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04 septembre 2010

Un séisme de magnitude 7,2 frappe sur l'île du Sud, en Nouvelle-Zélande

Un séisme de magnitude 7.4, révisé, dans un premier temps 7.2 puis 7.0, a frappé sur l'île du Sud en Nouvelle-Zélande, le 03 Septembre à 16 h 35 Temps Universel, le 04 septembre 2010 à 04 h 35 Heure Locale.

Son épicentre, latitude 43.30° Sud et longitude 172.01° Est, se situe à 3 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Rockfold, à 4 kilomètres à l'Ouest de Wiev Hills, à 4 kilomètres au Sud-Est d'Olarama, à 7 kilomètres au Nord-Est de Springfield, à 14 kilomètres à l'Ouest d'Oxford, à 45 kilomètres à l'Ouest de Rangiora, à 57 kilomètres au Nord-Ouest de Christchurch, à 185 kilomètres au Sud de Westport, à 305 kilomètres au Nord-Nord-Est de Dunedin et à 325 kilomètres au Sud-Ouest de Wellington, capitale de la New Zélande.

Son hypocentre a été localisé à 10 kilomètres de profondeur, par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, et à 12 kilomètres de profondeur par l'United States Geological Survey.

La secousse principale n'a pas été précédée d'un séisme précurseur mais elle a été suivie de trois répliques de magnitude égale ou supérieure à 5.0, le 03 Septembre à 16 h 52 Temps Universel, latitude 43.55° Sud, longitude 172.42° Est, magnitude 5.7, hypocentre 10 kilomètres de profondeur ; le 03 Septembre à 16 h 59 Temps Universel, latitude 43.57° Sud, longitude 172.35° Est, magnitude 5.5, hypocentre 10 kilomètres de profondeur ; et le 04 Septembre à 04 h 55 Temps Universel, latitude 43.44° Sud, longitude 172.01° Est, magnitude 5.1, hypocentre 8 kilomètres de profondeur; et par une kyrielle de secousses de magnitude comprise entre 2.5 et 4.5.

Suivant les autorités locales, les dégâts seraient étendus, les destructions massives, - routes, ponts, voies de chemin de fer et bâtiments pourtant aux normes anti-sismiques -, et de nombreuses agglomérations seraient privées d'électricité et de gaz, et auraient leurs infrastructures endommagées, - réseaux électriques et de gaz, canalisations d'eau et égouts -, mais il n'y aurait pas de victime : « Nous avons été extrêmement chanceux de ne pas déplorer de décès », a déclaré John Carter ministre néo-zélandais de la Défense civile, excepté qu'à Christchurch, au moins deux personnes auraient été hospitalisées pour des blessures graves ainsi que plusieurs autres légèrement blessées. Et comme Christchurch se situe à 57 kilomètres au Sud-Est de l'épicentre, l'intensité sismique de la secousse, suivant l'échelle MMI, - echelle de Mercalli modifiee -, ne serait que de degré V, qu'en peut-il être des villes et des villages situés dans des zones d'intensité sismique MMI de degré VI, - Rolleston, Rakaia1k, Leeston, Lincoln,... -, VII, - Lake Coleridge, Burnham, Hororata, Kirwee, Courtenay, Oxford,... -, et VIII, sur l'épicentre, - Kowai Bush, Darfield, Annat, Sheffield, Bexley, Coopers Creek... - ? A leur sujet, rien ne filtre des autorités... Seul le silence est pesant...

Le tremblement de terre a été ressenti sur une grande partie de l'Ile du Sud. Et, d'après une affirmation du Centre d'alerte au tsunami pour le Pacifique il n'y aurait aucune menace de tsunami de grande ampleur bien qu'un séisme de cette magnitude pourrait provoquer un tsunami local susceptible d'entraîner des destructions dans un rayon de 100 à 150 kilomètres autour de l'épicentre.

Chaque année, le pays enregistre plus de 14.000 séismes, mais environ 150 à 200 d'entre eux sont ressentis par la population et moins de dix provoquent des dégâts. Le dernier violent séisme, dans l'île du Sud, en Nouvelle-Zélande, de magnitude 7,8, avait frappé la région du Fjiorland le 16 juillet 2009.



La Nouvelle-Zélande.


