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31 mai 2014

Cratère Patomsky, « nid d'aigle » yakoute. - suite I.

Chapitre II : Le cratère Patomsky est un bulgunniakh (un pingo). Première partie

Le mystérieux cratère Patomsky 2.jpg

Le cratère Patomsky domine la taïga comme une pyra­mide égyptienne. Dmitri Petrovitch Gladkochub, Docteur en sciences géologiques et minéralogiques, directeur de l'Institut de la croûte terrestre, professeur de géologie et de minéralogie à la Faculté géologique de l'Université d’État d'Irkoutsk et vice-président du Présidium de la Branche Sibérienne de l'Académie des Sciences de Russie, estime que la structure Patomsky, une une structure géologique unique sur la Terre, située dans un lointain secteur montagneux recouvert par les broussailles denses de la Sibérie Orientale, a été nommée « cratère » par erreur. « Lors­qu’on parle d’un cratère... », explique-t-il, « on suppose une ca­vité. Dans ce cas-là, il s’agit plus tôt d’un cône, c'est-à-dire qu'il existe une forme positive du relief. Ensuite, le cratère ap­paraît généralement suite à la chute de corps célestes. »

geyser froid reconstitué sur Encelade.jpg

Depuis 2005, huit expéditions ont été menées pour tenter d’établir l’origine du « Nid de l’aigle de feu », mais ni un pro­cessus volcanique, ni la chute d’un météorite, ni le crash d’un objet tridimensionnel en forme d'un ellipsoïde, ni celui d'un corps cylindrique n’ont été confirmés. Certes les résultats des recherches semblent mettre en évidence le cryovolcanisme qui se serait produit à l'époque du Petit Âge Glaciaire, - entre 1303 et 1860 -, et serait la résultante d'émission de vapeur et de déga­gements instantanés particulier. Selon Dmitri Petrovitch Gladkochub « le cratère continue sa formation et les détecteurs instal­lés sur la superficie de la structure, si leur position change, au fil des semaines et des mois, seront annonciateurs du fait que le cratère est vivant et bouge. »

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A l'instar des volcans de boue, - volcans d'asphalte -, conséquence de l'expulsion de gaz, - principalement du mé­thane, mais également du dioxyde de carbone et de l'azote -, et de boue, et des volcans de sédiments, le cryovolcanisme, - vol­cans de glace, geysers froid -, phénomène assimilé à une forme de volcanisme igné se produisant dans une zone recouverte de glace, est surtout spécifique des lunes glacées, - Triton satellite de Neptune ; Titan, Encelade et Miranda satellites de Saturne ; Europe et Ganymède satellites de Jupiter... -, et autres objets as­tronomiques à très basses températures. Ce type de volcan éjecte des éléments volatils, - liquides ou sous forme de vapeur. comme de l'eau, de l'ammoniac ou du méthane -, qui se condensent sous forme solide.

volcan de glace.jpg

Ce phénomène rare se retrouve aussi sur la Planète Terre mais seulement le long des zones côtières et des berges des grands lacs, en hiver, lorsque la glace commence à s’étendre le long des rivages. Celle-ci est alors bousculée, brisée, déplacée par les vents et le mouvement des vagues. Des barrières de glace sont ainsi créées et des morceaux de glace, liés entre eux, ancrés aux bordures côtières, s’étendent au-dessus de l’eau. Par­mi ces nombreux blocs, certains comprennent des tunnels reliéau plan d'eau lacustre ou marin. Si la température de l’air, à la surface, est inférieure à 0° Celsius et si les vagues sont hautes et viennent se briser sur la grève, des « volcans » se forment. Au moment où elles frappent une barrière de glace, elles apportent de l’énergie à l’eau profonde, la brisant et forçant cette eau à en­trer « en éruption » en formant une galerie. L’eau, ainsi éjectée, retombe sur la glace, gèle rapidement et forme un cône de glace.

