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20 août 2015

Eruption Cotopaxi : Mystère autour d'une deuxième bouche éruptive

Eruption Cotopaxi : Mystère autour d'une deuxième bouche éruptive

Sur les images webcam du 19 Août, entre 23 et 24 h UTC, que nous transmet l'Instituto Geofisico
http://www.igepn.edu.ec/cotopaxi/camaras-cotopaxi
en date du Jueves 20 de Agosto de 2015 10:20 TL 
Thu, 20 Aug 2015 08:20:04 GMT
Cámara Sincholagua

celles-ci semblent confirmer les photographies du 17 Août publiées par Le Parisien le 18 Août

https://www.facebook.com/raymond.matabosch/posts/10206979148857728?notif_t=like

 

Trois captures d'écran :
- :23 h 31' 46" UTC

Capture 01.jpg

Capture 2.jpg

- 23 h 41' 36" UTC

Capture 3.jpg

- 23 h 46' 50" UTC

Capture01.jpg

Capture03.jpg

Il apparaît toujours un panache vers 3.000/3.300 mètres d'altitude sur le flanc du Cotopaxi

C'est un mystère...d'autant que ni l'Instituto Geofisico, ni le Ministerio de Coordinación de Seguridad, n'en font état dans leurs bulletins journaliers très laconiques,qui ne permettent pas de se prononcer sur la véracité de l'interrogation : Nuage ou panache... ?

11:03 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cotopaxi, éruption, equateur, bouches-éruptives | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21 juillet 2015

Éruption du 31 Août 2014 au 27 Février 2015, du volcan islandais Bárðarbunga

Éruption du 31 Août 2014 au 27 Février 2015, du volcan islandais Bárðarbunga : un nuage toxique de plus de 12 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans le ciel de l'Europe

Bárðarbunga.jpg

L'éruption du volcan islandais Bárðarbunga, d'une durée six mois, du 31 Août 2014 au 27 Février 2015.a produit un nuage toxique de plus de 12 millions de tonnes de dioxyde de soufre qui a couvert l'Europe entière et dont on continue à en subir et a en souffrir les conséquences.

Dans les Alpes autrichiennes des concentrations de dioxyde de soufre ont dépassé 60% du niveau autorisé et dans certaines régions françaises, ce pourcentage a oscillé entre 50 et 70 % au dessus du niveau auorisé. Le dioxyde de soufre est un polluant atmosphériques qui peut causer des bronchites, de l'asthme, des trachéites et une irritation de la peau et des yeux. Une fraction du dioxyde de soufre, environ 40%, émis et 'été transformés en acide sulfurique, qui se lie aux molécules d'eau et produit des pluies acides.

L'éruption du Bárðarbunga a été la plus importante des 200 dernières années en Islande, avec ses 1,6 kilomètres cubes de lave, couvrant une superficie de la taille de Manhattan. Il faut savoir que le volcan Bárðarbunga produit des éruptions colossales et dévastatrices, par exemple celle, il y a 8.000 ans, plus intense que celle du volcan Laki, en 1783, qui avait tué environ 10.000 personnes en Islande, soit 20 % de la population.

Alors quand les autorités se sont gaussées depuis Août 2014, de pics de pollution en France et ont accusé la pollution anthropique... C'était bien se foutre de nous... Malheureusement le volcan islandais Bárðarbunga n'est pas le seul à polluer et à envoyer des nuages toxiques dans le ciel de l'hémisphère Nord depuis Août 2014... car depuis plus de 8 mois nous sommes rentrés dans une année exceptionnelle pour le nombre de volcans rentrant en activité... A ce jour, plus de 100 sont rentrés en éruption dont un record de 47 en même temps au cours d'une même semaine...

Et pour nous faire avaler des couleuvres et des canulars, "on" continuera à nous parler de réchauffement climatique dû à la pollution anthropique... et en oubliant sciemment et volontairement que le volcanisme représente 96 % de la pollution dans le monde et que la pollution anthropique (on na'rrête pas de nous en bourrer le crane pour des affaires de gros sous et ils ont même fait le GIEC, une véritable fumisterie car ce sont les politiques et non les scientifiques qui ne sont que des prêtes noms, qui rédigent les rapports, pour mieux nous en convaincre) ne représente que 1%... le 3% restant étant de la pollution produite par les failles tectoniques, les séismes et l'univers.

