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26 mai 2010

Extraits de « Des séismes et des hommes. Tome I » ... Ouvrage de vulgarisation en cours de publication.

La Terre devient-elle folle ?

Après le tremblement de terre des Îles Salomons, le 03 Janvier 2010, de magnitude du moment 7.1, de Haïti, d'une magnitude du moment 7.1 et 7.3 sur l'échelle ouverte de Richter, le 12 Janvier 2010, celui du Japon, le 26 Février, de magnitude 7.3, puis, à quelques heures d'intervalle, le 27 Février, celui du Chili d'une magnitude de 8.8, le Chili une nouvelle fois frappé le 11 Mars avec un séisme de magnitude 7.2, ou le Mexique, le 04 Avril, de magnitude 7.2, et le 06 Avril, l'île indonésienne de Sumatra, avec une magnitude 7.7, doit-on croire que la Terre tremble de plus en plus ?

Les récents tremblements de terre du Japon, magnitude 7.3, et du Chili, magnitude 8,8, se sont produits, à quelques heures d'intervalle, l'un sur la façade Ouest, le second sur la façade Est de la plaque tectonique Pacifique(1), pourtour océanique connu sous le nom de « Ceinture de feu du pacifique », une zone sismique, de surcroît de subduction, très active concentrant 90% des tremblements de terre frappant la planète.

Statistiquement, il se produit, 1 à 2 séismes de magnitude égale ou supérieure à 8.0 par an dont 1 tous les 10 à 15 ans de magnitude égale ou supérieur à 9.0, 15 de magnitude comprise entre 7.0 et 7.9, 134 de magnitude comprise entre 6.0 et 6.9, 1.419 de magnitude comprise entre 5.0 et 5.9, 13.000 de magnitude comprise entre 4.0 et 4.9, 130.000 de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 et 1.300.000 de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9. Il ne se peut donc qu'en convenir que de très nombreux séismes frappent tous les jours, en divers points de la planète, mais la grande majorité d'entre eux ne sont pas ressentis par les humains et seulement, environ cent mille séismes sont enregistrés, par an, grâce à des sismographes, des appareils permettant de détecter les ondes sismiques à plus de milliers de kilomètres du foyer sismique. Les plus puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.

De manière générale, les séismes ne se produisent jamais seuls. On parle, ainsi, d'essaims de tremblements. Certains, petits, précèdent parfois le séisme principal, les précurseurs. D'autres, plus nombreux, le suivent pendant des jours ou des mois, les répliques qui peuvent être parfois importantes. La répartition des séismes sur le globe, le long de courbes fermées, divise le globe en de grandes « plaques. » Il existe une sismicité diffuse en dehors de ces limites, la sismicité intraplaque. Presque tous les séismes se produisent aux frontières de ces plaques ainsi, d'ailleurs, que la plus grande partie de l'activité volcanique. Ces séismes sont appelés séismes tectoniques.

Ils sont les témoins permanents de l'activité du globe terrestre. Leur origine se situe en profondeur, à l'hypocentre ou foyer. Selon la profondeur de ce dernier, les sismologues distinguent les séismes superficiels à moins de 60 kilomètres, les séismes intermédiaires de 60 à 300 kilomètres et les séismes profonds de 300 à 700 kilomètres, car la profondeur de plus ou moins 670 kilomètres marque la limite entre le manteau asthénosphérique, source des basaltes de dorsale, - ou Mid-Ocean Ridge Basalts -, et le manteau inférieur, source des basaltes issus de points chauds tels Hawaii ou La Réunion, - ou Océan Island Basalts -. 95% des tremblements de terre dans le monde ont lieu à une profondeur inférieure à 60 kilomètres et 5%, seulement, à une profondeur supérieure à 60 kilomètres

La magnitude d'un tremblement de terre mesure l'énergie libérée lors d'un séisme. Plus la magnitude est élevée, plus le séisme a libéré d'énergie. Il s'agit d'une échelle logarithmique, c'est-à-dire qu'un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 10 de l'amplitude du mouvement et par 30 de l'énergie. Ainsi un séisme de magnitude 8.0 a une intensité 10 fois supérieure à celle d'un séisme de magnitude 7.0 et cent fois supérieure à celle d'un séisme de magnitude 6.0. De fait, le séisme chilien, de magnitude 8.8, a libéré 500 à 900 fois plus d'énergie que celui de Haïti, de magnitude 7.3, et pourtant, les pertes de vies sont sans commune mesure; 700 contre plus de 200 000 et plus d'un million de sans-abri.

 

Les séisme du 12 Janvier, en Haïti, et du 27 Février, au Chili.

Nature des failles et de l'épicentre, respect des normes antisismiques, préparation de la population: pour de nombreuses raisons, les pertes humaines des séismes au Chili et en Haïti sont sans comparaison, même si la secousse a été beaucoup plus forte au Chili. L'épicentre du séisme qui a frappé le Chili samedi 27 Février 2010, a été localisé à 115 kilomètres de Concepcion, la deuxième agglomération du pays, et à 325 kilomètres de sa capitale, Santiago. Avec une magnitude de 8,8, ce séisme, un des plus puissants du siècle, est d'une force plusieurs centaines de fois supérieure à celui du 12 janvier en Haïti, étalonné à une magnitude 7.3. En Haïti, pays le plus pauvre du super-conti-nent américain, l'épicentre s'est situé à 20 km de la capitale Port-au-Prince et à moins de 10 kilomètres de sa proche banlieue. Géologiquement, les deux secousses, ainsi que celle qui s'est produite, au Sud du Japon le 26 Février, de magnitude 7.3, sans faire de dégâts, sont sans rapport, les ruptures étant intervenues sur des failles différentes.

En Haïti, la très faible profondeur de l'hypocentre, - le foyer du séisme -, à quelque 10 kilomètres dans la croûte terrestre, a décuplé la violence des vibrations et amplifié les dégâts à la surface du sol. Au Chili, en revanche, le séisme s'est déclenché à 35 kilomètres sous l'océan amortissant le choc mais faisant craindre un tsunami majeur. Cependant, la différence, entre les deux séismes, bien que l'épicentre de celui d'Haïti soit plus proche d'une grande métropole, réside, tout particulièrement, dans son contexte urbanistique, sociologique et social, le Chili étant bien mieux préparé qu'Haïti à une secousse tellurique de cette magnitude et de cette intensité.

Le Chili se situe sur le terrible « cercle de feu du Pacifique ». Il est l’un des pays les plus touchés par les tremblements de terre, avant même le Japon. Il possède 2.085 volcans, dont 55 toujours en activité. Parmi eux se trouvent les plus hauts sommets chiliens, comme l’Ojos del Salado. Si, au moins, 500 secousses telluriques légères sont enregistrées, chaque année, sur l'entier territoire, les statistiques concluent à 7 séismes significatifs par an et un tremblement de terre destructeur tous les 20 à 30 ans, sans parler des raz-de-marée. Presque toutes les zones géographiques sont concernées et il semble donc plus facile de faire le compte des régions moins exposées. Du nord au sud, ce sont celles d’Antofagasta, de San Fernando, Temuco et Punta Arenas. Le tremblement de terre le plus lourd, en pertes humaines, fut celui de Chillan, en 1939, 30.000 morts, mais le plus terrible, quant à l’énergie libérée, fut celui qui toucha, en 1960, toute la région comprise entre Concepción et Chiloé. Il s’étala sur deux jours, le 21 et le 22 mai. La terre trembla 225 fois dont 5 fois avec une violence encore jamais atteinte. L’une de ces secousses atteignit le degré 9.5 sur l’échelle de Richter, c’est la plus haute magnitude jamais mesurée. Le dernier tremblement de terre notable eut lieu à Santiago, en 1985. Il peut se voir, encore, certains quartiers dévastés près de l’hippodrome.

A cause de ce passé sismique important, dévastateur et meurtrier, le Chili a mis en place, à grande échelle, des normes de construction anti-sismiques et, ainsi, a diminué le potentiel de destruction. De ce fait, par l'état de préparation du pays à de meilleures normes de construction et à la localisation et profondeur des probables épicentres, les dommages entraînés par le tremblement de terre du 27 Février 2010, et de ses répliques dont nombre de forte magnitude, au Chili, sont bien moindre qu'en Haïti. Et les chiliens ainsi préparés aux aléas sismiques, si un bâtiment s'écroule au cours d'un tremblement de terre, c'est soit parce qu'il a été sévèrement secoué, soit parce qu'il a été mal construit. En Haïti, les bâtiments étaient très fragiles. Ceux qui les ont conçus et érigés, il y a vingt ou trente ans, avaient bâti des tombes pour leurs occupants. Dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, où s'entassent 2 millions d'habitants, deux immeubles seulement étaient connus pour avoir été construits selon des normes anti-sismiques et ont bien résisté au choc du 12 janvier.

Le Chili est situé dans l'une des zones à la plus forte activité sismique au monde, avec la convergence de deux plaques tectoniques majeures, les plaque de Nazca et Amérique du Sud, qui provoque, par rupture d'un segment de plusieurs centaines de kilomètres de long du plan de subduction entre 50 kilomètres de profondeur et son émergence en surface au niveau de la fosse océanique, des séismes de subduction typique, de type « megathrust », de magnitude égale ou supérieure à 8.0 tous les dix ans environ. La faille rompue, lors de cet aléa sismique, est un chevauchement plongeant faiblement vers l'Est sous la marge continentale chilienne. Les données sismologiques sur la source et la répartition des répliques indiquent que le segment de faille fracturé aurait une longueur, Nord-Sud ,de l’ordre de 500 à 600 kilomètres et une largeur de plus de 100 kilomètres. Le glissement cosismique, sur ce plan, hétérogène, a dépassé la dizaine de mètres.

Haïti, en revanche, n'avait pas connu de séisme aussi catastrophique dans la région de Port-au-Prince depuis 240 ans. Le pays occupe la partie Ouest de l'île d'Hispaniola, - ou Saint Domingue -, île des Grandes Antilles située entre Porto Rico et Cuba. Au niveau de l’île d’Hispaniola le mouvement, entre les plaques Caraïbe et Amérique du Nord est partitionné sur plusieurs failles dont deux systèmes de failles décrochantes majeures, la faille septentrionale, au Nord, et la faille Enriquillo Plantain-Garden au Sud, qui absorbent, chacune, environ 7 millimètres par an de déplacement. La localisation et le mécanisme au foyer du séisme du 12 janvier indiquent, avec une composante chevauchante mineure, une rupture décrochante sénestre sur la faille d'Enriquillo. Cette faille, de direction Est-Ouest, est visible sur environ 300 kilomètres depuis le lac d'Enriquillo, en République Dominicaine, jusqu'à l'extrémité Ouest de la presqu'ile de Tiburon, passant à moins de 20 kilomètres au Sud de Port au Prince. Lors du séisme, qui s’est produit proche de la surface, 10 kilomètres de profondeur, la rupture a affecté un segment de cette faille d'environ 70 kilomètres de long, et le glissement cosismique est compris entre 1 et 2 mètres. Cette faille n'avait pas produit de séismes importants au cours de ces dernières dizaines d'années. Mais elle est probablement la source des séismes historiques de 1751 et 1770 qui, d'après les écrits d'époque de l'historien Moreau de Saint Méry, auraient tous deux détruits la ville de Port au Prince


Y-a-t-il plus de tremblements de terre ou sont-ils plus violents ?

Du premier Janvier au 28 Avril 2010 quasi tous les pays, certains d'entre eux à nombreuses reprises, sur la planète, ont été frappés par un aléa sismique de plus ou moins forte magnitude, plus de 85% de ces secousses, 300 à 350 mille, de magnitude comprise entre 2.0 et 3.5, non perceptibles par les humains mais détectées et enregistrées par des sismomètres(2), près de 10%., de magnitude comprise entre 3.6 et 4.9 sont souvent ressenties mais, jusqu'à 3.9 ceux-ci ne causent que rarement des dommages, les autres entraînant des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement et certains dommages peu communs, les 5 % restant, se classifiant en magnitude modérée comprise entre 5.0 et 5.9, pouvant causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes ou causer de légers dommages aux édifices bien construits ; de magnitude forte comprise 6,0 à 6,9, pouvant être destructeurs dans des zones allant jusqu'à 180 kilomètres à la ronde si elles sont peuplées ; de magnitude majeure comprise entre 7,0 à 7,9, pouvant provoquer des dommages sévères dans des zones plus vastes ; et de magnitude importante comprise entre 8.0 et 8.9, pouvant causer des dommages sérieux dans des zones à des centaines de kilomètres à la ronde. Au delà, il ne s'est point produit, durant les quatre premiers mois de l'année 2010, de tremblements de terre de magnitude exceptionnelle, égale ou supérieure à 9.0 car de tels séismes dévastent des zones de plusieurs milliers de kilomètres à la ronde.


Les séismes les plus destructeurs enregistrés depuis 1900.

Avant d'aborder la sismicité afférente au premier quart de l'année 2010, une rétrospective exhaustive, par ordre chronologique, des séismes, puissants et dévastateurs, les plus meurtriers enregistrés depuis 1900 :

19 Avril 1902, Quezaltenango et San Marcos, Guatemala, magnitude 7.5 d'une durée de 2 minutes, 2.000 morts. Le tremblement de terre avait, aussi, causé des dommages au Mexique, à Tapachula, Chiapas ;

16 Décembre 1902 : Andijan, Ouzbékistan, Turkestan, Russie, magnitude 6.4, 4.700 morts. Plus de 41.000 bâtiments furent détruits dans le secteur Andijon-Margilan. Un train fut « jeté hors des rails » en gare d'Andijon ;

28 Avril 1903 : Malazgirt, Turquie, magnitude 7.0, 3.500 morts. Environ 12.000 maisons furent détruites et 20.000 animaux tués dans le secteur Malazgirt-Patnos ;

28 Mai 1903 : Gole, Turquie, magnitude 5.8, plus de 1.000 morts ;

04 Avril 1905 : Kangra, Inde, magnitude 7.5, 19.000 morts, des milliers de blessés. De nombreuses villes furent détruites, Kangra, Mcleodganj et Dharamshala et endommagées dans les régions de Dehra Dun et du Pendjab, telles Amritsar, Lahore, Jullunder et Ludhiana ;

08 Septembre 1905 : Calabre, Italie, magnitude 7.9, bilan des autorités locales 557 morts mais 2.500 victimes furent recensées. Plus de 14.000 maisons furent endommagées dans toute la Calabre ;

31 Janvier 1906 : au large d'Esmeraldas, Équateur et Colombie, magnitude 8,8 engendrant un tsunami avec des vagues de plus de 5 mètres, 1.500 morts ;

16 Mars 1906, Chia-i, Taïwan, magnitude 6.8, 1.250 morts. Plus de 6.000 maisons furent détruites ;

18 Avril 1906 : San Francisco, États Unis, magnitude 8.2, 3.000 morts, entre 225.000 et 300.000 sans-abri. Malgré les dégâts importants causés par le séisme et ses répliques, ce sont les incendies qui en résultèrent qui détruisirent le plus de structures, ceux-ci se déclarant à plusieurs endroits de la ville, causés par des fuites de gaz naturel. Ils durèrent trois jours entiers ;

17 Août 1906 : Valparaiso, Chili, magnitude 8.2, d'une durée de 4 minutes, 20.000 morts, 20.000 blessés. Le tremblement de terre, destructeur, dévasta la ville et le port de Valparaíso et détruisit de nombreuses villes dans le centre du Chili de Illapel à Talca. La fracture se produisit le long de la côte de Zapallar à Llico, sur environ 250 kilomètres ;

14 Janvier 1907 : Kingston, Jamaïque, magnitude 6.5, de 800 à 1.000 morts. Tous les bâtiment furent endommagés à Kingston par le séisme et les incendies subséquents. Un tsunami fut signalé, sur la côte nord de la Jamaïque, avec une hauteur maximale des vagues d'environ 2 mètres ;

21 Octobre 1907 : Thien Chan, Chine, magnitude 8.1, plus de 10.000 morts ;

21 Octobre 1907 : Samarcande, Ouzbékistan, magnitude 7.9, plus de 10.000 morts ;

21 Octobre 1907 : Karatag, Tadjikistan, Turkestan, Russie, magnitude 8.0, 12.000 morts. Deux tremblements de terre consécutifs détruisirent Qaratog et de nombreux villages de montagne dans les régions du Gissar et du Denau en Tadjikistan et Ouzbékistan.

28 Décembre 1908 : Messine, Italie, magnitude 7,5 d'une durée de 37 secondes, officiellement 84.000 mais plus exactement plus de 100.000 morts. C'est le séisme le plus meurtrier de toute l'histoire de l'Europe. La ville de Messine a été réduite en ruines fumantes et l'onde de choc a provoqué la formation d'un tsunami qui a détruit plusieurs cités en Sicile et ravagé le port sicilien et celui de Reggio di Calabre. Plus de 40% de la population de Messine et de plus de 25% de celle de Reggio di Calabria furent tuées par le séisme et le tsunami dont la hauteur des vagues fut de 6 à 12 mètres sur la côte de la Sicile au Sud de Messine et de 6 à 10 mètres le long de la côte de la Calabre, ainsi que par les incendies dans certaines régions de Messine. Le bilan des victimes est fondée sur les données du recensement 1901-1911, certaines estimations sont, aussi élevés, à 110.000 personnes. Le séisme fut ressenti à Malte, au Monténégro et en Albanie et sur les îles Ioniennes ;

23 Janvier 1909 : Silakhor, Iran, magnitude 7.3, de 5.000 à 6000 morts suivant les bilans officiels. Environ 60 villages furent détruits ou gravement endommagés. Plus de 40 kilomètres de rupture de surfacefurent observés sur la faille Dorud. ;

11 Juin 1909, Lambesc, France, magnitude 6.2, 46 morts et 250 blessés. Il entraina d'importants dégâts et destructions au sein des villes de Salon-de-Provence, Vernègues, Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans le massif de la Trévaresse en Provence. C'est le tremblement de terre de magnitude la plus élevée enregistré en France métropolitaine depuis celui de Roquebillière en 1654. Il fut également ressenti dans les départements du Gard, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et du Var ;

09 Août 1912 : Murefte, Turquie, magnitude 7.4, 2.800 morts. Près de 25.000 maisons furent détruites et 15.000 endommagées dans 580 villes et villages de la région Murefte-Gallipoli, laissant plus de 80.000 personnes sans-abri. La rupture se produisit sur 50 kilomètres de failles, de l'extrémité Nord de la péninsule Gelibolu, golfe de Saros, jusqu'à la mer de Marmara., avec des décalages de 3 mètres, générant une liquéfaction jusqu'à 200 kilomètres de l'épicentre ;

03 Octobre 1914 : Burdur, Turquie, magnitude 7.0, 4.000 morts. Plus de 17.000 maisons furent détruites dans la région Dinar-Egridir-Burdur, et de graves dommages se produisirent à Antalya, Bolvadin et Denizli. Une bande de terre d'environ 23 kilomètres de long sur plus de 500 mètres de large, le long de la rive Sud-Est du lac de Burdur disparurent, indiquant que cela pourrait être la zone de faille ;

13 Janvier 1915 : Avezzano, Italie, magnitude 7.5, 29.980 morts dont 10.000 sur 12.000 habitants à Avezzano, 5.000 à Pescina, 4.000 à Celano, 3.000 à Sora et plusieurs centaines dans chacun des cinquante villages du Fucino détruits ou dévastés par le tremblement de terre. A Rome même, la secousse fut violente. A la basilique de Saint-Jean de Latran, une des statues des douze apôtres, alignées sur la corniche, celle de saint Paul, par Salvatore, fut précipitée sur le sol et brisée en morceaux. Elle mesurait 16 mètres de hauteur. Quelques 3.000 personnes décédèrent, dans les mois qui suivirent, des effets indirects du tremblement de terre ;

21 Janvier 1917 : Bali, Indonésie, magnitude 8.2, 15.000 morts. Des glissements de terrain, à Bali, furent la cause de la majorité des victimes ;

30 Juillet 1917 : Daguan, Yunnan, Chine, magnitude 7.5, 1.800 morts. De nombreuses maisons s'effondrèrent dans les vallées des rivières Hengjiang et Daguan. Un pont à chaînes de fer, à Yanjin, fut renversé et des ponts de pierre furent ruinés. Des éboulements bloquèrent la rivière Daguan, provoquant le reflux de l'eau vers l'amont sur plusieurs kilomètres ;

03 Février 1918 : Kwangtung, Chine, magnitude 7.3, 10.000 morts ;

13 Février 1918 : Nan'ao, Guangdong, Chine, magnitude 7.4, 10.000 morts. La ville de Nan'ao fut détruite et 80% de sa population tué ou blessé. Plus de 90% des maisons furent ruinées ou endommagées dans les région de Jieyang-Yunxiao, du Guangdong et du Fujian. Le séisme fut ressenti dans l'Anhui, le Fujian, le Guangdong, le Guangxi, l'Hubei, l'Hunan, le Jiangsu, le Jiangxi, à Taïwan et au Zhejiang ;

16 Décembre 1920 : Haiyuan, Ningxia, Kansu, province du Gansu, Chine, magnitude 8,5, 180 000 à 230.000 morts suivant les rapports officiels. Un glissement de terrain ensevelit le village de Sujiahe dans le comte de Xiji. Plus de 30.000 personnes furent tuées dans le comté de Guyuan. Presque toutes les maisons s'effondrèrent dans les villes de Longde et Huining, et des dommages survinrent dans 7 provinces et régions, y compris dans les grandes villes de Lanzhou, Taiyuan, Xi'an, Xining et Yinchuan. Des dégâts, intensité VI-X survinrent dans 7 provinces et dans les grandes villes de Lanzhou, Taiyuan, Xi'an, Xining et Yinchuan. Les effets du séisme s'étendirent depuis la mer Jaune, au Qinghai, et la province Nei Mongol, Mongolie intérieure, jusqu'au centre de la province du Sichuan. La rupture de la faile se produisit sur environ 200 kilomètres, de Lijunbu Ganyanchi à Jingtai. Une kyrielle de glissements de terrain et de fissures s'essaimèrent tout au long de la zone épicentrale. Certaines rivières furent endiguées, les autres changèrent de direction. Bien que souvent appelé tremblement de terre Kansu, par les sources occidentales, l'épicentre et les plus fortes intensités se situaient au sein de la région autonome du Ningxia ;

03 Février 1923, Kamtchatka, Russie, magnitude 8.5 ;

24 Mars 1923 : Luhuo, Sichuan, Chine, magnitude 7.3, 3.500 morts. L séisme occasionna de graves dommages et de nombreux glissements de terrain dans les région de Dawu Luhuo et du Qianning ;

25 Mai 1923 : Torbat-e Heydariyeh, Iran, magnitude 5.7, 2.200 morts. Cinq villages furent complètement détruits au Sud-Ouest de Torbat e-Heydariyeh ;

01 Septembre 1923 : Kanto, Japon, magnitude 7.9, 142.800 morts. Tokyo – Yokohama, zone épicentrale du séisme subirent des destructions extrêmes et la tempête de feu qui en suivit, brûla environ 381.000 des 694.000 maisons, les détruisant totalement ou partiellement. Bien que souvent appelé « le grand tremblement de terre de Tokyo », - ou le Grand Tokyo Fire -, les dommages furent les plus importants et les plus graves à Yokohama. Des dommages conséquents affectèrent les péninsules de Boso et d'Izu et la ville d'O-Shima. La baie de Sagami, dans la péninsule de Boso, se souleva de plus de 2 mètres et se déplaça d'au moins 4,5 mètres. Les vagues du tssunami, généré par la secousse principale, atteignirent 12 mètres en baie de Sagamiet à O-Shima, et 6 mètres sur les Péninsules d'Izu et de Boso. Des volcans de sable avec éruption, par intermittence, de fontaignes d'eau de 3 mètres de hauteur, furent observés à Hojo ;

16 Mars 1925 : Dali, Yunnan, Chine, magnitude 7.0, 5.800 morts. Plus de 76.000 maisons s'effondrèrent ou brûléèrent dans la région de Dali, où plus de 3.600 personnes furent tuées et 7.200 blessées. Les dommages et les pertes se produisirent, également, dans les comtés de Fengyi, de Midu, de Binchuan et de Dengchuan ;

07 Mars 1927 : Tango, Japon, magnitude 7.6, 3.020 morts. 98% des maisons furent détruites et plus de 1.100 personnes furent tuées par le séisme et les incendies subséquents dans la ville de Mineyama. Le séisme fut ressenti ressenti de Kagoshima à Tokyo ;

22 Mai 1927 : Xining, Chine, magnitude 8.3, 200.000 morts. Le séisme causa des dommages extrêmes dans la région de Gulang-Wuwei. Des glissements de terrain ensevelirent une ville près de Gulang et endiguèrent un cours d'eau dans le comté de Wuwei générant la création d'un nouveau lac. De larges fissures s'ouvrirent et des volcans de sable se formèrent et rentrèrent en éruption. Certaines estimations firent état que le nombre de décès était supérieur à 200.000 victimes, mais cela pourrait être une confusion avec le tremblement de terre de Ningxia, de 1920. En outre, plus de 250.000 animaux furent tués par ce tremblement de terre ;

23 Mai 1927 : Nanchang, province de Jiangxi Sud, Chine, magnitude 7.9, 80.000 morts ;

01 Mai 1929 : Koppeh Dagh, Iran, magnitude 7.2, 3.800 morts. Ce tremblement de terre causa de nombreuses victimes et de graves dommages de part et d'autre de la zone frontièreentre l'Iran et le Turkménistan. Plus de 3.250 personnes furent tuées et 88 villages détruits ou endommagés dans la région de Baghan-Gifan, Iran. Des dommages se produisirent à Bojnourd et presque toutes les bâtiments furent détruites dans les régions de Germab et d'Ashkhabad, au Turkménistan ;

18 Novembre 1929, les Grands Bancs, au sud de l'île de Terre-Neuve, Atlantique Nord, magnitude 7.2. Il déclencha un glissement de terrain sous-marin qui provoqua la rupture de 12 câbles sous-marins téléphoniques et télégraphiques et généra un puissant tsunami qui dévasta une partie de la côte sud de Terre-Neuve, détruisant plusieurs villages côtiers de la péninsule de Burin, tuant 28 personnes. Le tsunami était composé de 3 vagues hautes de plus de 15 mètres chacune qui frappèrent la côte à une vitesse de 105 kilomètres/heure, environ 3 heures après le tremblement de terre ;

