plusieurs hectomètres de long, se produisit dans la région Uttarkashi ;

12 Décembre 1992 : Flores, Indonésie, magnitude 7,9, 2 200 morts ou disparus dans la région de Flores, dont 1.490 à Maumere et 700 sur Babi. Plus de 500 personnes furent blessées et 40.000 sans-abri. 19 personnes furent tuées et 130 maisons détruites dans la ville de Kalaotoa. L'ampleur des dégâts, avec environ 90% des bâtiments détruits à Maumere, par le séisme et le tsunami, de 50 à 80% des structures à Flores, fut sans commune mesure. Dommage aussi eu lieu Les villes de Sumba et d'Alor. Connurent, de même, d'importants dommages. Le séisme déclencha un tsunami avec des hauteurs de vague atteignant 25 mètres à Flores et provoqua des glissements de terrain et des fissures du sol en plusieurs sites, autour de l'île. Le séisme fut ressenti, avec une intensité V, à Larantuka, Flores, intensité IV à Waingapu, à Sumba et à Pandang Ujung, en Sulawesi et intensité II à Kupang, au Timor ;

30 Septembre 1993 :Maharashtra, Inde, magnitude 6.3, 9.748 morts et environ 30.000 blessés. Ce tremblement de terre était centré à environ 70 kilomètres au nord-est de Shoapur et 230 kilomètres à l'ouest-nord-ouest d'Hyderabad, dans une région où les tremblements de terre sont rares. Dans la région de Latur-Osmanabad, la dévastation fut extrême. Presque tous les bâtiments furent détruits dans le village de Khillari. Ressenti dans une grande partie du centre et du sud de l'Inde, y compris Bangalore, Bombay, Hyderabad et Madras, ce séisme fut le plus grand tremblement de terre connu à se produire dans cette région. De nombreuses répliques, certaines assez fortes pour causer des dommages supplémentaires et de nouvelles victimes, firent suite à la secousse principale ;

17 Janvier 1994 : Northridge, Californie, États Unis, magnitude 6.7, 61 morts. Des immeubles entiers s'écroulent, des autoroutes s'effondrent, des centaines de personnes se retrouvent bloquées sous des tonnes de gravas, l'eau n'est plus potable, les conduites de gaz explosent... Los Angeles et ses environs sombrent dans le chaos ;

16 Janvier 1995 : Kobe, Japon, magnitude 7.2, 6.437 morts et 36.896 blessés. Le tremblement de terre se produisit le long d'une faille Nord-Est/Sud-Ouest traversant le petit détroit entre l'île Awaji et la ville de Kōbe. La caractéristique principale de ce séisme fut l'ampleur verticale des secousses : alors que les déplacements horizontaux se limitèrent à une quinzaine de centimètres, les variations verticales atteignirent de 50 à 80 centimètres voire 1 mètre dans la partie Est de la ville. D'importants dégâts, intensité VII, affectèrent la région de Kobe et à Awaji-shima. Plus de 90% des pertes en vies humaines se concentrèrent le long de la côte Sud de Honshu, entre Kobe et Nishinomiya. Au moins 28 personnes furent tuées par un glissement de terrain à Nishinomiya. Environ 310.000 personnes furent évacuées vers des abris temporaires. Et plus de 200.000 bâtiments endommagés ou détruits. De nombreux incendies, des ruptures de canalisations en alimentation en gaz et en eau et des pannes de courant se produisirent dans la zone épicentrale. Le tremblement fut ressenti, intensité VII, le long d'une bande littorale s'étendant de Suma Ward, Kobe à Nishinomiya et dans la zone Ichinomiya sur Awaji-shima ; intensité V à Hikone, à Kyoto, à Iwakuni et à Toyooka ; intensité IV à Nara, à Okayama, à Osaka, à Wakayama, à Takamatsu et à Shikoku. La rupture de la faille s'étendit sur plus de 9 kilomètres, avec un déplacement horizontal de 1,2 à 1,5 mètres dans la partie nord de Awaji-shima et la liquéfaction eut lieu dans la zone épicentrale ;

27 Mai 1995 : Sakhaline, Russie, magnitude 7.5, 2.000 morts et environ 750 blessés. Le séisme occasionna de graves dommages, intensité IX, dans la région de Neftegorsk. Et des dommages moindres, intensité VII à Okha. Le tremblement de terre fut ressenti, intensité VI, à Moskalvo, intensité V, à Nikolaïevsk-na-Amure et Nyvrovo et , intensité IV, à Aleksandrovsk-Sakhalinskiy et Nysh ;

28 Février 1997 : Ardabil, Iran, magnitude 7.1, 1.100 morts, 2.600 blessés et 50.000 sans-abri ;

10 Mai 1997 : Birjand, Iran, magnitude 7.1, environ 1 600 morts et 3 700 blessés, 50.000 sans-abri, 10.533 maisons détruites et 5.474 maisons endommagées. Le séisme fut ressenti dans le Kerman, le Khorasan, Semnan, Sistan-Baloutchistan. Son épicentre se localisa sur la faille Abiz se situant au nord de la zone de collision entre les plaques arabique et eurasienne ;

04 Février 1998 : Takhar, Afghanistan, magnitude 6,1, 2.323 morts et 818 blessés. 8.094 maisons furent détruites et 6.725 animaux périrent. Le séisme généra des glissements de terrain dans la province de Rostaq, en Afghanistan. Le séisme fut ressent jusqu'à Douchanbé, au Tadjikistan ;

30 Mai 1998 : Rostak, Chah-ab et Shahr-i-Bozorg Afghanistan, magnitude de 7.1, 5.000 morts, des milliers de blessés et de sans-abri dans les provinces de Badakhshan et de Takhar. Une cinquantaine de villages où vivaient environ 60 000 personnes, avaient été détruits à 80 ou 100%. Le séisme fut fortement ressenti à Mazar-e-Charif et à Kaboul, en Afghanistan, à Islamabad, à Peshawar et Rawalpindi, au Pakistan, et à Douchanbé, au Tadjikistan.

17 Juillet 1998 : Papousie-Nouvelle-Guinée, deux secousses sismiques de magnitude 7.1, 2.183 morts, des milliers de blessés et plus de 9.500 sans-abri. Elles déclenchèrent un raz-de-marée sur la côte nord . Trois énormes vagues de plus de 10 mètres de haut submergèrent entièrement sept villages côtiers dans la région de Sissano ;

25 Janvier 1999 : Arménia, Colombie, magnitude 6.0, 1.300 morts, plus de 700 portés disparus et présumés morts, plus de 4.750 blessés et environ 250.000 sans-abri. La ville la plus touchée fut Arménia, où 907 victimes y furent dénombrées et environ 60% des bâtiments furent détruits, notamment les casernes de pompiers et de la police. Environ 60¨% des bâtis, à Calarca, et environ 50% des maisons, à Pereira, furent rui-nés. Les glissements de terrain bloquèrent les routes, y compris le grand axe routier de Manizales à Bogota. Des dommages est survinrent à Caldas, à Huila, à Quindio, à Risa-ralda, à Tolima et à Valle del Cauca ministères ;

