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19 mars 2010

Et si le tremblement de terre du 27 Février 2010, au Chili, avait donné naissance à un volcan sous-marin ?

Au Sud de l'Île Choros et des barques au-dessus du site où ont pris naissance les volcans sous marins...

A une grosse poignée d'hectomètres au Sud-Sud-Est de l'Île Choros et à quelques kilomètres, au Nord-Nord-Ouest de Coquimbo-La Sérena, un volcan sous marin est entré en activité après le séisme du 27 Février 2010 qui avait frappé le Chili au large de la côte de Maule.

Un second édifice est, de même, proche de rentrer en activité.

L'un serait-il conséquence de l'autre ou vice-versa ? Les coïncidences sont troublantes...

Une étude, sur la découverte, est en cours de finalisation et de publication.

Raymond Matabosch.

25 février 2010

Lusi et les volcans de boue : I Généralités sur la présence des volcans de boue.

Depuis le 29 mai 2006, un volcan de boue, à l’est de l'île de Java en Indonésie, dans le district de Sidoarjo, rejette une matière chaude, visqueuse et nauséabonde. Entre 100.000 et 200.000 mètres cubes de boue, engloutissant rizières, quartiers d'habitations, zones industrielles et une autoroute, se déversent quotidiennement et forment un lac bourbeux et marécageux couvrant deux à trois milliers d'hectares d'où n'émergent que quelques crêtes de toits de maisons.

Ce liquide visqueux est la résultante d'une poche d'eau chaude, tenue sous pression par une concentration de gaz pétrolifères, située à 2.700 mètres en profondeur, qui arrache des sédiments en remontant vers la surface et rien ne permet d'affirmer si cette manifestation géologique sera de courte ou de longue durée, certains experts prévoyant 1 à 10 ans, d'autres, plus pessimistes, prédisant 100 ans et plus.


Rien à voir avec le volcanisme traditionnel.


Un volcan de boue ? Quel est donc ce phénomène, - assez commun du reste sur l'ensemble de la planète Terre bien qu'il n'est point trop coutume de parler -, qui, depuis l'éruption javanaise du Limpur Sidoarjo, aussi dénommé Limpur Lapindo, « Lusi », se soldant par une catastrophe humaine, économique et environnementale, mérite d'être expliqué.

Volcans de boue à Berca, Roumanie.

N'ayant rien à voir avec le volcanisme traditionnel, l'édifice « dégurgiteur » de boue est, par définition, une formation géologique résultant de phénomènes particuliers. Aux XVII° et XVIII° siècles, les interprétations, sur leur origine, s’inspiraient de la théorie d’Aristote assise sur le rôle des vents s’engouffrant dans les cavités. Mais d'autres théories étaient énoncées, telles celle de Descartes, en 1664. pour qui la Terre était un ancien Soleil se refroidissant en diffusant lentement sa chaleur, ou celle de Buffon(1), en 1749, préconisant l'existence d'un feu causé par la combustion du charbon de bois ou bien de pétrole et par la fermentation des pyrites.

Et si les géologues et les naturalistes, voilà encore deux siècles, organisaient des expéditions en Sicile, c'était pour deux raisons essentielles : l’Etna et les Malacubes, près d’Agrigente. En effet, la présence des volcans de boue, vulcanellis des Malacubes, proches du Mungibello(2), intriguaient. Pour de nombreux savants, ils étaient la preuve évidente que les volcans provenaient de l’inflammation de pyrite ou de pétrole. Et cette inflammation était visible tout particulièrement sur l’Etna alors que cette chaleur interne, aux Malacubes, était juste suffisante pour forme

Volcan de boue Gryphon, en Azerbaïdjan.

Pour ces intellections, l'usage du terme « volcan » est resté mais il est surtout « employé » en raison de la morphologie apparente du phénomène géologique car ces édifices « dégurgiteurs » de boue sont dotés d'un cône et d'un cratère comme un « véritable » volcan. Au lieu de magma, les volcans de boue régurgitent, des tréfonds de la partie sommitale de la lithosphère, du matériel visqueux et boueux, des gaz, - méthane et dioxyde de carbone -, et de la vapeur d'eau, et non de la roche en fusion, ni des tephras, des cendres, des lapilli, des scories, des pierres ponce, etc..., ni des dioxyde de carbone et de soufre, du monoxyde de carbone, du chlorure et du sulfure d'hydrogène, etc... Et s'il est un modèle à donner à ces édifices, c'est à la consistance de la boue qu'est dû le modèle : pâteuse, le cône sera marqué, liquide, le cône sera peu visible ou inexistant.

Enfin, de par leurs caractéristiques, les volcans de boue sont de gros émetteurs de méthane, - notamment s'ils jouxtent un champ pétrolifère -, de dioxyde de carbone et de vapeur d'eau. Si, comme référence aux émissions gazeuses rejetées par les quatre plus gros édifices d'Azerbaïdjan, - qui en compte plus de 400, dont le Boyuk Khanizadagh, le Turaghai, le Lokbatan, le Gobustan, le Firouz, le Brianna, le Gryphon..., sur les 800 répertoriés sur la Terre -, quelques 14.000 tonnes par an, l'ensemble des volcans de boue de la Terre dégageraient quelques 100 millions de tonnes de gaz chaque année, environ 5% des émissions naturelles de Gaz à effet de serre, - les GES -, dans l'atmosphère!


Milieux géologiques favorisant la formation des volcans de boue.


Les volcans de boue apparaissent, préférentiellement, dans les zones de subduction, les champs pétrolifères et les deltas des grands fleuves. Ils ne sont pas, uniquement, l'apanage des plaques lithosphériques continentales terrestres, ils peuplent, aussi, le fond des océans et des mers. Les plus importants d'entre eux ont jusqu'à 10 kilomètres de diamètres et s'élèvent à plus de 700 mètres d'altitude. Il semblerait, des images infrarouge prises depuis l’espace montrant des structures similaires à celles résurgeant sur la Terre, qu'il en existerait sur la surface de la planète Mars.

Subduction entre les plaques du pacifique, de Juan de Fuca et la plaque nord-américaine.

Le premier contexte géologique favorisant l'apparition des volcans de boue est la zone de subduction. Cette zone est l'expression du processus d'enfoncement d'une plaque tectonique sous une autre plaque plus légère, généralement une plaque lithosphérique océanique, devenue froide et dense avec le temps et s'étant décrochée, soit d'une marge continentale qui lui était associée, soit d'une autre lithosphère océanique, sous une plaque lithosphérique continentale ou sous une plaque océanique plus récente, à densité plus faible, jusqu'à une profondeur d'environ 700 kilomètres, au-delà de laquelle elle est recyclée dans le manteau.