06 Mai 1930 : Salmas, Iran, magnitude 7.2, 2.500 morts. Environ 60 villages furent détruits dans la plaine de Salmas et dans les montagnes environnantes. La ville de Dilman, une population de 18.000, fut complètement rasée, mais il n'y eut que 1.100 décès en raison d'un aléa sismique de magnitude 5.4 s'étant produit quelques heures auparavant à Foreshock. Bien qu'à Foreshock 25 personnes, décédèrent, l'aléa sauva, probablement, des milliers de vies car des milliers de personnes avaient choisi de dormir dehors cette nuit-là ;

23 Juillet 1930 : Irpina, Naples, Italie, magnitude 6,5, 2.100 morts. Le tremblement de terre, extrêmement puissant, toucha la Campanie, la Basilicate et les Pouilles. La majorité des dommages affectèrent les régions de Melfi, d'Irpino-Ariano d'Avellino, de Foggia, de Potenza et, jusqu'à Naples ;

31 Mars 1931 : Managua, Nicaragua, magnitude 6.0, 2.500 morts. Le tremblement de terre et le feu détruisirent une grande partie de la ville de Managua ;

27 Avril 1931 : Zangezur, à la frontière de l'Arménie et l'Azerbaïdjan, magnitude 5.7, 2.800 morts. Cinquante-sept villages furent détruits ou gravement endommagés dans la région de Sisian-Goris, Arménie, et 46 autres villages en furent, de mêmedans la région d'Ordubad, Azerbaijan ;

10 Août 1931 : Fuyun, Xinjiang, Chine, magnitude 8.0, 10.000 morts. Le séisme causa de graves dégâts, des fissures du sol, des glissements de terrain, des affaissements et générèrent des volcans de sable dans la région de Qinghe-Fuyun ;

27 Avril 1931 : Zangezur, à la frontière de l'Arménie et l'Azerbaïdjan, magnitude 5.7, 2.800 morts. Cinquante-sept villages furent détruits ou gravement endommagés dans la région de Sisian-Goris, Arménie, et 46 autres villages en furent, de même, dans la région d'Ordubad, Azerbaijan ;

10 Août 1931 : Fuyun, Xinjiang, Chine, magnitude 8.0, 10.000 morts. Le séisme causa de graves dégâts, des fissures du sol, des glissements de terrain, des affaissements et générèrent des volcans de sable dans la région de Qinghe-Fuyun ;

25 Décembre 1932 : Changma, Province du Gansu, Chine, magnitude 7.6, pour les autorités chinoises la liste des morts recensa 275 victimes ce qui parait incompatible avec les rapports afférents aux dommages, d'autres sources avançaient le nombre de 70.000 victimes. Plus de 1.100 maisons s'effondrèrent dans la région de Changma et de graves dommage se produisirent de Dunhuang à Gaotai. La longueur de la rupture de la faille, et les déformations qui en découlèrent, fut de 110 kilomètres. Il y eut des glissements de terrain, des fissures du sol et des volcans de sabe dans la région de Changma ;

02 Mars 1933 : Sanriku, Japon, magnitude 8.4, 3.000 morts. Le tremblement de terre se produisuit à environ 290 kilomètres au large des côtes de Honshu, la plupart des victimes et les dommages furent causés par le grand tsunami qui fut généré. Environ 5.000 maisons furent détruites dont près de 3.000 emportées par la vague de 29 mètres de haut à Ryori Bay sur l'île d'Honshu ;

25 Août 1933 : Maowen, Chine, magnitude 7.5, 10.000 morts. La ville de Diexi et 60 villages de la région furent complètement détruits. Des dommages et des pertes en vies humaines se produisirent, également, à Chengdu. Le séisme fut ressenti à Chongqing et à Xi'an. Des glissements de terrain créèrent 4 lacs sur la rivière Min Jiang et plus de 2.500 victimes furent à déplorer, 45 jours plus tard, quand les barrages cédèrent et que les eaux libérées inondèrent la vallée ;

15 Janvier 1934 : Bihar, Népal, Inde, magnitude 8.1, plus de 10.000 morts. Des dommages extrêmes, intensité X, se produisirent dans la région de Sitamarhi-Madhu-bani, zone de l'Inde, où la plupart des maisons s'enfoncèrent, jusqu'à 1 mètre de profondeur, dans les alluvions. Des dommages, par liquéfaction, se prolongèrent jusqu'à Supaul Purnia, à l'Est, et dans la région de Muzaffarpur-Darbhanga, au Sud. Deux autres zones furent affectées par des dommages extrêmes, d'intensité X, dans le Munger, le long du Gange, et dans la vallée de Katmandou, au Népal ;

20 Avril 1935 : Miao-li, Taiwan, magnitude 7.1, 3.270 morts, plus de 12.000 blessés. 39.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées dans le-chu-T'ai-chung. Une ligne de chemin de fer s'enfonça jusqu'à une profondeur de 2 mètres. Des ponts en fer furent détruits et des tunnels fissurés. Le séisme fut ressenti dans tout Taiwan et à Fuzhou en Chine continentale ;

31 Mai 1935 : Quetta, Pakistan, magnitude 7.9, 60.000 morts. La ville de Quetta fut presque entièrement détruite et de nombreuses fractures et des glissements de terrain se produisirent dans la région ;

16 Juillet 1935 : Hsin-Chu, Taiwan, magnitude 6.5, 2.740 morts, plus de 6.000 blessés et plusieurs milliers de maisons détruites dans la zone de Hsin-Chu. Ce fut, probablement, une réplique du séisme du 20 avril 1935 ;

01 Février 1938 : Indes néerlandaises, Mer de Banda, Indonésie, magnitude 8.5 et intensité VII sur l'échelle de Mercalli, provoquant un tsunami avec une vague atteignant 1,5 mètre ;

24 Janvier 1939 : Chillán, Chili, magnitude 8.3, 28.000 morts et 58.000 blessés et 1,7 million de sinistrés. Le séisme causa des dommages extrêmes dans la région de Chillan-Cauquenes et de graves dommages de Arica à Puerto Aisen ;

26 Décembre 1939 : Erzincan, Turquie, magnitude 8.0, 33.000 morts. Le séisme occasionna des dommages extrêmes dans la plaine de Erzincan et la vallée de la rivière Kelkit, ainsi que près Turcan, où un violent tremblement de terre, peut-être un avant-choc, avait eu lieu le 21 novembre, à l'ouest d'Amasya et de Sivas nord jusqu'à la côte de la mer Noire. Le tremblement de terre fut ressenti fortement à Larnaca, Chypre. La rupture de la faille se produisit sur une longueur de 300 kilomètres, dans la zone Nord-anatolienne, entre Erzincan et Niksar, avec 3,7 mètres de déplacement horizontal et 2,0 mètres de décalage vertical. Un petit tsunami fut observé à Fatsa sur la côte de la mer Noire de la Turquie et enregistré par les stations de marée de Tuapse, en Russie et à Sé­bastopol, en Ukraine.

10 Novembre 1940 : Vrancea, Roumanie, magnitude 7.3, 1.000 morts. De nombreux bâtiments et maisons d'habitation furent détruits et des milliers de personnes blessées dans la région de Bucarest-Galati, dans la vallée de Prahova River et à Ploiesti, en partie en raison des incendies qui ont éclaté dans les raffineries de pétrole. De lourds dommages affectèrent Chisinau, Moldova, Tchernivtsi, Dnipropetrovsk et Odessa. Le séisme fut ressenti de Marseille, France, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, Russie, et à Istambul, en Turquie ;

20 Décembre 1942 : Erbaa, Turquie, magnitude 7.3, 1.100 morts. Environ 5.000 bâtiments furent détruits ou endommagés dans la région Erbaa-Niksar. La rupture de la faille survinr dans la faille Nord-anatolienne, à Niksar, dans la vallée de la rivière de Kelkit à l'Ouest de la rivière des Yesilirmak Erbaa avecun déplacement horizontal de 1,7 mètre. Ce tremblement de terre se produisit à l'Ouest de la zone de rupture du tremblement de terre d' Erzincan, en 1939 ;

10 Septembre 1943 : Tottori, Japon, magnitude 7.4, 1.190 morts. Plus de 7.500 maisons furent détruites, de Niigata, à Kumamoto, dans la région de Tottori ;

26 Novembre 1943 : Ladik, Turquie, magnitude 7.6, 4.000 morts. Environ 75% des maisons furent détruites ou endommagées dans la région de Vezirkopru-Ladik. La rupture de la faille Nord-anatolienne, sur une longueur de 280 kilomètres, se produisit depuis l'Ouest Destek jusqu'au qorges Erbaa, sur la rivière Filyos. Cette zone faisait immédiatement suite, à l'Oues, à la zone de rupture du tremblement de terre d'Erbaa, en 1942 ;

15 Janvier 1944 : San Juan, Argentine, magitude 7.4, entre 8.000 et 10.000 morts suivant les estimations, et, au moins, 12.000 blessés. Le séisme occasionna de graves dégâts dans la ville de San Juan et dans la province de Mendoza. C'est le plus grand nombre de victimes, pour un tremblement de terre, dans l'histoire de l'Argentine. Le séisme fut ressenti fortement à Cordoba, à La Rioja et à San Luis, en Argentine et dans la région de San Felipe-Petorca, au Chili ;

01 Février 1944 : Gerede, Turquie, magitude 7.4, 2.790 morts.Environ 50.000 maisons furent détruites ou fortement endommagées dans la zone de la faille Nord-ana-tolienne comprise entre Bolu Gerede et Kursunlu. Des dommages, intensité VI, survinrent dans la région de Sakarya-Zonguldak-Kastamonu. Le séisme fut fortement ressenti à Ankara. La zone de rupture était immédiatement à l'Ouest de la zone épicentrale du tremblement de terre de Ladik, en 1943 Ladik. Au total, environ 800 kilomètres de la zone de faille nord-anatolienne, entre Erzincan et Abant Lake, se rompit avec un décalage horizontal de 3,5 mètres et un déplacement vertical de1 mètre ;

07 Décembre 1944 : Tonankai, Japon, magnitude 8.1 Suivant les autorités, il y eut 998 victimes. Plus de 73.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées par le séisme et quelques 3.000 autres furent emportées par le tsunami dont la hauteur des vagues des vagues fut de 8 mètres sur la côte orientale de la péninsule de Kii, Honshu. Le tsunami atteignit Attu, en Alaska et San Diego et de Terminal Island, en Californie.

12 Janvier 1945 : Mikawa, Japon, magnitude 7.2, 1.961 morts. Plus de 17.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées, principalement à Aichi et à Gifu. La zone atteinte par le séisme s'étendit depuis Fukushimajusqu'à Shimane, Honshu et Shikoku. La rupture de la faille affecta une longueur de 100 kilomètres et généra un déplacement vertical de 2 mètres ;

27 Novembre 1945 : Makran Coast, Pakistan et Balouchistan, Inde, magnitude 8.0, 4.000 morts. Le séisme causa de graves dégâts à Pasni et Ormara. Un important tsunami fut généré par la forte secousse et occasionnèrent des dommages à Karachi et des dommages et des pertes en vies humaines dans le Mumbai, Bombay. Quatre nouvelles îles apparurent, au large de la côte, près de Hinglaj. Le séisme fut ressenti jusqu'à Dera Ismail Khan et Sahiwal ;

01 Avril 1946 : Îles Aléoutiennes, Alaska, magnitude 8.6, 2.000 morts provoquant un tsunami avec une vague de 35 mètres qui touche Hawaii, le Japon et la côte ouest des États-Unis ;

21 Mai 1946, Martinique, magnitude 7.0. Gros séisme de subduction dans l'île antillaise ;

31 Mai 1946 : Ustukran, Turquie, magnitude 5.9, entre 840 et 1.300 morts suivant les sources. Plusieurs villages furent détruits ;

10 Novembre 1946 : Ancash, Pérou, magnitude 7.3, 1.400 morts. Presque toutes les maisons furent détruites ou gravement endommagés dans les région de Sihuas-Quiches et d'Ancash. De nombreux glissements de terrain se produisirent et l'un d'eux ensevelit le village de Acobamba et un second, le barrage sur la rivière Pelagatos. Le séisme fut ressenti de Guayaquil, en Équateur, à Lima, au Pérou ;

20 Décembre 1946, Nankaido, Japon, magnitude 8.1, 1362 morts, plus de 2.600 blessés et 100 disparus. Plus de 36.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées dans le Sud de Honshu et de Shikoku. 2.100 autresfurent emportées par un tsunami dont les vagues atteignirent 5 à 6 mètres de haut sur la côte Est de la péninsule de Kii, Honshu et sur les côtes Est et Sud de Shikoku ;

28 Juin 1948 : Fukui, Japon, magnitude 7.3, 5.390 Près de 67.000 maisons furent détruites dans la région de Fukui par le séisme et les incendies qui en découlèrent. Les dégâts furent particulièrement graves dans les zones d'alluvionnaires, à Ibaraki, à Niigata, à Honshu Uwajima et à Shikoku. Plus de 550 répliques furent ressenties dans le mois suivant le séisme ;

05 Octobre 1948 : Achkhabad, Turkmenistan, magnitude 7.3, 110.000 morts. Dommages extrèmes se produisirent à Ashgabat et dans les villages voisins. Presque tous les bâtiments en briques s'effondrèrent, les structures en béton furent gravement endommagés et plusieurs trains de marchandises déraillèrent ;

10 Juillet 1949, Khait, Tadjikistan, magnitude 7.5, 12.000 morts. Presque tous les bâtiments furent détruits par le séisme et par des glissements et des effondrements de terrain sur une zone de 60 à 65 kilomètres de long sur 6 à 8 kilomètres de large Un effondrement de sol géant, d'environ 20 kilomètres de long sur 1 kilomètre de large, se déplaçant à la vitesse de 100 mètres par seconde, ensevelit la ville de Khait à une profondeur d'environ 30 mètres. Dans la vallée de la rivière Yasman 20 villages furent, de même, ensevelis à des profondeurs variant de 10 à 20 mètres ;

05 Août 1949 : Ambato, Équateur, magnitude 6.8, 3.000 morts. Les villes de Guano, de Patate, de Pelileo et de Pillaro furent totalement détruites, tout comme le fut un tiers de la ville d'Ambato. D'importants dommages se produisirent dans les provinces de Tungurahua, Chimborazo et Cotopaxi. Les glissements de terrain bloquèrent les routes et les cours d'eau dans toute la région d'Ambato. Le séisme fut d'intensité IV à Cuenca, Guayaquil et Quito.

15 Août 1950, Zhamo, dénommé « Tremblement de terre d'Assam-Tibet », Chine, magnitude 8.6, 1.526 morts. De nombreux bâtiments s'effondrèrent tuant, au moins 780 personnes dans la région de Nyingchi-Qamdo-Zhamo, dans l'Est du Tibet. Volcans de sable, fissures du sol et glissements importants de terrain se produisirent. Dans la région de Medog, le village de Yedong glissa dans le Yarlung Zangbo, - le Brahmapoutre -, et hommes et maisons furent emportés par les flots tumultueux du fleuve . Le séisme fut ressenti à Lhassa et dans les provinces du Sichuan et du Yunnan. L' intensité X provoqua de multiples dégâts dans la région de Sibsagar-Sadiya de l'Assam, en Inde et dans les collines environnantes. Environ 70 villages furent détruits dans les collines Abor, principalement à cause des glissements de terrain qui, en outre, bloquèrent la rivière Subansiri. Le barrage céda 8 jours plus tard, créant une vague de 7mètres de hauteur qui inonda plusieurs villages et tua 536 personnes. Le séisme fut ressenti jusqu'à Calcutta ;

18 Août 1950, Province de l'Assam, Inde, magnitude 8.6. Le gros séisme, suivi par 74 répliques de moyenne et de forte magnitude, engloutit 70 villages ;

02 Août 1951 : Cosiguina, Nicaragua, magnitude 5.8, 700 morts. Le tremblement de terre de fissura le versant du volcan Cosiguina, libérant l'eau de son cratère. La coulée de boue qui en résulta, détruisuit la ville de Potosi. Une secousse plus forte, magnitude 6.0, se produisuit dans la même région, quelques heures plus tard, le 03 Août ;

04 Novembre 1952, Kamtchatka, Russie, magnitude 9.0. Le séisme déclencha un tsunami régional causant dans la péninsule de Kamtchaka et sur les îles Kouriles 2.300 morts ;

18 Mars 1953 : Yenice-Gonen, Turquie, magnitude 7.3, 1.070 morts. Plusieurs milliers de bâtiments furent endommagés dans le secteur de Yenice-Gonen. Le séisme, avec une intensité VI, fut ressenti à Sakarya, à Bursa, à Edirne, à Istanbul et à Izmir. Ave une intensité moindre, il fut, aussi, ressenti dans les îles égéennes et dans une grande partie de la Grèce continentale, en Bulgarie. La rupture de la faille se produisit sur une longueur de 50 kilomètres avec un décrochement horizontal de 4,3 mètres ;

09 Septembre 1954 : Orléansville, El Asnam, Algérie, magnitude 6.7, 1.750 morts et 5.000 blessés. La ville d'Orléansville quasi ruinée, a été reconstruite et rebaptisée El Asnam, Chlef actuellement ;

09 Mars 1957, îles Andréanof, Alaska, magnitude 9.1, 1.200 morts. La région épicentrale du tremblement de terre se situant dans une zone inhabitée, les dommages et les pertes en vies humaines furent réduites. Les poêles et les cheminées furent brisées dans les villes les plus proches, et des dommages mineurs survinrent à Bodaïbo et à Tchita. Cependant, d'importants effets géologiques furent observés dans une zone étendue. Le « creux » Namarakit, un « embryonnaire bassin type Baykal », s'effondra sur plus de 6 mètres de large sur le côté sud, créant le lac Novyy Namarakit. L »Udokan Range fut soulevé d'environ 1.5 mètre et se décala sur le plan horizontal, de plus de 1 mètre. Des glissements de terrain survinrent à plus de 350 kilomètres de l'épicentre. Les débits, la températures et les niveaux d'eau changèrent dans les sources et les puits jusqu'à Tchita, ville se situant à 500 kilomètres de l'épicentre ;

02 Juillet 1957 : Sang Chai, Mazandaran, Iran, magnitude 7.1, 1.200 morts. Presque tous les villages, dans la région de Ab-Garm-Mangol-Zirabe, sur le côté Nord des monts Elbourz, connurent la destruction. De nombreux glissements de terrain et des éboulements bloquèrent la route d'Amol à Téhéran et causèrent d'importants dégâts dans nombre de villages autour de l'épicentre. Le tremblement de terre fut fortement ressenti à Téhéran ;

27 Juin 1957 : Sibérie, Russie, magnitude 7,9, 1.200 morts ;

13 décembre 1957, Sahneh, Iran, magnitude 7.1, 1.130 morts. Plus de 900 personnes furent blessées et 211 villages détruits ou gravement endommagés dans la région de Songor-Asadabad et à Sahneh dans les provinces de Kermanshahan et d'Hamadan. Quelques fissures se formèrent, dans les alluvions, le long de la faille Sahneh.

10 Juillet 1958 : Baie de Lituya, près du Canada, Alaska, magnitude 8,2, 2 morts. Le séisme provoqua un gigantesque glissement de terrain. Cette masse tombant dans une baie très étroite créa une onde très localisée et spectaculaire. L'eau fut projetée jusqu'à une hauteur de 525 mètres. Ce phénomène est techniquement plus proche d'un Splash que d'un tsunami ;

29 Février 1960 : Agadir, Maroc, magnitude 5.7, 15.000 morts. Le séisme a détruit entièrement la ville d'Agadir. Plus d'un tiers de la population d'Agadir fut tué et, au moins, un autre tiers, blessée par ce tremblement de terre de courte durée, moins de 15 secondes. Il est le plus destructeur des tremblements de terre « modérés », magnitude inférieure à 6, au cours du XX° siècle et à l'opposé du tremblement de terre, en Mongolie, de magnitude 8,1, du 4 décembre 1957, qui avait fait très peu de victimes. Tous les bâtiments, dans le Founti, la Kasbah et Yachech furent détruits ou très gravement endommagés et plus de 95% de la population de ces zones urbaines fut tuée. Plus de 90% des bâtis furent ruinéss ou endommagés dans le quartier Talbordjt et plus de 60 % connurent le même sort dans la ville nouvelle et sur le Front-de-Mer ;

22 Mai 1960, Valdivia, Chili, magnitude 9.5, séisme le plus violent recensé, précédé par une série de tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 8 sur une bande de 1.300 kilomètres au nord de l'épicentre et provoqué par le glissement de la plaque de Nazca d'environ 18 mètres sous la plaque sud-américaine, 5.700 morts. L'ampleur des dégâts causés par la secousse principale, fut catastrophique dans la région de Puerto Montt-Valdivia. La plupart des victimes et la plupart des dommages furent générés par des qui ruinèrent la côte du Chili à Puerto Aisen Lébou et de nombreuses régions de l'océan Pacifique. Puerto Saavedra fut complètement détruite par les vagues qui ateignirent des hauteurs de 11,5 mètres et effectuèrent des vestiges de maisons intérieures sur 3 kilomètres de large, des vagues de 8 mètres au Corral, 61 victimes et des destructions à Hawaï, pour la plupart à Hilo, où la hauteur des déferlantes atteignit 10,6 mètres. Des vagues de 5,5 mètres frappèrent le nord de Honshu 1 jour après le tremblement de terre, détruisant plus de 1.600 maisons et faisant 185 victimes ou portés disparus, les Philippines, 32 victimes ou disparus. Des dommage se produisirent sur l'île de Pâques, dans les îles Samoa et en Californie. L'île Guafo se souleva de 3 mètres. De nombreux glissements de terrain survinrent dans le Lake District, de Lago Villarica à Lago Todos los Santos. Le 24 mai, le Volcan Puyehue explosa et rentra en éruption, envoyant des cendres à plus de 6000 mètres. L'éruption se poursuivit pendant plusieurs semaines. Ce séisme fut précédé de 4 secousses précurseur de magnitude supérieure à 7.0, dont une de magnitude 7,9 le 21 mai qui causa de graves dommages dans la région de Concepcion. Plusieurs répliques se produisirent, avec 5 de magnitude égale ou supérieure à 7.0. C'est le plus grand tremblement de terre du 2XX° Siècle. La zone de rupture fut de 1000 kilomètres de long, à partir de Puerto Aisen Lébou. ;

01 Septembre 1962 : Kazvin, Iran, magnitude 7.3, 10.000 morts. Quatre-vingt-un villages détruits et 233 endommagés, plus de 21.000 maisons détruites, presque toutes bâties avec des matériaux pauvres, sur la base des dommages aux structures anciennes, ce fut probablement le plus grand tremblement de terre dans cette zone depuis au moins celui de 1630. Sur plus de 100 kilomètres de long, la rupture se produisit dans la zone Est-Ouest de la faille Ipak ;

26 Juillet 1963 : Skopje, Yougoslavie, magnitude 6.0, 1.100 morts et plus de 4.000 blessés. Environ 75% des bâtis, à Skopje, furent détruits ou gravement endommagés. Les plus lourds dommages occasionnés aux bâtiments, le furent sur la zone alluvionnaire de la vallée du fleuve Vardar. Il y eut peu de dommages en dehors de Skopje. Car l'épicentre du séisme, peu profond, s'était situé presque sous la ville. La ville illyrienne de Scupi avait été détruit par un tremblement de terre en 518. Elle avait été reconstruite à proximité et avait pris nom de Justiniana Prima, devenant, plus tard, Skopje. Mais au XVI° siècle, elle s'appelait Uskub, ville qui fut, en 1555 comme elle l'avait été en 518, détruite par un tremblement de terre, la loi des série sur une zone à forte sismicité ;

13 Octobre 1963, îles Kouriles, Russie, magnitude 8.5 ;

27 Mars 1964, Valdez, Alaska, États Unis, magnitude 9.2, surnommé le Good Friday Earthquake, dura 4 minutes, 131 morts ;

04 Février 1965, Ile des Rats, îles Aléoutiennes, Alaska, États Unis, magnitude 8.7 ;

07 Mars 1966 : Longyao, Hebei, Chine, magnitude 7.0, 1.000 morts 7.0 Plus de 135.000 maisons sfurent détruites et 190.000 gravement endommagées dans la province d'Hebei. Les dégâts les plus importants se concentrèrent dans le comté de Julu, où plus de 106.000 maisons s'effondrèrent et 100.000 autres subirent de graves dégats. Le tremblement de terre fut ressenti dans les provinces du Hebei, du Shanxi, du Henan et du Shandong ;

22 Mars 1966 : Ningjin, Hebei, Chine, magnitude 6,9, 1.000 morts. Plus de 196.000 maisons s'effondrèrent et 298.000 furent gravement endommagées dans les provinces d'Hebei, de Shandong et de Shanxi. De graves dommages affectèrent la région de Ningjin-Shinhe et celles de Beijing et de Tianjin, et au-delà à Hohhot et à Nanjing. Dans la zone épicentrale, de larges fissures sillonnèrent les terres. Les rapports officiels furent silencieux sur le nombre de victimes et de blessés en faisant un amalgame avec le séisme du 07 Mars afin de minimiser les dégâts matériels et les pertes en vies humaines ;

19 Août 1966 : Varto, Turquie, magnitude 6.7, 2.529 morts, 1.500 blessés et 108.000 sans abri. Le séisme causa d'importantes destuctions à Varto et à, au moins, 20 villages dans les provinces de Bingol, d'Erzurum et de Mus. ;

31 Août 1968 : Dasht-e Bayaz, Iran, magnitude 7.3, 7.000 à 12.000 morts. Cinq villages furent totalement détruits dans la région de Dasht-e Bayaz, et 6 autres dans la région de Kakhk-Salayan eurent, au moins, la moitié de leurs bâtisses ruinées. Une forte réplique, le 01 Septembre, anéantit la ville de Ferdows. En tout, plus de 175 villages subirent des dommages plus ou moins importants, dans la province, à faible intensité de population, de été détruits ou endommagés dans ce domaine plutôt faible densité de population de Khorasan. Le nombre de morts aurait probablement été beaucoup plus élevé si ce tremblement de terre aurait frappé au milieu de la nuit ;

