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21 février 2011

Le contenu historique de l'Ancien Testament : Son élaboration.

 

L'Ancien Testament comprend, d'une part, des livres à sujets essentiellement doctrinaires, spiritualistes, fanatiques et extrémistes tels que les prophéties, les psaumes, les proverbes et les traités sapientaux, œuvres rédigées par les prêtres desservants de la religion sémitique polythéiste originelle, revues, corrigées, modifiées et adaptées, au fil des évolutions religieuses et de la prolifération des multiples sectes unilatéralement décrétées « religions », d'abord par les docteurs pharisiens et la caste des sadducéens composant le Sanhédrin, ensuite, suivant les versions, par l'absoluité rabbinique juive, et, ensuite par la souveraineté ultramontaine des théologiens chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes, mormons, dogmatiques, évangéliques, islamiques, etc..., et, d'autre part, des livres historiques qui retracent l'histoire du peuple sémite(1). Ces derniers ont été élaborés, du X° au IV° Siècles avant l'année zéro(2), à partir de deux sources : la riche tradition orale qui conservait le souvenir des événements de l'époque des proto-sémites et les archives des rois anté-cananéens et anté-israélites qui avaient été constituées depuis la fin du XII° Siècle avant l'année zéro.


Élaboration des livres dits religieux, mais à sujets essentiellement doctrinaires, spiritualistes, fanatiques et extrémistes.


Pour raison de commodité et surtout afin d'éviter toute polémique stérile entre les divers courants religieux, - catholicisme, protestantisme, orthodoxie, anglicanisme, chrétiens d'Orient, mormonisme, église du christianisme céleste, témoins de Jéhovah, Science chrétienne, églises millénaristes américaines, sectes chrétiennes, etc... ; hassidisme, judaïsme orthodoxe, karaïsme, organisation juive laïque, judaïsme réformé, sionisme religieux, etc,,, ; chiisme, kharidjisme, Madhhab, Nation of Islam, sunnisme, sectes musulmanes, etc... ; et fondamentalisme religieux : créationnisme, intégrisme chrétien et christianisme politique, islamisme et intégrisme islamiste, mouvance islamiste, islamisme politique, factions armées et terrorisme islamiste, etc.. -, et les kyrielles de cultes, de confessions, de rites, de croyances, de doctrines et de dogmes ayant généré, créées par les hommes et à l'image des hommes, une pléiade de religions toutes détenant la vérité et toutes dévouées et asservies à leur seul vrai Dieu, l'élaboration des livres à sujets essentiellement doctrinaires, spiritualistes, fanatiques et extrémistes, ne sera pas abordée dans cette présente étude.


Élaboration des livres historiques communs à toutes les religions historiques : Chrétienté, Judaïsme et islamisme musulman, et à leurs dérivés.


Les premiers documents qui ont servi de base au contenu historique de l'Ancien Testament, ont été plusieurs centaines de tablettes datant des environs de 2700/2600 avant l'année zéro, qui furent écrites à Šurupak ou Fâra, siège de la dynastie sous laquelle il est censé admettre, vers 2900 avant l'année zéro, avoir eu lieu le Déluge.


 

Une « Epopée » ou « Poème de la création », appelé anciennement « Enûma eliš », fut composé à Babylone vers 1200 avant l'année zéro. A partir des origines de l'univers, elle racontait l'accession de Marduk à la souveraineté sur les dieux et sur le monde. Elle fut le premier écrit qui ordonnança la cosmogonie sémite et se mua en mythe fondateur car les figures idéales et les modèles intemporels y prenaient une place importante. En effet, derrière cette théorie des origines, s'exprimait le besoin immuable de décrire et de justifier les transformations radicales du monde observable, de la Terre et de la société humaine. Et, modèle archétypal de la création, l'univers étant le « chef d'œuvre » d'un ou plusieurs créateurs intemporels et in-engendrés, offert comme parangon aux hommes, elle était « le modèle exemplaire de toute manière de faire ».

