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28 juin 2010

Le Sulu Range, sur l'Île de Nouvelle Bretagne, vers une nouvelle éruption comme en 2006 ?

Code 0502-09

Localisation : Latitude 5.50° Sud et Longitude 150.942° Est.

Stratovolcan, altitude 610 mètres, Île de Nouvelle Bretagne, Papouasie-Nouvelle Guinée.


Le 24 Juin 2010, à 05 h 32 Temps Universel, 15 h 32 Heure Locale, un séisme de magnitude 6.3 sur l'échelle ouverte de Richter, magnitude du moment 6.1, a encore frappé l'île de Nouvelle Bretagne, tout particulièrement la province de Bangula, dans le Nord-Est des montagnes de Nakanaï. Son épicentre, localisé latitude 5.53° Sud et longitude 151.13° Est, se trouve à 10 kilomètres au Nord-Nord-Est de Siwanpuna, à 15 kilomètres au Sud-Est de Malasi, à 20 kilomètres au Sud-Est de Sulu, à 110 Kilomètres à l'Est de Kimbe et à 618 kilomètres au Nord-Est de Port Moresby.

Son hypocentre se situe à 51 kilomètres de profondeur, sous le complexe volcanique basaltique et rhyolitique du « Sulu Range », un chevauchement de petits stratovolcans, de dômes de lave, de maars, - Kaiamu -, de solfarates et de marmites de boue, - région hydrothermique de Walo -, le Mont Malopu, - aussi appelé Malutu ou Malobu -, 610 mètres, à l'extrémité Sud-Ouest du complexe, en étant le point culminant. Un évent de ce complexe, bien qu'aucune éruption historique ne fut ni connue, ni référencée, à prime abord le Mont Ruckenberg, 565 mètres, mais plus exactement le Mont Karai, 500 mètres, entre les édifices volcaniques Ubia et Ululu, est entré en éruption le 07 Juillet 2006, son activité éruptive se prolongeant jusqu'en Octobre de la même année.

Dès le mois de février 2006 un changement notoire, ralentissement de l’activité photosynthétique de la végétation, dessèchement des formations végétales, désertification des dômes..., était constaté sur les versants de la chaîne de « Sulu Range ». Sans éruption historique connue et recensée, cette chaîne volcanique était considérée comme « éteinte » donc laissée sans surveillance. Même si, en 1985, un tremblement de terre, de magnitude 7.0 avait frappé le Sud-Est de la chaîne du « Sulu Range », même si, après le dit séisme, une source thermale est apparue sur le flanc du cône Karai, même si la raison en a été, de toute évidence, l'inflation du dôme avec des remontées magmatiques, difficile, lors, de se prononcer sur les intellections physiques qui ont entraîné le dessèchement de la végétation et la désertification locale qui en ont découlé.

C'est vite oublier, sans comptabiliser ceux de magnitude inférieure, qu'au moins cinq séismes de magnitude égale ou supérieure à 5.0, l'épicentre se situant à quelques 5 à 25 kilomètres du Mont Karai et du complexe de « Sulu Range », ont frappé le Nord-Est des montagnes de Nakanaï entre le 20 Mars 2003 et le 28 Mai 2006 : deux le 20 Mars 2003, de magnitude de 5.4 et d'hypocentre à 40 kilomètres de profondeur ; un le 30 Septembre 2005, de magnitude 6.5 et d'hypocentre 31 kilomètres de profondeur ; un le 29 Mars 2006, de magnitude 5.0 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur ; et un le 28 Mai 2006, de magnitude 6.4 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur.

En référence à la sismicité et au volcanisme inhérents aux arcs volcaniques, le complexe « Sulu Range » se situant sur l'arc insulaire Bismarck, l’examen des enregistrements des séismes et la localisation de leurs foyers, contribuent à déterminer une relation exponentielle, dans le temps, entre les phénomènes sismologiques et volcaniques. En cela, sur l'île de Nouvelle Bretagne, tous les séismes intermédiaires (1), entre 33 et 70 kilomètres de profondeur, de magnitude égale ou supérieure à 6.5/7.0, hypocentre localisé sous un volcan, ou à sa périphérie immédiate dans un rayon de 15 à 20 kilomètres, ont tous été suivis d’éruptions violentes de ce volcan même si celui-ci est considéré comme « somnolant », « endormi », voire « éteint », les éruptions modérées, elles, ayant été précédées par des séismes de magnitude comprise entre 5.0 et 6.5, d'une part ; d'autre part, l'intervalle de quelques mois existant entre le moment où s'est produit le séisme et l'instant où le volcan entre en éruption, dépend de la profondeur du foyer du ou des séismes intermédiaires précurseurs et de la nature éruptive du volcan lui-même, actif, en sommeil ou, - les solfatares et les fumerolliens et certains bâtis volcaniques après 1.000 ou 2.000 ans d'inactivité -, considéré éteint ; et, enfin, le rapports distance entre le foyer sismique, la chambre magmatique et la cheminée volcanique, et l'intervalle de temps découlant du type du volcan et du caractère de ses éruptions, pour les arcs volcaniques, la montée du magma variant entre 0,2 à 0,5, suivant le temps d'inactivité effective de l'édifice, et 2,5 kilomètres par jour(2).

Dans le cadre d'une éruption volcanique, le magma est amené à se frayer et s'ouvrir un passage pour s'exhausser jusqu'à la surface et s'épancher. Il résulte, de ce processus physique, géothermique et tout autant mécanique, le magma provoquant des séismes de faible puissance sur son parcours ascendant, que les roches « encaissantes », se faisant, elles, de moins en moins denses et la force d'Archimède ne suffisant plus au magma pour monter, sont fracturées sous la contrainte exercée car une éruption ne peut être possible que si une quantité suffisante de magma, généralement plus ou moins 100 kilomètres cubes, s'est accumulée dans une chambre.

Pour les volcans considérés « en sommeil » ou « éteints », ce processus est plus lent et, il arrive souvent, avant que l'éruption finale ne se déclenche, qu'un certain nombre d'entre elles avortent et se transforment en phénomènes paravolcaniques tels que des exutoires fumerolliens, mares de boues, mofettes, solfatares et apparitions de sources d'eaux chaudes ou thermales. Ainsi en est advenu, pour le Mont Karai, en 1985, faisant suite au séisme du 30 Septembre 2005, de magnitude 6.5, la survenue de sources d'eau chaudes qui se sont mises à sourdre sur les pentes de l'édifice et la formation d'épisodes fumerolliens occasionnels se reproduisant et s'amplifiant, son foyer se situant sur ou en périphérie immédiate, lors de chaque nouveau tremblement de terre affectant le Nord-Est des montagnes de Nakanaï et le complexe du « Sulu Range. »

En regard du « Sulu Range », après plusieurs éruptions avortées, l'activité sismique, annonciatrice d'une phase éruptive, a réellement débuté le 06 juillet 2006 par un essaim de tremblements de terre, d'intensité I à IV sur l'échelle Mercalli modifiée, ressentis de Kimbe jusqu'à Bialla et Mamota, à une distance approximative de 16 à 20 kilomètres. Les secousses, - une toute les une à deux minutes durant les deux premières semaines de l'aléa volcanique -, ont été accompagnées, dans les secteurs Nord-Ouest et Sud de la chaîne du « Sulu Range », entre les cônes d'Ubia et d'Ululu, au-dessus du dôme sommital du Mont Karai, de grondements et d'émissions modérées de vapeur blanche et de cendres.

Tous les cours d'eau prenant leur source sur les pentes des monts jumeaux, le Ruckenberg et le Karai, à cause de la multiplication des secousses, et l'augmentation de la température, tant du sol que des eaux, prennent une teinte laiteuse qui devient vite boueuse. Et les éruptions, panaches de cendres, de gaz et de nuées et coulées pyroclastiques ont commencé dès le 07 juillet. Elles sont devenues moins importantes à partir du 10 juillet et elles ont persisté jusqu'au 11 Septembre 2006.


En conclusion :


L'Île de Nouvelle-Bretagne se situe sur l'une des zones les plus mobiles de la planète, la ceinture orogénique péripacifique ou cercle de feu du Pacifique qui est la plus active du globe tant sur le plan éruptif que sismique, plus précisément sur la « ceinture orogénique téthysienne », du nom de l'Océan Téthys, en finalité de disparition, dont sont nées les montagnes qui vont de la zone caraïbe à l'Indonésie et à la Mélanaisie.

La structure du relief est due à la subduction compressive de la plaque continentale Australienne, de poussée Nord, sous la plaque océanique Pacifique, de poussée tangente vers l’ouest, dès le Crétacé. A l’éocène, cette collision entraine, d'une part, diverses ruptures dans les plaques Australienne et Pacifique favorisant la formation des microplaques Bismarck Nord, Manus, Bismarck Sud et Mer des Salomons, et, d'autre part, un épanchement de lave créant un arc volcanique, aujourd'hui fossile, dont le Sud de l'Île de Nouvelle-Bretagne est issu. Au pléistocène, résultant de la subduction de la microplaque Mer des Salomons sous la microplaque Bismarck Sud, un nouvel arc, caractérisé par de grands volcans actifs, - Garbuna Group, Garua Harbour, Bola, Dakataua, Pago, Lolo, Sulu Range, Hargy, Bamus, Ulawun, Lalobau, Rabaul, Tavui... -, s’établit plus au Nord, c'est la naissance du Nord de l'Île de Nouvelle-Bretagne.

Si un parallèle est établi entre le séisme du 28 Mai 2006, de magnitude 6.4 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur, véritable précurseur de l'éruption du Mont Karai, débutée les 06 et 07 Juillet suivant, et le tremblement de terre du 24 Juin 2010, de magnitude 6.1 et d'hypocentre 51 kilomètres de profondeur, tous deux s'étant produits dans la périphérie immédiate du complexe « Sulu Range », il ne serait pas surprenant qu'une activité éruptive modéré n'affecte, dans les prochaines semaines, le dit complexe volcanique.

Et s'il s'avère qu'une activité volcanique soit la résultante du tremblement de terre du 24 Juin, hypocentre 51 kilomètres de profondeur, celle-ci pourrait démarrer aux environs du 15 Août 2010. En effet, c'est 40 jours après le séisme du 28 Mai 2006, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, que le volcan Mont Karai est rentré en éruption, le magma s'étant élevé à la vitesse de 1 kilomètre par jour.


Notes


(1) Conventionnellement les séismes, suivant la profondeur de leur foyer, sont classifiés : de 0 à 33 Kilomètres de profondeur, séismes superficiels ; de 33 à 70 kilomètres, séismes intermédiaires ; et de 70 à 700 kilomètres, les hypocentres pouvant atteindre de telles profondeurs, - Îles Fidji, Colombie... -, séismes profonds.

(2) Les séismes volcaniques et les arcs insulaires. Raymond Matabosch. En cours de finalité de rédaction. 2010.

23 juin 2010

Le volcan Manam semble reprendre vigueur.

Code 0501-02

Localisation : Latitude 4.080° Sud et Longitude 145.037° Est,

Stratovolcan, altitude 1.807 mètres, Papouasie-Nouvelle Guinée.

Alerte aviation : Non référencée.

Alerte volcan : Non référencée.


L'île-volcan Manam, connue localement sous le nom de Motu Manam, dans la province de Madang, Papouasie-Nouvelle Guinée, est une île basaltico-andésitique circulaire de 10 kilomètres de diamètre culminant à 1.807 mètres d'altitude. Elle se situe dans la Mer de Bismarck dans le détroit de Stephan, à 12 kilomètres au large de la côte Nord-Est de l'île mélanésienne de Nouvelle Guinée, à 14 kilomètres au et à 16 kilomètres au Nord-Nord-est de Bogia, est l'un des volcans les plus actifs du pays.

Elle a été habitée jusqu'en 2004 mais, suite à une conséquente série d'éruptions pyroclastiques meurtrières qui se sont produites entre le 24 Octobre et le 21 Décembre de la dite année, le gouvernement avait ordonné l'évacuation forcée, les installant à Potsdam, Asurumba et Mangem, - trois anciennes plantations de cocotiers du district de Bogia -, des 10.000 personnes environ, réparties dans 16 villages, peuplant l'île. Mais la présence du gouvernement et des organisations non gouvernementales, dans la région, étant quasi-inexistante, les îliens déplacés ont, depuis, été livrés à eux-mêmes. Quelques réfugiés, déblayant les toitures et les terrasses des habitations encore debout, et cultivant les riches terres, sont, depuis, revenus vivre sur Manam.

L'édifice volcanique se compose d'une alternance de couches de cendres, de lave et de roches résultant d'éruptions antérieures. Le volcan a deux cratères sommitaux implantés dans les et en restes d'une ancienne caldeira visibles à une altitude de 900 mètres et, bien que les deux soient actifs, des éruptions de type péléen et strombolien s'étant succédées depuis l'Holocène, la plupart des jaillissements historiques sont l'œuvre du cratère Sud. Les produits éruptifs que ce cratère a émis au cours du XX° siècle se sont majoritairement concentrés dans la vallée d'avalanche située au Sud-Est de l'île-volcan. Cinq petits dômes satellites sont situés proche des côtes nordiques, méridionales et occidentales de l'île.

Ses versants, à l'exception de son dôme sommital et des vallées Brown qui en sont totalement dépourvus, sont recouverts par une végétation tropicale luxuriante. Ils sont profondément entaillés par quatre vallées radiales. Ces vallées d’avalanche, espacées de 90° les unes des autres, concentrent les coulées pyroclastiques et/ou de lave, des coulées atteignant parfois la mer, générées par les cratères sommitaux. Elles représentent les zones les plus à risque lors des éruptions, et elles sont, généralement, les premières à être évacuées.

La première éruption de Manam, référencée et attestée par des documents archives et des écrits, s'est produite en Juillet 1616. Elle fut centrale et explosive, d'indice explosivité volcanique VEI 2.

Avec à son actif une trentaine d’éruptions majeures depuis 1616 dont 23 pour le XX° Siècle, il est l’un des volcans les plus actifs de Papouasie-Nouvelle Guinée. En 1919, indice explosivité volcanique VEI 4, tout comme ce le fut aussi en 1956, index explosivité volcanique VEI 3, et en 1958, indice explosivité volcanique VEI 4, des éruptions centrales et explosives génèrent des coulées pyroclastiques, des épanchements de lave, causant des dommages aux terres, aux propriétés et aux habitations, qui atteignent la mer, et des lahars, - coulées de boue -. En 1994, une éruption, indice explosivité volcanique VEI 4, engendre un panache de vapeur d'eau, de gaz et de cendres s'élevant à une hauteur de 10 kilomètres, des projections incandescentes jusqu'à 2 kilomètres d'altitude, et des nuées ardentes, et, en décembre 2004, une éruption centrale et explosive, indice explosivité volcanique VEI 3, provoque la formation d'un panache de cendres qui s'élève à plus de 10 kilomètres d'altitude et une coulée pyroclastique qui fait 5 victimes. Une coulée pyroclastique, le 03 Décembre 1996, indice explosivité volcanique VEI 3, fait 13 victimes dans le village de Budua. Une nouvelle explosion centrale se produite le 28 Janvier 2005, générant un panache de cendres atteignant une altitude voisine de 6.000 mètres, des nuées ardentes et une coulée de lave qui entraîné la mort d’au moins une personne et la destruction de l’observatoire. En Mars 2007, une coulée de boue tue 4 personnes.

Depuis courant Décembre 2009, après une longue période commencée le 24 Octobre 2007, ponctuée d'éruptions centrales et explosives, cratère Sud et cratère principal, d'écoulements pyroclastiques et de lave provoquant morts d'homme, dommages, destructions et évacuation de toute la population de l'île, le Manam est d'un calme tout relatif et l’observatoire de Rabaul estime, même, que l’activité de faible niveau observée se poursuivra durant de longs mois.