28 Février 1969 : déplacement de plaques dans la faille des Açores-Gibraltar dans l’Océan Atlantique, Maroc, magnitude 7.3. Il avait donné naissance à un tsunami de faible amplitude mais notable : 1,2 mètre à Casablanca, 0,2 mètre à Séville ;

25 Juillet 1969 : Guangdong, Yangjiang, Chine, magnitude 5,9, 3,000 morts. Plus de 10.700 maisons s'effondrèrent et environ 36.000 furent gravement endommagées dans le comté de Yangjiang. Certains dommages, également, se produisireny dans les régions de Xinyi-Yunan, de Guangdong, et de Teng-Xian, Rong Xian, Guangxi. De légers dommages survinrent à Hong Kong. Des fissures,des glissements de terrain et des volcans de sables furent générés, le long de la côte et le long de certaines rivières de la région, par la secousse principale. Le nombre de morts fut estimé à partir des rapports non confirmés ;

04 Janvier 1970 : Tonghai, Yunnan, Chine, magnitude 7.5, 12.000 morts. Le séisme se localisa à 90 kilomètres au Sud-Ouest de Kunming, une ville de près d'un million d'habitants, et 75 kilomètres au Nord-Ouest de Gejiu comptant 180.000 habitants. Les habitants de Hanoi, Vietnam du Nord, à environ 480 kilomètres de l'épicentre, désertèrent leurs maisons terrorisés par les grondements générés par la secousse. La rupture de faille de Tonghai s'étira sur plus de 50 kilomètres avec un déplacement horizontal de 2,5 mètres et vertical d'environ 0,5 mètre ;

28 Mars 1970 : Gediz, Turquie, magnitude 6.9, 1.086 morts. Plus de 12.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées dans la région d'Emet-Gediz, province de Kutahya. Plus de 50% des bâtiments furent endommagés dans 53 villages. Nombre de dommages furent causés par des glissements de terrain et des incendies. Des dommages se produisirent, aussi, à Bursa, à Yalova, à Ankara, Istanbul, à Izmir et à Erzincan. Le séisme fut également ressenti à Chios et à Lesbos, en Grèce. De fortes répliques causèrent de nombreux dommages additionnels. La rupture de la faille s'étala sur plus de 61 kilomètres avec des déplacements verticaux, d'extension et de « pull-apart », dans la région de Gediz, qui se conjuguèrent avec un déplacement horizontal, de 2.75 mètres, sur la faille Ayikayasi. De nombreux glissements de terrain et des changements notoires dans les écoulements des sources thermales survinrent dans la zone épicentrale ;

31 Mai 1970 : Chimbote, Pérou, magnitude 7.9, 50.000 morts recensés, 20.000 disparus et présumés morts, et 150.000 blessés dans Ancash et La Libertad, épicentre du tremblement de terre. Une avalanche de débris de roche catastrophiques, de glace et de boue ensevelit la ville de Yungay, qui comptait 20.000 habitants ;

22 mai 1971 : Bingol, Turquie, magnitude 6.9, 1.000 morts. La ville de Bingol fut presque détruite et 15.000 de ses habitants furent sans abri. Le séisme se produisit à l'extrémité orientale de la faille anatolienne ;

31 Octobre 1971 : Orissa et Golfe du Bengale, Inde, magnitude 7.9, 10.800 morts ;

10 Avril 1972 : Ghir, Fars, Sud de l'Iran, magnitude 7.1, 5.054 morts et 1.700 blessés. Le tremblement de terre frappa la province de Fars, au sud de l'Iran. La secousse détruisit 80% des habitations de la ville de Ghir, tuant 67% de sa population. La plupart des victimes furent des femmes et des enfants car les hommes étaient partis pour les champs. Un total de 45 villages et de hameaux furent endommagés, et certains furent même rasés. Les glissements de terrain bloquèrent les routes entravant les travaux de sauvetage. Bien que de nombreuses répliques se produisirent, ajoutant à l'inquiétude, aucune n'excéda la magnitude 5.1 ;

23 Décembre 1972 : Managua, Nicaragua, magnitude 6.5, 10 000 morts, environ 30 000 blessés et 400.000 sans-abri. La capitale, Managua subit des dégâts énormes et 80% de ses édifices furent rasés. De plus, des foyers d'incendie attisés par des vents secs et des menaces d'épidémies causées par des corps en décomposition forcèrent l'évacuation de près de 300 000 réfugiés. Ce fut l'une des pires catastrophes sismiques de l'année, et le plus meurtrier pour l'Ouest de l'hémisphère Sud. Des centaines de répliques furent enregistrées, mais seulement deux dépassèrent une magnitude de 5.0, et elles se produisirent dans l'heure qui suivit la secousse principale ;

01 Mai 1974 : Province de Sichuan et Yunnan, Chine, magnitude 7.8, bilan officiel 17.500 morts mais plus de 50.000 disparus ;

10 Mai 1974 : Yibin, provinces de Sichuan et Yunnan, Chine, magnitude 6.8, bilan officiel 20.000 morts mais d'autres sources civiles font état de 50.000 à 70.000 morts directes ou indirectes ;

28 Décembre 1974 : Pattan, Pakistan, magnitude 6.2, 5.300 tués, 17.000 blessés et 97.000 sans-abri. Ve fut le séisme le plus destructeur de l'année 1974. Le village de Pattan et ses hameaux furent entièrement détruits et de graves dommages se produisirent en d'autres dlieux de la région de vallée de l'Indus. Il fut ressenti, intensité V, à Kaboul, en Afghanistan. ;

04 Février 1975 : Haicheng, Chine, magnitude 7.0, officiellement 2.000 morts mais 10.000 victimes recensées. Le séisme provoqua d'importants dégâts dans la région Haicheng-Yingkou. Des dommages mineurs affectèrent Séoul, en Corée du Sud. Le tremblement de terre fut ressenti à Primorskiy Kray, URSS, et à Kyushu, au Japon. Les responsables chinois avaient ordonné l'évacuation de Haicheng, une population d'environ 1 million, d'habitants, la veille du tremblement de terre. Dans les mois précédents, les variations des niveaux d'eau, et les multiples rapports sur le comportement animal particulier, d'une part, et, d'autre part, l'augmentation de l'activité sismique, ayant déclenché l'alerte d'évacuation. Ilfut estimé que le nombre de morts et de blessés aurait dépassé 150.000 si aucune prévision des séismes et d'évacuation n'avait été faite ;

06 Septembre 1975 : Diyarbakir, Turquie, magnitude 6.7, 2.300 morts et 3.400 blessés. Ce tremblement de terre destructeur, centré dans la province de Diyarbakir, frappa dans l'Est de la Turquie. Il causa des dégâts matériels considérables. La secousse principale se produisit à l'heure du déjeuner quand la plupart des habitants se trouvaient l'intérieur de leurs maisons et, les enfants, à l'école. Les districts, les plus durement touchés, furent ceux de Hazro, d'Hani, de Kulp, et de Lice qui fut presque entièrement détruite. De nombreuses répliques de forte intensité suivirent la secousse principale, provoquant l'effondrement de maisons déjà partiellement endommagées ;

04 Février 1976 : Guatemala-City, Guatemala, magnitude 7.5, 23.000 morts et des milliers de blessés. L'épicentre du séisme se situa à environ 160 kilomètres au Nord de Guatemala City. Les dégâts furent considérables. La plupart des bâtis, dans les zones périphériques de la ville de Guatemala, furent totalement détruits, laissant des milliers de sans-abri. L'accès aux sites de la catastrophes fut entravé par les nombreux glissements de terrain survenus dans la région. L'alimentation et l'approvisionnement en eau furent plus que réduites. Certaines de ces zones ont été privées d'électricité et de toutes communications pendant plusieurs jours. Le choc principal fut suivi par des milliers de répliques, certaines, de forte magnitude, entraînant des pertes supplémentaires en vies humaines et en dommages matériels ;

06 Mai 1976 : Frioul, Italie, magnitude 6.4. La région de Gemona fut presque entièrement détruite, 137 communes sont touchées, 600 000 personnes concernées, 1.000 morts, environ 200 orphelins, 700 000 sans-abri ;

06 Mai 1976 : Italie du nord, magnitude 6.5 1 000 tués, au moins 1700 blessés, et d'importants dégâts dans la zone épicentrale. Le tremblement de terre fut ressenti dans toute l'Europe. Une secousse sismique, de magnitude 4,6, précéda la secousse principale d'environ 1 minute et 7 secondes ;

25 Juin 1976 : Irian Jaya, Papouasie, Indonésie, magnitude 7.1, 422 morts, 5.000 à 9.000 personnes portées disparues et présumées mortes. Le tremblement de terre causa 350 décès. Quelques jours plus tard, un certain nombre de personnes furent tuées par des glissements de terrain générés par le séisme. Six villages furent totalement détruits. Le séisme fut fortement ressenti dans l'Irian occidental et la région l'Est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ;

27 Juillet 1976 : Tangshan, Chine, magnitude 8,2 mais officielle 7.5, chiffres officiels 242.419 morts. En outre, 164.581 personnes furent sévèrement blessées D'autres estimations font état de 500.000 à 800.000 morts, directes ou indirectes et 655.000 à 799.000 blessés. Les sismologues estiment que le tremblement de terre a atteint la magnitude de 8,2 sur l'échelle de Richter, alors que le gouvernement chinois évalue la magnitude entre 7,6 et 7,8. La ville industrielle de Tangshan, située à 200 kilomètres à l'Est de Pékin, est rayée de la carte Le tremblement de terre fut suivi par une réplique quinze heures plus tard de 7,1 sur l'échelle de Richter, faisant de nouveaux morts. C'est le tremblement de terre le plus meurtrier, au cours des quatre derniers siècles, et le deuxième plus grand dans l'histoire ;

16 Août 1976 : Mindanao, Philippines, magnitude 7.9, 8.000 morts. Le séisme se produisit près de la côte Ouest de Mindanao, à environ 950 kilomètres au Sud de Manille. Un tsunami fut généré dans le golfe de Moro causant des dommages considérables et entraînant la perte de milliers de vies humaines. La secousse principale fut suivie par une forte réplique, 12 heures plus tard, causant des dommages supplémentaires ;

24 Novembre 1976 : Caldira, Muradiye, Iran région frontalière avec la Turquie, magnitude 7.3, 5.000 morts. Le séisme se localisa le long de la frontière irano-turque. Caldira, Muradiye, et les villages environnants furent totalement détruits. La Neige et le froid entravèrent les équipes de secours les empêchant d'atteindre de nombreux villages de montagne ;

04 Mars 1977 : Vrancea, Roumanie, magnitude 7.2, 1.500 morts, environ 10.500 blessés et 60.000 personnes sans-abri. Le séisme était centré à, environ, 170 kilomètres au nord de Bucarest. Il causa d'importants dommages à Bucarest et en d'autres régions de Roumanie. La Bulgarie comptabilisa 20 morts et 165 blessés. Des blessures et des dommages furent répertoriées en Yougoslavie. Moscou signala quelques dégâts dans la République soviétique de Moldavie. Ce choc fut ressenti de Rome à Moscou et de la Turquie à la Finlande ;

16 Septembre 1978 : Tabas, Iran, magnitude 7.8, 20.000 morts, des milliers de blessés et 120.000 personnes sans-abri. Le séisme se centra à environ 600 kilomètres au Sud de Téhéran dans les environs de Tabas. La ville de Tabas eut le plus lourd bilan, 9.000 victimes sur une population de 13.000 habitants. 2500 à 3.500 furent décomptées à Dehesk, et 2.000 sur une population de 3500 habitants, à Kurit ;

10 Octobre 1980 : El Asnam, Algérie; magnitude 7,2, 5.000 morts, 15.000 blessés et 138.000 sans abri. Suite à ce tremblement de terre, la ville, détruite à plus de 80%, se renomme Chlef. Le séisme fut ressenti dans toute l'Algérie et du Nord-Ouest au Sud-Est de l'Espagne. Environ 42 kilomètres de rupture de faille, en surface, fut observée ;

23 Novembre 1980 : Conza della Campania, province d'Avellino, Italie, magnitude 6.8, selon les statistiques officielles, 2.735 morts, mais plus de 5.000 suivant les registres des décès, environ 9.000 blessés et, environ, 394.000 sans-abri. D'importants dégâts, intensité maximale X, se produisirent dans la Basilicate, la Campanie et les Pouilles. Castelnuovo di Conza, della Campania Conza, Laviano, Lioni, Sant'Angelo dei Lombardi et Santomenna furent presque entièrement ruinées. En Basilicate et dans la Campanie, plus de 77.000 maisons furent détruites et 755.000 furent endommagées ;

11 Juin1981 : Province du Kerman, Iran, magnitude 6.7, 3.000 morts, de nombreux blessés et d'importants dégâts dans la province de Kerman ;

13 Décembre 1982 : Nord-Yémen, magnitude 6.0, 2.000 morts, 1.500 blessés, 700.000 sans-abri et environ 300 villages détruits ou gravement endommagés au Yémen. L'ntensité maximale VIII affecta la région de Dawran-Risabah. Le séisme fut ressenti dans tout le Yémen et dans la région de Najran, en Arabie saoudite ;

30 Octobre 1983 : Turquie, magnitude 6.8, 1.342 morts, beaucoup de blessés, 534 blessés graves, plus de 25.000 personnes sans-abri, et 50 villages entièrement détruits dans les provinces d'Erzurum et Kars ;

19 Septembre 1985, Michoacan, Mexico, Mexique, magnitude 8.1 d'une durée de plus de 2 minutes, 10.000 morts, environ 30.000 blessés et plus de 100.000 sans-abri, mais aucun bilan officiel ne fut fourni, le bilan officieux étant, lui, de 40 000 morts et de 30.000 bâtiments détruits. Au différent, la police, comme l'armée, tardèrent à réagir, l'annonce officielle ne fut faite que 3 jours après le séisme par Miguel de la Madrid, le président de l'époque. Les raison du séisme découlèrent du fait que le centre de Mexico fut construit sur d'anciens lacs, un plus important, le lac de Texoco et trois autres plus petits. Le fond de ces plans d'eau était recouvert d'immenses dépôts de boue et l'asséchement des lacs, au cours des siècles, aurait laissé une gigantesque masse de boue de plusieurs mètres de hauteur. Le tremblement de terre fut ressentie par près de 20 millions de personnes. 412 bâtiments s'effondrèrent et 3.124 autres furent sérieusement endommagés dans la ville de Mexico. Environ 60% des bâtiments furent détruits à Ciudad Guzman, Jalisco. Des dommage se produisirent, également, dans les Etats de Colima, de Guerrero, de Michoacan, de Morelos, de Veracruz ;

10 Octobre 1986 : El Salvador, magnitude 5.5, 1.000 morts, 10.000 blessées, 200.000 sans-abri et de graves dommages et des glissements de terrain dans la région de San Salvador. Le séisme fut fortement ressenti dans certaines régions du Guatemala et du Honduras, tout particulièrement à Tegucigalpa qui subit de nombreux et graves dommages ;

05 Mars 1987 : Équateur, magnitude 6.0, 1 000 morts, 4.000 disparus, 20.000 sans-abri, des dégâts considérables, des glissements de terrain et des fissures dans la province de Napo et dans la zone Tulcan-Quito. Beaucoup de glissements de terrains sur des pentes saturées d'eau avaient entraîné la destruction du pipe-line, sur environ 27 kilomètres, entre Lago Agria et Balao et la route reliant la région nord-amazonienne de l'Équateur au reste du pays. Des glissements de terrain survinrent dans la région de Pasto et Macao, en Colombie ;

21 Août 1988 : frontière indo-népalaise, Inde, magnitude 6.8, environ 1.000 morts, 6.553 blessés et 64.470 bâtiments endommagés dans l'est du Népal, y compris la vallée de Katmandou. La liquéfaction observées dans une zone de 5.500 kilomètres carrés dans le Sud du Népal. Au moins 277 personnes furent tués et des milliers blessées. D'importants dégâts se produisirent dans le Nord du Bihar, en Inde, en particulier dans les régions de Darbhanga-Madhubani-Saharsa, de Gangtok, de Sikkim et deDarjiling. Le séisme fut ressenti dans une grande partie du Nord de l'Inde, de Delhi à la frontière birmane et dans une grande partie du Bangladesh ;

07 Décembre 1988 : Spitak, Leninakan , Arménie, magnitude 7.0, plus de 50 000 morts. En moins de huit secondes, une faille s'était ouverte sur une longueur de 20 kilomètres. Les deux blocs de fracture en présence avaient, instantanément, coulissé l'un sur l'autre, en biseau. Le phénomène avait atteint une amplitude de 1,6 mètre et la région de Spitak fut entièrement dévastée ;

17 Octobre 1989 : Loma Prieta, Californie, États-Unis, magnitude 6.9, 72 morts ;

07 Décembre 1988 : Spitak, Arménie, magnitude 7.1, 25.000 morts, 19.000 blessés et 500.000 sans abri, dans la région de Spitak-Leninakan-Kirovakan. Deux secousses se produisirent à, environ, 3 secondes d'intervalle. Plus de 20 villes et 342 villages furent touchés dont 58 d'entre eux totalement détruits. D'importants dommages, intensité X, affectèrent Spitak et, intensité IX, Leninakan, Kirovakan et Stepanavan. La rupture de la faille s'étala sur 10 kilomètres de longueur et généra une élévation de 1,5 mètre. Les lignes électriques furent gravement endommagées et des glissements de terrain ensevelirent les voies ferrées dans la zone épicentrale. Le séisme fut ressenti, intensité VII, à Tabatskuri et à Borjomi ; intensité VI à Bogdanovka, à Tbilissi et à Erevan ; intensité V à Goris ; intensité IV à Makhatchkala et à Grozny ; et intensité III à Sheki et à Shemakha ;

20 Juin 1990 : Rasht et Qazvin, Zanjan, Iran, magnitude 7.4, 40.000 à 50.000 victimes, plus de 60.000 blessés, 400.000 sans-abri. Des glissements de terrain, dans la région de Rasht-Qazvin, ensevelirent de nombreux villages. Presque toutes les maisons furent détruites dans la région de Rudbar-Manjil et d'importants dégâts survinrent à plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre, à Khalkhal et à Shahr ;

16 Juillet 1990 : île de Luzon, Philippines, magnitude 7.7, 2.600 morts , plus de 3.000 blessés et de graves dommages, des glissements de terrain, liquéfaction et subsidence, ainsi que des volcans de sable, dans la région de Baguio-Cabanatuan-Dagupan. Des dommage se produisirent, aussi, dans la province de Bataan et à Manille ;

01 Févrrier 1991 : Pakistan et Afghanistan, magnitude 6.8, 1.500 morts ;

18 Octobre 1991 : Uttar Pradesh, Inde, magnitude 6.6, 768 morts ;

19 Octobre 1991 : Uttarkashi, Inde, magnitude 7.0, 2000 morts, plus de 1.800 blessés et 18.000 maisons détruites dans la zone Chamoli-Uttarkash. Deux secousses sismiques se produisirent à, environ, 1,6 seconde d'intervalle Certains dommages se produisirent à Chandigarh et à New Delhi. Le séisme fut ressenti dans le Nord de l'Inde, le Népal et le Nord-Ouest du Pakistan. Une fissure, de 30 mètres de profondeur sur plusieurs hectomètres de long, se produisit dans la région Uttarkashi ;

12 Décembre 1992 : Flores, Indonésie, magnitude 7,9, 2 200 morts ou disparus dans la région de Flores, dont 1.490 à Maumere et 700 sur Babi. Plus de 500 personnes furent blessées et 40.000 sans-abri. 19 personnes furent tuées et 130 maisons détruites dans la ville de Kalaotoa. L'ampleur des dégâts, avec environ 90% des bâtiments détruits à Maumere, par le séisme et le tsunami, de 50 à 80% des structures à Flores, fut sans commune mesure. Dommage aussi eu lieu Les villes de Sumba et d'Alor. Connurent, de même, d'importants dommages. Le séisme déclencha un tsunami avec des hauteurs de vague atteignant 25 mètres à Flores et provoqua des glissements de terrain et des fissures du sol en plusieurs sites, autour de l'île. Le séisme fut ressenti, avec une intensité V, à Larantuka, Flores, intensité IV à Waingapu, à Sumba et à Pandang Ujung, en Sulawesi et intensité II à Kupang, au Timor ;

30 Septembre 1993 :Maharashtra, Inde, magnitude 6.3, 9.748 morts et environ 30.000 blessés. Ce tremblement de terre était centré à environ 70 kilomètres au nord-est de Shoapur et 230 kilomètres à l'ouest-nord-ouest d'Hyderabad, dans une région où les tremblements de terre sont rares. Dans la région de Latur-Osmanabad, la dévastation fut extrême. Presque tous les bâtiments furent détruits dans le village de Khillari. Ressenti dans une grande partie du centre et du sud de l'Inde, y compris Bangalore, Bombay, Hyderabad et Madras, ce séisme fut le plus grand tremblement de terre connu à se produire dans cette région. De nombreuses répliques, certaines assez fortes pour causer des dommages supplémentaires et de nouvelles victimes, firent suite à la secousse principale ;

17 Janvier 1994 : Northridge, Californie, États Unis, magnitude 6.7, 61 morts. Des immeubles entiers s'écroulent, des autoroutes s'effondrent, des centaines de personnes se retrouvent bloquées sous des tonnes de gravas, l'eau n'est plus potable, les conduites de gaz explosent... Los Angeles et ses environs sombrent dans le chaos ;

16 Janvier 1995 : Kobe, Japon, magnitude 7.2, 6.437 morts et 36.896 blessés. Le tremblement de terre se produisit le long d'une faille Nord-Est/Sud-Ouest traversant le petit détroit entre l'île Awaji et la ville de Kōbe. La caractéristique principale de ce séisme fut l'ampleur verticale des secousses : alors que les déplacements horizontaux se limitèrent à une quinzaine de centimètres, les variations verticales atteignirent de 50 à 80 centimètres voire 1 mètre dans la partie Est de la ville. D'importants dégâts, intensité VII, affectèrent la région de Kobe et à Awaji-shima. Plus de 90% des pertes en vies humaines se concentrèrent le long de la côte Sud de Honshu, entre Kobe et Nishinomiya. Au moins 28 personnes furent tuées par un glissement de terrain à Nishinomiya. Environ 310.000 personnes furent évacuées vers des abris temporaires. Et plus de 200.000 bâtiments endommagés ou détruits. De nombreux incendies, des ruptures de canalisations en alimentation en gaz et en eau et des pannes de courant se produisirent dans la zone épicentrale. Le tremblement fut ressenti, intensité VII, le long d'une bande littorale s'étendant de Suma Ward, Kobe à Nishinomiya et dans la zone Ichinomiya sur Awaji-shima ; intensité V à Hikone, à Kyoto, à Iwakuni et à Toyooka ; intensité IV à Nara, à Okayama, à Osaka, à Wakayama, à Takamatsu et à Shikoku. La rupture de la faille s'étendit sur plus de 9 kilomètres, avec un déplacement horizontal de 1,2 à 1,5 mètres dans la partie nord de Awaji-shima et la liquéfaction eut lieu dans la zone épicentrale ;

27 Mai 1995 : Sakhaline, Russie, magnitude 7.5, 2.000 morts et environ 750 blessés. Le séisme occasionna de graves dommages, intensité IX, dans la région de Neftegorsk. Et des dommages moindres, intensité VII à Okha. Le tremblement de terre fut ressenti, intensité VI, à Moskalvo, intensité V, à Nikolaïevsk-na-Amure et Nyvrovo et , intensité IV, à Aleksandrovsk-Sakhalinskiy et Nysh ;

28 Février 1997 : Ardabil, Iran, magnitude 7.1, 1.100 morts, 2.600 blessés et 50.000 sans-abri ;

10 Mai 1997 : Birjand, Iran, magnitude 7.1, environ 1 600 morts et 3 700 blessés, 50.000 sans-abri, 10.533 maisons détruites et 5.474 maisons endommagées. Le séisme fut ressenti dans le Kerman, le Khorasan, Semnan, Sistan-Baloutchistan. Son épicentre se localisa sur la faille Abiz se situant au nord de la zone de collision entre les plaques arabique et eurasienne ;

04 Février 1998 : Takhar, Afghanistan, magnitude 6,1, 2.323 morts et 818 blessés. 8.094 maisons furent détruites et 6.725 animaux périrent. Le séisme généra des glissements de terrain dans la province de Rostaq, en Afghanistan. Le séisme fut ressent jusqu'à Douchanbé, au Tadjikistan ;

30 Mai 1998 : Rostak, Chah-ab et Shahr-i-Bozorg Afghanistan, magnitude de 7.1, 5.000 morts, des milliers de blessés et de sans-abri dans les provinces de Badakhshan et de Takhar. Une cinquantaine de villages où vivaient environ 60 000 personnes, avaient été détruits à 80 ou 100%. Le séisme fut fortement ressenti à Mazar-e-Charif et à Kaboul, en Afghanistan, à Islamabad, à Peshawar et Rawalpindi, au Pakistan, et à Douchanbé, au Tadjikistan.