17 Août 1999 : Izmit, Kocaeli, Turquie, magnitude 7.4 d'une durée de 37 secondes avec une accélération maximale de 0,3 0,4 grades, 17.480 morts, près de 50.000 blessés, des milliers de disparus et considérés morts, et environ 500.000 sans abri. Les secousses endommagèrent et détruisirent des milliers d'habitations et d'infrastructures dans les d'Istanbul, de Kocaeli et de Sakarya. L'intensité III fut ressenti à Anapa, en Russie, à Chisinau, à Moldova, à Simferopol et sur la côte sud de la Crimée, en Ukraine. La rupture, 5 mètres de déplacement décrochement latéral droit, s'est produite le long de la faille nord-anatolienne, sur 120 kilomètres, entre Karamursel et Golyaka ;

20 Septembre 1999 : Taichung, Taïwan, magnitude 7.3, 2.400 morts, 8786 blessés et 600.000 sans-abri. Le tremblement de terre fut le résultat d’un mouvement tellurique le long de la faille de Chelungpu et la ville de Wufeng s’était soulevée de 2,5 mètres. L'intensité maximale VI, fut relevée dans les comtés de Nantou et de Tai-Chung. La moitié d'un village fut enseveli suite à des affaissements miniers dans le Ta-Ngan et des glissements de terrain barrant la rivière Ching-Hsi shui contribuèrent à la création d'un grand lac. Deux autres lacs furent créés par l'importante déformation du sol près de l'épicentre. La rupture s'est produite, sur 75 kilomètre, le long de la faille de Chelungpu. L'intensité V fut ressentie dans le Fujian, à Guangdong, à Zhejiang à Chia-I et à I-lan, l'intensité IV à Kao-hsiung, Taipei, au Tai-toung, au Lan Yu, à Peng-hu Tao et à Hong Kong, l'intensité III à Hua-lien, l'intensité II au Iriomote-jima et à Yonaguni-ji-ma. Ce fut un tremblement de terre complexe car un petit aléa sismique précurseur fut suivi par une forte secousse, 11 secondes plus tard.

13 Janvier 2001 : Usulutan, El Salvador, magnitude 7.9, 2.800 morts, plus de 4.500 blessés et 35.000 sans-abri. Plus de 276 000 habitations furent détruites ou endommagées. Les glissements de terrain causèrent des destructions importantes et plus de 700 personnes disparurent lorsque la ville de Santa Tecla, près de San Salvador, et ses 268 maisons furent ensevelies.

26 Janvier 2001 : Gujarat et Bhuj, Inde, magnitude 7.9, 20.085 morts et 166.836 blessés. La ville de Bujh fut entièrement ruinée. Environ 339.000 maisons furent détruites et 783.000 endommagées dans les régions de Bhuj, de Ahmadabad-Rajkot et du Gujarat. De nombreux ponts et routes furent endommagés dans le Gujarat. Le séisme fut ressenti dans le Nord de l'Inde, au Pakistan, au Bangladesh et au Népal occidental. Le séisme s'est produit le long d'une faille de chevauchement, orientée Est-Ouest, à faible profondeur. L'origine de ce tremblement de terre est du à la poussée vers de la plaque tectonique indienne qui s'enfonce sous la plaque eurasienne ;

13 Février 2001 : San Salvador, El Salvador, magnitude 6.6, 944 morts et 5.565 blessés ;

23 Juin 2001 : Arequipa, Pérou, magnitude 7.9, 115 morts, 53 disparus, 1.389 blessés et 73.391 sans-abri ;

03 Mars 2002 : Samangan , Afghanistan, magnitude 6.7, 270 morts, plus de 3.000 blessés et 12.000 sans abri ;

25 Mars 2002 : Province de Baghlan, Hindu Kush, Afghanistan, Magnitude 6.1, 1.800 morts, 5.000 blessés et plusieurs milliers de sans-abri dans la province de Baghlan. Au moins 1.500 maisons furent détruites ou endommagées à Nahrin et plusieurs centaines d'autres en divers sites de la province de Baghlan. Les glissements de terrain bloquèrent les routes dans la zone épicentrale. Le séisme fut essenti fortement dans la majeure partie du nord de l'Afghanistan et dans la région d'Islamabad, Peshawar, au Pakistan et à Douchanbé, au Tadjikistan.

22 Juin 2002 : Qazvin et Hamedan, Iran, magnitude 6.3, bilan officiel 235 morts ou, suivant certaines autorités, 1.835 morts et 7.300 blessés ;

31 Octobre 2002 : San Giuliano di Puglia, Italie, magnitude 5.5, 30 morts dont 26 enfants et un institutrice dans l'effondrement de leur école ;

21 Janvier 2003 : Colima, Mexique, magnitude 7.8, 29 morts et 1.073 blessés ;

24 Février 2003 : Xinjiang, Chine, magnitude 6.8, 268 morts et plus de 4000 blessés ;

01 Mai 2003 : Turquie, magnitude 6.4, 176 morts et plus de 500 blessés ;

21 Mai 2003 : Alger et département de Boumerdès, Kabylie, Algérie, magnitude 6.8, 2.278 morts et et 10.261 blessés et, environ, 180.000 sans-abri. Plus de 43.500 bâtiments furent endommagés ou détruits. L'intensité du séisme fut de X dans le Boumer-dès-Dellys-Thénia, région d'Alger. Les câbles de télécommunications sous-marin furent coupés. Des glissements de terrain, des volcans de sable, la liquéfaction et des fissures du sol furent observés. L'accélération maximale du sol de 0.58 grades fut enregistrée à Keddara. Le séisme fut ressenti, intensité III, à Majorque et intensité II, à Ibiza et Minorque, à Albacete, à Alcantarilla, à Alicante, à Barcelone, à Carthagène, à Castellon de la Plana, à Elda, à Molina de Segura, à Murcia, à Sagunto et à Villafranca del Panades, en Espagne. Feutre à Monaco et le sud de la France et la Sardaigne, en Italie. Une élévation du plancher océanique, d'environ 40 à 80 centimètres, fut mesurée le long de la côte de l'Algérie entre Reghaia et Zemmouri el Bahri. Un tsunami, hauteur maximale de la vague estimée 2 mètres, causa des dommages aux bateaux dans les îles Baléares, en Espagne, notamment à Puerto de Mahon, où 10 bateaux coulèrent. Il fut enregistré des jauges de marée, hauteur maximale des vagues, crête à creux, de 1,2 mètre à Palma de Mallorca, en Espagne, de 10 centimètres à Nice, en France, de 8 centimètres à Gênes, en Italie ;

26 Décembre 2003 : Bam, Iran, magnitude 6.6, 31.210 morts, 14.360 blessés et 75.600 sans-abri. La ville de Bam fut complètement détruite ;

24 février 2004 : Al-Hoceima, Maroc, magnitude 6.5, 570 morts et plusieurs centaines de blessés ;

23 Octobre 2004 : Chūetsu, Niigata, Japon, magnitude 6.8, 40 morts. Plus de 6 000 routes, 6 ponts, 370 canaux et 2.515 maisons furent détruits ;

