Avertir le modérateur

14 avril 2014

La couleuvre de Montpellier. Suite...

La couleuvre de Montpellier.

Suite de ...

Les espèces endémiques du Languedoc-Roussillon, la couleuvre de Montpellier

malpolon-monspessulanus 2.jpg

La couleuvre de Montpellier prolifère dans les terrains secs et chauds, rocailleux ou sableux, à végétation buissonnante, qui lui facilitent la possibilité d'y trouver de nombreuses cachettes pour s'y réfugier car, en cas de danger, elle tente, en priorité, de fuir. Ce n'est seulement, s'il lui est impossible de s’échapper, qu'elle va dresser, à la manière des cobras, le tiers ou le quart du corps, au-dessus du sol, et prendre une posture défensive. Elle balance, alors, la partie soulevée, de gauche à droite, d'avant en arrière, en fonction de sa respiration et de son souffle violent, - en occitan pour cela dénommé le « gisclard » -, tandis que sa langue sort et entre très vite dans sa bouche. Cette posture indique que le « Malpolon monspessulanus » veut intimider l'agresseur. S'il se dresse encore, c'est qu'il est prêt à l'attaque et à mordre s'il en a l’occasion. Mais il faut qu'il soit très violemment provoqué pour frapper vraiment.

Si son habitat de prédilection est surtout les garrigues où, en certaines stations il peut se compter jusqu'à cinq individus à l'hectare, très adaptable, elle a aussi colonisé la proximité des points d’eau, les maquis côtiers, les fourrés, les vignes, les oliveraies, les forêts de chênes verts et les prairies. Elle se rencontre jusqu'à 500 mètres d'altitude et même, dans certaines régions du Sud de la France, de l'Ibérie et du Nord Maghreb, jusqu'à 1.000 mètres. Malgré sa mine patibulaire due à ses « sourcils prononcés », le « Malpolon monspessulanus », même si c'est une couleuvre venimeuse, par le fait qu'il possède elle possède « des crochets à venin », situés en arrière, - opistoglyphe -, les morsures normales étant de l'ordre d'une seconde ou d'une fraction de seconde, n'est pas dangereux pour l'homme.

En effet, contrairement à la vipère, il ne peut l'inoculer directement car ses crochet, non perforés s'assimilent à des dents avec des sillons le long desquels le venin peut s'écouler. Mais, pour la couleuvre de Montpellier, ceci ne peut se réaliser que si la proie est maintenue dans sa gueule, puis, en quelque sorte, « mastiquée » afin que les « dents » puissent pénétrer et que le liquide, paralysant progressivement la victime et facilitant son ingestion, s'introduise dans la chair mordue. Pour les humains, de rares envenimations, - rendues possibles parce que la morsure aurait été particulièrement prolongée -, s'en suivent, ne provocant qu’un léger gonflement de la partie mordue, un phénomène qui disparait au bout d’une ou deux heures.

Serpent diurne, rapide dans ses déplacements reptatoires, - souvent dénommé le TGV des garrigues -, et opportuniste, elle chasse généralement à vue et son alimentation, contribuant à l’équilibre écologique du milieu naturel, est constituée, de sauriens, de petits mammifères, - muridés, lapereaux, mulots, rats -, d'oiseaux nichant au sol, de lézards, - Psammodromus algirus, lézards ocellés de taille adulte... -, et de serpents, - Rhinechis scalaris, Hemorrhois hippocrepis... -

 malpolon-monspessulanus 1.jpg

Outre sa coloration caractéristique, - les très jeunes parfois gris avec des motifs de bande non liées sur le dos plus ou moins foncé, ou gris marron avec le même motif, leur ventre vert à orange qui, avec l'évolution, la couleur en devient de moins en moins vive, plus uniforme ensuite, vert foncé, gris foncé et chez les spécimens âgés, une section du corps derrière le cou, vert, noir, parfois bleu foncé -, son identification est aussi possible par ses écailles. Ce grand serpent a une écaille frontale plus étroite que les deux écailles supra-oculaires. Ses dorsales et ses latérales sont plus ou moins creusées longitudinalement chez l’adulte qui possède en outre, une pré-oculaire, deux post-oculaires et deux loréales, situées entre la pré-oculaire et la nasale.

La reproduction a lieu au printemps, généralement à partir de fin Avril-Mai quand les « Malpolon monspessulanus » sortent de l'hibernation. Les couples se forment... Le couple dit dominant peut accueillir d'autres individus mâles ou femelles voire même d'autres couples sur son territoire. Les relations peuvent alors devenir très complexes. Comme pour les pistes de chasse, le mâle dominant va délimiter régulièrement son territoire. En son absence, son rôle pourra même tenu par un mâle « vassal » qu'il aura pris soin de marquer au préalable de son fluide nasal. Ce dernier protègera la femelle sans pour autant s'accoupler avec elle.

A cette époque, le mâle reproducteur se montre très tendre envers la femelle qu'il défend et assiste même pendant la chasse. Mais c'est aussi à cette période que les mâles d'un naturel très farouche oublient leur prudence... N'hésitant pas à passer à découvert, ils sont les victimes nombreuses et toutes désignées des routes passagères. Les femelles pondent environ 15 œufs ; - extrêmes de 5 à 20 œufs -, dans un lieu humide, chaud, souvent dans de la végétation en décomposition. Les œufs éclosent après 8 semaines, fin Août-début Septembre, et les nouveau-nés mesurent entre 20 et 35 cm. La maturité sexuelle est atteinte au bout de 3 à 5 ans et les couleuvres de Montpellier ont une espérance de vie d'une quinzaine d'années.

Le « Malpolon monspessulanus » figurant en annexe III de la convention de Berne de 1982, fait partie des espèces de faune protégées en Europe Sur le territoire métropolitain, il est totalement interdit de la capturer, de la blesser, de la tuer, de le déplacer et de détruire sa ponte.

 

Bibliographie

 

Nicholas Arnold et Denys Ovenden, Le guide herpéto : 228 amphibiens et reptiles d'Europe, Delachaux & Niestlé,‎ février 2010.

Jean-Philippe Chippaux, Venins de serpents et envenimations, Paris, France, IRD Éditions, coll. « Didactiques »,‎ 2002.

Vincenzo Ferri, Serpents de France et d'Europe, Paris, France, De Vecchi,‎ 201.

Fitzinger, 1826 : Neue Classification der Reptilien nach ihren natürlichen Verwandtschaften nebst einer Verwandschafts-Tafel und einem Verzeichnisse der Reptilien-Sammlung des K. K. Zoologischen Museums zu Wien J. G. Heubner, Wien, pages 1 à 66.

Jean Lescure et Bernard Le Garff, L'étymologie des noms d'amphibiens et de reptiles d'Europe, Belin, collection « Éveil nature »,‎ 2006.

Chris Mattison, Tous les serpents du monde, Paris, France, Delachaux et Niestlé,‎ 2008.

Guy Naulleau, Les Serpents de France, Nancy, France, Revue française d'aquariologie herpétologie, université de Nancy I,‎ 1987.

Jean-Pierre Vacher et Michel Geniez (dir.), Les Reptiles de France, Belgique, Luxembourg et Suisse, Paris, Biotope, Mèze & Muséum national d’Histoire naturelle,‎ 2010.

Les cathédrales de pierre de Raymond Matabosch

Les cathédrales de pierre 2.jpg

Les Cathédrales de pierre

de Raymond Matabosch

74 pages

Couleur : ISBN 9781291834468 27,50

Noir & blanc : ISBN  9781291834444, 14,00 €

eBooks : ISBN 9781291834567 9,50 €

Le Causse Méjean, un voyage dans l'imaginaire modelé par les calcaires dolomitiques et par l'érosion millénaire...

Le Méjean, ouvrant sur une vaste steppe d’herbe jaune, fasci­nante comme peuvent l’être les déserts, est littéralement ceinturé par les majestueuses vallées, serties d'impressionnants défilés et canyons, du Tarn au Nord et à l'Ouest, du Tarnon à l'Est et de la Jonte au Sud.

Au cœur du chaos de Nîmes-le-Vieux, site ruiniforme, depuis la nuit des temps, avec les édifices funéraires des cromlech, des dol­mens et des menhirs, son paysage pétré porte la marque de la pré­sence humaine.

Mais, la profusion d'exsurgences et de résurgences, - de Cas­telbouc, des Ardennes, de la Cénarète, des Fonts des Douzes... -, de gouffres, de cavités, de grottes et d'avens, - avens Armand, de Hures..., grottes de Dargilan, de la Sourbette, arcs de Saint Pierre... -, transforment son espace souterrain en un univers féérique.

11 avril 2014

Les espèces endémiques du Languedoc-Roussillon : La couleuvre de Montpellier.

 La couleuvre de Montpellier.

Contrairement à son « derivatio nominis », « Malpolon monspessulanus », - venant de la latinisation de Montpellier -, la Couleuvre de Montpellier, un serpent originaire d'Afrique, - en arabe égyptien « Hanech aswad » -, de la classe des Reptilias, de l'ordre des Squamates et de la famille des Lamprophiinae dans les Colubridés, est répandue bien au-delà de la ville qui lui a donné son nom. Elle se retrouve sur presque tout le pourtour de la mer Méditerranée, excepté dans la péninsule italienne et sur les territoires îliens méditerranéens, de l'Afrique du Nord jusqu'en Iran, à la Ligurie, - Nord-Ouest de l'Italie -, en passant par la péninsule Ibérique et le Sud et le Sud-Est de la France.

Malpolon-monspessulanus.jpg

Initialement, suivant Hermann, le décrivant sous l'intitulé «Coluber monspessulanus » ou « Coelopeltis monspessulanus », en 1804, et autres naturalistes et zoologistes, - « Natrix lacertina » ou « Coelopeltis lacertina », Vagler, en 1824 -, il n'existait qu'une seule espèce de « Malpolon », - du grec μαλα, « très, fort, beaucoup », et πολυς, « nombreux, grand, fort », en référence à la grande taille et la grande force de ces couleuvres-, le « Malpolon monspessulanus », - depuis seulement 1928, Mertens & Möller -, qui se subdivisait en quatre sous-espèces, le « Malpolon monspessulanus monspessulanus », dans le Sud-Ouest de l’Europe, - Portugal, Espagne, Sud et Sud-Est de la France, Ligurie -, ainsi qu’au Maroc et au Nord de l'Algérie jusqu'en Kabylie, le « Malpolon monspessulanus saharatlanticus », - Geniez, Cluchier & De Haan, 2006 -, dans le Nord-Ouest de l’Afrique, - côte atlantique du Maroc, Sahara Occidental et Sud Soudan -, le « Malpolon monspessulanus insignitus », - Geoffroy de Saint-Hilaire, 1809 -, principalement sur tout le Nord de l’Afrique, - Est du Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Nord de l’Egypte, Palestine, Israël, Jordanie, Syrie, Turquie, Grèce, Corfou, Chypre, Irak, Iran, Liban... -, et le « Malpolon monspessulanus fuscus », - Fleishmann en 1831 -, uniquement en Syrie. Depuis 2006, selon Carranza, Arnold & Pleguezuelos, - Phylogeny, biogeography, and evolution of two Mediterranean snakes, Malpolon monspessulanus and Hemorrhois hippocrepis, Squamata, Colubridae, using mtDNA sequences. Molecular Phylogenetics and Evolution -, le « Malpolon monspessulanus insignitus » a été élevé, sous l'intitulé « Malpolon insignitus » au rang d'espèce, une espèce qui se compose de deux sous-espèces, le « Malpolon insignitus fuscus », - anciennement le « Malpolon monspessulanus fuscus » -, et le « Malpolon insignitus insignitus. »