Pingo 1.jpg

Les pingos, - mot inuit désignant une petite colline de glace en forme de cône -, sont une autre type de cryovolcanisme périglaciaire et sont apparus durant les époques glaciaires, es­sentiellement dans le Nord et l'Est de l'Europe ou prennent nais­sance sous les climats froids des régions arctiques, subarctiques et antarctiques, dans le grand Nord canadien, - delta de la Mac­kenzie -, en Scandinavie, - archipel norvégien du Svalbard -, en Alaska, au Groenland, sur le continent Antarctique et en Sibérie, - bugor pucheniya et gidrolakkolity en russe et bulgunniakh selon un terme yakoute -. Avec les palses, - pe­tites buttes rondes ou ovales, en milieu périglaciaire, en contexte de pergélisol intermittent, dans les tourbières -, et les lithalses, - ou palses minérales rondes ou ovales, de même en milieu périglaciaire, à la limite entre le pergélisol continu et discontinu, dans les sols limoneux, les sédiments sableux ou les tufs volcaniques -, ils sont souvent regroupés sous le nom d'hydrolaccolites.

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Par définition, les hydrolaccolites sont des « collines de quelques mètres à quelques hectomètres de diamètre, hautes de 1 à 10 mètres, résultant de la fragmentation des roches par géli­fraction, - brusques variations de températures, par alternances de gel et de dégel -, et du soulèvement des formations superfi­cielles broyées par des lentilles de glace de ségrégation dues à la congélation d'eaux souterraines et se transformant en une mare, généralement circulaire, - les cicatrices dénommées la­quets en France -, s'il y a fusion. » Les plus grandes, avec un angle de pente de 30 à 40°, rarement supérieur à 45°, peuvent at­teindre 50 à 70 mètres de hauteur et 900 mètres de diamètre mais le diamètre moyen est de 200 mètres.

 

A suivre.

20:09 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29 mai 2014

Cratère Patomsky, « nid d'aigle » yakoute.

Chapitre I : Découverte du cratère Patomsky.

 

Patom crater.jpg

Durant l'été 1949, le géologue Vadim Kolpakov qui avait en charge, officiellement, de dresser la carte géologique de la ré­gion d'Irkoutsk et, officieusement, de prospecter les veines auri­fères potentielles, - la ville de Bodaibo, toute proche, étant, de­puis 1864, date de sa fondation pour répondre aux besoins de l'industrie aurifère locale, l'un des principaux centres d'exploi­tation minière de l'or, en Russie -, et des filons mé­tallifères de pechblende, - minerai naturel de l'ura­nium -, fait la dé­couverte fortuite, dans les High­lands de Patom­sky, dans le dis­trict de Boday­binsky, oblast d'Irkoutsk, en Sibérie, d'une étrange et mysté­rieuse structure pédologique, le cratère Patomsky, - Патомский кратерen russe et Patom crater ou Patomskiy crater en an­glais -. Il est aussi connu sous les appellatifs « cône Kolpakov », - Патомский кратер ou Конус Колпакова, en russe -, « cra­tère Dzhebuldinsky », - Джебульдинский кратер, en russe -, et « cratère Yavaldinsky », - Явальдинский кратер -. La popula­tion locale yakoute le dénomme « Гнездо огненного орла », le « nid de l'aigle de feu.

les Highlands de Patomsky.jpg

Telle une pyramide égyptienne, la structure se localise à la frontière des régions d'Irkoutsk, - capitale de l'oblast d'Ir­koutsk -, et de Yakoutsk, - Iakoutsk, capitale de la République de Sakha ou Iakoutie - à environ 200 kilomètres des premiers lieux habités du centre aurifère de la ville Bodaïbo et à environ 700 kilomètres à l'Est du point d'explosion de la météorite de Tunguska. Elle a la forme d'un cône tronqué irrégulier, d'une hauteur de 15 mètres dans sa partie supérieure et de 70 à 80 mètres pour sa face inférieure, d'un diamètre, à sa base, de 180 mètres et de 86 mètres pour sa plate-forme supérieure creusée par une cavité en entonnoir hébergeant, en son centre, une protu­bérance en forme de dôme semi-circulaire de 12 mètres. La pro­fondeur du fossé annulaire interne est d'environ 8 à 10 mètres, son volume est estimée à 230.000 à 250.000 mètres cubes et sa masse à environ 1 million de tonnes.