17 Juillet 1998 : Papousie-Nouvelle-Guinée, deux secousses sismiques de magnitude 7.1, 2.183 morts, des milliers de blessés et plus de 9.500 sans-abri. Elles déclenchèrent un raz-de-marée sur la côte nord . Trois énormes vagues de plus de 10 mètres de haut submergèrent entièrement sept villages côtiers dans la région de Sissano ;

25 Janvier 1999 : Arménia, Colombie, magnitude 6.0, 1.300 morts, plus de 700 portés disparus et présumés morts, plus de 4.750 blessés et environ 250.000 sans-abri. La ville la plus touchée fut Arménia, où 907 victimes y furent dénombrées et environ 60% des bâtiments furent détruits, notamment les casernes de pompiers et de la police. Environ 60¨% des bâtis, à Calarca, et environ 50% des maisons, à Pereira, furent rui-nés. Les glissements de terrain bloquèrent les routes, y compris le grand axe routier de Manizales à Bogota. Des dommages est survinrent à Caldas, à Huila, à Quindio, à Risa-ralda, à Tolima et à Valle del Cauca ministères ;

17 Août 1999 : Izmit, Kocaeli, Turquie, magnitude 7.4 d'une durée de 37 secondes avec une accélération maximale de 0,3 0,4 grades, 17.480 morts, près de 50.000 blessés, des milliers de disparus et considérés morts, et environ 500.000 sans abri. Les secousses endommagèrent et détruisirent des milliers d'habitations et d'infrastructures dans les d'Istanbul, de Kocaeli et de Sakarya. L'intensité III fut ressenti à Anapa, en Russie, à Chisinau, à Moldova, à Simferopol et sur la côte sud de la Crimée, en Ukraine. La rupture, 5 mètres de déplacement décrochement latéral droit, s'est produite le long de la faille nord-anatolienne, sur 120 kilomètres, entre Karamursel et Golyaka ;

20 Septembre 1999 : Taichung, Taïwan, magnitude 7.3, 2.400 morts, 8786 blessés et 600.000 sans-abri. Le tremblement de terre fut le résultat d’un mouvement tellurique le long de la faille de Chelungpu et la ville de Wufeng s’était soulevée de 2,5 mètres. L'intensité maximale VI, fut relevée dans les comtés de Nantou et de Tai-Chung. La moitié d'un village fut enseveli suite à des affaissements miniers dans le Ta-Ngan et des glissements de terrain barrant la rivière Ching-Hsi shui contribuèrent à la création d'un grand lac. Deux autres lacs furent créés par l'importante déformation du sol près de l'épicentre. La rupture s'est produite, sur 75 kilomètre, le long de la faille de Chelungpu. L'intensité V fut ressentie dans le Fujian, à Guangdong, à Zhejiang à Chia-I et à I-lan, l'intensité IV à Kao-hsiung, Taipei, au Tai-toung, au Lan Yu, à Peng-hu Tao et à Hong Kong, l'intensité III à Hua-lien, l'intensité II au Iriomote-jima et à Yonaguni-ji-ma. Ce fut un tremblement de terre complexe car un petit aléa sismique précurseur fut suivi par une forte secousse, 11 secondes plus tard.

13 Janvier 2001 : Usulutan, El Salvador, magnitude 7.9, 2.800 morts, plus de 4.500 blessés et 35.000 sans-abri. Plus de 276 000 habitations furent détruites ou endommagées. Les glissements de terrain causèrent des destructions importantes et plus de 700 personnes disparurent lorsque la ville de Santa Tecla, près de San Salvador, et ses 268 maisons furent ensevelies.

26 Janvier 2001 : Gujarat et Bhuj, Inde, magnitude 7.9, 20.085 morts et 166.836 blessés. La ville de Bujh fut entièrement ruinée. Environ 339.000 maisons furent détruites et 783.000 endommagées dans les régions de Bhuj, de Ahmadabad-Rajkot et du Gujarat. De nombreux ponts et routes furent endommagés dans le Gujarat. Le séisme fut ressenti dans le Nord de l'Inde, au Pakistan, au Bangladesh et au Népal occidental. Le séisme s'est produit le long d'une faille de chevauchement, orientée Est-Ouest, à faible profondeur. L'origine de ce tremblement de terre est du à la poussée vers de la plaque tectonique indienne qui s'enfonce sous la plaque eurasienne ;

13 Février 2001 : San Salvador, El Salvador, magnitude 6.6, 944 morts et 5.565 blessés ;

23 Juin 2001 : Arequipa, Pérou, magnitude 7.9, 115 morts, 53 disparus, 1.389 blessés et 73.391 sans-abri ;

03 Mars 2002 : Samangan , Afghanistan, magnitude 6.7, 270 morts, plus de 3.000 blessés et 12.000 sans abri ;

25 Mars 2002 : Province de Baghlan, Hindu Kush, Afghanistan, Magnitude 6.1, 1.800 morts, 5.000 blessés et plusieurs milliers de sans-abri dans la province de Baghlan. Au moins 1.500 maisons furent détruites ou endommagées à Nahrin et plusieurs centaines d'autres en divers sites de la province de Baghlan. Les glissements de terrain bloquèrent les routes dans la zone épicentrale. Le séisme fut essenti fortement dans la majeure partie du nord de l'Afghanistan et dans la région d'Islamabad, Peshawar, au Pakistan et à Douchanbé, au Tadjikistan.

22 Juin 2002 : Qazvin et Hamedan, Iran, magnitude 6.3, bilan officiel 235 morts ou, suivant certaines autorités, 1.835 morts et 7.300 blessés ;

31 Octobre 2002 : San Giuliano di Puglia, Italie, magnitude 5.5, 30 morts dont 26 enfants et un institutrice dans l'effondrement de leur école ;

21 Janvier 2003 : Colima, Mexique, magnitude 7.8, 29 morts et 1.073 blessés ;

24 Février 2003 : Xinjiang, Chine, magnitude 6.8, 268 morts et plus de 4000 blessés ;

01 Mai 2003 : Turquie, magnitude 6.4, 176 morts et plus de 500 blessés ;

21 Mai 2003 : Alger et département de Boumerdès, Kabylie, Algérie, magnitude 6.8, 2.278 morts et et 10.261 blessés et, environ, 180.000 sans-abri. Plus de 43.500 bâtiments furent endommagés ou détruits. L'intensité du séisme fut de X dans le Boumer-dès-Dellys-Thénia, région d'Alger. Les câbles de télécommunications sous-marin furent coupés. Des glissements de terrain, des volcans de sable, la liquéfaction et des fissures du sol furent observés. L'accélération maximale du sol de 0.58 grades fut enregistrée à Keddara. Le séisme fut ressenti, intensité III, à Majorque et intensité II, à Ibiza et Minorque, à Albacete, à Alcantarilla, à Alicante, à Barcelone, à Carthagène, à Castellon de la Plana, à Elda, à Molina de Segura, à Murcia, à Sagunto et à Villafranca del Panades, en Espagne. Feutre à Monaco et le sud de la France et la Sardaigne, en Italie. Une élévation du plancher océanique, d'environ 40 à 80 centimètres, fut mesurée le long de la côte de l'Algérie entre Reghaia et Zemmouri el Bahri. Un tsunami, hauteur maximale de la vague estimée 2 mètres, causa des dommages aux bateaux dans les îles Baléares, en Espagne, notamment à Puerto de Mahon, où 10 bateaux coulèrent. Il fut enregistré des jauges de marée, hauteur maximale des vagues, crête à creux, de 1,2 mètre à Palma de Mallorca, en Espagne, de 10 centimètres à Nice, en France, de 8 centimètres à Gênes, en Italie ;

26 Décembre 2003 : Bam, Iran, magnitude 6.6, 31.210 morts, 14.360 blessés et 75.600 sans-abri. La ville de Bam fut complètement détruite ;

24 février 2004 : Al-Hoceima, Maroc, magnitude 6.5, 570 morts et plusieurs centaines de blessés ;

23 Octobre 2004 : Chūetsu, Niigata, Japon, magnitude 6.8, 40 morts. Plus de 6 000 routes, 6 ponts, 370 canaux et 2.515 maisons furent détruits ;

23 Octobre 2004: Île Honshu, Japon, magnitude 6.6, 40 morts et 3182 blessés ;

26 Décembre 2004, au large de l'île indonésienne de Sumatra, Indonésie, magnitude 9,3, provoquant un raz-de-marée, ou tsunami, qui a frappé l'Indonésie, les côtes du Sri Lanka et du sud de l'Inde, particulièrement dans l'État du Tamil Nadu, ainsi que le sud de la Thaïlande et l'île touristique de Phuket, 222.046 morts, 125.000 blessés. Le tsunami aurait pourtant pu être prévu. La propagation de l'onde de tsunami a, en effet, pris plusieurs heures pour atteindre certains des pays touchés. Le phénomène se déplace à une vitesse colossale, de l'ordre de plusieurs dizaines de mètres à la seconde, parfois jusqu'à 800 kilomètres par heure. De plus, à l'approche des côtes, les masses liquides perdent de leur rapidité, mais leur taille augmente, pour atteindre 10, 20, voire 30 mètres de hauteur. Une alerte aurait donc pu être donnée par le réseau de surveillance approprié en charge des services d'alertes tsunami géré par les États Unis, ce qui n'avait point été fait. Il est vrai, ce même service de surveillance tsunami, dans l'Océan Indien, assurait, parallèlement, la surveillance des recherches pétrolifères, par techniques explosives, qui se déroulaient non loin de l'épicentre, d'une part, et, d'autre part, qui assurait la logistique dans le cadre d'une campagne d'essai d'armement militaire Yankee sophistiqué ;

22 Février 2005 : Iran, magnitude 6.4, 612 morts et plus de 1.400 blessés ;

28 Mars 2005 : Île de Nias , Indonésie, magnitude 8.6, d'une durée de trois minutes, 1.313 morts. Au moins 1.000 personnes furent tuées, 300 blessés et 300 maisons détruites sur Nias, 100 personnes tuées, de nombreux blessés et plusieurs bâtiments endommagés sur Simeulue, 200 personnes tuées dans Kepulauan Banyak, 3 personnes tuées, 40 blessées et quelques dégâts dans la région de Meulaboh, à Sumatra. Un tsunami, hauteur de déferlement des vagues plus ou moins égal à 3 mètres, s'abattit sur la côte Ouest de l'île de Nias ;

08 Octobre 2005, Nord du Pakistan et Cachemire, magnitude 7.6, 86 000 morts. Au moins 86.000 personnes furent tuées, plus de 69.000 blessés et d'importants dégâts ruinèrent le nord du Pakistan. Les plus gros dommages survinrent survenu dans la région de Muzaffarabad, au Cachemire, où des villages entiers furent détruits ainsi que 80% de la ville d'Uri. Au moins 32.335 maisons et bâtiments s'effondrèrent dans les régions d'Anantnag, de Baramula, de Jammu et de Srinagar, au Cachemire. Des maisons et des bâtiments s'écroulèrent à Abbottabad, à Gujranwala, à Gujrat, à Islamabad, à Lahore et à Rawalpindi, au Pakistan. L'intensité maximale VIII fut ressentie à Topi, l'intensité VI à Islamabad, à Peshawar et à Rawalpindi, l'intensité V à Faisalabad et à Lahore. Au moins 1.350 personnes furent tuées et 6.266 blessées , en l'Inde où l'intensité V fut ressentie à Chandigarh et à dans certains quartiers de New Delhi, intensité IV à New Delhi et à Gurgaon. Le séisme fut, de même, ressenti dans les provinces indiennes de Gujarat, d'Haryana, de Himachal Pradesh, de Madhya Pradesh, du Punjab, du Rajasthan, d'Uttar Pradesh et d'Uttaranchal. Au moins une personne fut tuée et certains bâtiments s'effondrèrent en Afghanistan où l'intensité IV fut ressentie à Kaboul et l'intensité III à Bagrami. Environ 4 millions de personnes, dans la région épicentrale, se retrouvèrent sans abri. Des glissements de terrain et des chutes de pierres endommagèrent ou détruisirent de nombreuses routes de montagne, coupant tout accès à la zone sinistrée durant pendant plusieurs jours. Des glissements de terrain se produisirent,également, plus au nord, près des villes de Gilgit et de Skardu, au Cachemire. La liquéfaction, générant des volcans de sable se produisit dans la partie occidentale de la vallée du Cachemire et près de Jammu. Des glissements de terrain et des éboulements eurent lieu dans certaines parties de l'Himachal Pradesh, en Inde ;

31 Mars 2006 : Lorestan , Iran, magnitude 6.0, 70 morts et 1 265 blessés. Quelque 330 villages ont été détruits de 40 % à 100 % ;

31 mars 2006 : Borujerd , Iran, magnitude 6.1, 73 morts et 1.450 blessés ;

26 Mai 2006 : Yogyakarta, Indonésie, magnitude 6.3, 5.749 morts, 38.568 blessés et 600.000 sans-abri dans la région de Yogyakarta-Bantul. Plus de 127.000 maisons furent détruites et 451.000 gravement endommagées dans la région ;

17 juillet 2006 : Île de Java, Indonésie, magnitude 7.7 provoquant un Tsunami, 983 morts et 978 blessés ;

6 Mars 2007 : Île de Sumatra , Indonésie, magnitude 6.4, 82 morts et plusieurs centaines de blessés ;

2 Avril 2007 : îles Salomon, magnitude 8.1 provoquant un Tsunami, 54 morts ;

16 juillet 2007 : Chuetsu-oki, Niigata, Japon, magnitude 6.8, 11 morts et plus de 1.500 blessés ;

15 Août 2007 : Chincha Alta , Pérou, magnitude 7.7, 913 morts et 1039 blessés. Pendant le tremblement de terre, à plusieurs reprises, se produisirent des illuminations du ciel très fortes, dont l'origine fut localisée au large de la côte de la capitale Lima. Ce phénomène augmenta la panique et la confusion de la population car il y a jamais eu d'éclairs dans le ciel à Lima. Dans certains quartiers côtiers, comme celui du Callao, la lumière émise fut aussi forte que celle émise par la lumière durant la journée. Le phénomène reste inexpliqué à ce jour et plusieurs hypothèses ont été émises à ce sujet, effondrement d'infrastructures électriques, émission d'ondes électromagnétiques dues au séisme, triboluminescence... ;

12 Mai 2008 : Sichuan, Chine, magnitude 8.3, 87.149 morts, 18.392 disparus et présumés morts, 374.177 blessés dans les régions de Lixian, de Guangyuan et du Chengdu, et plus de 5 millions de sans-abri. Selon des chiffres de Chine Nouvelle, 354.045 édifices furent détruits au Sichuan, la province du sud-ouest qui fut, de loin, la plus gravement touchée, et 367.854 dans toute la Chine, dont 6.898 établissements scolaires, prenant au piège des milliers d'enfants et d'enseignants. Durant les 30 minutes précédant le tremblement de terre, les habitants de la région,observèrent d’inhabituelles couleurs dans le ciel. L’énergie utilisée pour provoquer le séisme aurait également provoqué des perturbations de l’ionosphère, une hypothèse aujourd’hui considérée comme certaine par l’opinion publique chinoise. Plus de 45,5 millions de personnes dans 10 provinces et régions furent touchées par les effets du séisme. Au moins 15 millions de personnes furent évacuées de leurs maisons. Environ 5,36 millions de bâtiments s'effondrèrent et plus de 21 millions furent endommagés dans le Sichuan et dans certaines parties de Chongqing, du Gansu, du Hubei, du Shaanxi et du Yunnan. Les villes de Beichuan, Dujiangyan, Wuolong et Yingxiu furent presque entièrement détruite. Des glissements de terrain et des chutes de pierres endommagèrent ou détruisirent les routes de montagne et les voies de chemins de fer et enterrèrent des milliers de bâtiments dans la région de Beichuan-Wenchuan. Au moins 700 personnes furent ensevelies par un glissement de terrain à Qingchuan. Les glissements de terrain barrèrent, aussi, plusieurs rivières, créant 34 lacs, menaçant, par l'instabilité des barrages ainsi créés, environ 700.000 personnes vivant en aval. Un train fut enseveli par sous un éboulement près de Longnan, dans la province de Gansu. Au moins 2.473 barrages subirent des avaries conséquentes et plus de 53.000 kilomètres de routes et 48.000 kilomètres de canalisations en eau potable furent endommagés. Des fissures de surface et des fractures survinrent sur trois montagnes. L'intensité maximale XI fut affecté à la région de Wenchuan, l'intensité VIII à celles de Deyang et de Mianyang, l'intensité VII à celles de Chengdu, l'intensité VI à celles de Luzhou et de Xi'an, et l'intensité V à celles de Chongqing, de Guozhen, de Lanzhou, de Leshan, de Wu'an, de Xichang et de Ya'an. Le séisme fut ressenti dans les régions centrale, orientale et méridionale de la Chine, dont Beijing, Guangzhou, Hefei, Nanjing, Shanghai, Tianjin, Wuhan et Hong Kong, ainsi que dans certaines régions du Bangladesh, de Taiwan, de la Thaïlande et du Vietnam ;

06 Avril 2009, Aquila, les Abruzzes, Italie, magnitude 6.3, 318 morts, 7.000 blessés et 30.000 sans-abri ;

02 Septembre 2009 : Île de Java, Indonésie, de magnitude 7.0, 123 morts et plusieurs centaines de blessés ;

29 Septembre 2009 : Îles Samoa, magnitude 8.0 provoquant un tsunami sur les Samoa, les Samoa américaines et les îles Tonga, 189 morts ;

30 Septembre 2009 : Île de Sumatra, Indonésie, deux secousses de magnitude 7.6 et 7.3, 1.195 morts et plus de 3.000 blessés. 181.665 maisons furent détruites ou endommagées et environ 451.000 personnes déplacées dans la région de Padang-Paria-man. Le séisme fut ressenti, intensité VII à Padang, intensité VI à Bukittinggi, intensité IV à Bengkulu, Duri, Mukomuko et Sibolga, intensité III à Pekanbaru. Il fut aussi ressenti, avec intensité IV, à Gunungsitoli et à Nias, intensité III à Singapour, à George Town, à Johor Bahru, à Kuala Lumpur, à Petaling, à Jaya Alam Shah, et à Sungai Chua et, intensité II, à Jakarta, à Java.

Extraits de « DES SÉISMES ET DES HOMMES. »

Les colères de la Terre. Tome I.                

© Copyritch 2010

 

 

Notes.

(1) La plaque lithosphérique Pacifique, hormis les mers de Béring, d'Okhotsk, du Japon, Jaune, de Chine orientale, de Chine méridionale, des Philippines, de Java, de Célèbes, de Banda, de Bismarck, des Salomon, de Corail et de Tasman, le Pacifique orien­tal et l'est du golfe de Californie, couvre la quasi totalité de l'océan Pacifique. Elle couvre aussi la moitié sud de l'île du Sud de la Nou­velle-Zélande, la péninsule de Basse-Californie et le sud de la Cali­fornie.

La plaque pacifique est en contact avec les plaques d'Okhotsk, philippine, des Mariannes, des Carolines, de Bismarck Nord, de la mer des Salomon, Woodlark, australienne, des Nouvel­les-Hébrides, du récif Balmoral, de Futuna, de Niuafo'ou, des Ton­ga, des Kermadecs, antarctique, Juan Fernández, de Nazca, de l'île de Pâques, des Galápagos, de Cocos, Rivera et nord-américaine.

Ses frontières avec les autres plaques sont notamment for­mées des dorsales du Pacifique Ouest, Pacifique-Antarctique et de Juan de Fuca dans l'océan Pacifique, des fosses de subduction des Aléoutiennes sur la côte Sud des Aléoutiennes, de Kamtchatka sur la côte Est de la péninsule de Kamtchatka, des Kouriles sur la côte Est des Kouriles, du Japon sur la côte Est du Japon, d'Izu-Bonin sur la côte Est des îles Bonin, des Mariannes sur la côte Est des Ma­riannes, de Bougainville sur la côte Sud des îles Salomon, des Ton­ga sur la côte Est des îles Tonga, des Kermadec sur la côte Est des îles Kermadec et d'Hikurangi sur la côte Nord-Est de la Nouvelle-Zélande et de la faille Alpine dans l'île du Sud de la Nouvelle-Zé-lande. Elles forment une grande partie de la « Ceinture de feu du Pacifique. »

La plaque Pacifique se déplace vers le Nord-Ouest, depuis l’est du Pacifique, vers la zone des fosses à l’Ouest, zone bordée de nombreuses petites plaques. à une vitesse de 8,10 centimètres par an.

(2) Le sismomètre : Le sismomètre est un capteur qui enre­gistre le mouvement du support sur lequel il se trouve fixé. Ce terme est le plus souvent employé en sismologie et désigne l'instrument qui enregistre les mouvements du sol. Le sismomètre est la version moderne du sismographe.

Ces instruments sont, en général, classés selon le type de mesure physique. Les capteurs enregistrant la vitesse du sol sont appelés vélocimètre et ceux enregistrant l'accélèration accéléro­mètres. Il est important de savoir que les accéléromètres, utilisés dans le domaine de la sismologie, ont une sensibilité très différente de ceux employés dans l'industrie. La réponse instrumentale sert aussi à classer les vélocimètres. Les capteurs ayant une réponse au­tour de 1 Hertz sont appelés « courte période » et ceux ayant une réponse propre au delà de 20 secondes sont appelés « longue pé­riode. » Les capteurs modernes ont souvent une réponse plate sur une vaste gamme de fréquence et sont appelés « large bande » ou « très large bande. »

24 mai 2010

Quand les médias font du buzz avec un séisme sans nul danger pour les vies humaines : 6.5, ce 24 Mai 2010, au Brésil

Un séisme de magnitude 6.3 qui a frappé le Pérou, une zone sismogène, le 23 Mai 2010, à 22 h 46 Temps Universel, par excellence un séisme destructeur de part son hypocentre à 80 kilomètres de profondeur, les médias se taisent car, par chance, il n'y aurait eu ni destruction ni mort d'homme... ce qui est à confirmer cause aux nombreux blessés recensés sur la zone épicentrale...

Un séisme qui frappe une région du Brésil, en haute Amazonie, quasi dépeuplée jusqu'à plus de 100 kilomètres à la ronde de son épicentre, un séisme de magnitude 6,5 sur l'échelle ouverte de Richter, mais d'intensité I sur l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi notée échelle MSK, les médias en font des gorges chaudes... Que nos journalistes de la presse télévisuelle, radiophonique et écrite, vulgairement des « journaleux », sont vraiment des ignares en sismologie …

En effet :

En ce 24 Mai 2010, un tremblement de terre de magnitude 6,5 à frappé dans la région d'Acre, au Brésil, à 16 h 18 Temps Universel, 11 h 18 heure locale, une région déserte. Son épicentre se localise, latitude 8.11° Sud et longitude 71.63° Ouest, à 94 kilomètres à l'Ouest de Tarauacá, à 125 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Cruzeiro do Sul, capitale de l'état d'Acre, et à 321 kilomètres à l'Est de Pucallpa. Son hypocentre, lui, se situe à 579 kilomètres de profondeur, un séisme de forte magnitude, certes, mais quasiment pas ressenti par les populations locales, et seulement enregistré par les séismomètres...

En outre, le responsable de la Défense civile de Cruzerio do Sul, capitale de l'État d'Acre, selon la revue « Ushuaïa Nature, la Terre et Nous », interrogé, par téléphone, par un journaliste, aurait déclaré : « Cette zone connaît de nombreux tremblements de terre mais le dernier dont nous ayons eu connaissance s'est produit il y a 20 jours », soit le 4 Mai 2010. Pour cause, s'exprimant sur le séisme de magnitude 6.5, ce responsable a ajouté : « Nous n'avons enregistré en surface aucun type de désordre ou de dégât. »

Alors un peu de décence Mesdames et Messieurs des médias car vous paraissez ridicules... en faisant du buzz avec de telles infos...

20:12 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : séisme, tremblement de terre, brésil, acre, pérou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Après un séisme de magnitude 6.0, dans le Nord du Pays, le centre du Pérou est frappé par un tremblement de terre de magnitude 6.3, le 23 Mai 2010

Faisant suite à un séisme, Nord du Pérou, Magnitude 6.0, du 19 Mai 2010 à 04 h 15 Temps Universel, latitude 5.05° Sud, longitude 77.59° Ouest, épicentre à 35 kilomètres au Sud-Ouest d'Ugarte, à 40 kilomètres au Sud-Sud-Ouest d'Ayar Manco, à 102 kilomètres à l'Ouest de Barranca, à 113 kilomètres au Nord-est de La Peca et à 204 kilomètres au Nord-Ouest de Tarapoto, et hypocentre à 131 kilomètres de profondeur,

le Centre du Pérou vient d'être frappé, à son tour, le 23 Mai 2010 à 22 h 46 Temps Universel, 17 h 46 heure locale, par un tremblement de terre de magnitude 6.3 sur l'échelle ouverte de Richter. Son épicentre se trouve à 7 kilomètres au Sud de Liehueccila, à 7 kilomètres à l'Ouest de Coripampa, à 8 kilomètres au Sud de Soldaduocc, à 9 kilomètres au Nord de Putaccasa, à 87 kilomètres au Nord-Ouest de Puquio et à 90 kilomètres au Sud d'Ayacucho, et son hypocentre se situe à 80 kilomètres de profondeur.

D'après les autorités locales, le séisme n'aurait fait ni dégâts ni dvictimes, mais à Lima, capitale du Pérou, la population apeurée est immédiatement descendue dans les rues.

Situés sur une marge continentale active en contact avec une plaque océanique subductante, une marge affectée par une forte déformation accompagnée de séismes très forts, un séisme de magnitude 8.0 tous les 8 à 10 ans en moyenne, et d’un important volcanisme, plus d'une centaine de grands strato-volcans actifs ou potentiellement actifs, l'Équateur, le Pérou et le Chili sont une zone sismogène très dangereuse(1). Celle-ci résulte de la convergence rapide, entre 5,5 et 8 centimètres par an, de la plaque Nazca, et de sa subduction, plongeant faiblement, 15 à 20°, vers l’est, sous la bordure Ouest du continent Sud-américain, provoquant une déformation rapide marquée par l'orogenèse des Andes, d'une part, et, d'autre part, de l'existence d'une fosse profonde, fosse du Pérou-Chili ou fosse d'Atacama, profondeur maximale 8.065 mètres, où s'accumulent et s'imbriquent, dans le cône d'accrétion, des formations volcaniques et des sédiments détritiques glissés du talus et du plateau continental.


Le risque sismique en Équateur, au Pérou et au Chili est associé à trois types de séismes :

- les séismes de subduction, inter-plaques, au niveau de la zone couplée du contact entre les plaques Nazca et Amérique du Sud, comme Valparaiso en 1906, magnitude 8.6, Antofagasta en 1995, magnitude 8.1, Pisco et Chincha en 2007, magnitude 7.9, ou Arequipa en 2001, magnitude 8.4 ;

- les séismes intra-plaques au sein de la plaque Nazca, de profondeurs intermédiaires, 80-100 kilomètres, directement sous le continent, comme Chilán en 1939, magnitude 8.3), Punitaqui en 1997, magnitude 7.3) ou Tarapacá en 2005, magnitude 7.8 ;

- les séismes de faible profondeur associés à la déformation des Andes, comme Las Melosas en 1958, magnitude 6.9 ou Curicó en 2004, magnitude 6.6.

Presque toutes les villes de la côte du Pacifique, tant en Équateur, au Pérou qu'au Chili, ont été touchées par un grand séisme au cours du siècle dernier.


