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22 février 2014

Impact conséquent d'une météorite de 15 mètres de long, non détectée, à Chelyabinsk, dans l'Oural.

Astéroïde 2014 AA.jpg

 La NASA a annoncé, le 16 Février 2014, que l'impact de la météorite, - l'astéroïde 2013 AA et désigné par l'Union astronomique internationale, l'UAI,comme superbolide de Tcheliabinsk -, qui a frappé, créant des cratères d'impact près de Tchebarkoul et de Zlatooust, la région russe de Chelyabinsk dans l'Oural, le 15 Février 2013, est la plus volumineuse et la plus puissante, tombée sur Terre, de ces cents dernières années. Seul, celle qui est tombée dans la région de Tunguska, en Sibérie, le 30 Juin 1908, lui a été supérieure. Elle a mesuré, selon l'astronome Margaret Campbell-Brown, de l'Université de Western Ontario après qu'elle ait examiné, d'une part, les données enregistrées par de deux stations de surveillance, « environ 15 à 17 mètres de diamètre, au moment de son entrée dans l'atmosphère, pour une masse d'environ, 7.000 à 10.000 tonnes », et, d'autre part, celles recueillies par le réseau de capteurs à ultrasons qui surveille les essais nucléaires potentiels, « elle a libéré 440 kilotonnes d'énergie, bien plus que celle libérée par le dernier essai nucléaire en Corée du Nord.

L'Académie des Sciences de Russie a estimé que la météorite est entrée dans l'atmosphère à une vitesse de 54.000 kilomètres/heure, a explosé entre 30 et 50 kilomètres d'altitude, et a provoqué une pluie de roches ardentes. Le météore a été vu durant environ 30 secondes et sa luminosité, dans le ciel du matin, a été supérieure à celle du Soleil et son explosion a causé des dommages aux bâtiments et aux véhicules, et des blessures à plus d'un millier de personnes.

Par contre, le National Aeronautics and Space Administration, -la NASA-,l'Agence Spatiale Européenne, -l'ESA -, et autres institutions scientifiques mondiales s'opposent à ce que, compte tenu de leur chemin différent, la météorite soit liée à l'astéroïde 2012 DA14, qui a frôlé, vers 20 h 30, à 27.600 kilomètres de la Terre, le vendredi 15 Février dernier, dans l'Est de l'océan Indien à la verticale des côtes de Sumatra en Indonésie, à une vitesse de 7,8 km/seconde.

De fait, il est assez surprenant qu'Alan Fitzsimmons, du Centre de Recherche Astrophysique de l'Université de la Reine à Belfast, ait pu déclarer, « Il a, cependant, une coïncidence cosmique spectaculaire », et ce d'autant plus que tous les experts conviennent que les objets de la taille de la météorite de Chelyabinsk sont pratiquement impossibles à détecter, que chaque jour tombent, sur Terre, quelques 12 tonnes de pierres et de poussière cosmiques. En outre, le scientifique a rajouté que « ...avec la technologie actuelle, le problème est que nous sommes dans l'incapacité d'agir quand un grand rocher converge, directement, à la rencontre de notre planète. »

Astéroïde 2014 AA 1.jpg

Il n'est point à oublier que l'astéroïde 2012 DA14, des dizaines de fois plus conséquent en superficie et en masse,- 50 mètres de long pour une masse estimée à 130.000 tonnes, soit l’équivalent de 3 porte-avions Charles de Gaulle -,n'a été détecté, que quelques heures avant son passage, le 12 Février... Tout comme il n'est pas à sous estimer qu'un astéroïde, du type 2012 DA14 frappe la Terre environ une fois tous les 1.200 ans, une collision libérant, environ, 2,5 mégatonnes d'énergie et provoquant une catastrophe d'étendue régionale, voire supra-régionale.

Enfin, les scientifiques ont détecté une petite centaine de météores et d'astéroïdes susceptibles de présenter un risque, mais ils conçoivent qu'il y en a environ « un demi-million de la taille de l'astéroïde 2012 DA14, mais que, seulement, 1% d'entre eux ont été, présentement, découverts. ». Ce qui tient pour aveu, de leur part, que les 99 % restants peuvent être un danger de tout instant. Au différent, « ils ont mis », et là est un déni scientifique, même si des publications scientifiques ont été programmées, en Octobre 2013, pour le milieu scientifique uniquement, 1 an pour officialiser l'impact aux citoyens lambdas, sur la région russe de Chelyábinsk, de la météorite 2013 AA.

Il est vrai, justifiant probablement le silence des scientifiques, que face à la rareté des éléments attestant de l'explosion, des théories du complot se sont multipliées pour expliquer ce qui a été à l'origine de la boule de feu et de l'énorme onde de choc enregistrée le 15 Février 2013, au matin, dans le secteur de Chiliábinsk où se trouvent nombre d'usines d'armement. Le chef de file des nationalistes russes, Vladimir Jirinovski, a ainsi déclaré, à la presse, à Moscou, « qu'il ne s'agit pas d'une météorite. Il s'agit d'une arme nouvelle testée par les Américains. » Un pope de la région où a été entendue l'explosion a parlé pour sa part d'une intervention divine. Les médias sociaux russes sont, quant à eux, inondés de rumeurs et d'hypothèses relatives à l'explosion.

Comme d'habitude, le no-mans land, - sujet où personne ne s'est encore aventuré à prendre une décision parce que gouverné par des intérêts opposés mais de validité équivalente -, et aucune information, même circonstanciée, et, s'y trouvant obligés, des rumeurs d'une attaque nucléaire circulant en Russie, ils ont rompu le silence longtemps après le drame, trop longtemps après pour qu'ils puissent, encore, jouir d'une quelconque crédibilité d'autant qu'il y a eu, officiellement, un peu plus d'un millier de blessés et, officieusement, au moins trois milliers de blessés et des morts dans la seule ville de Chelyábinsk comptant plus de 1.156.000 habitants en 2013...

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