Le mystérieux cratère Patomsky 1.jpg

Quand Vadim Kolpakov, faisant des recherches dans le district de Bodaibinsky, découvre cette particularité naturelle, il croit « que la chaleur l'a fait tomber dans la folie. De loin, le cratère ressemble à un tas de déchets géant », s'interroge car« la zone, éloignée de la taïga, est in­habitée et les camps de tra­vail du NKVD n'existaient pas dans la région », pense « à un artefact archéolo­gique plutôt qu'à l'érection, par les clans locauxEvenks et Yakoutes, de cairns dont ils n'avaient pas existence » et juge qu'il « est temps de réfléchir sur les mystérieux Hyperboréens, une préten­due civilisation des temps anciens qui auraient créé une puissante civilisation. »

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S'en rapprochant, il réalise « que la colline mystérieuse n'est pas l'œuvre de l'homme, mais ressemble, plutôt, à un cône volcanique, de base parfaitement ronde, haut comme une mai­son de 25 étages Toutefois, les volcans qui se situent à la fron­tière de la Yakoutie et de la région d'Irkoutsk, sont inactifs de­puis des millions d'années. Au différent, le cratère Patomsky est assez récent. Il est implanté sur le versant d'un mamelon envahi par les mélèzes Sur les flancs de la structure et dans le cratère lui-même, les arbres, quelques mélèzes rachitiques ne comptant pas, ne poussent pas. » Il estime que « cette formation naturelle, étonnamment, unique et sans équivalent dans le monde », qu'il nomme « cratère Patomsky », - du nom du bassin de la rivière Patom qui coule non loin -, existerait depuis «  50 à 200 ans » et note « ...et un autre mystère concerne la paroi annulaire du cratère où j'ai trouvé, dans le milieu du bassin, un dôme semi-circulaire d'un diamètre de 15 mètres. Dans les volcans, même éteints, ces dômes ne peuvent pas être... »

Le mystérieux cratère Patomsky 2.jpg

Kolpakov est, lors, instruit, par les nomades Yakoutes, que ce site énigmatique est appelé le « Nid de l'Aigle de feu », que « les cerfs et les rennes évitent les Highlands autour du cra­tère Patomsky » et que les « gens qui l'approchent, se sentent mal à l'aise. » Par la suite, et durant plusieurs années il a essayé d'organiser une expédition scientifique afin de mieux com­prendre « l'anomalie Kolpakov », mais toutes les institutions géologiques, de Sibérie orientale, cherchant activement de l'ura­nium, - l'URSS ayant besoin d'une bombe nucléaire pour concurrencer les États-Unis -,.il n'a pu réunir ni argent pour fi­nancer son expédition, ni personnel pour le seconder dans ses re­cherches. De fait, l'étude du cratère est restée lettre morte jus­qu'en 2005.

20:44 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28 mai 2014

Salon du Livre et des Métiers d'Art, 21 & 22 Juin 2014, Le Soler

Programme pour le Salon du Livre et des Métiers d'Art de Le Soler les 21 & 22 Juin 2014

Motif pour votre affiche du salon du livre le soler juin 2014 - offert par A. Pastoureau-Belleville le 25 Avril 2014.jpg

Le motif de l'affiche du salon du livre avait été proposé et offert le 25 Avril 2014 par A . Pastureau-Belleville rencontré au Centro del Mon le 23 Avril 2014 pour la Sant Jordi....

Le salon du livre se tiendra, Samedi 21, Place André Daugnac
& Dimanche 22, Square Martin Vivés

- De 8 h 00 à 9 h 30, mise en place des auteurs, des éditeurs, des libraires et des Métiers d'Art
- De 10 h 00 à 18 h 00, ouverture du salon au public

Samedi 21 Juin 2014

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- 11 h 30, ouverture officielle du Salon du livre par Monsieur le Sénateur-Maire de Le Soler, suivi d'un apéritif « avec de quoi grignoter »

-14 h 00, Causerie Thierry Roberstson : « Le Fan, sa vie est-elle saine ou délirante ? »
- 14 h 45, Causerie Marie-F Gibert-Baillet : « Ecrire et être lu. »
- 15 h 30, Causerie Régine Nobécourt Seidel : « Nos vies en héritage . »
- 16 h 15, Causerie Hélène Marche : « Parcours d'une romancière »
- 17 h 00, Causerie Vicenç Pérez : « Le mas Noir dans l'entre deux guerres. »

Dimanche 22 Juin 2014

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- 11 h 00, Causerie Régine Nobécourt Seidel : « Réverbérations méditerra­néennes. »
- 14 h 00, Causerie Marie-Thérèse Zrelli : « Le rire, le plaisir et l'enseigne­ment. »
- 14 h 45, Causerie Michel Adroher : « Les Troubadours roussillonnais. »
- 15 h 15, Causerie Marie-F Gibert-Baillet : « L'écriture est elle toujours autobiographique ? »
- 16 h 00, Causerie Thierry Roberstson : « La vie artistique, est-elle saine ? ou complexe ? »
- 16 h 45, Causerie ..... (attente de confirmation de l'intervenant)

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19:13 Écrit par catalan66270 dans Manifestations littéraires | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Astéroïdes & météorites : une menace ? Tome I Impacts de météorites en Russie.