Mais, le 16 Juin 2010, un panache s'échappe du cratère sommital du Manam et reste groupé, sous forme de nuage composé principalement de vapeur d'eau et de gaz, probablement du gaz carbonique, du méthane et de l'anhydride sulfureux, au sommet du dôme avant de s'étendre, tel un voile bleu-gris, vers le Nord-Ouest et, légèrement plus foncé, vers l'Ouest-Nord-Ouest, sur la Mer de Bismarck.

Depuis, au fil des heures, le panache semble s'intensifier et de légères explosions se font entendre.

23:07 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : volcan, volcanisme, papouasie-nouvelle-guinée, manam | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22 juin 2010

Au Kamchatka, l'activité du volcan Sheveluch va croissant.

Code : 1000-27

Localisation : Latitude 56.391° Nord et Longitude 161.213° Est

Stratovolcan, altitude 3.283 mètres, Kamchatka, Russie

Alerte aviation : Alerte orange.

Alerte volcan : fort risque d'explosion du dôme ?


Le Sheveluch, - aussi appelée Shiveluch ou Chiveloutch -, d'environ 500 kilomètres de diamètre et couvrant une superficie globale d'environ 1.300 kilomètres carrés, se situe à la triple jonction de la fosse Kouriles-Kamchatka, de la faille Ulakhan et de la fosse marginale des Aléoutes, à une distance de 50 kilomètres de Klyuchi et de 450 kilomètres de Petropavlovsk-Kamchatsky. Il est l'un des plus imposants édifices volcaniques du Kamtchatka. Ce volcan actif le plus septentrional de la péninsule, de structure complexe, inclut trois unités principales : le stratovolcan Stary Shevelush du pléistocène moyen, sa formation remontant à 60.000 ou 70.000 ans, flanqué, sur son versant oriental, d'un gisement de lave Holocène, le Baidarny ridge ; la caldeira, en forme de fer à cheval, de 9 kilomètres de diamètre à l'extérieur, 3 kilomètres à l'intérieur et ouverte en sa partie Sud ; et le Young Shiveluch, - ou Molodoy Shevelush -, situé dans la partie Nord-Ouest de la caldeira. Plusieurs dômes, extrusions holocènes, ont été également mis en place sur le versant occidental du Stary Shevelush.

Le Stary Sheveluch, son sommet principal appelé Glavnaya culminant à 3.283 mètres, est un strato-volcan polygénique. Son socle est formé de dépôts clastiques, de type andésitique, d'une épaisseur atteignant 1.500 mètres, et les strates, s'entassant sur une épaisseur totale de plus de 2.000 mètres, dans sa partie basale sont essentiellement d'origine pyroclastique et évoluent, en se rapprochant de sa partie sommitale, en des dépôts de plus en plus effusifs. Ses versants, excepté son versant Sud, lors d'une éruption paroxysmale, éventré par une impressionnante caldeira aux escarpements latéraux de quelques centaines de mètres à 1600 mètres de hauteur, sont dotés de nombreux dômes andésitiques, le Karan, le Sherokhovataya... et le Krasnaya.

Dans cette caldeira s'est implanté, occupant une superficie d'environ 70 kilomètres carrés, la partie active du Sheveluch, le Molodoy Sheveluch, qui se composait, à son origine, de plusieurs dômes, le Tsentralny et le Suelich étant les plus connus. Lors de l'éruption de 1967 tous ces dômes ont été détruits et remplacés par deux cratères jumeaux, - 1.8 kilomètre de diamètre pour l'un et 2 kilomètres de diamètre pour le second -, éventrés sur le Sud-Ouest, occupant son sommet. Ce type de structure, en référence au Mont Somma, un ancien volcan, en lieu et place de l'actuel Vésuve, dont les vestiges encerclant le cône actuel au Nord-Ouest et témoignant d'une formation bien plus élevée, est connue sous le terme de « volcan Summa »

En outre, le Sheveluch est un volcan unique par la présence de roches magmatiques peu communes proches des adakites qui sont des cas particuliers de roches de contexte de subduction se trouvant dans la ceinture volcanique péri-Pacifique préférentiellement au voisinage, ou à l'aplomb, de dorsales océaniques, des zones où la croûte océanique subductée est la plus jeune. Certes, la péninsule du Kamchatka se situe bien sur le bord nordique de la plaque Pacifique qui s'enfonce sous la microplaque d'Okhotsh, mais elle se trouve fort loin de toute dorsale ce qui indique, probablement, que cette zone de subduction pourrait être un site de remontées mantelliques plus chaudes qui provoqueraient la fusion de la plaque Pacifique. De cette conjoncture, il en devient aisé de comprendre que la « déversement » annuel de magma et/ou de téphras, de l'ordre de 36 millions de tonnes par an, un ordre de grandeur colossal en regard de celui usuel pour les volcans d'arcs insulaires, que le stratovolcan Shevelush est l'un des centres explosifs les plus prolifiques.

Les rapport concernant l'activité du Shiveluch, le premier datant de 1739, font état de deux grandes éruptions pliniennes, particulièrement violentes d'indice explosivité volcanique VEI 3 à 4, en 1854 et en 1964, et de plus de 10 événements, d'ampleur modérée, associés à la croissance du dôme, produisant des panaches et des pluies de cendre et des écoulements pyroclastiques, l'un des derniers de ce genre, le 19 Mai 2001, indice explosivité volcanique VEI 2, causant de longs lahars de 30 kilomètres. À cause de ses éruptions explosives fréquentes, le volcan constitue un risque non seulement aux villes de Klyuchi, Ust'-Kamchatsk et Ust'-Khairyuzovo, respectivement situées à 45, 85 et 280 kilomètres du Molodoy Sheveluch, mais aussi aux lignes aériennes internationales et locales, ses nuages éruptifs s'élevant à des altitudes comprises entre 3 et 20 kilomètres, au-dessus du niveau de la mer, et s'étirant sur des centaines de kilomètres au-delà de l'édifice volcanique.


Extraits de la chronologie de l'activité du Molodoy Sheveluch depuis le 9 Mai 2004, suivant le Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team.


En regard des sources proposées par le Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team, - le KVERT -, faisant suite à des épisodes d'éruptions explosives paroxysmales reliées à la croissance du dôme de lave des 9 Mai 2004, indice explosivité volcanique VEI 2, 28 Février 2005, indice explosivité volcanique VEI 3 et 22 Septembre 2005, indice explosivité volcanique VEI 2, l'activité volcanique toujours en cours, en 2010, pour le Sheveluch, a repris le 29 Mars 2007.

Afin de suivre l'évolution de l'activité volcanique, deux sites internet rapportent, hebdomadairement, les dépêches publiées par le Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team :

- Le premier, le site internet du KVERT, en langue russe, Камчатский Научный Центр , et en langue anglaise, KVERT Information Releases ;

- Le second, le Global Volcanism Program, - GVP - , un programme du département des sciences minérales du Musée National d'histoire naturelle du Smithsonian Institution, basé à Washington, qui diffuse les rapports d'éruption émis par les observateurs locaux : « Shivelush »


Extraits de la chronologie de l'activité du Molodoy Sheveluch depuis le 04 Décembre 2007, suivant la presse russe.


En regard de la presse russe, et tout particulièrement du RiaNovosti, l'activité du dit volcan est bien plus intense que ce que laissent entendre les dépêches publiées par le Kvert. En effet, on peut y décrypter, en autres articles sur le sujet, que le Sheveluch, après près de neuf mois « de pause », s'est réveillé le 04 décembre 2007. Certains jours, les panaches de gaz et de cendres s'élèvent jusqu'à 8 kilomètres d'altitude et s'étirent sur des centaines de kilomètres depuis son dôme sommital. Mais, j'en conçois, dresser la chronologie complète des éruptions successives qui se succèdent, depuis, serait trop fastidieux pour soutenir l'attention des lecteurs, aussi n'évoquerais-je que les seuls événements marquants qui ponctuent l'activité vulcanienne de ce « volcan summo. »

Les 13 et 14 Mai 2008, une éruption, d'indice explosivité volcanique VEI 2, s'est produite et les cendres se sont élevées, malgré le vent, à plus de 2 kilomètres d'altitude. « Le vent a provoqué l'extension du nuage, et de fortes pluies de cendres se sont abattues au Sud-Est du volcan. Ce phénomène extraordinaire s'est ajouté à la fonte des glaces. L'eau est montée jusqu'au niveau du pont sur la rivière Bekecha qui relie la ville d'Oust-Kamtchatsk, un chef-lieu de district, au reste de la région », précise Alexeï Ozerov, chercheur à l'Institut de volcanologie et de sismologie, Académie russe des sciences.

Jusqu'à la fin Mai 2008, les éruptions explosives et de même intensité, associés à la croissance du dôme, se répètent. Sur des kilomètres autour du Sheveluch, les cendres noircissent les sols enneigés et accélèrent, par contact des débris de magma incandescents, la fonte des neiges, générant des coulées de boue.

Au mois de Juillet 2008, les contours du dôme actif du Molodoy Sheveluch apparaissent modifiés. Ses pentes sont désormais abruptes, et sa base, son diamètre s'étant allongé d'au moins 40%, prend de plus en plus d'emprise dans la caldeira car rares sont les semaines qui ne sont pas ponctuées par des éruptions explosives avec rejets de cendres et/ou coulées de laves.

L'activité éruptive du Molodoy Sheveluch s'intensifie à partir du mois de Mai 2009. D'énormes panaches de gaz et de cendres, atteignant des altitudes variant entre 3 et 9 kilomètres d'altitude, s'élèvent régulièrement au-dessus de son cratère. Des essaims sismiques sont enregistrés, à nombreuses reprises, dans le corps même de l'édifice volcanique, et de multiples anomalies thermiques sont constatées dans le dôme grandissant.

En Novembre 2009, des coulées sont observées sur les versants Sud-Ouest en particulier, surtout de nuit car les flots de lave, à des températures de 800 à 1.000° C., sont, lors, les plus visibles.

Le 21 Décembre 2009 quelques 130 séismes locaux sont enregistrés, sur 24 heures, par les stations d'observation et selon l'imagerie satellite, d'importantes anomalies thermiques sont observées, quotidiennement, autour du dôme actif. Un article du « RiaNovosti », daté « Petropavlovsk-Kamtchatski, 23 Décembre 2009 », précise même que « Les photos satellite indiquent que la température autour du dôme actif est anormalement élevée : +10° C., alors que sur le reste de la péninsule il fait -23° C. » Alexeï Ozerov, chercheur à l'Institut de volcanologie et de sismologie, Académie russe des sciences, souligne, quant à lui, que « L'observation vidéo du volcan est gênée par la forte nébulosité, mais les données des stations sismiques permettent de supposer que le Sheveluch a effectué au moins deux rejets de cendres à 4 kilomètres d'altitude ».

La coupole du volcan, avec l'intensification des éruptions explosives extrusives, s'est fendue en deux et, par le truchement d'une large et profonde fissure, des rejets de cendres et de gaz s'échappent et s'élèvent à des altitudes avoisinant les huit kilomètres. Les 15 et 16 Janvier 2010, des coulées de lave incandescente dévalent les pentes. Des chercheurs à l'Institut de volcanologie et de sismologie, Académie russe des sciences, « n'excluent pas une nouvelle explosion du dôme du Molodoy Sheveluch, le bouchon de lave ayant atteint une masse critique durant ces dernières décennies, et ils estiment qu'une explosion, dans le cratère, est inévitable », formule, dans un article du 17 Janvier 2010, le « RiaNovosti. »

Le mercredi 7 Avril 2010, un représentant de la section du Kamtchatka du Service géophysique de l'Académie des sciences de Russie, - RAN -, annonce, dans les colonnes du dit périodique d'information que « le Sheveluch a émis une colonne de cendre mêlée de gaz à 6,5 kilomètres d'altitude », rajoutant : « En 24 heures, 63 événements séismiques ont été enregistrés dans le bâtiment du volcan, en plus, une anomalie thermique a été constatée dans le dôme grandissant. » Le scientifique y déclare, en outre, que « le Sheveluch constitue un danger pour la navigation aérienne dans cette zone. Des parcelles de cendres peuvent pénétrer dans le mécanisme des avions de ligne survolant cette zone et provoquer une catastrophe aérienne. »

A compter du 19 Mai 2010, l'éruption du volcan le plus septentrional de la presqu'île du Kamtchatka, en Extrême-Orient russe, s'intensifie et malgré les conditions météorologiques qui gênent l'observation du volcan, les données sismiques laissent supposer que les rejets de cendres atteignent une altitude de 4 à 5 kilomètres. Jusqu'à 55 séismes locaux sont enregistrés tous les jours à proximité du cône. Nombre d'entre eux, à en juger par leur force et leur durée, s'accompagnent de puissants rejets de cendres et de gaz.

D'après un chercheur à l'Institut de volcanologie et de sismologie, Académie russe des sciences, « l'activité du volcan va croissant. Des pluies de cendres affectent les localités les plus proches. Les cendres volcaniques et des particules de magma, atteignant 2 millimètres de diamètre, sont en mesure, en raison de leur composition chimique complexe, de provoquer des intoxications chez les hommes et les animaux et de mettre en danger la navigation aérienne. »


Chronologie de l'activité du Molodoy Sheveluch à compter du 15 Mai 2010, suivant le Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team et le Global Volcanism Program.


Dépêche du 24 Mai 2010 : Code couleur Alerte aviation : orange. L'éruption explosive-extrusive du volcan continue. Des explosions de cendre, de plus ou moins10 kilomètres ASL, - au dessus du niveau de la mer -, pourraient se produire à tout moment. L'activité du volcan a pu affecter les avions internationaux volant à basse altitude.

La séismicité a été, quotidiennement, au-dessus du niveau basal. Selon les données séismiques, de probables plumes de cendres se seraient élevées jusqu'à 5,1 kilomètres d'altitude durant toute la semaine. Selon les données visuelles, du 15 au 17 Mai, une activité fumerollienne modérée a été observée. Les nuages ont obscurci le volcan les autres jours de la semaine. Selon des données satellites, une grande anomalie thermique a été constatée au-dessus du dôme de lave toute la semaine. Des plumes de cendre ont été observées, au Sud-Est du dôme volcanique, sur une distance de plus ou moins 40 kilomètres, le 15 Mai, et sur environ 40 kilomètres, à son Nord-Est, le 18 Mai.

Dépêche du 27 Mai 2010 : Code couleur Alerte aviation : orange. L'éruption explosive-extrusive du volcan continue. Des explosions de cendre, de plus ou moins10 kilomètres ASL, - au dessus du niveau de la mer -, pourraient se produire à tout moment. L'activité du volcan a pu affecter les avions internationaux volant à basse altitude.

La séismicité a été, quotidiennement, au-dessus du niveau basal. Selon les données séismiques, de probables plumes de cendres se seraient élevées jusqu'à 4,7 kilomètres d'altitude durant toute la semaine. Selon les données visuelles, les 24 et 25 Mai, les plumes de cendre se sont élevées jusqu'à 4.5 kilomètres ASL, - au dessus du niveau de la mer -, et une activité fumerollienne modérée a été observée durant toute la semaine. Selon des données satellites, une grande anomalie thermique a été constatée au-dessus du dôme de lave toute la semaine. Des plumes de cendre ont été observées, au Nord-Est du dôme volcanique, sur une distance de plus ou moins 10 kilomètres, le 23 Mai.

Dépêche du 04 Juin 2010 : Code couleur Alerte aviation : orange. L'éruption explosive-extrusive du volcan continue. Des explosions de cendre, de plus ou moins10 kilomètres ASL, - au dessus du niveau de la mer -, pourraient se produire à tout moment. L'activité du volcan a pu affecter les avions internationaux volant à basse altitude.

La séismicité a été, quotidiennement, au-dessus du niveau basal. Selon les données séismiques, de probables plumes de cendres se seraient élevées jusqu'à 6,1 kilomètres d'altitude durant toute la semaine. Selon les données visuelles, les 24 et 25 Mai, les plumes de cendre se sont élevées jusqu'à 4.5 kilomètres d'altitude, et une activité fumerollienne forte a été observée durant toute la semaine. Des avalanches de débris magmatiques, la nuit, ont été aperçues. Selon des données satellites, une grande anomalie thermique a été constatée au-dessus du dôme de lave toute la semaine. Un nuage de cendre, de 20 kilomètres de long sur 6 kilomètres de large a été détecté, au Nord du dôme de lave, à une distance de plus ou moins 15 kilomètres, le 31 Mai, et des plumes de vapeur et de gaz ont été observées, à l'Ouest du dôme volcanique, sur une distance de plus ou moins 30 kilomètres, le 29 Mai.