Insolite, tout autant qu'exceptionnel, à bien des égards, le « Malpolon monspessulanus » est l'une des seules espèces, d'origine africaine, à être présente, de façon naturelle, en France. La couleuvre de Montpellier, bien que ne dépassant qu'exceptionnellement la taille de 2 mètres, peut atteindre jusqu'à 2,55 mètres de long et peut peser jusqu'à 3,500 kilogrammes, en faisant, selon Guy Naulleau, - Les Serpents de France, Nancy, France, Revue française d'aquariologie herpétologie, université de Nancy I,‎ 1987 -, le serpent le plus grand d'Europe. Un corps svelte, une tête étroite, les mâles, avec une taille moyenne d'environ 1,80 mètre, sont généralement plus grands et imposants que les femelles, de taille plus modeste dépassant très rarement 1,30 mètre de long. Tout comme toutes les sous-espèces « Malpolon », la couleuvre de Montpellier a généralement dix-neuf rangées d'écailles dorsales sur son mi-corps, - dix-sept pour l'espèce « insignitus » -, et, chez les mâles, une « selle » foncée, sur l'avant-corps, est présente. En outre, elle présente, sur son os basioccipital qui forme un éperon dirigé vers l'arrière, un processus médian unique.

malpolon-monspessulanus juvénile.jpg

Le dessus du corps du « Malpolon monspessulanus » est de couleur brun-verdâtre, avec une rangée latérale d’écailles noires et bleutées, et peut présenter des marques en forme d’échelons. Son dessous est de couleur plus claire, variant du beige au jaune. Les motifs, sur son dos, changent selon l’âge, les jeunes spécimens sont parfois gris avec des motifs présentant des bandes non liées, de couleur plus ou moins foncée, voire même gris à marron. Et il est à noter un dimorphisme sexuel important car les femelles, toujours plus petites, sont de couleur marron clair, avec des taches noirâtres et blanchâtres. Sa tête est ovale et ne se démarque par beaucoup du cou. Ses pupilles sont rondes. Elle est la seule couleuvre, présente sur le territoire français, à disposer d’un venin toxique. Ses crochets, situés au fond de la mâchoire supérieure, sont peu mobiles.

Génétiquement et morphologiquement, en regard des travaux de phylogénie moléculaire, de biogéographie, et d'évolution de deux serpents méditerranéens, les « Malpolon monspessulanus » et « Hemorrhois hippocrepis », menés, en utilisant des séquences « d'ADNmt », par S. Carranza, F. R. Arnold et J.M. Pleguezuelos, et publiés en 2006, il y a peu de différenciations entre les populations de « Malpolon monspessulanus » d'Afrique du Nord et d'Europe, et les résultats obtenus suggèrent une migration récente, depuis le Maghreb vers l'Europe du Sud-Ouest entre 85.000 et 170.000 ans, et vers l'Europe du Sud et l'Asie occidentale à une époque antérieure. En outre, le « Malpolon monspessulanus » est étroitement lié, d'une part, à l'espèce Nord-africaine, - à l'exclusion des pays bordant le Golfe de Guinée et du Tchad -, et Moyen-orientale, - à l'exception de la Turquie et du Yémen -, le « Rhagerhis moilensis », et à une espèce fossile du Pliocène, - Portugal, Espagne, Roussillon -, le « Malpolon Mlynarskii », lequel a permis de déterminer le genre « Malpolon. »

A suivre

La couleuvre de Montpellier

 

Bibliographie

Nicholas Arnold et Denys Ovenden, Le guide herpéto : 228 amphibiens et reptiles d'Europe, Delachaux & Niestlé,‎ février 2010.

Jean-Philippe Chippaux, Venins de serpents et envenimations, Paris, France, IRD Éditions, coll. « Didactiques »,‎ 2002.

Vincenzo Ferri, Serpents de France et d'Europe, Paris, France, De Vecchi,‎ 201.

Fitzinger, 1826 : Neue Classification der Reptilien nach ihren natürlichen Verwandtschaften nebst einer Verwandschafts-Tafel und einem Verzeichnisse der Reptilien-Sammlung des K. K. Zoologischen Museums zu Wien J. G. Heubner, Wien, pages 1 à 66.

Jean Lescure et Bernard Le Garff, L'étymologie des noms d'amphibiens et de reptiles d'Europe, Belin, collection « Éveil nature »,‎ 2006.

Chris Mattison, Tous les serpents du monde, Paris, France, Delachaux et Niestlé,‎ 2008.

Guy Naulleau, Les Serpents de France, Nancy, France, Revue française d'aquariologie herpétologie, université de Nancy I,‎ 1987.

Jean-Pierre Vacher et Michel Geniez (dir.), Les Reptiles de France, Belgique, Luxembourg et Suisse, Paris, Biotope, Mèze & Muséum national d’Histoire naturelle,‎ 2010.

La faune et la flore méditerranéenne : L'invasif Baccharis halimifolia.

 Le Baccharis halimifolia.

Séneçon en arbre.jpg

 « Au Bocal du Tech, le Baccharis halimifolia, - ou Seneçon en arbre, parfois appelé « faux-cotonnier » en raison des tapis de graines qu'il produit en automne, des graines peuvent attendre jusqu’à cinq ans avant de germer -, originaire de l’Est des États-Unis, - Floride, Massachussets, Texas, Golfe du Mexique... -, devient la strate arbustive dominante, aux dépens de la végétation indigène, de la ripisylve.... », tel est le cri d'alarme lancé par les botanistes catalans.

Arbuste de 2 à 4 mètres, dressé, à croissance rapide, - 30 à 40 centimètres par an -, à feuilles persistantes du genre Baccharis, - plus de 300 espèces -, de la famille des Asteraceae et de l'ordre des Asterales, il a été introduit, pour sa rusticité, sa vigueur, sa résistance au sel et au froid et son absence de maladie, en France, vers 1683, en Australie, en Nouvelle Zélande et en Espagne, pour ses qualités ornementales et a été cultivé, dès 1796, au Jardin des Plantes de Paris et, à partir de 1824, au Jardin des Plantes de Montpellier. Il s’est ensuite échappé des jardins et s’est propagé dans le milieu naturel où il a été aperçu dès 1862, sur Villeneuve les Magdelone, Gruissan et Vauvert, et dès 1915, sur le Croisic. Les populations, à partir de ces stations initiales où il a été planté, se sont, lors, progressivement accrues et étendues, en se propageant le long des routes et voies d’accès des zones remaniées, sur l’ensemble des côtes atlantiques européennes et tout autour de la Méditerranée.

En outre, les capacités de développement de cette espèce facilitent grandement son invasion. La reproduction sexuée, particulièrement efficace, lui permet de se disséminer sur de longues distances et la reproduction végétative lui permet de se maintenir quoiqu’il arrive sur les zones déjà conquises. Ces dispositions font du Baccharis halimifolia un compétiteur hors pair qu’aucune autre espèce ne peut concurrencer. Ayant une capacité de transformation profonde des paysages littoraux, il remplace petit à petit les espèces locales plus fragiles et moins compétitives, atteint l’identité des espaces côtiers, lagunaires et marécageux, et remplace les formations végétales originales typiques de ces milieux comme les marais à Jonc maritime, les Roselières, les pelouses des dépressions dunaires.

Séneçon en arbre 1.jpg

Enfin, sa surpopulation, provoquant des nuisances aux écosystèmes à cause de ses gros buissons impénétrables, ralentit le vent et réduit l’évaporation de l’eau dans les marais salants, et limite l’accès des paludiers aux différentes zones de leur exploitation. Réputé peu appétant et toxique pour le bétail, les animaux ne l’apprécient guère. Toutefois, les jeunes plants, aux tiges et aux feuilles encore tendres, sont consommés, en particulier, par les moutons. Malheureusement, le Séneçon en arbre utilisant également la multiplication végétative, lorsqu’un pied est coupé, la souche émet rapidement de nouvelles pousses ou se régénére à partir d’un simple morceau de racine.

En France, le Baccharis est largement naturalisé dans les plaines côtières et les secteurs humides des côtes atlantiques, - Gironde, Bassin d'Arcachon, Basses-Pyrénées - et méditerranéennes, - de la frontière espagnole à la Camargue -, a sérieusement colonisé la presqu'île guérandaise, le Sud de la Bretagne, le Finistère, les Côtes d’Armor et l’Ille et Vilaine et sa présence se fait de plus en plus remarquer en Brière. Dans ces régions, tendant à remplacer la flore locale en formant des buissons particulièrement touffus, il est considéré comme une plante envahissante et est devenu l'ennemi des paludiers et de la biodiversité.

Et en Belgique, par « Circulaire relative aux plantes exotiques envahissantes », en date du 30 Mai 2013, promulguée par le Ministre wallon des Travaux publics, de l'Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, avec effet rétroactif au 1er Janvier de même année, cette espèce est considérée comme « invasive » et son semis et sa plantation, ainsi que les synonymes, les cultivars et les variétés qui dérivent directement de cette espèce, sont interdits en Région wallonne.

Séneçon en arbre 2.jpg

Arbrisseau dioïque, aux tiges dressées, très branchues à rameaux glabres, couverts de minuscules écailles, ses feuilles sont caduques, alternes, simples, brièvement pétiolées ou sessiles, à limbe elliptique à ovale, grossièrement denté, - 3 à 5 dents -, pour les feuilles caulinaires, ou étroit et sub-entier pour les feuilles des rameaux fleuris. Son inflorescence, doté à sa base d'un involucre à bractées imbriquées, sub-égales et subaiguës, se caractérise par des racèmes, - grappes -, de capitules groupés par 1 à 5 sur des pédoncules axillaires ou terminaux, formant de grandes panicules, - grappe de grappes sur un axe simple.- Ses fleurs, soit toutes pistillées et filiformes, soit hermaphrodites et à ovaire avorté, sont toutes tubuleuses à corolle blanc jaunâtre. Et ses fruits sont des akènes peu comprimés et côtelés, surmontés d’un pappus formé de soies un peu plumeuses près du sommet.

Bibliographie

M. Geze, Le Baccharis : un envahisseur indésirable, 1999, Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France. p. 39- 41.

10 avril 2014

L'Euphorbia dendroides ou l'euphorbe arborescente

L'Euphorbia dendroides, en francais l'euphorbe arborescente et en catalan la Flora de les Gavarres, est une espèce dans le genre Euphorbia qui contient environ de 2.140 à 2.233 espèces et qui fait partie de la famille des Euphorbiacées. Elle a été décrite et dénommée, en 1753, par Carl Linnaeus. Cette espèce se reconnaît de loin. Elle forme des buissons arrondis, d'un vert sombre sur lequel se détachent les fleurs plus claires. A la fin du printemps et au début de l'été, le buisson devient rouge puis perd toutes ses feuilles et prend un aspect très différent car seuls ne se voient que les rameaux ligneux, plusieurs fois bifurqués et de couleur rougeâtre, surtout les pousses de l'année.

Euforbia_dendroides.jpg

Arbustive à feuilles caduques, simples et verticillées, avec un bord entier, l'Euphorbia dendroides peut atteindre une hauteur de 1 à 2 mètres. Présentant des cyathes de couleur jaune et aux fleurs organisées en cyme, lancéolées à étroitement elliptiques, obtuses à pointe rapportée, sa floraison a lieu de Mars à Avril. Les glandes sont arrondies, légèrement échancrées au milieu. La capsule est nue, à trois loges et graines ovoïdes brun opaque et lisses. Sa sève collante, de couleur blanc laiteux, est toxique et collante a été utilisée pour traiter des excroissances de la peau, comme les cancers, les tumeurs et les verrues depuis les temps anciens.