Il ne faut pas s'en cacher... et je me suis laissé tenter par l'aventure... et la contrainte d'une telle forme d'écriture «cadrée», devant «répondre à certains critères»...

Mon premier livre de commande pour une association russophone d'outre-atlantique qui sera traduit, dans un premier temps, en anglais et, en Septembre 2014, publié aux Etats-Unis

Astéroïdes & météorites, une menace  Tome I.jpg

 

La mouture en français : Astéroïdes & météorites : une menace ? tome I

 Tome I Impacts de météorites en Russie.

de Raymond Matabosch

 

ISBN 9781291888560

Prix livre papier : 15,00 €

Collection : Classique

Thème : Sciences & astronomie.

Nombre de pages : 136

Reliure : Dos carré collé à couverture souple

Impression intérieure : Noir & Blanc

 

Les étoiles filantes ou météores sont des morceaux de matière, chauffés à l'incandescence par le frottement de l'air, tombant à travers l'atmosphère de la Terre. Les trainées lumineuses, dénommées météores, ou météoroïdes, que génèrent les corps extraterrestres, lors de leur pénétration dans l'atmosphère, peuvent produire, s'il ne se sont pas entièrement consumés, des météorites. L'étude, en laboratoire, permet de penser que la plupart des météorites sont des fragments issus de la « Ceinture d'astéroïdes », située entre les orbites de Mars et de Jupiter. Quelques fois, ces astéroïdes sortant de leur orbite, sont éjectés vers les confins de l'Univers, vers le Soleil, ou vers les planètes internes du Système Solaire.

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08 mai 2014

Dans le cadre d'une conférence : Les Moulins à eau

Les moulins à eau.jpg

Les moulins à eau

94 Pages

Impression Noir & Blanc

ISBN 9781291866162

L'idée de transformer en énergie mécanique utilisable l'énergie contenue dans l'eau des rivières sous forme cinétique et sous forme potentielle est très ancienne. En effet les roues hy­drauliques utilisables seulement pour les basses chutes ont été les premières machines transformatrices d'énergie et les moulins à eau ont satisfait aux deux principes essentiels du fait que l'eau pénètre dans la machine sans produire de choc et a perdu, au cours de sa traversée de la machine, la vitesse initiale qu'elle a possédé à son entrée. Si ces deux principes sont satisfaits, il n'y a pas ou peu de pertes d'énergie sous forme de turbulence ou d'énergie cinétique résiduelle.

Ainsi, imaginé dès les temps de l'Âge des Métaux, sont nés, dans l'esprit des peuples du Croissant Fertile... les moulins à eau....

Plaquette réalisée dans le cadre de la préparation et de la rédaction du texte de la conférence sur les moulins à Montpellier, sur la fleuve Le Lez, qui sera donnée le 22 Mai 2013, à 14 h 30, avec visite commentée dun moulin en activité, à la maison Pour Tous George Sand, à Montpellier.

20:48 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Voyage en Terres Héraultaises | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

03 mai 2014

Histoire des Moulins, à Montpellier : les Moulins, à eau, à farine, à foulons, à vent…

Texte de la conférence sur les moulins qui sera donnée à la MPT George Sand, à Montpellier, le 22 Mai 2014, à 15 h 30.