C'est dans ces zones de subduction qui frangent les plaques tectoniques que se manifeste, en outre, le volcanisme actif soit sous la forme d'un arc volcanique insulaire(3) à convexité généralement tournée vers le large, donnant naissance à des îles, si la lithosphère chevauchante est océanique, soit sous la forme de cordillères continentales, - Les Andes, les Cordillères Ouest-américaines... -, si la plaque lithosphérique subjacente est continentale. Ces volcans, classifiés généralement gris, explosifs et dangereux, à cause de leur lave visqueuse, riche en silice, ayant du mal à s'écouler, se situent majoritairement le long de la « ceinture de feu du Pacifique. » Leurs magmas sont surabondants en gaz dissous, eau et dioxyde de carbone, et leur libération soudaine peuvent se traduire par des nuées ardentes et des coulées pyroclastiques(4).

Zones de subduction et les volcans de boue.

En outre, l'espace laissé libre entre la plaque subductante et la plaque subjacente se comble de sédiments détritiques et de particules biogéniques calcaires et siliceuses scellées par des argiles très fines, gorgés d'eau. Une partie de ces atterrissements s'accumulent, alors, se compressent, se compactent en écailles, se déforment, se transforment, se superposent, et forment un bourrelet caractéristique de la subduction, - phénomène géologique autrement dénommé prisme d'accrétion sédimentaire(5) -, qui émergera, un jour, au cœur des montagnes. Une autre partie est entraînée dans la zone de subduction et, grâce à son eau, elle favorise la fusion du manteau et participe à l'élaboration des matériaux qui constitueront des magmas. La boue « abyssale », d’une épaisseur atteignant parfois les 500 mètres, portée par la plaque plongeante, se trouvant piégée dans la zone de subduction, par compression, est souvent expulsée et génère des éruptions de boue.

Le second contexte prend ses assises dans les deltas des fleuves, - constructions sédimentaires littorales en forme d'éventail, à faible pente, plus ou moins bourbeuse, marécageuse, tourbeuse et lagunaire, édifiée au débouché d'un cours d'eau dans la mer, dans un lac ou dans un autre cours d'eau -, où le taux de sédimentation est très élevé. Les dépôts alluvionnaires peuvent atteindre des milliers de mètres d'épaisseur et s'avèrent extrêmement riches en hydrocarbures, en houille et en lignite. Ils entraînent la formation de levées naturelles, l'exhaussement du lit fluvial et la division inégale de l'écoulement des eaux en deux ou plusieurs bras ramifiés. Et, en fonction de la charge et de la taille des particules transportées par les eaux des fleuves, la sédimentation progresse, plus ou moins rapidement, vers l'aval, - la progradation deltaïque -, jusqu'à 100 mètres et plus par an suivant les deltas.

Morphologie d'un delta.

S'avère-y-il nécessaire, dans le cadre de cette étude, de s'aventurer plus au fond en analysant les divers types de deltas, leur morphologie, leur dépendance à l'importance relative des facteurs qui sont le volume des apports sédimentaires du fleuve, l'énergie de la houle et l'énergie de la marée ? Et de prendre en considération, les développant, leur classification en deltas à dominance fluviatile, deltas à dominance de marée et deltas à dominance de vagues, pour les principaux ? Où si ce sont des deltas récents ou anciens ? Certes les sites de deltas anciens offrent d'excellentes possibilités de gisements d'hydrocarbures car ils contiennent, à la fois, des argiles riches en matière organique pouvant jouer le rôle de roche-mère si la maturation de la matière organique est convenable, et des corps sableux poreux pouvant faire office de réservoirs.

A titre d'exemple, le delta tertiaire du Niger contient les champs pétroliers du sud du Nigéria. Les mêmes potentialités se retrouvent dans le delta tertiaire de la Mahakam, en Indonésie. Enfin, les structures deltaïques sont, aussi, associées aux accumulations de matière végétale finalisant la tourbe, le lignite ou la houille selon le type de végétation et le degré de transformation.

En Méditerranée, au sein du delta profond du Nil, d'étranges structures ont été détectées sur le fond de la mer : volcans de boue, cheminées gazeuses et « pock-marks ».

En vérité, ces grandes lignes rapidement explicitées, c'est leur schéma de remplissage qui prête intérêt et considération... En effet, quand les sédiments s'accumulent normalement dans un bassin, les alluvions les plus récentes s'étagent au-dessus des plus anciennes. Cette accumulation compacte, par leur propre poids, les couches plus profondes et cette action mécanique entraîne l'expulsion de l'eau contenue dans les strates plus profondes. Dans ce contexte normal, les volcans de boue ne se forment pas.

Au différent, quand le taux de sédimentation augmente dans les bassins deltaïques, le processus de sédimentation en est tout bouleversé. L'arrivée massive des sédiments entraine, lors, leur accumulation plus rapidement et l'eau des couches sédimentaires profondes ne peut plus être expulsée correctement. Un niveau de boue se crée entre deux strates et, les alluvions supérieures continuant à s'accumuler, de fortes pressions s'exercent sur la couche de boue intermédiaire jusqu'à son éruption par compression.

Le troisième contexte se rencontre dans quasi toutes les zones géothermiques et volcaniques de la planète. Il se caractérise par la présence de mares de boue, ou mudpot, - piscine de boue ou un pot de peinture -, généralement accompagnées de geysers, de sources chaudes et de fumerolles et les mares de boue, brassant des sédiments, - argile d'origine volcanique, oxyde de fer, soufre... -, sont un compromis de geyser, de source chaude et de fumerolles, tout en étant de même nature, se caractérisant par d'incessantes et perpétuelles remontées de bulles de gaz à la surface. Cette action mécanique, d'origine volcanique, est typique des zones géothermiques très actives, la température des boues y variant de 80 à 200 ° C.

Mais tous ces phénomènes géologiques auxquels il est utile d'y adjoindre les autres phénomènes paravolcaniques tels les solfarates, les mofettes, les hornitos, les maars, les lacs acides, les monts hydrothermaux et les éruptions limniques, bien que de nature commune, présentent des différences dans les origines de leurs jailllissements.

Les geysers et les sources et résurgences, des exutoires chauds, du moins leur activités, sont liés aux infiltrations d'eau en profondeur et grande profondeur. L'eau, en s'infiltrant dans la croûte terrestre, continentale ou océanique, et dans le manteau supérieur, est chauffée par sa rencontre avec une roche chauffée, elle-même, par le magma ou le gradient géothermique(6). L'eau, ainsi chauffée, mise sous pression, jaillit à la surface, par le truchement d'orifices, généralement étroits, reliés à des conduits fins menant à d'imposants réservoirs d'eau souterrains, par effet de convection.

Le steamboat Geyser au Yellowstone.

Les sources d'eau chaude sont des bassins thermaux, jaillissant du sol à une température élevée oscillant entre 30 et 100° C., mais si les eaux ne peuvent accéder à la surface, leur accumulation génère la formation de lacs géothermiques souterrains que l'homme, en forant le sol, transforme en geysers artificiels appelés « puits géothermiques jaillissants » tel, en 1890, l'apparition du Fly geyser(7), en plein milieu du Black rock désert, dans l'état de l'Utah, aux États Unis d'Amérique.

Le jaillissement des mares de boue, ou des mudpot, au différent des geysers et des sources d'eau chaude, prend ses origines au cœur d'une zone sédimentaire d'origine volcanique ou déltaïque. Les sédiments meubles, tout particulièrement de type argile grisâtre, mélangés à l'eau, qui remontent en surface, résultent de la décomposition soit de matériaux volcaniques, scories ou lapillis, par l'acide sulfurique émanant des solfatares et des fumerolles, soit de matériaux alluvionnaires durs. Dans le zones paravolcaniques et postvolcaniques, propices à la présence de volcans plats à sols de cendres et de soufre ou de fissures par lesquelles se dégagent de la vapeur d'eau contenant du dioxyde de carbone, du dioxyde de soufre, du sulfure d'hydrogène, etc..., les dites solfatares, avant de se tarir, se transforment en mares de boue.

Enfin, le quatrième contexte, prenant naissance dans les champs pétrolifères, est quelque peu particulier quant à son étude double par ses causes : naturelles, d'une part, et, d'autre part, relatives aux activités humaines qui intercèdent, volontairement ou involontairement, dans les processus liés aux éruptions de boue. En effet, les régions pétrolifères sont des gîtes, sous la terre ou sous le plancher océanique, où de multiples dépôts naturels de pétrole et de gaz naturel sont présents. Celles-ci ne peuvent exister que si l'histoire de la zone concernée, - tout particulièrement les régions deltaïques -, recèle des sédiments, riches en matières organiques, déposés dans des milieux confinés en climat tropical lors d'époques de réchauffement climatique intense, et enterrés à une profondeur suffisante pour leur maturation.

Raymond Matabosch.


Notes.


(1) Buffon et ses théories sur l'origine des volcans : Preuves de la Théorie de la Terre, article XVI, 1749. « Les montagnes ardentes qu'on appelle Volcans, renferment dans leur sein le soufre, le bitume, & les matières qui servent d'aliment à un feu souterrain dont l'effet plus violent que celui de la poudre ou du tonnerre, a de tout temps étonné, effrayé les hommes, & désolé la terre ; un volcan est un canon d'un volume immense dont l'ouverture a souvent plus d'une demi lieue ; cette large bouche à feu vomit des torrents de fumée & de flammes, des fleuves de bitume, de soufre & de métal fondu, des nuées de cendres & de pierres… » ou encore « …il se trouve dans une montagne des veines de soufre, de bitume et autres matières inflammables ; il s'y trouve en même temps des minéraux, des pyrites qui peuvent fermenter et qui fermentent en effet toutes les fois qu'elles sont exposées à l'air ou à l'humidité ; il s'en trouve ensemble une très grande quantité, le feu s'y met & cause une explosion proportionnée à la quantité des matières enflammées, et dont les effets sont aussi plus ou moins grands dans la même proportion : voilà ce que c'est qu'un volcan pour un Physicien… »
(2) Mungibello : L'Etna, également appelé « Ætna », « Etnea », « Monte di Catania », « Mongibello » ou « Mons Gibel Utlamat », en sicilien « a muntagna » ou « Mungibeddu », est un volcan d'Italie situé en Sicile, à proximité de la ville de Catane, la seconde ville la plus peuplée de Sicile. Culminant à 3.330 mètres d'altitude, il est le volcan le plus haut d'Europe et avec presque cent éruptions au cours du XX° siècle, l'un des plus actifs du monde. Sa forte activité éruptive, les coulées de lave très fluides et la proximité de zones densément peuplées ont décidé les volcanologues à l'inclure parmi la liste des volcans de la Décennie.
(3) Les Arcs volcaniques insulaires : Le plus grand nombre appartient à la ceinture péripacifique ; tous se trouvent situés dans le Pacifique ouest, auquel ils confèrent un caractère très accusé ; l'arc japonais est le plus connu d'entre eux. Les autres appartiennent à la ceinture dite téthysienne, du nom de l'océan aujourd'hui disparu dont sont nées les montagnes qui vont de la zone caraïbe à l'Indonésie par les chaînes de l'Eurasie méridionale : arc des Antilles à la limite de la mer des Caraïbes et de l'océan Atlantique, arcs tyrrhénien et égéen en Méditerranée, arc d'Indonésie dans l'océan Indien
(4) Les coulées pyroclastiques : Les coulées pyroclastiques sont des émissions violentes d'un mélange de gaz magmatiques, de laves, de cendres, de blocs et débris projetés latéralement sur les flancs du volcan sous l'effet de la détente de gaz sous pression. Ce mélange chaud, plusieurs centaines de degrés, peut atteindre une vitesse de plusieurs centaines de kilomètres par heure et détruit tout sur son passage. Selon leur type de mise en place, on distingue : les nuées ardentes, - Montagne Pelée, éruption de 1902, 28 000 morts -, qui accompagnent l'écroulement ou l'explosion d'un dôme de lave, les surges, les blasts qui sont déclenchés par des avalanches de flancs de volcans, - Mont St Helens, éruption de 1980 -.
(5) Le prisme d'accrétion : Le prisme d'accrétion est un prisme sédimentaire qui se trouve dans une fosse au niveau d'un zone de subduction. La plaque tectonique océanique plongeante, - subduite -, fait s'accumuler les sédiments marins et les comprime contre la plaque subjacente, - chevauchante -. Il se forme un prisme de sédiment seulement si l'angle de la subduction, - le plan de Wadati-Benioff -, est faible. Les sédiments sont comprimés jusqu'à former des écailles qui se redressent venant former un bourrelet caractéristique de la subduction, et qui peut parfois émerger par endroits. L'île de la Barbade en est un exemple notoire.
(6) Le gradient géothermique : le gradient géothermique est l'augmentation de température constatée dans le sous-sol à mesure que l'on s'éloigne de la surface. Le gradient moyen en Europe est d'environ 1°C tous les 33 mètres, soit entre 20 et 30° C par kilomètre. Et la pression, tout comme la température, augmente avec la profondeur.
(7) Le Fly geyser : Ce geyser, encore actif aujourd'hui, avait été créé alors que les propriétaires d'un ranch, en 1890, forèrent, accidentellement, une nappe d'eau surchauffée. Il en résulta l'apparition d'un geyser rouge et orange, terminé par trois cônes, juché sur une plateforme de calcaire en plein milieu du désert.

15:57 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcans-de-boue, geyser, fumerolles, solfatares, mofette, mudpost, mare-de-boue | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18 février 2010

Le Parc Naturel de la Garrotxa : Les volcans d'Olot.

Le Parc Naturel de la Zone Volcanique de la Gorrotxa, la plus importante d'Europe avec plus de 40 cratères, dont certains sont en pleine ville comme à Olot, est situé de part et d'autre de la rivière Fluvia.

La région volcanique de la Garrotxa, en Catalogne espagnole, illustre parfaitement le volcanisme tel qu’il se présente dans la Péninsule ibérique et c’est aussi l’une des plus intéressantes d’Europe. Elle compte plus d'une quarantaine de cônes volcaniques de type strombolien, quelques cratères d’explosion et plus de vingt coulées de laves basaltiques à la morphologie des plus singulières. A cet intérêt géologique s’ajoute une végétation riche et variée favorisée par un climat exceptionnellement humide et un paysage d'une grande beauté.

Les volcans les plus importants sont le Montolivet, le Montsacopa, la Garrinada, et le Bisaroques, tous quatre in siru dans la ville d'Olot, le Santa Margarida, le Croscat, le Martinya, le Roca Negra, entre autres... Il exite également des tables de lave, mises à jour par l'érosion fluviale, comme à Castellfollit de la Roca ou à Sant Joan les Fonts, où on peut voir la constitution interne consolidée en prismes allongés.


La localisation.


La région volcanique d’Olot est située au sud de la Garrotxa, contrée limitrophe de la France, dans la province de Gerona. Elle est localisée à 20 km de la frontière et à 45 km de la mer, entre 42”5’15” et 42”10’30” de latitude Nord et 6’5’45” et 6”15’30” de longitude Est. L’altitude est de plus de 500 m. Elle varie de 600 à 650 m à la Fajeda d’En Jorda.


Géologie.


Elle est située au sein du système transversal catalan qui est constitué de sédiments détritiques de l’Éocène marneux et gréseux, à ciment calcaire et très peu perméables. Les variations de faciès, soit horizontalement soit verticalement, sont très fréquentes ; les changements de dureté des niveaux lithologiques facilitent les phénomènes d’érosion différentielle et la formation fréquente de cuestas.

 

Le substratum éocène est fracturé par un ensemble de failles perpendiculaires qui déterminent un système complexe de graben et de horst. La cuvette d’Olot-Mieres a une telle origine. Des failles mineures subdivisent cette cuvette en trois parties : Olot, Santa Pau et Mieres, séparées par des horsts.


Des volcans sont apparus à l’intersection des failles.


L’activité s’est manifestée à la fin du tertiaire et s’est maintenue pendant le quaternaire. S’il n’y a plus d’activité aujourd’hui, la forme des appareils est, en général, très bien conservée. Les coulées de laves, - basaltes et basanites -, les produits pyroclastiques, - bombes et lapillis -, contrastent vivement avec les marnes du substrat.

Dans la cuvette d’Olot, on dénombre plus de 40 volcans et les produits volcaniques occupent plus de 25 km. On trouve tantôt des coulées de laves compactes, associées aux volcans de Batet, Aigua negra, Beguda, Santa Pau et tantôt des laves bulleuses, scoriacées en particulier à la Fajeda d’En Jorda. A ces deux formes volcaniques sont associés de nombreux petits cratéres entourés de fragments de bombes, lapillis disposés de façon chaotique.


Plusieurs phases ont été reconnues dans la vulcanogenèse des Garrotxes.


Les premières éruptions sont probablement miocènes, mais n’ont laissé que de faibles traces.

La grande période éruptive se situe au Riss et comprend une première phase brutale, suivie d’une phase plus tranquille au cours de laquelle se sont mises en place les coulées.

Une période posthume, post-Würm, brutale, au cours de laquelle se sont formés les cratères et mis en place les produits pyroclastiques.

Les roches sont des basaltes et des basanites à leucite ou à analcime. On y observe des phénocristaux d’augite, d’olivine, des microlites de labrador fréquemment maclés avec de l’albite, quelques paillettes de biotite, des plages de leucite, des carbonates intersticiels et des minéraux opaques. Les basaltes présentent fréquemment un feldspath alcalin assez abondant, - sanidine -. On observe parfois des enclaves grenues basiques et ultrabasiques contenant les minéraux suivants : enstatite, bronzite, diopside, spinelle, hornblende, magnétite, apatite.


Il y a 9.500 ans, la dernière éruption.


Cette zone volcanique unique en Europe a achevé sa formation il y a 9.500 ans, date de la dernière éruption du Turó de la Pomareda. Depuis lors, les volcans se sont endormis mais ils ne sont pas totalement éteints car, la période cyclique de non activité arrivant à son terme, ils ne sauraient tarder à rentrer dans une nouvelle phase éruptive. Ce patrimoine géologique est constellé de sentiers, miradors, chemins, châteaux, monuments et églises, d'une beauté surprenante.

19:42 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : catalogne, garrotxes, olot, volcans, volcanisme, volcanologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Les volcans objets de respect et de culte : Parce que symbole du pouvoir, sources de mythes, de légendes, de vénérations et de cultes sacrificiels.

Le mot « volcan », découle de Vulcānus(4), un des trois fils de Jupiter et de Junon, patron des forgerons, qui avait installé ses forges dans le cratère « Volcanie », aujourd'hui « Vulcano », situé en Sicile dans les îles Éoliennes, et résidait sous l'Étna. Ce dieu, si laid, si difforme, était, de tous les habitants de l'Olympe, le plus laborieux et, en même temps, le plus industrieux. C'est lui qui, comme en se jouant, fabriquait les bijoux pour les déesses et qui, dans l'île de Lemnos ou dans l'Étna, forgeait les foudres de Jupiter. Il eut l'idée ingénieuse de faire des fauteuils qui se rendaient d'eux-mêmes à l'assemblée des Dieux. Il n'était pas seulement le dieu du feu, mais aussi celui du fer, de l'airain, de l'argent, de l'or et de toutes les matières fusibles. On lui attribuait tous les ouvrages forgés qui passaient pour des merveilles : le palais du Soleil, les armes d'Achille, celles d'Énée, le sceptre d'Agamemnon, le collier d'Harmonie, la couronne d'Ariane, le filet invisible dans lequel il prit Mars et Vénus...

Craints, respectés et appréciés pour la fertilité qu'ils prodiguent aux terres, les déchaînements des volcans sont redoutées par les hommes. Monstres charriant la pierre et le feu, entrée des enfers, monde souterrain, létal et sulfureux, ils n'ont eu, n'ont et n'auront de cesse, de drainer leur lot de légendes et de superstitions, d'inspirer de nombreux contes et allégories tels l'Atlantide de Platon ou le Voyage au centre de la Terre de Jules Verne... À travers les temps, l'homme a toujours tenté d'expliquer ces phénomènes à l'aide de l'animisme, de la mythologie, des religions et de la science. L'éruption est signe pour certains de la colère des dieux, pour d'autres, elle est annonciatrice de guerres, de famines ou de naissances.

Depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes expliquent les éruptions volcaniques et les tremblements de terre par des kyrielles de récits mettant en exergue des forces surhumaines et des Déités toutes-puissantes. De nombreux mythes attribuent ces phénomènes aux ires de leurs Dieux et de leurs Idoles ou aux esprits maléfiques qui hantent les volcans pour châtier les hommes. Si les Romains croyaient que Vulcain, sous l'île de Vulcano, provoquait une éruption chaque fois qu'il travaillait le métal et déclenchait les écoulements de laves bouillantes et de cendres brûlantes, les Grecs pensaient qu'Héphaïstos, leur dieu du feu, dès qu'il activait sa forge pour battre le fer, faisait cracher des flammes au sommet de l'Étna sous lequel il vivait et travaillait. Les Hellènes croyaient que l'Atlan­tide, l'île mythique du Timée, puis du Critias, de Platon avait été détruite par des tremblements de terre et engloutie lors d'un immense raz-de-marée associé à l'explosion d'un volcan, en un jour et une nuit, parce que ses riches habitants étaient devenus trop orgueilleux.

Tout autant, les volcans ont été vénérés par les civilisations précolombiennes car, depuis la nuit des temps, ils y règnent en maîtres, imposant leur fureur ou accordant leur mansuétude. En ac­tivité, assoupis ou simplement endormis, ils dominent les paysages et les esprits. Les Aztèques, les Mayas, les Olméques, les Incas, les Tiwanaku et toutes les civilisations amérindiennes, méso-indiennes et pré-andines, sacrifiaient de belles jeunes filles aux Déités toutes-puissantes qui vivaient dans les lacs de lave. Au Mexique, avant la conquête espagnole, une partie importante de ces volcans étaient craints et vénérés comme des dieux. Des offrandes étaient déposées au sommet des édifices volcaniques et des rituels étaient organisés pour demander les faveurs du Dieu invoqué : pluie, récoltes prospères, victoires guerrières…

Dans l'archipel d'Hawaï, régnait, - y régnant toujours dans la ferveur populaire -, la Déesse Pélé. La légende raconte qu'elle serait originaire de Tahiti et qu'elle en aurait été chassée par sa sœur Namahaokahai à la suite d'une terrible dispute. Elle se serait enfuie dans le cratère du Kilauea, le Halema'uma'u, sa demeure actuelle. La croyance aidant, elle provoque toutes les éruptions qui affectent les îles hawaïennes. Très colérique, et jalouse, elle ouvre des cratères d'un simple coup de talon et jette des flots de lave. Sa présence est si forte que les autochtones voient son visage dans les fontaines de lave, son corps dans les coulées basaltiques et ses danses endiablées dans les panaches d'éjectas gazeux. Aujourd'hui encore, toute éruption menaçant les habitations entraîne des cérémonies dédiées à Pélé. Des fleurs, des fruits et des bouteilles de gin sont déposés devant les fronts de coulées ou jetées dans le cratère du Halema'uma'u. En mai 1990, une coulée de lave engloutit le village de Kalapana. Certains Hawaïens, en signe de dévotion, laissèrent tous leurs biens dans leur maison : réfrigérateurs, télévisions, meubles, habits et bibelots, pour satisfaire l'appétit de la déesse.

En Indonésie, c'est la religion hindouiste qui dicte le comportement de l'homme vis-à-vis des volcans. Le Bromo, dans l'est de l'île de Java, est un volcan sacré et un lieu de culte. Y accédant par un escalier, accompagnés de prêtres, des milliers de pèlerins jettent des offrandes, des pièces de monnaie, des fruits, des poules vivantes et, exceptionnellement, des petites chèvres, dans le cratère fumant en permanence et profond de 200 mètres. Des cérémonies s'y déroulent pour remercier les Dieux de fertiliser les terres. A Bali, quand en 1963, le Gunung Agung sortit d'un long sommeil, les Balinais en conclurent aussitôt que les dieux étaient irrités parce que les fidèles n'avaient pas fait assez d'offrandes. Une grande fête fut organisée. Elle se déroula dans le temps du Besakih, le temple mère, bâti à 1.000 mètres d'altitude sur les flancs du volcan. Malgré les ordres d'évacuation, les prêtres continuèrent d'officier pour tenter d'apaiser la colère des dieux. Des coulées de boue et des nuées ardentes dévalèrent les flancs du volcan et tuèrent près de 2 000 personnes.

Sur l'archipel du Vanuatu, - les Nouvelles-Hébrides -, un arc volcanique se prolongeant, au nord, vers l'archipel des îles Salomon, par les îles Santa-Cruz, le volcan Yasur est un esprit vivant, enterré par deux femmes, sur lîle de Tanna, la maison de la terre. Si le volcan grondait, expulsait des panaches d'éjectas, de cendres et de bombes volcaniques, et crachait de la lave cela voulait dire que le Dieu désapprouvait l'action d'un homme. Volcan sacro-saint pour les mélanésiens, son accès, sans l'autorisation du Chef du village, est interdit car seuls les initiés en peuvent gravir ses pentes.

Pour les Japonais, le célèbre volcan Fuji-Yama est le royaume de la déesse du Soleil. D'après une légende, ce cône parfait est l'œuvre d'un géant. Voulant combler le Pacifique, il aurait travaillé toute la nuit pour remplir des sacs de terre et les vider dans l'océan. Au petit matin, il s'aperçut qu'il n'avait pas beaucoup progressé et décida d'abandonner la tâche et versa sa dernière cargaison sur le Japon, y formant un tas : le Fuji-Yama. La croyance du japonais va parfois très loin, et le cratère de Mihara-Yama engouffre chaque année plusieurs désespérés qui, las de vivre, se suicident en se jetant du haut de ses parois.


Notes


(4) Vulcānus, Vulcain, parfois appelé Mulciber chez les Romains, et Héphaïstos chez les Grecs, Dieu du Feu terrestre, du Feu d'en bas, du Feu précipité et de la Métallurgie. Il découvrit l'art de travailler les métaux.

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Les Albères, le Vallespir..., en Pyrénées Orientales... Ces régions n'ont-elles pas été, il y a 40 millions d'années, foyers volcaniques ?

S'il était un exemple à développer quant aux volcans considérés éteints, le département des Pyrénées Orientales et son secteur Albères-Vallespir-Conflent pourraient en être l'illustration parfaite. A écouter les vulcanologues patentés, chargés de cours universitaires ou œuvrant dans des établissements publics à caractère scientifique et technologique, il n'y a jamais eu, il n'y a pas et il n'y aura pas, de volcan sur les terres de la Catalogne du Nord. Que ces mêmes scientistes qui nient leur existence passée, présente et future, veuillent bien expliquer la présence de volcans, en Catalogne du Sud, dans les régions du Baix et de l'Alt Empordà, du Pla de l'Estany, du Gironès, de la Selva et de la Garrotxa, les plus anciens, dans l'Empordà, - dix millions d'années -, et à la Selva, - cinq millions d'années -, les plus jeunes dans la Garrotxa dont le Croscat, 11.500 ans, et le Turó de la Pomareda, le tout dernier né, 9.500 ans ! Qu'ils éclairent la lanterne des candides en leur explicitant l'anomalie flagrante d'absence, - totale aux dires de ces sommités -, de volcans en zones Vallespir et Albères alors que ces deux régions sont contigües, l'une à la Garrotxa et à l'Alt Empordà, l'autre à l'Alt Empordà !

Mais en a-t-il été et en sera-t-il vraiment ainsi dans la réalité du terrain? Assurément non ! Et il ne faut pas se voiler la face car les volcans ont marqué, de leur présence, les terres de Catalogne du Nord. En effet, au Tortonien, - 11,608 à 7,246 Millions d'années -, en Alt Empordà, tout proche de la frontière, seulement à quelques hectomètres, quelques volcans monogéniques, en petits édifices collinaires, de type strombolien plausible, exprimaient leur fureur et déversaient laves et pyroclastites. Ces sites volcaniques, aux terres riches mises en culture depuis des siècles, sont, de nos jours, totalement érodés et seule la présence diffuse de dykes ruinés, en bordure de chemins ou épars dans les propriétés, facilite la découverte de certains. Et, en confirmation, l'étude géologique, de la région des Al­bères, du col de l'Ouillat à la Illas, permet de discerner l'existence de minces nappes basaltiques de peu d'étendue. Bien plus, dans la structure architecturale de quelques orrys, du Haut et du Bas Vallespir et du Haut Conflent, il s'y découvre, mêlés aux pierres récupérées in situ par les bergers-bâtisseurs, des moellons de roches pyroclastiques.

Poussant plus loin les investigations, se penchant sur les cartes géologiques des massifs orientaux pyrénéens et sur les plans cadastraux des communes catalanes, un fait troublant accroche à l'œil et pousse à la réflexion : une dizaine de pics et une kyrielle de collines, de mamelons, de monticules, de tertres, de buttes... sont gratifiés d'un complétif signalitique « redon » ou « rodona », en français, « au sommet rond. » Et ne dit-on pas que les Pyrénées sont une montagne « jeune » assise sur un socle cristallin hercynien ? Ces édifices en dôme ne laissent-ils pas présager, à faible profon­deur, la présence de magma et de roches en fusion ? En outre, il ne peut-être dans l'ignorance de ces scientistes que la zone volcanique de la Garrotxa est traversée par un rift continental se prolongeant, côté Catalogne du Nord par la faille de Mantet, - zébrée par la faille de Mérens à Prades au niveau de Vinça, faille filant sur Agde et sa zone volcanique -, et, au delà par les failles de Minerve et des Cévènes..., rift et failles actifs puisqu'ils s'écartent progressivement et se creusent, depuis les trente dernières années ce phénomène s'accé­lérant(2).

Tout comme la Catalogne du Sud, la Catalogne du Nord est une zone à fort risque sismique même si, suivant l'aléa sismique, basé sur la norme européenne, elle est étalonnée faible à modéré. Pourtant, les tremblements de terre les plus importants, d’intensité égale à VI et d'intensité supérieure ou égale à VIII, se sont produits au XIV° et au XV° siècles : 25 décembre 1321, épicentre Perpignan : 21 Février 1370, épicentre Perpignan ; 2, 3, 18 et 19 Mars 1373, épicentre Olot ; Janvier 1378, épicentre Perpignan ; 3 Mars 1426, épicentre Ripoll ; du 2 Mars 1427 au 25 Décembre 1427, 22 séismes avec des épicentres soit à Amer soit à Olot ; 2 février 1428(3), épicentre Olot ; et ainsi s'égrainant, de siècle en siècle, les derniers en date étant ceux du 18 février 1996, épicentre Saint-Paul-de-Fenouillet ; et 21 Septembre 2004, à 17 heures 48 minutes, séismes simultanés à moins de 50 kilomètres l'un de l'autre, tous deux d'intensité V, à Prades et à Ripoll. Un point commun apparaît, entre tous ces séismes, plus de 40 majeurs en 700 ans : leur situation dans l'axe du rift et des failles de Mantet et de Prades.

Enfin, dernier point crucial, grâce à la présence de ses châteaux d'eau, - les Massifs du Canigou, de la Carençà, des Puigmal et du Madrès -, les Pyrénées Orientales sont un département où les sources y sont florissantes : eau de source, eaux chaudes thermales, eaux minérales, deux geysers, dont l'un horizontal, mais aussi un réseau dense de rivières souterraines. Et depuis deux décennies, la température de ces eaux est en élévation constante d'un demi degré Celsius. Parallèlement à ce fait, des petites surélévations de terre ont fait leur apparition. Et que dire des conséquences des derniers tremblements de terre en date, tel ceux d'Asti du 21 Août 2000 ; de Nice du 25 Février 2001 ; de Campobasso du 31 Octobre 2002 : d'Alger-Boumerdés du 21 Mai 2003 ; d'Al Hocelma du 24 Février 2004 ; de Prades et Ripoll du 21 Septembre 2004; et de l'Aquila du 6 Avril 2009, il a été ressenti, avant et après les séismes, en divers lieux faillés du Vallespir, du Conflent, des Albères, des Aspres et de la Plaine du Roussillon des odeurs soufrées... Seraient-elles en relation avec l'existence, dans le golfe comblé de Bouleternère et dans les piémonts des Albères et des Aspres, de sources uniquement gazeuses ? Telle est la situation présente en totale contradiction avec les propos que tiennent les scientistes sur l'absence de volcanisme dans le Département des Pyrénées Orientales.

 

Notes


(2)Aux derniers relevés effectués, l'écartement est de 30 centimètres et l'abaissement du sillon de 15 centimètres, pour les 30 dernières années.

(3) 2 février 1428, épicentre Olot : Il s’agit du séisme le plus important connu dans la région. Il est appelé "séisme de la Chandeleur" et touche toute la Catalogne avec son épicentre à Olot. Il s’est produit une série de secousses d’importance équivalente qui ont entraîné la mort de 100 à 200 personnes. A Prats de Mollo, des remparts et édifices sont détruits. L’intensité a été estimée à un niveau IX sur l’échelle MSK. Le village subit de tels dommages qu’Alphonse d’Aragon accorde des indemnités aux victimes, autorise une levée des impôts et crée des revenus exceptionnels pour la réparation des ponts, des chemins et des remparts. De plus, le 20 juillet, Jean II, évêque d’Elne, accorde l’autorisation d’élever une chapelle votive en l’honneur de Sainte Marguerite La commune d’Arles sur Tech est, elle-aussi, très endommagée. L’intensité, est aussi de IX sur l’échelle MSK. Les dégâts sont à peine moins nombreux qu’à Prats de Mollo où des remparts et des tours sont démolis. Le clocher de l’abbaye de Saint Martin du Canigou et une partie de l’église s’écroule. Certains murs sont détruits jusqu’aux fondations. Le niveau MSK devait être de VII. Le monastère de Fontclara à l’est du Boulou est dévasté. Les bâtiments d’Olette sont fortement endommagés. A Céret et Perpignan, la population est prise de panique. Claira subit des écroulements de maisons. Ce séisme est, encore aujourd’hui, l’évènement de référence est matière de tremblement de terre. Il fait partie des deux plus grands séismes au niveau européen.

19:37 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : albères, catalogne, vallespir, volcans, volcanisme, volcanologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17 février 2010

Les volcans du Massif Central. Éteints ou en sommeil ?

L'Islande, la Norvège, la Grande Bretagne, l’Espagne, l'Italie, la France, l’Allemagne et la Grèce possèdent, chacune, des zones volcaniques extraordinaires, faisant, de l’Europe, l'un des plus beaux musées vulcanologiques du monde.

Si l'Italie est, après l'Islande, île de glace et de feu, la principale terre volcanique active en Europe, la Grèce et son île de Sartorin, dans l'archipel des Cyclades, témoignent du mythe de l'Atlantide. En France, le Parc des volcans d'Auvergne couvre l'ensemble volcanique le plus vaste et le plus complet d'Europe. Il en est, même, l'un de ses plus beaux fleurons.


Le contexte du volcanisme du Massif Central.


Similairement au volcanisme alcalin tertiaire péri-alpin des Massifs Rhénan et Bohémien situés sur des horsts bordés par des grabens, celui du Massif central se localise sur des soulèvements du socle cristallin associés à des fossés tectoniques d'effondrement.

Le Massif central, géologiquement essentiellement composé de roches granitiques et métamorphiques, est un massif montagneux daté de l'époque orogénique hercynienne. Sa surrection a débuté au Dévonien inférieur, 400 millions d'années, et s'est achevée avec le Guadalupien, 260 millions d'années.

 

L'orogenèse alpine.

 

Alors que le massif hercynien ne se retrouve plus qu'en l'état de pénéplaine, deux collisions majeures, quasi simultanées, vont entraîner l'orogenèse alpine. Tout d'abord, au Coniacien, 90 millions d'années, la plaque tectonique Atlantido-ibérique vient percuter, par le sud, le continent eurasien, entraînant la surrection du complexe pyrénéo-provençalo-apennien. Ensuite, au Paléocène, 65 millions d'années, c'est la plaque Lémuro-indienne, à l'Est, qui rentre en collision avec l'Eurasie et déclenche l'érection de la chaîne himalayenne.

Sous la violence du choc, le planché cristallin s'effondre, scindant en deux le massif pyrénéen, provoquant l'affaissement, au néogène, 40 millions d'années, des bassins méditerranéen, rhodanien, rhénan et pannonien, et occasionnant la surrection de la chaîne alpestre.

Par contre coup, ce soulèvement du socle cristallin, rajeunissant le Massif Central victime de l'érosion, ne s'est pas fait sans heurt. De multiples cassures se sont produites engendrant de très nombreux phénomènes volcaniques qui se sont prolongés jusqu'à nos jours.

 

Les principaux ensembles volcaniques du Massif central.


Le point névralgique des volcans du Massif Central, plus de mille cônes référencés sur l'ensemble de l'espace vulcanien, est concentré sur les Monts du Cantal qui, malgré une altitude modeste, 1855 mètres au Plomb du Cantal, est le massif volcanique plus étendu d’Europe avec un diamètre de 70 Kilomètres et une superficie de 2.500 kilomètres carrés.

Trois axes en divergent. Le premier pousse vers le nord, englobant le Massif du Cézalier culminant à 1551 mètres au Signal du Luguet, les Monts Dore formés par un stratovolcan double en forme d’ellipse allongée nord-sud et la Chaîne des Puys caractérisée par l’alignement de 80 volcans aux formes diverses..

Le second axe est de plus modeste importance. S'alignant sur le sud-est se succèdent les volcans du Devès avec plus de 150 cônes volcaniques essentiellement effusifs, du Velay oriental comportant de multiples coulées de basalte, de dômes et de nombreuses protusions appelées sucs, et du Vivarais, l'une des zones volcaniques récentes du massif Central français., constituée d'une quinzaine d’appareils éruptifs.

Enfin le troisième axe file vers le sud. Il concerne le volcanisme précurseur de l'Aubrac, vaste plateau basaltique allongé sur 450 kilomètres carrés où les pyroclastites, - projections scoriacées, brèches polylithologiques d’origine phréatomagmatique, tufs hyaloclastiques, tufs basaltiques indifférenciés -, sont abondants.

 

Les principaux ensembles volcaniques du Languedoc.


Souvent rattachés au troisième axe volcanique, les volcans des Causses, de l'Escandorgue et du Bas Languedoc, suivant les directions ouest-est. et surtout nord-sud, se composent de plusieurs centaines de petits édifices volcaniques à faciès basaltique.

Ils se prolongent, par Valros et Saint Tibéry, jusqu'à Agde et au large du Cap d'Agde, le cône volcanique le plus septentrional se situant à plus de 30 kilomètres des côtes. Ce sont des volcans de type explosif, Pour que ce tableau du volcanisme soit complet, il ne faut pas passer sous silence les volcans du lunellois concentrés, tout particulièrement, autour de Montpellier.

Contrairement aux apparences, les ensembles vulcaniens du Languedoc ne peuvent pas être rattachés à l'espace volcanique du Massif central. Situés sur la plaque tectonique atlantido-ibérique, ils sont partie intégrante de l'ancienne chaîne montagneuse pyrénéo-provençalo-apennine, donc plus proche de la zone volcanique des Garrotxes, à Olot.

 

Classification des volcans du Massif Central.


Tous les types de volcans sont représentés dans le Massif central : hawaïen, péléen, vulcanien, strombolien et surtseyen.

Comme ceux des Monts du Cantal ou du Mont Dore et Puy de Sancy, ils peuvent s'étendre sur de grandes surfaces et être géologiquement complexes et de type stratovolcan. Au contraire, posés sur le socle cristallin, ils peuvent former des reliefs isolés tels les volcans de la chaîne des Puys, du Velay ou du Devès.

Plus près de la Mer Méditerranée, - Valros, Saint Tibéry, Agde, Maguelone... -, les éruptions phréato-magmatiques, sous-marines ou sous-lacustres, proches de la surface, ont mis en cause de grandes quantités d'eau.

On peut aussi trouver, - Aubrac, Cézallier -, de grands plateaux basaltiques qui sont la conséquence d'un volcanisme plutôt de type hawaïen avec une lave fluide s'étendant sur de grandes surfaces.

 

Demain, le réveil du volcanisme en France ?


Si l'on prend pour référence, le lac Pavin dont la dernière éruption remonte à 6.000 ans, l'âge est faible comparé à la durée d'un système volcanique, le piton de la Fournaise et l'Etna ayant plus de 500.000 ans, le Vésuve et la montagne Pelée 300 000 ans.

Plus près de nous, le réveil du volcan Chaiten, au Chili, en 2008, endormi depuis 9000 ans, n’a pas été prévu et les signes précurseurs de l’éruption ne se sont manifestés que quelques heures avant son démarrage !

 

Et le risque est bien présent car la réserve de magma, située entre 30 et 80 kilomètres de profondeur, est susceptible d'arriver en surface dans 1 an, 10 ans, 100 ans ou 1.000 ans par de nouveaux volcans d'autant que le rift des Garrotxes, - Volcans d'Olot -, et la faille de Mantet, - dans les Pyrénées Orientales -, se sont écartés de plus de 30 centimètres et se sont creusés d'une quizaine de centimètres en moins de 30 ans.


Raymond Matabosch

Des volcans par milliers, actifs, en sommeil ou considérés éteints, sur la planète Terre... arrivera-t-on, un jour, à tous les compter ?