Pêle-mêle, au fur et à mesure de ses adaptations ultérieures par les prêtres, il s'y retrouvait Adad ou Iškur, le dieu qui présidait à la pluie, aux orages, aux tempêtes ; Utu ou Šamaš, le dieu du Soleil ; An ou Anu, le nom du dieu Ciel doyen de la dynastie divine qui siégeait à Uruk en compagnie de sa servante divine Inanna ou hiérodule ; Apsû et Tiamat, le couple primordial dans le le domaine d' Enki ou Éa ; Asalluhi ou Asari, le dieu archaïque de la ville de Ku'ar dont le nom a été ultérieurement absorbé par Marduk ; Ningirsu ou Ninurta, le Seigneur de la ville de Girsu, et aussi le Seigneur de la Terre qui, au III° millénaire avant l'an zéro, était le champion des dieux et le sauveur des hommes ; Nergal ou Erra ou Irra, l'époux de la déesse des enfers, Éreškigal ; Apkallu ou les Sept Sages, les héros civilisateurs envoyés par Enki ou Éa pour enseigner aux sémites archaïques, U'anna ou Adapa étant le premier des Sept Sages ; Enlil, le Seigneur atmosphère et dieu souverain suivant l'ancien système de panthéon ; Atrahasîs ou le Supersage, l'homme qui a été sauvé du Déluge, par Enki ou Éaa, pour conserver la race humaine et le Mythe du Supersage, poème mythologique de douze cents vers, environ 1700 avant l'année zéro, se retrouve dans le récit biblique de Noé ; Enki ou Éa ou Éaa, dieu majeur, inventeur-créateur et défenseur de l'homme et de toutes les techniques et père de Marduk ; Gudéa, le prophète, le Messie, le fils du dieu suprême qui descend sur terre pour sauver les hommes, l'homme par qui tous les apôtres et autres prophètes humains retranscrivent les paroles divines ; Marduk, le souverain des dieux et des hommes, etc... etc ...


 

A l'époque de Salomon, entre 960 et 930 avant l'année zéro, un astrologue(3), - était-il simplement un érudit, un philosophe ou un penseur scientifique ? -, à la tête d'une congrégation scientifique, le Yahwiste, - dès le début de son récit nommant Yahweh l'un des nombreux Dieux qui peuplent le panthéon de son peuple -, rédige, à la mort de Moïse, une histoire des origines du monde assise sur toutes les cosmogonies antérieures et conservées dans les annales, - épopées, poème de la Création, poème du Déluge, etc... -, des peuples sémites. Il accompagne ses écrits d'un recueil de lois attribuées au grand législateur décédé.

Au IX° Siècle avant l'année zéro, le texte yahwiste est remanié et complété par un groupe d'hommes, probablement de la tribu des israélites et certainement des prêtres, appelés les Élohistes parce qu'ils nomment, en hébreu, leur Dieu Éloha ou Élohim. En 722 avant l'année zéro, les sémites assyriens détruisent le royaume sémite d'Israél. Des Lévites, des serviteurs du Temple recrutés dans la tribu de Lévi, fuient les envahisseurs et se réfugient dans le royaume sémite de Juda. Avec eux, ils ont emporté, les sauvant des fureurs des assaillants et de leur esprit destructeur dicté par l'épée légitimant leurs guerres contre d'autres sémites ou contre des non-sémites(4), - que de similitudes avec le djihad, jihad ou djihâd, et tout particulièrement le jihad par l'épée dans le Coran -, des livres historiques et, ce qui servira de base au Deutrénome, un recueil de lois.


 

Sous leur influence, des prêtres de Jérusalem, les Deutrénomistes, au VII° Siècle avant l'année zéro, remanient et réécrivent une nouvelle fois ces écrits historiques, y adjoignent, les remaniant de même et tout autant les réécrivant, des lois anciennes et les introduisent dans ce qui deviendra, en nos temps actuels, les quatre derniers livres du Pentateuque. Ensuite, aux temps de l'Exil, vers 587-538 avant l'année zéro, ils rédigent les livres historiques de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois. Mais un prêtre du Temple s'approprie ces livres et les trouvant encore trop historiques car faisant bien peu état du Dieu de son peuple et des dogmes qu'ils pouvaient véhiculer, reprend tous les écrits, refait, à son tour, le récit des événements qui vont du mythe de la Création à la mort du grand législateur, Moïse, et donne, au Pentateuque, une version sacerdotale.