La Nouvelle-Zélande, un pays de l'Océanie, au Sud-Ouest de l'océan Pacifique, constitué de deux îles principales, l'île du Nord et l'île du Sud, et de nombreuses îles, - certaines d'entre-elles étant même assez éloignées, se délimitant près du centre de l'hémisphère maritime -, beaucoup plus petites, notamment l'île Stewart et les îles Chatham, est située à environ 2.000 kilomètres au Sud-Est de l'Australie dont elle est séparée par la Mer de Tasmanie, la Nouvelle-Zélande est très isolée géographiquement.

Au plan tectonique, la Nouvelle Zélande se situe sur un point triple localisé à l'Est des côtes Nord-Est de l'Île du Sud, à la croisée des plaques océaniques Pacifique et Kermades et de la plaque continentale Indo-Australienne. En outre, l'Île du Nord est bordée, sur ses côtes Nord, par le Bassin Sud-Fidji, sur ses côtes Nord-Nord-Est, par le Bassin de Havre et, sur ses côtes Est pas la Fosse de Kermadec, et l'Île Sud, l'est, de même, sur ses côtes Est, par le Bassin Tasman et sur son extrême côte Ouest et ses côtes Sud-Ouest, par la fosse Puységur.


La Faille Alpine.


La Faille Alpine est une faille majeure à décrochement latéral dextre, orientée Nord-Est, qui marque la frontière intra-continentale entre les plaques Indo-Australienne, à l’Ouest, et Pacifique, à l'Est. Elle fonctionne sur une longueur de 480 Kilomètres, soit sur presque toute la longueur de l'Île du Sud Néozélandaise. Elle est une limite transformante entre les plaques Pacifique et Indo-Australienne. Les Tremblements de terre; tout au long de la faille, et les mouvements de terrain associés résultantes d'un élément de convergence entre les plaques, ont permis la surrection des Alpes du Sud. La présence de cette chaîne, sur la lèvre Sud-Est de la faille démontre l’existence d’une composante compressive et coulissante, - le taux de convergence et de glissement avoisinant 30 à 36 centimètres par an dans la zone centrale, très rapide par rapport aux normes mondiales -, le long de dite faille, ce signifiant que la Faille Alpine recelle une importante composante oblique à forte inclinaison inversée par rapport à son déplacement.

Au Sud-Ouest de l'île du Sud, la faille Alpine s'aligne sur la zone de Ride de Macquarie et sur la fosse Puységur. Cette zone de convergence est caractérisée par des séismes dont les mécanismes au foyer sont de deux types: compressifs et coulissants Le domaine marin, qui s’étend au Sud-Ouest du point d’émergence en mer de la faille se singularise par le passage latéral de la transpression intra-continentale à la subduction sous-continentale très oblique, un situation géologique qui laisserait entrevoir, dans un avenir proche, la naissance d'une subduction dans ce secteur.


Le système de failles Marlborough.


De là, la faille Alpine longe la bordure Ouest des Alpes du Sud, avant de se séparer en une série de petites failles décrochantes dextres, au Nord d'Arthur's Pass, connues sous le nom système de failles Marlborough. Cette série de failles comprend :

- La branche la plus occidentale de la Faille Alpine qui sort en mer de Tasmanie sur la côte ouest de 1’Ile du Sud à l’embouchure du Milford Soun. Au Sud de cette zone, la localisation des séismes et un mécanisme au foyer composite caractérisent un plan de Benioff, penté vers le Sud-Est, atteignant 150 kilomètres de profondeur sous le massif du Fiordland, et marquant la subduction sous-continentale de la plaque Indo-Australienne sous la plaque Pacifique.

- La faille Wairau dont le point d'encrage indéterminé pourrait se situer soit au Sud de la région « The Bends », soit sur son Nord. Dans le premier cas, elle serait un segment de la Faille Alpine. Dans le cas elle serait une faille distincte, longue de 100 kilomètres. Un déplacement de 23 mètres, depuis 5.600 ans environ, a été détecté le long de la faille Wairau et l'intervalle moyen de récurrence, pour les tremblements de terre le long de dite faille si situe dans une fourchette de 1.150 à 1.400 ans, la moyenne de glissement, pour chaque événement, étant estimée à environ 6 mètres. Actuellement, la Faille Wairau, arrivant en fin de période inter-sismique, est en situation lacunaire et représente, de fait, un risque élevé de séisme de forte magnitude.

