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30 août 2013

"L'Homme survivra-t-il à la Science ?" du Professeur Jean Pierre Fillard

L'Homme survivra-t-il à la Science ?

JP Fillard.jpgISBN : 9782332593962

Prix livre papier : 20,50 €

Prix livre numérique : 12,30 €

Collection : Classique

Thème : Essai / Etude autres

Nombre de page : 278

aux Editions Edilivre

 

En ce début de XXI° siècle les avancées de la Science, suivies de près par la technologie, sont fulgurantes. Elles ouvrent, dans tous les domaines, des perspectives inimaginables jusqu’alors, au point que certains « prévisionnistes » scientifiques y voient l’annonce de bouleversements de la condition humaine. Il ne s’agit pas là de science-fiction mais d’extrapolations raisonnables et proches de travaux récents tout à fait attestés. L’Homme futur sera-t-il un OGM mutant, un robot humanoïde, un mélange des deux ? Sa longévité sera-t-elle prolongée ? Se reproduira-t-il « in vitro » à partir de cellules artificielles ? Voilà des questions que l’on peut commencer légitimement à se poser aujourd’hui, Nos enfants connaîtront cette mutation mais nos petits-enfants vivront certainement dedans.

Le Professeur Jean-Pierre Fillard est un physicien issu de l’Institut d'Études Nucléaires d'Alger. Sa carrière s’est déroulée au Centre d’Électronique de Montpellier où il dirigea un laboratoire pendant 30 ans. Il est l'auteur d'une importante bibliographie et de plusieurs ouvrages scientifiques. Spécialisé en électronique des semi-conducteurs, traitement du signal et de l'image, nanotechnologies. A la retraite depuis 1998 comme professeur émérite de l’Université Montpellier II, il se consacre, désormais, à donner des conférences.

J'ai eu le plaisir à rencontrer ce professeur émérite

Raymond Matabosch

Professeur Fillard, qui êtes-vous ? Votre livre « L'Homme survivra-t-il à la Science ?  » vient de paraitre aux Editions Edilivre, qu'en est-il ?

Professeur Jean Pierre Fillard

Ce n'est pas un roman, ni un livre de sciences fiction, ni un traité scientifique, seulement un essai pour expliquer simplement à "monsieur tout le monde", ce que la Science nous promet pour bientôt dans son accomplissement explosif. Je ne suis qu'un Physicien qui a scruté pendant 40 ans les mœurs des électrons dans la matière, si on peut s'exprimer ainsi.

Raymond Matabosch

Oui mais pourquoi un physicien aborde-t-il des sujets comme la biologoie cellulaire, la génomique, ou le "transhumanisme" ?

Professeur Jean Pierre Fillard

Depuis quelques années la connaissance scientifique, dans toutes les disciplines, a réalisé des progrès considérables qui ouvrent des perspectives jusque là inimaginables se répercutant sur notre mode de vie, nos traditions, nos convictions profondes, nos civilisations même.

Certains même parlent d'une frontière, une "singularité", que nous nous apprêtons à franchir.

Des ouvrages spécialisés ont paru sous des plumes variées, décrivant l'accélération de nos connaissances dans ces domaines et leurs implications possibles. Mais on assiste en ce moment à un phénomène nouveau: le rapprochement, la complicité, la collaboration des disciplines entre elles font qu'une vue globale est nécessaire pour tenter d'évaluer l'impact de leurs conclusions. C'est pourquoi j'ai osé aborder des sujets qui n'entraient pas, initialement, dans mes préoccupations scientifiques.

Nous sommes à l'aube de bouleversements considérables et il est important d'en prendre conscience.

Raymond Matabosch

Ces bouleversements attendus seront ils bénéfiques ou bien nous entraineront-ils vers un enfer ?

Professeur Jean Pierre Fillard

C'est bien là la question, et mon sous-titre en témoigne: "Des espoirs ou désespoirs ?".

Une chose est certaine, nous sommes tous concernés et cela se fera, que cela nous plaise ou pas.

Il est bien certain que la perspective de rallonger notre vie moyenne, en bonne forme, est particulièrement attrayante, la perspective d'éradiquer le cancer ou de rendre la vue à des aveugles ou le mouvement à des paralytiques, ne peut être refusée. Mais, comment allons nous payer ces avantages, comment pourra-t-on gérer une population de "super seniors", comment cohabiterons-nous avec les ordinateurs, autant de questions qui se posent déjà et aux quelles il faudra répondre, vite !

Raymond Matabosch

Y a-t-il une origine à toutes ces nouveautés explosives ?