Enfin, au IV° Siècle avant l'année zéro, un nouvel homme de sciences, le Chroniste, raconte les grands événements de l'histoire israélite à partir de David, dont le livre des Chroniques, et ceux qui se sont déroulés durant la vie d'Esdras et de celle de Néhémie. Et, pour achever le travail accompli par les prêtres, un dernier rédacteur, descendant d’Hillel l’Ancien et se concentrant sur la codification de la Loi Juive, - ou bien plus réellement un groupe de rédacteurs tous membres du Sanhédrin cooptés par imposition de la Smikha -, s'empare de l'œuvre complète, en fait la synthèse et, faisant la part belle à Dieu, donne une version définitive épurée de toute sève historique, du moins n'en conservant qu'une trame ténue, et du Pentateuque et des Chroniques.


 

Ce qu'il en advient, ensuite, les nouvelles religions foisonnant, le judaïsme, la chrétienté et l'Islam..., chacune agissant à l'identique des prêtres dogmatiques, doctrinaires, spiritualistes, fanatiques et extrémistes, laisse pantois. En effet, l'Ancien Testament qui aurait dû être le reflet de l'Histoire et le tableau de la civilisation des semi-nomades sémites au II° millénaire avant l'année zéro, de celle du royaume assyrien au I° millénaire avant l'année zéro et des douze peuplades moyen-orientales, n'est plus qu'un ersatz historique truffé de légendes et de mythes divins mis au service de l'absoluité rabbinique juive et de la souveraineté ultramontaine des théologiens chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes, mormons, dogmatiques, évangéliques, islamiques, etc...


Que pauvres, intellectuellement, sont les hommes qui asservissent les peuples pour mieux acquérir le pouvoir et, couverts d'argent et d'or et leurs portefeuilles dégorgeant de billets de banque, en Hommes-Dieux vivants accéder au Prytanée en véhiculant des croyances controuvées.


Note.


(1) Aujourd'hui le peuple sémite se compose essentiellement des Juifs et des Arabes mais dans l'Antiquité, il comprenait également les Assyriens, les Babyloniens, les Araméens, les Cananéens et les Phéniciens. Les Sémites donnèrent naissance à des alphabets et à des dialectes qui se répandirent dans toute la Méditerranée orientale, le Proche-Orient et l'Afrique du Nord-Ouest, - Éthiopie -.

(2) En astronomie et plus particulièrement dans les calculs d'éphémérides, l'année zéro est celle qui précède immédiatement la première année de l'ère commune, l’an 1, correspond à l'Anno Domini, ou ère chrétienne, débutant approximativement avec la naissance de Jésus de Nazareth, Juif de Galilée, messie pour les uns, prophète pour les autres. Elle correspond à l'an -1 du calendrier julien, calendrier revu et corrigé par le calendrier grégorien. Tout comme pour le calendrier dit de « l'Ère chrétienne », toutes les ères utilisées dans les calendriers Aztèque, Maya..., hindou, bouddhiste, juif, musulman... commencent, aussi, par une année zéro.

(3) Astrologue, astrologus, autrefois astrologien. Ce nom signifiait d'abord ceux qui s'occupaient de l'étude du ciel, c'est-à-dire les astronomes. La folie des divinations astrologiques força de distinguer ceux qui poursuivaient la fausse science, et qu'on nomma astrologues par opposition aux astronomes.

(4) Cette notion se retrouve dans le djihad, jihad ou djihâd signifiant « exercer une force », « tâcher » ou « combattre ». Dans le Coran, l'expression « al-jihad bi anfousikoum », lutter contre les penchants de votre âme, est l'équivalent de l'expression se faire violence ou « al-jihad fi sabil Allah », le combat sacré dans le chemin d'Allah. L'islam compte quatre types de jihad : par le cœur, par la langue, par la main et par l'épée. Le jihad par le cœur, aussi nommé « Grand jihad », invite les musulmans à combattre afin de s'améliorer ou d'améliorer la société. Mais le plus connu des sens du jihad est le jihad par l'épée, ou « Petit jihad », qui a servi d'argument à différents groupes musulmans à travers l'histoire pour légitimer leurs guerres contre d'autres musulmans ou contre des non-musulmans, et qui sert maintenant d'argument aux islamistes et aux intégristes islamistes, aux mouvances islamistes, et à l'islamisme politique et aux factions armées, pour justifier le terrorisme islamiste.