Cette plante, bien que supportant des températures jusqu'á -12° C, est sensible au gel et elle ne pousse que sur les versants ensoleillés et protégés des zones montagneuses. Elle se rencontre, à l'état sauvage, dans la péninsule ibérique, en France, dans les péninsules appenine et balkanique, en Turquie, en Israël, en Jordanie, en Égypte, en Afrique du Nord et aux États Unis, en Californie (Santa Barbara, Ventura, Los Angelés, Channel Islands National Park, et sur les îles San Nicolas, Santa Catalina et Sant Clemente). Elle a été introduite dans d'autres pays comme arbre d'ornement.

euphorbia_dendroides 1.jpg

L'Euphorbia dendroides est protégée par la Convention on International Trade of Endangered Species, la CITES, qui est une convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d'extinction.

Bibliographie

Christian Eichberger, Die L. Baumartige Wolfsmilch Euphorbia, Dissertationes Botanicae 344, 2001.

Christoper Brickell (Editor-in-chief): RHS A-Z Encyclopedia of Garden Plants. Third edition. Dorling Kindersley, London 2003.

Guide de la flore méditerranéenne E. Bayer, K.P. Buttler, X. Finkenzeller, J. Grau - Éditions Delachaux et Niestlé 1998.

Walter Erhardt, Erich Götz, Nils Bödeker, Siegmund Seybold: Der große Zander. Eugen Ulmer KG, Stuttgart 2008.

09 avril 2014

Analyse préliminaire du séisme du 07 Avril 2014, La Condamine-Châtelard en Ubaye.

Analyse préliminaire du séisme du 07 Avril 2014.

historique-seisme_1.jpg

Alors que l'épicentre du tremblement de terre du 7 avril 2014 à 21 h 27, heure locale, de magnitude 5.0, se localise, pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, latitude 44.47° Nord et longitude 6.69° Est entre La Condamine-Châtelard, Jauziers et Saint Paul sur Ubaye, dans les Alpes de Haute-Provence, le réseau de détection sismique de l'observatoire de Grenoble, - réseau sismologique des Alpes ou réseau Sismalp -, le détermine entre La Condamine-Châtelard, - Alpes de Haute-Provence -, et Crévoux, - Hautes-Alpes -, latitude 44.29° Nord et longitude 6.39° Est. La profondeur focale au foyer est calculée, suivant les premières estimations, vers 7 kilomètres et le choc principal de cet aléa séismique a aussi été ressenti à grande distance, dans l'Isère, en Haute-Savoie, en Provence, dans le Comtat Venaissin, sur la Côte d'Azur et en Italie.

La vallée de l'Ubaye, site du plus fort séisme extensif des Alpes de la période instrumentale, est l'une des régions des Alpes internes les plus actives en séismes extensifs et de nombreuses failles normales, cartographiées sur le terrain, sont encore actives. Elle a connu, par le passé, des aléas sismiques de magnitude supérieure à 5.0 dont celui de Saint Paul sur Ubaye, le 5 Avril 1959 à 10 h 48 Temps Universel, 11 h 48 heure locale, magnitude 5.5 et intensité VII/VIII sur l’échelle Européenne EMS 98 à son épicentre, qui avait généré d'importants dégâts immobiliers et fait deux blessés. Suivant Rothé et Dechevoy, en 1967, « une grande partie des habitations de Saint Paul sur Ubaye avaient subi des dégradations importantes liées à ce séisme, mais son épicentre, l'instrumentation déployée à l'époque n'étant guère performante, n'avait pas pu être localisé avec précision. Il fut donc impossible de situer, à moins de 15 kilomètres près, la faille tectonique à l'origine de cet événement sismique. » Mais selon Fréchet, en 1978, « Les stations sismologiques distantes permirent néanmoins d'établir que ce séisme joua sur une faille Nord175Est, en mécanisme décrochant associé à une faible composante extensive. »

Ce séisme avait été suivi par un essaim de répliques qui s'est étalé sur plusieurs mois. D'après le réseau Sismalp « Plus que des séismes violents tels que celui de 1959, l’Ubaye est plutôt coutumière de crises sismiques dites en essaims lors desquelles l’activité sismique se manifeste, en un lieu bien précis, pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avec une succession de secousses de magnitudes variées, sans que l’on puisse être certain que la magnitude maximale ait été atteinte. » De fait, la sismicité de l’Ubaye est très capricieuse et il est impossible de prévoir le détail de l’évolution de l'occurrence épisodique de périodes intensément actives dénommées « essaims sismiques. »

Ces essaims diffèrent des successions d'un choc principal et de ses répliques en ce qu'aucun événement dominant n'initie l'activité sismique et que celle-ci croît et décroît irrégulièrement pendant plusieurs jours à plusieurs mois, sans motif récurrent, d'une crise à l'autre. Les foyers sont relativement profonds, maximum 7/9 kilomètres en moyenne et les chocs sont ressentis jusqu’à Barcelonnette et à Gap, voire à Guillestre, mais n'ont aucun effet dommageable sur les bâtiments. C'est ainsi que plus de 16.000 aléas microsismiques ont été enregistrés lors de l'essaim des années 2003-2004, autour de La Condamine-Châtelard, constitué de séismes de faible magnitude, magnitude maximum enregistrée ML 2.7, fortement ressentis localement du fait de la faible profondeur des hypocentres, - environ 6 kilomètres de profondeur -, se produisant, majoritairement, à l'aplomb du village.

Parmi les séquences d'essaims sismiques particulièrement importantes qui se sont produites depuis 1959, outre l'essaim qui a affecté la zone épicentrale de La Condamine-Châtelard, au cours des années 2003-2004, celle qui s’est déroulée entre 1976 et 1977 a été centré au Nord-Est de Saint Paul sur Ubayé, sous le Brec du Chambeyron. Les plus gros séismes de la séquence ont été associés au jeu de failles normales présentant une direction d’extension Est-Ouest et Nord-Ouest/Sud-Est à Nord-Sud. Toutefois, elles ne sont toujours pas clairement identifiées d'autant que des failles « tardives » comme les failles de Bersezio, de la Haute Durance, de Bouzieyas et du Ruburent intercèdent sur la récurrence des systèmes faillés perpendiculaires, orientés Nord-Est/Sud-Ouest, qui, les dégâts ayant été très faibles, à Saint Ours et à Larche, le long de la faille du Ruburent, auraient été le siège, - suivant Fourno et Dussouillez, en 2009 -, du séisme, de magnitude 5.5, épicentre Saint Paul sur Ubaye du 5 Avril 1959.

C'est à proximité de la zone épicentrale, autour de La Condamine-Châtelard, essaim sismique de 2003-2004, que le séisme du 26 février 2012, magnitude magnitude ML 4.5 selon le Réseau National de Surveillance Sismique, Mw 4.2 selon GéoAzur et ML 4.8 suivant le Laboratoire de Détection et de Géophysique, épicentre au droit du sommet dans la partie orientale de la Montagne de Parpaillon marquant la limite entre les communes de Saint-Paul-sur-Ubaye, La Condamine-Châtelard et Crévoux, - suivi de répliques et déclenchant un essaim, distinct de celui de 2003-2004 -, s'était produit. Depuis cette date environ 4.000 séismes, dont une quarantaine ayant des magnitudes comprises entre 2.0 et 3.6 -, ont été localisés dans cette zone du massif du Parpaillon.

L’épicentre du séisme du 7 Avril 2014 a été localisé à 5,5 kilomètres au Nord-Ouest de la Condamine Châtelard quasi à mi-distance entre cette commune et celle de Crévoux, à 8,5 km au Nord-Ouest de Jausiers et à 12 kilomètres au Nord de Barcelonnette, à 1,5 kilomètre au Sud-Ouest du foyer du séisme du 26 Février 2012. Il est à noter, d'une part, que depuis fin 2013-début 2014, une reprise de la crise sismique de 2012 se fait sentir dans l’Ubaye et, d'autre part, que l'extrémité Sud-Est de l’essaim 2012-2013 est contigüe à l’essaim 2003-2004. Selon GéoAzur, 2014, « Il existe à cet endroit, entre les deux essaims, une zone, en lacune sismique, située par 44.28° Nord et 6.42° Est, à environ 3 kilomètres à l’Ouest de La Condamine Châtelard, où pourrait se produire un séisme plus important. Cette lacune n’excède pas 2 à 3 kilomètres de long. » Certes l'auteur spécifie « il est peu probable qu’un séisme de magnitude supérieure à 4.0 s’y produise... », mais pourtant c'est vite s'avancer d'autant qu'en moyenne, tous les 15 ans, un séisme atteint la magnitude 4.8 dans le grand quart Sud-Est de la France et que l'estimation des périodes de retour, pour les systèmes de faille de Serenne, de la Vallée de l'Ubaye et de la Haute Durance sont de l'ordre de 130 ± 10 ans pour un séisme de magnitude 4.0 à 4.9, de 300 ± 20 ans pour un séisme de magnitude 5.0 à 5.9 et, période de récurrence dépassée, de 1.700 ± 50 ans pour un séisme de magnitude égale ou supérieure à 6.0.

12:31 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

08 avril 2014

Séisme de magnitude 5.0 dans les Alpes de Haute-Provence...

Séisme de magnitude 5.0 dans les Alpes de Haute-Provence...

séisme 5.0.jpg

Le 07 Avril 2014 à 19 h 26 Temps Universel, 21 h 26 Heure locale, un séisme de Magnitude Locale, - ML-, 5,3 pour le Laboratoire de Détection et de Géophysique, - CEA-DEA - et pour leBureau Central Sismologique Français, - BCSF -, Magnitude d'onde de volume, - Mb -, 5.2 pour le Réseau National de Surveillance Sismique, - ReNaSS -, de magnitude ML 5.03 pour GeoAzur Sofia-Antipolis et de Magnitude du Moment, - Mw -, 5.1 recalculée 5.0 et, enfin 4.9, pour le Centre de Sismologie Euro-Méditerranéen, - CSEM-, et d'intensité VI/VII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, - aussi appelée échelle MSK-, à frappé dans la haute vallée de l'Ubaye dans les Alpes de Haute-Provence.

Son épicentre, latitude 44.47° Nord et longitude 6.69° Est, se localise à 3 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de La Condamine-Châtelard, 7 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Jauziers, à 12 kilomètres au Sud-Ouest de Saint Paul sur Ubaye, à 18 kilomètres au Nord-Ouest de Barcelonnetteet à 49 kilomètres à l'Est de Gap. Son hypocentre a été déterminé à une profondeur de 2,77kilomètres pour GéoAzur, de 5 kilomètres pour le CSEM et de 8 kilomètres pour le ReNaSS.

C’est en moyenne tous les 15 à 20 ans qu’un séisme atteint la magnitude 4,8 dans le grand quart Sud-Est de la France. En raison de sa magnitude, le séisme générera des répliques et de réactivera les essaims sismiques coutumiers dans la vallée de l'Ubaye. De fait, de nombreuses répliques se sont produites et continuent à se produire. La plus forte, magnitude ML 2.2 a eu lieu à 2 h 25 le 8 Avril 2014. Ces répliques, jointes à une éventuelle activité de type essaim, vont se poursuivre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. L'occurrence de répliques de magnitude 3.0, voire 4.0, ne peut être exclue.

Le choc principal a été ressenti, durant une quinzaine de secondes, très nettement à Briançon, Serre Chevalier, Vallouise, L’Argentière-la-Bessée, La Roche de Rame, Réotier, Guillestre et dans toutes les Hautes Alpes, et plus faiblement dans le Vaucluse, le Centre-Var, Marseille, Nice et l'Italie. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, quelques légers dégâts matériels - une dizaine de cheminées tombées dans la commune de la Condamine et des fissures sur deux maisons et le clocher de l'église ; cinq cheminées également tombées à Barcelonnette et deux à Jausiers ; une maison été légèrement fissurée à Saint-Paul-sur-Ubaye -, sans faire de blessés, ont été constatés.