Professeur Jean Pierre Fillard

Oui, j'en vois une, et, là, je suis mes terres !

L'origine de toute cette frénésie se trouve dans une minuscule construction qui s'appelle le "transistor", si petit que, comme les microbes, on ne le voit pas et pourtant notre vie moderne nous fait baigner dedans. C'est lui qui est à l'origine des ordinateurs, bien sûr, mais aussi de nos communications (télé, téléphones etc...?), de notre instrumentation médicale, de nos "cartes à puces", d'Internet etc... C'est incontestablement le transistor qui a tout déclenché, dans tous les domaines; il conditionne maintenant notre vie et ce n'est qu'un début. A cause du transistor, il va falloir cohabiter de façon intime avec les machines.

Raymond Matabosch

Votre livre nous ouvre des horizons dont on avait pas idée, est-il accessible à tout le monde?

Professeur Jean Pierre Fillard

Oui je pense; je suis un pédagogue convaincu et je crois qu'en termes simples on peut donner une idée de choses complexes; mon livre n'est pas destiné à des spécialistes scientifiques pointus, bien au contraire. N'importe quel esprit tant soit peu cultivé peut y trouver matière à enrichissement intellectuel, au fil de pages qui se veulent faciles et agréables à lire. C'est un livre d'ouverture.

Raymond Matabosch

Merci à vous, Professeur Jean Pierre Fillard, de m'avoir accordé cet interview.

10:17 Écrit par catalan66270 dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

05 août 2013

Randonnées en Terres d'Oc : Le Gardon de Mialet.

gardon de mialet.jpg Le Gardon de Mialet naît au pied des escarpements calcaires ruiniformes du Can de l'Hospitalet, à la confluence du Gardon de Sainte Croix et du Gardon de Saint Germain, en aval de Saint Étienne-Vallée Française. Il s'écoule, sur 21 kilomètres de cours, en Lozère jusqu'au hameau de La Borie, ensuite dans le Gard. Il forme, à hauteur de la commune de Corbès, au confluent avec le Gardon de Saint Jean, le Gardon d'Anduze.

Orienté selon un axe Nord-Ouest/Sud-Est, le Gardon de Mialet et sa vallée sont bordés par les bassins versants du Galeizon et du Gardon de Saint Jean. De chaque côté de ces bassins, le Mont Lozère, 1.699 mètres, au Nord-Est et le Mont Aigoual, 1.656 mètres, au Sud-Ouest forment une barrière naturelle.

 

Contexte géographique de la vallée du Gardon de Mialet.

 

gardon de mialet 1.jpgLa vallée cévenole de Mialet se situe sur la partie schisteuse des Cévennes avec, au Nord-Est, une bordure calcaire, la « barre des Cévennes ». Cette limite marque la séparation entre les eaux qui coulent, au Nord, vers l’océan atlantique et, au Sud, vers la Mer Méditerranée. La zone centrale est composée de vallées schisteuses parallèles et encaissées. L’aval du bassin versant de Mialet est un complexe imbriqué granitique, schisteux et calcaire, qui témoigne d’une zone de compression et de transition géologique entre le plateau central et les garrigues du bas Languedoc.

C'est un pays de vallées profondes, nommées localement « valats » et séparées par des crêtes aiguës, les « serres », pratiquement sans replat. Deux orientations dominent : les pentes situées à l’Ouest sont exposées au Nord et celles situées à l’Est regardent le Sud-Est.

En s’éloignant du village de Barre des Cévennes en direction de la confluence avec le Gardon d’Anduze, l’altitude diminue. L’élévation du bassin versant suit l’orientation des vallées avec des mesures altitudinales décroissantes au fur et à mesure que le relief se rapproche des garrigues Gardoises.

Au Nord-Ouest, l’altitude côtoie les 1.000 mètres au village de Barre des Cévennes culminant à 1.009 mètres. En contrebas, vers le village de Mialet, les fonds de vallon voisinent les 140 mètres et les crêtes 200 mètres au niveau de la confluence avec le Gardon de Saint Jean.

gardon de mialet 2.jpgDotée d’une identité forte, issue d’une riche histoire, le sillon du Gardon de Mialet offre un paysage modelé par l’hominidé et par l’eau. Les terrasses cultivées, ou plantées en forêts, témoignent de la volonté de l’homme de dompter les reliefs difficiles pour pouvoir vivre dans cette vallée encaissée.

La ressource en eau, élément incontournable pour cultiver la terre, a également été apprivoisée pour faire face aux étés secs. De nombreux canaux, taillés à même la roche ou créés, - « béals », et des barrages, - « païssaires », « rascasses » -, ponctuent l’ensemble des affluents.