Dépêche du 10 Juin 2010 : Code couleur Alerte aviation : orange. L'éruption explosive-extrusive du volcan continue. Des explosions de cendre, de plus ou moins10 kilomètres ASL, - au dessus du niveau de la mer -, pourraient se produire à tout moment. L'activité du volcan a pu affecter les avions internationaux volant à basse altitude.

La séismicité a été, quotidiennement, au-dessus du niveau basal. Selon les données séismiques, de probables plumes de cendres se seraient élevées jusqu'à 4,1 kilomètres d'altitude les 04, 05 et 06 Juin. Selon les données visuelles, les 04, 06 et 09 Juin, les plumes de cendre se sont élevées jusqu'à 4.5 kilomètres d'altitude, et une activité fumerollienne forte a été observée durant toute la semaine. Des avalanches de débris magmatiques, la nuit, ont été aperçues. Selon des données satellites, une grande anomalie thermique a été constatée au-dessus du dôme de lave toute la semaine. Des plumes de cendre ont été observées, au Nord-Est du dôme volcanique, sur une distance de plus ou moins 100 kilomètres, le 04 Juin.

Dépêche du 18 Juin 2010 : Code couleur Alerte aviation : orange. L'éruption explosive-extrusive du volcan continue. Des explosions de cendre, de plus ou moins10 kilomètres ASL, - au dessus du niveau de la mer -, pourraient se produire à tout moment. L'activité du volcan a pu affecter les avions internationaux volant à basse altitude.

La séismicité a été, quotidiennement, au-dessus du niveau basal. Selon les données séismiques, de probables plumes de cendres se seraient élevées jusqu'à 4,9 kilomètres d'altitude les 04, 05 et 06 Juin. Selon les données visuelles, du 13 au 17 Juin, une activité fumerollienne forte ainsi que des avalanches de débris magmatiques ont été observés durant toute la semaine. Selon des données satellites, une grande anomalie thermique a été constatée au-dessus du dôme de lave toute la semaine. Et une petite anomalie thermique a été relevée, le 15 Juin, près du dôme de lave, très probablement à cause des dépôts importants de débris magmatiques accumulés.


En conclusion.


Si l'on en croit les scientifiques qui se sont exprimés dans les colonnes du périodique d'information russe, le « RiaNovosti », on ne peut qu'admettre que l'activité du Sheveluch s'intensifie et, son cratère crachant des gaz, des cendres et des blocs de lave visqueuse qui provoquent des avalanches de débris magmatiques visibles surtout la nuit et atteignant des températures de 800 à 1.000° C., qu'elle va croissante. En outre des essaims de séismes locaux se concentrent dans l'appareil vulcanien et proches du dôme sommital. Ils s'accompagnent d'émissions de gaz et de cendres qui s'élèvent à plus ou moins 4 kilomètres d'altitude

En conséquence, le Sheveluch pourrait connaître prochainement une éruption puissante au moins semblable à celle du 27 Février 2005 qui avait éventré la partie occidentale du dôme sommital, la hauteur du volcan ayant diminué de plus de 200 mètres, et une coulée de lave d'un kilomètre de large s'était étendue jusqu'à 25 kilomètres du cratère, au pire approchante ou similaire à celle du 12 Novembre 1964 qui résulta d'une courte, quelques heures, mais très puissante, éruption explosive qui éjecta 1,5 kilomètres cubes de matériel arraché à la moitié sud du dôme volcanique, le projetant dans un rayon de 100 kilomètres autour de l'édifice, heureusement une zone inhabitée qui se retrouva recouverte d'une dense et compacte couche de blocs de pierre et de cendres incandescentes de 10 à 50 mètres d'épaisseur, suivant les lieux.

16:41 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcan, volcanisme, kamchatka, sheveluch, éruption volcanique, russie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19 juin 2010

Impressionnante activité vulcanienne et strombolienne pour le volcan Batu Tara.

Code : 0604-26

Localisation : Latitude 7.792° Sud et Longitude 123.579° Est.

Alerte aviation : Niveau d'alerte orange

Alerte volcan : Non définie mais probable niveau 2, voire 3.


Le stratovolcan Batu Tara, culminant à 748 mètres d'altitude, est une petite île-volcan déserte, - dénommée le Pulau Komba, îles de la Petite Sonde -, isolée en mer de Flores et située à 50 kilomètres au Nord de l'île de Lambeta, - autrefois appelée Lamblen -, dans la province indonésienne de l'East Nusa Tenggara, Timur Oriental. Elle est la partie émergée d'un imposant édifice posé, par 3.000 mètres de fond, sur la jeune et mince lithosphère océanique de la micro-plaque tectonique Timor, une plaque en convergence, sur toute sa façade Nord, avec la microplaque de la Mer de Banda, et en convergence se transformant en divergence, sur sa façade Sud, avec la plaque australienne, et sur l'arc insulaire Sunda-Banda, à la frontière de la zone de subduction de la plaque lithosphérique australienne, en déplacement Nord, s'enfonçant sous la plaque tectonique de Sunda.

Le Batu Tara est coiffé par un grand cratère central, de 900 mètres sur 700 de diamètre, entaillé, sur son côté Est, par une cicatrice d'effondrement, semblable à celle de la Sierra del Fueco, pour le Stromboli, qui canalise les coulées de lave lors des éruptions. Particularité propre à l'édifice, même s'il est en fréquente activité, - éruptions et panaches de cendres s'élevant seulement à quelques centaines de mètres, rarement à plus de 2 ou 3 kilomètres au-dessus du niveau de la mer -, la végétation couvre tous ses versants jusqu'à 50 mètres de son sommet.

La géologie du Pulau Tomba se compose de couches alternées de laves basanitiques et téphritiques durcies, de cendres solidifiées et des roches éjectées par les éruptions antérieures. Le Pulau est réputé pour ses leucites potassiques.

Jusqu'en 2006, la seule éruption historique connue et documentée, de type strombolien, indice d'explosivité volcanique VEI 2, du Batu Tara, se produit durant les années 1847 à 1852. Elle se caractérise par des explosions projetant des bombes volcaniques et par un écoulement de lave. Le 1er juillet 2006, après 200 ans de calme, une éruption, indice d'explosivité volcanique VEI 1, généra un panache de cendre atteignant 2 kilomètres d'altitude. Depuis, le Batu Tara connaît de fréquentes périodes éruptives, plus ou moins longues, plus ou moins importantes de type strombolien ou vulcanien, ponctuées d'explosions produisant des panaches de cendre sélevant entre 1 et 2 kilomètres au-dessus du niveau de la mer, une activité éruptive comparable à celle de l'Anak Krakatau.

Le Batu Tara, Août 2008.

Les 19 et 20 Mars 2007, le volcan se manifeste, d'abord, par une faible activité explosive déclenchant l'émission de panaches de vapeur et de cendres, mais vite suivi par une phase d'éruption, indice d'explosivité volcanique VEI 2, plus forte, combinée à des panaches de plus en plus importants s'élevant au-dessus de l'édifice, provoquant, par crainte d'une éruption volcanique majeure, l'évacuation d'environ 1.500 personnes résidant sur l'île de Lembata toute proche.

Le Batu Tara est, depuis resté en activité constante avec des anomalies thermiques et la production fréquente de panaches de cendre dont nombre de bas niveau. Certes, entre les 24 novembre 2009 et 23 février 2010, le volcan a été quelque calme, avec expulsion occasionnelle de plumes de cendre, tels les panaches s'élevant à une altitude de 2,4 kilomètres et dérivant sur 90 kilomètres au Nord-Ouest du Pulau Tomba, le 24 Novembre 2009, de 1,5 kilomètre et dérivant sur 25 kilomètres à l'Est de l'île-volcan, de 2,1 à 2,4 kilomètres et dérivant entre 70 et 125 kilomètres d'Ouest en Nord les 8 et 9 Mars 2010...

Le Batu Tara, 10 Juin 2010.

Cette éruption est toujours en cours et une activité strombolienne et vulcanienne impressionnante continue sur le stratovolcan Batu Tara. Le 10 juin 2010, une explosion a produit un panache de cendre atteignant 3 kilomètres au-dessus du niveau de la mer, Et l'activité s'intensifie à compter du 11 Juin 2010, le panache de cendre est ininterrompu, son élévation oscillant entre 2,4 et 3,5 kilomètres d'altitude et dérivant au delà des 35 à 65 kilomètres d'Ouest en Nord-Ouest du Pulau Tomba. Une coulée de lave, suivant certaines indiscrétions locales, se serait même produite sur le versant Est de l'édifice volcanique.

Les Îles d'Andaman frappées par un séisme majeur de magnitude 6.1, le 18 Juin 2010.

 

Le 18 Juin 2010 à23 h 09 Temps Universel, 19 Juin 2010 à 04 h 39 Heure Locale à l'épicentre,

- pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, un séisme de magnitude 6.1, - ensuite revu à 6.0 puis à 5.9 -,  latitude 13.34° Nord, - ensuite rectifiée 13.30° -, et longitude 93.05° Est, - ensuite rectifiée 93.03° - , à frappé sur Sound Island, une île à l'Est de l'ïle d'Andaman, dans la Mer d'Andaman ;

Détermination de l'hypocentre, d'après le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen.


- pour l'U.S. Géological Survey, un séisme sous marin, à la côte -14 mètres, de magnitude 5,9, latitude 13.245° Nord et longitude 93.086° Est, dans la Mer d'Andaman, à frappé au large de la côte Est de l'Île d'Andaman.

Détermination de l'hypocentre, d'après l'U.S. Géological Survey.


Son épicentre se situe à 188 Kilomètres au Nord de Bombuflat, à 191 kilomètres au Nord de Port Blair et à 358 kilomètres au Sud-ouest de Labutta et son hypocentre se situe

- à 40 kilomètres,  - ensuite revu à 25 kilomètres -, de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen ;

- à 27.2 kilomètres, +/- 6.4 kilomètres, de profondeur pour l'U.S. Géological Survey.

Suivant les autorité, ce séisme considéré comme modéré, bien que d'intensité VIII à l'épicentre, n'aurait fait ni victimes, ni dommages.

La mer d'Andaman ou Mer de Birmanie, considérée comme une extension de l'Océan Indien, se situe au Sud-Est du Golfe du Bengale, au Sud de Myanmar, - ex Birmanie -, à l'Ouest de la Thaïlande et à l'Est de l' îles Andaman, archipel indien Andaman-Nicobar. Du Nord au Sud, sa longueur est d'environ 1.200 kilomètres et sa largeur, d'Est en Ouest, de 650 kilomètres et elle développe une superficie de 797.700 kilomètres carrés. D'une profondeur moyenne de 870 mètres, elle atteint une profondeur maximale de 3.777 mètres dans le bassin d'Andaman. Tectoniquement elle est implantée sur deux microplaques, la plaque birmane qui regroupe toute sa région Est, les îles Andaman et Nicobar et l'ouest de la pointe nord de l'île de Sumatra, et la plaque de la Sunda.

Ces microplaques auraient été d'appartenance de la grande plaque eurasienne, mais elles se sont formées lorsque la plaque indienne est rentrée en collision avec l'Eurasie et à créé, il y a environ 3 à 4 millions d'années, un bassin d'arrière-arc, un bassin marginal qui deviendra la mer d'Andaman.

Par effet de la subduction de la plaque indienne, à une vitesse dite « soutenue » de 16 centimètres par an, sous la plaque birmane, un arc insulaire s'est ainsi formé donnant naissance au volcanisme : les volcans Barren, actif, et Narcodam, réactivé après le séisme, magnitude 9.1, du 26 Décembre 2004, et une kyrielle d'édifices volcaniques sous marins.

18 juin 2010

Les îles Kouriles frappées par un séisme de magnitude 5.9, le 18 Juin 2010.

Le 18 Juin 2010, à 02 h 23 Temps Universel, 14 h 23 Heure locale, un séisme sous-marin, de magnitude 5.9, à frappé au large de la côte Sud de l'île volcanique Iturup/Etoruf, en surplomb de la fosse Kouriles-Kamchatka. Son épicentre, localisé latitude 44.533° Nord et longitude 148.634° Est, à la côte -523 mètres, se trouve à 79 kilomètres au Sud de Sentyabrskiy, à 100 kilomètres au Sud-Est de Kuril'sk, à 284 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Nemuro, à 385 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Kushiro, et à 475 kilomètres à l'Est-Nord-Est d'Obihiro. Son hypocentre se localise à 48,1 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie, 8 minutes plus tard, d'une réplique de magnitude 4.0, d'hypocentre similaire, 50 kilomètres de profondeur, et son épicentre a été localisé, dans le même secteur marin, latitude 44.38° Nord et longitude 148.71° Est.

Une alerte tsunami a été lancée mais elle a été vite suspendue.

Les îles Kouriles, rattachées à l'oblast de Sakhaline, administrées par la Russie mais dont les Kouriles Méridionales sont revendiquées par le Japon sous le nom de Territoire du Nord, sont un archipel d'îles volcaniques s'étendant, sur environ 1.300 kilomètres, de l'extrême Nord-Est d'Hokkaido, Japon, à la pointe Sud de la péninsule du Kamchatka, Russie. Elles séparent la mer d'Okhotsk, à l'Ouest, de l'Océan Pacifique, à l'Est. La chaîne se compose de 22 îles principales, la plupart ayant une activité volcanique, de 36 petits îlots et d'une kyrielle de petits rochers, pour une superficie totale de 15.600 kilomètres carrés.

Ces îles font partie de l'arc volcanique Kouriles-Kamchatka et sont implantées sur l'anneau tectonico-vulcanien cerclant l'Océan Pacifique, le « Ring of Fire » ou « Cercle de Feu du Pacifique. » Elles sont les parties sommitales émergées de strato-volcans sous marins résultant de la subduction de la plaque Nord-Pacifique sous celle d'Okhotsk, une subduction formant la fosse Kouriles-Kamchatka se situant à quelques 200 kilomètres à l'Est de la chaîne îléenne qui compte environ 100 volcans, dont 40 sont actifs, de nombreuses sources chaudes et des sites fumerolliens.

L'activité sismique, de forte intensité et de magnitude majeure, y est fréquente. En 1963, un séisme de magnitude 8.5 et le 15 Novembre 2006, un de magnitude 8.3, y sont enregistrés, l'un et l'autre entraînant des tsunami avec des vagues de plus de 1;5 mètre de haut qui ont atteint les côtes de la Californie.

L'île Iturup-Etorofu-to, situé près de l'extrémité Sud de la chaîne Chishima, entre l'île Kunashiri, à 19 kilomètres au Sud-Ouest, et l'île Urup, à 37 km au Nord-Est, est la plus grande des îles des Kouriles Méridionales et elle est, aussi, la plus septentrionale de ces îles. D'une longueur de 200 kilomètres pour une largeur de 27,07 kilomètres, elle couvre un espace de 3.139 kilomètres carrés. Massif volcanique, une série d'une douzaine de volcans actifs, sur un axe Nord-Est/Sud-Ouest forment son épine dorsale de l'île, le Stokap , le plus élevé d'entre eux, dans la partie centrale, culminant à 1.634 mètres.

Le Kurils-Kamchatka-Trench, la fosse Kouriles-Kamchatka, une fosse océanique, de 10.542 mètres de profondeur maximum, s'étend depuis la triple jonction, fosse Kouriles-Kamchatka, faille Ulakhan et fosse des Aléoutiennes, au Nord, jusqu'à la Fosse du Japon au Sud. Parallèlement, à la formation de la zone de subduction qui a créé l'arc insulaire volcanique des îles Kouriles ainsi que celui du Kamchatka, la fosse a pris naissance à la fin du Crétacé. De nos jours, la plaque du Pacifique est en cours de subduction sous la plaque d'Okhotsk, lithosphère continentale et océanique, le long de la tranchée, à la vitesse de 9,5 centimètres par an, ce qui entraîne un volcanisme maximal, violent et paroxysmique et une intense sismicité.