23 Octobre 2004: Île Honshu, Japon, magnitude 6.6, 40 morts et 3182 blessés ;

26 Décembre 2004, au large de l'île indonésienne de Sumatra, Indonésie, magnitude 9,3, provoquant un raz-de-marée, ou tsunami, qui a frappé l'Indonésie, les côtes du Sri Lanka et du sud de l'Inde, particulièrement dans l'État du Tamil Nadu, ainsi que le sud de la Thaïlande et l'île touristique de Phuket, 222.046 morts, 125.000 blessés. Le tsunami aurait pourtant pu être prévu. La propagation de l'onde de tsunami a, en effet, pris plusieurs heures pour atteindre certains des pays touchés. Le phénomène se déplace à une vitesse colossale, de l'ordre de plusieurs dizaines de mètres à la seconde, parfois jusqu'à 800 kilomètres par heure. De plus, à l'approche des côtes, les masses liquides perdent de leur rapidité, mais leur taille augmente, pour atteindre 10, 20, voire 30 mètres de hauteur. Une alerte aurait donc pu être donnée par le réseau de surveillance approprié en charge des services d'alertes tsunami géré par les États Unis, ce qui n'avait point été fait. Il est vrai, ce même service de surveillance tsunami, dans l'Océan Indien, assurait, parallèlement, la surveillance des recherches pétrolifères, par techniques explosives, qui se déroulaient non loin de l'épicentre, d'une part, et, d'autre part, qui assurait la logistique dans le cadre d'une campagne d'essai d'armement militaire Yankee sophistiqué ;

22 Février 2005 : Iran, magnitude 6.4, 612 morts et plus de 1.400 blessés ;

28 Mars 2005 : Île de Nias , Indonésie, magnitude 8.6, d'une durée de trois minutes, 1.313 morts. Au moins 1.000 personnes furent tuées, 300 blessés et 300 maisons détruites sur Nias, 100 personnes tuées, de nombreux blessés et plusieurs bâtiments endommagés sur Simeulue, 200 personnes tuées dans Kepulauan Banyak, 3 personnes tuées, 40 blessées et quelques dégâts dans la région de Meulaboh, à Sumatra. Un tsunami, hauteur de déferlement des vagues plus ou moins égal à 3 mètres, s'abattit sur la côte Ouest de l'île de Nias ;

08 Octobre 2005, Nord du Pakistan et Cachemire, magnitude 7.6, 86 000 morts. Au moins 86.000 personnes furent tuées, plus de 69.000 blessés et d'importants dégâts ruinèrent le nord du Pakistan. Les plus gros dommages survinrent survenu dans la région de Muzaffarabad, au Cachemire, où des villages entiers furent détruits ainsi que 80% de la ville d'Uri. Au moins 32.335 maisons et bâtiments s'effondrèrent dans les régions d'Anantnag, de Baramula, de Jammu et de Srinagar, au Cachemire. Des maisons et des bâtiments s'écroulèrent à Abbottabad, à Gujranwala, à Gujrat, à Islamabad, à Lahore et à Rawalpindi, au Pakistan. L'intensité maximale VIII fut ressentie à Topi, l'intensité VI à Islamabad, à Peshawar et à Rawalpindi, l'intensité V à Faisalabad et à Lahore. Au moins 1.350 personnes furent tuées et 6.266 blessées , en l'Inde où l'intensité V fut ressentie à Chandigarh et à dans certains quartiers de New Delhi, intensité IV à New Delhi et à Gurgaon. Le séisme fut, de même, ressenti dans les provinces indiennes de Gujarat, d'Haryana, de Himachal Pradesh, de Madhya Pradesh, du Punjab, du Rajasthan, d'Uttar Pradesh et d'Uttaranchal. Au moins une personne fut tuée et certains bâtiments s'effondrèrent en Afghanistan où l'intensité IV fut ressentie à Kaboul et l'intensité III à Bagrami. Environ 4 millions de personnes, dans la région épicentrale, se retrouvèrent sans abri. Des glissements de terrain et des chutes de pierres endommagèrent ou détruisirent de nombreuses routes de montagne, coupant tout accès à la zone sinistrée durant pendant plusieurs jours. Des glissements de terrain se produisirent,également, plus au nord, près des villes de Gilgit et de Skardu, au Cachemire. La liquéfaction, générant des volcans de sable se produisit dans la partie occidentale de la vallée du Cachemire et près de Jammu. Des glissements de terrain et des éboulements eurent lieu dans certaines parties de l'Himachal Pradesh, en Inde ;

31 Mars 2006 : Lorestan , Iran, magnitude 6.0, 70 morts et 1 265 blessés. Quelque 330 villages ont été détruits de 40 % à 100 % ;

31 mars 2006 : Borujerd , Iran, magnitude 6.1, 73 morts et 1.450 blessés ;

26 Mai 2006 : Yogyakarta, Indonésie, magnitude 6.3, 5.749 morts, 38.568 blessés et 600.000 sans-abri dans la région de Yogyakarta-Bantul. Plus de 127.000 maisons furent détruites et 451.000 gravement endommagées dans la région ;

17 juillet 2006 : Île de Java, Indonésie, magnitude 7.7 provoquant un Tsunami, 983 morts et 978 blessés ;

6 Mars 2007 : Île de Sumatra , Indonésie, magnitude 6.4, 82 morts et plusieurs centaines de blessés ;

2 Avril 2007 : îles Salomon, magnitude 8.1 provoquant un Tsunami, 54 morts ;

16 juillet 2007 : Chuetsu-oki, Niigata, Japon, magnitude 6.8, 11 morts et plus de 1.500 blessés ;

15 Août 2007 : Chincha Alta , Pérou, magnitude 7.7, 913 morts et 1039 blessés. Pendant le tremblement de terre, à plusieurs reprises, se produisirent des illuminations du ciel très fortes, dont l'origine fut localisée au large de la côte de la capitale Lima. Ce phénomène augmenta la panique et la confusion de la population car il y a jamais eu d'éclairs dans le ciel à Lima. Dans certains quartiers côtiers, comme celui du Callao, la lumière émise fut aussi forte que celle émise par la lumière durant la journée. Le phénomène reste inexpliqué à ce jour et plusieurs hypothèses ont été émises à ce sujet, effondrement d'infrastructures électriques, émission d'ondes électromagnétiques dues au séisme, triboluminescence... ;

12 Mai 2008 : Sichuan, Chine, magnitude 8.3, 87.149 morts, 18.392 disparus et présumés morts, 374.177 blessés dans les régions de Lixian, de Guangyuan et du Chengdu, et plus de 5 millions de sans-abri. Selon des chiffres de Chine Nouvelle, 354.045 édifices furent détruits au Sichuan, la province du sud-ouest qui fut, de loin, la plus gravement touchée, et 367.854 dans toute la Chine, dont 6.898 établissements scolaires, prenant au piège des milliers d'enfants et d'enseignants. Durant les 30 minutes précédant le tremblement de terre, les habitants de la région,observèrent d’inhabituelles couleurs dans le ciel. L’énergie utilisée pour provoquer le séisme aurait également provoqué des perturbations de l’ionosphère, une hypothèse aujourd’hui considérée comme certaine par l’opinion publique chinoise. Plus de 45,5 millions de personnes dans 10 provinces et régions furent touchées par les effets du séisme. Au moins 15 millions de personnes furent évacuées de leurs maisons. Environ 5,36 millions de bâtiments s'effondrèrent et plus de 21 millions furent endommagés dans le Sichuan et dans certaines parties de Chongqing, du Gansu, du Hubei, du Shaanxi et du Yunnan. Les villes de Beichuan, Dujiangyan, Wuolong et Yingxiu furent presque entièrement détruite. Des glissements de terrain et des chutes de pierres endommagèrent ou détruisirent les routes de montagne et les voies de chemins de fer et enterrèrent des milliers de bâtiments dans la région de Beichuan-Wenchuan. Au moins 700 personnes furent ensevelies par un glissement de terrain à Qingchuan. Les glissements de terrain barrèrent, aussi, plusieurs rivières, créant 34 lacs, menaçant, par l'instabilité des barrages ainsi créés, environ 700.000 personnes vivant en aval. Un train fut enseveli par sous un éboulement près de Longnan, dans la province de Gansu. Au moins 2.473 barrages subirent des avaries conséquentes et plus de 53.000 kilomètres de routes et 48.000 kilomètres de canalisations en eau potable furent endommagés. Des fissures de surface et des fractures survinrent sur trois montagnes. L'intensité maximale XI fut affecté à la région de Wenchuan, l'intensité VIII à celles de Deyang et de Mianyang, l'intensité VII à celles de Chengdu, l'intensité VI à celles de Luzhou et de Xi'an, et l'intensité V à celles de Chongqing, de Guozhen, de Lanzhou, de Leshan, de Wu'an, de Xichang et de Ya'an. Le séisme fut ressenti dans les régions centrale, orientale et méridionale de la Chine, dont Beijing, Guangzhou, Hefei, Nanjing, Shanghai, Tianjin, Wuhan et Hong Kong, ainsi que dans certaines régions du Bangladesh, de Taiwan, de la Thaïlande et du Vietnam ;