- La faille Hope, en ligne droite près de 230 kilomètres se poursuit en mer sur au moins 13 kilomètres. Elle se compose de plusieurs segments : la faille de Kelly, le Hurunui, Hope River, Conway et, vers le large, Seaward et Hanmer. Le plus récent tremblement de terre, sur la faille Hope; est le tremblement de terre de North Canterbury, du 01 Septembre 1888, la faille s'étant rompue sur l'ensemble du segment correspondant à la rivière Espérance, provoquant des décalages horizontaux dans les clôtures de ferme de 1,5 et 2,6 mètres de long. Le plus long segment, le segment de Conway, présente au moins 3 événements dont le plus récent s'est produit entre 1720-1840. Tous les segments, - tout particulièrement le segment de Conway et la Ride Jordan -, de la faille de Hope sont susceptibles de provoquer, dans un futur immédiat, des séismes d'une magnitude égale ou suppérieure à 7.5 sur l'échelle ouverte de Richter.

- La faille Awatere, longue de 175 kilomètres, est formé de deux segments principaux: la section Molesworth, au Sud-Ouest, et la section orientale, au Nord-Est, lit de la rivière Awatere. L'intervalle moyen de récurrence, pour le segment Molesworth qui s'est déplacé au moins 2 fois depuis 3.000 ans suite à des glissement d'environ 6-7 mètres, fluctue entre 820 à 950 ans. Le 16 Octobre 1848, la faille s'est rompue sur environ 105 kilomètres de long provoquant un tremblement de terre de magnitude estimée à 7.5. Au différent, le risque sismique, sur la partie Est, doit être considéré comme faible par le fait de son un intervalle de récurrence estimée entre 600 à 2.500 ans, le dernier aléa s'étant produit il y a environ 150 ans, mais... la Terre à ses mystères que l'homme ne sait décrypter...

- La faille de Clarence est la seule faille du système Marlborough à ne pas avoir de jonction certifiée avec la Faille Alpine le Sud-Ouest ni de continuation jusqu'à la côte. Elle s'étend depuis Haupiri, à proximité de la faille Alpine, jusqu'à Ward. Sa partie Sud-Ouest est constituée par les traces nombreuses failles et sa géométrie est transpressive. Elle est à l'origine du soulèvement de l'Inner Kaikoura Range. L'intervalle de récurrence des tremblements de terre se confine dans une fourchette comprise entre 2.000 et 3.500 ans. Cette faille, dextre, se serait déplacée de 76 à 80 mètres depuis la fin du Pléistocène, il y a 18.000 ans environ, entrainant des déplacements, entre chaque événement sismique, de 5 à 7 mètres. Dans sa section Nord-Est de la faute, le glissement moyen est plus élevé, environ 7 mètres et l'intervalle de récurrence y est d'environ 1.500 ans. La probabilité d'un fort séisme est à considérer comme modéré car, s'asseyant sur les données disponibles, il pourrait se produire dans les 50 ou 100 prochaines années.


Les grands séismes en Nouvelle Zélande, sur la Faille Alpine.


La faille alpine et ses ramifications du Nord, système Marlborough, ont connu de forts tremblements de terre au cours des deux derniers siècles :

- 8 Juillet 1843, Wanganui, magnitude estimée 7.0. Ce tremblement de terre qui avait atteint une intensité IX-X sur le échelle de Mercalli avait une durée de quelques minutes. Des dommages importants furent constatés. De nombreux bâtiss et une église en briques, au Pūtiki, furent détruits. Un étalement latéral de la marge de la terrasse de la rivière Whanganui se produisit et entraîna un effondrement d'une section de Shakespeare, barrant la rivière ;

- 16 Octobre 1848, Marlborough, magnitude estimée 7.5. Bien qu'il fut centré dans la vallée d' Awatere dans le district de Marlborough, île du Sud, il avait causé d'importants dommages dans la région de Wellington, et a été ressenti à partir de la Baie d'Hawke, Province de Canterbury. La première secousse s'était produite à 01 h 40, en pleine tempête et sous de fortes pluies. Le choc principal avait duré au moins deux minutes, et avait été suivi, pendant 10 minutes, par de fortes vibrations, et, entre 01 h 40 et 6 h 00 du matin, par environ 100 répliques ;

- 23 Janvier1855, Wairarapa, magnitude estimée 8.1 à 8.3, exceptionnellement important pour un tremblement de terre associée à un mouvement de faille de décrochement. Ce tremblement de terre a été associé, avec un maximum de 18 mètres et des mouvements verticaux de 6 mètres, au plus grand glissement jamais observé sur une faille. Il est aussi associée à la rupture, d'environ 150 kilomètres; de la faille de Wairarapa, causé par la multiplication de ruptures liées à la subduction de la plaque du Pacifique ;