Bien que localisé dans les Alpes du Sud, le séisme a été ressenti bien plus au Nord, jusqu'en Haute-Savoie dans le bassin annécien, - Annecy, Annecy-le-Vieux, Meythet,... -, dont certains ont fortement senti le sol trembler : « Les portes, les meubles et les lustres ont bougé... », témoigne une habitante du centre-ville d'Annecy, … « c'était tellement sensible que nous nous sommes retrouvés en bas de l'immeuble avec les voisins. A priori, tous ceux qui habitaient au cinquième étage ou plus haut ont bien senti la secousse. » Mais aucune trace d'un séisme local n'y a été déterminée et la faille du Vuache, responsable des séismes d'Epagny, en 1996 et en 2011, est restée inactive.

Il est à préciser que la magnitude de ce tremblement de terre, si elle reste « importante pour la France », est 100 fois inférieure à celle du séisme de L'Aquila en Italie, de magnitude 6.4, qui avait fait plus de 300 morts et d'énormes dégâts, en Avril 2009. En toute chose, un séisme de magnitude 5.0, bien qu'impressionnant pour les habitants, est « souvent ressenti, mais sans dommage », et aucune victime et aucun dégât majeur ne sont à déplorer.

Selon les Sources « Département Analyse, Surveillance, Environnement », - « DASE » -, depuis 1970, c'est le septième tremblement de terre de magnitude égale ou supérieure à 4.7, - dont quatre au cours de trois dernières années, entre Juillet 2011 et Avril 2014 -, qui s'est produit dans un rayon de 100 kilomètres autour de Barcelonnette : le 05 Janvier 1980, à 14 h 32, latitude 44.99° Nord et longitude 7.39° Est ; magnitude 5.3 ; le 11 Février 1991, à 15 h 43, latitude 44.86° Nord et longitude 6.79° Est, magnitude 4.7 ; le 31 Octobre 1997 à 04 h 23, latitude 44.24° Nord et longitude 6.59° Est, magnitude 4.7 ; le 25 Juillet 2011, à 12 h 31, latitude 44.99° Nord et longitude 7.46° Est, magnitude 4.7 ; et le 26/ Février /2012, à 22 h 37, latitude 44.52° Nord et longitude 6.69° Est, magnitude 4.8.

Et selon les données « SisFrance », au moins sept séismes historiques, d'intensité épicentrale supérieure à VII, se sont produits, dans un rayon de 80 kilomètres autour du présent épicentre : le 12 Septembre 1785, Susa, dans le Piémont, Intensité VII/VIII ; le  02 Avril 1808, Torre de Pellice, Piémont, Intensité VIII ; le  12 Décembre 1855, Chasteuil, Haut Verdon, Intensité VIII ; le 19 Mai 1866, La Motte du Caire, Laragne, Intensité VII/VIII ; le 17 Février 1947, Frazzo, Piémont, Intensité VII/VIII ; le 30 Novembre 1951, Chasteuil, Haut Verdon, Intensité VII/VIII ; et le 05 Avril 1959, Saint Paul sur Ubaye, Haute Vallée de l'Ubaye, Intensité VII/VIII.

A suivre : Analyses du tremblement de terre du 07 Avril 2014 et ses probables suites à plus brève échéance.

14:44 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

04 avril 2014

Premier Conseil des Ministres : une guerre des chefs latente...

Premier Conseil des Ministres : une guerre des chefs latente dans les craintes de l'aile gauche du PS...

ministres.jpg

Premier Conseil des Ministres pour le Gouvernement de Manuel Valls. Certes un Président de la République, un Premier Ministre et 16 Ministres, - huit femmes et huit hommes -, de quoi faire une « équipe de combat », mais, parmi ses composantes, les deux nouveaux Maîtres de Bercy, Michel Sapin, et Arnaud Montebourg et Michel Sapin, les Ministres duettistes de l'Économie et des Finances, sont comme l'eau et le feu ; la nouvelle Ministre de de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, Ségolène Royal, elle, à peine installée, a marqué de son empreinte le nouvel exécutif en voulant faire le ménage en grand dans ses ministères et remettre, entre autres prises de position, « à plat l'écotaxe » ; le Ministre des Affaires Étrangères, Laurent Fabius, lui, dépouillant Bercy de ses prérogatives, s'est fait attribuer le Commerce Extérieur ; quant au Premier Ministre, Manuel Valls, il a rappelé que « le Premier Ministre a un rôle essentiel, que le gouvernement doit pleinement gouverner, que beaucoup d'arbitrages se feront à Matignon ou dans les ministères » En conclusion de cette première prise de contact, il peut se constater que le Chef de l'État aura fort à faire avec « trois chefs » au caractère peu facile ou chacun voudra imposer ses vues...

A cela s'ajoutent la fronde menée par une cinquantaine d'élus de gauche, majoritairement émanant des courants de la gauche du PS, - Laurent Baumel, gauche populaire, les aubryistes Jean-Marc Germain, Daniel Goldberg et Christian Paul, certains soutiens de Benoît Hamon, plus quelques uns autres d'autres courants -, qui s'apprêtent à publier un texte dans lequel, - depuis le début du quinquennat de François Hollande, des pierres d'achoppement nombreuses, entre le gouvernement et la majorité, leur hérissant le poil -, ils demandent, n'étant plus désireux d'être, - selon les propos tenus par Henri Emmanuelli -, des moutons, « un nouveau contrat de majorité », un texte qui se révèle être une mise en garde adressée au Premier Ministre, qui prononcera, le 8 Avril après midi, son discours de politique générale.

Et surtout l'aile gauche du parti Socialiste est déterminée à mener, - tous les propos des principaux responsables de ces courants étant concordants et aucun ne prêtant à plaisanterie -, la vie dure au Président de la République et à son Premier Ministre car s'approchent à grands pas les Européennes qui seront, en quelque sorte, le troisième tour des municipales. Émettant toutes les craintes pour les futures sénatoriales, sachant qu'ils en perdront la majorité et le perchoir du Sénat, ils ne sont pas désireux qu'elles se transforme en Bérézina. En outre, ils ont de forts doutes, les votes des Radicaux de Gauche et d'Europe Écologie-Les Verts n'étant pas acquis, les leurs étant en suspens et ceux du Front de Gauche prônant à « voter contre » sur le vote de confiance au gouvernement. Dans le pire des cas, le chef de l'État serait amené à dissoudre l'Assemblée et les études et les projections ayant été réalisées, sur les 290 élus Socialistes et assimilés, si tel se produisait, la catastrophe serait telle qu'en cas de nouvelles législatives, ils n'obtiendraient plus que plus ou moins 60 sièges...

20:55 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Pourquoi les Ministres délégués et les Secrétaires d’État ne seront nommés qu'au lendemain du vote de confiance au gouvernement prévu le 8 Avril 2014 ?

 Pourquoi Ministres délégués et Secrétaires d’État ne seront nommés qu'au lendemain du vote de confiance au gouvernement prévu le 8 Avril 2014 ?

Le gouvernement Valls.jpg

Les courants de gauche du Parti Socialiste, se veulent responsables, tels sont bon nombres de propos qui sont tenus, par eux, depuis que le Gouvernement de Jean Marc Ayrault a été démissionné derechef par le Président François Hollande après la claque des municipales et qu'il a été remplacé par celui dit resserré de Manuel Valls, avec seulement la nomination des Ministres de plein exercice, reportant la nomination officielle (la liste effective ayant été établie parallèlement à celle des ministres annoncée le 2 Avril 2014 à 11 h 15 par le Secrétaire général de l'Élysée) des Ministres délégués et des Secrétaires d'État au 9 Avril, en fait au lendemain du vote de confiance au gouvernement.

Les courants de gauche du Parti Socialiste ne sont pas dupes de la manœuvre qui a amené le Président François Hollande et le Premier Ministre Manuel Valls à reconduire, autour de Manuel Valls, 14 Ministres du précédent gouvernement Ayrault II et à leur rajouter deux entrants, Ségolène Royal et François Rabsamen.

Cette pratique n'est pas un cas unique dans la Ve République. Il y a eu huit précédents où Ministres et Ministres délégués et Secrétaires d'État n'ont pas été nommés le même jour. Si le dernier en date était celui attaché à Edith Cresson, nommée Premier Ministre le 15 mai 1991, la liste des Secrétaires d'État ayant été annoncée le lendemain de la nomination des Ministres de plein exercice, dans le cadre des gouvernements Messmer II, du 2 Avril 1973 et de Chirac I, du 27 Mai 1974, il avait fallu attendre huit à dix jours pour voir complétée l'équipe gouvernementale, seize secrétaires d'État pour le gouvernement Messmer II et vingt-et-un pour celui de Chirac I.

La loi française édicte qu'un député nommé au gouvernement « est immédiatement privé de son droit de vote », et son remplacement, par son suppléant, « ne devient effectif qu'un mois après. Dans le cadre des gouvernements Messmer II et Chirac I, la majorité de droite était relativement étroite et divisée. Le gouvernement ne pouvait pas se permettre de nommer en même temps les Ministres et les Ministres délégués et les Secrétaires d'État car trop de députés auraient été privés du droit de vote et le vote de confiance au gouvernement aurait pu être compromis. De fait, l'annonce avait été faite en deux fois afin d'éviter une crise politique et une dissolution de l'Assemblée.

Avec la composition du gouvernement Valls, le Président François Hollande et le Premier Ministre Manuel Valls se trouvent dans la même configuration que celle qui avait prévalu pour les gouvernements Messmer II et Chirac I. Si en Juin 2012, la majorité socialiste comptait 299 élus socialistes et apparentés, elle n'en compte plus (alors que la majorité relative est de 290) que 290 (Cécile Duflot ayant retrouvé son siège). L'on comprend mieux que François Hollande et Manuel Valls aient reconduit 15 Ministres (14 Ministres plus Manuel Valls Premier Ministre) du gouvernement Ayrault II, leurs suppléants siègeant à l'Assemblée, et nommés Ségolène Royal, Présidente de la région Charente-Poitou, et François Rabsamen, Maire de Dijon, Président de la Communauté d'agglomération du Grand Dijon et Sénateur de Côte-d'Or, qui ne sont pas députés, préservant, ainsi la majorité socialiste de 1 voix.

L'on comprend mieux que François Hollande et Manuel Valls aient préféré assurer le vote de confiance car si seulement trois députés étaient devenus ministres ou secrétaires d'État dès le 2 Avril, le vote de confiance du gouvernement se déroulant le 8 Avril, avec 289 voix assurées, ils auraient perdu la majorité absolue.

Le gouvernement Ayrault I avait pu se permettre de demander le vote de confiance, sans que ses Ministres-députés siègent, grâce au vote d'Europe Écologie-Les Verts et une « abstention constructive » du Front de Gauche, gagné par 302 voix contre 225. Les tracas, pour François Hollande et Manuel Valls viennent d'un certain nombre d'élus représentant des courants à la Gauche du PS qui brandissent l'arme de l'abstention, des élus d'Europe Écologie-Les Verts qui menacent aujourd'hui de ne pas voter la confiance au gouvernement Valls, et des élus du Front de gauche qui ont déclaré qu'ils « voteraient contre .»

Telles sont les raisons, la majorité étant réduite à 1 voix au-dessus de la majorité absolu de 290 voix, qui ont poussé le Président François Hollande et le Premier Ministre Manuel Valls à repousser l'annonce des Ministres délégués et des Secrétaires d'État au lendemain du vote de confiance au gouvernement prévu le 8 Avril.

