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27 octobre 2010

Un séisme de magnitude 7.7 frappe les îles des Mentawai en Indonésie mais l'alerte au tsunami levée... En résultat, une catastrophe humaine

Un séisme de magnitude du moment révisée de 7,5 à 7.7 a frappé au large des côtes Sud-Ouest du Pulau Sibarubaru, dans le Kepulauan Mentawai, en Indonésie, le 25 Octobre à 14 h 42 Temps Universel, 21 h 42 Heure Locale.

Son épicentre, latitude 3.484° Sud et longitude 100.114° Est, se situe à 211 kilomètres au Sud-Ouest de Sungaipenuh dans la province de Jambi dans le sud de l'île de Sumatra, à 239 kilomètres à l'Ouest de Bengkulu sur la côte Sud-Ouest de l'île de Sumatra, à 280 kilomètres au Sud de Padang capitale de la province de Sumatra occidental, à 305 kilomètres à l'Ouest de Lubuklinggau dans l'extrême Ouest de la province de Sumatra du Sud, à 798 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Jakarta, île de Java, capitale de l'Indonésie.

Son hypocentre a été localisé à 20,6 kilomètres de profondeur, +/- 3.4 kilomètres, par l'United States Geological Survey, et à 10 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen.

La secousse, d'une durée d'environ 3 minutes, a été ressentie jusqu'à Padang. Les habitants, paniqués, se sont préfugiés dans les collines. Rapidement, par l'intermédiaire de son porte parole, Priyadi Kardono. l'agence indonésienne pour les catastrophes naturelles a déclaré « qu'aucune victime, ni aucun dommage n'ont été signalés ». Parallèlement, le centre d'alerte pour le Pacifique, basé aux Etats-Unis, tout en soulignant qu'il n'y avait « pas de menace d'un important séisme destructeur », a diffusé une alerte au tsunami, alerte levée moins de deux heures après la secousse. Par le fait même, les habitants, des îles de l'archipel des Mentawai, ont réintégré leurs villages.


Mais la réalité en est tout autre.


L'archipel des Mentawai est un groupe composé de 4 îles principales, - Siberut, la plus grande de ces îles avec une superficie de 4.030 kilomètres carrés, Sipura, Pagai Utara ou Pagai du Nord, et Pagai Selatan, ou Pagai du Sud -, et d'un essaim d'îlots et de rochers, situé à quelque 150 kilomètres au large de la côte Ouest de l'île indonésienne de Sumatra.

Si les autorités, dans un premier temps, ont bien déclenché une alerte au tsunami, cette alerte ayant été vite levée, un tsunami significatif, provoqué par la violence du séisme, à généré des vagues d'au moins trois mètres de haut et ont frappé de plein fouet l'archipel des Mentawai. Alors que sur l'île de Pagaï Utara, l'eau a atteint les toits des maisons, sur celle de Pagai Selatan, elle a pénétré sur une distance de 600 mètres, à l'intérieur des terres, balayant tout sur son passage, causant de très importants dégâts sur le chapelet d'îles et îlots et entraînant un bilan toujours provisoire de dizaines de morts d'hommes, plus de 217 victimes déjà recensées, et plus de 500 disparus. Dans la réalité des faits, plus de 90% des habitations ont été endommagées dans les secteurs touchés.

Entre autres gros dégâts à déplorer, la secousse principale, suivie du tsunami, a détruit en quasi totalité le village côtier de Betu Monga et, aux heures présentes, seules 65 personnes sur les 200 qui habitent ce village ont été retrouvées. Les autres sont toujours portées disparues, principalement des femmes et des enfants. Et au moins quinze autres villages ont été balayés par la vague géante.

Malheureusement, les opérations de secours sont rendues difficiles par l'isolement de l'archipel des Mentawaï desservi par bateau depuis Padang, 12 heures de traversées, difficiles d'accès et privés de communications. En outre, les conditions météorologiques cataclysmiques, vents violents et trombes d'eau, retardent toutes approches des îles.

Le tsunami provoqué par la secousse sismique a également été ressenti à Singapour et à La Réunion. Seuls de faibles dégâts matériels y ont été constatés.


Les répliques du séisme.