Tous les ans, 60 volcans environ, entrent en éruption. Est-ce si cataclysmique que cela ? En regard au nombre démesuré de volcans érigés sur toute la planète et susceptibles de sortir de leur torpeur, la Terre en est-elle au point de non retour et aux portes de l'explosion généralisée ? Le chiffre de 60 est la marque d'une activité volcanique normalisée et nul risque de destruction totale ne peut être envisagée et envisageable. La planète est vivante et elle s'exprime avec la sauvagerie de ses forces internes incommensurables. Si la première étude connue sur ces montres volcaniques est l'œuvre de Pline le jeune faisant la description, au travers de deux lettres, de l'éruption du Vésuve, en l'an 79, des naturalistes et des savants ont tenté de dresser, dès le XVII° siècle, un inventaire des volcans actifs de par le monde.

Athanasius Kircher, en français Athanase Kircher, est un jésuite allemand, graphologue, orientaliste, esprit encyclopédique et un des scientifiques les plus importants de l'époque baroque. Par son ouvrage « Mundus Subterraneus », il établit le premier inventaire, en 1665, y dénombrant 36 édifices volcaniques. Au XIX° siècle, le géographe, naturaliste et explorateur allemand Alexander Freiherr von Humboldt, plus connu sous le nom d'Alexander von Humboldt ou Alexandre de Humboldt, procède à des études sur les volcans des Andes et d'Amérique centrale. Il est le premier à gravir de nombreux volcans comme, en 1802, l’ascension du Chimborazo, 6.268 mètres, considéré comme le sommet du monde à l’époque. le Cotopaxi, 5.897 mètres ou le Guagua Pichincha, 4.507 mètres. Dans son livre Cosmos, essai d'une description physique du monde, publié en 1846, il en dénombre 407.

En absolu, le nombre de volcans, existant sur la planète Terre, dépendent de leur statut : actif, dormant ou considéré éteint ? Si le microcosme scientiste, en faire valoir, décide d'en adopter une définition, nul de ses membres le composant n'aura vraiment compté tous les volcans terrestres et, tout particulièrement, les centaines de milliers qui sourdent dans le fond sous-marin. Pour preuve, suivant l'estimation avancée dans le livre de la Smithsonian Institution intitulé « Volcanoes of the World, Second Edition », compilé par Tom Simkin et Lee Siebert, la meilleure supputation, à l'heure actuelle, serait que 1.511 volcans, d'autres avançant le chiffre de 1.521, ont eu des éruptions au cours de ces dix derniers millénaires. Néanmoins le nombre de volcans sous-marins, alignés le long des dorsales, des rifts, des failles transversales et des points chauds ou noyés en limite des plaques lithosphériques, excéderait le million d'édifices.

Quant aux volcans en sommeil ou considérés éteints, aucun de ces scientistes gravitant dans leur microcosme et dans leur bulle, bon nombre reconnus mondialement, n'en fait état, certainement par le fait qu'il en serait trop fastidieux et guère revalorisant, notoriété étant, d'en dresser quelconque inventaire. Mais, pourtant, ces secteurs volcaniques oubliés peuvent connaître de nouvelles manifestations éruptives et, en cela, poser risques à une population ignorante de ce plausible danger mortel probablement imminent soit dans le présent immédiat à 100 ou 1.000 ans, soit dans un futur présent à 10.000 ou 100.000 ans, soit dans un temps indéterminable mais fort lointain et au-delà d'un million d'années. « Là où la terre a tremblé, elle retremblera... », dit le dicton... Pourquoi n'en serait-il pas de même pour les volcans ?

21:46 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : volcans, volcanisme, volcanologue | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16 février 2010

Les volcans, monstres géologiques

Expression de l’antique ire des Dieux, des Déités et des Démiurges, les volcans, monstres géologiques prenant naissance dans les entrailles de la Terre, terrorisent les hommes depuis l'aube de l'humanité. Vomissant ou crachant des gaz volcaniques, des torrents de laves incandescentes, des pyrotechnies de téphras et de pyroclastes ou des panaches de nuées ardentes, ils semblent sortir de leur sommeil pour inonder la Terre de leur sève destructrice et assassine. Manifestations en surface du régime thermique régissant l’intérieur du globe terrestre, ils sont la résultante d'un ensemble des processus et des phénomènes par lesquels des matériaux rocheux fondus, ou magmas, s’élèvent depuis les profondeurs de la Terre jusqu’à la surface, ou vers la surface, et par lesquels les gaz associés sont libérés dans l’atmosphère.

Depuis des millénaires, ils fascinent l’homme par leur puissance faramineuse et les manifestations redoutables de leur activité. Croyances, divinités, idoles, démiurges, logos et autres dragons en sont nés. Aujourd’hui, paraît-il démystifiés pour les civilisations policées, leur attraction est toujours aussi grande, en raison, surtout, des images spectaculaires et des paysages hors du commun qu'ils offrent. Mais l'attraction n'est-ce pas l'expression du mysticisme ? Et le mysticisme ne désigne-t-il pas le fait de la pratique mystique en induisant, parfois, l'idée d'une formalisation ou une systématisation du comportement mystique. Et le concept de « mystique » n'exprime-t-il pas ce qui est relatif à une croyance, au surnaturel ou au divin qui serait, par nature incommunicable, et où l'âme humaine accèderait à une rencontre directe, par translation attractive, avec le volcan-déité ?

 

Depuis une vingtaine d’années, pour tous ceux qui s'intéressent aux activités volcaniques dans le monde, il apparaîtrait que le nombre de volcans actifs soient en augmentation. Serait-ce une recrudescence du volcanisme qui affecterait la planète Terre ? Ainsi les scientifiques ne devraient pas être obligés de jouer aux apprentis sorciers en créant des volcans artificiels pour combattre le réchauffement planétaire ou en déclenchant, quitte à provoquer des temps apocalyptiques pour les humains, les animaux et la nature, des éruptions dans des volcans en sommeil. Cette pseudo- augmentation traduit, simplement, l'intéressement accru de l’homme pour les phénomènes volcaniques. Les observateurs sont plus nombreux et les transports plus aisés. En outre, l’information volcanologique est plus largement diffusée par l’entremise des médias, - presse écrite, parlée ou télévisuelle -, de l'interconnexion des réseaux informatiques et des publications croissantes de revues spécialisées.



Notes


(1) Éjectas ou téphras et pyroclastes : pyroclastes, - du grec πυρóκλαστος, pyro, feu, et klastos, fragment -, désigne, en géologie, les fragments de roche solide expulsés dans l’air pendant l’éruption d’un volcan. Les pyroclastes sont des fragments de roche magmatique solidifiés à un moment de l’éruption, ou plus fréquemment pendant son parcours aérien, ou arrachés à l’état solide par érosion des structures géologiques existant le long des conduites éruptives. Le terme téphras, - du grec τέφρα, cendres -, est utilisé comme synonyme d'éjectas, généralement utilisé pour les cendres.

17:49 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcans, volcanisme, volcanologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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