12:35 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Un remaniement ministériel est toujours à l'image du Président de la République...

Un remaniement ministériel est toujours à l'image du Président de la République...

Qui se rappelle de cet article publié le 15 Novembre 2010, sur « Slate.fr » ?

fermeture.jpg

« Le remaniement opéré par Nicolas Sarkozy est à l’image de sa présidence. Il est brouillon, chaotique, imprévisible.

LA Ve RÉPUBLIQUE A SES RITES ET SES USAGES. LE REMANIEMENT EN EST UN. IL SUSCITE DES ATTENTES SOUVENT DÉÇUES ET DES COMMENTAIRES TOUJOURS NOMBREUX. IL NE RÉPOND QUE RAREMENT AUX ASPIRATIONS DES FRANÇAIS, mais il marque des inflexions politiques. Celui auquel Nicolas Sarkozy a procédé dimanche est à l’image de sa présidence. Il est brouillon, chaotique, imprévisible. Le chef de l’État voulait se séparer depuis plusieurs mois de François Fillon, et voilà qu’il le conforte ! Il entendait promouvoir Jean-Louis Borloo et c’est ainsi qu’il le chasse ! Il prétendait intégrer Jean-François Copé au gouvernement et il lui confie l’UMP !

Rien ne s’est donc passé comme attendu. Et même si le président feint d’être l’organisateur de ce réaménagement, en fait, il lui a été imposé. Il n’avait d’ailleurs guère le choix : le candidat Sarkozy exigeait du président Sarkozy de CONCÉDER AU NOYAU DUR DE SA MAJORITÉ ET DE SON NOUVEAU HÉRAUT François Fillon. ET VOILÀ COMMENT UN GOUVERNEMENT RPR A ÉTÉ CONSTITUÉ AU LENDEMAIN D’UN MOUVEMENT SOCIAL dans le seul but de préparer la campagne du premier tour du président sortant. ET CONTRAIREMENT AUX APPARENCES, CE REMANIEMENT N’EST PAS EN RUPTURE AVEC LES CYCLES DES MANDATS DES PRÉDÉCESSEURS DE NICOLAS SARKOZY. LESQUELS ONT TOUJOURS COMMENCÉ AVEC DES GOUVERNEMENTS CLINQUANTS ET FINI AVEC DES ÉQUIPES RÉTRÉCIES AU CERCLE ÉTROIT DES FIDÈLES. Qui ne se souvient de Valéry Giscard d’Estaing gardant Raymond Barre envers et contre tous et menant une politique conservatrice bien loin de la démocratie avancée des premiers mois de son septennat... »

Et qui en est l'auteur... ?

Qu'elle différence doit-on relever du changement de gouvernement opéré par François Hollande, au lendemain des municipales ? Nouveau gouvernement ? ou simple remaniement, - prenant les même têtes et on repart pour un tour -, avec ce qu'il est écrit une « ÉQUIPE RÉTRÉCIE AU CERCLE ÉTROIT DES FIDÈLES... ? »

Pour découvrir le signataire de cet article, dont, quelque peu perfidement suggéré à certains élus de la gauche du PS par l'un des fondateurs de Slate.fr. : http://www.slate.fr/story/30251/fermeture-remaniement-fra...

10:34 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Évoquer Mendés-France et se donner bonne conscience...

 Évoquer Mendés-France et se donner bonne conscience :

Paroles sans effet du monde politique d'aujourd'hui...


« Quand tu lances la flèche de la vérité, trempe la pointe dans du miel . »

et Diderot disait :

« On avale, à pleine gorgée, le mensonge qui nous flatte... Et l'on boit, goutte à goutte, une vérité qui nous est amère. »

Dans tous les cas de figure, comme se plaisait à le dire Pierre Mendés France aux siens qui le critiquaient pour ses propos souvent houspilleurs, ''réprimandeurs'' et ''sermoneurs''... :

« La vérité, parce qu'elle est gênante à entendre, blesse alors il est préférable de tirer, à bras raccourcis, sur celui qui la dit, ça donne bonne conscience à ceux qui croient et ont donné toute confiance à ceux qui ne vivent que de mensonges et qui enfument... »

pierre-mendes france.jpg

Mais aujourd'hui, pour se donner bonne conscience, tout en oubliant ses paroles et agissant tout leur contraire, combien s'en référent à lui... ?

08:44 Écrit par catalan66270 dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

03 avril 2014

Premier jour... premiers couacs, entre le Quai d'Orsay et Bercy, dans le gouvernement Valls

Gouvernement Valls, Premier jour... premier couac... deux ministres se disputent un portefeuille et la bataille fait rage entre le Quai d'Orsay qui veut se l'approprier et Bercy dont le ministère dépendait...

FabiusMonteboirtg.jpg

A peine le gouvernement Valls nommé, et dès son premier jour... son premier cafouillage. Deux ministres, Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du Développement International, et Arnaud Montebourg, Ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique se disputent le portefeuille du Commerce extérieur. Assez bizarrement, ce portefeuille était l’objet d’un ministère de plein exercice, mais il n’apparaît dans l’intitulé d’aucun des 16 ministères cités, le 2 Avril 2014, par le secrétaire général de l’Elysée, Pierre-René Lemas.

A peine le gouvernement nommé à 11 h 15, une dépêche, émanant du Quai d'Orsay, annonce que Laurent Fabius, maintenu à la tête des Affaires étrangères, s'est fait adjoindre, en plus, le Commerce extérieur. En début d'après midi c'est Bercy qui affirme que le portefeuille revient à Arnaud Montebourg. A laquelle affirmation, le Quai d’Orsay rétorque que « le commerce extérieur est dans le champ des attributions de Laurent Fabius. » Jeu de tennis, Bercy renvoie la balle et annonce que la passation de pouvoir de Nicole Bricq se fera avec Arnaud Montebourg, à 10 heures, le 3 Avril.

En finalité, la passation des pouvoirs, entre Nicole Bricq et Arnaud Montebourg, ne s'est pas faite, Laurent Fabius ayant demandé l’arbitrage de Matignon... Et Matignon n'a pas encore rédigé les décrets d'application pour chaque ministère... Pour un gouvernement de combat, le Premier Ministre fait bien preuve d'amateurisme... Et comme l'a affirmé Henri Emmanuelli, évoquant le vote des députés socialistes pour la confiance au gouvernement, le mardi 8 Avril, « ils ne vont pas voter contre l'investiture du gouvernement pour avoir une dissolution qui déboucherait sur un naufrage politique. Il faut appeler un chat un chat, mais ce n'est pas gagner pour Valls... » Par contre, en ce qui le concerne, certes excluant toutefois de voter contre, « son vote... », comme l'est celui de plusieurs députés de l'aile gauche du PS, « ...n'est pas acquis, je vais attendre de voir ce que Manuel Valls dit » et il n'est pas impossible que « l'abstention soit choisie... »

Entre autres couacs :
- La cohabitation entre le nouveau ministre des Finances Michel Sapin et le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg a débuté par une guerre des bureaux.  L'un et l'autre convoitaient le « grand bureau » de Pierre Moscovici, débarqué le 2 Avril C'est finalement Michel Sapin qui a eu le dessus et est donc, de facto, le nouveau patron de Bercy. Il occupera le VIe étage contre le Ve, réservé à son collègue.
- Un autre moment de flottement a émaillé la journée de nomination et de passation des 2 & 3 Avril : la Santé ne fait pas partie de l’intitulé du portefeuille de Marisol Touraine aux Affaires sociales. La question a trouvé réponse à la mi-journée du 3 Avril et la Santé est bien comprise dans son périmètre.

20:20 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

« Le Gouvernement Valls, un gouvernement Ayrault-bis » qui va droit dans le mur, pour l'aile gauche du PS

 « Le Gouvernement Valls, un gouvernement Ayrault-bis » qui va droit dans le mur, pour l'aile gauche du PS

Ayrault-bis.jpg

Quand l'aile gauche du Parti Socialiste, avait présenté une motion alternative au congrès du Parti Socialiste, du 26 au 28 Octobre 2012, à Toulouse, appelant François Hollande à rompre avec la rigueur qui mettrait le pays à genoux, et à opérer un « tournant de la relance » ;

quand le 10 Février 2014, le courant « Maintenant à gauche » avait enjoint, à l'exécutif, d'amorcer le « tournant de la relance », avec ses leaders le conseiller régional PS d’Île-de-France Emmanuel Maurel, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann et le député Jérôme Guedj et présenté , devant plusieurs centaines de cadres de leur courant, une résolution intitulée « le tournant de la relance, c'est maintenant » ;

par deux fois, ils se sont insurgés contre des objectifs de réduction des déficits, fixés par le Président de la République car, quand le chef de l'État, devant le Parlement européen affirmait que « la France a pris des engagements, et elle les tiendra, mais, en même temps, nous devons ajuster nos objectifs aux réalités de la conjoncture... », il apportait la preuve, par la subtilité bien involontaire d'un discours que son conseiller en communication lui avait griffé, que, dans un contexte de croissance nulle, les politiques de rigueur mènent inexorablement à l'austérité généralisée. » Mais par deux fois, l'aile gauche du PS n'a pas été écoutée...

Avec la démission forcée de Jean Marc Ayrault, le Premier Ministre qui aurait dû être nommé en son lieu et place aurait dû être un Premier Ministre capable de « changer de politique maintenant », parce que « nos concitoyens perdent espoir » et « qu'il appartient à la gauche de répondre à l'urgence sociale. » Mais il n'en a pas été ainsi et le gouvernement mis en place, par François Hollande, autour du plus à droite des socialiste, - car Manuel Valls à Matignon est un problème et un suicide politique tel qu'à la gauche du PS il en est admis parce que, suivant Pascal Cherki « Il nous a manqué le soutien de l'électorat de gauche pour ces municipales et prendre la partie la figure la plus à droite du parti comme réponse, c'est un souci. La logique aurait voulu que Martine Aubry soit nommée,mais on n'est pas dans la logique, manifestement... » et « Nommer Valls, qui a été un temps pressenti comme ministre d'ouverture de Sarkozy, ça nous fera tout perdre : les européennes, les régionales, le Sénat » comme l'a déclaré Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti Socialiste et « qu'on ne dirige pas contre son camps » a renchéri Marie-Noëlle Lienemann qui a, en plus, ironisé, « Il n'y a pas de délit de faciès. Si Manuel Valls était touché par la grâce du social, il pourrait convenir, mais ce nouveau coup de com' fera long feu puisqu'on ne tiendra pas nos engagements... », en outre, un autre responsable de la gauche du PS regrette « ce choix précipité. Le président aurait pu réunir sa famille politique, nous consulter, rien ne pressait » alors qu'Emmanuel Maurel attend, circonspect d'autant plus que « les annonces et le discours étant un, la confiance, ça se mérite, ça se construit. On verra donc par les actes. » -, n'est qu'un « Gouvernement Ayrault-bis », - même avec les pseudos entrées de François Rebsamen qui aurait dû être du premier gouvernement Ayrault mais qui avait refusé d'y rentrer car il n'avait pas obtenu le Ministère de l'Intérieur et de Ségolène Royal qui avait été aussi pressentie mais pour laquelle Hollande, engagé dans une liaison avec Gayet et empêtré dans sa relation avec Trierweiler, avait différé son arrivée -, armé au combat pour la rigueur que nous impose l'Europe.

La presse française et le nouveau gouvernement.