Historique des tremblements de terre au Pérou :

14 Février 1619, Trujillo, magnitude 7.7, 350 morts

12 Mai 1664, Ica, magnitude 7.3, 400 morts

20 Octobre 1687, Lima, magnitude 8.5, 600 morts

28 Octobre 1746, Lima, magnitude 8.4, 5.000 morts

10 Juillet 1821, Camana, magnitude 8.2, 162 morts

13 Août 1868, Arica, magnitude 9.0, 25.000 morts

12 Décembre 1908, au large de la côte centrale du Perou, magnitude 8.2

24 Mai 1940, Callao, magnitude 8.2, 249 morts

24 Août 1942, au large de la côte centrale du Perou, magnitude 8.2, 30 morts

10 Novembre 1946, Ancash, magnitude 7.3, 1.400 morts

01 Novembre 1947, Satipo, magnitude 7.3, 233 morts

11 Mai 1948, Moquegua, magnitude 7.4, 70 morts

21 Mai 1950, Cusco, magnitude 6.0, 83 morts

12 Décembre 1953, Tumbes, magnitude 7.4, 7 morts

18 Janvier 1958, Arequipa, magnitude M 7.3, 28 morts

17 Janvier 1960, Arequipa, magnitude 7.5, 57 morts

17 Octobre 1966, près de la côte péruvienne, magnitude 8.1, 125 morts

19 Juin 1968, Moyobamba, magnitude 6.9, 46 morts

31 Mai 1970, Chimbote, magnitude 7.9, 66.000 morts

03 Octobre 1974, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 8.1

23 Juin 2001, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 8.4, 138 morts

07 Juillet 2001, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 7.6, 1 mort

12 Octobre 2002, à la du Pérou et du Brésil, magnitude 6.9

26 Septembre 2005, dans le Nord du Pérou, magnitude 7.5, 5 morts

20 Octobre 2006, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 6.7

15 Août 2007, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 8.0, 514 morts

16 Novembre 2007, à la frontière du Pérou et de l'Équateur, magnitude 6.8

 

Notes

(1) Les zones les plus dangereuses, situées aux frontières entre les plaques, sont connues : elles se trouvent sur le pourtour de l'océan Pacifique, - circum-Pacifique depuis l'Amérique du Sud à l'est jusqu'au Japon, Taïwan, les Philippines, l'Indonésie et la Papouasie à l'ouest -, autour de la Méditerranée, - domaine de convergence Afrique-Eurasie-Inde, correspondant à la fermeture de l'ancienne Thétys et englobant le pourtour de la Méditerranée, la région Iran-Pakistan-Afghanistan, l'Asie Centrale, le nord de l'Inde et la Chine -, au niveau des chaînes de montagnes récentes comme l'Himalaya, - en témoigne le tremblement de terre du 8 octobre 2005 au Cachemire, entre le Pakistan et l'Inde -, ou aux confins de la plaque caraïbe et des deux plaques américaines, - comme le montre le séisme survenu en Haïti le 12 janvier 2010 -. À l'inverse, les pays situés loin des zones de rupture sont très peu touchés. C'est le cas notamment de la Scandinavie, de l'Afrique centrale ou du Brésil.

09:10 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, pérou, arequipa, ayacucho, ica, lima | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23 mai 2010

Après une crise sismique de 4 jours, faisant 2 morts, une nouvelle secousse de magnitude 5.0 frappe à nouveau le Nord-algérien.

Un tremblement de terre de magnitude 5.2 sur l'échelle de Richter a frappé le Nord de l'Algérie, province de Bouira, le 14 Mai 2010 à 12H29, Temps Universel, 13 h 29 Heure locale. Son hypocentre, pour le CSEM, - le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen -, se situe à 2 kilomètres de profondeur. Son épicentre, latitude 35.88° Nord, longitude 4.14° Est, se localise à 7 km au Nord-Ouest de la ville de Melouza, 11 kilomètres au Sud-Ouest de Wanuga, à 30 kilomètres à l'Est de Sidi Aissa et à 43 kilomètres au Nord-Ouest de Al-Masilah.

Ce séisme, selon un communiqué du ministère algérien de l'Intérieur et des collectivités locales, a causé la mort de 2 personnes et occasionné des blessures à 43 autres. En outre, quelques 400 habitations, notamment parmi celles réalisées en pisé, ruinées, ne sont plus en état d'être occupées.

Le Nord de l'Algérie est affecté par une importante activité sismique localisée sur les bordures des bassins d'âge Miocène, Pliocène, Holocène et Pléistocène. Par cela, la ville Alger, à plusieurs reprises, a été détruite par de violents séismes, en 1365, en 1674 et en 1716. La ville de Blida, située à 30 km au Sud-Ouest de la capitale algérienne, a connu le même sort en 1716 et en 1825. La localisation et les caractéristiques géométriques et cinématiques des failles actives de la région d'Alger et de la Kabylie en sont causes principales par le fait essentiel des déformations quaternaires qui sont associées aux chevauchements des chaînons de l'Atlas tellien et du massif kabyle sur les bassins néogènes post-nappes se prolongeant jusqu'au Quaternaire. De ce fait, l'activité sismique de la région Ouest d'Alger est associée aux failles de Menaceur-Sidi Yahia, Hadjout-Meurad, Oued Djer-Lalla Aïcha, Blida-Bouinan, Mahelma, Attatba-Berard et Tipasa, - faille de Tipasa se situant sur la bordure Sud du bassin de la Mitidja et du Sahel d'Alger -. Parallèlement, la Kabylie, considérée comme asismique, montre, en fait, des déformations, dans le Quaternaire, qui sont associées aux failles de Drâa El Kremis-Oued Tamarir et de M'chidellah-Akbou, - faille de M'chidellah-Akbou , localisée, elle, dans la vallée de l'Oued Sahel-Soummam -. Ces failles sont susceptibles de générer de très forts séismes et leurs intervalles de récurrence sont bien supérieurs à la période historique.

La crise sismique a débuté le 14 Mai et s'est prolongée jusqu'au 17.

14 Mai 2010, 13 h 08, Temps Universel, latitude 35.85° Nord, longitude 4.08° Est, hypocentre 7 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.1

14 Mai 2010, 15 h 13, Temps Universel, latitude 36.01° Nord, longitude 4.14° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.5

14 Mai 2010, 17 h 50, Temps Universel, latitude 36.00° Nord, longitude 4.25° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.0

14 Mai 2010, 23 h 43, Temps Universel, latitude 35.97° Nord, longitude 4.00° Est, hypocentre 15 kilomètres de profondeur, magnitude locale 4.5

15 Mai 2010, 05 h 02, Temps Universel, latitude 36.00° Nord, longitude 4.03° Est, hypocentre 5 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.0

15 Mai 2010, 09 h 12, Temps Universel, latitude 36.13° Nord, longitude 4.09° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.3

16 Mai 2010, 03 h 51, Temps Universel, latitude 35.83° Nord, longitude 4.13° Est, hypocentre 14 kilomètres de profondeur, magnitude locale 4.4

16 Mai 2010, 06 h 52, Temps Universel, latitude 35.84° Nord, longitude 4.05° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude locale 5.0

16 Mai 2010, 09 h 46, Temps Universel, latitude 36.05° Nord, longitude 4.05° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.3

17 Mai 2010, 15 h 52, Temps Universel, latitude 35.91° Nord, longitude 4.12° Est, hypocentre 1 kilomètre de profondeur, magnitude locale 3.0

des secousses qui se sont produites dans un rayon de 5 à 7 kilomètres autour de la Metcha 'Ain Guern el Menndjel, à environ 120 kilomètres au Sud-Est d'Alger.

Après une accalmie de six jours, une nouvelle secousse, vient de frapper, ce 23 Mai 2010 à 13 h 28, Temps Universel, 14 h 28 Heure locale, latitude 35.84° Nord, longitude 4.12° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude locale 5.0, une nouvelle fois la région Nord, à 7 kilomètres au Sud-Sud-Est de la Metcha 'Ain Guern el Menndjel,

Cette région a déjà connu cycliquement tous les 25 à 30 ans environ, au cours des XIX° et XX° siècle, des tremblements de terre destructeurs, de magnitude supérieure à 5.5

24 Juin 1910, magnitude locale 6.6, causant de nombreux dommages et faisant 81 victimes.

12 Février 1946, magnitude locale 6 2, causant de nombreux dommages et faisant 77 victimes.

21 Février 1960, magnitude locale 5.5, causant de nombreux dommages et faisant 47 victimes.

29 Octobre 1989, magnitude locale 5.7, causant de nombreux dommages et faisant 35 victimes.

Et les séismes des 03 Février 1716 et 02 Mars1825, de magnitude supérieure à 7,0, furent particulièrement meurtriers, le premiers causant la perte de plus 20.000 personnes et le second plus de 7.000.

L'Algérie a connu, voilà 7 ans, le 21 Mai 2003, épicentre Zemouri el Bahri, proche de Boumerdés, un terrible séisme qui avait fait plus de 2.000 morts et des milliers de blessés et de sans-abri. Ce tremblement de terre faisait suite au grand séisme dévastateur d'Al Asnam, Chlef actuellement, en Octobre 1980, faisant 3.500 morts.

La crise sismique qui affecte le Nord-algérien, depuis le 14 Mai 2010, et la nouvelle secousse de ce jour 23 Mai 2010, seraient-elles annonciatrices d'un nouveau séisme de forte magnitude ? La question est posée.

17:39 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tremblement de terre, séisme, algérie, nord-algérien, kabylie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

09 mai 2010

Le Nord de Sumatra encore frappé par un séisme de magnitude 7.4. Alerte au tsunami.

2010 à 05 h 59 Temps Universel,12 h 59 heure locale, un séisme de magnitude 7.4, localisé latitude 3.730° Nord et longitude 96.080° Ouest à frappé au large de l'Île de Sumatra, en sa région septentrionale, en Indonésie. Son épicentre se trouve à 52 kilomètres au Sud de Meulaboh et à 223 kilomètres au Sud de Banda Aceh, et son hypocentre se situe à 60 kilomètres de profondeur en milieu océanique.

Le séisme semble localisé dans la partie nord de la rupture du séisme de Nias, magnitude 8.6, le 28 Mars 2005. Ce séisme est pour l'instant le dernier d'une séquence de séismes qui s'est produit le long de la subduction de Sumatra : 2 de magnitude 7.4 sous Simeulue en 2002 et 2008, le méga-séisme de Sumatra en 2004 de magnitude 9.4, le séisme de Padang en 2009 de magnitude 7.5 et le séisme de Bengkulu en 2007 de magnitude 8.4.

D'après les informations rapides de mécanisme au foyer, faille inverse, de localisation géographique et en profondeur et les leçons du passé sismique de la région, il semble que ce tremblement de terre se soit produit sur l'interface de subduction.

Aux premières informations, il n'y aurait pas de dommages majeurs recensés et peu de personnes seraient blessées.

Une alerte tsunami a été déclenchée dans certaines régions du Sud-Est asiatique.

10:01 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, sumatra, tsunami, indonésie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

06 mai 2010

La terre n'en finit pas de trembler au Chili, pléthore de secousses de magnitude supérieure à 6.0 générant destructions, blessés et pertes de vies humaines.

La plaque de Nazca persiste dans ses humeurs sismiques et les secousses, de magnitude supérieure à 6.0, sont quasi journalières. Après le 6.0 du 02 Mai, épicentre à 12 kilomètres au Nord-Ouest de Pichilemu, Un nouveau séisme de forte magnitude 6.0, frappe encore le Chili et la région de Pichilemu. et le 6.4 du 03 Mai, épicentre à 50 kilomètres au Sud-Sud-Est de Lebu, Après un séisme de magnitude 6.0, le 2 Mai, le Chili à nouveau frappé par une secousse de magnitude 6.4. , la terre a à nouveau tremblé les :

05 Mai 2010 à 11 h 24 heure locale, 15 h 24 Temps Universel, localisation latitude 35.565° Nord et longitude 73.441° Ouest, magnitude locale 6.1 sur l'échelle ouverte de Richter, dans la région de Maule. Son hypocentre se situait à 28, 3 kilomètres de profondeur et son épicentre se trouvait à 86 kilomètres au Nord-Ouest de Cobquecura. Son intensité se limite à VI à l'épicentre, V à Cauquenes et Chillán, à IV à Chanco, à Colbún, à Constitución, à Talca et à Linares, et à III à Concepción, à Curicó, à Paredones, à Parral, à Pichilemu, à Quihirue et à San Fabián.

05 Mai 2010 à 22 h 42 heure locale, 02 h 42 Temps Universel le 06 Mai 2010, localisation 18.315° Nord et longitude 70.768° Ouest, magnitude locale 6.5 sur l'échelle ouverte de Richter, dans la région de Tarapaca. Son hypocentre se situait à 38, 8 kilomètres de profondeur et son épicentre se trouvait à 50 kilomètres à l'Ouest d'Arica. Son intensité se limite à VI à l'épicentre, V à Arica, à IV à Alto Hospicio, à Camiña, à Iquique et à Pozo Almonte, et à III à Huara.

Cette dernière secousse a été suivie de plusieurs secousses dont 6 de magnitude égale ou supérieure à 4.0 :

magnitude 4.7, épicentre à 16 kilomètres au Nord-est de Constitución

magnitude 4.0, épicentre à 27 kilomètres au Nord-Ouest de San Antonio

magnitude 4.3, épicentre à 53 kilomètres à l'Ouest d'Arica

magnitude 4 3, épicentre à 30 kilomètres au Sud-ouest de Melipilla

magnitude 4.0, épicentre à 49 kilomètres au Nord-Ouest de Talca

magnitude 4.1, épicentre à 43 kilomètres à l'Ouest d'Arica.

Bien que les deux sécousses principales, de magnitude 6.1 et 6.5 et d'intensité VI à son épicentre, soit déjà un séisme qui pourrait s'avérer destructeur et meurtrier, d'après les autorités locales et le service sismologique, département de géophysique de l'Université du Chili, « ni victimes, ni blessés, ni dommages matériels ne seraient à déplorer... » Sous toutes réserves car les deux secousses sont de forte intensité...

04 mai 2010

Après un séisme de magnitude 6.0, le 2 Mai, le Chili à nouveau frappé par une secousse de magnitude 6.4.

Après une secousse de 6.0 épicentre proche de Pichilemu, le 02 Mai, Un nouveau séisme de forte magnitude 6.0, frappe encore le Chili et la région de Pichelmu. le 03 Mai 2010, 19 h 09 Heure à l'épicentre, 23 h 09 Temps Universel, un séisme de magnitude 6.4, hypocentre à 22.9 kilomètres de profondeur, épicentre à 50 kilomètres au Sud-Sud-Est de Lebu, à 71 kilomètres a l'Ouest de Tirúa, à 110 kilomètres au Nord-Ouest de Temuco, à 120 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Los Angeles, et à 570 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Santiago, capitale du Chili.

Il était précédé d'une secousse, 15 h 06 heure à l'épicentre, 23 h 09 Temps Universel de magnitude 5.3, épicentre à 26 km au Nord-Ouest de Tirúa et hypocentre à 47.4 kilomètres de profondeur,

et suivit d'une réplique, 22 h 49 heure à l'épicentre, 02 h 49 le 04 Mai Temps Universel, de magnitude 4.6, épicentre à 7 km à l'Ouest de Curanilahue et à  80 kilomètres au Sud-Ouest de Concepción et hypocentre à 20 kilomètres de profondeur.

Bien que le tremblement de terre, de magnitude 6.4 et d'intensité VI à son épicentre, soit déjà un séisme qui pourrait s'avérer destructeur et meurtrier, d'après les autorités locales et le service sismologique, département de géophysique de l'Université du Chili, « ni victimes, ni blessés, ni dommages matériels ne seraient à déplorer... »

09:24 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, chili, tirua, santiago, chillan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

03 mai 2010

La faille d'Enriquillo se réactiverait-elle ? Une secousse de magnitude 4.0 à quelques hectomètres de Léogâne, suivie d'une de magnitude 4.4, dans le Golfe de Gonave.

Un séisme de magnitude 4.0 à 4.9, bien que soient notables les secousses d'objets à l'intérieur des maisons et les bruits d'entrechoquement, doit être considéré comme léger et les dommages importants sont rares.

Une telle secousse s'est produite, le 03 Mai 2010, à 00 h 38 Heure locale, 05 h 38 Temps Universel, en Haïti, en milieu océanique, dans le Golfe de Gonave, localisation latitude 18.57° Nord et Latitude 72.67° Ouest, à 8 kilomètres au Nord-Ouest de Léogâne et à 27 kilomètres à l'Ouest de Carrefour. Son hypocentre s'est situé à 10 kilomètres de profondeur.

Les haïtiens gardent toujours présents les affres du dernier séisme catastrophique qui a frappé leur île le 12 Janvier dernier, aussi, la population, quelque peu paniquée par ce nouvel aléa se produisant au milieu de la nuit, a-t-elle craint un moment le pire, certains cédant même à des mouvements de panique.

Ce séisme est suivit, à 14 h 21 heure locale, 19 h 21 Temps Universel, d'une seconde secousse de magnitude 4.4, localisée latitude 18.51° Nord et longitude 72.72° Ouest, épicentre à 6 kilomètres à l'Ouest de Léogâne et à 32 kilomètres à l'Ouest de Carrefour. Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

Comme déjà explicité dans un de mes précédents articles Les raisons du séisme en Haïti : 3/3 Le volcanisme dans les Grandes Antilles l'île d'Hispaniola, - Haïti et République Dominicaine -, est un véritable puzzle composé d'au moins 3 terranes, voire 4 en considérant que le terrane central en comporte deux, segmentés par deux failles, la faille septentrionale, au Nord, et la faille d'Enriquillo, au Sud, déterminant des zones complexes alliant failles coulissantes et tout autant transformantes, d'une part, et, d'autre part, convergence et subduction. Si la structuration de l'île d'Hispaniola a débuté au Paléocène supérieur, - Thanétien 58,7 à 55,8 Millions d'années -, le terrane du Massif septentrional excepté la péninsule de Samaná, et les deux terranes supportant le Massif Central se percutant et se rattachant, elle se poursuit, depuis le Pliocène, - 5,3 à 1,8 Millions d'années -, accompagné d'un volcanisme sous-saturé et la mise en place des derniers édifices, de type fissural avec d'importantes coulées de laves à caractère alcalin et de projections hyaloclastiques, encore en état de conservation, - la Vigie, Thomazeau... -, avec le rapprochement et la jonction, vers le milieu Pléistocène inférieur, - 1,8 à 1,5 Millions d'années -. du terrane supportant le Massif Méridional et, tout particulièrement, la chaîne des Matheux et les montagnes du Trou d'Eau.

Le bras de mer correspondant aux plaines du Cul-de-Sac et de Neiba, aux lacs Trou du caïman, Azueï et Enriquillo..., et à la lagune del Rincon, - les étendues d'eau résiduelles, salées et sous le niveau de la mer, en sont des reliques -, se comble lentement tout comme se comble le Golfe de Gonave.

Et, dans ce système, il apparaît qu'une structure, de type orogenèse(1), activant la formation du relief, est en cours de formation dans le bras de mer, le Canal du Sud, séparant la péninsule Sud de Haïti de l'île de Gonave.

 

Au milieu de ce Canal du Sud, à l'Est du Gonave Basin, - 1.556 mètres de profondeur au Sud-Est, 3.132 au Nord-Est, 1.133 mètres au Nord-Ouest et, venant mourir sur la zone côtière Nord de la Péninsule du Sud -, en finalité de fermeture, apparaît un haut fond sous-marin quelque peu étrange et particulier agrémenté de deux monts en dôme dotés chacun d'un exutoire en creux d'où s'échappe des vapeurs par intermittence, l'un à son Ouest sub-affleurant à quelques 4 mètres de profondeur, le second à son Est sub-affleurant à quelques 14 mètres de profondeur.

Cette structure particulière serait-elle la clef qui permettrait de comprendre la raison des séismes qui se produisent depuis plusieurs mois le long de la faille d'Enriquillo ? Ne pourrait-elle pas être la cause d'un nouveau séisme de forte magnitude ?

Des questions qui se posent...


Note


(1) L'orogenèse est le terme scientifique désignant les mécanismes de formation des montagnes. Par extension ou compression des plaques tectoniques l'orogenèse désigne à la fois un système théorique expliquant les mécanismes de formation des reliefs.

Raymond Matabosch

Un nouveau séisme de forte magnitude 6.0, frappe encore le Chili et la région de Pichelmu.

02 Mai 2010, 10 h 52 à l'épicentre, 14 h 52 Temps Universel, latitude 34.297° Sud, longitude 72.072° Ouest, hypocentre 32.9 kilomètres, magnitude locale (ML) 5.8 sur l'échelle ouverte de Richter, magnitude du moment (Mw) 6.0, épicentre à 10 kilomètres au Sud-Ouest de Litueche, à 12 kilomètres au Nord-Ouest de Pichilemu, à 15 kilomètres à l'Ouest de La Estrella, 70 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de San Antonio, à 105 kilomètres à l'Ouest de Rancagua, à 105 kilomètres au Nord-Ouest de Curicó et à 140 kilomètres au Sud-Ouest de Santiago, capitale du Chili.

Intensité du séisme, suivant l'échelle d'Intensité de Mercalli modifiée par Wood et Neumann, en 1931 :

Intensité VI à Curicó, à Pichilemu, à Romeral et à Talca

Intensité V à Cauquenes, épicentre du séisme de magnitude 8.8 le 27 Février 2010, à Chanco, à Colbún, à Constitución, à Hualañe, à Linares, à Longaví, à Molina, à Parral, à Rancagua et à San Fernando

Intensité IV à Prov. Cordillera, à San Antonio et à Santo Domingo.

Intensité III à Casablanca, à La Calera, à La Ligua, à Limache, à Los Andes, à Papudo, à Petorca, à Puchuncaví, à Quillota, à Quintero, à San Felipe, à Santiago, à Valparaíso et à Viña del Mar.

Bien que le tremblement de terre, de magnitude 6.0 et d'intensité VI à son épicentre, soit déjà un séisme qui pourrait s'avérer destructeur et meurtrier, d'après les autorités locales et le service sismologique, département de géophysique de l'Université du Chili, « ni victimes, ni blessés, ni dommages matériels ne seraient à déplorer... »

Il a été précédé d'une secousse précurseur :

02 Mai 2010, 01 h 36 à l'épicentre, 05 h 36 Temps Universel, latitude 34.876° Sud, longitude 71.905° Ouest, hypocentre 36.1 kilomètres, magnitude locale (ML) 4.0 sur l'échelle ouverte de Richter, à 55 kilomètres au Sud de Pichilemu.

Et, inexorablement, une question se pose : Sommes-nous aux veilles d'un nouveau séisme de magnitude égale ou supérieure à 8.0 au Chili ? La multiplication des aléas sismiques, de magnitude égale ou supérieure à 6.0, étant conséquente, la probabilité n'en est que plus importante et relativement imminente... Risque 4.5 sur une échelle de 5...

10:58 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, chili, santiago, valparaíso, pichilemu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

02 mai 2010

Pour mieux comprendre la Marée Noire qui frappe la Louisiane et le delta du Mississipi...

Pour comprendre la marée noire qui frappe la Louisiane, il faut penser aux tremblements de terre, les uns naturels et les autres induits...

Une des zones de prospection pétrolifère... dans le Golfe du Mexique, au large de la Louisiane, zone truffée de Monts en dôme, plus de 15 ...


et...

le dernier séisme induit, en date, ayant provoqué la marée noire dans le golfe du Mexique car, à jouer avec le feu, les pétroliers sont allés au delà du possible avec la plate forme de prospection pétrolière qui a littéralement coulé, au large de la Louisiane, suite à une accumulation d'explosions sous-marines, une toutes les 9 secondes depuis des semaines, des mois et des années, pour permettre aux scientifiques et aux techniciens d'affiner les résonnances sismiques dans le cadre des études "pétrolifères"... qui se déroulaient dans la Chandeleur Valley, la Redfish Valley et le Gulfport Valley, et les canyons sous-marins du Mississipi, dans l'axe même du rift de New Madrid... une région, au large de la Louisiane, truffée de Monts en Dôme et à forte sismicité...

Cerclés de rouge les volcans de boues sous marins et autres exutoires gazeux... dans une des zones de prospection pétrolifère... dans le Golfe du Mexique

Est-il nécessaire de s'interroger sur les vraies causes qui ont coulé la plateforme de prospection... suite à des arrivées massives de gaz qui déclenchèrent une explosion qui embrasa la plateforme ?

Ainsi, à jouer aux apprentis sorciers, scientifiques et techniciens au service des nocheurs de la finance, l'homme brûle ses ailes et souille, se croyant maître absolu, la nature nourricière....

27 avril 2010

Une crise sismique réactivant le volcanisme, dans l'Archipel du Rat, Îles Aléoutiennes, met en danger plus de 40 millions d'oiseaux et 55 espèces.

Les îles Rat, tanangis Qaxum en Aléoute, sont un groupe d'iles volcaniques dans les Aléoutiennes au Sud-Ouest de l'Alaska entre l'île Buldir et Near Islands à l'Ouest, et Amchitka Pass et les îles Andreanof à l'Est.

Les plus grandes îles du groupe sont, d'Ouest en Est, Kiska, Little Kiska, Segula, Rat ou Kryssei, Khvostof, Davidof, Little Sitkin, Amchitka et Semisopochnoi . La superficie totale des îles Rat est de 934.594 kilomètres carrés. Aucune de ces îles n'est habitée.

Le nom de Rat Islands est la traduction anglaise du nom donné aux îles par le capitaine Fyodor Petrovitch Litke en 1827 quand il a visité les îles Aléoutiennes lors d'un voyage à travers le monde. Les îles sont nommées ainsi parce que les rats ont dominé Rat Island depuis environ 1780, suite au naufrage d'un navire japonais. En 2009, l'île a été considérée comme libre de tout rat.

Elles sont situées à la limite des plaques tectoniques de l'océan Pacifique et de l'Amérique du Nord, un zone très sismique En 1965, il s'y est produit un tremblement de terre majeur de magnitude de 8,7.

L'Archipel de Rat est inclus dans l'Alaska Maritime National Wildlife Refuge souvent abrégé en Alaska maritime ou AMNWR. Le refuge s'étend du Cap Lisburne, mer Chukchi Sea, à la pointe des îles Aléoutiennes à l'ouest et à l'île Forrester dans le sud de l'Alaska Panhandle à l'est.