Chapitre II

Les prémices des moulins.

pierre ronde roulant dans pierre creuse.jpg

Avec la sédentarisation, les populations ont augmenté de manière importante. Suivant la proportion de squelettes d'enfants et d'adolescents découverts dans les cimetières de cette époque, cette augmentation serait de 30% après l'avènement du Mésolithique, il y a 12.000 à 14.000 ans. Cette augmentation peut s'expliquer par le fait que la sédentarisation a séparé les bébés de leur mère, le sevrage devenant plus précoce, alors dans le nomadisme les mères transportaient leurs enfants avec elles, maintenaient un contact quasi perpétuel avec le bébé et, la période d'allaitement étant donc plus longue, la femme ne pouvait enfanter à nouveau qu'après total sevrage de l'enfant. Et il peut se penser que « C'est la crise démographique due au trop grand nombre d'enfants qui a conduit à l'adoption de nouveaux moyens de production et qui a poussé nos ancêtres du Mésolithique et du Néolithique vers d'autres sources d'alimentation : l'agriculture et l'élevage... Cette révolution dite du néolithique a intensifié la sédentarisation, laquelle a augmenté encore la fécondité. Une sorte de processus qui s'est auto-alimenté. »

En généralité, il est considéré que la culture des céréales qui constitue l'une des premières activités agricoles, a permis l'essor des grandes civilisations, car elle a constitué l'une des premières activités agricoles. En effet, tenant au fait que les rendements sont élevés et que la conservation des graines est bonne permet la constitution de réserves, d'une part, et, d'autre part, en fournissant une alimentation régulière et abondante aux populations, elles ont favorisé l'organisation de sociétés plus denses et plus complexes. Les civilisations moyen-orientales et européennes se sont construites autour du blé, celles d'Extrême-Orient autour du riz, au Sud, et du blé, au Nord, celles des peuples amérindiens autour du maïs et celles d'Afrique noire autour du mil.

Conséquemment, la farine devient alors la nourriture de base pour la confection de bouillies et de galettes. Et l'eau devient, elle, un élément essentiel pour arroser les terres et faire pousser les cultures légumières et céréalières d'autant que la culture des céréales nécessite de très grandes quantités d'eau douce. En moyenne, l'ordre de grandeur est de 1.000 mètres cubes d'eau pour une tonne de céréales soit 1 mètre cube d'eau pour 1 kilogramme de céréales.

Nous ne devons pas oublier quand même que des indices d'utilisation de céréales datent d'environ 100.000 ans. Elles concernent des traces de sorgho sauvage trouvées sur des grattoirs de pierre du Paléolithique découverts dans des grottes d'Afrique et d'Europe de l'Ouest, - Espagne, France et Italie -,. Cette farine ou les grains écrasés étaient peut-être consommés avec des fruits ou des tubercules, voire déjà en bouillie fermentée. Si les paléontologues se montrent encore sceptiques, il n'est pas à oublier que les premières les traces archéologiques les plus anciennes concernant le blé et l'orge remontent à 23.000 ans avant notre ère et ont été découvertes tant dans le Croissant fertile qu'en Afrique du Nord, en Espagne et en Languedoc-Roussillon, en Aquitaine et en Provence.

Pour obtenir de la farine avec les caryopses, - c'est à dire, en botanique, les fruits et en langage courant, les grains -, des céréales, l'homme, après avoir dépiqué les épis soit à l'aide d'une planche à dépiquer et d'un maillet, - remplacé ensuite par un fléau -, soit par foulage, - ou piétinement humain ou animal -, soit par chaubage, - ou égrainage sur une grosse pierre -, a d'abord employé le concassage en écrasant les grains entre deux pierres. Ensuite, abandonnant cette technique rudimentaire, il a roulé une pierre ronde dans une pierre creuse contenant les grains à écraser et à moudre. Enfin, améliorant la technique du concassage, il a utilisé un pilon et un mortier et les égyptiens, depuis la période dite prédynastique, vers 5.500 avant notre ère, jusqu'au terme de la dynastie des Ptolémées, en l'an 30 avant Jésus Christ qui correspond, l'Égypte étant défaite et conquise par Rome, au début de la dynastie romaine, procédaient encore de cette manière là.

13:56 Écrit par catalan66270 dans Manifestations littéraires, Mes livres publiés, Voyage en Terres Héraultaises | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

02 mai 2014

Histoire des Moulins, à Montpellier : les Moulins, à eau, à farine, à foulons, à vent…

Texte de la conférence sur les moulins qui sera donnée à la MPT George Sand, à Montpellier, le 22 Mai 2014, à 15 h 30.

Chapitre I

En guise de mise en situation.