17 juin 2010

Péninsule du Kamtchatka, probable éruption du strato-volcan Gorely.

Code 1000-07

Localisation : Latitude 52.558° Nord, Longitude 158.03° Est

Alerte aviation : Alerte Niveau Orange

Alerte volcan : Niveau Alerte inconnu


Alors qu'au 10 juin 2010, l'alerte aviation, pour les volcans Sheveluch, Klyuchevskoy, Karymsky, était Alerte Niveau Orange, pour le Bezymianny, Alerte Niveau jaune, et pour le Tolbachik Polsky, le Koryaksky, l'Avachinsky, le Mutnovsky, le Kizimen et le Gorely, Alerte Niveau vert dans la péninsule du Kamtchatka, l'Alerte aviation, pour le Gorely, les médias russes, « Voice of Russia », dans un bref article de presse mentionnant que le volcan a produit un panache de cendres s'étendant sur une centaine de kilomètres, interrompant des vols dans l'espace aérien Kamtchatkais et menaçant une centrale géothermique, serait passée Alerte Niveau Orange.

Jusqu'à preuve du contraire, l'omertà semble de mise de la part du Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team, - KVERT -, qui n'a émis aucun commentaire, ni la moindre dépêche à ce sujet, une éruption, plus ou moins importante, serait en cours sur le Gorely. Seul le MODVOLC, un algorithme non-interactif développé par l'Institut de géophysique d'Hawaï Planétologie, - HIGP -, et utilisant une faible résolution spatiale infrarouge des données satellitaires acquises par le spectroradiomètre-imageur à résolution moyenne, - le MODIS -, a détecté et enregistré des anomalies thermiques sur le volcan Gorely et autour de l'édifice volcanique.

Si l'on s'en réfère au site anglophone, « Eruptions », , relayé par le site francophone, « Activolcans », Dépêche n°3951 du 17 Juin 2010, « Le Gorely a produit, il y a déjà quelques jours, - 11 ou 12 juin -, un panache de cendres qui a localement perturbé le trafic aérien mais n'a posé aucun problèmes aux habitants de la région, si ce n'est à une centrale géothermique installée à proximité. Aucune information n'a, pour le moment, été fournie par le KVERT et le VAAC de Tokyo n'a pas du tout réagit à la présence du panache de cendres. L'édifice est pourtant bien dans une phase d'activité un peu plus intense que la normale en ce moment car le MODVOLC commence à enregistrer des anomalies thermiques sur l'édifice. »

Dégazage particulièrement intense du volcan Gorely. Vue prise, le 12 Juin 2010, depuis Petropavlovsk-Kamchatsky. Source KVERT © I. Dubrovskaya.

Ce volcan se situe dans une zone volcanique, la péninsule du Kamtchatka, comprenant plus de 300 volcans dont plus d'une trentaine sont actifs ou considérés actifs mais, la région Kamtchatkaise étant quasi désertique, excepté la capitale régionale comptant 350.000 habitants, le reste du territoire ne comptant que 0,3 habitant au kilomètre carré, les autorités civiles, depuis que la région n'est plus zone militaire hautement stratégique, semblent s'en désintéresser car il n'existerait, pour assurer tous les enregistrement sismiques et sismo-volcaniques, qu'un seul sismomètre de surveillance.

De mémoire, il n'y aurait plus eu d'éruption connue, donc déclarée par les autorités civiles et le KVERT, depuis 1986. Pourtant, avec ses cinq cônes chevauchant une caldeira elliptique de 10 kilomètres sur 13, et une forte activité, avec la production de fréquentes éruptions, indices d'explosivité volcanique majoritairement de Niveau 2 et 3, au cours du XX° siècle, ce calme relatif prête à caution. Certes, des sources autorisées laissent entendre que le volcan aurait explosé, et certains jaillissements auraient même dégénéré durant la dernière décennie, mais faute de preuves tangibles, il est difficile de se prononcer. Enfin, l'éruption explosive qui est à l'origine de la caldeira, il y a 40 à 38.000 ans, avec éjection de plus de 100 kilomètres cubes de téphras, démontre que ce volcan est susceptible de produire des événements vulcaniens ou phréato-magmatiques de grande ampleur.

La péninsule du Kamtchatka, s’étirant entre la mer d’Okhotsk, à l'Ouest, la mer de Béring et l’océan Pacifique à l'Est, sur 1.500 kilomètres du Nord au Sud et 470 kilomètres dans sa plus grande largeur entre les latitudes 50.51° Nord et 64.50° Nord, d'une superficie de 472.500 kilomètres carrés, 4/5° de la superficie de la France, est située à l’extrême frontière orientale de la Fédération de Russie, au nord du Japon et au Sud-Ouest de l’Alaska. Sa population, 450.000 habitants, se trouve en majorité dans la capitale Petropavlovsk-Kamtchatsky, 350.000 âmes. En dehors de la capitale, la densité de la population n’est que de 0,3 habitant au kilomètre carré.

Cette terre déserte, de par sa situation géographique, - une zone de subduction des plus actives matérialisée par une fosse océanique, la fosse des Kouriles parfois appelée fosse Kouriles-Kamtchatka, de 10.542 mètres de profondeur maximum, des séismes et des volcans -, la plaque Pacifique-Ouest s'enfonçant sous la plaque d'Okhotsk à la vitesse de 10 centimètres par an, possède quelques uns des édifices volcaniques les plus virulents de la planète Terre et elle est, régulièrement, soumise à leurs colères.

Située sur la Ceinture de Feu du Pacifique, la péninsule du Kamtchatka, région du monde où s'y concentre le plus grand nombre, est, avec plus de 300 cônes volcaniques alignés en deux arcs parallèles, et culminant entre 1.500 et 4.750 mètres, par excellence, le pays des volcans. Ceux de la chaîne Ouest, quasi inactifs excepté l'Ickinsky, 1578 mètres, qui continue à émettre des fumerolles, sont d'âges Holocène, Pléistocène et, pour certains, Pliocène. Au différent, la chaîne Est est jalonnée par une trentaine d'édifices volcaniques géologiquement très jeunes, potentiellement actifs, dont dix-neuf d’entre eux, en activité quasi permanente, d'une grande variété de types de vulcaniens ainsi qu'une grande diversité de caractéristiques volcaniques associées, crachent ou vomissent, chaque année, environ 16 à 18% des matières éruptives du globe. Ils sont répartis en trois groupes : le groupe Nord avec le Shiveluch, 3.823 mètres, le Klyuchevskoy, 4.750 mètres, - âgé d’environ 8 à 9.000 ans, le plus haut volcan eurasien en activité éruptive presque constante émettant plus de la moitié du volume total des lave émis par tous les volcans de l'arc volcanique Kuril-Kamtchatka et un des volcans basaltiques les plus actifs du monde -, le Bezymyanny, 2.882 mètres, le Ushkovsky, 3.943 mètres, le Zimina, 3.081 mètres, et le Plosky Tolbachik, 3.085 mètres ; le groupe Centre avec le Maly Semyachik, 1.560 mètres, le Kronotsky, 3.528 mètres, le Komarov, 2.070 mètres, le Taunshits, 2.353 mètres, le Gamchen, 2.576 mètres, le Kikhpinych, 1.552 mètres, et le Karymsky, 1.536 mètres ; et le groupe Sud avec l'Opala, 2.475 mètres, le Gorely, 1.829 mètres, le Mutnovsky, 2.323 mètres, le Zheltovsky, 1.953 mètres, le Ksudach, 1.079 mètres et le Koshelevsky, 1.812 mètres; et, surplombant la capitale Petropavlovsk-Kamtchatsky, l'Avachinsky, 2.751 mètres, et le Koryaksky, 3.456 mètres.

D'après le Kamchatkan Volcanic Eruption Response Team, - KVERT -, de nombreuses éruptions majeures ont affecté, à l'Holocène, la péninsule du Kamtchatka, telles celles de l' Ilinsky, en 7618 avant J.C., expulsant 140 à 170 kilomètres cubes de téphras et laves ; du Ksudach, en 1806 avant J.C., expulsant 18 à 19 kilomètres cubes de téphras et laves ; du Khangar, en 6872 avant J.C., expulsant 14 à 16 kilomètres cubes de téphras et laves ; du Karymsky, en 7889 avant J.C., expulsant 13 à 16 kilomètres cubes de téphras et laves ; de l' Opala, en 1478 avant J.C., expulsant 9 à 10 kilomètres cubes de téphras et laves ; de l'Avachinsky,7151 avant J.C., expulsant 8 à 10 kilomètres cubes de téphras et /ou laves ; du Ksudach, 6007 avant J.C., expulsant 7 à 8 kilomètres cubes de téphras et laves ; du Kizimen, 7351 avant J.C., expulsant 4 à 5 kilomètres cubes de téphras ; de l'Avachinsky, 3512 avant J.C., expulsant 4 kilomètres cubes de téphras ; et du Shiveluch, en 965 après J.C., expulsant 2 kilomètres cubes de téphras. Plus récemment, des éruptions majeures se sont produites, en 1907, au Ksudach, avec expulsion de 1,5 à 2 kilomètres cubes de téphras, en 1956, au Bezymyanny, avec expulsion de 1,2 à 1,3 kilomètre cube de téphras, et, en 1854 en en 1964, au Shiveluch, avec expulsion de 1 kilomètre cube de téphras, et, en 1975-1976, au Plosky Tolbachik, avec expulsion de 1,18 kilomètre cube de téphras et laves.

Dans cet univers volcanique, de nombreux autres exutoires existent dans les zones thermales et les bains d'eaux chaudes, à Esso, à Malky et au sud d'Avacha, les fumerolles et les solfarates, les geysers, tout particulièrement ceux de la Vallée des geysers dont la découverte, en 1941, fut réalisée par la géologue-hydrologue Tatyana Ustinova, et les marmites de boue.

Dans la Vallée des Geysers, dans la réserve de Kronotsky, certains entonnoirs portant des noms évocateurs tels le Giant, le Géant, le great Triple, le Grand Triple ou le Firstling, le premier, des fontaines d'eau chaude et de vapeur jaillissent avec une périodicité stricte. Ce sont pas moins de 20 grands geysers et des dizaines de petits qui se comptabilisent le long d'une section de 6 kilomètres dans la vallée de la rivière Geysernaya dont les eaux ne descendent pas en-dessous de 19° C, même pendant la rigoureuse saison hivernale, et peuvent, même, par endroit, atteindre 26° C. Les plus grands geysers sont le Velikan, - un jet de 25 mètres de haut toutes les 6 heures -, le Zhemchuzhny, le Sakharny, le Troynoy, le Konus, le Fontan, le Maly, - 8 mètres de haut toutes les 35 minutes -, le Bolshoy, - 10 mètres toutes les 10 minutes -, et le Shchel. Au coeur de cette réserve se situe l'ancienne caldeira du volcan Uzon, découverte en 1854, qui est une vaste cuvette volcanique elliptique de 9 kilomètres sur 12 de diamètre avec des remparts de 200 à 800 mètres de haut, dans lequelle se concentrent de nombreux volcans de boue et des lacs thermiques.

Le volcan Gorely qui porte aussi les noms de Gorelaya sopka, de Pravaya Mutnosvskaya sopka, de Vtoraya Mutnovskaya, et d'Asacha, se situe au Sud de la péninsule du Kamchatka, à 75 kilomètres au Sud-Ouest de Petropavlovsk-Kamchatsky, la capitale du Kamtchatka. Il est implanté sur un plateau basaltique et basalto-andésitique daté du Pléistocène, étage Calambrien ou Ionien. Bien que de type bouclier qui avait, à son origine, 20 à 25 kilomètres de diamètre, il n'en est pas moins un strato-volcan implanté dans une caldeira elliptique, somme de la coalescence de plusieurs caldeiras, de 10 kilomètres sur 13 et dont les remparts s'élèvent entre 30 et 50 mètres de hauteur.

16 juin 2010

Depuis le 15 Juin 2010, alerte orange pour le volcan Nevado del Huila, Colombie.

Code 1501-05

Localisation : Latitude 2.93° Nord, Longitude 76.03° Ouest

Alerte volcan, Niveau actuel.. : Niveau 2.
Alerte aviation, Niveau actuel : Orange.

 

Le Nevado del Huila est un stratovolcan colombien situé au Sud-Ouest de la Colombie, à l'Ouest du département de Huila, - municipalités de Tervel, d'Iquira, de Palerme et de Neiva -, à l'Est du département de Cauca, - municipalités de Paez, de Toribio et de Corinthe -, et, au Nord, de celui de Tolima, - municipalités d'Ataco et de Rioblanco -, dans la Cordillère Centrale des Andes, dans le parc national qui porte son nom.

Le volcan se présente sous la forme d'un alignement orienté Nord-Sud de quatre cônes volcaniques nommés, du Nord au Sud, le Pico Norte, La Cresta, le Pico Central, avec une altitude variant, suivant les sources géographiques, entre 5.364 mètres et 5.750 mètres constituant le plus haut sommet de Colombie, et le Pico Sur, avec une base elliptique de seize kilomètres de long pour onze kilomètres de large couvrant une superficie de 170 kilomètres carrés. Il est, de surcroît, le volcan actif le plus haut du Cundinamarca, - Nouvelle Grenade jusqu'en 1866, République de Colombie depuis -.

Cet imposant stratovolcan, recouvert par une calotte glaciaire, ainsi que les trois autres cônes volcaniques et deux dômes de lave, se sont édifiés dans un caldeira, d'âge indéterminé, de 10 kilomètres de diamètre. Il est, en fait, constitué par le chevauchement, et leur superposition, de deux volcans, le Pré-Huila et le Huila, le Huila ayant connu deux phases éruptives majeures, le Huila ancien et le Huila actuel. Bien que la genèse du Huila actuel fut essentiellement effusive, elle est devenue, dans les périodes plus récentes, beaucoup plus explosive, produisant notamment des coulées pyroclastiques liées à des effondrements de dômes, d'où son altitude fluctuant entre 5.364 mètres et 5.750 mètres.

La première éruption connue, du Nevado del Huila, date du milieu du XVI° Siècle, vers 1555, et fut explosive. Le volcan connait ensuite une période de repos de près de 500 ans, avec une une activité solfatarienne permanente dont « le son ressemble, dans le silence des nuits d'altitude », comme l'écrivent Garcés et De la Zerda, auteurs d'un guide sur les parcs nationaux de Colombie, 1994, « à la respiration tranquille d'un géant qui dort » qui se termine par l'éruption du 19 Février au 28 Mai 2007, une éruption de type fissure radiale et explosive, indice d'explosivité volcanique, - VEI -, niveau 3 , se produisant dans la partie sommitale du volcan, la chaleur dégagée par la lave émise faisant fondre la calotte glaciaire recouvrant le volcan et entrainant la formation de lahars qui obligent les populations menacées en contrebas d'évacuer temporairement leur lieu de vie qui subiront des dommages.

Après des mois de regain d'activité fumerollienne au sommet du volcan, une nouvelle éruption explosive, indice d'explosivité volcanique 2, débute le 02 Janvier 2008 pour s'achever en Avril 2008, suivie d'une seconde éruption explosive avec extrusion du dôme de lave, indice d'explosivité volcanique 3, de type fissure radiale, le 26 Octobre 2008 qui se poursuit. Les zones les plus exposées sont immédiatement évacuées et 12.000 personnes à quittent leur foyer. Malheureusement le 23 Novembre 2008, des avalanches de débris dévalent les pentes du volcan causant des dégâts dans les villes de Paicol, La Plata et Belalcázar et dans la vallée de la rivière Paez, et provoquant la mort de dix personnes.