06 Avril 2009, Aquila, les Abruzzes, Italie, magnitude 6.3, 318 morts, 7.000 blessés et 30.000 sans-abri ;

02 Septembre 2009 : Île de Java, Indonésie, de magnitude 7.0, 123 morts et plusieurs centaines de blessés ;

29 Septembre 2009 : Îles Samoa, magnitude 8.0 provoquant un tsunami sur les Samoa, les Samoa américaines et les îles Tonga, 189 morts ;

30 Septembre 2009 : Île de Sumatra, Indonésie, deux secousses de magnitude 7.6 et 7.3, 1.195 morts et plus de 3.000 blessés. 181.665 maisons furent détruites ou endommagées et environ 451.000 personnes déplacées dans la région de Padang-Paria-man. Le séisme fut ressenti, intensité VII à Padang, intensité VI à Bukittinggi, intensité IV à Bengkulu, Duri, Mukomuko et Sibolga, intensité III à Pekanbaru. Il fut aussi ressenti, avec intensité IV, à Gunungsitoli et à Nias, intensité III à Singapour, à George Town, à Johor Bahru, à Kuala Lumpur, à Petaling, à Jaya Alam Shah, et à Sungai Chua et, intensité II, à Jakarta, à Java.

Extraits de « DES SÉISMES ET DES HOMMES. »

Les colères de la Terre. Tome I.                

© Copyritch 2010

 

 

Notes.

(1) La plaque lithosphérique Pacifique, hormis les mers de Béring, d'Okhotsk, du Japon, Jaune, de Chine orientale, de Chine méridionale, des Philippines, de Java, de Célèbes, de Banda, de Bismarck, des Salomon, de Corail et de Tasman, le Pacifique orien­tal et l'est du golfe de Californie, couvre la quasi totalité de l'océan Pacifique. Elle couvre aussi la moitié sud de l'île du Sud de la Nou­velle-Zélande, la péninsule de Basse-Californie et le sud de la Cali­fornie.

La plaque pacifique est en contact avec les plaques d'Okhotsk, philippine, des Mariannes, des Carolines, de Bismarck Nord, de la mer des Salomon, Woodlark, australienne, des Nouvel­les-Hébrides, du récif Balmoral, de Futuna, de Niuafo'ou, des Ton­ga, des Kermadecs, antarctique, Juan Fernández, de Nazca, de l'île de Pâques, des Galápagos, de Cocos, Rivera et nord-américaine.

Ses frontières avec les autres plaques sont notamment for­mées des dorsales du Pacifique Ouest, Pacifique-Antarctique et de Juan de Fuca dans l'océan Pacifique, des fosses de subduction des Aléoutiennes sur la côte Sud des Aléoutiennes, de Kamtchatka sur la côte Est de la péninsule de Kamtchatka, des Kouriles sur la côte Est des Kouriles, du Japon sur la côte Est du Japon, d'Izu-Bonin sur la côte Est des îles Bonin, des Mariannes sur la côte Est des Ma­riannes, de Bougainville sur la côte Sud des îles Salomon, des Ton­ga sur la côte Est des îles Tonga, des Kermadec sur la côte Est des îles Kermadec et d'Hikurangi sur la côte Nord-Est de la Nouvelle-Zélande et de la faille Alpine dans l'île du Sud de la Nouvelle-Zé-lande. Elles forment une grande partie de la « Ceinture de feu du Pacifique. »

La plaque Pacifique se déplace vers le Nord-Ouest, depuis l’est du Pacifique, vers la zone des fosses à l’Ouest, zone bordée de nombreuses petites plaques. à une vitesse de 8,10 centimètres par an.

(2) Le sismomètre : Le sismomètre est un capteur qui enre­gistre le mouvement du support sur lequel il se trouve fixé. Ce terme est le plus souvent employé en sismologie et désigne l'instrument qui enregistre les mouvements du sol. Le sismomètre est la version moderne du sismographe.

Ces instruments sont, en général, classés selon le type de mesure physique. Les capteurs enregistrant la vitesse du sol sont appelés vélocimètre et ceux enregistrant l'accélèration accéléro­mètres. Il est important de savoir que les accéléromètres, utilisés dans le domaine de la sismologie, ont une sensibilité très différente de ceux employés dans l'industrie. La réponse instrumentale sert aussi à classer les vélocimètres. Les capteurs ayant une réponse au­tour de 1 Hertz sont appelés « courte période » et ceux ayant une réponse propre au delà de 20 secondes sont appelés « longue pé­riode. » Les capteurs modernes ont souvent une réponse plate sur une vaste gamme de fréquence et sont appelés « large bande » ou « très large bande. »

24 mai 2010

Quand les médias font du buzz avec un séisme sans nul danger pour les vies humaines : 6.5, ce 24 Mai 2010, au Brésil

Un séisme de magnitude 6.3 qui a frappé le Pérou, une zone sismogène, le 23 Mai 2010, à 22 h 46 Temps Universel, par excellence un séisme destructeur de part son hypocentre à 80 kilomètres de profondeur, les médias se taisent car, par chance, il n'y aurait eu ni destruction ni mort d'homme... ce qui est à confirmer cause aux nombreux blessés recensés sur la zone épicentrale...

Un séisme qui frappe une région du Brésil, en haute Amazonie, quasi dépeuplée jusqu'à plus de 100 kilomètres à la ronde de son épicentre, un séisme de magnitude 6,5 sur l'échelle ouverte de Richter, mais d'intensité I sur l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi notée échelle MSK, les médias en font des gorges chaudes... Que nos journalistes de la presse télévisuelle, radiophonique et écrite, vulgairement des « journaleux », sont vraiment des ignares en sismologie …

En effet :

En ce 24 Mai 2010, un tremblement de terre de magnitude 6,5 à frappé dans la région d'Acre, au Brésil, à 16 h 18 Temps Universel, 11 h 18 heure locale, une région déserte. Son épicentre se localise, latitude 8.11° Sud et longitude 71.63° Ouest, à 94 kilomètres à l'Ouest de Tarauacá, à 125 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Cruzeiro do Sul, capitale de l'état d'Acre, et à 321 kilomètres à l'Est de Pucallpa. Son hypocentre, lui, se situe à 579 kilomètres de profondeur, un séisme de forte magnitude, certes, mais quasiment pas ressenti par les populations locales, et seulement enregistré par les séismomètres...