Et puis, la lecture de la presse française, qui est pourtant acquise au PS et qui revient largement sur la formation du nouveau gouvernement, de ce jour 3 Avril 2014, est plus que symptomatique : « Tout ça... pour ça ! », s'étonnent, au lendemain de la composition du gouvernement de Manuel Valls dans lequel, perplexes, ils ne voient pas de changement par rapport au précédent. les éditorialistes de la presse nationale et régionale. Tant et si bien que les « Une » des quotidiens nationaux manient la raillerie :

« Ayrault bis dans lequel les 16 ministres nommés incarnent bien plus la fidélité à François Hollande qu’un renouveau politique. Comment pourra-t-il incarner une rupture », titre Libération ; et « La plupart des hommes du gouvernement Ayrault se retrouvent dans le gouvernement Valls. Un gouvernement copie presque conforme du précédent », y constate Eric Decouty pour qui: « François Hollande n’a donc changé que son Premier ministre. » ;

« Hollande... ne change rien », écrit Le Figaro ;

Pour La Croix c'est « le changement a minima » et pour MetroNewsn c'est « du recyclage » ;

« La seule vraie innovation, c'est le Premier ministre lui-même », appuie Dominique Jung, des Dernières Nouvelles d'Alsace ;

« Hormis la nomination de Manuel Valls, la nouveauté ne crève pas l'écran » note Michel Urvoy, pour Ouest-France, et, ajoute-t-il, « Du Ayrault sur un autre ton » ;

« Dans le choix des ministres, François Hollande a fait preuve de moins d'audace que dans le choix de son Premier ministre », juge Hervé Favre, dans La Voix du Nord ;

« Un vaste remue-ménage(s) qui a finalement débouché sur la banale reconduction d'une majorité de ministres sortants. », abonde Jacques Camus, pour la Montagne Centre France ;

« Comme un air de déjà vu », regrettent Yann Marec, dans le Midi Libre, et Patrick Planchenault pour France-Antilles-Guadeloupe ;

« Qu'est ce qui a changé? Rien ou si peu », estime Jean-Louis Hervois, dans la Charente Libre ;

« Et oui, ce nouveau gouvernement resserré est composé en grande majorité de survivants de l'équipe Ayrault. Il a des allures de synthèse d'un congrès du PS », relève Raymond Couraud, dans l'Alsace et « Un congrès du PS en miniature », renchérit Denis Daumin, de La Nouvelle République du Centre Ouest ou « Un gouvernement de congrès PS », titre L'Opinion et Jean-Marcel Bouguereau, de La République des Pyrénées, voire, « un bureau national du PS que ressemble l'équipe de Manuel Valls », écrit également Jean-Marcel Bouguereau de La République des Pyrénées ;

Patrick Apel-Muller, pour L'Humanité, est bien d'accord, « dans ce gouvernement rabougri, il n'y a aucune bonne surprise » ;

et « Une équipe plus cohérente que la précédente sans doute, plus professionnelle nous verrons, mais suffisamment armée pour affronter les turbulences qui s'annoncent, on peut hélas en douter » conclut Bruno Dive de Sud-Ouest.

La représentation de l'aile gauche du PS

Certes deux représentants de l'aile gauche du PS sont chargés d'un ministère. Malheureusement Benoît Hamon, est réduit au silence depuis qu'il est ministre et Arnaud Montebourg, ami de Manuel Valls et d'Aquilino Morelle éprouvera mille difficultés et se battra vainement pour obtenir des rééquilibrages sur les accords du 11 janvier sur l'emploi, jugés « déséquilibrés » parce que trop en faveur des patrons, et une réécriture du texte afin qu'il ne « soit pas présenté en l'état devant le Parlement car le TSCG, le crédit d'impôt et l'accord emploi ont un point commun : le social-défaitisme ».

Ainsi, les tentatives de remise à la raison fusent de tous bords et les inquiétudes sont faits constants dans toutes les fédérations : à Saint Denis, « Nos camarades du parti sont désemparés. Ils veulent que François Hollande change de politique...» ; en Loire Atlantique, « la réforme bancaire est jugée insuffisante car elle est la synthèse de tous les abandons précédents. Doit-on rendre les armes devant ces principes néo-libéraux ? » ; les fédérations de la banlieue parisienne « s'inquiètent des renoncements de Hollande car nos électeurs attendent autre chose de la gauche ! », et ont le PS d'Harlem Désir est aussi dans le collimateur, « Le gouvernement fait du social-défaitisme et la direction du parti est amorphe, inaudible ! » ; le temps passé sur le « Mariage pour tous » agace le Calvados, « Je souhaite que nos députés, nos ministres, mettent autant d'énergie et de cœur à faire voter une loi contre les licenciements boursiers qu'ils en ont mise pour le mariage ! » ; et lesdéclarations du président de l'Assemblée, Claude Bartolone, qui a laissé entendre que le non-cumul des mandats ne serait pas appliqué avant 2017, exaspèrent, « Il y a une grogne qui monte. Si l'on n'y prend garde, on risque gros » et « Les gens sont déçus. Ils se demandent ce qu'ils font au PS. Ils ont l'impression d'être trahis. Il faut peser sur la ligne du gouvernement. Sinon on va dans le mur. »

16:35 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Des troupeaux de bisons, d'élans... désertent Yellowstone.

 Des troupeaux de bisons, d'élans... désertent Yellowstone.

Norris-Geyser-Basin.jpg

Un séisme, de magnitude locale mb 4.8, a secoué les quartiers au Nord-Nord-Est du « Geyser de Norris », dans le Parc National de Yellowstone, en limite des États du Wyoming et du Montana, le 30 Mars 2014, à 12 h 34 Temps Universel, 06 h 34 Heure locale. D'hypocentre superficiel, 5 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, 5.6 kilomètres de profondeur pour l'University of Utah Seismograph Stations, il est le choc le plus important d'une mini-crise sismique de 7 tremblements de terre, tous de profondeur focale au foyer superficielle, 4 à 7 kilomètres, et de magnitude comprise entre mb 2.5 et 4.8, dans dans un laps de temps restreint, 10 h 36 pour le premier, 15 h 12 pour le septième, de moins de 5 heures.

Il est à noter que ce séisme est le plus puissant qui ait frappé la méga-caldeira, 85 × 45 kilomètres, de Yellowstone au cours des 30 dernières années.

L'University of Utah Seismograph Stations a émis un communiqué de presse signalant « qu'un léger tremblement de terre a eu lieu à 06 h 34 le 30 Mars 2014. L'épicentre du séisme, de magnitude 4.8, se situe à 6,4 kilomètres au Nord-Nord-Est de Norris Geyser Basin dans le Parc National de Yellowstone, État du Wyoming. Ce tremblement de terre s'intègre dans une série d'aléas sismiques qui a débutée, dans ce domaine, le jeudi 27 Mars 2014, à 08 h 15. Cette crise sismique recense au moins 25 tremblements de terre, en plus du choc principal qui a été ressenti dans le Parc National de Yellowstone et dans les villes frontalières de Yellowstone, État du Wyoming, et de Gardiner, État du Montana, dans un rayon d'environ 35 à 40 kilomètres autour de l'épicentre. »

L'University of Utah Seismograph Stations précise, en outre, que cet « événement, le plus fort tremblement de terre qui se soit produit à Yellowstone depuis le 22 Février 1980, se localise quasi au centre d'une région connaissant une inflation verticale de masse suivie depuis environ 7 mois. Une précédente période inflationniste, dans ce domaine, également accompagnée par une sismicité élevée, s'est déroulée entre 1996 et 2003... », spécifie qu'une « équipe de l'USGS s'est déplacée à Yellowstone pour y déterminer les modifications de surface que le séisme pourrait avoir causées, et les effets possibles qui pourraient affecter le système hydrothermal du Norris Geyser Basin... » et conclu que « basé sur le style et l'emplacement du séisme, l'Observatoire du volcan de Yellowstone ne détecte aucune indication d'activité géologique autre qu'une sismicité continue... », en d'autres termes, un tremor...

Le « supervolcan » du Yellowstone est une caldeira, vestige d’une très ancienne activité volcanique qui couvre la période de 2 millions à 600.000 ans Avant le Présent, et au cours de laquelle des éruptions volcaniques ont modelé le paysage. Trois cycles d'activité peuvent être déterminées : la première, « Tuf de Huckleberry Ridge », vers 2,1 millions d'années AP, 2.450 kilomètres cubes de matériaux volcaniques émis et formation d'une caldeira de 75/95 × 40/60 kilomètres ; la seconde « Tuf de Mesa Falls », 1,3 million d'années AP, 280 kilomètres cubes de matériaux volcaniques émis et caldeira de 16 kilomètres de diamètre ; et la troisième « Tuf de Lava Creek », vers 640.000 ans AP, 1.000 kilomètres cubes de matériaux volcaniques émis, et caldeira de 85 × 45 kilomètres.

Dans le parc national de Yellowstone, adossé aux Montagnes Rocheuses, dans l'État du Wyoming, aux États-Unis, se niche le Grand Prismatic Spring, un volcan de « point chaud », - hospot -, d'une superficie de près de 9.000 kilomètres carrés jalonnée de geysers. Il est doté d'une chambre magmatique colossale relativement superficielle, d'environ 90/110 kilomètres de diamètre et de 40 kilomètres de hauteur. Certes, ce monstre paraît en sommeil, mais il est surveillé, sans discontinuité, par les géologues car, si une activité reprenait, elle pourrait être similaire à celle qu'a connu le Mont Toba, vers 73.000 ± 4.000 ans AP, une éruption d'Indice d'Explosivité Volcanique estimée VEI 8 qui correspond à une éruption d'une force trois mille fois supérieure à celle de l'éruption du Mont Saint Helens, aux États-Unis, en 1980, d'Indice d'Explosivité Volcanique estimée VEI 5.

Suivant certains observateurs, depuis plusieurs semaines, les troupeaux de bisons, d'élans,... et une grande partie de la faune désertent le Parc National de Yellowstone. Certains spécialistes précisent « Je peux vous dire que j’ai vu les bisons courir sur les routes.[...] Je ne sais pas si c’est à cause d’une activité géologique dans le Yellowstone mais ce que je peux vous dire, c’est que quelle qu’en soit la raison, cette fuite est une alerte. » D'autres experts racontent que plus d’un « quart du troupeau d’élans du parc manque à l’appel lors de l’inventaire de la faune réalisé au cours de l'hiver 2013/2014. » Enfin, les biologistes ignorent « s’il y a déclin du troupeau ou si d’autres facteurs ont joué d'autant que les rejets d’hélium sont plus de 1.000 fois supérieurs à la normale, et que ceux du radon sont bien largement au-delà des normes les plus pessimistes et dépassent, dans certaines zones, les 4.000 Becquerels... », s'interrogent sur le fait que « des hordes de bisons courent sur les routes sans être pourchassés » et stipulent, sans pouvoir en justifier leurs hypothèses, que « seul le supervolcan pourrait expliquer tous ces phénomènes. »

12:13 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques., Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

02 avril 2014

Et si, parmi les futurs Secrétaires d’État, Aquilino Morelle...

Et si, parmi les futurs Secrétaires d’État, Aquilino Morelle...

Aquilino-Morelle.jpg

devenait, pour avoir été « l’artisan de l’axe Valls-Montebourg qui a permis de renverser Ayrault. Il va demander sa rétribution... », selon un conseiller élyséen, « ...Secrétaire d’État à la Santé » dans le Gouvernement de Manuel Valls. Qui est Aquilino Morelle ? C'est un médecin, un ancien de l’IGAS qui a participé à la rédaction du rapport sur le Médiator, qui a rédigé le discours du Bourget, dans le cadre la campagne pour la présidentielle, prononcé par le candidat François Hollande et qui est l’homme de l'ombre et de confiance qui a son bureau à côté de celui de François Hollande...

