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31 janvier 2014

Le Bélisaire de Xambeu.

Le Bélisaire de Xambeu.JPG

Alors que l'espèce est répandue en Amérique du Sud, - Colombie et Équateur -, le Bélisaire de Xambeu, ou l'escorpí cec, en catalan, - Belisarius xambeui de son nom savant, répertorié scientifiquement depuis 1879 par l'arachnologue parisien Eugène Simon et rattaché à la famille des Troglotayosicidae -, constitue une espèce endémique rare de Catalogne, - Pyrénées Orientales, en France -, qui s'est développée autour du Massif du Canigou, - Vallespir et Conflent -, et dans les régions du Ripollès et de la Garrotxa, notamment aux abords de Prats de Mollo et de la vallée de Camprodon. Cette zone d'implantation est exclusive en Europe.

Cet petit chactidae, de la famille troglotayosicidae, troglophile, de 25 à 37 millimètres de long, dépigmenté, de couleur ocre, pâle, se rencontre, dans les Pyrénées occidentales, entre 600/650 et 1.500 mètres d'altitude, et, doté d'yeux latéraux vestigiaux, réduits à l'état de taches oculaires,présente la particularité de ne pas posséder d’yeux médians, d’où son appellation de « scorpion aveugle ». Il tire son nom d’un général général byzantin, Bélisaire, un héros du règne de Justinien, qui, selon la légende, légende, sans fondement historique, aurait terminé sa vie aveugle et mendiant, et de Vincent Xambeu, un naturaliste catalan du XIX°Siècle, qui avait collecté, à Conat, les exemplaires étudiés par Eugène Simon.

A la différence des araignées troglobies, les Bélisaires de Xambeu sont beaucoup moins nombreux dans les cavités souterraines profondes. Ils vivent en altitude dans des habitats forestiers montagnards, soit en milieu cavernicole, soit en hypogé, en milieu très humide, sous les litières forestières au couvert de hêtres et de bouleaux avec sous-bois dense de petits buis, sous des pierres très enterrées, ou sous des éboulis calcaires recouverts d 'épaisses couches de mousse. En outre, ils n'ont été recensés, et seulement en petit nombre, que dans trois grottes, entre 630 et 1.250 mètres d'altitude, aux entours de Prats de Mollo, et huit sites de surface, en Pyrénées Orientales, et quinze localités souterraines et dix-huit de surface en Catalogne.

Anophtalmes, leurs yeux n'interviennent pas dans la capture des proies, car le repérage de celles-ci s'effectue par le truchement de soies sensorielles. Leur reproduction, à faible fécondité, 5 à 24 larves, se déroule toute l'année. Le Bélisaire de Xambeu, « scorpion aveugle » cavernicole de Catalogne, unique représentant d'un genre créé pour lui, est une espèce rare, en voie de disparition, n'est connu, en Pyrénées Orientales, que dans une quinzaine de localités, situées au Sud-Ouest de Perpignan, dans le Massif du Canigou, le Conflent et le Vallespir, et sa survie est tributaire de la protection des biotopes que sont les grottes et les cavernes souterraines.

© 2014 Raymond Matabosch

Fontès, un village en cœur d'Hérault. Suite I.

 cabanes.jpg

Protohistoire fontésole - Invasions & peuplements Ouchtatiens et Impresso-Cardiaux.

Il est communément admis que les premiers envahisseurs de la bordure méditerranéenne européenne, entre 7.300 et 6.100 ans Bephore Christ, - BC -, sont les peuples Impresso-Cardiaux, un rameau des asianiques proto-Seskliens, qui, après être devenus des navigateurs, se sont mêlés aux chasseurs mésolithiques. Vers 6.900/6.700 ans BC, dans le bassin occidental méditerranéen, ils fondent la culture des poteries impresso-cardiales. Connus sous les noms tribaux de Montserrat, en Catalogne, en Pyrénées Orientales et dans les Corbières, de Gazel, en Languedoc, et de Fontbrégoua, en Provence, ce sont des chasseurs-agriculteurs et des éleveurs-bergers de moutons et de chèvres vivant, principalement, dans des cabanes rondes, ovales ou en forme de fosse longue terminée par un cul-de-sac, auto-construites en pierres sèches et toit végétal, et, accessoirement ou lors des transhumances, dans des grottes ou abris sous roche, - abri Jean Cros sur le plateau de lo Camp, près de Labastide en Val, dans l'Aude, marquant les débuts du pastoralisme -. Ils désossent la viande des animaux sauvages, - sangliers, cerfs... -, et domestiques avant de la faire cuire, - les premiers ragoûts cuisinés -, dans la poterie, et, comme à Fontbrégoua, - Var -, et à l'abri Jean Cros, ils peuvent faire acte cannibalisme. Ils enterrent leurs morts dans des fosses, sous l'habitat, ou dans les grottes, et, en totale ignorance des causes, - médicales, magiques ou culturelles ? -, ils pratiquent la trépanation des cranes. Ces peuples adorent, allant dans des grottes pour leur rendre un culte, la grosse déesse de la fertilité, - et ses compagnons, les vautours, les lions et les serpents -, et le dieu-taureau car de nombreuses statues en argile, les représentant, ont été retrouvées en divers sites autour de la Mer Méditerranée.

Pourtant, il n'est pas absurde d'admettre qu'avant les peuples asianiques Impresso-Cardiaux, des peuplades de race mechtoïde cro-magnoïdes, aux cheveux blonds, soient venus du Maghreb durant la phase du Würmien supérieur, environ de 30.000 à 10.000 ans avant le Présent, - AP -. A cette époque, par le fait de la glaciation et la baisse du niveau de la mer, le détroit de Gibraltar, est de la terre sèche, et les Ouchtatiens Ibéromaurussiens, 22.000 à 12.900 ans AP, puis les Ouchtatiens Cristelliens, - chamites proto-Berbères -, 12.900 à 11.100 AP, et enfin les Ouchtatiens Kérémiens, - Berbères -, 11.100 à 9.900 AP, des peuples expansionnistes, vivent en Afrique du Nord. Progressivement chassés par les Capsiens, de langue chamitique et de race méditerranéenne, ils ont eu, ainsi, accès aux terres d'Andalousie et, au moins, à celles d'Espagne et du Sud de la France. Ce sont des chasseurs-cueilleurs qui utilisent des microlames de pierre, des microlithes, - petits outils de pierre taillée, réalisés sur lamelles et utilisés comme armature -, non-géométriques et géométriques, et des meules pour broyer les végétaux. Ce sont des chasseurs, utilisant des sagaies à microlithes, et des cueilleurs de céréales sauvages, - blé, orge, avoine -, avec des faucilles à lames de silex, pour en faire du pain. Sédentarisés dans des maisons rondes ou ovales, en torchis ou en pierres, ils ont domestiqué le chien et construisent de grosses tours de pierres sèches. Avec l'envahissement de leurs terres, par les tribus Mureybetiennes, de type Ouest-Méditerranéen gracile et évolué, - 11.300 à 10.200 AP -, l'agriculture véritable se généralise dans le Nord Maghreb. Cette civilisation essaime du Sud-Est au Nord-Est de l'Espagne, et, - attesté par la découverte, en Catalogne et en Languedoc, de faucilles à lamelles microlithiques datées du Würmien terminal, 12.000 à 10.500 ans AP -, dans le Sud de la France. Les Ouchtatiens et les Mureybetiens enterrent leurs morts dans des fosses, sous les habitations, et vouent un culte, dans des grottes, à la grosse déesse de la fertilité mais aussi au dieu-taureau, maître des animaux, aux dieux et aux déesses du fleuve, des sources, du jour, de la nuit, des vents, etc..., des rites annonciateurs des religions et des mythologies qui leur succéderont.