En outre, le responsable de la Défense civile de Cruzerio do Sul, capitale de l'État d'Acre, selon la revue « Ushuaïa Nature, la Terre et Nous », interrogé, par téléphone, par un journaliste, aurait déclaré : « Cette zone connaît de nombreux tremblements de terre mais le dernier dont nous ayons eu connaissance s'est produit il y a 20 jours », soit le 4 Mai 2010. Pour cause, s'exprimant sur le séisme de magnitude 6.5, ce responsable a ajouté : « Nous n'avons enregistré en surface aucun type de désordre ou de dégât. »

Alors un peu de décence Mesdames et Messieurs des médias car vous paraissez ridicules... en faisant du buzz avec de telles infos...

20:12 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : séisme, tremblement de terre, brésil, acre, pérou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Après un séisme de magnitude 6.0, dans le Nord du Pays, le centre du Pérou est frappé par un tremblement de terre de magnitude 6.3, le 23 Mai 2010

Faisant suite à un séisme, Nord du Pérou, Magnitude 6.0, du 19 Mai 2010 à 04 h 15 Temps Universel, latitude 5.05° Sud, longitude 77.59° Ouest, épicentre à 35 kilomètres au Sud-Ouest d'Ugarte, à 40 kilomètres au Sud-Sud-Ouest d'Ayar Manco, à 102 kilomètres à l'Ouest de Barranca, à 113 kilomètres au Nord-est de La Peca et à 204 kilomètres au Nord-Ouest de Tarapoto, et hypocentre à 131 kilomètres de profondeur,

le Centre du Pérou vient d'être frappé, à son tour, le 23 Mai 2010 à 22 h 46 Temps Universel, 17 h 46 heure locale, par un tremblement de terre de magnitude 6.3 sur l'échelle ouverte de Richter. Son épicentre se trouve à 7 kilomètres au Sud de Liehueccila, à 7 kilomètres à l'Ouest de Coripampa, à 8 kilomètres au Sud de Soldaduocc, à 9 kilomètres au Nord de Putaccasa, à 87 kilomètres au Nord-Ouest de Puquio et à 90 kilomètres au Sud d'Ayacucho, et son hypocentre se situe à 80 kilomètres de profondeur.

D'après les autorités locales, le séisme n'aurait fait ni dégâts ni dvictimes, mais à Lima, capitale du Pérou, la population apeurée est immédiatement descendue dans les rues.

Situés sur une marge continentale active en contact avec une plaque océanique subductante, une marge affectée par une forte déformation accompagnée de séismes très forts, un séisme de magnitude 8.0 tous les 8 à 10 ans en moyenne, et d’un important volcanisme, plus d'une centaine de grands strato-volcans actifs ou potentiellement actifs, l'Équateur, le Pérou et le Chili sont une zone sismogène très dangereuse(1). Celle-ci résulte de la convergence rapide, entre 5,5 et 8 centimètres par an, de la plaque Nazca, et de sa subduction, plongeant faiblement, 15 à 20°, vers l’est, sous la bordure Ouest du continent Sud-américain, provoquant une déformation rapide marquée par l'orogenèse des Andes, d'une part, et, d'autre part, de l'existence d'une fosse profonde, fosse du Pérou-Chili ou fosse d'Atacama, profondeur maximale 8.065 mètres, où s'accumulent et s'imbriquent, dans le cône d'accrétion, des formations volcaniques et des sédiments détritiques glissés du talus et du plateau continental.


Le risque sismique en Équateur, au Pérou et au Chili est associé à trois types de séismes :

- les séismes de subduction, inter-plaques, au niveau de la zone couplée du contact entre les plaques Nazca et Amérique du Sud, comme Valparaiso en 1906, magnitude 8.6, Antofagasta en 1995, magnitude 8.1, Pisco et Chincha en 2007, magnitude 7.9, ou Arequipa en 2001, magnitude 8.4 ;

- les séismes intra-plaques au sein de la plaque Nazca, de profondeurs intermédiaires, 80-100 kilomètres, directement sous le continent, comme Chilán en 1939, magnitude 8.3), Punitaqui en 1997, magnitude 7.3) ou Tarapacá en 2005, magnitude 7.8 ;

- les séismes de faible profondeur associés à la déformation des Andes, comme Las Melosas en 1958, magnitude 6.9 ou Curicó en 2004, magnitude 6.6.

Presque toutes les villes de la côte du Pacifique, tant en Équateur, au Pérou qu'au Chili, ont été touchées par un grand séisme au cours du siècle dernier.


Historique des tremblements de terre au Pérou :

14 Février 1619, Trujillo, magnitude 7.7, 350 morts

12 Mai 1664, Ica, magnitude 7.3, 400 morts

20 Octobre 1687, Lima, magnitude 8.5, 600 morts

28 Octobre 1746, Lima, magnitude 8.4, 5.000 morts

10 Juillet 1821, Camana, magnitude 8.2, 162 morts

13 Août 1868, Arica, magnitude 9.0, 25.000 morts

12 Décembre 1908, au large de la côte centrale du Perou, magnitude 8.2

24 Mai 1940, Callao, magnitude 8.2, 249 morts

24 Août 1942, au large de la côte centrale du Perou, magnitude 8.2, 30 morts

10 Novembre 1946, Ancash, magnitude 7.3, 1.400 morts

01 Novembre 1947, Satipo, magnitude 7.3, 233 morts

11 Mai 1948, Moquegua, magnitude 7.4, 70 morts

21 Mai 1950, Cusco, magnitude 6.0, 83 morts

12 Décembre 1953, Tumbes, magnitude 7.4, 7 morts

18 Janvier 1958, Arequipa, magnitude M 7.3, 28 morts

17 Janvier 1960, Arequipa, magnitude 7.5, 57 morts

17 Octobre 1966, près de la côte péruvienne, magnitude 8.1, 125 morts

19 Juin 1968, Moyobamba, magnitude 6.9, 46 morts

31 Mai 1970, Chimbote, magnitude 7.9, 66.000 morts

03 Octobre 1974, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 8.1

23 Juin 2001, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 8.4, 138 morts

07 Juillet 2001, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 7.6, 1 mort

12 Octobre 2002, à la du Pérou et du Brésil, magnitude 6.9

26 Septembre 2005, dans le Nord du Pérou, magnitude 7.5, 5 morts

20 Octobre 2006, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 6.7

15 Août 2007, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 8.0, 514 morts

16 Novembre 2007, à la frontière du Pérou et de l'Équateur, magnitude 6.8

 

Notes

(1) Les zones les plus dangereuses, situées aux frontières entre les plaques, sont connues : elles se trouvent sur le pourtour de l'océan Pacifique, - circum-Pacifique depuis l'Amérique du Sud à l'est jusqu'au Japon, Taïwan, les Philippines, l'Indonésie et la Papouasie à l'ouest -, autour de la Méditerranée, - domaine de convergence Afrique-Eurasie-Inde, correspondant à la fermeture de l'ancienne Thétys et englobant le pourtour de la Méditerranée, la région Iran-Pakistan-Afghanistan, l'Asie Centrale, le nord de l'Inde et la Chine -, au niveau des chaînes de montagnes récentes comme l'Himalaya, - en témoigne le tremblement de terre du 8 octobre 2005 au Cachemire, entre le Pakistan et l'Inde -, ou aux confins de la plaque caraïbe et des deux plaques américaines, - comme le montre le séisme survenu en Haïti le 12 janvier 2010 -. À l'inverse, les pays situés loin des zones de rupture sont très peu touchés. C'est le cas notamment de la Scandinavie, de l'Afrique centrale ou du Brésil.