Publié le 19 Février 2011 sur

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10:17 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ancien testament, la bible, le coran, la thora, chrétienté, judaïsme, islam, catholique, protestant, mormon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19 février 2011

Trois musulmans Ahmadis sauvagement assassinés en Indonésie

Trois musulmans Ahmadis ont été tués lors d'une attaque d'un barbarisme sans précédent suivie d'un lynchage d'une extrème violence, en Indonésie, le Dimanche 06 Février 2010, sous le regard impassible des policiers animés d'une étrange et inhumaine passivité.


 

La communauté ahmadie, prêchant un Islam non-violent et ouvert à l'interprétation, est un mouvement islamique considéré comme une secte par l’islam traditionnel et comme une hérésie abominable aux yeux des extrémistes musulmans.

Brandissant des machettes, des lances, des couteaux et autres armes, une foule composée de 700 à 1.000 personnes a pris d'assaut le centre local de la communauté musulmane Ahmadi, à Cikeusik, en Indonesie. Outre trois morts, cinq autres pratiquants de la religion musulmane Ahmadi ont été gravement blessés. Une maison, deux voitures et une moto appartenant à d'autres membres de la communauté Ahmadi ont été brûlées.

Bien qu'ayant été prévenue plusieurs jours avant l'événement, bien que présente sur les lieux des agressions sauvages et bien que le gouvernement indonésien et les autorités locales, indépendamment de la religion, aient pour mandat de protéger tous les citoyens, la police locale n'a pas empêché la foule de lyncher les musulmans Ahmédis qui s'étaient réunis dans la maison de leur imam. Jusqu'à présent, aucun des assaillants n'a été arrêté.


Les Ahmadis sont 20 millions dans le monde, plus de 4 millions au Pakistan et 200 000 en Indonésie. Ils prient dans des mosquées et les prêches de leurs imams s’appuient sur le Coran, mais les extrémistes islamistes et certains islamistes se disant modérés leur interdisent de se proclamer musulmans. Déjà, le 28 Mai 2010, à Lahore, dans l'est du Pakistan, un commando islamiste  avait pénétré dans la plus grande mosquée Ahmadie. Près d'une centaine de musulmans Ahmadis avaient payé, de leur vie, leur différence, et 125 avaient été gravement blessés et mutilés.


Ces « affaires » abjectes où, sous couvert de la religion détournée de son but premier, des hommes musulmans s'autorisent à assassiner d'autres hommes musulmans, me remémore un écrit de l'auteur Edouard Glissant « La Pensée Unique frappe partout où elle soupçonne de la diversité... »

En effet, dès l'instant où un groupe refuse de se soumettre à la Pensée Unique prônée par l'Islam, c'est un ennemi à abattre et qu'importe qu'elles en sont les raisons de cette différence... c'est la différence même qui est en cause.

En ces temps de crise, à cause de ce qu'il suppose être son malheur, l'homme et son esprit obtus, bien plus entraîné par les prêches subversifs des extrémistes, a tendance à chercher des boucs émissaires et c'est très logiquement qu'il s'en prend aux minorités. Il est effectivement bien plus facile de fédérer la haine autour de groupuscules ou de personnalités, soient-elles autocrates, qui énoncent d'autres idées et d'autres vérités, des vérités aussi vraies que celles prônées par la Pensée Unique, que de la fédérer contre ses semblables à qui l'on a promis le paradis s'ils meurent en martyrs.