Depuis le 15 Juin 2010, les autorités ont déclenché le plan prévention des catastrophes et activé les plans d'urgence dans les environs du volcan Nevado del Huila, qui a enregistré une activité en croissance, plus de 1096 secousses sismiques hybrides, - dont la source est à la fois une fracturation des roches et des mouvements de fluides -, entre le 9 et le 15 juin 2010, et qui est le siège d'un important dégazage, libérant, entre autres, de grandes quantités de dioxyde de soufre.

Le niveau d'alerte aviation est ainsi passé du jaune à l'orange et le niveau alerte volcan est lui, au Niveau 2. signifiant une « éruption probable comptée en jours voire sous une ou deux semaines. »

En outre, les autorités locales, comme cela s'était produit en Juin 1994, entraînant la mort de 1.100 personnes principalement des Indiens, redoutent qu'une avalanche puisse être provoquée par la réactivation du sommet volcanique.

sources partielles : http://www.activolcans.info

16 Juin 2010, un séisme meurtrier, magnitude 7.0, frappe en Nouvelle Guinée Orientale, Indonésie.

Le 16 Juin 2010, à 03 h 16 Temps Universel, 12 h 16 Heure Locale, un séisme sous marin, dans le Bassin Sarera, de magnitude 7.1 sur l'échelle ouverte de Richter, de magnitude du moment 7.0 et d'intensité VIII sur l'échelle MSK, a frappé la Nouvelle-Guinée occidentale, en Indonésie. Son épicentre, latitude 2.13° Sud et longitude 136.53° Est, se localise à 119 kilomètres au Sud-Est de Biak, à 195 kilomètres au Nord d'Enarotali, à 250 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Manokwari, et à 468 kilomètres de Jaya Pura. Son hypocentre se situe à 20 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, et à 28.8 kilomètres de profondeur pour l'U.S. Geological Survey.

La secousse principale a été précédée par un séisme précurseur, à 03 h 06 Temps Universel, de magnitude 5.8 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et magnitude 6.4 pour l'U.S. Geological Survey, et d'hypocentre 10 kilomètres de profondeur ; et suivie de plusieurs répliques de magnitude 5.0, à 03 h 38 Temps Universel, de magnitude 6.2, à 03 h 58 Temps Universel. A partir de 05 h 31, Temps Universel, magnitude 4.6, 05 h 43 magnitude 4.6, 06 h 10 magnitude 5.1, et 06 h 20 magnitude 4.8, les épicentres des répliques se sont déplacées vers la région de Biak.

Suivant les autorités locales, le séisme aurait fait au moins deux victimes, sur le Pulau Japen et endommagé des habitations. Une alerte au tsunami a été lancée avant d'être levée une heure plus tard.

La secousse a provoqué des scènes de panique dans ces Pulau, notamment à Japen, où quelques 150 habitations ont été gravement endommagées et où une église s'est effondrée, alors qu'à Biak, les habitants sont précipitamment sortis dans la rue et nombre d'entre eux, par crainte d'un tsunami, se sont réfugiés dans les hauteurs.

La secousse a été ressentie également dans toute de Nouvelle Guinée, dans tous les pulau au large des côte Nord et Est de l'île, dans la Bassin Saneira, la Mer de Bismark, la Mer des Salomon et la Mer des Philippines, et jusqu'aux îles Salomon, Guam, Mariannes du Nord, Marshall et Nauru, et en Micronésie, et tout particulièrement à Manokwari, située à 250 kilomètres de l'épicentre, où tout a tremblé pendant environ 40 secondes.

L'île de Nouvelle Guinée, orientée Nord-Ouest/Sud-Est, mesure environ 2.400 kilomètres de long pour 700 kilomètres de large, du Nord au Sud. Une longue chaîne de montagnes, culminant à 4.884 mètres au Puncak Jaya, dans les monts Maoke, sépare l'île d'Est en Ouest en deux moitiés presque égales. Des glaciers recouvrent les plus hauts sommets. Les côtes sont marécageuses et une grande partie de l'intérieur des terres est recouverte de forêts humides et denses, composées d'une végétation tropicale où l'on trouve de l'ébène, du bois de santal, du cèdre et des camphriers. Les plaines sont fertiles, mais l'absence d'une infrastructure de transport a jusqu'ici empêché leur développement. Le sous-sol renferme des gisements d'or, d'argent, de platine et de cuivre, ainsi que des gisements de pétrole et de gaz naturel. De très nombreux archipels, Îles de l'Amirauté, Archipel Bismarck, Îles du Duc-d'York, Archipel d'Entrecasteaux, Îles Green, Louisiades, Îles Mussau, Îles Salomon et Îles Schouten, se situent au Nord et à l'est de l'île.

La Papouasie Nouvelle-Guinée et les territoires indonésiens de l'Iran Jaya Timur, de l'Iran jaya Tengah et de l'Iran Jaya Barat, formant l'île de Nouvelle Guinée, et leurs îles et îlots attenants, ainsi que les îles Solomon, situés sur « la ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, sont régulièrement le théâtre de secousses sismiques.

En effet, le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe sous la plaque Australienne, subduction, entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l'Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons. Au niveau de la Nouvelle-Guinée, les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 centimètres par an, avec un maximum de 24 centimètres par an au Nord des Tonga.

Le Pays du Couchant lointain.



Le Pays du Couchant lointain.

Recueil de Haïku


Préface.


Vous ne connaissez pas le haïku qui dans sa forme surprend les non-initiés, vous ne connaissez rien du Maroc... Lisez un mot puis un autre mot...

S'affiche, à vos yeux, une image. Vous la regardez, telle une photo, par vous, prise un jour de voyage. Les couleurs sont à la fois chaudes et douces, et, lentement, par « on » ne sait quelle magie, vous vous sentez emportés vers des terres inconnues, le souffle léger d'un vent tiède et légèrement iodé effleurant votre peau.


« Bordée de lauriers
roses, palmiers, acacias,
la Loire des sables. »


Vous devinez le soleil qui joue, de ses rayons, dans des architectures témoins d'un passé zébré, en long, en large, et parfois en travers, par les hommes dont l'histoire « s'est écrite » dans un mélange de bonheurs et de terreurs.

Étrange et captivant... Une pioche découverte à Fez


« Pioche découverte
aux premières fondations -
Légende de Fas. »


et vous voilà voyageur du temps, élève d'un cours d'histoire et de géographie.

Après vous être baignés dans les ocres des sables du désert, après avoir touché, de vos yeux, poteries, tapis, cuirs ciselés ou broderies et maroquinerie, vous rêverez alors des jours de « vie oasienne ».

Et, miracle des mots, tout à coup, sans trop savoir pourquoi, vous vous attendrissez... Une vieille femme, assise devant sa porte, fume sa pipe: « A quoi pense-t-elle? Au présent? Au passé? À l'avenir? Ou, tout simplement aux Hommes »


« Une vieille femme
assise devant sa porte -
fumée d'une pipe.

Des chants dans les champs,
les izlan prêtent ardeurs
dans les durs travaux. »


Arrivés à Larache, l'odeur du poisson grillé, de l'oignon caramélisé pénètre vos narines.


« Sucre caramel,
œufs et sucre vanillé
avec lait tiédi,

la cuisson au bain-marie,
délicieux flan de Larache. »


Un peu plus loin, la saveur d'un flan excite vos papilles et vous fait saliver.

Raymond Matabosch excelle, donnant aux mots un étrange et subtil pouvoir.

Si ses mots mettent parfois le bout de votre nez dans le « nauséabond », s'ils vous percutent de plein fouet, vous agressent, c'est que Raymond Matabosch, le haïkiste, fait partie de ces rares « vrais » témoins de la vie des hommes et de la terre qu'il observe, qu'il écoute, depuis des années, et, surtout, qu'il aime à partager et qu'il sait, avec son âme de vagabond et de Sans Domicile Fixe, de volcans en volcans, de part le monde, son coeur et ses tripes, et si bien raconter.


« Nom de Lmiâra,
vieux document historique,
la tombe d'un juif. »


Si ses mots, parfois, dérangent, - ne vous en déplaisent, vous, par eux, « dérangés » -, tout au long des pages, des haïkus et des tankas composant le recueil « Pays du couchant lointain », ils vous caressent, vous réchauffent, vous émerveillent, vous font rêver...

Et, le plus surprenant, si ses mots vous sont inconnus, la plume, tout en délicatesse du poète, vous en offre la définition.

Chaque syllabe vous enveloppe d'une image, d'un son, d'un parfum... Elle vous habille et vous invite au voyage. Ne résistez point à la tentation!


« Mais ne dit-on pas
qu'avant d'avoir été terre
d'univers Canaan,

elle fut terre d'Égypte
héritage des Atlantes! »


Pour vous, femmes ou hommes marocains, ou vous étrangers ayant foulé cette terre, la lecture de ce recueil ne pourra qu'en réveiller vos sens!

Pour moi, cette lecture-aventure a été émouvante et je souhaite que la main qui a pris la mienne pour me faire traverser le Maroc, la prenne encore pour d'autres voyages...

 

Jacqueline CHADUTAUD, poète.


Le livre Le pays du Couchant lointain

10:50 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haiku, tanka, maroc | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15 juin 2010

Craintes d'une éruption vulcanienne pour le volcan Fuego, Guatemala

 

Code 1402-09

Localisation : Latitude 14.5° Nord, Longitude 90.9° Ouest.

Activité volcan : Sous surveillance.


Le volcan Fuego, 3.763 mètres d'altitude, l'un des volcans les plus actifs d'Amérique centrale, est l'un des trois grands stratovolcans surplombant Antigua, ancienne capitale du Guatemala. Bien que ses éruptions laviques soient rares, il est célèbre pour émettre, quotidiennement, des panaches de fumée et posséder une activité fumerollienne en son cratère sommital. Sa dernière éruption, crachant lave, pierre et cendres et obligeant les autorités locales à l'évacuation de sept familles vivant à proximité du volcan, remonte au 9 août 2007.

Le volcan Fuego et son frère jumeau, l'Acatenango, formant le complexe volcanique connu sous le nom de La Horqueta, sont la renaissance d'un ancien volcan, la Meseta, qui s'était effondré, voilà 8,500 ans et avait explosé projetant des avalanches de débris, sur plus de 50 kilomètres, sur la plaine côtière du Pacifique.

Contrairement aux coulées andésitiques caractérisant le volcan Acaténango, celles du Fuego sont devenues mafiques avec le temps et générent des roches basaltiques.

Le volcan Fuego est rentré en éruption, des éruptions violentes de type vulcanien, de quelques heures à plusieurs jours de durée, produisant des panaches s'élevant à plus de 7 kilomètres d'altitude à plus de 60 kilomètres/heure et entraînant des effets atmosphériques et climatiques durant de nombreux mois suivant l'éruption, des pluies de cendres, des coulées pyroclastiques et des coulées de lave, plus de 60 fois depuis 1524, ce qui en fait, pour l'Amérique Centrale, historiquement, le plus actif des volcans. Trois de ces éruptions furent meurtrières.

Depuis le début Juin, l'activité du Fuego est en constante augmentation. Elle se manifeste par des pulses, - émissions brutales -, de gaz et un dégazage plus régulier, un son de locomotive à vapeur entendu jusqu'à 5 kilomètres de distance, monte en puissance. Parallèlement l'activité éruptive et explosive, environ 15 explosions par jour, reste relativement stable mais la vigilance et la surveillance de l'édifice volcanique s'imposent, les éruptions vulcaniennes dont le Fuego est coutumier, s'accompagnent de violentes explosions projetant des cendres, des scories, des bombes à plusieurs kilomètres de hauteur et des nuées ardentes.

En outre, le Guatemala est régulièrement victime d'abondantes précipitations dues aux tempêtes tropicales, produisant, lors d'éruptions volcaniques, des lahars, des coulées boueuses formées d'eau, de tephras en majorité de cendres volcaniques froides ou brûlantes, très denses et lourdes et charriant quantité de débris tels des blocs rocheux, des troncs d'arbres, des restes de bâtiments, etc... Les lahars se forment lorsque des pluies importantes, survenant lors de cyclones ou des pluies prolongées, s'abattent sur des cendres volcaniques. Ils peuvent survenir des années après une éruption volcanique tant que des cendres peuvent être entraînées.

sources partielles : http://www.activolcans.info

12:00 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcan, volcanisme, guatemala, fuego, arc volcanique, antigua, guatemala city | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Le 15 Juin 2010, un séisme de magnitude 5.8, épicentre sur la faille de San Andréas, frappe la Baja California, au Mexique.

Le 15 Juin 2010 à 04 h 26 Temps Universel, le 14 Juin 2010 à 21 h 26 Heure Locale, un séisme de magnitude du moment 5.8 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, 5.9 révisé 5.7 pour l'United States Geological Survey, a frappé, à moins de 3 kilomètres à l'Ouest de la faille de San Andréas, la région frontalière États Unis-Mexique, en Baja Californie.

Son épicentre, Latitude 32.60° Nord et longitude 115.94° Ouest, se localise à 8 kilomètres au Sud-Est d'Ocotillo, à 24 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Seeley, à 26 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Jacumba Hot Springs, à 36 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'El Centro, à 44 kilomètres à l'Ouest de Mexicali et à 104 kilomètres à l'Est de Tijuana.

Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 6.9 kilomètres de profondeur pour l'United States Geological Survey.

La secousse principale a été suivie par une trentaine de répliques. Ni victimes, ni dégâts n'ont été recensés dans l'immédiat, mais la secousse a été ressentie à travers la région, jusqu'à Los Angeles où des immeubles ont tremblé. Elle a également fait trembler un stade où se jouait un match de baseball, à San Diego.

Dans l'Etat de Basse Californie, au Mexique, Un séisme puissant de 7,2 de magnitude, le 05 Avril 2010, avait fait 2 morts et 233 blessés.

14 juin 2010

14 Juin 2010, Tremblement de terre en Afrique du Sud, près de Soweto.

Le 14 Juin 2010, à 11 h 51 Temps Universel, 13 h 51 heure locale à l'épicentre, un séisme, de magnitude 5.0, à frappé la région de Far West Rand gold mines, Province de Gauteng, en Afrique du Sud.

Son épicentre, localisé latitude 26.54° Sud et longitude 27.32° Est, se trouve à 2 kilomètres au Sud-Ouest de Taaiboschspruit, à 5 kilomètres au Sud de Deelkrai, à 7 kilomètres au Sud-Sud-ouest d'Elansridge, à 20 kilomètres au Sud-Ouest de Fochville, à 23 kilomètres au Sud de Carltonville, à 30 kilomètres au Sud-Ouest de Westonaria, à 60 kilomètres au Sud-Ouest de Soweto et à 70 kilomètres au Sud-Ouest de Johannesburg.

Son hypocentre, suivant le South African Seismological Network, se situe à 2 kilomètres de profondeur et, suivant le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, à 10 kilomètres de profondeur, en surplomb du Rift Valley, prolongation du Rift East African et du Rift Central, marquant la séparation entre les plaques africaine, à l'Ouest, et somalienne, à l'Est, l'U.S. Geological Survey annonçant, quant à lui, 41.2 kilomètres de profondeur, une localisation incertaine à +/- 28.5 kilomètres..

En règle générale, la séismicité de l'Afrique du Sud est typique à celle affectant les régions d'intra-plaque Le régime séismique normal d'une région de ce type est caractérisé par une activité dite « de niveau modéré » n'excédant pas 5.0/5.2 de magnitude, avec des foyers sismiques aléatoirement distribués dans l'espace et le temps. Audifférent, les régions centre et Nord-Est présentent les caractéristiques du système africain de faillage afférent au Rift Esat African, et à ses prolohgation, Rift Central et Rift Valley.

La région centrale de l'Afrique du Sud, - provinces de Gauteng, du Nord-Ouest... -, est, en outre, exposée aux séismes induits résultant des exploitations profondes des mines d'or par explosifs. Une deuxième source, importante, de tremblements de terre induits est le lac Kariba, au Zimbabwe.

Le séisme qui a affecté, ce jour, la région du Far West Rand gold mines, est, de par la faible profondeur de son foyer, très probablement, un séisme induit.