09:10 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, pérou, arequipa, ayacucho, ica, lima | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23 mai 2010

Après une crise sismique de 4 jours, faisant 2 morts, une nouvelle secousse de magnitude 5.0 frappe à nouveau le Nord-algérien.

Un tremblement de terre de magnitude 5.2 sur l'échelle de Richter a frappé le Nord de l'Algérie, province de Bouira, le 14 Mai 2010 à 12H29, Temps Universel, 13 h 29 Heure locale. Son hypocentre, pour le CSEM, - le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen -, se situe à 2 kilomètres de profondeur. Son épicentre, latitude 35.88° Nord, longitude 4.14° Est, se localise à 7 km au Nord-Ouest de la ville de Melouza, 11 kilomètres au Sud-Ouest de Wanuga, à 30 kilomètres à l'Est de Sidi Aissa et à 43 kilomètres au Nord-Ouest de Al-Masilah.

Ce séisme, selon un communiqué du ministère algérien de l'Intérieur et des collectivités locales, a causé la mort de 2 personnes et occasionné des blessures à 43 autres. En outre, quelques 400 habitations, notamment parmi celles réalisées en pisé, ruinées, ne sont plus en état d'être occupées.

Le Nord de l'Algérie est affecté par une importante activité sismique localisée sur les bordures des bassins d'âge Miocène, Pliocène, Holocène et Pléistocène. Par cela, la ville Alger, à plusieurs reprises, a été détruite par de violents séismes, en 1365, en 1674 et en 1716. La ville de Blida, située à 30 km au Sud-Ouest de la capitale algérienne, a connu le même sort en 1716 et en 1825. La localisation et les caractéristiques géométriques et cinématiques des failles actives de la région d'Alger et de la Kabylie en sont causes principales par le fait essentiel des déformations quaternaires qui sont associées aux chevauchements des chaînons de l'Atlas tellien et du massif kabyle sur les bassins néogènes post-nappes se prolongeant jusqu'au Quaternaire. De ce fait, l'activité sismique de la région Ouest d'Alger est associée aux failles de Menaceur-Sidi Yahia, Hadjout-Meurad, Oued Djer-Lalla Aïcha, Blida-Bouinan, Mahelma, Attatba-Berard et Tipasa, - faille de Tipasa se situant sur la bordure Sud du bassin de la Mitidja et du Sahel d'Alger -. Parallèlement, la Kabylie, considérée comme asismique, montre, en fait, des déformations, dans le Quaternaire, qui sont associées aux failles de Drâa El Kremis-Oued Tamarir et de M'chidellah-Akbou, - faille de M'chidellah-Akbou , localisée, elle, dans la vallée de l'Oued Sahel-Soummam -. Ces failles sont susceptibles de générer de très forts séismes et leurs intervalles de récurrence sont bien supérieurs à la période historique.

La crise sismique a débuté le 14 Mai et s'est prolongée jusqu'au 17.

14 Mai 2010, 13 h 08, Temps Universel, latitude 35.85° Nord, longitude 4.08° Est, hypocentre 7 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.1

14 Mai 2010, 15 h 13, Temps Universel, latitude 36.01° Nord, longitude 4.14° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.5

14 Mai 2010, 17 h 50, Temps Universel, latitude 36.00° Nord, longitude 4.25° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.0

14 Mai 2010, 23 h 43, Temps Universel, latitude 35.97° Nord, longitude 4.00° Est, hypocentre 15 kilomètres de profondeur, magnitude locale 4.5

15 Mai 2010, 05 h 02, Temps Universel, latitude 36.00° Nord, longitude 4.03° Est, hypocentre 5 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.0

15 Mai 2010, 09 h 12, Temps Universel, latitude 36.13° Nord, longitude 4.09° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.3

16 Mai 2010, 03 h 51, Temps Universel, latitude 35.83° Nord, longitude 4.13° Est, hypocentre 14 kilomètres de profondeur, magnitude locale 4.4

16 Mai 2010, 06 h 52, Temps Universel, latitude 35.84° Nord, longitude 4.05° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude locale 5.0

16 Mai 2010, 09 h 46, Temps Universel, latitude 36.05° Nord, longitude 4.05° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.3

17 Mai 2010, 15 h 52, Temps Universel, latitude 35.91° Nord, longitude 4.12° Est, hypocentre 1 kilomètre de profondeur, magnitude locale 3.0

des secousses qui se sont produites dans un rayon de 5 à 7 kilomètres autour de la Metcha 'Ain Guern el Menndjel, à environ 120 kilomètres au Sud-Est d'Alger.

Après une accalmie de six jours, une nouvelle secousse, vient de frapper, ce 23 Mai 2010 à 13 h 28, Temps Universel, 14 h 28 Heure locale, latitude 35.84° Nord, longitude 4.12° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude locale 5.0, une nouvelle fois la région Nord, à 7 kilomètres au Sud-Sud-Est de la Metcha 'Ain Guern el Menndjel,

Cette région a déjà connu cycliquement tous les 25 à 30 ans environ, au cours des XIX° et XX° siècle, des tremblements de terre destructeurs, de magnitude supérieure à 5.5

24 Juin 1910, magnitude locale 6.6, causant de nombreux dommages et faisant 81 victimes.

12 Février 1946, magnitude locale 6 2, causant de nombreux dommages et faisant 77 victimes.

21 Février 1960, magnitude locale 5.5, causant de nombreux dommages et faisant 47 victimes.

29 Octobre 1989, magnitude locale 5.7, causant de nombreux dommages et faisant 35 victimes.

Et les séismes des 03 Février 1716 et 02 Mars1825, de magnitude supérieure à 7,0, furent particulièrement meurtriers, le premiers causant la perte de plus 20.000 personnes et le second plus de 7.000.

L'Algérie a connu, voilà 7 ans, le 21 Mai 2003, épicentre Zemouri el Bahri, proche de Boumerdés, un terrible séisme qui avait fait plus de 2.000 morts et des milliers de blessés et de sans-abri. Ce tremblement de terre faisait suite au grand séisme dévastateur d'Al Asnam, Chlef actuellement, en Octobre 1980, faisant 3.500 morts.

La crise sismique qui affecte le Nord-algérien, depuis le 14 Mai 2010, et la nouvelle secousse de ce jour 23 Mai 2010, seraient-elles annonciatrices d'un nouveau séisme de forte magnitude ? La question est posée.

17:39 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tremblement de terre, séisme, algérie, nord-algérien, kabylie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

09 mai 2010

Le Nord de Sumatra encore frappé par un séisme de magnitude 7.4. Alerte au tsunami.

2010 à 05 h 59 Temps Universel,12 h 59 heure locale, un séisme de magnitude 7.4, localisé latitude 3.730° Nord et longitude 96.080° Ouest à frappé au large de l'Île de Sumatra, en sa région septentrionale, en Indonésie. Son épicentre se trouve à 52 kilomètres au Sud de Meulaboh et à 223 kilomètres au Sud de Banda Aceh, et son hypocentre se situe à 60 kilomètres de profondeur en milieu océanique.