A suivre : Protohistoire fontésole - Invasions & peuplements franco-ibériques épicardiaux.

© 2010 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Randonnées en terres héraultaises"

15:20 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Voyage en Terres Héraultaises | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30 janvier 2014

Fontès, village en cœur d'Hérault.

Le volcan Ceressou à Fontès.jpg

Fontès, petit village situé en cœur d’Hérault, au pied occidental du Volcan du Céressou, - ou Celessou -, culminant à 207 mètres d'altitude, domine la vallée de la Boyne. Entouré par les communes de Caux, de Cabrières, de Peret et de Nizas, la commune, avec une altitude minimum de 38 mètres et un maximum de 235 mètres, s'étend sur 1.770 hectares et comptait 788 habitants en 1999, 797 en 1990, 750 en 1982, 726 en 1975, 802 en 1968, 903 en 2007. et est estimée à 962, - une population permanente de 938 -, au recensement de 2009.

Avant la Révolution, trois fontaines étaient existantes dans le village, la « Font de la Plaça », - la Fontaine de la Place -, la « Font Grande », - la Grande Fontaine -, et la « Font Vieilha », - la Fontaine Vieille -. Au Nord du village sourdait une source dite « La Gloriette » qui, aujourd'hui, canalisée, alimente une borne fontaine située près de la Mairie. Enfin plusieurs ruisseaux prennent leur source sur le territoire communal, les ruisseaux de Merdols et de Cancaval, et d'autres à la limite territoriale d'avec la commune de Cabrières, les ruisseaux de Merderie, d'Izarnes et des Fontanilles, - petites fontaines -. Est-ce par le fait de cette profusion d'exutoires, - en géologie, toutes issues par laquelle l'eau sort, ou peut sortir, d'un aquifère -. que, suivant les linguistes, Fontès tirerait son nom du latin, « fons, fontis, fontus », et de l'occitan, « font », désignant une source, - en occitan sorga -, ou une fontaine ?

Pré et protohistoire fontésole - Généralités.

Paléoanthropologiquement et préhistoriquement, le terroir de Fontès a été parcouru, - en quête de racines, de fruits sauvages et d’animaux malades ou blessés -, par des australopithèques, comme le suggèrent les outils lithiques, datés de 1,57 millions d’années avant le Présent, - AP -, ayant été mis à jour, sous la coulée de lave générée par le volcan des Baumes vers 1,2 million d'années, à Lézignan la Cèbe, - à 7 kilomètres de distance -, ou ceux dits « Abbevilliens », - galets aménagés et bifaces de 800 mille ans AP -, retrouvés dans le bassin du Libron, - 20 kilomètres -, « Acheuléens », - bifaces de 500 à 300 mille ans AP -, « Aurignaciens », lamelles à retouches semi abruptes qualifiées de Dufour, et « Moustériens »,attestés dans l'abri Rothschild, sur la commune de Cabrières, - à 4 kilomètres de distance -, premiers hommes de Néenderthal, et la généralisation d'une méthode de débitage Levallois, les premières sépultures, les premiers indices d'utilisation d'ocre, de collecte de fossiles, d'incisions géométriques sur des ossements..., - 300 à 30 mille ans AP -, en découvertes éparses sur les communes de Neffiès, de Cers, de Castelnau de Guers, de Bédarieux, - le Cadenas -, de Marseillan et de Plaissan, - Le Cours -, des chasseurs nomades vivant en campements à proximité des points d’eau et durant les glaciations(1) de Günz, de Mindel, de Riss et Würm précoce et inférieur, dans les grottes des avants–monts.

Protohistoriquement, dès au moins l'Épipaléolithique, - 14.500 à 12.000 ans AP -, ou le Mésolithique, - 12.000 à 7.000 ans AP -, et au plus tard au Néolithique, - 7.000 à 4.500 ans AP -, et la généralisation de l'outillage en pierre polie et de la poterie, le territoire a connu les prémices d'un véritable peuplement, dont des signes évidents ont été mis à jour à Gabian, au Pouget, à Portiragnes, etc..., un peuplement dès lors en extension. Parallèlement, l'homme se sédentarise et s'adonne à la domestication, l'agriculture, à la vulgarisation de la religion et à l'écriture, écriture dont il est parvenu, jusqu'à nous, les pierres gravées, par absence de clés, majoritairement indéchiffrables. Proches de Fontès, - son dolmen -, les sites de Saint Pons de Mauchiens, - Roquemengarde - , de Caux, - Fontarèche et menhir de Peyreficade -, et de Neffiés, - Pioch Arras -, révèlent des sépultures collectives en grottes et des mégalithes.

A partir de 5.500 ans AP, par l’existence de deux types principaux d’habitats, petites stations réduites à quelques cabanes en torchis, en nombre important, et habitats groupés, dont le site du Puech Haut, à Paulhan, - à 5 kilomètres de Fontès -, occupant, sur 15 hectares, le sommet de la colline, ou ceux de Montagnac, outre les stations de Lieussac, de La Malautié, de Lavagnac, du Causse..., aux lieux-dits « Boutounet » et « Pisosaoumos », sur 8,5 hectares de superficie, les uns et les autres livrant de très nombreux restes de céramiques, des haches, des tronçons de murs, des sols et des fosses de stockage, des caves-silo, des fours..., plusieurs groupes culturels se partagent les territoires Piscenois et Montagnacois. Tout laisse à penser, avec le site de la capitelle du Broum, à Perret, au fonctionnement lié à la pratique de la métallurgie dans le secteur des mines de Cabrières, que le secteur « industrialisé », diffusait des objets de cuivre. En outre, la proximité du fleuve Hérault doté d'une anse ou d'une cité portuaire à son embouchure, - la probable future Agathé Tyché des Hellènes -, de la proto-via Heraklea, et, par la suite, de la via Heraklea, n'ont pu que favoriser les premiers échanges commerciaux avec, entre autres, les Égyptiens, les Hittites..., supplantés par les Lukkas, les Shekelesh, les Pelesets, les Shardanes..., - tous Peuples de la Mer -, qui sillonnaient la Mer Méditerranée, et, en finalité, les Phéniciens, les Étrusques, les Carthaginois et les Grecs, dès au moins à partir du III° millénaire avant Jésus Christ

A suivre : Protohistoire fontésole - Invasions & peuplements.

© 2010 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Randonnées en terres héraultaises"

Notes :

(1) Les glaciations de Günz, 800 à 600 mille ans AP, et de Mindel, 475 à 370 mille ans AP, de Riss, 325 à 130 mille ans AP et de Würm précoce et inférieur, 110 à 30 mille ans AP.

22:16 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Voyage en Terres Héraultaises | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25 janvier 2014

Poètes du XIX° au XXI° Siècles, de Tanka...

 

Au Canada, Raymond Matabosch apparait dans la liste des poètes du 19° au 21° Siècle, de Tanka, pour la revue-tanka-francophone...

Poetes du 19° au  21 ° Siècle.jpg

Raymond Matabosch
(France)

Souffle un vent si frais
quand je vais dans la forêt
voir la même pierre.

Sur les rives de l'attente,
dois-je y dormir solitaire?

Ce tanka appartient au recueil "Druses de Cristal" publié aux Éditions Edilivre..

http://www.edilivre.com/druses-de-cristal-1e62f2c285.html...

 

21:06 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24 janvier 2014

Les cloportes. - Haibun -

 Les cloportes.