Le refuge a diverses formes de relief et de terrains, y compris la toundra, la forêt tropicale, des falaises, des volcans, des plages, des lacs et des ruisseaux. Alaska Maritime National Wildlife Refuge est bien connu pour son abondance en oiseaux marins, soit environ 75% des oiseaux marins natifs en Alaska, 15 à 30 millions parmi les 55 espèces

AMNWR fournit également un habitat de nidification à environ 40 millions d'oiseaux de mer, ce qui représente 80 % de tous les oiseaux de mer de l'Amérique du Nord . Les oiseaux se rassemblent dans les « villes d'oiseau », ou colonies, le long de la côte. Chaque espèce a un site spécialisé de nidification, - corniche rocheuse, crevasse, gravats Boulder, Pinnacle, ou terrier -. D'autres animaux sont présents dans le parc tels les lions de mer, les phoques, les morses, les baleines et les loutres de mer .

Depuis 15 h 48, Temps Universel, 07 h 48 heure locale, une véritable crise sismique s'abat sur la région de l'Archipel de Rat et les îles Aléoutiennes.

Une première secousse de magnitude 4.9, d'hypocentre localisé latitude 51.09° Nord et longitude 178.71° Est, et d'épicentre situé à 40 kilomètres au Sud d' Amchitka, a vite été suivie

d'une seconde, à 15 h 53 Temps Universel, de magnitude 4.3 ;

d'une troisième, à 16 h 21 Temps Universel, de magnitude 4.4 ;

d'une quatrième, à 17 h 46 Temps Universel, de magnitude 4.9 :

d'une cinquième, à 18 h 15 Temps Universel, de magnitude 5.3 ;

et d'une sixième, à 18 h 25 Temps Universel, de magnitude 4.8,

ces secousses à répétition déclenchant toute une kyrielle de raz de marée mettant en grand danger les populations d'oiseaux qui y nidifient et la survie de certaines espèces en voie de disparition. De surcroît, elles ont eu, pour effet, la réactivation du volcanisme et plusieurs volcans sont entrés en activité et émettent des panaches de fumées et de cendres.

Un séisme de magnitude 5.4 frappe l'île de Nouvelle Bretagne, dans l'Archipel Bismark... Craintes de nouvelles éruptions volcaniques dans l'île.

27 Avril 2010 à 02 h 30 Temps Universel et 12 h 30 heure locale, un séisme sous marin, sur le plateau continental îlien, de Magnitude Locale 5.4 sur l'échelle ouverte de Richter, intensité VII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, a frappé l'île de Nouvelle Bretagne, dans l'archipel Bismark. Son épicentre, se localise, latitude 05.83° Sud et longitude 151.35° Est, à 200 mètres au large de la côte Sud de l'Île, à 3 Kilomètres au Sud de Lau, à 5 kilomètres au Nord-Est de Mau'una, à 7 kilomètres au Sud-Sud-Est de Porto, à 8 kilomètres aà l'Est-Nord-Est d'Atu, à 10 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Bairiman, à 137 kilomètres à l'Est de Kimbe et à 613 kilomètres au Nord-Est de Port Moresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle Guinée. Son hypocentre se situe à 54 kilomètres de profondeur.

L'île de Nouvelle Bretagne, - anciennement dénommée Nouvelle-Poméranie -, est une une île très montagneuse avec des composantes volcaniques et karstiques. Sur l'île, il y a cinq volcans actifs et seize sont dormants. Elle se situe à la frontière de deux microplaques, la microplaque de la Mer de Salomon subductant, à la fosse de Bougainville, à la vitesse de 8,6 centimètres par an, sous la microplaque de Bismark Sud.

La plaque de Bismarck Sud est une microplaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Elle est généralement associée à la plaque pacifique. Elle couvre une partie de l'archipel Bismarck, Nouvelle-Bretagne, une partie de la côte Nord-Est de la Nouvelle-Guinée, le Nord-Ouest de la Mer des Salomon et le Sud de la mer de Bismarck. La plaque de Bismarck Sud est en contact avec les plaques Woodlark, de Bismarck Nord, de Manus et de la Mer des Salomon. La plaque de la Mer des Salomon est, elle, généralement associée à la plaque australienne.

La Nouvelle-Bretagne est une île très étroite née suite à un soulèvement géologique. Elle a une longueur d'environ 600 kilomètres et une largeur de 80 kilomètres au maximum à une superficie est de 36.520 kilomètres carrés et est peuplée par plus de 400.000 habitants austronésiens : tribus Tolai, Baininger, Kilenge, Lakalai et Sulka.

Sur cette île de Nouvelle-Bretagne, plusieurs volcans, en conjonction avec une augmentation du nombre de séismes, en moyenne 8 à 10 par période de 7 jours de magnitude toujours supérieure à 4.0 baccédant souvent à des magnitudes supérieures à 6.0, (4 depuis le 01 Janvier 2010), se produisant, depuis le début janvier, tant au niveau de la microplaque de Bismark Sud qu'au niveau de celle des Salomon, sont dans une phase de forte activité. Dans cette région de Nouvelle-Bretagne, l'activité sismique et volcanique est particulièrement intense et plusieurs autres volcans sont en activité quasi-permanente, quoique de manière intermittente.

Nid de volcans(1) et ceinture de feu du Pacifique, l'archipel de Papouasie-Nouvelle-Guinée et celui de Bismark font partie de l'arc mélanésien et d'une zone d'affrontement, la faille de Bougainville, sous forme de phénomène mécanique de subduction, entre les plaques tectoniques indo-australienne et Pacifique. Aussi les tremblements de terre et les tsunamis en résultant sont relativement communs en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle Bretagne.

Bien que le séisme se soit produit le long de la faille dite de « l'Anneau de Feu », aucun dégât, ni blessé, n'a immédiatement été signalé, et le Centre d'alerte au tsunami du Pacifique, situé à Hawaï, précise qu'il n'y a « pas d'inquiétudes majeures concernant un tsunami ». Au différent, plusieurs volcans proches émettent des nuages de cendres laissant présager une ou plusieurs nouvelles éruptions ou des réactivations imminentes.


 

Notes :


(1) Les volcans de Nouvelle Bretagne : Complexe Langila,stratovolcans ; Arage, stratovolcan et geysers ; Complexe Mundua, stratovolcans ; Garove stratovolcan ; Dakataua caldeira ; Bola stratovolcan ; Garua harbour volcan ; Complexe Garbuna, stratovolcans ; Lolo, stratovolcan ; Pago, caldeira ; Complexe Sulu range, stratovolcans et fumeroles ; Hargy, stratovolcan ; Bamus, stratovolcan ; Ulawun, stratovolcan ; Lolobau, caldeira ; Rabaul, stratovolcan ; Tavui, caldeira

26 avril 2010

26 Avril 2010, un séisme sous marin de magnitude 6.5 frappe au Sud-Est de Taïwan.

26 Avril 2010, 02 h 59 Temps Universel, 11 h 59 Heure locale, un séisme sous marin de forte magnitude d'énergie, - ou du moment -, 6.5, au large de la côte Sud-Est de Taïwan. Son épicentre se situe à 233 km au Sud d'Ishigaki et à 278 km à l'Est de Taitung, et son hypocentre, latitude 22.27° Nord, longitude 123.79° Est, se localise à 2 kilomètres de profondeur dans un haut fond de -5.580 mètres.

Ce séisme a été précédé de deux secousses précurseur,

- l'une, le 25 Avril 2010, 20 h 43 Temps Universel, 05 h 43 Heure locale le 26 Avril 2010, un séisme sous marin de magnitude 4.9 sur l'échelle ouverte de Richter, au large de la côte Sud-Ouest de l'Île japonaise d'Irabu. Son épicentre se situe à 24 km à l'Ouest d'Hirara et à 310 km au Sud-Ouest de Naha, et son hypocentre, latitude 24.78° Nord, longitude 125.05° Est, se localise à 60 kilomètres de profondeur

- l'autre le 25 Avril 2010, 11 h 14 Temps Universel, 20 h 14 Heure locale, un séisme sous marin de magnitude 4.8 sur l'échelle ouverte de Richter, au large de la côte Sud-Est de Taïwan. Son épicentre se situe à 89 km au Sud-Est de Taitung et à 117 km au Sud-Est Kuansha, et son hypocentre, latitude 22.08° Nord, longitude 121.60° Est, se localise à 10 kilomètres de profondeur

De nombreuses répliques se sont ensuite succédées dont une à 04 h 09 Temps Universel, 13 h 09 Heure locale, une secousse sous marine de magnitude locale 4.8 sur l'échelle ouverte de Richter, au large de la côte Sud-Est de Taïwan. Son épicentre se situe à 236 km au Sud d'Ishigaki et à 273 km à l'Est de Taitung, et son hypocentre, latitude 22.27° Nord, longitude 123.72° Est, se localise à 2 kilomètres de profondeur dans un haut fond de -5.560 mètres.

En regard de la faible profondeur de son foyer, 2 kilomètres, sous un haut fond de plus de 5,500 mètres, le séisme à déclenché un tsunami local. En absence de toute information émanant des autorités locales, il est impossible de connaître s'il y a eu des dégâts et des atteintes à la population.

Taïwan est une zone clé, un point singulier où les plaques s’affrontent et se déchirent, où les déformations sont parmi les plus rapides du monde, tant sur terre qu’en mer, où enfin les risques naturels sont maximums et affectent une région à très haute densité de population.

Installée sur le prisme d’accrétion crustal et la fosse de subduction des Ryukyu, une zone de très forte déformation bordant la plaque philippine subductante sous la plaque eurasienne chevauchante, l’île subit un raccourcissement de 8 centimètres et un soulèvement orogénique qui peut atteindre 3 centimètres par an, en équilibre avec une érosion intense.

La chaîne centrale atteint 4.000 mètres avec des pentes très raides, une végétation dense et une forte altération des terrains. Favorisés par les pluies tropicales, l’équilibre précaire et les secousses sismiques, les glissements s’avèrent parfois catastrophiques. Les séismes sont très fréquents, quoique souvent modérés, une partie des mouvements se faisant par glissement asismique, de type creep. Toutefois, le Séisme de Chichi, de magnitude 7,6 dans une zone surpeuplée avait fait 2.500 morts et 5.000 blessés en 1999.

La terminaison Nord de l’île où le régime distensif se traduit par le rift Okinawa à ouverture rapide, est le siège d’une intense activité sismique limitée à la région avant-arc des Ryukyu se situant à quelques dizaines de kilomètres seulement des côtes japonaises et taïwanaises. Taipei, la capitale est bâtie sur un bassin alluvionnaire contrôlé par des failles normales dans lequel l’effet de site et les fréquentes inondations renforcent le caractère dévastateur des seïsmes. La région a déjà subi plusieurs séismes historiques comme celui du 5 Juin 1920 de magnitude au moins égale à 8, ou plus récemment, celui du 31 Mars 2002 de magnitude 7.1.

Si le Japon s'attend à un séisme majeur près de l'extrémité nord de la zone de subduction des Ryukyu, lieu d'affrontement entre les plaque philippine et eurasienne, lieu souvent générateur de chaînes de montagnes en croissance et donc de glissements de terrains. Cette zone de subduction qui permet à la plaque Philippine de s'enfoncer sous la plaque Eurasiatique s'étend sur plus de 2.000 kilomètres et vient buter contre l'île de Taiwan plus au sud. La sismicité y est intense et il ne peut être qu'envisagé le risque qu'un séisme de magnitude égale ou supérieure à 8.5/9.0 ne survienne dans un temps plus ou moins proche car les caractéristiques de cette subduction, en lacune sismique aux abords de Taïwan, rappellent, en plusieurs points celles de Sumatra.

Sources : D'après Géosciences, Juin 2007, pour l'étude sismologique de la région de Taïwan.

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24 avril 2010

24 Avril 2010 : 5.2 sur l'échelle de Richter et Intensité VII sur l'échelle MSK, un séisme sous marin frappe le Sud de la Crête.

24 Avril 2010, à 15 h 01 Temps Universel, 18 h 01 heure locale, un séisme sous marin, de magnitude 5.2 sur l'échelle ouverte de Richter, mais d'intensité VII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, a frappé au large, au sud de la Crête et a été ressenti jusqu'à l'île de Santorin. Selon les premières informations, il n'y a pas eu de victimes ni de dommages. L'épicentre se situe à 53 kilomètres au Sud-Sud-Est d'Ierapétra, à 57 kilomètres au Sud de Makrys, à 60 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Lefki et à 150 kilomètres au Sud-Est d'Iráklion.

Ce séisme fait suite, depuis le 01 Janvier 2010, à une kyrielle de séisme de magnitude supérieure à 3.5 dont 5 de magnitude supérieure à 4.0 : le 16 Mars 2010, 22 h 01, magnitude 4.2 ; le 28 Février 2010, 02 h 22, magnitude 4.6 ; le 12 Février 2010, 21 h 00, magnitude 4.2 ; le 11 Février 2010, 21 h 56, magnitude 5.3 et le 28 Janvier 2010, 13 h 05, magnitude 4.0.

En outre, cette région est cyclique de très forts séisme tels ceux de 1490, magnitude 6,9, beaucoup de morts ; du 29 Mai 1508, magnitude 7.1 300, morts ; 08 Novembre 1612, magnitude 7.5, beaucoup de morts ; 1613, magnitude 7.0, beaucoup de morts ; Janvier 1665, magnitude 6.7, beaucoup de morts ; 28 Octobre 1780, magnitude 7.7, 100 morts ; 16 Février 1810, magnitude 7.8, 2.000 morts ; 12 Octobre 1856, magnitude 6.8, 538 morts.

La Méditerranée, existant par effondrement de son plancher que depuis 40 Millions d'années, est parfois qualifiée d’eurafricaine. Elle se trouve à la limite de trois continents. Elle est allongée en latitude sur 4000 km, entre 30 et 45° de latitude et se situe au contact de deux grandes plaques lithosphériques : au sud, la plaque africaine, au nord la plaque eurasiatique. Ce contact est très ancien, datant de la fin du secondaire. La plaque africaine se dirige vers le nord. Trois types de contact ont lieu :

A - mouvement de subduction. La plaque africaine plonge sous la plaque européenne, chaînes de subduction : arc égéen et arc taurique.

B - collision. La deux plaques entrent en collision car elles ont la même densité. chaînes de collision : arc alpin, carpathes, arc bético-rifain.

C - coulissage. Ce mouvement a lieu au nord du Maghreb car la plaque atlantique s’éloigne vers l’ouest.

La sismicité et le volcanisme y sont dus à des mouvements tectoniques. Des chaînes récentes existent. En Grèce, au sud du golfe de Corinthe, des dépôts deltaïques du Pliocène se trouvent à 2.800 m d’altitude. Cette instabilité génère des risques naturels. Les manifestations sismiques sont répétées. La Méditerranée est une des grandes aires mondiales de sismicité et toute entière elle est concernée par la sismicité, y compris le sud-est de la France. La zone la plus sismique s’étend sur l’Italie, la Grèce, le Proche-Orient, ainsi que sur le nord du Maghreb. En 1908, à Messine, un séisme, générant un raz de marée, fit, environ, 100.000 morts. Le risque sismique est amplifié par la densité de l’urbanisation. Les effets d’un séisme sont directs par le passage des ondes car le bâti ancien est vulnérable tout comme l'est le bâti récent rarement construit dans les normes sismiques, et, aussi, indirects, les raz-de-marée n'y étant pas rares et les glissements de terrains sont aussi dangereux.

Enfin, la région crêtoise est une lacune sismique depuis 1856. Aussi, il ne serait point surprenant que cette région ne soit le théâtre, à plus ou moins courte échéance, d'un événement sismique de forte à très forte intensité et magnitude, d'autant que cette zone, outre le fait qu'elle soit de haute sismicité l'est aussi sur le plan volcanique, l'un et l'autre pouvant, lors, être intimement liés pour générer une catastrophe naturelle de grande ampleur...

21:52 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, mer méditerranée, crète, grèce | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23 avril 2010

23 Avril 2010, un séisme de magnitude 6.1 frappe la région de Bio Bio, au Chili.

23 Avril 2010, 10 h 03, Temps Universel, 06 h 03 heure locale, un séisme de Magnitude ML 6.1, - magnitude locale ou magnitude de Richter -, et de Magnitude Mw 5.9, - magnitude d'énergie ou du moment -, a frappé la région de Bio-Bio au Chili. Son épicentre se situe, coordonnées 37.41° Sud et 72.93° Ouest, à 2 kilomètres au Sud de San Jeronimo, à 10 kilomètres au Sud-est de Cabrera, à 12 kilomètres au Sud de Coihue, à 15 Kilomètres à l'Ouest de Santa Lucia, à 24 kilomètres au Nord-Ouest de Nacimiento et à 51 kilomètres à l'Ouest de Los Ángeles et son hypocentre se localise à 35 kilomètres de profondeur.

Ce séisme fait suite, dans cette VIII° Région chilienne, au cours des sept derniers jours, à une série de huit tremblements de terre de magnitude égale ou supérieure à 4,8 : 23 Avril 2010, 07 h 25, Temps Universel, 03 h 25 heure locale, Magnitude Mw 4.9, proche de la côte, région de Bio-Bio ; 21 Avril 2010, 03 h 52, Temps Universel, 23 h 52 20 Avril 2010 heure locale, Magnitude Mw 4.7, région de Bio-Bio ; 19 Avril 2010, 07 h 32, Temps Universel, 03 h 32 heure locale, Magnitude Mw 5.0, proche de la côte, région de Bio-Bio ; 18 Avril 2010, 02 h 52, Temps Universel, 22 h 52 17 Avril 2010 heure locale, Magnitude Mw 4.8, proche de la côte, région de Bio-Bio ; 17 Avril 2010, 09 h 48, Temps Universel, 05 h 48 heure locale, Magnitude Mw 4.8, région de Bio-Bio ; 16 Avril 2010, 23 h 15, Temps Universel, 19 h 15 heure locale, Magnitude Mw 5.5, région de Bio-Bio ; 16 Avril 2010, 22 h 41, Temps Universel, 18 h 41 heure locale, Magnitude Mw 5.7, région de Bio-Bio ; et 16 Avril 2010, 22 h 38, Temps Universel, 18 h 38 heure locale, Magnitude Mw 5.0, proche de la côte, région de Bio-Bio.

La région de Biobio a subi, depuis le séisme de mégathrust du 27 Avril 2010, magnitude 8.8, qui avait frappé la région du Maule, au Chili, trois tremblements de terre de forte intensité : le premier, de magnitude 6,7 ayant frappé au large de la côte de Biobío, à 11 h 21 Temps Universel, 07 h 21 heure locale, le 15 Mars, hypocentre localisé à une profondeur de 18 kilomètres ; le deuxième à terre, à 75 kilomètres au Nord-Ouest de Chillan et à 75 kilomètres au Nord-Nord-Est de Concepcion, de magnitude 5.9, à 22 h 58 Temps Universel, 18 h 58 heure locale, le 2 avril, hypocentre à 39 kilomètres de profondeur ; et celui du 23 Avril étant le troisième.

Aucun rapport concernant d'éventuelles morts de personnes, de blessés et de dégâts conséquents n'a été établi par les autorités.

17:33 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, chili, bio bio, concepción, los angeles | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19 avril 2010

Province de Samangan, Afghanistan, 18 Avril 2010, important séisme de magnitude 5,6 destructeur et meutrier.

18 Avril 2010, 20 h 28 Temps Universel et 19 Avril 2010, 00 h 58 Heure locale, un séisme de Magnitude 5.6, localisé latitude 35.71° Nord et longitude 67.71° Est, a frappé la province de Samangan, dans le Centre de l'Afghanistan. Son épicentre se trouve à 30 kilomètres au Nord de Do Ru, à 60 kilomètres au Nord-Ouest de Barfax, à 61 kilomètres à l'Est de Basarah, à 68 kilomètres au Sud-Ouest d'Aybak, à 68 kilomètres à l'Est de Bawsi, à 70 kilomètres au Nord-Est de Tonj, à 100 kilomètres au Sud-Est de Mazar-e ŠArif, à 175 kilomètres au Sud-Sud-Est de Termez, 175 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Shaartuzet à 190 kilomètres au Nord-Ouest de Kabul capitale de l'Afghanistan . Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

Il a été suivi de deux répliques de magnitude supérieure à 4,0 :

18 Avril 2010, 21 h 37 Temps Universel et 19 Avril 2010, 02 h 07 Heure locale, une réplique de Magnitude 4.3, localisée latitude 35.95° Nord et longitude 67.53° Est. Son épicentre se trouve à 28 kilomètres au Nord-Est de Chapchal, à 35 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Bayanan, à 40 kilomètres au Nord-Nord-Est de Bawsi, à 43 kilomètres au Nord-Nord-Est de Basarah, à 57 kilomètres au Sud-Ouest d'Aybak, à 70 kilomètres au Nord-Est de Tonj et à 91 kilomètres au Sud-Est de Mazar-e ŠArif. Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

19 Avril 2010, 01 h 27 Temps Universel, 05 h 57 Heure locale, une réplique de Magnitude 4.3, localisée latitude 36.08° Nord et longitude 67.63° Est. Son épicentre se trouve à 30 kilomètres au Nord-Est de Chapchal, à 35 kilomètres au Sud-Sud-Est d'Hazrat-e Soltan, à 42 kilomètres au Sud-Ouest d'Aybak, à 56 kilomètres au Nord-Nord-Est de Bawsi, à 70 kilomètres au Nord-Est de Tonj et à 84 kilomètres au Sud-Est de Mazar-e ŠArif. Son hypocentre se situe à 25 kilomètres de profondeur.

La sismicité régionale dans la province de Samangan et dans la chaîne montagneuse de l'Hindu Kush y est très importante à très forte : 18 Octobre 1874, magnitude 7,8, 1.200 morts ; 09 Juin 1956, magnitude 7.3, 350 morts ;19 Mars 1976, magnitude 5.5, 49 morts ; 16 Décembre 1982, magnitude 6.6, 500 morts ; 11 Février 1999, magnitude 5.8, 70morts ; et, depuis janvier 2000, plus de 50 séismes de magnitude égale ou supérieure à 5,5 dont celui du 25 Mars 2002, magnitude 6.1, ressenti jusqu'n Chine, en Inde et au Kazakhstan, avait provoqué plus de 2.200 morts, plus de 6.000 blessés et quelques 20 000 personnes sans-abri. Dans la ville de Nahrin, 4.000 maisons avaient été détruites dont toute la vieille ville en pisé et quasi tous les quartiers neufs avaient également été concernés par les destructions.

Il y a en moyenne 5 à 6 séismes de magnitude supérieure ou égale 5.0 par an, dans un périmètre de 60 kilomètres autour de l’épicentre du séisme du 18 Avril 2010, et, plus d’une dizaine de gros séismes de magnitude supérieure à 7.0, depuis 1900, essentiellement dans la province de Samangan. Et dans l’Hindu Kush.

Cette sismicité est liée à l’affrontement entre les deux plaques tectoniques, Inde et Eurasie, qui se rapprochent de plus de 4 centimètres par an. Cet affrontement, collision-subduction, se répercute à des distances importantes à l’intérieur des plaques et génère des failles, comme dans cette région afghane éloignée de la frontière des deux plaques, qui atteignent des profondeurs très importantes, 300 à 520 kilomètres de profondeur. Des séismes superficiels, hypocentres de 0 à 50 kilomètres de profondeur, sont dévastateurs et ceux, très profonds, certains foyers se situant à 330 kilomètres de profondeu, sont ressentis sur de très grandes surfaces.

Les secousses des 18 et 19 Avril se caractérisent par des profondeurs superficielles des foyers, de l’ordre d’une dizaine de kilomètres et le séisme principal, du 18 Avril 2010, résulte de la rupture superficielle d’une faille chevauchante, orientée Nord-Sud, traduisant une compression locale.

Aux dernières informations obtenues, de nombreuses destructions de bâtis se seraient produites dans la région proche de l'épicentre, périmètre de 30 kilomètres, car l'intensité du séisme y est évaluée à VIII sur l'échelle MSK, et, suivant des sources non officielles des morts et des blessés, ainsi que des sans abri, seraient à dénombrer.

15 avril 2010

Eruption du volcan Eyjafjoll : les réchauffagistes du climat aux anges mais le désenchantement en finalité

En Islande, après une crise sismique entre le 3 et le 5 Mars, environ 3.000 tremblements de terre étant enregistrés à l'aplomb de l'Eyjafjallajökull, le 20 mars 2010, le stratovolcan Eyjafjöll, rentre en éruption. La plupart des jaillissements concernant cet édifice volcanique sont de type fissuraux et se produisent préférentiellement sur ses flancs Est et Ouest du volcan, notamment aux bouches éruptives de Hamragardahraun, Hofdahraun, Irahraun, Midskalarheidahraun, Raudahraun et Skerjahraun.

Peu avant minuit, le 20 Mars, après des projections de cendres, le panache étant visible jusqu'aux îles Vestmann, la lave, s'échappant d'une fissure d'un kilomètre de longueur environ, avait fait son apparition à Fimmvörðuháls, entre l'Eyjafjallajökull et le Mýrdalsjökull.

En date du 30 Mars 2010, suite à une nouvelle crise sismique, une nouvelle faille d'au moins 300 mètres de longueur, parallèle à la première faille éruptive, avait fait son apparition sous le glacier Eyjafjallajökull et le 14 Avril, au petit matin, rejetant un puissant et épais nuage de cendres, de téphras, de vapeur d'eau, d'anhydride carbonique et de gaz volcaniques, elle rentrait, de même, en éruption sous le glacier.

Le magma rejeté par la nouvelle bouche éruptive est entré en contact avec le lac sous-glacière formé par la première éruption et dont l'eau avait envahi et noyé la nouvelle faille. Le contact de l'eau avec la lave a ainsi provoqué des panaches de vapeurs qui, inexorablement, ont rendu l'éruption explosive, une explosion créant, de toute évidence, une nouvelle caldeira et déclenchant, parallèlement, un jökulhlaup, une débâcle glaciaire et boueuse de type crue brutale particulièrement puissante et dévastatrice .

Le panache qui est éjecté du volcan et qui file vers l'Europe, et qui fera le tour de la Terre durant plusieurs jours voire deux semaines, est essentiellement constitué de vapeur d'eau, d'anhydride carbonique, d'anhydride sulfurique, de méthane et de gaz volcaniques, notamment fluor et chlore, et des particules solides appelées téphras ou cendres qui sont des fragments de la roche arrachée par l'explosion phréatique.