Le séisme semble localisé dans la partie nord de la rupture du séisme de Nias, magnitude 8.6, le 28 Mars 2005. Ce séisme est pour l'instant le dernier d'une séquence de séismes qui s'est produit le long de la subduction de Sumatra : 2 de magnitude 7.4 sous Simeulue en 2002 et 2008, le méga-séisme de Sumatra en 2004 de magnitude 9.4, le séisme de Padang en 2009 de magnitude 7.5 et le séisme de Bengkulu en 2007 de magnitude 8.4.

D'après les informations rapides de mécanisme au foyer, faille inverse, de localisation géographique et en profondeur et les leçons du passé sismique de la région, il semble que ce tremblement de terre se soit produit sur l'interface de subduction.

Aux premières informations, il n'y aurait pas de dommages majeurs recensés et peu de personnes seraient blessées.

Une alerte tsunami a été déclenchée dans certaines régions du Sud-Est asiatique.

10:01 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, sumatra, tsunami, indonésie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

06 mai 2010

La terre n'en finit pas de trembler au Chili, pléthore de secousses de magnitude supérieure à 6.0 générant destructions, blessés et pertes de vies humaines.

La plaque de Nazca persiste dans ses humeurs sismiques et les secousses, de magnitude supérieure à 6.0, sont quasi journalières. Après le 6.0 du 02 Mai, épicentre à 12 kilomètres au Nord-Ouest de Pichilemu, Un nouveau séisme de forte magnitude 6.0, frappe encore le Chili et la région de Pichilemu. et le 6.4 du 03 Mai, épicentre à 50 kilomètres au Sud-Sud-Est de Lebu, Après un séisme de magnitude 6.0, le 2 Mai, le Chili à nouveau frappé par une secousse de magnitude 6.4. , la terre a à nouveau tremblé les :

05 Mai 2010 à 11 h 24 heure locale, 15 h 24 Temps Universel, localisation latitude 35.565° Nord et longitude 73.441° Ouest, magnitude locale 6.1 sur l'échelle ouverte de Richter, dans la région de Maule. Son hypocentre se situait à 28, 3 kilomètres de profondeur et son épicentre se trouvait à 86 kilomètres au Nord-Ouest de Cobquecura. Son intensité se limite à VI à l'épicentre, V à Cauquenes et Chillán, à IV à Chanco, à Colbún, à Constitución, à Talca et à Linares, et à III à Concepción, à Curicó, à Paredones, à Parral, à Pichilemu, à Quihirue et à San Fabián.

05 Mai 2010 à 22 h 42 heure locale, 02 h 42 Temps Universel le 06 Mai 2010, localisation 18.315° Nord et longitude 70.768° Ouest, magnitude locale 6.5 sur l'échelle ouverte de Richter, dans la région de Tarapaca. Son hypocentre se situait à 38, 8 kilomètres de profondeur et son épicentre se trouvait à 50 kilomètres à l'Ouest d'Arica. Son intensité se limite à VI à l'épicentre, V à Arica, à IV à Alto Hospicio, à Camiña, à Iquique et à Pozo Almonte, et à III à Huara.

Cette dernière secousse a été suivie de plusieurs secousses dont 6 de magnitude égale ou supérieure à 4.0 :

magnitude 4.7, épicentre à 16 kilomètres au Nord-est de Constitución

magnitude 4.0, épicentre à 27 kilomètres au Nord-Ouest de San Antonio

magnitude 4.3, épicentre à 53 kilomètres à l'Ouest d'Arica

magnitude 4 3, épicentre à 30 kilomètres au Sud-ouest de Melipilla

magnitude 4.0, épicentre à 49 kilomètres au Nord-Ouest de Talca

magnitude 4.1, épicentre à 43 kilomètres à l'Ouest d'Arica.

Bien que les deux sécousses principales, de magnitude 6.1 et 6.5 et d'intensité VI à son épicentre, soit déjà un séisme qui pourrait s'avérer destructeur et meurtrier, d'après les autorités locales et le service sismologique, département de géophysique de l'Université du Chili, « ni victimes, ni blessés, ni dommages matériels ne seraient à déplorer... » Sous toutes réserves car les deux secousses sont de forte intensité...

04 mai 2010

Après un séisme de magnitude 6.0, le 2 Mai, le Chili à nouveau frappé par une secousse de magnitude 6.4.

Après une secousse de 6.0 épicentre proche de Pichilemu, le 02 Mai, Un nouveau séisme de forte magnitude 6.0, frappe encore le Chili et la région de Pichelmu. le 03 Mai 2010, 19 h 09 Heure à l'épicentre, 23 h 09 Temps Universel, un séisme de magnitude 6.4, hypocentre à 22.9 kilomètres de profondeur, épicentre à 50 kilomètres au Sud-Sud-Est de Lebu, à 71 kilomètres a l'Ouest de Tirúa, à 110 kilomètres au Nord-Ouest de Temuco, à 120 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Los Angeles, et à 570 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Santiago, capitale du Chili.

Il était précédé d'une secousse, 15 h 06 heure à l'épicentre, 23 h 09 Temps Universel de magnitude 5.3, épicentre à 26 km au Nord-Ouest de Tirúa et hypocentre à 47.4 kilomètres de profondeur,

et suivit d'une réplique, 22 h 49 heure à l'épicentre, 02 h 49 le 04 Mai Temps Universel, de magnitude 4.6, épicentre à 7 km à l'Ouest de Curanilahue et à  80 kilomètres au Sud-Ouest de Concepción et hypocentre à 20 kilomètres de profondeur.

Bien que le tremblement de terre, de magnitude 6.4 et d'intensité VI à son épicentre, soit déjà un séisme qui pourrait s'avérer destructeur et meurtrier, d'après les autorités locales et le service sismologique, département de géophysique de l'Université du Chili, « ni victimes, ni blessés, ni dommages matériels ne seraient à déplorer... »

09:24 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, chili, tirua, santiago, chillan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

03 mai 2010

La faille d'Enriquillo se réactiverait-elle ? Une secousse de magnitude 4.0 à quelques hectomètres de Léogâne, suivie d'une de magnitude 4.4, dans le Golfe de Gonave.

Un séisme de magnitude 4.0 à 4.9, bien que soient notables les secousses d'objets à l'intérieur des maisons et les bruits d'entrechoquement, doit être considéré comme léger et les dommages importants sont rares.

Une telle secousse s'est produite, le 03 Mai 2010, à 00 h 38 Heure locale, 05 h 38 Temps Universel, en Haïti, en milieu océanique, dans le Golfe de Gonave, localisation latitude 18.57° Nord et Latitude 72.67° Ouest, à 8 kilomètres au Nord-Ouest de Léogâne et à 27 kilomètres à l'Ouest de Carrefour. Son hypocentre s'est situé à 10 kilomètres de profondeur.

Les haïtiens gardent toujours présents les affres du dernier séisme catastrophique qui a frappé leur île le 12 Janvier dernier, aussi, la population, quelque peu paniquée par ce nouvel aléa se produisant au milieu de la nuit, a-t-elle craint un moment le pire, certains cédant même à des mouvements de panique.