13 juin 2010

Séisme de magnitude 7.5, au large des côtes Ouest des Îles Nicobar, le 12 Juin 2010.

Le 12 Juin 2010, à 19 H 26 Temps Universel, 0 h 56 le 13 Juin 2010, à Port Blair, Andaman et 02 h 26 à Aceh, Sumatra, un séisme de magnitude du moment évaluée à 7.7 dans un premier temps mais reclassifiée à 7.5, a frappé, en arrière de la fosse d'Andaman, au large de la côte Ouest des îles Nicobar, dans l'Océan Indien. Son épicentre, localisé latitude 7.78° Nord et longitude 91.89° Est, se trouve à 155 kilomètres à l'Ouest de Mohean, à 434 kilomètres au Nord-Ouest de Sabang et à 443 kilomètres au Sud de Port blair, et son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 35 kilomètres de profondeur pour l'U.S. Geological Survey. Une alerte tsunami, vite levée, a été lancée pour les pays du Sud-Est asiatique et les îles proches du foyer.

La secousse principale a été suivie par 8 répliques de magnitude comprise entre 4.6 et 5.3 :

le 12 Juin 2010, à 22 h 58, magnitude 4.8 ; et à 22 h 44, magnitude 5.3 ; et le 13 Juin 2010, à 02 h 50, magnitude 4.8 ; à 12 h 57, magnitude 4.6 ; à 07 h 36, magnitude 4.6 ; à 07 h 05, magnitude 5.1 ; à 06 h 26, magnitude 5.1 ; et à 04 h 01, magnitude 5.0.

La région englobant l'archipel d'Andaman-Nicobar et l'île de Sumatra est une zone frontière entre quatre plaques tectoniques. Les plaques indienne et australienne s'y enfoncent sous les plaques birmane et Sunda, - zone de subduction matérialisée par la fosse de la Sunda morcelée en fosse d'Andaman et fosse de Sumatra jusqu'au point quadruple localisé au Nord de Kuenen Rise, et, leur faisant suite, la fosse de Java -, à une vitesse voisine de 5 centimètres par an.

La déformation de la région, induite par cette convergence rapide, d'une part et, d'autre part, par la présence de deux dorsales, - la dorsale d'Andaman à l'Est et celle centrale de l'Océan Indien, à l'Ouest -, l'enserrant dans sa tenaille, est accompagnée par la naissance de très forts séismes le long de la fosse d'Andaman tels les séismes de 1833, magnitude proche de 9.0 et de 1861, magnitude 8.5, rompant l'interface de subduction sur près de 500 kilomètres pour le premier, près de 250 kilomètres pour le second et relaxant des dizaines d'années de charge de contraintes par l'intercession de glissements sismiques évalués entre 10 et 12 mètres d'amplitude pour le premier, entre 7 et 9 mètres pour le second.

En 1935 et en 1984, des séismes plus modérés ont, de même, rompu de petites régions jouxtant ces ruptures majeures. Et, tout comme ce fut le cas pour le séisme du 26 Décembre 2004 à 0 h 58 Temps Universel, 7 h 58 heure locale à Sumatra le 27 Décembre 2004, l'un des plus importants jamais enregistrés, avec une magnitude actuellement estimée, magnitude du moment 9.0, un aléa sismique suivi de plus de 500 répliques, dont une s'étant produite le même jour et atteignant la magnitude 7.3, aucun événement sismique majeur n’était connu, à ce jour, dans la région « avant fosse d'Andaman » jouxtant, à l'Ouest, les îles Nicobar.

Tout comme la subduction de la plaque australienne sous la plaque Sunda est à l'origine des archipels volcaniques de la Sonde, celle de la plaque indienne sous la plaque birmane est, elle, à l'origine de la formation des archipels volcaniques d'Andaman et de Nicobar. En outre, la dorsale, présente dans la mer d'Andaman, fut, il y a quatre millions d'années, l'élément déclenchant de la formation de cette mer et de l'éloignement des îles Andaman et Nicobar de la péninsule Malaise.

Enfin, il est à préciser, en premier point, que les plaques tectoniques Philippines, Sunda, Birmane et Inde s'étaient détachées du super continent Gwandana et qu'elles appartenaient à la plaque australienne avant, de même de s'en détacher ; en second point que la fosse de la Sunda et, par elle, ses trois segments fosse d'Andaman, fosse de Sumatra et fosse de Java, s'est formée il y a, environ, 55 millions d'années, les plaques indienne et australienne, plus vieilles, donc plus lourdes, subductant sous les plaque birmane et Sunda ; et, en troisième point, que la fosse de Sunda, dans sa globalité, recule, la courbure de l'avant fosse accumulant, ainsi, des charge de contraintes durant des dizaines, voire des centaines, d'années...

16:40 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : séisme, tsunami, nicobar, andaman, tremblement de terre, sumatra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10 juin 2010

Au Chili, si, après le Chaiten, en 2008, le Melimoyu se réveillait aussi ?

Code 1508-052

Localisation : Latitude 44.08° Sud, Longitude: 72.88° Ouest.

Alerte volcan, Niveau actuel.. : Alerte préventive de Niveau 1.


Situé dans la Région peu peuplée des Lacs, Province de Palena, au Nord de la Patagonie chilienne et localisé à 10 kilomètres au Nord-Est de la ville de Chaitén sur le Golfe de Corcovado, l’édifice volcanique est un cône culminant à 1.122 mètres d’altitude coiffé par une caldeira elliptique de 2.5 x 4 kilomètres orientée sur son flanc Sud. Deux petits lacs, l'un à l'Ouest et l'autre au Nord d'un dôme de rhyolite obsidienne dont la formation semble être proche de 100.000 ans, occupent le plancher de la caldeira. Ce contexte lavique, rhyolite obsidienne, très riche en silice, l’effet de « trempe » sur la lave ne lui ayant pas permis de cristalliser et lui ayant confèré un aspect vitreux, ne peut être explicable que par un refroidissement brutal du magma granitique produit de la fusion de la croûte continentale, très épaisse sous les Andes.

Le 2 Mai 2008, bien que considéré comme endormi depuis 9.400 ans, le stratovolcan Chaitén, projetant cinquante millions de tonnes de cendres, entre en éruption.

 

Le stratovolcan Melimoyu :


Tout comme le Chaitén, Le Melimoyu, également appelé Melimoto ou encore Melimoya, est un volcan patagonien, Cordillère des Andes, dans la région Aisén del General Carlos Ibáñez del Campo, localisé à environ 40 kilomètres au Nord-Ouest de la ville de Puerto Puyuhuapi. Ce stratovolcan, de forme ovalienne, s'étirant sur 10 kilomètres dans le sens Est-Ouest, construit par des laves basaltiques et andésitiques, culmine à 2.400 mètres d'altitude. Un cratère de 1 kilomètre de diamètre en inclusion dans une caldeira de 8 kilomètres de diamètre, le couronne. La caldeira est dotée d'une brèche, en son Nord-Est, d'où s'échappe un glacier qui recouvre le sommet du volcan. Deux strates de téphras datées de l'Holocène tardif et de nombreux cônes de cendres sont bien documentés sur les flancs de l'édifice volcanique dont deux seules éruptions, toutes deux de caractère explosif, sont connues, l'une en 850 av. J.-C. et la dernière en l'an 200.

Le Melimoyu se situe aux abords de l'entrée Nord du canal Moraleda, une étendue d'eau séparant l'archipel de Chonos de la partie continentale du Chili. Le canal longe l'importante faille géologique, à forte sismicité, Liquiñe-Ofqui, d'une longueur d'environ 1.000 km et d'axe Nord-Sud. Son nom vient de sa source, dans les Hot Springs Liquiñe, près de la ville éponyme, dans la région de Los Ríos, et de l'isthme Ofqui, dans la région de Aisen où se situe la jonction triple des plaques tectoniques Amérique du Sud, Antarctique et Nazca. Près de la faille, une grande partie longeant le canal Moraleda, se trouvent plusieurs volcans actifs comme le Mocho-Choshuenco, le Corcovado , le Macá, le Puyehue ou l'Hudson, ce dernier dont l'éruption, en 1991, est considérée comme l'une des plus violentes de l'histoire volcanique du Chili.

La faille Liquiñe-Ofqui est une zone de compression cisaillée, au niveau du volcan Quetrupillán par la faille Gastre et peut être déterminée comme un intra-arc dextre et une faille transpressive-transformante. Ainsi, l'éruption du volcan Cordón Caulle, le 24 Mai 1960, deux jours après le grand tremblement de terre de Valdivia, a été déclenchée par des mouvements dans la faille, le même contexte sismo-volcanologique se reproduisant lors du séisme d'Aysén, 21 avril 2007, déclenchant des glissements de terrains massifs, et éruption, le 2 Mai 2008, du volcan Chaitén.

Certes, après le tremblement de terre meurtrier de Cauquènes, de magnitude 8.8, du 27 Février 2010, il se peut attendre un éruption volcanique de l'un des volcans chiliens des Andes, mais s'il s'en produit une, elle ne pourra se générer que dans les régions Libertador General Bernardo O'Higgins, Maule ou Bío-Bío, l'une des trois régions les plus affectées par le tremblement de terre mais, l'hypocentre localisé en milieu marin à 35 kilomètres de profondeur, a été situé hors toute zone volcanique et hors toute connexion avec la faille Liquiñe-Ofqui.

 

Vers une éruption du Melimoyu ?


Au différent, la région d'Aysén, le 17 Mars 2010, sous le volcan Melimoyu, a montré une certaine activité sismique. Trois séismes, deux de magnitude 3,3 et un de magnitude 5.0, ont été enregistrés et ressentis par la population. Le 18 Mars, la sismicité a été, de même, avec une fréquence de 8 séismes par heure. Les hypocentres ont, eux, été localisés à des profondeurs variant entre 3 et 22 kilomètres. Il est à en convenir que la prise en compte de la seule sismicité n'est pas suffisante, d'autres paramètres , - inclinométrie, température, composition des gaz... -, ne devant pas être négligés, pour faire un pronostic éruptif. Mais... car il y a un mais..., la secousse de magnitude 5.0, s'est produite au cœur même de la faille, en lisière du magma, à l'aplomb exact de la cheminée du Melimoyu, à 22 kilomètres de profondeur. Par divers calculs qui seraient trop longs à expliciter dans le cadre de cet article, il s'avère que la vitesse de l'élévation du magma, suites aux mouvements sismiques animant la faille Liquiñe-Ofqui, lors de chaque éruption andine dans cette zone spécifique, est de 0,200 à 0,250 kilomètre par jour. Et le 28 Mai deux essaims sismiques sont localisés, entre 2 et 12 à 15 kilomètres de profondeur, tant à l'aplomb du sommet qu'au sud de l'édifice, démontrant que la circulation des fluides magmatiques sont en cours. Cela laisse entendre qu'une prochaine éruption, entre les 14 juin et 06 Juillet, pourrait affecter le stratovolcan Melimoyu.

Depuis le 02 juin, la sismicité est en augmentation sur le Melimoyu et, de fait, le magma devant être très proche du bouchon lavique obturant le cône sommital, les autorités ont passé le massif et les provinces alentours, - provinces d'Aysén et de Coyhaique -,en alerte préventive de niveau 1. En outre, les communes concernées, - Melimoyu, Seno Gala, Puerto Gala, Puerto Raúl Marín Balmaceda, Caleta Valdiviana, Santo Domingo, Puerto Gaviota, La Junta y Puyuhuapi, Amenhual, Villa La Tapera y Alto Río Cisnes -, par une éventuelle éruption explosive, doivent mettre en place un système d'observation visuel en complément de la surveillance instrumentale in situ.

sources partielles : http://www.activolcans.info

09 juin 2010

Activité éruptive du stratovolcan Ulawun, l'île de Nouvelle Bretagne en danger ?

Code 0502-12

Localisation : Latitude 5.05° Sud et longitude 151.34° Est

Alerte volcan, Niveau actuel.. : Niveau 1.
Alerte aviation, Niveau actuel : Orange.


L'Ulawun, également appelé The Father, Ulawon, Uluwun, Vatr ou encore North Son, dont les laves interstratifiées avec des tephras composés de basalte et d'andésite, émises au cours d'éruptions majoritairement explosives, le classant parmi les volcans gris de la ceinture de feu du Pacifique, est un stratovolcan situé, à environ 130 kilomètres au sud du complexe de Rabaul, à l'est de l'île de Nouvelle-Bretagne, Papouasie-Nouvelle-Guinée, sur la côte Nord bordant la Mer de Bismarck. La moitié supérieure, ses derniers 1.000 mètres, de son cône symétrique est totalement dénuée de végétation. Plusieurs cônes « parasites » se sont construits sur ses flancs Nord-Ouest et Est. Il est situé à proximité d’un autre volcan actif, le Bamus.

Par ses éruptions, soit péléennes, soit stromboliennes, émanant du cratère central, il est l'un des volcans les plus actifs de Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'un de ses plus dangereux, et le plus haut de l'arc volcanique de Bismarck qui s'étend, sur 1.000 kilomètres de long, des Îles de l'Amirauté à Rabaul.


Chronologie des éruptions historiques :


Sa première éruption fut, en 1700, enregistrée par William Dampier, un voyageur, navigateur et boucanier, un capitaine, écrivain et observateur scientifique anglais. L'enregistrement suivant fut réalisé 178 ans plus tard. Une éruption, en 1915, déposa 10 centimètres de cendres sur Toriu, à 50 kilomètres au Nord-Est du volcan. En 1970, une importante éruption, avec production de nuées ardentes et de coulées de lave, dévasta le Nord-Ouest de l'édifice et généra des modifications conséquentes sur le cratère sommital. Une éruption de cendres, éjectées, en 1980, à 60 kilomètres d'altitude, et accompagnées de coulées pyroclastiques, balaya tout les flancs du volcan et dévasta une superficie de 20 kilomètres carrés.

Ces dernières années, tout particulièrement depuis l'an 2000, son activité explosive est quasi constante et, en avril 2001, un panache de cendres s'est élevé à plus de 14 kilomètres d’altitude. Depuis 1700, 22 événements éruptifs ont été comptabilisés pour l'Ulawun qui est, avec 7 kilogrammes/seconde d'anhydride sulfureux, soit environ 2% du total mondial des émissions de SO2 dans l'atmosphère, l'une des sources les plus prolifiques, au monde, de dioxyde de soufre.


Chronologie de l'éruption en cours :


Du 01 au 20 Mai le stratovolcan Ulawun a émis des quantités variables de vapeur blanche et, du 22 au 27 Mai, un panache de cendres dont certaines zones étant de couleur grise, a dérivé, sur 35 à 130 kilomètres, à une altitude de 3 kilomètres.

Une faible et fluctuante incandescence a été détectée les 28 au 29 Mai par les habitants. Le 30 Mai une pluie de cendres, très fine, est tombée sur les villages et les hameaux situés au Sud-Sud-Ouest, au Sud et Sud-Sud-Est de l'édifice volcanique.

Le 02 Juin, suite au séisme de magnitude 6.2, suive d'une réplique de magnitude 4,8, quelques deux heures plus tard, alors que des émissions de vapeur blanche se produisent, le Comité provincial des catastrophes, afin de refléter la tendance à la hausse de l'énergie sismique, et une présence récente de plumes grises, incandescence, et bruits audibles, déclare que le volcan est placé en état d'alerte 1.

En ce 09 Juin, l'activité éruptive de l'Ulawun montant en puissance, le taux de dioxyde de soufre étant en augmentation permanente et le panache de cendre s'intensifiant, le niveau d'alerte aviation est passé à l'orange.


Les risques propres au stratovolcan Ulawun.