- Haibun -

les cloportes.jpg

 Le spectrogramme d'un mémorial en devenir serait-ce une ineffable, une indicible vapeur condensée sur l'espace cristallin de l'universelle cosmogonie des objets célestes, une buée héraldique nuant le sable, l'or, les gueules, le sinople, l'argent, l'hermine et le ver, où la muraille bâtie de jade des Eloha, son inconscient fertile, lavée de toutes choses impures et ceignant la ville de Sion, la Jérusalem Céleste diaprée de cristal et de quartz hyalin, une muraille aux fondements instables, l'âme habitée du scrïptural et pictural aède, ornée de toutes sortes de pierres précieuses, jaspe, saphir, calcédoine, émeraude, sardonyx, sardoine, chrysolithe, béryl, topaze, chrysoprase, hyacinthe et améthyste, dont les douze portes monumentales sont douze perles.

 

Entre réalités

et visions caricaturales -

Faire distinction.

 

Douze pierres-perles

d'une humanité lépreuse -

Mille religions.


Serait-ce l'illusion hypnoïde d'un aimant féerique, la méprise des sens et de l'esprit qui fait prendre les apparences pour la réalité, la pensée gnostique d'un thaumaturge, d'un illuminé in engendrant des miracles pour l'espoir chimique, l'effet primaire des champs transmutant en égaux deux cercles inégaux, l'un situé dans un autre plus grand, l'erreur relative à la forme, à la couleur et aux dimensions des objets, des intentions, des buts, des actions, des finalités et des sentiments, tous de matière propre, ou la vision fantasmagorique des lèvres figées, sauvagement calcinées par une main inconsciente, quelque part diaboliques, balbutiant des postulats et des ersatz, les succédanés d'une svastika s'esbignant en fumerolles?

 

Temps des assassins,

temps des justices absurdes -

Vilenie du Monde

 

Qu'il n'en soit! Des loups lâchés, brutes infâmes, kamikazes émasculés, fanatiques sans âme, à Dieu en référant, de Belzébuth relevant, à des causes insanes attachés, sèment terreur, mort et désolation. Car l'espace est un bandit d'honneur ! Les assassins, les criminels, les tueurs, les contaminateurs, les pollueurs... et les désertificateurs, Eux, Vous, Nous..., Toi et Moi, peu ou point n'y avons et n'y aurons terre, seulement une fosse commune !

 

Amnistie, non-lieux,

les loups s'arrachent aux griffes -

Le corporatisme.

 

Mais où mènent donc ces chemins où nous ne saurions aller ?

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Bernaches acriminieuses",

Naga-uta et Haïbun

11:13 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23 janvier 2014

Opération séduction. - Haïbun-

 Opération séduction.

- Haïbun-

la femme gourgandine.jpg

Séduisante et excitante à la fois, raffinée et coquine, la lingerie concrétise la passion que révèle le plus adorable cadeau de la Saint Valentin, un joli plaisir à partager, avec, et entre les amoureux…

 

Pensée féminine,

un flirt, un marivaudage,

jeu de séduction.

 

S'efforcer de plaire,

de susciter attirance -

Berner sentiments.

 

Nourrir du plaisir

et espérer une étreinte -

Charmer et séduire

 

Qu'en chaque âme soit

l'instant de concupiscence -

Le femme y est Reine.

 

Chéri, sois gentil, en ce soir si particulier en échanges de mots doux que Pan, Cupidon et Éros en perdent leurs retenues, oublie, pour une fois, les chocolats achetés à la hâte et le bouquet de roses défraîchies débusqué, au passage, dans une station service, tes cadeaux habituels en de telles circonstances car, homme irréfléchi, tu ne sais point faire œuvre d'originalité.

 

Chocolats, douceurs,

femme avide brichetonne -

Adieu à sa ligne.

 

Et là où flamboient,

de mannequins exquis, rêves -

Tempête de sel.

 

Rondeurs assurées

et culotte de cheval -

La fée cellulite.

 

Je t'en supplie, j'en rêve au plus profond de mes convictions intimes de femme gourmandine, ose pousser les ventaux d'un affriolant magasin de lingerie fine et laisse toi emporter par la douce folie submergeante des robes coquines, graveleuses et licencieuses, des corsages égrillards, polissons et impudiques et des dessous canailles, fripouilles et libertins.

 

Body noir luisant

à col roulé, manches longues -

Filet transparent.

 

Sur côtés ouverte

pour dévoiler taille fine -

Jolie broche strass.

 

Que le plein bonheur enfin m'assaille, craque, mon homme, craque pour la plus audacieuse, la plus sensuelle, la plus coquine et la plus excitante des parures, style charme fou et abandon de soi aux voluptés de l'amour.

 

En croisillon, fines

chaînettes sur la poitrine,

un nœud, - Charme fou.

 

Body à laçage,

jarretelles détachables -

Appât immédiat.

 

Je me verrai fort bien, pour t'accueillir, le soir, dans une robe courte, très courte, très suggestive, avec des ouvertures sur les côtés qui laisseraient deviner les courbes sensuelles de mon corps. Bretelles en chaînes, large décolleté, sautoirs sur la taille, moulante et audacieuse, je serai, lors, divine et provocante en portant cette nuisette arme redoutable de séduction...

 

Laisser deviner

formes, robe longue et fluide -

Déshabillé chic.

 

Dans le haut moulante,

légèrement évasée -

Robe transparente.

 

Je me pavanerai bien, sais-tu, dans une combinaison résille, col montant laissant les épaules et le dos dégagés, qui sublimerait mon corps. Et coquin comme tu l'es, quand tu le veux, tu aurais tout loisir de lorgner mon intimité par l'ouverture très suggestive et très appétissante à l'entre-jambes, une tenue raffinée et torride comme tu pourrais l'imaginer.

 

Toute en transparence

et bas assortis - Guêpière

et soirée gourmande.

 

Robe structurée,

transparente et provocante -

Idiosyncrasie.

 

Alanguie sur mon canapé, dans le salon cossu, j'attendrai ton arrivée mise dans une robe sirène m'assurant une allure grande classe avec sa coupe près du corps et son profond décolleté. Nouvelle Juliette Récamier, je jouerai, de ce fait, un rôle de composition dans la diffusion du goût pour l'Antique et , à demi tournée, pour provoquer la surprise et la convoitise, je dévoilerai, te les offrant, seulement protégées par un lacet serré, mes fesses nues.

 

Pour jeux de l'amour

et du désir – Séductrice,

s'afficher nature.

 

Tu as compris, j'espère? Oui je veux être ta femme objet, ta femme fatale, ta vamp, ton succube, ta femme tout ce que tu veux pourvu que nous ne nous enlisions pas dans la routine.

 

Manipulatrice,

séductrice, perfection

incarnat – Fantasme.

 

Entre femme objet

et femme fatale, femme

hybride tout court.

 

Vas-y, ose le rouge, une nuance de rouge surnaturelle, élégante et intense, couleur de la passion et, en ce soir particulier, Saint Valentin ne peut s’en affranchir. Et si je devais te conseiller dans ton choix, laisse-toi tenter par un soutien-gorge à balconnet échancré et un string assorti en dentelle de Calais luxueux et filigrané, ourlé d’une bordure de satin brillant, tous deux, d’une grande originalité dans le design. Empiécé de tulle couleur chair, le délicat deux pièces est finement transparent. À la rigueur, je veux bien aussi du fushia flamboyant. Vivement ce soir mais que mon attente sera longue

 

Tenir enchaîné

un adorateur - Image

floue d'une vraie femme

 

Mais, en ce soir de Saint Valentin, nos pas n'épousent pas nos empreintes, seuls nos mots se sont croisés, toi courant de volcan en volcan, moi me morfondant, me saignant à vif, entre les murs d'une villa luxueuse trop grande pour une femme seule. Vagabond sans bagage, pardonne-moi mon écrit car tout n'est que mots et maux.