Ce séisme est suivit, à 14 h 21 heure locale, 19 h 21 Temps Universel, d'une seconde secousse de magnitude 4.4, localisée latitude 18.51° Nord et longitude 72.72° Ouest, épicentre à 6 kilomètres à l'Ouest de Léogâne et à 32 kilomètres à l'Ouest de Carrefour. Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

Comme déjà explicité dans un de mes précédents articles Les raisons du séisme en Haïti : 3/3 Le volcanisme dans les Grandes Antilles l'île d'Hispaniola, - Haïti et République Dominicaine -, est un véritable puzzle composé d'au moins 3 terranes, voire 4 en considérant que le terrane central en comporte deux, segmentés par deux failles, la faille septentrionale, au Nord, et la faille d'Enriquillo, au Sud, déterminant des zones complexes alliant failles coulissantes et tout autant transformantes, d'une part, et, d'autre part, convergence et subduction. Si la structuration de l'île d'Hispaniola a débuté au Paléocène supérieur, - Thanétien 58,7 à 55,8 Millions d'années -, le terrane du Massif septentrional excepté la péninsule de Samaná, et les deux terranes supportant le Massif Central se percutant et se rattachant, elle se poursuit, depuis le Pliocène, - 5,3 à 1,8 Millions d'années -, accompagné d'un volcanisme sous-saturé et la mise en place des derniers édifices, de type fissural avec d'importantes coulées de laves à caractère alcalin et de projections hyaloclastiques, encore en état de conservation, - la Vigie, Thomazeau... -, avec le rapprochement et la jonction, vers le milieu Pléistocène inférieur, - 1,8 à 1,5 Millions d'années -. du terrane supportant le Massif Méridional et, tout particulièrement, la chaîne des Matheux et les montagnes du Trou d'Eau.

Le bras de mer correspondant aux plaines du Cul-de-Sac et de Neiba, aux lacs Trou du caïman, Azueï et Enriquillo..., et à la lagune del Rincon, - les étendues d'eau résiduelles, salées et sous le niveau de la mer, en sont des reliques -, se comble lentement tout comme se comble le Golfe de Gonave.

Et, dans ce système, il apparaît qu'une structure, de type orogenèse(1), activant la formation du relief, est en cours de formation dans le bras de mer, le Canal du Sud, séparant la péninsule Sud de Haïti de l'île de Gonave.

 

Au milieu de ce Canal du Sud, à l'Est du Gonave Basin, - 1.556 mètres de profondeur au Sud-Est, 3.132 au Nord-Est, 1.133 mètres au Nord-Ouest et, venant mourir sur la zone côtière Nord de la Péninsule du Sud -, en finalité de fermeture, apparaît un haut fond sous-marin quelque peu étrange et particulier agrémenté de deux monts en dôme dotés chacun d'un exutoire en creux d'où s'échappe des vapeurs par intermittence, l'un à son Ouest sub-affleurant à quelques 4 mètres de profondeur, le second à son Est sub-affleurant à quelques 14 mètres de profondeur.

Cette structure particulière serait-elle la clef qui permettrait de comprendre la raison des séismes qui se produisent depuis plusieurs mois le long de la faille d'Enriquillo ? Ne pourrait-elle pas être la cause d'un nouveau séisme de forte magnitude ?

Des questions qui se posent...


Note


(1) L'orogenèse est le terme scientifique désignant les mécanismes de formation des montagnes. Par extension ou compression des plaques tectoniques l'orogenèse désigne à la fois un système théorique expliquant les mécanismes de formation des reliefs.

Raymond Matabosch

Un nouveau séisme de forte magnitude 6.0, frappe encore le Chili et la région de Pichelmu.

02 Mai 2010, 10 h 52 à l'épicentre, 14 h 52 Temps Universel, latitude 34.297° Sud, longitude 72.072° Ouest, hypocentre 32.9 kilomètres, magnitude locale (ML) 5.8 sur l'échelle ouverte de Richter, magnitude du moment (Mw) 6.0, épicentre à 10 kilomètres au Sud-Ouest de Litueche, à 12 kilomètres au Nord-Ouest de Pichilemu, à 15 kilomètres à l'Ouest de La Estrella, 70 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de San Antonio, à 105 kilomètres à l'Ouest de Rancagua, à 105 kilomètres au Nord-Ouest de Curicó et à 140 kilomètres au Sud-Ouest de Santiago, capitale du Chili.

Intensité du séisme, suivant l'échelle d'Intensité de Mercalli modifiée par Wood et Neumann, en 1931 :

Intensité VI à Curicó, à Pichilemu, à Romeral et à Talca

Intensité V à Cauquenes, épicentre du séisme de magnitude 8.8 le 27 Février 2010, à Chanco, à Colbún, à Constitución, à Hualañe, à Linares, à Longaví, à Molina, à Parral, à Rancagua et à San Fernando

Intensité IV à Prov. Cordillera, à San Antonio et à Santo Domingo.

Intensité III à Casablanca, à La Calera, à La Ligua, à Limache, à Los Andes, à Papudo, à Petorca, à Puchuncaví, à Quillota, à Quintero, à San Felipe, à Santiago, à Valparaíso et à Viña del Mar.

Bien que le tremblement de terre, de magnitude 6.0 et d'intensité VI à son épicentre, soit déjà un séisme qui pourrait s'avérer destructeur et meurtrier, d'après les autorités locales et le service sismologique, département de géophysique de l'Université du Chili, « ni victimes, ni blessés, ni dommages matériels ne seraient à déplorer... »

Il a été précédé d'une secousse précurseur :

02 Mai 2010, 01 h 36 à l'épicentre, 05 h 36 Temps Universel, latitude 34.876° Sud, longitude 71.905° Ouest, hypocentre 36.1 kilomètres, magnitude locale (ML) 4.0 sur l'échelle ouverte de Richter, à 55 kilomètres au Sud de Pichilemu.

Et, inexorablement, une question se pose : Sommes-nous aux veilles d'un nouveau séisme de magnitude égale ou supérieure à 8.0 au Chili ? La multiplication des aléas sismiques, de magnitude égale ou supérieure à 6.0, étant conséquente, la probabilité n'en est que plus importante et relativement imminente... Risque 4.5 sur une échelle de 5...

10:58 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, chili, santiago, valparaíso, pichilemu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

02 mai 2010

Pour mieux comprendre la Marée Noire qui frappe la Louisiane et le delta du Mississipi...

Pour comprendre la marée noire qui frappe la Louisiane, il faut penser aux tremblements de terre, les uns naturels et les autres induits...

Une des zones de prospection pétrolifère... dans le Golfe du Mexique, au large de la Louisiane, zone truffée de Monts en dôme, plus de 15 ...


et...

le dernier séisme induit, en date, ayant provoqué la marée noire dans le golfe du Mexique car, à jouer avec le feu, les pétroliers sont allés au delà du possible avec la plate forme de prospection pétrolière qui a littéralement coulé, au large de la Louisiane, suite à une accumulation d'explosions sous-marines, une toutes les 9 secondes depuis des semaines, des mois et des années, pour permettre aux scientifiques et aux techniciens d'affiner les résonnances sismiques dans le cadre des études "pétrolifères"... qui se déroulaient dans la Chandeleur Valley, la Redfish Valley et le Gulfport Valley, et les canyons sous-marins du Mississipi, dans l'axe même du rift de New Madrid... une région, au large de la Louisiane, truffée de Monts en Dôme et à forte sismicité...

Cerclés de rouge les volcans de boues sous marins et autres exutoires gazeux... dans une des zones de prospection pétrolifère... dans le Golfe du Mexique

Est-il nécessaire de s'interroger sur les vraies causes qui ont coulé la plateforme de prospection... suite à des arrivées massives de gaz qui déclenchèrent une explosion qui embrasa la plateforme ?

Ainsi, à jouer aux apprentis sorciers, scientifiques et techniciens au service des nocheurs de la finance, l'homme brûle ses ailes et souille, se croyant maître absolu, la nature nourricière....

 
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