12 juillet 2015

Les volcans du Kamchatka. Tome I : L'Univers Kamchatdale

Les volcans du Kamchatka. Tome I : L'Univers Kamchatdale

de Raymond Matabosch

volcans du Kamchatka.jpg

Les volcans du Kamchatka Tome I L'Univers Kamchatdale

ISBN : 9781326351236 

Langue : Français

Pages : 110

Reliure : Couverture souple en dos carré collé

Impression intérieure : Noir & blanc

S'avançant dans l'Océan Pacifique, la péninsule du Kamchatka, dans l'Extême Orient russe, de 1.250 kilomètres de long du Nord-Est au Sud-Ouest, large de 450 kilomètres à la latitude du Cap Konotsky, et d'une superficie de 472.300 kilomètres carrés, est une terre de feu et de glace d'exception. Elle se localise sur la plaque tectonique d'Okhotsk, entre l'Océan Pacifique et la Mer de Béring, - les îles Aléoutiennes faisant office de séparateur -, à l'Est, la Mer d'Okhotsk, à l'Ouest, - notamment le golfe de Chelikov, au Nord-Ouest -. Au Nord, elle est bordée par le district autonome de Koriakie dont elle en est séparée par l'isthme d'Anapka, un isthme de 93 kilomètres de large, de 426 kilomètres de long et de 200 mètres de hauteur maximale, avec laquelle il a fait fusion, le 1er Juillet 2007, fusion approuvée par un référendum organisé le 23 Octobre 2005, auprès des populations concernées, pour former,  y adjoint les îles du Commandeur et l’Ile Karanguinski, le Kraï du Kamchatka. Au sud, le Cap Lopatka et les récifs Lopatka et Kurbatovskaïa, par delà le Détroit de Chumushu, s'ouvrant sur l'île Choumchou et l'archipel des Kouriles, en sont les points le plus méridionaux.

Région au volcanisme actif, - l'une des régions volcaniques les plus exceptionnelles du monde, avec une forte densité de volcans et une grande variété de types et de caractéristiques volcaniques  y attachées -, associé à des zones de failles profondes, drainant ses satellites naturels, - fumeroles, bouches de soufre, lacs acides, volcans de boue, sources chaudes, geysers... -, cette jeune terre, en regard des  roches apparentes, de moins d’un million d’années, mais en référence à son étude physique, de douze à dix-sept millions d'années, est un paradis sauvage, un paradis de toute évidence difficile à parcourir dans de bonnes conditions et rares sont ceux qui le connaissent vraiment. Qui plus, les hélicoptères de la péninsule ne sont pas, en raison d’une météo instable et de « passe-droits » locaux souvent incompréhensibles,  d’une fiabilité totale.

C’est en 1995, - la péninsule du Kamchatka ayant été déclarée, après la Seconde Guerre Mondiale, zone militaire et, de fait, insterdite aux Russes, jusqu'en 1990, et aux étrangers, jusqu'en 1992 -, que j'ai découvert cette terre du bout du monde, cette terre de glace,  de feu et de volcans, aux richesses naturelles intactes, - phoques, oiseaux, ours pêcheurs, mais aussi volcans, paysages de sources chaudes, grands marais côtiers et glaciers -, conquise, au XVIIe siècle, par les cosaques des tsars, qui y ont chassé les peuples autochtones et à l'instar des cow-boys et des tuniques bleues en Amérique, qui y ont établi forts et villes de commerce pour exploiter l'opulence de l'Océan Pacifique.

J'avais participé, avec une équipe de douze volcanologues de plusieurs nationalités européennes et américaines, sur une durée de huit mois, à une expédition d'étude sur la Vallée Centrale et sur les volcans de la Chaîne Volcanique Centrale. Et j'y étais revenu, en 1997, pour décrypter la Chaîne Volcanique Orientale  jusqu'au Cap Lopatica et les Îles Kouriles septentrionales, - de l'île Shumushu à l'île Uruppu -, puis en 1998, afin de perlustrer l'énigme posée par la continuité apparente qui est sous-jacente à la Chaîne Volcanique Occidentale, à la Côte Kamchatkienne Sud-Ouest, à la Mer d'Okhosh et à l'île de Sakhaline.

09 juillet 2015

Climat : Les leçons à tirer des glaces de l'Antarctique et du Groeland...