La secousse principale a été suivie d'une kyrielle de répliques de magnitude comprise entre 4.4 et 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter :

- le 25 Octobre : 5.0 à 15 heures 21 Temps universel ; 6.1 à 19 heures 37 Temps universel ; 4.9 à 22 heures 10 Temps universel ; et 6.2 à 22 heures 59 Temps universel ;

- le 26 Octobre : 4.9 à 03 heures 28 Temps universel ; 4.8 à 03 heures 50 Temps universel ; 4.9 à 08 heures 53 Temps universel ; 4.4 à 10 heures 00 Temps universel ; 5.3 à 10 heures 51 Temps universel ; 4.7 à 11 heures 05 Temps universel et à 11 heures 25 Temps Universel ; 5.3 à 11 heures 33 Temps universel ; 4.5 à 14 heures 35 Temps universel ; 4.7 à 14 heures 57 Temps universel ; 5.0 à 19 heures 40 Temps universel et à 23 heures 09 Temps Universel ; et 5.8 à 23 heures 45 Temps universel ;

- le 27 Octobre : 5.1 à 00 heures 04 Temps universel ; 5.0 à 00 heures 17 Temps universel ; et 5.2 à 04 heures 33 Temps universel.


Les séismes sur l'archipel des Mentawai.


La raison principale du tremblement de terre du 25 Octobres 2010 ayant frappé aux îles des Mentawai, sur la Ceinture de Feu du Pacifique, en incombe à la poussée qui se produit à la limite des interfaces des plaques tectoniques et, principalement à la subduction de la plaque australo-indienne, à la vitesse de 5,7 à 6,9 centimètres par an, sous celle de la Sunda.

Aux analyses des éléments en présence, ce tremblement de terre est contiguë à ceux, de magnitude du moment 8.5 et 7.9, qui s'étaient produits, le 12 Septembre 2007, et il apparaît très proche de dite zone de rupture.

Il paraît de toute évidence qu'il s'ajoute à une longue liste de séismes dont les plus marquant en sont ceux :

- du 26 Décembre 2004,, 0 h 58, Temps Universel, 7 h 58 m 53 s, heure locale, un séisme d'une magnitude de 9.3 au large, à 160 kilomètres à l'ouest de Sumatra, à une profondeur de 30 kilomètres, provoque un raz de marée qui touche les côtes d'une dizaine de pays d'Asie du Sud-Est: 220.000 morts, dont 168.000 en Indonésie. Ce séisme est du à la subduction de la plaque indienne sous la plaque Sunda, 6 centimètres/an en moyenne. De très nombreuses répliques dont plus de 500 dans les heures qui ont suivi, se sont produites sur une distance d'environ 1000 kilomètres allant de l'épicentre jusqu'aux îles indiennes d'Andaman et de Nicobar, au nord, le long de la ligne d'affrontement des deux plaques et ont été enregistrées pendant les mois qui ont suivi le paroxysme sismique. Une quarantaine de ces répliques a dépassé la magnitude 6. Parmi elles, deux séismes de magnitude supérieure à 7 se sont produits au large des Îles Nicobar. Le premier, le même jour que le séisme principal, de magnitude 7.3, a eu lieu à 4 h 21, temps Universel, 11 h 21, heure locale, le second, le 24 juillet 2005, à 2 h 12, Temps universel, 9 h 12, heure locale, épicentre situé à 420 kilomètres au sud de Port Blair, de magnitude 7.2.

La rupture, sur une longueur d'environ 1.200 kilomètres, de la faille chevauchante faiblement inclinée vers le nord-est et émergeant en surface au niveau de la fosse de subduction, ayant entraîné des déplacements ont atteint 15 à 20 mètres, en fait le cinquième séisme le plus important du XX° siècle : 4 Novembre 1952, péninsule de Kamchatka, Russie, magnitude 9.0 ; 9 Mars 1957, au sud des îles d'Andreanof, dans les îles Aléouèves , Alaska, magnitude 9.1 ; 22 Mai 1960, dans le sud du Chili, près de Valdivia, magnitude 9.5 ; 27 Mars 1964, Prince William Sound, Alaska, magnitude 9.2.