Jean-Marc Ayrault, ex-Premier ministre, avant de quitter Matignon, a sorti son petit mot, et selon un de ses ex-conseillers, des propos repris par le Canard enchaîné, « Depuis des mois, Valls cherche à me remplacer. Depuis des mois, il dispose à l’Élysée d’un relais en la personne d’Aquilino Morelle. Morelle agit comme jadis Villepin, sous Chirac, et, il y a pas si longtemps Guéant, sous Sarkozy. Il a pris le pouvoir à l’Élysée. Il a pris l’ascendant sur le secrétaire général de l’Élysée et même sur le président de la République. Proche de Valls et de Montebourg, il poursuit un objectif unique : le pouvoir. »

Aussi est-il très intéressant de saisir les potins élyséens et autres persiflages de conseillers dans les ministères des sortants...

« A l’heure des grandes manœuvres, des virés et des promus, il est clair qu’il est sorti de son placard pour vendre Valls », raille l'un d'entre eux.
« Un conseiller n’a jamais fait d’un tocard un cheval de course, et inversement » persifle un conseiller élyséen qui s'est vu relégué, après des couacs et des sorties de route, dans un placard, pour permettre à cet homme de l'ombre de prendre sa place...

En fait, les plaisirs du pouvoir où certains savent faire et défaire pour mieux briller de mille feux...

19:57 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Composition du Gouvernement : du rififi à tous les étages du Parti Socialiste et de ses alliés.

Composition du Gouvernement : du rififi à tous les étages du Parti Socialiste et de ses alliés.

manuel-valls.jpg

Alors que l'ancien Ministre de l'Intérieur a été confronté à une crise avec les alliés écologistes de la majorité avant même le passage de témoin avec Jean-Marc Ayrault, les Verts étant divisés sur leur participation au gouvernement et en finalité renonçant à y participer, « A ce stade, nous ne pouvons qu’espérer un véritable changement de cap. La non remise en cause des orientations budgétaires ne nous semble pas de nature à permettre cette transition énergétique de grande ampleur que nous appelons de nos vœux [...] les conditions en l’état ne sont pas réunies pour qu’Europe Écologie-Les Verts participe au gouvernement. Nous serons des partenaires vigilants et présents pour que cette transition s’incarne dans des mesures d’ampleur »,

que cette décision a été immédiatement saluée par le Parti de gauche, à travers les propos de sa porte-parole Raquel Garrido, « Je félicite Europe Écologie-Les Verts d'avoir refusé d'entrer au Gouvernement. A l'aune du nouveau Gouvernement écosocialiste de Grenoble, la nouvelle gauche vit »,

que les médias sont unanimes à considérer que « Le choix de l'ancien Ministre Socialiste de l'Intérieur, connu pour sa fermeté et son franc-parler, menace de faire voler en éclat la majorité présidentielle... », que la tension monte à Europe Écologie-Les Verts et que le parti écologiste est au bord de l'implosion d'autant, d'une part, que François de Rugy, co-président du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, a déclaré « que le refus d’Europe Écologie-Les Verts de participer au gouvernement Valls était  un mauvais coup porté à l’écologie et aux écologistes . […] Une très large majorité des parlementaires étaient favorables à une participation gouvernementale […] regrettant qu'avec un vote d’un très petit nombre de voix au sein du parti, on casse la démarche collective . [...] Le vote contre l’a emporté au sein du bureau exécutif avec 7 voix contre 3 et 5 abstentions, et on a un parti divisé, c’est préoccupant pour l’avenir .... », d'autre part qu'Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts, a expliqué, dans un entretien au « Monde », le refus de participer au gouvernement Valls, « Il y a une inquiétude très forte sur la volonté de François Hollande de faire bouger sa ligne après le signal envoyé par les Français dimanche dernier. […] Manuel Valls veut réussir comme Premier ministre et il souhaitait que l’on rentre dans ce gouvernement. Mais ce que nous disons aujourd’hui, c’est qu’avant de prendre des postes nous attendons des actes . [...] J’assume parfaitement la décision qui a été prise mais je n’en suis pas pour autant heureuse car nous ne voulions pas en arriver là ... », et, enfin, que Barbara Pompili, coprésidente du groupe des députés Europe Écologie-Les Verts, a estimé, sur les antennes de France 2, que « les écologistes ont, en refusant d’entrer au gouvernement, fait le pire  de deux  mauvais choix », déploré « la démarche personnelle  des deux ministres sortants... » et assuré « On avait face à nous uniquement des mauvais choix, puisque le président de la République n’a  manifestement pas pris la mesure de ce qui a été dit dans les urnes  et a parlé d’ inflexion  politique et  pas du changement de cap très nécessaire demandé par les électeurs . De plus  il a choisi un Premier ministre qui, en termes de symbole, est le contraire de ce qu’il faudrait faire. Face à cette situation, nos ministres ont décidé de manière un peu personnelle  de «poser un oukase sur Manuel Valls . J’ai le sentiment que parmi deux choix mauvais, on a fait le pire . On se lie les mains avant même d’avoir essayé  alors qu’il aurait fallu vérifier avant de  dire qu’on n’a pas les moyens d’agir »,

les Socialistes-Hollandistes s’inquiètent.

Des proches du Président de la République, François Hollande, se sont réunis en soirée, le 1 Avril 2014, et ont exprimé leur mécontentement sur le remaniement en cours. Autour de la même table, des ministres du gouvernement Ayrault démissionnaire, Stéphane Le Foll, - Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt -, Thierry Repentin, - Ministre délégué aux Affaires européennes -, Frédéric Cuvillier, - Ministre délégué aux Transports, à la Mer et la Pêche -, Kader Arif, - Ministre délégué aux Anciens combattants -, et Marie-Arlette Carlotti, - Ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion -, le président des sénateurs du groupe « Parti Socialiste », François Rebsamen, celui des députés, Bruno Le Roux, ainsi que la chef de cabinet de François Hollande, Isabelle Sima, et un de ses conseillers, Faouzi Lamdaoui. L'un d'eux a rapporté le message: « Rappeler au Premier ministre qu’il y a des amis de François Hollande au gouvernement », et un autre à déclaré « François Hollande nous a lâchés, ils ne nous répond plus. »

En outre, parmi les ministrables, alors que le Président de la République, François Hollande, a demandé, à son nouveau Premier Ministre, de former un Gouvernement de combat les batailles d'égo s'intensifient et le Ministre du Travail, Michel Sapin, refuse de passer au ministère de l'Économie s'il doit cohabiter avec Arnaud Montebourg à Bercy au motif que « toute cohabitation avec le Ministre du Redressement Productif à Bercy est impossible... » pour lui,

et si, parmi les composantes de la majorité présidentielle, le Président de l'Assemblée Nationale, Claude Bartolone, a relevé que « Manuel Valls, un combattant et un responsable politique, a tout de suite eu l'angoisse des Français, l'angoisse du morcellement social de ce pays en tête. Il sait qu'il a un certain nombre de questions qui lui sont posées et il va y répondre. Il disposera d'une majorité au parlement. Compte tenu de l'état du pays, je ne peux pas imaginer qu'il y ait une volonté au sein du Parlement la volonté d'ajouter la crise à la crise. Alors pour ce coup de rein économique et social, Manuel Valls comptera sur le groupe socialiste qui a la majorité absolue. On peut compter, j'en suis sûr, sur les Radicaux qui ont un groupe de 17. Et je suis aussi convaincu du soutien d'une majorité des 17 Verts, s'ils se sentent associés au travail du Parlement, ce qui est la volonté du premier ministre... »,

selon Jean-Vincent Placé, Europe Écologie-Les Verts, « les écologistes ne savent pas encore s'ils voteront la confiance au futur gouvernement de Manuel Valls et réservent leur réponse », une prise de position qui s'ajoute à celle des députés Front de gauche qui ont déclaré, par la voix de leur chef de file André Chassaigne pour qui le choix de Manuel Valls est « secondaire », qu'ils « ne voteront pas la confiance au nouveau gouvernement du fait de la dérive libérale de François Hollande » et à celle du député Parti Socialiste, Henri Emmanuelli, qui ne voit pas la nomination de Manuel Valls, « incapable d'assurer la moindre discipline sur le territoire », d'un très bon œil, qui n'accepte pas que « le Parti Socialiste, un organe de réflexion collective […] soit transformé en parc à moutons » et qu'il a informé François Hollande qu'à « ce stade, j'ai prévenu le chef de l’État que mon vote pour la confiance n'était pas acquis. »

Et enfin, n'étant pas de bon aloi, l'entourage de Manuel Valls informe que « les noms des ministres seront dévoilés le 2 Avril, les secrétaires d'État la semaine prochaine après le vote de confiance au Gouvernement de Manuel Valls », une façon de donner l'illusion d'un gouvernement resserré avant de l'élargir, en catimini, à grands renforts de secrétaires d'État... comme une petite indiscrétion émise, le 1 Avril, par l'un du clan des corréziens sévissant à l'Élysée, « une équipe resserrée entourée d'une foultitude de Secrétaires d'État nommés à l'envie, sur plusieurs cessions,  pour que ce ne soit pas trop indigeste... aux contribuables. »


Qu'en résultera-t-il, en finalité ? La mayonnaise prendra-telle ? ou tournera-t-elle, comme le craignent de nombreux socialistes de l'aile gauche du parti, au vinaigre ?

11:01 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

01 avril 2014

On parle de grandes grandes manœuvres pour composer le nouveau gouvernement autour de Manuel Valls...

On parle de grandes grandes manœuvres pour composer...

le nouveau gouvernement autour de celui dont les médias chantent les louanges en le qualifiant, d'une amitié ironique car nombre d'entre eux se sont retrouvés sous les écoutes de la Place Beauvau, pour certains, de Vallskozy, « une continuité frappante ayant en commun les mêmes priorités policières, le même discours, les mêmes équipes car les personnes qui s'occupaient des étrangers, de la police dans les quartiers, sont des gens qui ont été installés par Sarkozy et que Valls a maintenus, tandis que ce dernier ne remet pas en cause, à titre de Ministre de l'Intérieur, la politique du chiffre », et, pour les autres, de Sarkozy de Gauche, « le plus à droite des socialistes et le ministre le plus populaire du gouvernement Ayrault en s’affichant, sans complexe, comme le premier flic de France parce qu'il est un adepte de la fermeté et qu'il a joint le geste à la parole en orchestrant une politique de démantèlement des campements Roms illégaux, de chasse aux sorcières en s'acharnant sur Dieudonné... et ses dérapages mémorables comme celui dont il s'est commis lors de sa venue dans la ville d’Evry…en réclamant... ''la ville sera belle si tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos…'', se mettant, ainsi, à dos une bonne partie de la gauche. Et si son bilan est plus que mitigé contre la délinquance, tous les chiffres, malgré ses gesticulations, étant en constante hausse, ce sont surtout ses prises de position affirmées qui ont marqué les esprits. Quand ses multiples détracteurs, au sein du Parti Socialiste, dénoncent un arriviste dont les choix servent son ambition ultime, l'Élysée, ses 6 % de sympathisants insistent sur le multiculturalisme de ce Catalan de 51 ans, naturalisé Français à l‘âge de 19 ans. »,