Quel est le crime des victimes? Concernant les Ahmadis c'est de croire à une autre vérité, ailleurs ce sera d'être malade, infirme, homosexuel, adversaire politique, cadre, patron, athée, païen, de religion autre, etc... etc.. ou d'avoir une couleur de peau ou une gueule, etc... etc... qui ne reviennent pas à certains.

L'homme a beau avoir posé le pied sur la lune et être capable des plus belles prouesses techniques, son instinct naturel fait et fera, de lui, encore pour longtemps, le plus abject, le plus avili, le plus ignoble, le plus ignominieux, le plus infâme, le plus sordide, le plus ordurier, le plus vil, le plus couard... en fait le plus honteux, le plus idiot et, en langage châtié, le plus con et le plus merdeux des animaux.

14:46 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islam, ahmadi, extrémisme islamique, indonésie, pakistan, assassinats, lynchages, agressions barbares | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

09 février 2011

Serait-ce un signe précurseur du réveil prochain du volcan italien Campi Flegrei ?

 

Suivant des images satellite, - © 2011 TerraMetrics -, des "fumoirs" et des évents fumerolliens viennent d'apparaitre sur le plateau marin côtier, en surplomb du cratère Monte Procida et du Mare Morto entre Torregaveta, le Monte Procida, le Porto Miseno et l'île de Procida, et sur le plateau côtier îlien de Procida, au Nord et au Nord-Nord-Est de la dite île...

Serait-ce, après les activités anormales thermales et fumerolliennes recensées depuis octobre 2006 sur le Pisciarelli, de nouveaux signes précurseurs annonciateurs d'un réveil prochain du volcan italien Campi Flegrei, à 6 kilomètres de Naples ?

Les champs Phlégréens, en italien, Campi Flegrei, autour de Pouzzoles, constituent une région volcanique située à l'Ouest de la ville de Naples, en Italie.

Le niveau du sol dans la région des champs Phlégréens s'est élevé d'environ 4.70 métres , depuis 1970, par un phénomène de bradyséisme. C'est un supervolcan, - une caldeira  de volcan gris -, encore en activité.

Il est célèbre pour ses explosions apocalyptiques :

- 37.000 ans et le tuf gris recouvrant toute la Campanie et une partie du Latium, sur un rayon de 150 kilomètres, - Indice d'Explosivité Volcanique 8 - ;

-15.000 ans et le tuf jaune Napolitain recouvrant une partie de la Campanie sur un rayon de plus de 50 kilomètres, - Indice d'Explosivité Volcanique 7 -.

L'un des principaux volcans des champs Phlégréens est la Solfatara dont la dernière éruption s'est produite en 1158.
Super-volcan actif, sa caldeira a un diamètre de 12 X 15 kilomètres, le Campi Flegrei a toujours connu, depuis le début de l'Holocène, des éruptions sub-aériennes et sous-marines durant trois périodes bien caractéristiques, la première se situant entre 13.000 et 7.500 avant J.C., la seconde entre 6.600 et 6.200 avant l'Ère Chrétienne, et la dernière entre 2.800 et 1.800 ans avant J.C.. Deux éruptions se sont produites dans les temps historiques, l'une, en 1158, à la Solfatara, et l'autre, en 1538, au Lac d'Averno et la formation du dernier cône volcanique de 133 mètres d'altitude, le Monte Nuovo.
Les évents fumerolliens et les fumoirs.

Monte Procida 1 : bas de l'image, 2 évents à 3 mètres de profondeur, en haut à droite étant la trace d'une embarcation.

Monte Procida 2

Monte Procida 3, entre 7 et 10 mètres de profondeur.

Procida 1, à droite vers le centre de l'image et tout en haut à gauche, la trace à gauche étant celle d'une embarcation.

Pour en connaître plus sur le supervolcan des Champs Phlégréens, une série d'articles de Raymond Matabosch :

07 février 2011

Le 04 Février, un violent séisme secoue le Nord-Ouest de la Birmanie. Silence radio des autorités.