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka

18:14 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21 janvier 2014

Le Martyre d'Hypatie d'Alexandrie - Naga-Uta ou Chôta -

Hypatie d'Alexandrie.jpg

I


Dans la ville de savoir,

ville de délices

et ville d'exubérances,

ville décadente

et, la religiosité,

étroite d'esprit,

irrationnelle, insensée,

obtuse et dénuée

de toute philosophie

civilisatrice,

de tout sens d'humanité,

attisant le vice

animal des sectateurs,

théâtre des pires

atrocités et massacres,

dans Alexandrie

et sa septième Merveille,

cultivée, radieuse

et adulée par ses proches,

humble, vertueuse,

tempérante et humaniste,

fine lettrée, belle,

aux « r-dire », farouche

à la séduction et païenne,

Hypatie y tient

des conférences publiques

et, à des disciples

issus des couches aisées

de la société,

y dispense enseignement

et pédagogie

mêlant les mathématiques,

la philosophie

et les sciences naturelles.

Dignité de l’âme

et élégance physique,

sa beauté subjugue

et sa renommée s’accroît,


excitant haine féroce.

 

II


Éveil religieux,

Hypatie est dérangeante.

Sa science innée,

discordante avec la foi,

portant grand ombrage

à l'irrationalité

théologienne

chrétienne, « ennemie du Christ »,

ainsi le décrète,

fanatique, intransigeant

et grand pourfendeur

des hérésies judaïques,

paganes, ariennes,

et novatiennes, Cyrille,

dans la succession

de son oncle Téophile

le nouvel évêque

en terres d'Alexandrie.

Prêches incendiaires

galvanisant les esprits

et hordes de moines

haranguant la populace,

arrachée de force

à sa litière, Hypatie

est traînée dans une église

où, violentée,

déshabillée, lapidée,

elle y connaît mort

atroce. Corps démembré,

par une meute en liesse,

porté en triomphe,

les chrétiens chantent louanges.

Hier persécutés,

persécuteurs devenant,

en nom de Jésus,

Cyrille, Saint, reconnu,

et, père et docteur

de l’Église, élevé,


la logique est religieuse.

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka

00:43 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20 janvier 2014

Ces religions qui enchaînent l'homme...

 - Naga-uta ou chôta -

L'Homme enchainé.jpg

La science, en cause,

portant grave atteinte au Dieu

Yavhé-Dieu-Allah,

car point de divinité

à part lui, l'Unique,

inlassablement,

l'histoire des religions,

au fil des siècles,

ne cesse répétition.

Chacune plagiant,

dans la plus grande indécence,

celle du voisin

tout aussi peu scrupuleux ;

chacune d'un messie

ou d'un prophète, se dotant,

un charlatan rencontrant

les émanations

angéliques du divin

et, sous leur dictée,

leurs paroles, transcrivant ;

chacune arborant

de vrais-faux livres sacrés

opium des peuples

asservis à ces écrits

soporifiques et fats,

fallacieux et mensongers ;

chacune exposant

ses farces conceptuelles

et les imposant

par les armes et le sang ;

à l'intolérance,

au fanatisme extrémiste

et à la bêtise

de l'univers religieux,

odieux et cruel,

cannibalisant pouvoir

et domination,

et poussant aux exactions,

 

l'homme est toujours enchaîné.

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka.

22:01 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19 janvier 2014

Mettons les points sur les I

syrie.jpg

Faut-il s'étonner que des djihadistes français combattent en Syrie ?

Sans ambiguïté : Non.  Depuis deux ans, la position de la France est claire. Bachar el-Assad ne doit pas rester au pouvoir, "il ne devrait pas exister", a même dit Laurent Fabius. La France a tourné le dos à ce régime, elle ne le reconnait plus. Le gouvernement légitime syrien, c’est l’opposition en exil et son ambassadeur qui été enregistré auprès du quai d’Orsay. Bachar : game over. Dans la foulée, la France est montée en pointe dans le soutien à l’opposition et à la rébellion sur le terrain.

Elle a poussé à la levée de l’embargo sur les armes pour pouvoir armer la rébellion. Elle a poussé les États-Unis à se mouiller. "Allez-y, on est derrière-vous", entendaient les syriens de passage à Paris. Alors ils y sont allés. Tous. Laïcs, islamistes modérés et pas modérés. De plus en plus. Les morts se sont accumulés. Et la France répétait : "on va vous aider, il faut juste trouver un cadre légal. Tenez bon". Et toujours le même discours public : il y a en Syrie ceux qui sont du bon côté et se battent pour leur liberté et ceux qui soutiennent le dictateur. Les blancs et les noirs.

Là-bas, sur le terrain, de nouveaux combattants sont venus de l’étranger, il y a 1 an et demi. Djihadistes irakiens, tunisiens, libanais puis français, espagnols, belges, irlandais. Un peu partout dans ce que l’on appelle la myriade islamiste. Plus ou moins durs. Plus ou moins intégristes. Mais bon. Quand on a tous le même ennemi on ne regarde pas trop. D’autant moins qu’en mars, le régime vacille. On s’en félicite dans les chancelleries. "Ça bouge, le régime est fragile".

Grâce à qui ?

Grâce aux djihadistes qui remportent l’essentiel des batailles pardi ! Al-Nosra, EIIL, le front islamique. Mais après tout, s’ils permettent de faire tomber Bachar, on ne va pas faire la fine bouche. La politique française a surfé sur cette ambiguïté, marquant juste une limite sur l’armement. "On ne donnera pas d’armes aux djihadistes". Là encore, comme si on pouvait tracer le cheminement d’une arme sur un terrain de guerre et être sûrs qu’elle ne finira pas dans les mains d’un combattants d’Al-Qaida…

Quelques mois plus tard, aidé par le Hezbollah et la Russie, Bachar avait repris des couleurs. Le régime ne vacillait plus. Alors la France a poussé à une intervention militaire s’appuyant sur la découverte d’armes chimiques. Au dernier moment, Obama s’est dégonflé, peut-être se disait-il que ses missiles de croisière allaient ouvrir aux islamistes une voie royale vers Damas. Au Final, les combattants rebelles se retrouvent lâchés en rase campagne, et la France leur explique que c’est autour d’une table que la solution sera trouvée.

Et si, alors...

Et si, alors, le gouvernement français et le Président de la République étaient poursuivis, par le tribunal international de La Haye, pour incitation à "Crime contre l'humanité", cela pourrait être dans la possibilité des choses... En serions-nous surpris ?

Et si....

Et si parallèlement, s'étant laissés abusés par des extrémistes, en faisant condamner, par le Conseil d’État, un personnage certes peu reluisant dans ses propos et ses actes et, de fait condamnable au plan judiciaire et uniquement au plan judiciaire, ils étaient poursuivis, par le tribunal international de La Haye, pour incitation à "la haine raciale", en serions-nous tout autant surpris ?