Le nuage s'élève à une hauteur de 7 à 15 kilomètres et les particules les plus grosses tombent immédiatement alors que les plus fines sont entraînées par les courants ascendants dans l'atmosphère. Si sur le sol islandais ces cendres sont un risque évident pour les hommes et les animaux car elles sont abrasives et nocives, il n'en sera pas de même pour l'Europe et au delà l'Asie et l'Amérique quand le nuage aura fait le tour de la Terre car une fine couche de poussière retombera sur les sols tout comme, lorsqu'il y a des tempêtes dans le désert saharien, il se peut retrouver un fine pellicule de sable jonchant sur le terres des pays d'Europe méridionale.

Au différent, ce nuage de quelques 20 à 30 kilomètres de long et 6 à 11 kilomètres de large, grossissant toujours, de toute évidence devrait durer une à trois semaines, la caldeira formée devant avoisiner 2 à 3 kilomètres de diamètre, entrainera des conséquences climatiques qui affecteront toute la planète car il perturbera la météo durant deux ou trois ans. En effet, les gaz et les particules rejetés dans l'air réchaufferont le climat dans un premier temps et engendreront, dans un second temps, sous 15 jours à trois semaines, des pluies importantes et les températures se rafraîchiront inexorablement.

En toute chose, il est à penser que l'été sera plus que médiocre et les températures seront assez faibles, voisinant le 15 à 20° Celsius et le prochain hiver sera neigeux sur tout l'hémisphère Nord.

Enfin, si le panache perdure durant plusieurs mois, l'hémisphère Nord connaîtra deux à trois années de froidures durant l'été et le printemps et de glaces en automne et en hiver... Ceci étant expliqué sommairement afin de ne pas dresser un véritable cours magistral sur la climatologie consécutive à une explosion volcanique avec éjection d'un nuage de cendres conséquent.

Et si certains se posent des questions sur le pourquoi des aéroports d'Europe qui ont été fermés qu'ils sachent que les particules fines contenues dans le nuage de cendre sont aussi coupantes que du verre et les réacteurs des avions y sont sensibles car elles peuvent endommager les appareils, les cockpits, les hublots et, si elles pénêtrent à l'intérieur des habitacles porter atteintes aux hommes. En 1982, les réacteurs d'un vol de la British Airways avait perdu toute leur puissance en traversant un nuage de cendres volcaniques au-dessus de l'Indonésie et s'étaient littéralement arrêtés de fonctionner. L'appareil avait fait, alors, une chute de plusieurs milliers de mètres avant que les moteurs, retrouvant un air plus sain, puissent redémarrer.

14 avril 2010

Un séisme, de magnitude 7.1, destructeur et meurtrier frappe le Qinghai : des centaines de morts et des milliers de blessés

Après trois alertes de moyenne et de forte intensité, VI à VIII sur l'échelle MSK, le premier de magnitude 4,9 sur l'échelle ouverte de Richter, se produisant dans la région de Qinghai, le 05 Mars 2010, épicentre à 20 kilomètres à l'ouest de Maduoxiang et à 200 kilomètres au Nord-Nord-ouest de Yushu, et les deux autres de magnitude de 5,6 frappant le Xizang, - Le Tibet -, région frontalière avec le Qinghai, le 23 Mars 2010, épicentre du second à 60 kilomètres au Nord-Nord-est de Nyainrong et à 300 kilomètres au Sud-Ouest de Yushu, épicentre du troisième à 58 kilomètres au Nord-Nord-est de Nyainrong et à 290 kilomètres au Sud-Ouest de Yushu, et tous trois d'hypocentre 10 kilomètres de profondeur, la région du Qinghai, Chine, à été à nouveau frappé par une série de tremblements de terre.

Le premier, précurseur, s'est produit le 13 Avril 2010, à 21 h 40, Temps Universel, 05 h 40 Heure locale, de magnitude 5.0, hypocentre 20 kilomètres de profondeur localisé latitude 33.23° Nord et longitude 96.70° Est, épicentre à 30 kilomètres au Sud-est de Chindu et à 32 kilomètres au Nord-Ouest de Yushu.

Le second, de forte magnitude, 7,1 sur l'échelle de Richter pour les services séismologiques chinois, 6,9 pour l'U.S. Geological Survey et pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, et d'intensité XI, sur l'échelle MSK, à l'épicentre, s'est produit à 23 h 49 Temps Universel, 07 h 49 Heure locale, hypocentre 10 kilomètres de profondeur pour l'USGS, 33 kilomètres de profondeur pour le CSEM, localisé latitude 33.27° Nord et longitude 96.67° Est, épicentre à 34 kilomètres au Nord-Ouest de Yushu et à 35 kilomètres au Sud-est de Chindu.

Le séisme principal à été suivi par plus de 100 répliques de magnitude comprise entre 2.5 et 3.9, par cinq de magnitude entre 4.0 et 4.9 et par trois de magnitude 5.0, 5.1 et 5.8

La région du Qinghai est sujette à des tremblements de terre de forte intensité tels ceux de 1738 magnitude 6.5 ; 15 Avril 1989 magnitude 6.3 ; 25 Avril 1989 magnitude 6.1 ; 03 Mai 1989 magnitude 6.5 et magnitude 5.8 ; 26 Avril 1990 magnitude 6.1 ; 03 Janvier 1994 magnitude 5.7 ; 29 Juin 1994 magnitude 5.8 ; 12 Septembre 2000 magnitude 6.1 ; 18 Novembre 2001 magnitude 5.5 ; 19 Novembre 2001 magnitude 5.3 ; 08 Août 2002 magnitude 5.2 ; 18 Août 2003 magnitude 5.4

Ce séisme, dernier bilan fourni par les médias autorisés d'État, a fait 649 morts et plus de 12.000 blessés, mais, en réalité, les chiffres officiels étant minorés, le nombre de morts seraient bien supérieurs à 1.000 voire 1.500 et plus. La zone la plus touchée, foyer du séisme avec une intensité de XI sur l'échelle MSK, est la préfecture de Yushu avec son siège Gyegu, région frontalière avec le Xizang, - le Tibet -, avec une population de 280.000 personnes. Selon Chine Nouvelle, Gyegu compte 100.000 habitants.

Le Qinghai est une région montagneuse très pauvre habitée par des paysans et des nomades d'ethnie mongole et tibétaine et les habitations y sont construites en terre. Plus de 85% de celles-ci, bâties dans la zone épicentrale du tremblement de terre se sont effondrées ensevelissant les habitants sous des tonnes de matériaux empêchant toute formation de poches d'air dans les décombres, une situation dramatique laissant présager un bilan catastrophique en pertes humaines.

23:11 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, chine, tibet, xizang, qinghai, yushu, gyegu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Nouvelles évacuations d'au moins 800 personnes en Islande, un second volcan en éruption.

Terre de glace, l’Islande, située sur la dorsale médio-atlantique, entre le Groenland et l’Écosse, au Nord-Ouest des îles Féroé, est un État insulaire de l’océan Atlantique Nord. Terre de glace s'y dénombrant plus de 130 volcans actifs, elle est aussi terre de feu comme l'a rappelé, peu avant minuit, le 20 Mars 2010, l’éruption fissurale de l’Eyjafjöll, à proximité du glacier Eyjafjallajökull. Bien que jugée, dans un premier temps, mineure, cette éruption est pourtant inquiètante car elle laisse craindre, les deux édifices volcaniques étant liés, celle du volcan Katla, bien plus redoutable.


L'Eyjafjallajökull et l’Eyjafjöll.


Pour une oreille francophone, le nom original de ce glacier sonne bizarrement. Trois mots, en réalité, composent ce toponyme : Eyja, - île -, fjalla, - montagne -, et jökull, - glacier -, Eyjafjallajökull... signifiant, donc, le « glacier sur la montagne île. » L'Eyjafjallajökull est une calotte glaciaire, d'une superficie d'environ 78 kilomètres carrés, au Sud de l'Islande. Sur les quatorze calottes glaciaires que compte l'Islande, les cinq plus importants étant le Vatnajökull avec ses 8.300 kilomètres carrés, le Suður Vatnajökull et ses 3.700 kilomètres carrés, le Langjökull couvrant 995 kilomètres carrés, le Hofsjökull et ses 880 kilomètres carrés et le Mýrdalsjökull avec ses 607 kilomètres carrés, il est le septième plus grand glacier du pays. Ce glacier recouvre un volcan, l'Eyjafjöll.

L’Eyjafjöll, ou Eyafjalla, est un stratovolcan actif d’Islande. La dernière éruption connue s'était déroulée du 19 décembre 1821 au 1er janvier 1823. Depuis le début du mois de Mars 2010, une augmentation de l’activité sismique dans la région qui l'entoure, au voisinage du glacier Eyjafjallajökull, présageait une possible éruption, éruption devenue effective le 20 mars 2010.

Sur près d’un demi-kilomètre, des fontaines de laves s’élevant à plus de 200 mètres de hauteur accompagnent une activité effusive avec des laves chaudes aux températures atteignant 1.000° C., voire plus.


Nouvelle faille à Fimmvörðuháls.


La faille éruptive de l’Eyjafjöll, depuis le 30 mars, a une voisine. Une nouvelle faille de 300 mètres de long est apparue prenant tout le monde par surprise.

Quelques 700 à 800 personnes ont été évacuées de leurs habitations, ce mercredi 14 Avril au matin, en raison d'une nouvelle crise sismique sur toute la région orientale de l'Islande pouvant générer, le long de la nouvelle faille, un risque important d'éruption sous l'Eyjafjallajokull, de même que les risques d'une brutale explosion du Katla, un des volcans les plus actifs et des plus destructeurs, à l'origine de plusieurs jökulhlaups ou ou débâcle glaciaire et boueuse de type de crue brutale particulièrement puissante et dévastatrice, - quelque fois désignés lahars ou coulées boueuses formées d’eau, de cendres volcaniques et de tephras -, sous le Mýrdalsjökull, les signes étant trop évidents, est à craindre...

Toutes les routes sont fermées et les civils évacués ont été dirigés vers des centres de la Croix-Rouge. A cause de l'activité volcanique accrue, le long de la faille Eldgja, sous l'Eyjafjallajokull et, à un degré moindre sous le Mýrdalsjökull, toute la zone est surveillée par hélicoptère afin de prévenir de l'ampleur de l'éruption qui semble avoir commencée vers les 01 h 00 du matin, heure locale, l’Eyjafjöll se situant à 125 kilomètres à l'est de Reykjavik et le Katla à moins de 160 Kilomètres de la capitale.

11 avril 2010

11 Avril 2010, un séisme majeur, de magnitude 7.1, frappe l'Ile San Cristobal, dans les Îles Salomon.

Dimanche 11 avril 2010 à 09 h 40, Temps Universel, 20 h 40 heure locale, un séisme de magnitude 7.1 frappe au large de l'Île San Cristobal, dans le bassin de Santa Cruz et proche du mont sous marin d'Hammondsport, dans les Îles Salomon. Son épicentre, localisé latitude 10.90° Sud et longitude 161.16° Est, se trouve à 50 kilomètres au Sud-Sud-Est de Taral'arawe, à 52 kilomètres au Sud-Sud-Est de Tawaraha, à 54 kilomètres au Sud-Est d'Hunihu, à 28 kilomètres au Sud-Sud-Est de Biaaro, à 94 kilomètres au Sud-Ouest de Kirakira, capitale provinciale de la province de Makira-Ulawa dans les îles Salomon, à 213 kilomètres au Sud-est d'Honiara, capitale des Îles Salomon, et à 1.538 kilomètres à l'Est de Port Moresby, capitale de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Et son hypocentre se situe à 51,9 kilomètres de profondeur. Mais aucune alerte tsunami n'a été lancée

Le séisme, ressenti dans toute la région jusqu'aux Philippines et même le Japon, a provoqué un ras de marée local générant des vagues de plus de 5 mètres de hauteur. Quelques personnes, prises de panique, ont été légèrement blessées en fuyant du littoral. Des maisons, sur les îles San Cristobal, Bellona et Rennel ont été détruites ou endommagée et de nombreuses personnes pourraient se retrouver sans abri. Dans la capitale Honiara, sur l'île de Guadalcanal, les habitants ont ressenti la secousse qui n'a pas engendré de dégâts.

Les îles Salomon sont régulièrement victimes de tremblements de terre Le 29 septembre 2009, la région avait été frappée par un violent séisme suivi d'un tsunami dévastateur, qui avait fait 186 morts aux Samoa et à Tonga. Le 2 Avril 2010 tremblement de terre majeur de magnitude 7.2, ressenti jusqu'au Japon, avait secoué secoué les fonds marins, au large des îles Salomon, provoquant un tsunami qui avait frappé la côte Ouest de ce pays du Pacifique.

Les îles Salomon sont situées dans « le cercle de feu », une zone d'intenses activités sismiques dues au chevauchement de plusieurs plaques continentales.

07 avril 2010

07 Avril 2010, un séisme majeur de magnitude 6.0 frappe la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Des blessés et des morts seraient à déplorer.

Un séisme majeur, d'une magnitude de 6.0, sur l'échelle ouverte de Richter, et d'intensité VII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, appelée aussi échelle MSK, a frappé, ce mercredi 07 Avril 2010, à 14 h 33 Temps Universel, jeudi 5 Avril 2010, 00 h 33 Heure locale, au Nord-Ouest de la Papouasie-Nouvelle Guinée, près de la frontière avec le territoire indonésien de l'Iran Jaya Timur.

Son épicentre, localisé latitude 03.80° Sud et longitude 141.90° Est, se trouve à 10 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'Abrau, à 12 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Norambalip, à 17 kilomètres au Nord-Nord-est de Nami, à 20 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Nigre, à 91 kilomètres au Sud-ouest d'Aitape, à 140 kilomètres au Sud-est de Vanimo et à 192 kilomètres au Sud-est de Jaya Pura. Son hypocentre se situe à 37 Kilomètres de profondeur.

Tout laisserait entendre, même si les autorités locales ne se sont pas exprimées, qu'il y aurait eu des blessés et des victimes, ainsi que d'importants dégâts.

La Papouasie Nouvelle-Guinée et les territoires indonésiens de l'Iran Jaya Timur, de l'Iran jaya Tengah et de l'Iran Jaya Barat, formant l'île de Nouvelle Guinée, et leurs îles et îlots attenants, ainsi que les îles Solomon, situés sur « la ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, sont régulièrement le théâtre de secousses sismiques.

En effet, le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe sous la plaque Australienne, subduction, entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l'Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons. Au niveau de la Nouvelle-Guinée, les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 centimètres par an, avec un maximum de 24 centimètres par an au Nord des Tonga.

Après un séisme de magnitude 7.8, alerte au tsunami en Indonésie et en Thaïlande.

Un séisme majeur, de magnitude 7.8, sur l'échelle ouverte de Richter, a frappé le nord de l'île indonésienne de Sumatra aux premières heures matinales, 05 h 15 heure locale, ce mercredi 07 Avril 2010, 22 h 15 Temps Universel mardi 06 Avril, et a motivé une alerte tsunami à Sumatra, Java et Bali, sur les Archipels d'Andaman et de Nicobar et en Thaïlande.

L'épicentre du séisme, en milieu océanique, localisé latitude 2.22° Nord et longitude 97.03° Est, se trouve à 10 kilomètre à l'Ouest du Pulau Banyak, à 15 kilomètres au Nord-Ouest du Pulau Bangkaru, à 40 kilomètres au Nord-Est du Pulau Lasia, a 45 kilomètres au Nord-Est du Pulau Babi, à 123 kilomètres au Nord-Ouest de Gunung Stoli, à 200 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Sibolga, à 215 kilomètres au Sud-Ouest de Medan et à 222 kilomètres au Sud-Ouest de Binjai. Son hypocentre se situe à 48 kilomètres de profondeur.

Le Centre d'Alerte Tsunami du Pacifique, n'attendant pas un raz de marée destructeur de longue portée, a décrété une surveillance à cause de possibles tsunamis locaux qui pourraient en découler.

« Après le séisme de magnitude 7.8, dans le nord de Sumatra, à 644 km des côtes de la Thaïlande, un tsunami est hautement probable sur les régions côtières de la Mer d'Andaman », a même précisé le Centre National thaïlandais de Prévention de Catastrophes, et a demandé, aux populations des six provinces côtières, de se transporter en des lieux sûrs.

L'Indonésie se située dans le « cercle de feu » du Pacifique. L'activité volcanique et séismique y sont très forte.

Plus de mille personnes sont mortes victimes d'un séisme d'ampleur 7.6 qui avait frappé l'île de Sumatra en septembre 2009.

Un tsunami gigantesque - déchaîné par un séisme sous-marin de 9.3 à la hauteur de Sumatra - avait balayé les côtes d'Indonésie et d'autres pays des voisins de l'Océan Indien fin 2004, avec un bilan de quelque 220.000 morts, la majorité dans la province d'Aceh, dans le nord de Sumatra.

08:35 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, sumatra, andaman, nicobar, thaïlande, tsunami | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

05 avril 2010

Dimanche 4 Avril 2010, un séisme de magnitude 7.2 frappe la Basse Californie.

Baja California, Mexicali, Mexique. D'abord étalonné à 6.9 de magnitude sur l'échelle ouverte de Richter puis révisé à 7.2, un séisme d' intensité IX sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, a secoué, durant 40 secondes, le 04 Avril 2010 à 22 h 40 Temps Universel, 15 h 40 Heure locale, la Californie mexicaine et américaine.

Son épicentre, latitude 32.38° Nord et longitude 115.04° Ouest, est localisé en Basse-Californie, au Mexique, à 12 km au Nord Est de Guadalupe Victoria, à 60 km au Sud-Sud-Est de Mexicali, à 62 km au Sud-Ouest de San Luis Río Colorado et à 167 km à l'Est-Sud-Est de Tijuana. Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

Il a été ressenti, dimanche après-midi, jusque dans le centre ville de Santa Barbara, de Los Angeles et de San Diego, ainsi que dans l’Arizona, à Phoenix et à Yuma, et dans le tout le Sud de la Californie. Il n’y aurait ni victimes, ni dégâts à déplorer aux Etats-Unis et mais au moins deux morts, à Tijuana, et d'importantes dégradations dans les bâtis, au Mexique, suivant les premières estimations des autorités locales.

Le dernier tremblement de terre, aussi puissant, en Californie mexicaine ou américaine s'était produit en 1992, séisme de Landers de magnitude de 7.3.

A Los Angeles, quelques ascenseurs ont été bloqués et les immeubles ont vibré dans l’ouest de la ville et dans la vallée de San Fernando, interrompant les déjeuners de Pâques. Au Mexique, la secousse a fait trembler des édifices à Tijuana, tandis qu’une partie de la ville s’est retrouvée sans électricité. L'électricité a été coupée et des tuyaux d'alimentation brisés dans certaines régions. Trois violentes secousses secondaires ont eu lieu dans l'heure qui a suivi.


Le séisme du 04 Avril 2010 et ses répliques

Le séisme se centre sur la faille de San Andreas qui coupe en deux la Californie, de Salton Sea au sud jusqu'au cap de Point Arena, au nord de San Francisco. La plus longue, près de 1.000 km, la plus célèbre, elle n'est qu'un élément d'un réseau croisé formé au cours des derniers vingt millions d'années, au long duquel s'exercent les mouvements tectoniques. Les tremblements de terre y sont quotidiens, mais la plupart sont pas perceptibles par l'homme. Lorsque, localement, l'ajustement des plaques a trop longtemps attendu, l'effet est catastrophique. En 1906, la partie occidentale de la Californie glissa en quelques heures de six mètres vers le nord, détruisant maisons, bâtiments et voies de communication. Le séisme avait atteint 8.3 sur l'échelle de Richter. La surface du sol fut déchirée du nord de la baie de San Francisco jusqu'au cap Mendocino, sur huit à dix kilomètres de profondeur.

31 mars 2010

6,6 sur l'échelle ouverte de Richter, un séisme de forte magnitude à frappé une nouvelle fois l'archipel Andaman le 30 Mars 2010

6,6 sur l'échelle ouverte de Richter, à 16 h 54 Temps Universel, 22 h 24 Heure locale, le 30 mars 2010, un séisme de forte magnitude à frappé, au large de l'île West Island, une nouvelle fois l'archipel Andaman situé dans le Golfe du Bengale et administrativement rattaché au territoire indien des Îles Andaman et Nicobar...

Son épicentre, localisé en mer latitude 13.609° Nord, longitude 92.884°Est, se trouve à 10 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de West Island, 15 kilomètres à l'Ouest de Landfajd island, à 222 kilomètres au Nord de Port Blair, 218 kilomètres au Nord de Bombuffa, à 341 kilomètres au Sud-Ouest de Labutta et à 405 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Patbein,

Son hypocentre se situe à 40 kilomètres de profondeur,

Situées sur la plaque birmane, ou plaque d'Andaman, une microplaque tectonique généralement associée à la plaque eurasienne, en contact avec les plaques lithosphériques indienne subductante, eurasienne, australienne subductante et de la Sonde, ces îles sont fréquemment frappées par des tremblements de terre. Ses frontières avec les autres plaques sont notamment formées de la fosse de l'arc de la Sonde sur la côte ouest des îles Andaman et Nicobar. La subduction des plaques indienne et australienne, sous la plaque birmane, est à l'origine de la formation des archipels volcaniques d'Andaman et de Nicobar, et de la chaîne de volcans de subduction des Îles de Sumatra, de Java, de Bali et de l'archipel de la petite Sunda. La dorsale présente dans la mer d'Andaman est, elle, à l'origine de la formation de cette mer et de l'éloignement des îles Andaman et Nicobar de la péninsule Malaise depuis quatre millions d'années.

La création de la plaque birmane résulte de la progression vers le nord de la plaque indienne à une vitesse soutenue, environ 16 centimètres par an, progression accompagnée d'un mouvement rotatif dextre. La combinaison de ces deux mouvements a créé un système de failles en arrière de la fosse de subduction de la Sonde par laquelle la plaque indienne disparaît par subduction sous la plaque eurasienne. Le système de faille a ainsi désolidarisé la plaque birmane du reste de la plaque eurasienne et notamment de la plaque de la Sonde.

Le 26 Décembre 2004, une portion de faille de 1.200 kilomètres le long de la frontière entre la plaque birmane et la plaque indienne a provoqué un séisme de magnitude 9, un des plus puissant que l'homme ait connu. Sur les 1.200 kilomètres de rupture, une dénivellation de quinze mètres s'est produite entre les deux bords de la faille, la partie ouest passant au-dessus de la partie est, générant un tsunami qui fit environ 220.000 morts. La région reste active sismiquement puisque le 28 Mars 2005, un nouveau séisme de magnitude 8,7 s'y est produit.

Près de 2 Millions de personnes ont senti ce séisme et environ 36.000 l'ont fortement ressenti.


Les populations exposées :


Risque V : Bamboo 7.000 Habitants

Risque IV : Port Blair 112.000 Habitants

Risque III : Mawlamyinegyunn 39.000 Habitants ; Bogale 69.000 Habitants ; Pyapon 66. 000 Habitants ; et Kyaiklat 52.000 Habitants

26 mars 2010

La Côte Ouest de la Turquie frappée par cinq séismes de magnitude moyenne en moins d'une heure, le 26 Mars 2010

Le premier à 18 h 35 Temps Universel, 20 h 35 Heure locale, une secousse de magnitude 4,8 latitude 38.14° Nord et 26.32° Est. Son épicentre se trouve à 15 km au Sud-Est de Nénita, à 21 km au Sud de Çesme et 79 km au Sud-Ouest d'Izmir. Son hypocentre se situe à 2 kmde profondeur.

Le second, à 18 h 52 Temps Universel, 38.20° Nord et 26.22° Est, magnitude 3.1 et hypocentre 8 Km de profondeur, à 12 km à l'Est de Nénita et à 16 km au Sud-Ouest de Çesme.

le troisième, à 19 h 03 Temps Universel, 39.35° Nord et 26.98° Est, magnitude 2;8 et hypocentre 8 Km de profondeur, à 14 km à l'Est de Gömeç et à 18 km au Sud de Burhaniye .

Le quatrième, à 19 h15 Temps Universel, 38.12° Nord et 26.17° Est, magnitude 3.4 et hypocentre 1 Km de profondeur, à 15 km au Sud-'Est de Nénita et à 26 km au Sud-Ouest de Çesme.

Le cinquième, à 19 h25 Temps Universel, 38.11° Nord et 26.25° Est, magnitude 4.2 et hypocentre 2 Km de profondeur, à 20 km au Sud-'Est de Nénita et à 25 km au Sud de Çesme.

Les foyers de 4 des séismes, dont deux supérieurs à 4, l'un avoisinant même la magnitude de 5, se trouvant en Mer Egée, il est à penser qu'un raz de Marée, avec des vagues de plus de 3 à 4 mètres, déferlera sur les côtes Turques et Grecques et sur la majorité des îles du Dodécanèse laissant présager des dégâts et des dommages au moins matériels.


Sismicité régionale

 

Octobre 1491, magnitude 7.2, 5.000 Morts

07 Octobre 1650, magnitude 6.8, 40 Morts

Février 1653, magnitude 7.4, 15.000 Morts

10 Juillet 1688, magnitude 7.0, 17.500 Morts

18 Octobre 1843, magnitude 6.5, 600 Morts

28 Février 1851, magnitude 7.2, des milliers de morts

03 Novembre 1862, magnitude 6.6 280 Morts

23 Juillet 1865, magnitude 6.7, des milliers de morts

07 Mars 1867, magnitude 6.8, 500 Morts

01 Février 1873, magnitude 7.5, des milliers de morts

22 Juillet 1880, magnitude 6.1, des milliers de morts

29 Juillet1880, magnitude 6.5, 30 Morts

03 Avril 1881, magnitude 6.5, 7.866 Morts

15 Octobre 1883, magnitude 7.3, 120 Morts

25 Octobre 1889, magnitude 6.8, 25 Morts

18 Novembre 1919, magnitude 6.9, des milliers de morts

26 Juin 1926, magnitude 8.0, 110 Morts

31 Mars 1928, magnitude 6.5, 170 Morts

23 Avril 1933, magnitude 6.6, 74 Morts

22 Septembre 1939, magnitude 6.5, 41 Morts

06 Octobre 1944, magnitude 6.8, 50 Morts

09 Juillet 1956, magnitude 7.5, 53 Morts

25 Avril 1957, magnitude 7.2, 67 Morts

28 Mars 1969, magnitude 6.6, 53 Morts

Les secousses sismiques en recrudescence, dont un 6.2 de magnitude, affectent le Nord du Chili.