- du 25 Mars 2005, 16 h 09, Temps Universel, 23 h 09, heure locale, près de l'île de Nias, au large de la côte nord-ouest de Sumatra, un séisme d'une magnitude de 8.7, est localisé à 245 kilomètres au sud-ouest de la ville de Medan, Sumatra, 205 kilomètres de Sibolga, Sumatra, entre les îles de Nias et de Simeulue. Sa profondeur est estimée à environ 30 kilomètres et son épicentre se situe à environ 200 kilomètres au sud de celui du 26 décembre 2004. 2.000 morts et 6.000 blessés, sont à déplorer dans les îles de Nias, Simeulue et les îlots de Banyak. et 80 % des immeubles de la ville principale de l'île, Gunung Sitoli, sont détruits. Ce séisme se classifie parmi les 10 plus violentes secousses du XX° siècle.

Il est surprenant, car rarissime, que deux séismes majeurs surviennent, coup sur coup, dans une même zone : 26 Décembre 2004, magnitude 9.3 avec tsunami et 28 Mars 2005, magnitude 8.7, au large de la côte nord-ouest de Sumatra.


- Et du 30 septembre 2009, un séisme d'une magnitude de 7,6 magnitude a frappé la province de Sumatra occidental. À Padang, des centaines d'habitations se sont effondrées. Au 1er octobre, il se comptait 529 morts pour l'ensemble de la province: 375 à Padang, 75 à Pasaman, 62 à Padang Pariaman, 11 à Pariaman, 3 à Padang Panjang et 2 à Solok.


Le tremblement de terre du 25 Octobre 2010 s'est produit près du bord méridional de la rupture, magnitude estimée à 8.7/8.9 sur l'échelle ouverte de Richter, de 1797 ayant déclenché un tsunami dont la vague faisait entre 5 et 10 mètres. et dans la région de rupture d'un tremblement de terre, magnitude estimée à 8.9/9.1 sur l'échelle ouverte de Richter, en 1833.


En conclusion.


Se situant sur la Ceinture de Feu du Pacifique, dans sa partie la plus sismique, il est  probable, les continents étant rentrés dans la phase de réunification de terres pour une Pangée nouvelle, que la région de l'archipel des Mentawai subisse un mégathrust, dans un avenir plus ou moins proche, de type Big One(1).


Notes


(1) « Le prochain séisme de grande ampleur, un « Big One » dévastateur, où frappera-t-il ? ». Raymond Matabosch. En finalité de rédaction publication en 2011.

05 octobre 2010

Villefranche de Conflent. Cité médiévale fortifiée.

Au cœur des Pyrénées Orientales, au pied du Canigou, cité médiévale créée en 1095 par Guillaume-Raymond, comte de Cerdagne et, au XVII° siècle, fortifiée par Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, Villefranche de Conflent est classé dans la prestigieuse liste des plus Beaux Villages de France. Depuis le 7 juillet 2008, la ville est inscrite, grâce au génie du maréchal de Vauban et au travail important produit et à la détermination de la municipalité pour l'ob­tenir, au Patrimoine Mondial de l'Humanité pour son grandiose en­semble fortifié, comprenant l'enceinte, la citadelle du Fort Liberia et la grotte préhistorique de Cova Bastera.

« Nous pensons que ce sera un vecteur économique intéres­sant car nous ne voulons pas transformer notre ville en musée, nous voulons conserver une vie réelle. C'est pour cela que nous travaillons sur un nouveau plan de gestion. Nous voulons nous proje­ter dans le futur », avait déclaré Rose Marie Soria, son maire, en apprenant que sa commune et celle, proche, de Mont-Louis devenaient les premières communes du département des Pyrénées-Orien­tales à obtenir l'insigne honneur de la reconnaissance internationale de leur patrimoine.

 

Situation géographique.

 

Villefranche de Conflent est une petite commune, d'environ 450 hectares, située en Conflent, délimitée, à l'Est, par le confluent de la Têt et du Cadi et, à l'Ouest, par celui de la Têt et de la Rotja qui, insolite, ne se situe pas sur le territoire communal.

En effet, ce territoire, bizarreries historiques, est composé de deux parties non contiguës :l'une, la ville fortifiée, enclavée entre les communes de Fuilla et de Corneilla-de-Conflent ; l'autre un terri­toire vaste et accidenté, au nord, comprenant le fort Libéria et l'an­cienne église de Saint-Étienne de Campelles et s'élevant jusqu'au village ruiné de Belloc, acheté, au XVII° siècle, pour renforcer les fortifications.