Culminant à 2.334 mètres d'altitude, le stratovolcan Ulawun domine, de plus de 400 mètres, la plupart des volcans composant l'arc insulaire de Bismarck, une contexture indiquant qu'il puisse se situer à la limite de la stabilité structurelle. Le plus grave danger qui puisse advenir, plusieurs milliers de personnes vivant près du volcan, serait une catastrophique éruption à très haute explosivité, avec effondrement de tout ou partie de l'édifice volcanique, qui dévasterait, dès lors, la région sur des centaines de kilomètres carrés.

sources partielles : http://www.activolcans.info

08 juin 2010

Le Taal, volcan philippin aux portes de l'explosion.

Suite à une série de modifications des paramètres volcaniques surveillés qui ont débuté fin avril, le niveau d'alerte du Taal, est passé de 1 à 2..

En effet, la température du lac, dans le cratère central, montre une augmentation de plus de 2° Celsius et la composition chimique de l'eau, en outre, connaît d'importantes modifications. Enfin, les températures, relevées au sol et les mesures des champs magnétiques, montrent, de même, des modifications et sont en hausse.

Les zones d'activité fumeroliennes qui affectent le cratère central s'intensifient et les bruissements deviennent audibles, indiquant, de la sorte, que l'édifice volcanique, par inflation, continue à se déformer.

Enfin, la sismicité connaît des modifications importantes avec, en particulier, une augmentation constante du nombre de séismes volcaniques depuis fin avril 2010 et l'apparition de séismes haute fréquence associés à la fracturation des roches. Depuis début juin, quelques séismes basse fréquences sont aussi enregistrés et une masse magmatique est en cours de mise en place sous l'édifice.

Ces basses fréquences se manifestent depuis 1990 et, depuis, des essaims de secousses sismiques et des tremors accélèrent la fracturation de roches et le déplacement de magma, ce signifiant que l'évolution conduit, irrémédiablement, dans un avenir très proche, quelques jours ou quelques semaines, à une activité éruptive.

Le Taal est un volcan complexe, sur l'île de Luzon, aux Philippines. Il se situe entre les villes de Talisay et San Nicolas de Batangas et se compose d'une caldeira résultant d'une ancienne éruption aux forces incommensurables, caldeira donnant assise au lac Taal et à une île, l'île volcano, possédant, elle même, un lac de cratère en son centre. Il se situe à environ 50 kilomètres de la capitale, Manille et, partie intégrante du cercle de feu du Pacifique, il est l'un des volcans les plus actifs des Philippines.

Le volcan est rentré en éruption, violemment, à plusieurs reprises durant la période historique, causant des centaines de victimes, 15.000 à 26.000 recensées à ce jour, dans les zones habitées qui entourent le lac.

Le Taal fait partie d'une chaîne de volcans, le long du côté Ouest de l'île de Luzon, qui se sont formées par la subduction de la plaque eurasienne s'enfonçant sous la ceinture mobile des Philippines. Le Lac Taal se situe dans une caldeira de 25à 30 kilomètres de diamètres, sise à une altitude de 3 mètres au dessus du niveau de l'Océan, formée par quatre éruptions explosives entre 500 et 100 mille ans, chacune de ces éruptions créant de vastes dépôts ignimbrites s'étalant sur une superficie couvrant un territoire immense, de plus de 80 kilomètres de diamètre, incluant, en cela, l'emprise terrestre de la ville de Manille et de sa grande banlieue.

Depuis la formation de la caldeira, les éruptions qui ont suivi, ont créé une autre île volcanique, à l'intérieur de la caldeira, connue sous le nom d'île Volcano. Cette île a une superficie d'environ 23 kilomètres carrés, et se compose, exclusivement, de chevauchement de cônes volcaniques et de cratères, quarante-sept cônes et cratères différents y ayant été recensés.

Il y a eu, depuis 1572, 33 éruptions enregistrées pour le Taal. Une des éruptions les plus dévastatrices se produisit en 1911. Elle coûtat plus d'un millier de vies. Les dépôts de cette éruption se composaient de tephras avec une haute teneur en soufre.

La période éruptive la plus active a duré de 1965 à 1977. Elle a été caractérisée par l'interaction du magma sur l'eau du lac, produisant de violentes explosions phréatiques. Et tout particulièrement, l'éruption de 1965 a conduit à la reconnaissance des nuées ardentes, phénomène type explosion de bombe atomique, comme processus d'éruption volcanique, l'éruption générant une base de coulées pyroclastiques, en surtension, qui a voyagé sur plusieurs kilomètres à travers le lac Taal, dévastant les villages sur la rive du lac et tuant une centaine de personnes.

Si les signes avant-coureurs actuels ne sont pas interprétés correctement, l'éruption prochaine et annoncée risque fort connaître le même résultat d'autant que celle de 1965 s'est caractérisée, en partie, par une activité strombolienne produisant des coulées massives de lave atteignant les rives du lac Taal.

sources partielles : http://www.activolcans.info

Le volcan Kilauea, Hawaï, en alerte orange et sous surveillance.

Code 1302-01

Localisation : latitude 19°25'16" Nord, longitude 155°17'13" Ouest.

Alerte volcan, Niveau actuel.. : Sous surveillance.
Alerte aviation, Niveau actuel : Orange.


Célèbre chez les surfeurs du monde entier pour ses plages et ses rouleaux, l'archipel d'Hawaï, - aussi appelé îles Sandwich -, comprenant dix-neuf îles et atolls principaux, de nombreux îlots et des monts sous-marins, s'étend, selon une direction Nord-Ouest/Sud-Est, dans l'océan Pacifique, entre les latitudes 19° Nord et 29° Nord, juste au sud du tropique du Cancer, à quelque 3.850 kilomètres de la Californie à l'est, à 6.200 kilomètres du Japon à l'ouest et, vers le sud, à près de 3.900 kilomètres des Marquises d'où sont venus les premiers colonisateurs. Il est nommé d'après sa plus grand île, Hawaï, - Hawaii en anglais et Hawai'i en hawaïen -, et s'étire, sur 2 451 kilomètres, entre l'île d'Hawaï, - ou île Hilo -, au Sud, et l'atoll de Kure, au Nord, en faisant la plus longue chaîne d'îles au monde. Il cartographie une vaste chaîne de montagnes sous-marine, « les Monts de l'Empereur », formée par l'activité volcanique sur un point chaud du manteau terrestre, le point chaud d'Hawaï, dont il est la partie émergée, Mais il est aussi célèbre pour ses volcans très actifs.

L'île principale de l'archipel d'Hawaï, de forme subtriangulaire, est un immense volcan bouclier basaltique composé, dont la base circulaire repose par 4.091 mètres de profondeur, et dont la partie émergée atteint 4.000 mètres d'altitude. Il comporte cinq centres éruptifs, dont deux sont éteints, - le Kohala, au Nord-Ouest, 1.680 mètres d'altitude et le Mauna Kea, au Nord-Est, 4.000 mètres d'altitude -, et trois actifs, le Hualalai à l'Ouest, 2.512 mètres, le Mauna Loa au Sud-Ouest, 4.170 mètres et le Kilauea à l'Est, 1.222 mètres. Les roches magmatiques d'Hawaï se regroupent en trois séries : une série ancienne, tholéiitique constituant la majeure partie de l'édifice ; une série alcaline, plus récente ; et une série sous-saturée, actuelle. Ces volcans se situent à l'aplomb d'un point chaud, sur la dorsale des Hawaï qui se raccorde à la crête de l'Empereur selon un coude daté de 42 Millions d'années. Ces alignements volcaniques, Hawaii en marquant actuellement le terme visible, - les volcans et les monts sous marins Papau, Loihi, Hohonu, Green, Wini, Alexander... annonçant, sous quelques millions d'années, les futures terres émergées -, résultent du défilement de la plaque Pacifique au-dessus de points chauds profonds qui transpercent la lithosphère.

Surplombant le bord de l'Océan Pacifique d'une hauteur de 1.222 mètres, le Kilauea, un volcan au sommet plat caractéristique des volcans bouclier, de 20.000 kilomètres cubes pour une superficie de 1.500 kilomètres carrés et une caldeira de 6 kilomètres de diamètre, - failles ultrapériphériques -, 3 x 5 kilomètres pour la dépression principale, pour une profondeur d’environ 165 mètres, donne la vision d'un petit édifice volcanique, mais la grande majorité de sa structure est masquée par les eaux tumultueuses de l'Océan Pacifique, ce qui fait, de lui, un géant considéré comme l'un des volcans les plus actifs de la planète avec le Piton de la Fournaise, l'Etna et le Stromboli et le plus actif, au monde, par la durée de ses éruptions et par le volume de magma basique émis. Il est apparu, il y a quelques 200.000 ans, sur le flanc Sud du Mauna Loa et sa position géographique a longtemps fait croire qu'il ne pouvait être qu'un satellite du dit volcan mais, possédant son propre système d'alimentation magmatique, son propre système de tunnels de lave, - dont le plus long tunnel de lave du monde, 61 kilomètres de longueur totale parcourant un dénivelé de 1.102 mètres -, il constitue une entité volcanique distincte.

Le sommet du Kilauea est occupé par une caldera qui s'est formée depuis 1.500 ans. Elle est le résultat du fusionnement de plusieurs pit-craters, des cratères d’effondrement apparaissant soient à la fin d’une activité éruptive, soient à la suite de la migration d’un magma basique, par l’intermédiaire d’un dyke, de la région sommitale vers les flancs externes du volcan. A l’extérieur et proche de cette caldeira, se trouvent deux pit-craters, le Kilauea Iki, 1,6 kilomètre x 0,8 kilomètre de diamètre, et Keanakakoi, 0,4 kilomètre de diamètre, alors que le cratère principal, - l’Halema'uma'u Crater qui renfermait un lac de lave jusqu'en 1924 -, 1,1 kilomètre de diamètre et une profondeur de 30 mètres par rapport au plancher de dite, excentré vers le Sud-Ouest, s'en situe à l’intérieur. Pour les Hawaiiens, Halemaumau est la maison de Pélé, célèbre déesse réputée pour ses cheveux et ses colères. Deux rifts, Est et Sud-ouest prolongent le volcan jusqu'à l'océan.

Animé d'une activité éruptive quasi constante, les éruptions du Kilauea se caractérisent par l'émission de volumes plus ou moins importants d'une lave très fluide, de type pahoehoe, arrivant dans l’océan par l’intermédiaire de tunnels de lave. Ses éruptions sont précédées par l'ouverture d'importantes fissures laissant s'échapper de puissantes fontaines de lave agrémentées de puissantes coulées atteignant, généralement, la côte. Depuis 10.000 jours, et sans discontinuer, ce type d'activité affecte le volcan.

Le Kilauea a commencé à se former, au Pléistocène, tout particulièrement à l'Ionien, entre 600 à 300 mille ans. Et, sans de longues périodes de repos connues, le volcan est actif depuis. Les études géologiques de surface d'exposition, et l'examen des échantillons de forage, montrent que Kilauea est constitué, essentiellement, de coulées de lave avec, localement, des dépôts d'éruptions explosives intercalés. Il est fort à penser que l'activité de l'édifice, au cours des 200 dernières années, soit un bon guide pour comprendre le passé depuis que le volcan a émergé, il y a 50 à 100 mille ans.


Chronologie de l'éruption en cours.


Le 03 Janvier 1983, une éruption, au niveau du rift Est, avec ouverture d'une fissure, réactive le volcan en repos depuis le 19 Février 1960. Des véritables rivières de lave, fluide comme de l’eau, nappent tout le paysage de coulées lisses. Quelques mois plus tard, un édifice de 400 mètres de haut, le Puu Oo, émerge des champs laviques. Il abrite un lac de lave où se produit, à intervalles réguliers, tous les 20 à 30 jours, des fontaines de lave, véritable muraille de feu tellurique dont le spectacle dure de quelques heures à plusieurs jours, montant à plusieurs centaines de mètres de haut. Des tunnels de lave se constituent. Les laves les empruntent les laves lors de chaque emballement du Puu Oo et les coulées progressent.

A partir de juin 1986, l'activité migre vers Kupaianaha situé 3 kilomètres au Nord-Est. Les fontaines du Pu'uO'o s'arrêtent et sont remplacées, par une effusion tranquille, sur Kupaianaha. Le 25 novembre 1986 il n’est plus possible de faire le tour de l’île car la route est traversée par les coulées. Trois jours plus tard, marqué par un important panache de vapeur et des explosions parfois violentes, les coulées rejoignent l’océan. Les laves, se mettant, ainsi, en place sous l’eau, sont de forme très particulière, les pillows lavas, laves en coussins.

En mars 1990, les coulées détruisent une centaine de maisons à Kalapana.

En 1991, l'activité se déplace lentement sur le Pu'u O'o. Alors que le Kupaianaha s'éteint le 7 février 1992, le 17 Février, le Pu'u O'o rentre, à nouveau, en activité et fournit des coulées qui entrent, sous forme de pillows lavas, - laves en coussins -, dans l'océan en Novembre 1992 à Kamoamoa.

Entre janvier et juin 1997, le Pu'u O'o s'affaise et les effusions, plus faibles, persistent à proximité du cône. Mais dès juin 1997, l'activité effusive reprend de la vigueur et les coulées arrivent de nouveau dans l'océan en juillet 1997 à Waha'ula et à Kamokuna.

Entre le 10 et le 12 mars 2008, une petite bouche apparaît dans le rempart Est du cratère de Halema'uma'u. Le 19 mars 2008, une petite explosion; projetant des blocs anciens de lave constituant les remparts internes du dit cratère, sur une surface d’environ 30 hectares se produit au niveau de cette nouvelle bouche. Le 24 mars, le panache qui s'échappe de la bouche n’est plus simplement de la vapeur blanche. Sa couleur est devenue marron, révélant la présence de cendre. Il atteint presque 2,8 km de hauteur. Depuis, un panache de vapeur et de gaz s’échappe en continu.

À l'heure actuelle, au niveau du cratère Halema`uma`u, l'évent ne montre plus d'incandescence et les expulsions de téphras semblent diminuer d'inte nsité. Les laves, après un dégazage dans le cratère Pu`u `O`o empruntent des tunnels pour atteindre l'océan à Waikupanaha. Des coulées éphémères apparaissent en surface au niveau du Pali et de la plaine côtière et les risques d'effondrements du delta de lave Waikupanaha sont importants.

En ce jour, 8 Juin 2010, d'après une dépêche émise par le Hawaiian Volcano Observatory, la colonne magmatique est remontée dans le Pu'u'O'o et forme, depuis le 02 juin, un second lac de lave actuellement estimé à 300 mètres de long sur 125 mètres de large, le premier étant celui qui est toujours installé dans le Pit Crater du Halema'uma'u, au sommet. L'activité effusive se poursuit sur la Rift Zone Nord-Est et alimente des coulées qui, toujours grâce à un système complexe de tunnels, s'étalent sur le Pali et sur la plaine côtière. Par contre les laves n'arrivent plus ni au niveau du delta Kalapana, ni au delta Ki, le dernier actif en date. La colonne magmatique alimente, en outre, un champ de lave supplémentaire au niveau de l'évent Thanksgiving Eve Breakout situé à 2 kilomètres du Pu`u `O`o, un évent apparu le 21 novembre 2007, formant, depuis un champ de laves superficiel.

sources partielles : http://www.activolcans.info

18:06 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : volcan, volcanime, hawai, kilauea, éruption, point chaud | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

03 juin 2010

Le volcan Tungurahua, en Equateur, est entré en éruption : Aéroport, écoles fermés et villages évacués.

L’équateur compte une trentaine de volcans dont les plus actifs sont le célèbre Cotopaxi, le Guagua Pichincha, le Reventador dont l’éruption de novembre 2002 a été la plus importante des temps historiques, avec des coulées pyroclastiques et d’importants panaches de cendres de 17 Kilomètres de hauteur qui ont entraîné des évacuations ainsi que la fermeture temporaire de l’aéroport de Quito, le Sangay, le volcan le plus actif d’Equateur et un des rares volcans au monde en état d’activité éruptive quasi-permanente, et bien sûr le Tungurahua. Il se peut aussi citer le Fernandina, volcan-bouclier le plus actif de l’archipel des Galapagos, situé à environ 1000 Kilomètres à l’Ouest des côtes de l’Equateur, formé sous l’action d’un point chaud.