La vallée du Gardon du Mialet bénéficie d’un habitat très diffus s’expliquant par la difficulté de trouver des espaces faiblement pentus pour cultiver la terre. Auparavant pourvu de nombreuses zones ouvertes, la tendance s’est inversée au XXe siècle et, majoritairement, les valats d’aujourd’hui sont recouverts de forêts.

 

Contexte géologique de la vallée du Gardon de Mialet.

 

Des schistes, des granites et des calcaires composent le bassin versant du Gardon de Mialet. La présence de ces différentes roches atteste d’une longue histoire géologique jalonnée par des périodes durant lesquelles les forces tectoniques ont comprimé, bouleversé, fracturé, distendu, déplacé les roches en présence.

gardon de mialet 3.jpgTrois zones géologiques peuvent être déterminées sur la région du Gardon de Mialet. A son extrême amont et au niveau de Barre des Cévennes, ces formations sont marquées par la présence de calcaires marneux gris et de dolomies calcaires jaunâtres. La vallée du Gardon de Mialet s’inscrit, pour la plus grande part de sa superficie, du village de Barres des Cévennes jusque sur la commune de Saint-Jean-du-Gard,dans le domaine des Cévennes cristallines ou schisteuses avec le schiste des Cévennes omniprésent sur le territoire. Les terrains affleurants éruptifs et métamorphiques, d’âge primaire, - Cambro-Ordovicien -, ont subi plusieurs phases de déformation au cours des temps géologiques, - métamorphisme anté-stéphanien, tectonique hercynienne tardive -, qui expliquent en partie la structure très torturée de cette région.

Au niveau des communes de Saint-Jean-du-Gard, Mialet, Générargues et Thoiras, le Gardon de Mialet traverse des formations granitiques et les Cévennes calcaires, pour terminer sa course au niveau du fossé d’effondrement d’Alès. Les Cévennes calcaires constituent la bordure cévenole et regroupent des formations de nature sédimentaire, - marnes, calcaires, dolomies arrivés par occupation et retrait de la mer à plusieurs reprises sur les Cévennes schisteuses plus anciennes -. Ces affleurements se trouvent affectés d’un réseau dense de plis et failles résultant du mouvement et de la dislocation alpine.

Par ailleurs, des systèmes karstiques concernent parfois les strates du Lias et du Jurassique, les 1.200 mètres de la grotte de Trabuc sont l’exemple de ce système en gruyère façonné en sous-sol par l’eau d’infiltration. Enfin, le fossé d’effondrement d’Alès, dû à un affaissement brutal de la croûte terrestre, se compose d’importants dépôts marneux ou conglomératiques.

 

Tourisme et loisirs dans la vallée du Gardon de Mialet.

 

gardon de mialet 4.jpgSitué sur le piémont des Cévennes, le bassin versant du Gardon de Mialet bénéficie d’une position privilégiée entre le Parc National des Cévennes et la vallée du Gardon d’Anduze. Marqué par des rivières aux eaux cristallines et par une histoire et une culture forte, liés notamment à l’élevage du vers à soie, la châtaigneraie en terrasse, les traces des camisards, le Gardon de Mialet se découvre de différentes manières.

Il offre, aux touristes, un large choix d’éléments historiques, culturels et naturels réputés : des monuments historiques classés, - le pont des Camisards et l'église de Barre des Cévennes -, des monuments historiques inscrits, - les églises de Saint Germain de Calberte, de Saint Flour et de notre Dame de Val-francesque et l'établissement gallo-romain de Saint Martin de Lansuscle-, des sites naturels classés, - le Vallon du mas Soubeyran -, et une curiosité géologique, - la grotte de Trabuc -.

Hormis ces lieux touristiques officiels, le Gardon de Mialet offre d’autres attraits à travers différents panoramas du, ou sur, le Plan de Fontmort, le Col Saint-Pierre, la Route de la Corniche des Cévennes, le Château de Calberte. L’ensemble du « petit patrimoine » tel que les béals, vieux moulins, ponts, châteaux en ruine, terrasses cultivées, lieux de culte et la magnanerie de la Roque se découvre et se visite au fur et à mesure des escapades sur les Grands chemins de randonnée, - le GR 67A -, ou le chemin de Stevenson, - le GR7/67 -., et de de nombreuses fêtes votives, de petits festivals et des marchés se déroulent dans les villages situés dans le sillon du Gardon de Mialet.

05 Juillet 2013 © Raymond Matabosch

07:44 Écrit par catalan66270 dans Voyage en Terres Gardoises | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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