Le 04 Février à 13 h 53 Temps Universel, 20 h 23 Heure locale, un violent séisme de Magnitude des ondes de volume, - mb -, 6.4 pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et Magnitude Locale, - ML -, 6.4 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'United States Geological Survey, - USGS -, et d'intensité VII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, - aussi appelée échelle MSK -, à frappé à moins d'un kilomètre au Nord du village de Namponbon et a ébranlé la province birmane, - ou myanmaraise -, de Sagaing(1) et les provinces indiennes du Manipur(2) et du Nagaland(3), situées à la frontière de la Birmanie, - ou Myanmar -, et de l’Inde, sans qu’aucune victime et dégâts matériels n’aient été, pour le moment, signalé par les autorités locales birmanes et indiennes.

Son épicentre, latitude 24.616° Nord et longitude 94.740° Est, se situe à 3 kilomètres au Nord-Nord-Est de Shape, à 4 kilomètres au Nord-Est d'Onbinhim, à 5 kilomètres au Nord de Nampwehiaing, à 9 kilomètres au Nord-Ouest de Myene, à 10 kilomètres au Sud-Est de Namheinkaw, à 66 kilomètres à l'Est d'Yairipok, à 71 kilomètres à l'Est de Thoubal, à 81 kilomètres à l'Est-Sud-Est d'Imphal, à 133 kilomètres au Sud-Sud-Est de Kohima, à 227 kilomètres à l'Est-Sud-Est d'Aizawl et à 455 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Dhaka.

Son hypocentre est localisé à 88,8 Kilomètres +/- 1 kilomètre de profondeur par l'United States Geological Survey, - USGS -, et à 92 kilomètres de profondeur pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -.

Bien que de profondeur intermédiaire, - 30 à 150 kilomètres de profondeur -, la violence de la secousse principale d'une durée de plus d'une minute, a donné lieu à des scènes de panique, parmi la population de la région et, à, Imphal, en Inde, à 80 kilomètres de l'épicentre, les habitants se sont précipités dans les rues. Côté birman, - ou myanmarais -, la province de Sangaing est très peu peuplée et ne compte pas de grandes agglomérations. Nulle information, émanant de la junte militaire qui règne sur le pays, n'a pu filtrer, un gouvernement et des autorités familières du fait. Pour mémoire, le cyclone Nargis, de catégorie 4, qui s'était abattu, les 2 et 3 Mai 2008, sur les Divisions de Rangoun, de l’Irrawaddy et de Bago, - Pegu -, ainsi que sur les Etats Môn et Karen, elle n'avait pas alerté les populations bien que l'Agence des Nations Unies pour la prévention des catastrophes et le service météorologique indien, - IMD -, après qu'un premier bulletin ait été envoyé dès la formation du cyclone, le 26 Avril, avaient prévenu la Birmanie, le 30 Avril, soit 48 heures à l’avance. Selon le ministre birman des Affaires étrangères, le bilan, au 5 Mai 2008 était d’environ 15.000 victimes. Le 13 mai, il était de 32.000 morts et 41.000 disparus, tandis qu'à même date, les évaluations, faîtes par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, - OCHA -, oscillaient entre 63.300 et 101.000 morts et 220.000 disparus et, qu'au 28 Mai, le nombre de victimes était évalué à 133.600. En outre, la junte militaire avait refusé de laisser entrer l’aide humanitaire, malgré les épidémies, - une « nouvelle catastrophe dans la catastrophe » -, inévitables, qui étaient à envisager à cause de l'inaccessibilité à l’eau potable, - salinisation de l’eau, pollution des pluies et destruction partielle du système de distribution -.

 

La séismicité dans le Nord-Ouest de la Birmanie, - ou Myanmar -.

 

Les sept États du Nord-Est de l'Inde, - Assam, Meghalaya, Mizoram, Tripura, Nagaland, Arunachal Pradesh et Manipur -, et les deux États birmans, - ou myanmarais -, du Nord et du Nord-Ouest, - Sagaing et Kachin -, sont situés dans une région à hauts risques séismiques.

Les enregistrements sismiques montrent qu'il y a eu au moins 16 tremblements de terre majeurs, de magnitude ≥ 7,0 sur l'échelle ouverte de Richter, sur le territoire de la Birmanie, - ou Myanmar -, lors des 170 dernières années, - de 1839 à 2008 -.