Et, de ce fait, ni la gare, ni le hameau du Faubourg, ni l'église de Nôtre Dame de Vie, ni les grottes des Canalettes, ni les carrières de marbre rose ne font pas partie du territoire de Villefranche, ces sites se trouvant soit sur le territoire de Fuilla, soit sur celui de Corneilla-de-Conflent, soit, même, sur les terres de Ria.

Villefranche de Conflent est desservie par la route nationale 116 la reliant à Prades, - 6 kilomètres -, et à Perpignan, - 51 kilomètres -, à l'Est, et à la Cerdagne et Andorre, à l'ouest, et par un axe ferroviaire en deux tronçons, l'un à voie normale, Perpignan-Villefranche, l'autre à voie métrique, Villefranche-Latour de Carol-Enveigt ou « Train de Cer­dagne ».

 

La gare, constituant, aussi, un point de départ pour des ex­cursions touristiques vers le Pic du Canigou ou l'Abbaye de Saint Martin, s'appelle, en réalité, « Villefranche-Vernet-les-Bains », Ver­net les Bains, une station thermale à 6 kilomètres.

 

Sur un site d'exception.

 

Dans un site architectural d’exception, la cité médiévale se pelotonne derrière une puissante enceinte fortifiée qui, comme un corset de pierre trop étroit, l'enserre et semble l'étouffer.

 

Au XI° siècle, le puissant Guillaume-Raymond, comte de Cerdagne, opposé au comte de Roussillon, trouve que le confluent de la Têt et du Cadi, profondément encaissé entre des massifs cal­caires abrupts, est un site stratégique.

Par la volonté comtale, Villefranche de Conflent nait dès lors, vers 1090, et cinq premières familles, au bénéfice de qui est ré­digé l'acte de donation, s'y installent. cinq premiers familles, au bénéfice desquelles est rédigé l'acte de donation La ville se construit rapidement et se fortifie en parallèle, la forteresse devant être un verrou sur la route du Roussillon à la Cerdagne.

D'où l'intérêt d'y attirer rapidement une importante popula­tion grâce à la multiplication des franchises : exemption de servitude et création d'une foire dès 1090 ; des droits de « foriscapi », ou droits de lods et de vente, et plus généralement de ce qu'on appelait les « mals usos », les mauvais usages, au XIII° siècle; etc...

Aussitôt fortifié, Villefranche de Conflent commence à jouer son rôle défensif et conserve longtemps cette vocation car, en ajoutant aux remparts médiévaux, son système de fortification, Vauban renforce au XVII° siècle son rôle de capitale militaire d'une région resté longtemps frontalière. Et, pour en améliorer la défense et l'invulnérabilité, il fait construire le fort Libéria et utilise la Cova Bastera pour renforcer le système défensif.

 

Villefranche de Conflent parmi plus beaux villages de France.

 

Aujourd'hui, le village apparaît comme un ensemble monu­mental bâti dans le marbre rose. Sur la place principale, l'église St Jacques est réputée pour son magnifique portail roman du XII° siècle en marbre local. Le village est dotée d'une curiosité à ne pas rater : l'accès au fort Libéria se fait par un étonnant escalier souter­rain dit des « mille marches », construit sous Napoléon III.

Et c'est un réel ravissement de déambuler, d'un pas noncha­lant, dans ses vieilles ruelles bordées de maisons anciennes et de boutiques artisanales , - savons naturels, jouets et objets en bois, sor­cières, bijoux artisanaux, poteries, tapisseries d'art, etc... -

Aux alentours de Villefranche de Conflent se trouvent de merveilleuses grottes., telles les « Grandes Canalettes », avec sa salle Blanche, son lac aux Atolls ou, encore, son Temple d'Angkor ; « les Petites Canalettes » avec ses cristaux de calcites aux formes surprenantes ou « sa Table », une formation unique au monde ; la « Grotte d'Engorner ».... Quant à la « Préhisto-Grotte », la première grotte aménagée en France, par Vauban, en 1707, mais à des fins mi­litaires, l'éveil humain plonge dans l'histoire passionnante des dino­saures, de l'ours des Pyrénées... pour un merveilleux voyage dans le rêve, l'imaginaire et la réalité.

 
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