En effet, nous avons eu à subir les épisodes bien peu glorieux afférents à l'antisémitisme qui, par ignareté, est grandiloquemment assimilé à l'antisionisme... Que bien peu d'intelligence en cela dans leurs actes... Savent-ils, au moins, qui sont les SÉMITES ? Il est fort à penser que non ! Définition de Sémite : personne appartenant à un des peuples originaires d’Asie occidentale (ancienne Mésopotamie et du Moyen-Orient), que la tradition fait descendre de Sem, fils de Noé, et qui ont parlé ou parlent les langues dites sémitiques (l'hébreu, l'arabe, l'araméen, le babylonien, l'assyrien, et l'amharique).

Le terme "sémite" désigne plus particulièrement les peuples et les tribus bibliques ainsi que leurs descendants actuels, incluant aussi bien les Hébreux que les Arabes. Il n’est donc pas synonyme de juif. En conséquence l'antisémitisme, c'est être antisémite donc antihébreu, antiarabe, antiaraméen, antibabylonien, antiassyrien et antiamharique mais pas antijuif donc pas antisioniste... C'est grave qu'aux plus hautes strates de l’État français de telles erreurs puissent-être commises, des erreurs qui, inéluctablement, poussent à la haine raciale entre peuples... en les faisant avaliser par le Conseil d’État...

22:32 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18 janvier 2014

Eruption sous marine au large des côtes Nord-Ouest de El Hierro

Samedi 18 Janvier 2014, 07 h 00...

L'éruption sous marine dont nous faisons état, depuis plusieurs semaines,

Eruption El Hierro au jour le jour, 30 Décembre 2013 : Pas de séismes mais... des microséismes

Eruption El Hierro au jour le jour, 30 Décembre 2013 : Inflation verticale galopante et pas de séisme enregistré ?

Eruption El Hierro au jour le jour, 26 Décembre 2013 : CHIE à l'agonie et l'IGN Canarias aux fraises...

etc... etc...

au large des côtes Nord-Ouest de El Hierro

Eruption El Hierro au jour le jour, 27 Décembre 2013 : 5.1 El Hierro au large de la côte Nord-Ouest

enfin attestée par des matériaux volcaniques flottant au large de Arenas Blancas...

 

Et AVCAN le confirme sans conteste : Aparece material pumitico flotando en Arenas Blancas, El Hierro

materiaux-volcaniques.jpg

Quand nous disions que les histogrammes enregistrés par l'IGN Canarias ne correspondaient pas à la réalité du terrain, - et ils ne correspondent toujours pas !!!!! -, pas plus que les enregistrements des tremblements de terre dont le nombre est ridicule en regard du nombre réel de tremblements de terre qui se produisent sur El Hierro, les magnitudes minimalistes à l'extrème, - inférieures de 1.0 à 1.5 aux magnitudes réelles -, et des profondeurs focales au foyer sur-évaluées stagnant artificiellement au niveau de 9/12 kilomètres de profondeur... on nous prenait pour des dingues...

Quand nous disons que des signes évidents d'une proche éruption en milieu terrestre, sont lisibles sur le terrain, on ne nous croit pas non plus... Et le silence de l'IGN Canarias et des autorités est plus que douteux...

Sans autre commentaire...

18 Janvier 2014 © Raymond Matabosch

09:23 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17 janvier 2014

Ces avancées scientifiques plagiées des temps antiques que nous voulons nôtres...

Tout le monde connait les piles électriques, couramment appelée piles... C'est un dispositif électrochimique qui convertit l'énergie chimique en énergie électrique grâce à une réaction chimique d'oxydo-réduction. Pour tout le monde, elle a été inventée par Alessandro Volta le 17 mars 1800...

pile électrique.jpg

Mais ce que, majoritairement, nous ignorons c'est que des exemplaires de piles électriques, datées de 250 avant JC, sont conservés au Musée de Bagdad, que le placage des métaux par pyrolyse existe depuis environ 4.500 ans avant J.C. et que d'autres piles, semblables à celles conservées dans le Musée de Bagdad, ont été récemment découvertes en d'autres lieux du monde, mais bien plus antiques, et datées de 5.000 avant J.C., les scientifiques et les grands trust se gardant bien de publier les découvertes...

Et s'il n'était que l'invention de la pile électrique qui nous soit cachée, ce serait demi peine... Ce sont par centaines que de telles découvertes sont cachées au monde depuis des décennies...

Tout comme les premiers hominidés découverts... sont vieux de 1.5 millions d'années, telle Lucie ? 4 millions d'années, tel Tumai ? Déjà, en 1968, et la communication avait été donnée à Nice, dans le cadre d'un symposium scientifique, mais non divulgué au citoyen lambda, des ossements d'hominidés, et non de singes, sont datés de 10 millions d'années...

L'étrange machine, au large de l'île d'Anticythére.

En 1900, l'épave d'un navire Grec est découverte par des pêcheurs d'éponges au large de l'île d'Anticythère. Elle contient les restes d'un étrange mécanisme. Les conservateurs du musée national d'Athènes s'aperçoivent qu'avaient été repêchées des pièces de bronze corrodées mais ce n'est qu'en 1902 que l'archéologue grec Valérios Stais remarque la présence de roues dentées maintenues entre elles par les restes d'une structure en bois.

l'ordinateur d'Alexandrie.jpg

Les roues dentées déclenchent immédiatement une controverse sur leur origine. Certains soutiennent que l'objet est beaucoup plus récent et qu'il s'est retrouvé par hasard sur l'épave. Cependant l'étude des inscriptions qu'il porte révèle que le mécanisme date à peu prés de 80 avant J.C. Débarrassé de la gangue de calcaire qui l'entourait le mécanisme finit par être catalogué " astrolabe ". Mais il est évident que c'est le mécanisme Antique le plus complexe jamais retrouvé, il y avait donc problème.

En 1958 un scientifique Anglais, le docteur de Solla Price, - docteur en physique expérimentale -, découvre le mécanisme au musée d'Athènes. Il lui fait appliquer une désoxydation électrolytique, permettant de remplacer les parties oxydées par le métal originel. L'appareil recréé se présente comme une boite de 20cm d'épaisseur avec 3 cadrans métalliques gradués capables de se mouvoir indépendamment. 2 autres cadrans composés de plusieurs cercles mobiles se trouvent à l’arrière de l'appareil. A l’intérieur se trouve un mécanisme d'entrainement composé de roues dentées, d'aiguilles mobiles, d'axes et de tambours ainsi que d'un différentiel pour optimiser les diverses manœuvres.

l'ordinateur d'Alexandrie 1.jpg

Des photographies aux rayons X de 1971 révèlent plus de choses encore : les graduations sont précises, ces rouages ont tous des dents découpées dans un angle de 60°. Ensuite dans son article pour la revue "scientific Américan" le docteur de Solla Price écrit que la machine d'anticythère est probablement conçue comme une machine à calculer permettant d'obtenir instantanément un très grand nombre de renseignements sur les phases de la lune, la position des planètes.... Tiens, une telle avancée scientifique, en 80 avant J.C... permettant d'obtenir instantanément un très grand nombre de renseignements sur les phases de la lune, la position des planètes... cela ne vous rappelle rien qui ne soit apparu au XX° Siècle ?

Que sommes-nous, hommes des XX° et XXI° Siècle ?

Des supers Hommes qui ont tout inventé et qui inventent encore ? Ou ne sommes-nous que de simples et vulgaires plagiaires de grands scientifiques que nous voudrions qu'ils eussent vécu dans des grottes et que leurs outils fussent des choppers ou toutes autres pierres taillées ou polies... ?

14:12 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14 janvier 2014

Le Mythe de la naissance de Myrtha. - Renga de katauka liés en stances -

 Le Mythe

de la naissance de Myrtha.