SI LES GLACIOLOGUES PRÉLEVAIENT DES CAROTTES DE GLACE DANS L'ANTARCTIQUE ET LE GROENLAND ET LES ANALYSAIENT ?

Grande éruption volcanique.jpg

Si on a longtemps étudié les anneaux des troncs d'arbre, ou dendrologie, pour essayer de déterminer, avec plus ou moins de bonheur et de réussite, le climat qui a pu sévir par le passé, il serait peut-être temps que nos glaciologues se penchent sur les glaces de l'Antarctique et du Groenland et effectuent des carottages et les analyses.

Sans nul doute, ils pourraient, ainsi, découvrir l'histoire de quelques 300 à 350 volcans, majoritairement implantés dès Tropiques aux hautes latitudes, qui ont marqué le climat et l'histoire humaine, de la Rome antique à aujourd'hui. Car ces volcans ont été le principal facteur du changement climatique dans notre hémisphère au cours des 2.500 dernières années et ont contribué à l'expansion des pestes et des famines par le fait que les particules qu'ils ont émises émises, sont restées stockées dans la stratosphère durant de longues années et se sont comportées, conduisant à un refroidissement du climat, comme des boucliers au rayonnement solaire.

Les informations que les glaciologues obtiendraient à partir de carottes extraites des glaces du Groenland et de l'Antarctique porteraient le discrédit sur les prévisions alarmistes des réchauffagistes du climat et débouteraient les fausses à vraies annonces colportées par le GIEC pour faire avaler des couleuvres grosses comme des boas en matraquant les esprits et en les conditionnant sur un hypothétique et farfelu réchauffement climatique. En outre, l'analyse des sulfates volcaniques qu'ils pourraient extraire des carottes de glace, ne pourraient que confirmer que les volcans ont été les principaux facteurs du changement, climatique dans l'hémisphère, au cours des 2.500 dernières années.

Les glaciologues porteraient ainsi les preuves que la plupart des étés de froidure qui ont sévi entre 500 après J.C. et l'An Mil, ont été la résultante de grandes éruptions volcaniques. Ils pourraient aussi résoudre les causes de l'une des plus graves crises de l'histoire du climat, qui avait commencé, en l'an 536 après J.C., avec le mystérieux nuage observé, en Méditerranée, sur une durée de 18 mois, et qui découlait d'une éruption majeure qui s'était produite dans l'hémisphère Nord.

Le refroidissement initial provoqué avait même été exacerbé par l'éruption d'un second volcan, quatre ans plus tard, implanté sous les Tropiques. Ces deux éruptions volcaniques consécutives avaient généré, sur au moins 15 ans, de mauvaises récoltes et des pénuries alimentaires, qui avaient contribué à l'expansion de l'épidémie de la peste de Justinien de l'an 541 à l'an 543 après J.C. En outre, il s'avère que suite à certaines éruptions puissantes, et le produit du refroidissement en découlant, entre 500 ans avant J.C et les temps présents, les famines et les problèmes socio-économiques qui se sont développés en Europe, en Asie et en Amérique centrale, ont tous été consécutifs à de grandes chaleurs meurtrières suivies de refroidissements du climat tout autant meurtriers...

Et comme les éruptions volcaniques sont bien au-dessus des 50 éruptions de moyenne annuelle, (au cours des 6 derniers mois écoulés, elles sont déjà plus du double et la chaleur malsaine qui n'est pas canicule car canicule est quand la température ne descend pas en dessous de 33° C., diurne et nocturne, sur une période d'au moins 72 heures, qui s'abat sur l'hémisphère Nord depuis Juin dernier, en est la conséquence inéluctable), et que bon nombre d'édifices volcaniques sont vieux et grandement faillés, il n'est pas à exclure qu'une grande éruption, telle celles de 1815, le Tambora ou de 416 le Krakatoa, ne survienne...

Les réchauffagistes du climat et ceux du GIEC, si une grande éruption se produit, ne pourront plus que se lamenter, comme le fait Perrette dans la fable de la fontaine "Perrette et le pot au lait"... En toute chose, il ne peut que s'émettre le postulat qu'à cause des multiples éruptions qui ont eu lieu depuis janvier 2015, dont 47 sur une seule semaine, des baisses de température commenceront à être sensibles à partir de fin Juillet... ou première quinzaine d'Août...