alors que pour Edwy Plenel, président et fondateur du journal en ligne Mediapart, « Le danger, ce n’est pas Madame Le Pen » mais « Manuel Valls », que pour QuartierLibre, un média des quartiers populaires, défavorisés et laissés pour compte, « Valls, quand il était Ministre de l’Intérieur tirait volontairement trop court avec l'intention  de faire rentrer dans le rang ou de criminaliser celles et ceux qui se battent au quotidien Et les tirs d’artillerie trop courts tombent toujours sur la première ligne. Qui compose la première ligne dans un climat social tendu ? Les quartiers et les classes populaires... », que pour « Oumma », un média de la communauté musulmane francophone, « Manuel Valls se rêvait un grand destin et pas seulement le matin en se rasant, et il est certainement le seul socialiste à avoir une raison de se réjouir de la débâcle de la gauche aux municipales, puisqu’elle aura été son marchepied vers le sommet de l'État, le premier flic de France ayant troqué son costume martial de ministre de l’Intérieur pour l’habit de lumière de Premier Ministre. Il faut dire que le Sarkozy de gauche, immigré espagnol qu’il est, plus royaliste que le roi, qui aspire à être calife à la place du calife, divise plus qu’il ne rassemble au sein de son propre camp, quand il n’affole pas ceux dont le cœur palpite vraiment à gauche et tous les Français de toutes sensibilités qui sont encore attachés aux valeurs humanistes du pays des droits de l’Homme, par sa stigmatisation décomplexée des Roms et des femmes voilées, entre autres, pratiquant la chasse aux sorcières sans état d’âme, au risque de ternir durablement le blason de son pays d’adoption... », et pour le média des quartiers défavorisés, « Faute de changement, on assiste à une réussite du clonage, Nicolas Sarkozy reprenant vie au Ministère de l’Intérieur sous les traits de Manuel Valls. Avec Manuel Valls, les ritournelles et les cibles des forces répressives de l'État restent les mêmes, les opérations de communication demeurent une constante car il n’a pas de solution à apporter aux problèmes sociaux et n’a pas vocation à le faire. Son boulot, c’est de faire rentrer les gens dans le rang ou de les mettre au ban de la société. Garde barrière agressif d’une république dont les contours sont flous et la définition abstraite, il gère le territoire et les populations. Il ne règle pas les problèmes, il soumet et sanctionne. Il dessine lui-même les frontières de ce qui est convenable ou non, légitime ou pas. A défaut de combattre les injustices, il désigne les ennemis qu’il prétend combattre au nom des valeurs républicaines... Et, étant un homme dangereux pour les cités, il a été catapulté Premier Ministre », et on parle de grandes grandes manœuvres, autour de Manuel Valls, pour composer une équipe resserrée d'une quinzaine de ministres placés aux postes-clés, majoritairement des proches du président et aléatoirement du nouveau Premier Ministre, mais entourés d'une foultitude de Secrétaires d'État nommés à l'envie, sur plusieurs cessions aux fins d'enfumage « pour que ce ne soit pas trop indigeste... », petite indiscrétion de l'un du clan des corréziens sévissant à l'Élysée, « ...aux contribuables », qui multiplieront, d'autant, les dépenses publiques.

Et soyons Foll, si je mens, une seconde indiscrétion ayant fuité des limbes « de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire », « les petits cahiers d'écolier de l'élève Guéant » sont sortis d'un chapeau, ce 1 Avril 2014, pour mieux enfumer, focaliser les esprits simples ou malsains vers une droite trop menaçante et, laissant le temps au temps de mettre au secret des « affaires gênantes » qui pourrait sortir et éclabousser la normalité hollandisto-socialisto-démocrate, ainsi « détourner... », par un appel à la vindicte populaire, « ...l'attention des français vers d'autres horizons » C'est dans ce contexte que se déroulent les grandes grandes manœuvres pour composer le nouveau gouvernement qui officiera sous les directives « autoritaristes » de Manuel Valls...

Quant aux fédérations départementales, bon nombre d'encartés et de sympathisants, les murs pouvant avoir des oreilles, ont pris, pour habitude, de se réunir, en petits comités, hors de leurs locaux...

22:08 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Quel déballage... Et de l'image donnée par les médias, j'en ai honte...

 Quel déballage... Et de l'image donnée par les médias, j'en ai honte pour les électeurs qui ont fait confiance aux candidats aux municipales issus de la gauche du PS...

bilan de Valls au Ministere de l'Intérieur.jpg

Selon les étudiants en sciences politiques, « Mitterrand avait chaussé les bottes de De Gaulle et, Chirac, les pantoufles de Mitterrand... » Mais si Nicolas Sarkozy qualifiait son Premier Ministre, François Fillon, de simple collaborateur, le premier secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, en 2006, dans « Devoirs de vérité », paru aux éditions. Stock, co-rédigé avec Edwy Plenel, ne mâchait pas ses mots. « Je préconise... », écrivait-il, « ...un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature. [...] Si d'aventure, à l'occasion de cette vérification, une crise profonde se produisait, ou des élections législatives intervenaient, contredisant l'élection présidentielle, nous en tirerions toutes les conséquences en quittant la présidence... », ce qui peut se traduire par « ...démissionner en cas de crise profonde au lieu de se contenter de changer de Premier ministre. » Mais ça, c'était avant le 6 Mai 2012... et son investiture, à la Présidence de la République, le 16 Mai suivant...

Après les calamiteuses élections municipales des 23 et 30 Mars 2014, « Adieu au remaniement ministériel resserré... » Au soir de la plus grave défaite à des élections locales jamais connue par le Parti Socialiste, le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, a été « désireux de présenter sa démission », et confirmé tant par des membres de Matignon que de l'Élysée « François Hollande l'aurait refusée... » Coup de tonnerre, le 31 Mars, en fin de matinée, c'est François Hollande qui « demande.... », confirmé tant par des membres de l'Élysée, à Jean Marc Ayrault « ...de démissionner » Et, parallèlement, « Bonjour Manuel Valls... »

Au fond, Manuel Valls recevant la même feuille de route qui avait été assignée à Jean marc Ayrault, il est à se poser la question : « à quoi bon changer de Premier Ministre si ce n'est pas pour changer de politique ? » Et à l'aile gauche du Parti Socialiste, nous ne sommes pas les seuls à nous poser la question car des élus socialistes appartenant à d'autres courants, des écologistes et des gauches de la gauche, se la posent aussi. Tant et si bien que nombreux sont ceux qui s'en expriment :

- Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS : « C'est plus que surprenant de prendre celui qui est le plus à droite au Parti Socialiste, qui était contre les 35 heures, qui était pour la TVA sociale, comme réponse au fait que le peuple de gauche ait contesté la politique libérale de François Hollande. »

- Emmanuel Maurel, vice-président du Conseil Régional d'Île-de-France : « Le choix de Manuel Valls est assez surprenant, compte tenu de l'analyse que l'on peut faire du scrutin et de l'indéniable besoin de gauche qui s'est exprimé à l'occasion de cette élection. »

- Bruno Le Roux, président du groupe Parti Socialiste à l'Assemblée Nationale ; « Je veux souligner le grand réformiste que Jean-Marc Ayrault a été pendant ces 18 premiers mois. Je crois que l'histoire des réformes lui rendra grâce d'avoir mené des chantiers dont on pensait ne pas pouvoir sortir. »

- Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche : « François Hollande n'a rien compris au message qui lui a été adressé. Il confirme son alliance préférentielle avec le Medef et nomme le plus grand commun diviseur possible de la gauche, Manuel Valls. » et se disant « très triste pour son pays », il a appelé « l’opposition de gauche à ce gouvernement » à manifester le 12 avril prochain à Paris.

- Pierre Laurent, secrétaire national du PCF : « À part le premier ministre, rien ne change. Une nouvelle fois, François Hollande tourne le dos à la gauche et n'entend que de l'oreille droite. »

- Marie-Georges Buffet, députée Front de gauche : « On ne répond pas au mécontentement par un jeu de casting. Avec la nomination de Manuel Valls à Matignon, le peuple de France se voit infliger une double peine. Le changement de cap est plus que jamais urgent ! »

- Cécile Duflot et Pascal Canfin, ministres : « Les idées portées par le nouveau Premier Ministre, depuis plusieurs années, notamment lors de la primaire du Parti Socialiste ou comme Ministre de l'Intérieur, ne constituent pas la réponse adéquate aux problèmes des Françaises et des Français. Avec franchise et lucidité, nous en tirons donc toutes les conséquences et n'entendons pas participer à ce nouveau gouvernement. »

- Noël Mamère, député EELV : « La réponse qui est apportée par le Président de la République à la râclée que le Parti Socialiste a subie dimanche est la réponse du plus grand diviseur de la gauche et qui représente l'aile droite du Parti socialiste. »

- François de Rugy, député EELV de Loire-Atlantique : « Je pense que ce n'est pas une question de compatibilité, c'est une question de feuille de route, d'engagement politique de ce nouveau gouvernement. Si monsieur Valls est nommé pour faire une politique sans écologie, vous comprendrez bien que les écologistes n'en seront pas. »

Tant et si bien que le député PS, Henri Emmanuelli, - un parmi des dizaines d'autres laissant craindre une rupture dans les courant qui composent l'exécutif du parti Socialiste -, qui n'aurait pas choisi Manuel Valls pour Matignon, a indiqué qu'il « n'était pas sûr de lui voter la confiance ». Sur BFM TV et RMC, l'ex-Ministre et ex-président de l'Assemblée Nationale a commenté la promotion du Ministre de l'Intérieur au poste de Chef de Gouvernement en ces termes « Ce n'est pas le choix que j'aurais fait. […] J'estime, après ce qui s'est passé, ce n'est pas une question de personnes même si les personnes existent, que la bonne réponse, ce n'est pas un coup de barre à droite. […] On nous a annoncé, il y a quelques mois, à grand fracas, le grand virage social-démocrate. Je n'ai pas eu l'impression que cela a fait revenir la gauche aux urnes. […] À ce stade, j'ai prévenu le chef de l'État que mon vote pour la confiance n'était pas acquis.[...] Je pense que nous avons à reconquérir l'électorat de gauche et à mettre fin aux divisions car le PS s'est révélé incapable d'assurer la moindre discipline sur le territoire. […] Un parti, c'est un organe de réflexion collective aussi, et là, on nous l'a transformé en parc à moutons... »

D'autant, d'une part, que le bilan de Manuel Valls Ministre de l'Intérieur, n'étant pas des plus florissant, les chiffres, du 18 Mai 2012 au 31 Décembre 2013, n'étant pas à l'embellie, tout au contraire, et, d'autre part, que la majorité PS et affilié n'est que de 290 sièges, - après avoir été de 299 puis par le jeu des partielles perdues de 291 -, Cécile Duflot reprenant le sien tenu par sa suppléante PS durant son ministère, - soit seulement 1 au-dessus de la majorité -, qu'augure l'avenir ?

17:20 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Les particuliers abonnés au gaz naturel encore ponctionnés... Est-ce un poisson d'Avril ? ou est-ce une réalité ?

Est-ce un poisson d'Avril ? ou est-ce une réalité ?

big-la-nouvelle-taxe.jpg

Après le gel des retraites du privé dont l'augmentation n'interviendra qu'au 1 Octobre si elle est supérieure à 1% et de la retraite complémentaire pour toute l'année 2014,

à compter du 01 Avril 2014, les particuliers, abonnés au gaz naturel, doivent désormais acquitter la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel, - TICGN -. le montant de la nouvelle taxe sera revalorisé en 2015 et 2016.

Mise en place en 1986, la TICGN était, jusqu'au 31 Mars 2014, collectée par les fournisseurs de gaz directement auprès de leurs abonnés, - les grandes entreprises et les institutionnels -, qui la reversent à l’État.

Son application aux ménages, décidée dans le cadre du de la mise en place de la contribution climat énergie (CCE), devrait rapporter 240 millions d’euros cette année. Puis 710 millions en 2015 et 1 milliard en 2016.

Le montant de la taxe est fixée, pour 2014, à 1,41 €/mégawattheure. Elle sera relevée à 2,93 €/mWh, en 2015, et à 4,45 €/mWh, en 2016.

Source : LaVieImmo, François Alexandre

12:17 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu