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13 mars 2014

Étroits d'esprits & pleutres réalités. Pamphlet. IV. Une mise en scène de la culpabilité (4/6)

 Étroits d'esprits & pleutres réalités. Pamphlet.

IV. Une mise en scène de la culpabilité.(4/6)

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[...]Le 28 Avril 2012, en pleine campagne officielle pour les Présidentielles qui a débuté le 20 mars précédent, - une ingérence coupable de collusion dans la légalité républicaine d'une élection démocratique -, Mediapart publie, sous l'intitulé « Les documents Takieddine (43/45), Enquête, Sarkozy-Kadhafi : la preuve du financement » un « document officiel libyen daté de 2006 », culpabilisant l'un des candidats à la mandature suprême de la France, sur lequel il est écrit que « le régime de Kadhafi a décidé de débloquer une somme de 50 millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le chef des services libyens d'alors y évoque des réunions préparatoires avec Brice Hortefeux et l'intermédiaire Ziad Takieddine... » et le média conclu, sans autre forme de procès, que « Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat. »

En outre, les deux journalistes signataires de l'article, Fabrice Arfi et Karl Laske, précisent que « cette note... », - sa traduction intégrale étant donnée dans l'annexe du-dit article -, est « ...issue des archives des services secrets... », ce qui prête à suspicion d'autant que l'intitulé des services secrets n'est pas mentionné, « et a été rédigée il y a plus de cinq ans... », sans aucune précision de date, ce qui rend la note opaque et, le scepticisme sur sa véracité « officielle », laisse planer tous les doutes sur sa provenance. Ils signalent, en outre, que « l’en-tête et le blason vert de la Jamahiriya, préimprimés, s’effacent d’ailleurs légèrement. » Ils rajoutent que « ce document, avec d’autres, a échappé aux destructions de l’offensive militaire occidentale. » Enfin, sans fausse honte et de manière rocambolesque, ils concluent : « D’anciens hauts responsables du pays... », bien l'anonymat étant de rigueur pour mieux ficeler ce qui apparaît, dès le jour de la publication, comme une imposture flagrante et qui empeste le faux manifeste d'autant plus manifeste que le média l'a archivé comme document fourni par un dénommé Takieddine qui n'a jamais été dans la clandestinité, « ...aujourd’hui dans la clandestinité, ont accepté de le communiquer à Mediapart ces tout derniers jours. »

Le 19 Décembre 2012, Ziad Takieddine, le sulfureux homme d'affaires franco-libanais, qui « aurait fait office » d'intermédiaire dans le débloquage d'une somme de 50 millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, affirme détenir des preuves, mais, accentuant le doute sur les documents portés à connaissance des français, et surtout des électeurs, le 28 Avril 2012, ne le communique pas, ni ne les publie, ce qui tient à soutenir que les « Les documents Takieddine (43/45), Enquête, Sarkozy-Kadhafi : la preuve du financement », au nombre de « 45 », suivant Mediapart, n'ont jamais été détenus par Takieddine et sont des vraisemblablement des faux.

Assez étrange pour être signalé et pour apporter plus encore le doute de la collusion dans les esprits, ce personnage, plusieurs fois mis en examen dans le volet financier des contrats signés avec l’Arabie saoudite et le Pakistan et de rétrocessions ayant servi à financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, en 1995, et impliqué dans l’enquête sur d’éventuels financements libyens de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a été arrêté à Londres, le 31 Décembre 2013, et mis en détention provisoire en France, pour non-respect de son contrôle judiciaire, a été remis en liberté, sur ordonnance du Parquet de Paris, le jeudi 27 Février 2014, soit le lendemain même que le Procureur Général de Paris, François Falletti, - que la Garde des Sceaux et Ministre de la Justice était désireuse de muter -, ait adressé, daté du 26 Février, une lettre au cabinet de son ministre de tutelle, accompagnant un rapport d’une page et demie du Procureur financier, annonçant l’ouverture d’une information judiciaire pour « violation du secret de l’instruction, trafic d’influence actif et passif, complicité et recel de ces délits.

Tout aussi étrange pour être, de même signalé, le 11 Mars 2014, sous la signature de Salomé Legrand, FranceTVinfo publie dans un pensum « Où en sont les affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy est mis en cause ? » que « plusieurs anciens dignitaires libyens... », toujours un anonymat coupable puant la manipulation et un acharnement politique, « ...ont affirmé que ce financement avait existé, sans donner de preuves non plus. »

S'en suivant, le 19 avril 2013, une enquête, confiée à la diligence des juges d'instruction Serge Tournaire et René Grouman, et menée « contre X », est ouverte sur le financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Assez large, elle porte sur des charges de « corruption active et passive », « trafic d'influence », « faux et usage de faux », « abus de biens sociaux », « blanchiment, complicité et recel de ces délits », mais ne vise personne nommément. Et cette enquête vient s'accumuler à d'autres précédemment diligentées, « l'affaire Bettencourt », « l'arbitrage Tapie », « l'affaire Karachi », « les sondages de l'Elysée », et à laquelle se rajoute une « affaire de trafic d'influence présumé... »

A s'interroger car, dans toutes ces affaires, personne n'a encore été mis en examen et, de fait, l'ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy qui, lui-même, a déposé plainte pour faux contre Mediapart, une affaire toujours pendante depuis 2012, ne peut pas se défendre. Et comme le déclare Bernard Tapie, des propos rapportés par les médias « Le Parisien » et « Le Point », « Le problème, c'est que Nicolas Sarkozy n'est mis en examen nulle part. C'est-à-dire qu'il est condamné aujourd'hui à en prendre plein la gueule tous les jours autant qu'ils voudront. » Donc, en toute logique, toutes les écoutes sont illégales et sont le reflet d'un acharnement non judiciaire mais politique sur une mise en scène de la culpabilité.

En effet, les écoutes ne peuvent être diligentées que si des éléments laissent penser que la personne est coupable d'un délit et si la personne est coupable d'un délit, elle est mise en examen. Lors, en toute légalité, les perquisitions, les mises sur écoutes et toutes la panoplie judiciaire et policière peut être développée légalement. Dans le cas contraire, la personne n'étant pas mise en examen, toutes les écoutes et toutes les perquisitions qui ont été ordonnancées sont factieuses car la personne et son conseil subissent une procédure de mise en scène de la culpabilité sans pouvoir avoir accès au dossier et sans pouvoir se défendre, ce qui est scandaleux. Et bien plus scandaleux encore sont les propos tenus, d’après Le Figaro et Le Journal Du Dimanche, par le Président de la République en exercice, François Hollande, au sujet de Nicolas Sarkozy, devant des députés socialistes : « Je le surveille, je sais exactement ce qu’il fait... », des propos lourds de conséquences sur les vraies intentions qui animent le premier personnage de France élu, en Mai 2012, par seulement 30% des électeurs inscrits sur les listes électorales et son gouvernement... à pérenniser cet acharnement politico-judiciaire.[...]

© 13 Mars 2014 Raymond Matabosch

A suivre : François Hollande, Jean Marc Ayrault, Christiane Taubira, Manuel Valls & les juges : Acharnement & abus de pouvoir.

17:25 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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