Après une petite accalmie où la magnitude des secousses oscillait, majoritairement, entre 4 et 5, entrecoupée de secousses de magnitude comprise entre 5 et 5.4, une forte secousse de magnitude 6,2, sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VII, sur l'échelle Mercalli rénovée, à l'épicentre, à 14 h 52 Temps Universel, 10 h 52 Heure locale, a frappé le Chili dans la région du désert d'Atacama, heureusement peu peuplée.

Son épicentre se trouve à 47 km au Nord-Est de Huasco, à 65 kilomètres au Nord de Vallenar, Chile, à 80 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Copiapo et à 225 kilomètres au Nord-Nord-est de Coquimbo, Chile. Son hypocentre se situe à 34 kilomètres de profondeur.

En regard de l'échelle Mercalli rénovée, l'intensité a été de VI pour les villes de Huasco, Punitaqui, Combat bal, Illapel, Los Vilas et Vallenar: de l'échelle Mercalli rénovée pour celles de Copiapó, la Ligua et Tierra Amarilla ; de IV pour La Serena; de III pour Caldera, Combarbalá et Rio Hurtado Intensité et de II pour Ovalle, Petorca, San Antonio, Santiago et Taltal.

Cette échelle précise, pour l'intensité VI, « Tout le monde sent le tremblement de terre. Les gens ont la marche troublée, les objets et tableaux tombent, le plâtre des murs peut se fendre, les arbres et les buissons sont secoués. Des dommages légers peuvent se produire dans des bâtiments mal construits, mais aucun dommage structural » ; pour l'intensité V, « La plupart des gens ressentent le mouvement. Les personnes sommeillant sont réveillées. Les portes claquent, la vaisselle se casse, les tableaux bougent, les petits objets se déplacent, les arbres oscillent, les liquides peuvent déborder de récipients ouverts. » ; et pour l'intensité IV, « À l'intérieur, la plupart des gens ressentent un mouvement. Les objets suspendus bougent, mais aussi les fenêtres, plats, assiettes, loquets de porte. »

Et comme le précisent les autorités de la III° Région Chilienne : « No se reportan desgracias personales ni daños materiales. », Ni Morts, ni blessés, ni dommages matériels ne sont à déplorer.


Sismicité régionale


11 Novembre 1922, Magnitude 8.3

12 Septembre 1994, magnitude 6.0


La région d'Atacama


La Región de Atacama est la IIIe région du Chili. Elle est située entre la Región de Antofagasta au nord, l'Argentine à l'est et la Región de Coquimbo au sud. De par sa situation elle fait office de tampon entre le désert d'Atacama au nord et les régions centrales du pays. Les montagnes les plus élevées sont présentes dans la Cordillère des Andes. Nevados Ojos del Salado, 6.880 mètres, et Nevado Tres Cruces, 6753 mètres. Elle fut peuplée par les indiens Diaguitas avant de faire partie de l'Empire Inca jusqu'à l'arrivée des Espagnols au début du XVI° Siècle. Elle devint province chilienne à l'indépendance en 1810. Cette région, peu développée dans son ensemble, tire des ressources de l'extraction du minerai de fer et du cuivre. Le tourisme est devenu une activité essentielle dans l'économie de la région. La plupart des touristes sont sud-américains, principalement argentins, mais le nombre d'européens s'accroît rapidement. La région n° III produit un peut moins du quart des minerais du Chili, principalement du minerai fer avec 60% de la production nationale, soit 5 200 000 tonnes. 72% de la surface est non cultivable, le reste est principalement occupé par de l'élevage caprin et ovin pour la majeure partie. Peu de culture si ce n'est sur les rives du rio Copiapó.


Le télescope cosmologique d'Atacama

 

Quelques craintes, vite dissipées, ont été émises concernant le télescope cosmologique d'Atacama, - Atacama Cosmology Telescope ou ACT -, télescope de six mètres construit sur le Cerro Toco dans le désert d'Atacama, et conçu pour cartographier le ciel en micro-ondes avec une haute résolution afin d'étudier le fond diffus cosmologique. Situé à une altitude de 5.190 mètres, il est actuellement le plus haut télescope permanent du monde.

25 mars 2010

Séisme de magnitude 5.0 et probable tsunami en Mer des Molluques. Si la recherche pétrolière intensive en était responsable ?

Ce jeudi 25 Mars 2010, un séisme, à 17 h 53 Temps Universel, Vendredi 26 Mars 2010 2 h 53 Heure locale, à frappé, dans la Mer des Molluques, à environ 50 kilomètres au large des palu Hiri, Ternate, Tidore, Mare, Tafaga, Makian, Siko, Gunange, Lalouin, Kajoa et Muari. Son épicentre, latitude 0.559° Nord, Longitude 26.988° Est se trouve à 40 kilomètres à l'Ouest de Tidore, à 50 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Ternate, dans l'archipel de Molluques et à 260 kilomètres à l'Est-Sud-Esrt de Manado, sur l'île des Célèbes, Son hypocentre se situe à 39 kilomètres de profondeur, en surplomb du Canyon Tenate Trough.

Des destructions sont à craindre dans les bâtis traditionnels ainsi qu'un tsunami au plan local sur tout le pourtour de la Mer des Molluques.

La cuvette océanique, ou Through, de Timor est une cuvette océanique faisant suite à la fosse de Sunda qui marque la limite entre le plateau continental de la plaque Indo-Australienne et le la plaque de Timor au Nord. Elle est séparée de la fosse de Java par un fléchissement près de l'île de Sumba, sur le plateau continental de Scott et du bassin océanique australien du nord,. A l'opposé, au sud-est, elle prend nom de cuvette océanique de Tanimbar, près des îles de même nom. Elle se continue par la cuvette d'Aur sises à l'est des îles de Kai près de la péninsule principale de Bird's en Nouvelle-Guinée.

Sur toute la partie Nord de la cuvette océanique se succèdent, formant un arc, une kyrielles d'îles et d'îlot dont Timor est la plus grande, et à l'ouest se trouvent le bassin océaniques de Weber et la fosse de Banda.

Le pétrole et le gaz naturel ont été trouvés, à profusion, dans la partie sud de la cuvette. Avec les nouvelles méthodes employées pour la recherche intensive des hydrocarbures, recherches par résonances, ultra sons et pseudos-micro-explosions, la région géologiquement en activité naturelle, en résultante des intrusions explosives de nature humaine, est continuellement frappée par de nombreux tremblements de terre générant tout autant de tsunamis généralement destructeurs...


Sismicité locale des deux dernières années....


11 Novembre 2008 magnitude 6.5

26 Octobre 2008 magnitude 5.5

11 Décembre 2008 magnitude 5.9

31 Décembre 2008 magnitude 5.4

17 Novembre 2009 magnitude 7.1

11 Février 2009 magnitude 5.9

12 Février 2009 magnitude 5.5

12 Février 2009 magnitude 6.0

12 Févirier 2009 magnitude 5.6

12 Février 2009 magnitude 5.8

12 Février 2009 magnitude 6.2

12 Février 2009 magnitude 5.5

13 Février 2009 magnitude 5.3

13 Février 2009 magnitude 5.2

22 Février 2009 magnitude 5.8

23 Février 2009 magnitude 5.2

16 Mars 2009 magnitude 6.1

16 Mars 2009 magnitude 6.0

18 Mars 2009 magnitude 5.5

31 Mars 2009 magnitude 5.3

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Un séisme destructeur, de magnitude 6.1, frappe l'île de Lubang au Philippines

Jeudi 25 Mars 2010 à 05 h 29 Temps Universel, 13 h 29: Heure Locale, un séisme de magnitude 6.1 a frappé en bords de côte sud-Ouest de l'Île de Lubang, aux Philippines. Son épicentre, latitude 13.744° Nord et longitude 120.069° Est, se situe à 5 Kilomètres, en Mer de Chine, de l'île Lubang, à 7 Kilomètres au Sud Ouest de Lubang, à 14 Kilomètres à l'Ouest de Looc, à 58 kilomètres à l'Ouest de Calatagan, à 98 kilomètres à l'Ouest de Batangas, à 120 kilomètres au Sud d'Olongapo, à 125 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Calapan et à 135 kilomètres au Sud-Ouest de Manille, capitale des Philippines. Son hypocentre se situe à 71 Kilomètres de profondeur.

De façon générale, la population dans cette région réside dans des structures bâties qui sont un mélange de constructions : résistantes, vulnérables et de anti-sismiques. Un tremblement de terre de la grandeur 6.1, à 321 kilomètres de nord de celui-ci, aavait frappé les Philippines le 24 avril 1985. L'exposition de la population, environ 20.000 habitants concernés, intensité VIII et 37.000 habitants, intensité VII, se traduisit par la mort de 6 personnes. Le 16 juillet 1990, un tremblement de terre de la grandeur 7.7 nord-est de 250 kilomètres de l'île Luzon, exposa, 889.000 habitants à l'intensité sismique à l'intensité IX et 1.226.000, à l'intensité VIII. Il en avait eu 2.430 morts. Les tremblements de terre récents, dans ce secteur, ont tous causé des éboulements et des liquéfactions qui ont contribué aux pertes humaines.

Dans le cadre de ce séisme, les populations circonvoisines de Tanga, Tagbac, Lubang, Cabra, Vigo, Titik, Maliig et Looc, soit environ 36.000 habitants, ayant ressenti une forte secousse, se voient exposés à un risque d'intensité VII en faisant un séisme destructeur risquant d'entraîner morts d'homme.


Historique des séismes régionaux


03 Juin 1863, magnitude 6.5, Île de Luzon,

14 Novembre 1994, magnitude 7.1, Île Mindoro

24 mars 2010

La plaque anatolienne aux prises avec une crise sismique : une secousse de magnitude 5.0 frappe à nouveau la Turquie

Une secousse sismique de magnitude 5.0 sur l'échelle ouverte de Richter, vient de frapper la Turquie Orientale, ce 24 Mai 2010, à 14 h 11 Temps Universel, 16 h 11 Heure locale. Son épicentre, localisé latitude 38.786° Nord, longitude 40.211° Est, se trouve 18 kilomètres au Nord-Est d'Aricak, à 25 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Bingol, à 85 kilomètres à l'Est d'Elazig, 86 kilomètres au Nord de Diyarbakir et à 95 kilomètres au Nord de Diyarbakir. Son hypocentre se situe à 18,7 kilomètres de profondeur.

Depuis plus de quinze jours cette région est durement éprouvée, plus de 30 séismes de magnitude supérieure à 3.5, par la multiplicité des secousses sismiques qui se produisent le long des failles Sud et Nord-anatoliennes et qui génèrent une véritable crise sismique sur et autour de la micro-plaque lithosphérique anatolienne.

Toutes les constructions étant durement éprouvées, il est à prévoir de gros dégâts dans les bâtis et parmi les populations en situation plus que précaire.


Historique des aléas régionaux :


Avril 1458, magnitude 7.6

8 Novembre 1458, magnitude 6.9

Mars 1481, magnitude 7.7

1482, magnitude 7.0

17 Juin 1584, magnitude 6.6

1660, magnitude 6.5

27 Janvier 1705, magnitude 6.7

18 Juillet 1784, magnitude 7.6

29 Mai 1789, magnitude 7.0

21 Mai 1859, magnitude 6,9

2 Juin 1859, magnitude 6.4

20 Juin 1866, magnitude 6.8

27 Mars 1875, magnitude 6.7

7 Juin 1881, magnitude 8.7

3 Avril 1891, magnitude 5.5

2 Mars 1893, magnitude 7.1


Un berf aperçu de la crise sismique qui affecte la plaque anatolienne, et ses abords immédiats, au cours des dernières 36 heures :


24 Mars 2010 16:33:44 GMT // Magnitude 2.7 Turquie Orientale

24 Mars 2010 16:17:32 GMT // Magnitude 3.1 Mer Égée

24 Mars 2010 15:13:48 GMT // Magnitude 2.5 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 15:05:15 GMT // Magnitude 2.7 Turquie Orientale

24 Mars 2010 14:11:34 GMT // Magnitude 5.0 Turquie Orientale

24 Mars 2010 13:46:35 GMT // Magnitude 2.7 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 12:14:39 GMT // Magnitude 2.6 Turquie Orientale

24 Mars 2010 10:54:51 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Centrale

24 Mars 2010 10:26:46 GMT // Magnitude 2.5 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 10:13:39 GMT // Magnitude 2.4 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 10:03:39 GMT // Magnitude 2.5 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 09:23:39 GMT // Magnitude 3.0 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 08:52:32 GMT // Magnitude 2.9 Turquie Orientale

24 Mars 2010 07:14:56 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 06:47:01 GMT // Magnitude 2.0 Macédoine

24 Mars 2010 04:39:30 GMT // Magnitude 2.8 Mer Égée

24 Mars 2010 03:49:03 GMT // Magnitude 2.9 Turquie Orientale

24 Mars 2010 03:37:23 GMT // Magnitude 2.6 Grèce

24 Mars 2010 01:46:03 GMT // Magnitude 3.4 Bosnie-Herzégovine

24 Mars 2010 01:14:20 GMT // Magnitude 2.6 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 00:47:04 GMT // Magnitude 2.7 Chypre

24 Mars 2010 00:37:52 GMT // Magnitude 3.1 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 00:22:25 GMT // Magnitude 2.7 Turquie Occidentale


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23 Mars 2010 23:58:09 GMT // Magnitude 3.2 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 23:32:29 GMT // Magnitude 2.4 Bulgarie

23 Mars 2010 23:06:16 GMT // Magnitude 2.6 Albanie

23 Mars 2010 20:41:53 GMT // Magnitude 2.8 Grèce

23 Mars 2010 19:33:14 GMT // Magnitude 4.2 Turquie Orientale

23 Mars 2010 19:22:48 GMT // Magnitude 3.0 Région frontalière Turquie-Syrie

23 Mars 2010 19:02:24 GMT // Magnitude 3.1 Mer Méditerranée Orientale

23 Mars 2010 17:31:52 GMT // Magnitude 3.0 Turquie Orientale

23 Mars 2010 15:48:15 GMT // Magnitude 2.6 Turquie Orientale

23 Mars 2010 15:38:07 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 15:32:35 GMT // Magnitude 2.4 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 15:19:45 GMT // Magnitude 2.6 Grèce

23 Mars 2010 15:17:00 GMT // Magnitude 2.5 Turquie Centrale

23 Mars 2010 15:06:44 GMT // Magnitude 2.4 Bulgarie

23 Mars 2010 14:46:05 GMT // Magnitude 2.9 Grèce

23 Mars 2010 14:41:02 GMT // Magnitude 3.0 Grèce

23 Mars 2010 13:49:25 GMT // Magnitude 2.6 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 13:39:36 GMT // Magnitude 2.1 Mer Noire

23 Mars 2010 13:27:56 GMT // Magnitude 2.1 Mer Noire

23 Mars 2010 13:24:44 GMT // Magnitude 2.2 Mer Noire

23 Mars 2010 12:35:36 GMT // Magnitude 2.9 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 11:27:45 GMT // Magnitude 2.8 Turquie centrale

23 Mars 2010 11:11:00 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Orientale

23 Mars 2010 11:03:06 GMT // Magnitude 2.8 Mer Égée

23 Mars 2010 10:59:28 GMT // Magnitude 3.2 Turquie Orientale

23 Mars 2010 09:08:13 GMT // Magnitude 2.9 Région frontalière Turquie-Syrie

23 Mars 2010 08:56:47 GMT // Magnitude 3.2 Macédoine

23 Mars 2010 08:25:02 GMT // Magnitude 2.8 Turquie orientale

23 Mars 2010 08:10:30 GMT // Magnitude 2.9 Turquie Centrale

23 Mars 2010 07:59:27 GMT // Magnitude 3.5 Turquie Centrale

23 Mars 2010 06:54:51 GMT // Magnitude 3.7 Grèce

23 Mars 2010 06:50:42 GMT // Magnitude 2.8 Grèce

23 Mars 2010 06:12:52 GMT // Magnitude 2.8 Grèce

23 Mars 2010 06:12:52 GMT // Magnitude 2.8 Grèce

23 Mars 2010 05:12:36 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 04:18:57 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Orientale

23 Mars 2010 02:57:26 GMT // Magnitude 3.2 Turquie Orientale

23 Mars 2010 02:20:25 GMT // Magnitude 3.6 Iran Central

Après une crise sismique, le volcan islandais Eyjafjöll rentre en éruption le 21 Mars 2010

Situé au Sud de l'Islande, sur la dorsale océanique et culminant à 1.666 mètres d'altitude, L'Eyjafjöll, également nommé Eyafjalla, est un volcan d'Islande recouvert par l'Eyjafjallajökull, une petite calotte glaciaire de 78 kilomètres carrés de superficie. Par métonymie, Eyjafjallajökull désigne tout aussi bien le volcan que le glacier qui le recouvre. Son dynamisme éruptif est effusif à strombolien, et fissural.


L'Islande, interaction point chaud et dorsale.


L'Islande représente une émersion de la dorsale médio-atlantique longue de 15 000 kilomètres et d’une altitude moyenne de 1500 m, reposant sur des fonds de -4000 mètres,normalement sous-marine, dont l'axe est matérialisé par le rift islandais. Un récent épisode d’activité de ce rift s’est produit entre 1975 et 1984 dans la région de Krafla, avec la mise en place de coulées basaltiques et une extension mesurée de 9 mètres. Cette partie émergée est l'apex d'une vaste anomalie topographique de la lithosphère car la ride de Reykjanes remonte de -3000 mètres jusqu'au rift islandais.

Cette anomalie topographique est l'expression en surface d'une anomalie de vitesse identifiée jusqu'à 2.800 kilomètres de profondeur. Cette anomalie de vitesse est interprétée comme la remontée d'un panache, à l’état solide plus chaud de quelques centaines de degrés Celsius que le manteau environnant, de manteau profond à l’origine du point chaud islandais, ce panache provoquant le bombement de la lithosphère, en surface, sur plus de 1000 kilomètres de diamètre.


Les rift de Reykjanes et d’Islande du Nord.


La partie nord de la dorsale atlantique marque la limite où s’écartent les plaques tectoniques Eurasie et Amérique du Nord, environ 2,5 centimètres par an, dans la direction Est-Ouest. Située au niveau de la dorsale, l’Islande permet donc d’en observer les caractéristiques morphologiques et géologiques « à l’air libre », notamment des fissures en écartement et un volcanisme important. À l’axe de la dorsale émergée, l’écartement crée une zone d’effondrement qualifiée de rift.

Cette zone, communément dénommée zone néo-volcanique ou axiale, couvre environ 26 000 kilomètres carrés, soit un quart de la superficie de l’île. Elle se trouve à la jonction entre la ride de Reykjanes au sud-ouest de l’île et celle de Kolbeinsey au Nord-Ouest.

La zone active du rift n’est donc pas linéaire, et elle se dédouble en deux branches au centre de l’île : la zone du rift de Reykjanes vers le Sud-Ouest, et la zone du rift d’Islande du Nord vers le Nord-Ouest. Sa largeur varie de 120 à 250 kilomètres du Nord au Sud.

S'éloignant de l'axe central de la dorsale, tant vers l’Est que vers l’Ouest, les formations volcaniques en sont de plus en plus anciennes. Ainsi, comme de part et d’autre des dorsales sous-marines, il se retrouve une répartition des âges en bandes parallèles à la zone axiale.

Le mouvement d’écartement des plaques contribue à la formation graduelle de longues fissures, - les grabens -, bordées de failles normales parallèles et d’éruptions magmatiques fissurales, accompagnées de séismes. Depuis l'an 900, 130 éruptions ont été décrites, soit une éruption tous les 4 à 6 ans.

La zone de rift de Reykjanes a connu, au cours de la dernière décennie, plusieurs épisodes de rifting accompagnés de nombreux séismes, les plus violents remontant à 1789, mais pas d’épisode éruptif. La zone de Thingvellir montre un long graben, - fossé d’effondrement -, de direction Nord-Est/Sud-Ouest, bordé par un réseau de failles normales. Le taux d’ouverture y est faible, environ 3 millimètres par an, comparé au taux de 21 millimètres par an mesuré, plus au Sud, dans la péninsule de Reykjanes.

Quelques kilomètres plus au Nord, la zone géothermique de Geysir, présente de remarquables manifestations hydrothermales : sources chaudes, évents de vapeur et surtout des geysers, - « jaillir » en islandais -, qui ont donné son nom à cette région.

La zone de rift d’Islande du Nord est actuellement plus active. La région du Krafla a connu une longue période d’éruption de 1975 à 1984 alors qu’elle n’avait plus connu d’activité sismique et éruptive depuis 250 ans. Au cours de cette période se sont formés d’importants ensembles de failles et de fissures ouvertes, parfois accompagnées de volcanisme fissural. Entre 1975 à 1984, l’écartement cumulé fut de l’ordre de 8 mètres.


Le volcan Eyjafjöll.


L'Eyjafjöll est un stratovolcan localisé au sud de l'Islande, à environ 130 kilomètres au sud-est de la capitale Reykyavik, et juste à l'ouest du glacier Mýrdalsjökull. Il s'agit d'un stratovolcan dont la composition des roches va des basaltes aux andésites. Coiffé d'une caldeira de 2500 mètres de large, les volcanologues le considèrent comme l'un des volcans les moins actifs de l'est de l'Islande. Seules trois éruptions historiques ont été rapportées,en 550, en 1612 et 1821-1823. Sa forme,fortement allongée selon un axe est-ouest, pourrait être être liée à sa proximité immédiate avec la « South Iceland Sismic Zone », zone de fracturation majeure en Islande qui connecte les deux rifts principaux, - Rift Ouest et Rift Est -, qui découpent l'île. Le volcan se trouve, en effet, à l'aplomb où le Rift Est Islandais croise la « South Icelanc Sismic Zone ». Du fait de la présence d'un glacier sur le sommet de l'édifice, l'Eyjafjallajökull, est l'un des risques majeurs que fait courir ce volcan.

Seules trois éruptions de l'Eyjafjöll sont connues. La première aurait eu lieu, suivant la technique de datation « Tephrochronologie », vers l'an 550, mais les caractéristiques éruptives en restent toujours inconnues. La seconde, explosive et d'index volcanique d'explosivité 2, se déroula en 1612. Elle émit, en volume estimé, un million de mètres cubes de tephras. Bien que les documents archives renseignent surtout sur son voisin, les indices recueillis permettent de croire qu'elle fut commune avec l'éruption de Katla tout proche. La troisième, quant à elle, fissurale, sous-glaciaire et explosive, d'index volcanique d'explosivité 2, se produisit du 19 décembre 1821 au 1er janvier 1823. L'émission des quatre millions de mètres cubes de tephras eu lieu au sommet du volcan, sous la calotte glaciaire, au cours d'explosions d'indice d'explosivité volcanique de 2. L'éruption de l'Eyjafjöll cessa lorsque le volcan Katla rentra, à son tour, en éruption.

La plupart des éruptions de l'Eyjafjöll sont de type fissurales et se produisent préférentiellement sur ses flancs Est et Ouest du volcan, notamment aux bouches éruptives de Hamragardahraun, Hofdahraun, Irahraun, Midskalarheidahraun, Raudahraun et Skerjahraun.

Le sandur de l'Eyjafjöll, une plaine s'étendant à ses pieds jusqu'à l'océan Atlantique, s'est construit par le dépôt successif de matériaux, notamment de hyaloclastites, charriés par des inondations provoquées par les différentes éruptions sous-glaciaires de l'Eyjafjöll et du Katla.


Le volcan Katla


Le volcan Katla, 1.450 mètres d'altitude, a la réputation d'être un des volcans les plus dangereux d'Islande. La montagne est cachée sous le glacier Myrdalsjökull dans le Sud de l'île.

Les éruptions de ce volcan central ont lieu tous les 40 à 80 ans. Elles sont difficiles à prévoir. La dernière éruption date de l'année 1918. Les cratères de Laki et la gorge Eldgjá appartiennent au même système volcanique. De fait, il s'agit là d'un des volcans les plus puissants du monde.

Avant la construction du Hringvegur, - la Route Nationale N° 1 -, nulle âme humaine, ayant déjà fait souvent l'expérience des jökulhlaup, des inondations catastrophiques par des grandes masses d'eau se précipitant en direction de la mer. n'aimait à traverser les plaines noires s'étirant au pied du volcan.


L'éruption du volcan Eyjafjöll du Mars 2010


Entre le 3 et le 5 Mars 2010, une véritable crise sismique déclenche de puissants séismes et des grondements sourds. Environ 3.000 tremblements de terre sont enregistrés à l'aplomb du volcan l'Eyjafjöll.

L'éruption débute le 20 mars peu avant minuit. L'état d'urgence est, lors, déclaré dans le Sud de l'Islande et les habitants du village de Fljótshlíð sont évacués en raison du risque d'inondation. Après des projections de cendres, le panache étant visible jusqu'aux îles Vestmann, la lave, s'échappant d'une fissure d'un kilomètre de longueur environ, fait son apparition à Fimmvörðuháls, entre l'Eyjafjallajökull et le Mýrdalsjökull.

Le volcan est recouvert par la calotte glaciaire Eyjafjallajökull, il s'agit d'une éruption fissurale de type sous-glaciaire. Dans ces conditions, si une importante masse de glace fond, l'eau accumulée sous le glacier menace d'être violemment libérée à la surface et de provoquer un jökulhlaup, - des inondations et des coulées de boues – car l''Eyjafjöll est situé dans le sud de l'Islande, encadré au sud par l'océan Atlantique, au nord par la vallée de Þórsmörk et à l'est par la calotte glaciaire de Mýrdalsjökull recouvrant plusieurs autres volcans dont le Katla

Par ailleurs, cette éruption de l'Eyjafjöll fait craindre une reprise de l'activité éruptive du Katla, volcan voisin de l'Eyjafjöll réputé comme « dangereux », les deux volcans étant considérés comme liés. « C'est une éruption plutôt petite et calme, mais nous craignons qu'elle ne déclenche l'éruption du volcan voisin, le Katla, […] un volcan vicieux qui pourrait provoquer des dégâts locaux et mondiaux », a ainsi expliqué Páll Einarsson, géophysicien à l'Université d'Islande.

 
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