L’arrivée de l’Homme moderne, en Europe, est estimée s'être produite il y a environ 40.000 ans au cours de la dernière époque du Paléolithique et est caractérisée par le développement de nouvelles techniques telles que les lames retouchées, les grattoirs, les burins, les pointes de projectiles, les outils en os et en bois animal, les harpons, les propulseur, etc., le développement et l'explosion de l'art pariétal tel celui des grottes Chauvet, Cosquer, d'Altamira, de Lascaux..., et du mobilier dont le plus bel exemple en sont les « Vénus » gravettiennes de nouvelles techniques qui ont été codifiées successivement en Châtelperronien, Aurignacien, Gravettien, Protomagdalénien, Solutréen, Badegoulien, Magdalénien, Épigravettien. Cette première « révolution industrielle » se situe entre 35.000 et 10.000 ans avant notre ère et correspond à la deuxième moitié de la période de léger réchauffement climatique interpléniglaciaire qui s'est produite durant la glaciation de Würn.

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L'homme que nous dénommons « Homme de Cro-Magnon » et aussi « Homo-sapiens-sapiens », - l'homme qui sait qui sait -, est venu de Sibérie ce qui correspond, depuis l'Oural à l'Océan Pacifique et de l'Océan Arctique aux frontières du Kazakhstan, de la Mongolie et de la Chine, à la Russie asiatique. Il a profité de cette amélioration temporaire du climat pour coloniser l'Europe. Accompagné de chiens domestiqués qui lui confèrent un avantage pour la chasse, il cohabite avec l'Homme de Néandertal jusqu'à son extinction, vers 28.000 ans avant le présent, de celui-ci, qui est attestée en France, en Italie et en Espagne?

Pour l'image populaire, jusqu'à la fin du Paléolithique que les scientifiques estiment s'être achevé il y a environ 12.000 ans, ce qui coïncide avec la fin de la glaciation de Würn et le début de notre interglaciaire actuel, aussi appelé Holocène, les hommes sont vêtus de peaux de bêtes et s'alimentent en pratiquant la chasse, le charognage et la cueillette des plantes et des fruits. Ce sont des « cueilleurs-chasseurs » nomades qui suivent les mouvements de la faune chassée. Ils établissent des campements temporaires en fonction de leur zone de chasse et des saisons.

 

Grottes d'Eyzies-Cro-Magnon 1.jpg

En réalité, à partir de 20.000 ans avant notre ère, les effets de la glaciation commencent à s'estomper dans tout l'Ouest européen, en Afrique du Nord et en Asie du Sud-Est. En trois ou quatre milliers d'années, et non pas uniquement dans le Croissant Fertile, - les régions de Mésopotamie et du Levant au Proche-Orient Moyen-Orient, comprenant les territoires des États actuels du Liban, de Chypre, du Koweït, d'Israël, de Palestine ainsi que des parties de la Jordanie, de la Syrie, de l'Irak, de l'Iran, de l'Égypte et le sud-est de la Turquie. - mais dans plus de 20 régions se situant dans cette zone beaucoup plus tempérée, aux terres libres de toute glace et moins sujette au sol gelé, l'homme va passer du statut de prédateur à celui de producteur. Ainsi, à partir de 17.000 ans avant Jésus Christ, il va s'essayer à dominer la nature et à la transformer pour mieux l'utiliser.

Vestiges du village de Skara Brae en Ecosse..jpg

Petit à petit, l'homme se sédentarise. Il développe, alors, l'agriculture, domestique de plus en plus d'animaux tels les moutons, les porcs, les hipparions, - ou ancêtres des chevaux qui avaient une hauteur moyenne de 1,4 mètre au garrot et qui ont connu une grande réussite -, les vaches, les chèvres..., fabrique de nouveaux outils et des armes de jet, tisse les premiers vêtements avec des fibres de lin, de chanvre, de poils d'animaux et de la laine d'ovins, cultive les céréales comme l'engrain ou petit épeautre, l'égilope, l'amidonnier, l'épautre, le quinoa, le sorgho, le millet, la folle avoine, le seigle, le sarrazin, le triticale, le riz, le sésame..., ainsi que les légumineuses telles les lentilles, les fèves, les pois... qui poussaient à profusion et les astéracées comme les chardons, les artichauts, les cirses, le panicaut... Enfin, l'homme protohistorique, - ou histoire de l'homme avant l'invention de l'écriture -, réalise les premiers croisements afin d'améliorer les semence, - le blé provenant d'un croisement entre l'engrain et l'égilope -, et initialise les prémices de l'irrigation.

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