- Renga de katauka liés en stances -

mithra.jpg

Sur sol d'Israël,

en terres achéménides,

bien avant venue du Christ(1),

était une grotte

naturelle et exiguë,

habitée par les bergers.

 

Un matin, à l'aube

naissante, les bergerots,

toujours pris dans leur sommeil,

par une lumière,

d'un blanc pur éblouissant,

brusquement sont réveillés.

 

Dans un grand fracas,

apeurant tous les pasteurs,

un pan de grotte s'éboule,

et, vers une source

jusqu'au tronc d'un arishta(2),

roule un énorme rocher.

 

Yeux exorbités,

n'en croyant pas leurs prunelles,

les bergerots, bouche-bée,

en perdent leur voix.

Comme un poussin, sa coquille,

cassant, la masse s'effrite.

 

De tous lieux venant,

ayant laissé leurs troupeaux,

par centaines affluent les pâtres.

L'heure est solennelle,

l'instant crucial et le feu

devient lumière essentielle.

 

Ce jour de solstice

d'hiver, dans la renaissance

du soleil, un Homme-Dieu

de la Reine-Terre

vierge, son émanation,

juge des âmes, se dresse.

 

Dans le firmament

tirant ses limbes bleuâtres,

ouatées de topaze et pourpre,

les salpinx(3) célestes

sonnent et chantent louanges

à un enfant nouveau-né.

 

Naît d'une pierre,

près d'une source sacrée,

sous un arbre sacro-saint,

tel Mithra parait,

coiffé d'un bonnet phrygien

et portant torche et couteau.

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka.

 

Notes :

(1) La naissance de Mirtha transparaît, dans la mythologie persane, entre 4.000 et 2.500 ans avant J.C.

(2) Arishta : Azadirachta ou Lila de Perse.

(3) Le salpinx, chez les Perses et les Grecs anciens, est une trompette conique avec une perce très étroite.

18:55 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13 janvier 2014

Le mythe d'Inanna - Renga de katauka liés en stances -

 Le mythe d'Inanna

- Renga de katauka liés en stances -

La dame de Warka.jpg

La Dame de Warka, 3.500 ans avant J.C.


Des limbes ouatées,

bleuâtres, topazes, pourpres

diaphanes, étincelantes,

d'une aube naissante,

aux luisances incertaines

d'une brune descendante ;

 

d'un orient nacré,

fantastique et irisé,

exotique et attirant,

aux menées chafouines

d'un ponant taché de sang

annonciateur de tourmentes ;

 

d'un firmament double

et enveloppe azurée,

félicité éternelle,

ciel des cieux divins,

jusqu'à la mer inférieure,

des forces occultes, domaine ;


de l'emblématique

terre de l'arbre huluppu

déterré et replanté

au temple inannien,

jusqu'à la terre du cèdre,

richesse cananéenne ;


Sumer et Akkad,

entre le Tigre et l'Euphrate,

joyaux d'Inanna, irradient,

d'un faste glorieux,

le royaume agadéen(1)

et le sanctuaire d'Ishtar.

 

Dans la ziggurat

d'Eanna, entre vestiges

architecturaux somptueux,

énigmes cultuelles(2)

et temples monumentaux,

les pas se portent dolents.

 

Livre grand ouvert

sur l'universalité,

les plus folles pensées voguent

et, dans le berceau

de l'écriture naissante,

le regard fasciné se mire.

 

Dans un marbre blanc

taillé, un faciès féminin,

lèvres serrées conférant

un art accompli

et une exquise maîtrise,

défie la Maison du Ciel(3).

 

Yeux creux en amande,

nez d'une unique finesse,

et modelé des pommettes,

l'esprit subjugué

et l'iris hypnotisé

ne peuvent quitter la Dame.

 

Vous belle Joconde

énamourant mille cœurs,

Inanna, Ishtar, Lilith,

laquelle des trois,

de l'amour charnel, déesses,

en vous, cristallisez-vous ?

 

Un homme, en vos terres,

se consumant d'espérances

pour la bien-aimée d'Anou,

de passion s'est pris

et une étoile à huit branches,

sur sa poitrine, s'est gravée.

 

Son cœur bat chamade

et succombe sans combattre

sous vos charmes engageants.

Pour vous, en Enfers,

il irait à la rencontre

de votre ennemie jurée.

 

Devant les Sept juges,

dans sa nudité, sans honte,

bravant le verdict fatal,

leur regard de mort,

digne, saurait affronter,

qu'ainsi Reine deveniez.

 

Berger n'étant point,

ni protecteur des troupeaux,

des saisons vivant au rythme,

fermier lui seyant,

accordez-lui vos faveurs

et ouvrez lui votre couche.

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka.


Notes :

(1) Le royaume agadéen ou l'empire akkadien.

(2) Parmi les énigmes cultuelles qui se trouvent au Musée de Bagdad, des poteries datant du IIIe Siècle avant J.-C., découvertes dans les ruines de Khujut Rabu et à Csésiphon, seraient des piles électriques, ce qui serait conforme à la découverte de bijoux et de vases de cuivres plaqués argent, par catalyse, vieux de plus de 2.500 ans.

(3) Le Temple Eanna, à Uruk, dédié à la déesse Inanna/Ishtar/Lilith

20:31 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12 janvier 2014

Aux Dames du temps jadis. - Naga-uta ou chôta -

 Aux Dames du temps jadis.

- Naga-uta ou chôta -

les-muses-grecques.jpg

Un matin d'été,

une brise parfumée

d'odeurs végétales

et florales irisant

d'iode l'azur,

du Mont Hélicon,

par la Déesse Gaïa

fécondé, aux saintes

hauteurs catalanes,

en Terres de Canigo

porte des deux mondes,

l'amenant à tire d'aile,

colombe au cou blanc,

sur l'arche en danger, rameau

d'olivier et brin

d'amour, subrepticement

et exquisément,

dépose. Un cœur, au hasard

entraîné, s’égare

en ces lieux, d'effluves

divines, baignés,

et, ivre d'encens, rêveur,

perdant son esprit,

voguant en un point flottant

de l’éther, s'endort,

sur un duveteux tapis

de lichens des rennes,

d'un sommeil profond et calme.

Belle, séduisante

dans sa robe mousseline,

d'un vert émeraude

étincelant de lumière,

toute d'élégance

parée, à pas mesurés,

une orodemniade,

vers son Narcisse apaisé,

son berger aède

chantant louanges aux Muses,

s'approche en silence.

Pour son éphèbe, le cœur

battant, d'amour embrasé,

Écho serait-elle ?

Mais trop fier de sa beauté,

dans l'onde bleutée

de la fontaine Hippocrène,

d'un coup de sabot

du Pégase ailé sourdant

pour bonheur des Muses

mirant son visage d'ange

et, hypnotisé,

s'en énamourant, le monde,

sans nul intérêt,

translatio imperii(1),

l'ôtant du réel,

méprisable et haïssable,

faquin et ingrat,

il ne sait que l'éconduire,

déprimant son âme.

Qu'en autres nymphes, la plume

féconde d'Hésiode

instillant,en Aédé,

Mélété, Mnémé,

espiègles et malicieuses,

s'insinuerait-elle ?

Chacune, pour le séduire

et l'ensorceler,

danse avec légèreté

et chante le miel

et l'ambroisie, inspirant

l'obligé poète.

Lui apprenant le beau chant,

leurs voix se confondent

mais l'offrande du rameau

de laurier vert tendre

et l'invocation hymnique,

dans le cœur d'Hésiode,

point écho ne trouvent

pour compagnon des désirs

La belle Pyrène,

fille de roi, désirable,

drapée, dessus son corps nu,

d'un chiton de lin

délicatement brodé,

et négligemment

attaché à son épaule

par une fibule

richement ornementée,

s'immiscerait-elle

en ces lieux emblématiques ?

Auprès du dormeur,

en quête de son Hercule,

elle s'aventure

mais, découvrant un visage

inconnu, déchante.

Simplement ne serait-elle

que la Dame Blanche

de Balatg, à la recherche

de son tendre époux,

seigneur du bourg englouti,

une nuit de lune

rousse, en un lac hors du temps,

que l'inconsolable

Astrée, errant, éperdue,

dans les hautes landes

bercées aux chants pastoraux

de la musicale

fontaine de la Perdrix,

ne sait soupçonner

en chaque homme qui s'égare,

flâneur sans bagage,

sur sa terre d'exception,


l'expression de son aimé ?

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka.

Notes :

(1) Translatio imperii : Transfert de la puissance. Narcisse, en son visage se reflétant dans le miroir d'eau de la fontaine Hippocrène, reconnaît celui de sa sœur défunte dont il est follement épris.Devant cette passion désespérée il préféra se plonger un poignard dans la poitrine. Son sang s'écoula dans la terre et ainsi naquit un narcisse blanc à corolle rouge.

18:27 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10 janvier 2014

Carte blanche à Raymond Matabosch, chez Mille-poètes en Méditerranée

Carte blanche à Raymond Matabosch, chez Mille-poètes en Méditerranée, 1 Rue Ancienne Porte Neuve à Narbonne, le 24 Janvier 2014 à 20 h 30

Carte blanche à.jpg

Petite précision : Volcanologue certes, mais, sans cursus universitaire, seulement autodidacte...

09:06 Écrit par catalan66270 dans Manifestations littéraires | Lien permanent | Commentaires (4) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

07 janvier 2014

Nos religions erzats d'Amalur, de Mari et de Saagur... (Renga de katauka liés en stances)

 Nos religions, erzats d'Amalur, de Mari et de Saagur(1)...

- Renga de katauka liés en stances -

Venus_de_Lespugue.jpg

 Amalur, Mari

et Saagur, dieux créateurs

basques, catalans, vascons

et bretons, aux temps

anciens, battent le sabbat

dans la nuit de l'Akelarre(2).

 

Des Monts Menez Are

Urtzuna et Canigo,

de tous points se retrouvant,

symboles d'un peuple

sage et d'une nation

unie, affluent les élus.

 

La lande du bouc,

au pied de la caverneuse

Zugarramurdi, peuplée

de Basajaunak,

de Mairiak et Sorginak

retentit de rituels.

 

Tous assis en rond,

les déités au milieu,

sur les forces naturelles

tiennent grands discours,

seigneurs, géants, thaumaturges

et génies les encerclant.

 

Religion première,

en terre monothéiste,

simple mythe est devenue

par volonté d'hommes

de pouvoir et sang avides,

asservisseurs de peuples.

 

Dans la Loi de Un,

la réalité ancrée,

Déité s'incarne Femme,

Homme en découlant :

Vénus paléolithiques(3)

en étaient son expression.

 

Quarante mille ans

d'existence religieuse,

mais un jour d'inquisition(4),

par de vils chrétiens,

les païens emprisonnés

et jugés comme sorciers.

 

Après peste noire,

s'écartant de ses valeurs

sacrales abrahamiques,

par des extrémistes,

des Fatâwâ édictant,

déferle la peste rouge.

 

En originelle

essence, la Loi de Un,

piètrement dupliquée

en nos temps d'Arya(5),

dans les livres fondateurs,

occultée, ne transparaît.

 

Que de sang versé,

en tous siècles, dans le Monde,

en nom de la religion

et au nom de Dieu

décrétant, hier, les Croisades,

jourd'hui, l'épée du Djihad(6) !

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka.

Notes :

(1) « Les impostures en religion. » Raymond Matabosch, 2003. Épuisé

(2) Nuit du vendredi

(3) 82 Vénus, symbolisant Mari, du groupe pyrénéo-aquitania dont les Vénus de Lespugue, de Laussel et de la Dame de Brassempouy, découvertes.

(4) En 1610 a eu lieu à Logroño un procès lors duquel l'Inquisition accusa de sorcellerie quarante habitants de Zugarramurdi et en condamna douze au bûcher. Les condamnations se basèrent pour la majeure partie des cas sur des témoignages empreints de superstition, peu fiables et produits par des envieux.

(5) Arya, terme sankrist voulant dire fidèle, noble, mais détourné, par les Perses, les Égyptiens, les Mèdes, les Celtes, les Slaves, les Germains, les Grecs, les Romains et toutes les civilisations historiques, pour justifier les génocides auxquels ils se commettaient et se commettent.

(6) Le Djihad par l'épée a servi et sert d'argument à certains groupes musulmans, à travers l'histoire, pour légitimer leurs guerres contre des musulmans ou contre des « mécréants. »

15:15 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Concours de nouvelles. Prix de la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin 2014

 Prix de la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin

Règlement 2014

Concours de nouvelles.

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Article 1

L'équipe en charge de la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin, en Avignon, organise un grand concours de nouvelles entre tous les auteurs d’expression française domiciliés dans les régions Provence-Alpes-Côtés d'Azur, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon, et les auteurs d'autres régions participant, eux, à la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin.

Les membres de l’Équipe en charge de la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin et les membres de leur famille ne peuvent participer au concours de nouvelles.

Le concours est ouvert du 01 Janvier au 30 Juin 2014.

Article 2

Sous le nom de « Concours de Nouvelles 2014 », le concours consiste en la sélection, par un jury qui sera constitué par l'Équipe en charge de la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin, des meilleures œuvres. Le jury a ensuite tout pouvoir pour l’attribution :

– du Grand Prix « de la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin », récompensant le meilleur manuscrit qui sera édité, à compte d’éditeur, par une maison d’édition partenaire, 10 livres seront offerts au lauréat.

d’un second et d’un troisième prix, récompensant le second et le troisième manuscrit retenus, édités, de même, à compte d’éditeur, par une maison d’édition partenaire, 5 livres seront offerts au lauréat du second prix et 1 livre au lauréat du troisième prix.

Article 3

Les candidats enverront leurs textes, par courriel, à « Raymond Matabosch, adresse courriel : ray66270@live.fr », sous Word ou OpenOffice, au plus tard le 30 Juin 2014 (la date du message courriel faisant foi) :

Un manuscrit non édité, l’inédit étant de rigueur, formant une nouvelle cohérente sur le thème de la Vigne et le Vin en Vaucluse et en Avignon, de 160.000 caractères minimum, de 280.000 caractères maximum, de format A4, écriture Time New roman en 12, de l’ouvrage ainsi conçu :

En tête du manuscrit, sur une page à part, seront portés le titre de l’ouvrage, ainsi que les renseignements suivants concernant l’auteur :

* Prénom, nom, adresse complète, pays d’origine, numéro de téléphone, adresse courriel.

* Un engagement, daté et signé, certifiant que l’œuvre présentée est personnelle

Un auteur ne peut présenter qu'une seule nouvelle.

Aucun droit d'inscription n'est demandé pour participer au Concours de Nouvelles.

Article 4

Un jury constitué sous l’autorité de l' Équipe en charge de la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin, comprenant six membres, prendra connaissance de l’ensemble des envois et sélectionnera les ouvrages récompensés par un vote à bulletins secrets, organisé à plusieurs tours si nécessaire. Après une réunion de synthèse, les lauréats seront proclamés le samedi 13 Septembre 2014, à partir de 17 h 00 dans le cadre du Salon du livre.

Article 5

La présence des auteurs participant au Concours de nouvelles est requise à la proclamation des prix, ceux-ci n’étant attribués qu'aux auteurs présents.

Chaque lauréat aura le droit de se prévaloir de son prix et de se déclarer « Lauréat du Prix de la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin 2014 décerné par la Fête du Livre, de la Vigne et du Vin d'Avignon. »

09:15 Écrit par catalan66270 dans Manifestations littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

06 janvier 2014

Diane-Artémis, la fausse vierge. (Renga de katauka liés en stances)

Diane-Artémis, la fausse vierge.

 - Renga de katauka liés en stances -

artemis.jpg

De Zeus, Dieu Suprême,

et de Léto, belle Nymphe,

avant d'en être évincée

par Héra, première

épouse de ce trublion,

la fille, et du citharède

et du musagète,

Apollon, la sœur jumelle,

en Diane-Artémis, s'incarne.

 

Douleurs maternelles,

à sa naissance, témoin,

Vierge blanche armée d'un arc,

d'un carquois, de flèches,

elle est ainsi devenue,

mais en Reine de la chasse,

par un cortège de nymphes

en tous lieux suivie,

n'en est point vœux chimérique

sa chasteté éternelle.

 

Diane-Artémis,

en toutes terres courant,

par monts et par vaux allant,

virginité d'apparat

Dieux et demi-Dieux fuyant,

que des mortels s'approchant,

centaines d'amants

et couches toujours froissées

seul mariage n'en est.

 

Ainsi sont déesses,

femmes blondes sans esprit

sous la plume d'un poète

un matin naissant,

virevoltant sans raison,

lutinant, de droite à gauche,

l'élixir d'amour,

et dame de compagnie,

au premier venu s'offrant.

 

Ainsi sont Ministres,

hommes et femmes de paille

dans les mains de financiers

un jour pervertis,

brassant de l'air, enfumant,

gesticulant à l'envie,

dans leurs ministères

hommes et femmes de joie

portant les destins d'un peuple.

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka.

10:45 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

04 janvier 2014

Le mythe de Lilith. (Renga de katauka liés en stances)

 Le mythe de Lilith.

- Renga de katauka liés en stances -

Lilith.jpg

Avatar spatial,

temporel et culturel,

entre la chair et l’esprit,

éternel fantasme

de femme nue akkadienne,

séductrice et prolifère,

perverse et lascive,

elle s'offre, créature

du mal, aux hommes frustrés.

 

Vampire ou succube,

séductrice et envoûtante,

en toute chose effrayante,

Lilith, mère obscure,

démone babylonienne,

que Dieu, dans sa conception

première, créa(1)

homme et femme à son image,

en Adam se régénère.

 

De manière égale,

l'homme et la femme conçus,

le conflit des prétentions,

la suprématie

sociale, les séparant,

par désir d'équivalence,

suffragette étant,

brisant les liens du couple,

elle déserte l’Eden.

 

De la nuit des temps,

dans toute sa splendeur,

aux temps présents, des humains

hantant la raison,

dans l'errance abandonnée,

elle est, Eve originelle

et première femme,

une vierge inassouvie,

une vierge nymphomane.

 

Qu'enfin, en nos jours,

sur toutes les Républiques

et sur toutes les Nations

régnant, le chaos,

emplissant les ténèbres

de tous les Maîtres du Monde,

insipide, en naît

et engendre, perdition,

chute et dépérissement.

 

Lilith et son mythe,

qu'en nos piètres gouvernants

la symbolique apparaît.

Eux, prostitués,

vils et fallacieux hâbleurs,

la semence répandant,

en fils de Lilith

et de Samuel, ils vouent

haine mortelle à leurs peuples.

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka.

Note :

(1)La Genèse parle de deux créations de l’homme. D’abord Dieu crée l’homme et la femme à son image : « Dieu créa l’homme à son image. A l’image de Dieu Il le créa. Homme et Femme il les créa. » Plus tard dans le récit, il est dit que Dieu modèle l’homme avec de la glaise et qu’il lui insuffle la vie. Plus loin encore, la femme est faite à partir d’une cote d’Adam.

20:11 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

02 janvier 2014

La Venus Hottentote. (Renga de katauka liés en stances)

La Venus Hottentote.

- Renga de katauta liés en stances -

Le katauta est une poésie japonaise, 3 vers en 5/7/7. Dans ce texte, La Venus Hottentote, par suites de 3 katauta liés sous forme de stances de 9 vers, forment, ce que l'on dénomme, en japonais une suite ou renga composé non par plusieurs auteurs, comme habituellement conçu, mais par un seul....

La Venus Hottentote.jpg

Les siens massacrés

par des hollandais chassant,

pour s'amuser, les sauvages,

les exterminant,

ensuite, sans compassion,

vendant les têtes coupées,

elle, un fermier boer(1),

l'arrachant à ses racines,

vaine esclave est devenue.

 

A tous les excès,

à toutes les suffisances,

à tous les emportements

et aux perversions

de son maître intransigeant

ne pouvant que se soumettre,

cent fois violentée

elle n'a pu qu'accepter

pour enfin être vendue.

 

D'Afrique du Sud

en sol anglais transportée,

d'esclave en bête de cirque,

ainsi transmuée,

au cœur d'un zoo humain,

et d'erreurs de la nature

difformes, tenues

en cages, pour maigres gages

sa vie en a basculé.

 

Sous un ciel de lune,

aux portes d'un autre monde,

drapée de voiles de brume,

Swatche Baartman,

stéatopyge, macronymphe,

et phénomène de foire,

aux regards curieux

d'européens immoraux,

est exposée sans vergogne.

 

Vénus hottentote,

de Londres à Amsterdam,

d'Amsterdam à Paris,

de foirails en cirques

de music-halls en salons

et en nom de la science,

femme mutilée

dévoilant son tablier(2),

est exhibée en public.

 

Déshumanisée,

sa place au jardin des plantes,

Paris devient son tombeau.

Moulée, disséquée,

par l'imminent chirurgien

de Napoléon, en singe,

en orang-outang,

l'insigne homme de science

s'est fourvoyé sans égard.

 

Qu'en chaque siècle homme

policé est exécrable !

Et qu'homme est méprisable

dans sa turpitude

à se vouloir supérieur !

Décrétée de race moindre,

Vénus Hottentote,

par des mains blanches souillée,

en a subi les courroux.

© 2014 Raymond Matabosch

Extrait du recueil  : "Les Oies sauvages",

Naga-uta, Haïbun et Katauka.

 

Notes :

(1) Le Boer, signifiant « paysan »,du néerlandais « boer », se prononçant « bu:r », est le nom donné aux pionniers blancs, d'Afrique du Sud, originaires des régions néerlandophones d'Europe, tant des provinces indépendantes du Nord alors appelées « Provinces Unies », actuels Pays-Bas, que des provinces du Sud sous domination espagnole dénommées Pays-Bas espagnols, mais venant aussi d'Allemagne et de France.

(2) Le tablier hottentot est la déformation volontaire du sexe féminin qui était pratiquée sur les jeunes filles dès leurs premières règles. Des petits cailloux, de plus en plus lourd ensuite, étaient insérés, par deux incisions de chaque côté des petites lèvres de la vulve pour les étirer. Un long processus s’accomplissait jusqu’à l'obtention d'un organe surdimensionné.

23:21 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : katauka, poésie japonaise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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