- 01 Septembre 1888, North Canterbury, magnitude estimée 7.3 sur léchelle de richter. Le séisme, ressenti aussi de New Plymouth à Invercargill, avait frappé la région du Nord de Canterbury, à 100 kilomètres au Nord-Ouest de Christchurch et avait causé des dommages aux bâtits sur une région très étendue. Dans la région du Canterbury du Nord de nombreux bâtiments, cause à d'importants glissements de terrain, furent gravement endommagés, en particulier dans la vallée de Hope et dans le Hanmer ;

- 12 Février 1893, Nelson Nelson, magnitude estimée 6,9 ;

- 16 Novembre 1901, Cheviot, magnitude estimée 6,9 ;

- 09 Mars 1929 , Arthur's Pass , magnitude estimée 7.1. De nombreux glissements de terrain furent été déclenchés suite à la secousse principale, endommageant la voie de chemin de fer Midland et les routes. L'autoroute; reliant Canterbury à la côte Ouest, par Arthur's Pass, fut fermée pendant plusieurs mois. De nombreux réservoirs d'eau et des cheminées ont été endommagés ou renversés. Le tremblement de terre, dans la vallée de Trampers Otahake, occasionna l'effondremement, envoyant des débris à 5 kilomètres en aval ;

- 17 Juin 1929, Murchison, magnitude estimée 7,8. Bien que l'épicentre se trouva dans une zone peu peuplée, au nord de Murchison, les secousses furent suffisamment intense pour causer des dommages sur une large zone. Les villes de Nelson, Greymouth et Westport furent touchées et les routes, les bâtiments et les ponts gravement endommagés sur une superficie estimée à 26.000 kilomètres carrés. Les pires dommages résuktèrent des glissements de terrain. La secousse principale fut précédée par plusieurs secousses-précurseurs précurseur. Le tremblement de terre déclencha de nombreux glissements et craa 38 nouveaux lacs, dont le lac Stanley, dont 21 existent encore.

- 03 Février 1931, Hawke's Bay, magnitude estimée 7,8.

- 13 Février 1931, Hawke's Bay, magnitude estimée 7,3.

- 05 Mars 1934, Pahiatua, magnitude estimée 7,6 ;

- 24 Juin 1942,Wairarapa, magnitude estimée 7,2 ;

- 02 Août 1942, Wairarapa, magnitude estimée 7.0 ;

- 24 Mai 1968, Inangahua , magnitude estimée 7,1. La ville fut lourdement touchée par le tremblement de terre. L'ensemble de la population fut temporairement évacuée.

- 06 Février 1995, Est du Cap, magnitude estimée 7.0 ;

- 19 Février 2000, Dannevirke, magnitude estimée 6,1 ;

- 13 Mai 2000 Dannevirke, magnitude estimée 6,5 ;

- 22 Août 2003 Fiordland, magnitude estimée 7,1.

- 22 Novembre 2004, Fosse de Puysegur, magnitude estimée 7,2 ;

- 20 Décembre 2007 Gisborne, magnitude estimée 6,8. Un certain nombre de bâtiments dans le centre de Gisborne furent endommagés. Le quartier central des affaires fut fermé pour permettre aux inspecteurs en bâtiment d'évaluer le montant des dommages.

- 15 Juillet 2009, Fiordland, magnitude estimée 7,8. La libération d'énergie rapporté fut comparé à l'explosion de « 500 millions de tonnes de TNT, et fut 25.000 fois plus puissante que la bombe atomique larguée sur Nagasaki en 1945. » La pointe Sud-Ouest de l'île du Sud, se déplaça de 30 centimètres, Te Anau de 10 centimètres, Bluff 3 centimètres et Dunedin 10 centimètres.

Au cours des mille dernières années, il y a eu quatre ruptures majeures qui se sont produites le long de la faille Alpine provoquant tremblements de terre de magnitude estimée entre 8.0 et 8.5. Elles eurent lieu aux environs des années 1100, 1450, 1620 et 1717, à des intervalles compris entre 100 et 350 ans. Le tremblement de terre 1717 semble avoir impliqué une rupture le long de près de 400 kilomètres, en terme de globalité, sur la « notion » Sud de la Faille Alpine.


Le tremblement de terre du 0 3 septembre, 2010.


Le 3 septembre 2010, Île du Sud, le tremblement de terre paraît être le résultat d'un dérapage, au niveau des Failles Alpine et Hope, impliquant la croûte de la Plaque Pacifique, plongeant sous les collines orientales des Alpes du Sud, sur le bord occidental des Plaines de Canterbury. L'hypocentre du séisme se localise à 50 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Christchurch et à environ 80-90 kilomètres au Sud et à l'Est de l'actuelle limite, - Failles Alpine et Hope -, sous l'Île du Sud, entre les plaques Indo-Australienne et Pacifique. L'aléa sismique, bien qu'hors des marges actives des deux plaques tectoniques, reflète un déplacement latéral sur l'une des nombreuses failles régionales liées et à la Faille Andine et au système de faille de Marlborough.

 

Commentaires

Bonjour,
Merci de ces informations précieuses. Avez-vous des infos sur la situation à Kaikoura (où mon fils se trouve et dont je n'ai pas de nouvelles)?
Merci encore.
Bernadette Wynants

Écrit par : Bernadette Wynants | 05 septembre 2010

Merci pour votre commentaire.

J'ose penser que vous êtes anxieuse en absence de nouvelles de votre fils...

Kaikoura se situe à plus de 150 kilomètres de l'épicentre du séisme... Certes, il a dû le ressentir mais, en théorie, il ne devrait point trop y avoir eu de dégâts dans cette ville, l'intensité sismique n'ayant été que de II, au plus III, sur l'échelle MMI...

Intensité IV : Séisme ressenti à l'intérieur des constructions par de nombreuses personnes, à l'extérieur par quelques-unes. Dormeurs légers réveillés la nuit. Seules les personnes ayant ressenti un séisme important auparavant sont apeurées. Vibration semblable à celle d'un camion lourd passant tout près. Sensation analogue à un corps lourd heurtant l'immeuble ou comme si un objet lourd tombe dans la maison. Vibration des fenêtres, des portes, de la vaisselle et de la verrerie. Craquement des murs. Les objets suspendus se balancent vigoureusement. Les liquides dans les contenants ouverts sont agités. Les voitures en stationnement oscillent.

Intensité III : Ressenti par plusieurs personnes à l'intérieur, souvent le mouvement semblable à une vibration rapide. Au début, plusieurs personnes ne se rendent pas compte qu'il s'agit d'un séisme. Durée appréciable et quelquefois estimée. Vibrations analogues à celles causées par des camions légers ou par des camions lourds circulant à bonne distance. Les objets suspendus peuvent osciller légèrement. Le mouvement peut être plus notable aux étages supérieurs des hautes structures. Les voitures en stationnement peuvent osciller légèrement.

Intensité II : Ressenti par quelques personnes, surtout par celles situées aux étages supérieurs des maisons ou par des gens nerveux ou sensibles. Certains effets peuvent être perçus comme pour l'intensité I, mais avec plus de vigueur: balancement possible des objets délicatement suspendus; quelquefois les arbres, les structures, les liquides et les étendues d'eau peuvent s'agiter - les portes peuvent se balancer très lentement; oiseaux et petits animaux semblent perturbés; rarement des nausées ou des étourdissements sont ressentis.

Quant aux nouvelles, de nombreux dégâts ont affecté les réseaux et les antennes téléphoniques... Les communications y sont difficiles...

Bien à vous

Écrit par : Raymond Matabosch | 05 septembre 2010

Bonjour,
je compte partir dans 1 ou 2 mois en Nouvelle-Zélande (pour une durée de 6 semaines). j'avais initialement prévu d'atterrir à Christchurch, mais vu la situation, je pense opter pour Dunedin.
je souhaiterai savoir quels sont les risques et prévisions sismiques dans les 3 mois qui viennent sur l'île Sud. D'autres secousses de magnitudes aussi importantes sont-elles à craindre, et si oui, quelles parties de la Nouvelle-Zélande sont les plus susceptibles d'être touchées ?
merci de votre attention
Valentine

Écrit par : Valentine Fritsch | 09 mars 2011

Pour votre information, une petite série d'articles en cours sont publiés au sujet de la Nouvelle Zélande... et de la sismicité sur ces îles

http://www.suite101.fr/content/nouvelle-zelande--raisons-du-seisme-meurtrier-du-21-fevrier-2011-a25718

et

http://www.suite101.fr/content/nouvelle-zelande---hautes-terres-du-continent-englouti-zealandia-a25828

d'autres à suivre...

Écrit par : Raymond Matabosch | 11 mars 2011

Les commentaires sont fermés.

 
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