Haut de 5.029 mètres, le Tungurahua, situé à 135 km au Sud de la capitale, Quito, est entré en activité vendredi 28 Mai 2010 à 13 h 47 Temps Universel, 08 h 47 Heure locale, après une « grande explosion » due à une accumulation de gaz, et ses projections de lave et de cendres « dépassent les 10 à 12 kilomètres d'altitude. » L'aéroport et les écoles de Guayaquil, ville portuaire de 2,5 millions d'habitants, ont été fermés.

Située à 280 kilomètres au Sud de la capitale, l'agglomération côtière est affectée par des pluies de cendres dues à l'éruption, qui se déroule 160 kilomètres plus à l'Ouest. Au moins sept villages implantés non loin du volcan, environ 500 familles, ont dû être. Aucune victime n'a été signalée.

Le Tungurahua est un stratovolcan équatorien en activité situé, dans la cordillère royale, la chaine centrale des Andes, à cheval sur les provinces de Chimborazo et Tungurahua, en Équateur. En éruption depuis le 5 Octobre 1999, son activité éruptive a repris le 28 mai 2010. Il s'élève au-dessus de la ville thermale de Baños, 1.800 mètres, et de son église aux ex-voto accrochés aux murs rappelant la dangerosité de l'édifice volcanique, 7 kilomètres au Nord, mais ces kilomètres sont verticaux... Les autres villes les plus proches sont Ambato, 30 kilomètres au Nord-Ouest et Riobamba, 30 kilomètres au Sud-Ouest. Le Tungurahua fait partie du parc national de Sangay.

Surnommé « le géant noir », il est principalement composé d’andésite et de dacite. Trois anciens édifices se sont succédés depuis le milieu du Pléistocène. Le Tungurahua fut ainsi édifié sur les « restes » de l’édifice primordial effondré. Puis il s’effondra il y a 3.000 ans, formant alors une caldeira en forme de fer à cheval ouverte vers l’Ouest. C’est à l’intérieur de cette dernière que s’édifia le cône récent coiffé d’un cratère. Toutes les éruptions historiques ont eu lieu à partir de ce cratère, y compris la dernière débutée en 1999.

Avec ses 5.023 mètres, le Tungurahua dépasse l'altitude des neiges éternelles, 4.900 mètres à cette latitude. Son sommet est recouvert de neige. Il possédait un petit glacier qui a beaucoup souffert de l'augmentation de l'activité volcanique depuis 1999 et, les réchauffagistes du climat toujours à l'affut d'un indice qui apporterait de l'eau à leur moulin, en ont fait des gorges chaudes affirmant que la fonte du glacier était due au réchauffement climatique qui sévissait sur la région andine et les écologistes, leur emboitant allégrement le pas, avaient claironné, « à tout va-l'eau qu'à la fin la cruche se casse », cette nouvelle controuvée...

Dès le 28 Mai l'activité explosive du Tungurahua a repris brutalement produisant une colonne de cendres atteignant l'altitude de 10 kilomètres et provoquant l'évacuation d'au moins 7 villages. Son activité est allée crescendo et les explosions « en coup de canon », accompagnées d'onde de choc, sont entendues, à partir du 30 Mai, dans un rayon de trois kilomètres. Les blocs et les bombes, conjugués à des chutes de cendres, roulent sur les pentes externes du cône sommital jusqu'à plus de 2 kilomètres de distance.

La nouvelle crise éruptive continue de monter en puissance et, à compter du 01 Juin, les explosions, faisant vibrer sols et fenêtres des villages proches, sont entendues à Ambato, à 30 kilomètres au Nord de l'édifice

En ce 03 Juin, l'activité, sismique et superficielle, continue de croître. Son explosivité reste intense avec toujours des explosions « en coup de canon » qui continuent à faire vibrer les portes et les fenêtres dans les villages voisins, et des grondements ininterrompus liés à l'échappement des gaz sous pression. Les panaches formés dépassent les 5 kilomètres de hauteur, atteignant, parfois, les 8, 10 voire 12 kilomètres. L'une des explosions a généré un écoulement pyroclastique, actif, déjà long de plus de 1.500 mètres et continuant à dévaler les flancs du volcan. Des chutes de cendres ont été répertoriées à Pillate, Cotaló, Puela, Manzano, Chonglotus et Bilbao.

Il ne peut que s'admettre que le Tungurahua est entré dans une phase paroxysmale, avec de fortes chutes de cendres. Des mesures de protection de l’eau potable et de l’électricité sont prises par les autorités locales, ainsi que des mesures de récolte et d’évacuation des cendres. L’alerte rouge a été déclenchée pour les villages de Penipe et de Guano, les plus exposés.

sources partielles : http://www.activolcans.info

Le Volcan Pacaya, en activité strombolienne, fait beaucoup de dégâts, deux morts, trois disparus et de nombreux blessés au Guatemala

« Au Guatemala, le volcan Pacaya, situé à environ 50 kilomètres de la capitale, Guatemala City, au sud du pays, a fait une nouvelle éruption. Deux personnes ont été retrouvées mortes, trois enfants sont portés disparus. Des milliers de Guatemaltèques ont dû être évacués. Pour le moment, l'éruption ne baisse pas d'intensité et les dégâts sont déjà considérables. L’état d’urgence a été décrété. », telle est l'annonce laconique relayée par les médias du monde entier.

Le Pacaya, un des 8 volcans actifs sur les plus de 800 que compte le Guatemala, culminant à 2.552 mètres d'altitude, est situé, sur la Cordillère Guatemaltèque, en périphérie de la ville d'Antigua. C'est un édifice volcanique « jeune » qui naquit, il y a environ 23.000 ans et qui, depuis l'arrivée de Pedro de Alvarado, un conquistador espagnol, en 1523, est entré en éruption au moins vingt-trois fois. Après être resté endormi durant près d'un siècle, il a repris, violemment, son activité en 1961, une activité qui est restée constante.

Depuis le 07 mai, des coulées de lave sont émises à mi-pente, versant Nord-Ouest du cône Mac Kenney, en face du Cerro Chino, des coulées effusives laviques ponctuées par une activité explosive sommitale et par des bouffées de gaz émanant d'une activité fumerollienne intense, et augmentant fortement en s'étendant au flanc Sud-Ouest de l'édifice. Plusieurs unités laviques, les plus importantes atteignant 1.500 à 2.000 mètres de longueur, sont même proches de la base du cône Mac Kenney, créant un nouveau promontoire rocheux susceptible de se déstabiliser et de provoquer des avalanches rocheuses au danger difficilement estimable.

A compter du 19 Mai 2010, faisant suite à un trémor de plus 43 heures, une activité explosive, en plus d'une importante effusion sur son le flanc Sud-Ouest, secoue le sommet de l'édifice et génère une phase éruptive paroxysmale provoquant des dégâts et des dommages conséquents et forts nombreux. De fréquentes explosions cendreuses, de forte intensité, se succédent toutes les 3 à 30 secondes, projettent des blocs et des bombes incandescents à plus de 200m de hauteur et expulsent un panache entre 500 et 700 à 1.000 mètres de hauteur, se dirigeant vers l'Ouest et entraînant la mise en alerte rouge pour le volcan et la fermeture de l'aéroport de la Aurora.

Le 28 Mai, un caméraman Guatémaltèque a même trouvé la mort durant sa couverture de l'événement pour la chaine de télé Canal 7, des enfants, au nombre de trois ou cinq suivant les informations fournies par les autorités locales, sont portés disparus et une vingtaine de blessés, dont certains dans un état grave, sont à déplorer dans les trois départements, Escuintla, Guatemala et Sacatepéquez, proches du volcan.

Depuis le 01 juin, l'activité éruptive est toujours très intense et l'activité explosive, de style strombolien, se poursuit au sommet et forme un panache de cendres dont la hauteur varie entre 900 et 1.500 à 1.800 mètres de hauteur, des ondes de chocs étant ressenties dans un rayon de 5 kilomètres aux alentours. Plusieurs plate-formes de lave, sur le flanc nord, face Cerro Chino, se sont réactivées, produisant des coulées dont certaines de 100 mètres de large et de 1.000 à 1.500 mètres de long, et des zones d'émissions de coulées laviques, de 300 à 700 mètres atteignant, le 02 juin, une 1.500 mètres, une seconde 2.200 mètres, sont actives sur les flancs Sud-Est et Sud-Ouest du cône.

Ce jour, 03 Juin 2010, une puissante activité strombolienne se maintient, produisant des panaches de cendres hauts de plus 1.700 mètres de hauteur et deux coulées, l'une sur le flanc Sud-Est et une seconde sur le flanc Sud-Ouest, sont toujours très bien alimentées et constituent un risque indéniable, bien que le niveau d'alerte soit à l'orange, pour les populations proches.

sources partielles : http://www.activolcans.info

15:33 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcan, volcanisme, guatemala, guatemala city, antigua, pacaya | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

02 juin 2010

Le 02 Juin 2010, un séisme de magnitude 6,2 réactive le volcanisme sur l'île de Nouvelle Bretagne en Papouasie Nouvelle Guinée.

Un séisme de magnitude 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VII sur l'échelle MSK, a frappé, à 09 h 28 Temps Universel, 19 h 28 heure locale, au large du bassin du Bassin Solomon et à la perpendiculaire de la fosse de le Nouvelle Bretagne, ou fosse Bougainville, l'île de Nouvelle Bretagne en Papouasie-Nouvelle Guinée. Son épicentre, situé latitude 6.16° Sud et longitude 149.42° Est, se trouve à 15 kilomètres à l'Ouest de Kandrian, à 105 kilomètres au Sud-uest de Kimbe et à 444 kilomètres au Nord-Est de Port moresby. Son hypocentre se localise à 35 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie d'une réplique de magnitude 4,8, quelques deux heures plus tard, à 21 h 46 Temps Universel.

L'île de Nouvelle Bretagne, - anciennement dénommée Nouvelle-Poméranie -, est une une île très montagneuse avec des composantes volcaniques et karstiques. Sur l'île, il y a cinq volcans actifs et seize sont dormants. Elle se situe à la frontière de deux microplaques, la microplaque de la Mer de Salomon subductant, à la fosse de Bougainville, à la vitesse de 8,6 centimètres par an, sous la microplaque de Bismark Sud.

La plaque de Bismarck Sud est une microplaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Elle est généralement associée à la plaque pacifique. Elle couvre une partie de l'archipel Bismarck, Nouvelle-Bretagne, une partie de la côte Nord-Est de la Nouvelle-Guinée, le Nord-Ouest de la Mer des Salomon et le Sud de la mer de Bismarck. La plaque de Bismarck Sud est en contact avec les plaques Woodlark, de Bismarck Nord, de Manus et de la Mer des Salomon. La plaque de la Mer des Salomon est, elle, généralement associée à la plaque australienne.

La Nouvelle-Bretagne est une île très étroite née suite à un soulèvement géologique. Elle a une longueur d'environ 600 kilomètres et une largeur de 80 kilomètres au maximum à une superficie est de 36.520 kilomètres carrés et est peuplée par plus de 400.000 habitants austronésiens : tribus Tolai, Baininger, Kilenge, Lakalai et Sulka.

Sur cette île de Nouvelle-Bretagne, plusieurs volcans, en conjonction avec une augmentation du nombre de séismes, en moyenne 8 à 10 par période de 7 jours de magnitude toujours supérieure à 4.0 accédant souvent à des magnitudes supérieures à 6.0, - 6 depuis le 01 Janvier 2010 -, se produisant, depuis le début janvier, tant au niveau de la microplaque de Bismark Sud qu'au niveau de celle des Salomon, sont dans une phase de forte activité. Dans cette région de Nouvelle-Bretagne, l'activité sismique et volcanique est particulièrement intense et plusieurs autres volcans sont en activité quasi-permanente, quoique de manière intermittente.

Nid de volcans(1) et ceinture de feu du Pacifique, l'archipel de Papouasie-Nouvelle-Guinée et celui de Bismark font partie de l'arc mélanésien et d'une zone d'affrontement, la faille de Bougainville, sous forme de phénomène mécanique de subduction, entre les plaques tectoniques indo-australienne et Pacifique. Aussi les tremblements de terre et les tsunamis en résultant sont relativement communs en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle Bretagne.

Bien que le séisme se soit produit le long de la faille dite de « le cercle de Feu », aucun dégât, ni blessé, n'a immédiatement été signalé, et le Centre d'alerte au tsunami du Pacifique, situé à Hawaï, précise qu'il n'y a « pas d'inquiétudes majeures concernant un tsunami ». Au différent, plusieurs volcans proches émettent des nuages de cendres laissant présager une ou plusieurs nouvelles éruptions ou des réactivations imminentes.


Notes :


(1) Les volcans de Nouvelle Bretagne : Complexe Langila, stratovolcans ; Arage, stratovolcan et geysers ; Complexe Mundua, stratovolcans ; Garove stratovolcan ; Dakataua caldeira ; Bola stratovolcan ; Garua harbour volcan ; Complexe Garbuna, stratovolcans ; Lolo, stratovolcan ; Pago, caldeira ; Complexe Sulu range, stratovolcans et fumeroles ; Hargy, stratovolcan ; Bamus, stratovolcan ; Ulawun, stratovolcan ; Lolobau, caldeira ; Rabaul, stratovolcan ; Tavui, caldeira

01 juin 2010

Alors que les catastrophes naturelles s'accumulent au Costa Rica, un fort séisme de magnitude 6.2 frappe, le 01 Juin 2010, sa côte pacifique.

Le Costa Rica subit actuellement de très fortes précipitations et les pluies engendrent de nombreux dégâts : inondations, glissements de terrains, routes barrées et dégradées, ponts emportés... Les régions les plus touchées sont : la côte pacifique, le Guanacaste, le nord du pays et la route Panaméricaine coupée en plusieurs endroits, notamment vers le « Cerro de la muerte. »

Après de nombreuses secousses sismiques, de magnitude comprise entre 4.0 et 5.5, qui ont affecté la côte Pacifique, et des trémors qui ont été enregistrés en divers sites volcaniques de la Cordillère Centrale costaricaine, au cours des dernières semaines, le volcan Turrialba a repris une activité qui se traduit par des émanations de gaz toxiques, des petites éruptions et des mouvements dans la chambre magmatique, et le volcan Arenal, aux éruptions peu prévisibles, maintenant en permanence une activité pouvant s’intensifier brusquement, émet des flux solides et gazeux qui pourraient s’étendre sur un rayon de 5 kilomètres autour de l'édifice volcanique.

Et...

le 01 Juin 2010 à 03 h 26 Temps Universel, 31 Mai 2010 à 21 h 26 heure locale, un séisme de magnitude 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VIII, pour l'observatoire de sismologie costaricien, de magnitude 6.1 pour l'U.S.Geological.Survey et de magnitude du moment 6.0 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, a frappé au large de la côte pacifique de la province de Puntarenas, au Costa Rica. Son épicentre, situé latitude 9.38° Nord et 84.23° Ouest, se trouve à 8 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Manuel Antonio, à 12 kilomètres au Sud-Ouest de Puerto Quepos, à 39 kilomètres au Sud-Ouest de Guadalupe et à 63 kilomètres au Sud de San José. Son hypocentre se localise à 25 kilomètres de profondeur.

Cette région du Costa Rica a été frappée, par le passé, par des séismes, bien que de magnitude moyenne, destructeurs et meurtriers, tels ceux du 13 Avril 1910, magnitude 5.6, 1.750 victimes ; 04 Mai 1910, magnitude 6.4 et 05 Mai 1910, magnitude 6.1, 700 victimes ; 30 Décembre 1952, magnitude 5.9, 29 victimes ; 14 Avril 1973, magnitude 6.5, 26 victimes ; et 22 Avril 1991, magnitude 7.6, 75 victimes.

Bien que la secousse principale ait été fortement ressentie dans tout le pays et aussi au Nicaragua et au Panama, les autorités ne font état, pour l'heure, ni de victimes, ni de dégâts, et aucune alerte au tsunami n'a été lancée.

 
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