09 mai 2015

Le volcan Hakone, au Japon, en état pré-éruptif... Des évacuations...

Volcan Hakone, au Japon, état pré-éruptif...

Des évacuations...


Le quotidien russe "gorets-media.ru", a annoncé le Jeudi 7 mai 2015 : "Volcan Hakone, peur sur le Japon, les autorités nippones ont intimé une évacuation d'urgence des personnes..."

Suivant ce quotidien

Les autorités japonaises, élevant le niveau d'alerte volcan au Niveau 2, ont annoncé la complète évacuation des personnes du plateau Ovakudani, ce qui a concerné, en particulier, l'évacuation de touristes. Le volcan Hakone fait partie du parc national de Fuji-Hakone-Izu.. Le lac de soufre est rentré en ébullition et a atteint une température d' une centaine de degrés Celsius, une température qui peut se propager dans toute la vallée....

Cette élévation de la température, dans le lac de soufre, est concomitante avec un essaim sismique d'origine volcanique dont les épicentres sont de plus en plus proche de la surface, qui a débuté début avvril et dont le nombre d'évents est en constatnte augmentation. Des experts de l'Université de Kyoto croient que le volcan Hakone peut rentrer en éruption au cours des prochains jours prochains jours et au plus dans le laps de temps d'une quinzaine de jours.

Selon "RIA Novosti", un autre quotidien russe, les sismologues ont enregistré, du 26 Avril au 4 mai, 790 séismes d'origine volcanique, de magnitude maximum 2,6. Mais le Mardi 2 Mai plusieurs secousses ont été ressenties par la population.

La dernière éruption du volcan, d'origine phrétomagmatique, s'est produite en 1170...

Lac Ashi et en arrière plan, le Mt Fuji.JPG

 Et dans le cadre de mes livres de vulgarisation sur les volcans, mon prochain "Le Fuji-san, volcan du Lotus hondoïen." est sous presse et tout un chapitre est consacré au volcan hakone avec l'interrogation finale;;; Si le volcan hakone rentre en éruption, ne déclenchera-t-il pas, possédant une même chambre magmatique profonde, une éruption au Mont Fuji, d'autant que le Mont Fuji, le volcan Hakone et le volcan Ashikamaya font parti du même complexe volcanique..

Première de couverture.jpg

Les deux premières pages du chapitre consacré au volcan Hakone

 

le volcan hakone texte.jpg


 

07 novembre 2014

Séisme précurseur au Piscarelli : Le Campi Flegrei menacerait-il réellement Naples ?

Le 27 octobre 2014, je publiais un ouvrage de vulgarisation sur la Campi Flegrei : http://www.lulu.com/…/le-ca…/paperback/product-21870069.h...

Campi Flegrei.jpg

avec un chapitre entièrement conasacré au Piscarelli : "Le complexe volcanique Campi Flegrei : Se méfier du Pisciarelli."

"Outre la Solfatara, l'édifice vulcanien du Pisciarelli est aussi siège de sources d'eaux chaudes, d'émissions de boues et de manifestations fumerolliennes. Au différent de la Solfatara considérée comme la seule bouche volcanique, - jugée, par les autorités, en état présent de quiescence -, encore active du complexe volcanique du Campi Flegrei. La structure collinaire du Pisciarelli, proche d'Agnano(4), n'est pas recensée au titre de bouche secondaire, pourtant elle présente un anneau de tuf daté de l'Ionien, - 781.000 à 126.000 ans - , et, évent thermal, des émissions de vapeurs et de gaz sulfureux, et des éruptions fumerolliennes s'y manifestent depuis les temps « anciens »...

Depuis Octobre 2006, une activité thermale inhabituelle et croissante vient bouleverser le calme paterne du site. Une source d'eau bouillante a subitement paru, formant rapidement un bassin bouillonnant d'environ 3 mètres d'ampleur. Entre les 9 et 10 mars 2009, la «polla» s'est brutalement étendue, attei­gnant 5 à 6 mètres de diamètre. Parallèlement, la température de l'eau a augmenté. La présence d'impacts de boues, dans les murs de la digue proche de l'évent thermal, suggère qu'il a pu se produire un événement fulminent, de type micro-explosion phréatique conjuguant eau, boue et gaz.