Tremblement de terre

Sur le plan géographique, la plus grande partie de la Birmanie, - ou Myanmar -, se situe dans la zone Sud de l'Himalaya, sur la marge orientale de l'océan Indien, par conséquent, exposés à de forts tremblements de terre car il se localise sur l'un des deux principaux secteurs séismiques du monde, connu sous le nom de « Ceinture Alpide » qui file depuis le Nord de la Méditerranée, en son Ouest, et s'étend, vers l'Est, à travers la Turquie, l'Iran, l'Afghanistan, l'Himalaya, et la Birmanie, - ou Myanmar -, jusqu'en l'Indonésie.

Les Tremblements de terre, en Birmanie, - ou Myanmar -, résultent de deux principales causes, à savoir :

- La subduction, avec collision seulement dans le Nord, - l'arc montagneux de l’Arakan et les montagnes himalayennes -, de la plaque Indienne sous la microplaque Birmane à une vitesse moyenne de 3,5 centimètres par an ;

Le déplacement, vers le Nord, de la microplaque Birmane, à partir d'un centre de diffusion dans la mer d'Andaman, à une vitesse moyenne de 2,5 à 3,0 centimètres par an.

 

Notes.

 

(1) La Province de Sagaing est une subdivision administrative de la Birmanie, - ou Myanmar -, située dans le Nord-Ouest du pays. Son territoire est montagneux : en son Nord, les montagnes himalayennes dont le point culminant est le sommet Hkakabo Razi, - dans l'État voisin de Kachin et à l'extrême nord de la Birmanie -, avec ses 5881mètres, et, en Sud-Ouest, l'arc montagneux de l’Arakan issu du même processus qui a fait s'ériger l'Himalaya. Elle est frontalière des états indiens du Nagaland et du Manipur au Nord, de l'État Kachin, de l'État Shan et de la Région de Mandalay à l'Est, de la Région de Mandalay et de la Région de Magway au Sud, et de l'État Chin et de l'Inde à l'Ouest. Sa superficie est de 93.527 kilomètres carrés, pour une population d'environ de 5.300.000 habitants. La Région comporte 198 hameaux et villages, 38 municipalités et huit villes principales : Sagaing, Monywa, Shwebo, Katha, Kale, Tamu, Mawlaik et Hkamti.

(2) Le Manipur, - ou Manipour -, est un État du Nord-Est de l'Inde. Il est voisin des États indiens de Nagaland au Nord, Mizoram au Sud et Assam à l'Ouest. A l'Est, il est bordé par la Birmanie. Sa superficie est de 22.356 kilomètres carrés, pour une population d'environ de 2.166.788 habitants.

(3) Le Nagaland est un petit État du Nord-Est de l'Inde. Il est entouré par trois autres États indiens : Assam au Nord-Ouest, Arunachal Pradesh au Nord, et Manipur au Sud, ainsi que par la Birmanie à l'Est. Sa superficie est de 16.527 kilomètres carrés, pour une population d'environ de 1.990.036 habitants.


Publié le 05 Février 2011 sur

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08:07 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblemet de terre, birmanie, inde, namponbon, sagaing, manipur, nagaland | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

01 février 2011

Séisme de magnitude 6.0 au Sud-Sud-Ouest des côtes de l'Île Tongatapu, archipel des Tonga.

Un séisme sous marin de Magnitude d'ondes de volume, - mb -, 6.0 a frappé l'Archipel des Tonga, dans le Pacifique Sud, à 60 kilomètres au large des côtes méridionales de l'Île Tongapatu et à 70 kilomètres au large des côtes occidentales de l'île d'Eua, le 31 Janvier 2011 à 06 h 03 Temps Universel, 19 h 03 Heure Locale, mais aucune alerte au tsunami n'a été lancée.


 

Son épicentre, localisé latitude 21.90° Sud et longitude 175.50° Ouest, se situe à 59 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Fua Amotu à 72 kilomètres au Sud-Ouest de Tufural, à 84 kilomètres au Sud-Ouest de Vaini, à 89 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Nuku'alofa, capitale des Îles Tonga, à 360 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Ndoi, à 400 km au Sud-Sud-Ouest de Neiafu, à 752 kilomètres au Sud-Est de Suva, capitale des îles Fidji et à 1905 kilomètres au Nord-Nord-Est dAuckland. Son hypocentre est évalué 10 kilomètres de profondeur sous le niveau du plancher océanique.


 

L'archipel des Tonga fait partie du Ring of Fire, l'anneau de feu du Pacifique, une région où les tremblements de terre résultant de la tectonique des plaques y sont fréquents. En Septembre 2010, neuf personnes avaient péri suite à un tsunami lui-même provoqué par trois séismes successifs, des 04 Septembre, Magnitude du moment 6.0, épicentre latitude 17.22° Sud et longitude 173.97° Ouest, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, 06 Septembre, Magnitude du moment 6.1, épicentre latitude 18.20° Sud et longitude 175.20° Ouest, hypocentre 212 kilomètres de profondeur, et 07 Septembre, Magnitude du moment 6.4, épicentre latitude 15.76° Sud et longitude 179.21° Ouest, hypocentre 10 kilomètres de profondeur.


 

Dans le Sud-Ouest Pacifique, la configuration des frontières convergentes entre les plaques Australienne et Pacifique est le résultat d'interactions complexes. Celles-ci, générant des déformations actives, s'exercent, entre deux subductions, - Fosse des Nouvelles-Hébrides, ou Fosse Vanuatu-Salomons, à l'Ouest et Fosse Tonga-Kermadec à l'Est -, à vergence opposée, sur un vaste domaine océanique où s'ouvrent des bassins d'arrière-arc associés à ces convergences et aux arcs volcaniques, - Arcs volcaniques du Vanuatu, des Tonga et Kermadec comptant plus de 800 volcans aériens ou sous-marins en activité soit permanente, soit quasi permanente, soit donnant naissance à des îlots tel le 19 mars 2009 à 10 kilomètres au Sud-Ouest de Tongatapu, principale île de l'Archipel des Tonga -, qui en résultent.


 

A l'Est, à la vitesse de 10,3 centimètres par an, dans un axe Sud-Est/Nord-Ouest, la plaque Pacifique subducte sous les micro-plaques Tonga, - se déplaçant dans un axe Nord-Ouest/Sud-Est à la vitesse de 11,9 centimètres par an -, et Kermadec, - se déplaçant dans un axe Sud-Ouest/Nord-Est à la vitesse de 4,4 centimètres par an -, le long de la Fosse Tonga-Kermadec. A l’ouest, la plaque Australienne plonge, à la vitesse de 6,2 centimètres par an, dans un Axe Nord-Est, sous la microplaque des Nouvelles Hébrides, dans la fosse du Vanuatu-Salomon.


 

Entre les deux subductions distantes de plus de 1.000 kilomètres entre les fosses de Nouvelles Hébrides et de Tonga-Kermadec, outre les ouvertures des bassins Nord-Fidjien et de Havre-Lau, de nombreux centres d'accumulation de matériaux et d'enlargement, relayés par de multiples failles transformantes, composent ce vaste domaine à déformation diffuse, en situation d'orogenèse. Et si l'ouverture océanique du bassin Nord Fidjien a débuté, il y a environ 12 Millions d'années et se continue à se développer le long de plusieurs axes d’accrétion contrastés, l’accrétion dans le bassin de Lau est plus récente et plus localisée.


 

En outre, les liens entre les deux subductions et les accrétions océaniques d’arrière-arc sont partout évidents dans la région, et tout particulièrement dans le bassin de Lau, et à la jonction entre les bassins Nord-Fidjien et Lau-Havre où s'y constatent une multiplication anormale des dits axes d’accrétion créant, de fait, une situation géodynamique, tectonique, magmatique et géochimique confuse et quasi inextricable, d'autant que la présence d’un fort flux de chaleur, émanant de la lithosphère océanique, mince dans cette région du Pacifique, témoigne d’une convection intense dans le manteau supérieur.


Publié le 31 Janvier 2011 sur

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16:58 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, volcans sous-marins, tonga, pacifique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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