Entre les 16 et 21 décembre 2009, une nouvelle bouche fumerollienne est apparue, venant grossir, d'un nouvel élément, le champ fumerollien du Pisciarelli. Une seconde fois, il a pu être observé la présence de boue autour du point d'émission avec des éclaboussures et des petits amas jusqu'à plus de 3 mètres de haut. De telles constatations laissent insinuer que l'ouverture de la bouche a pu être consécutive, mélange d'eau de boue et de gaz, à une mini événement d'archétype explosif. La température de la nouvelle fumerolle, d'environ 95° Celsius, en fin 2009, est en augmentation sensible et continuelle. En dé­cembre 2010, elle avoisine les 130° Celsius....." etc... etc... etc...

séisme.gif

Le 31 0ctobre 2014, à 14 h 54 un tremblement de terre (un avertissement ?) a été nettement ressenti dans Agnano et Pozzuoli dans la région de Campi Flegrei. Choc ressenti particulièrement dans le domaine de Pisciarelli. Il n'y a pas de dégâts signalés.

30 octobre 2014

Enigme géologique ou énigme fomentée par des scientifiques : Cratère Patomsky, « nid d'aigle », yakoute.

Son BAT était à la correction et en relecture, mais énigme géologique ou énigme fomentée par des scientifiques... celle-ci était à essayer de résoudre, ce à quoi l'auteur s'est attelé... le livre est paru :

Cratère Patomsky, « nid d'aigle », yakoute.

Cratère Patomskyi..jpg

Cratère Patomsky nid d'aigle yakoute

ISBN :9781291909722
Langue : Français
Pages : 84
Reliure : Couverture souple en dos carré collé
Impression intérieure : Noir & blanc

Prix : 13,00€

Durant l'été 1949, le géologue Vadim Kolpakov qui avait en charge, officiellement, de dresser la carte géologique de la région d'Irkoutsk et, officieusement, de prospecter les veines aurifères potentielles, - la ville de Bodaibo, toute proche, étant, depuis 1864, date de sa fondation pour répondre aux besoins de l'industrie aurifère locale, l'un des principaux centres d'exploitation minière de l'or, en Russie -, et des filons mé­tallifères de pech-blende, - minerai naturel de l'uranium -, fait la découverte fortuite, dans les Highlands de Patomsky, dans le district de Bodaybinsky, oblast d'Irkoutsk, en Sibérie, d'une étrange et mystérieuse structure pédologique, le cratère Patomsky, - Патомский кратер en russe et Patom crater ou Patomskiy crater en anglais -. Il est aussi connu sous les appellatifs « cône Kolpakov », - Патомский кратер ou Конус Колпакова, en russe -, « cratère Dzhebuldinsky », - Джебульдинский кратер, en russe -, et « cratère Yavaldinsky », - Явальдинский кратер -. La population locale yakoute le dénomme « Гнездо огненного орла », le « nid de l'aigle de feu. »

Telle une pyramide égyptienne, la structure se localise à.la frontière des régions d'Irkoutsk, - capitale de l'oblast d'Irkoutsk -, et de Yakoutsk, - Iakoutsk, capitale de la République de Sakha ou Iakoutie - à environ 200 kilomètres des premiers lieux habités du centre aurifère de la ville Bodaïbo et à environ 700 kilomètres à l'Est du point d'explosion de la météorite de Tunguska. Elle a la forme d'un cône tronqué irrégulier, d'une hauteur de 15 mètres dans sa partie supérieure et de 70 à 80 mètres pour sa face inférieure, d'un diamètre, à sa base, de 180mètres et de 86 mètres pour sa plate-forme supérieure creusée par une cavité en entonnoir hébergeant, en son centre, une protubérance en forme de dôme semi-circulaire de 12 mètres. La profondeur du fossé annulaire interne est d'environ 8 à 10 mètres, son volume est estimée à 230.000 à 250.000 mètres cubes et sa masse à environ 1 million de tonnes...

Il sera bientôt sur Amazon.com (Etats-Unis), Amazon.ca (Canada), Amazon.co.uk (Royaume-Uni), Amazon.cn (Chine), Amazon.co.jp (Japon), Amazon.com.br (Brésil), Amazon.in (Inde) Amazon.de (Allemagne), Amazon.it (Italie), Amazon.es (Espagne)... et Amazon.fr (France), Barnes & Nobles (Libraires aux Etats Unis), Loot.co.za (libraires en Afrique du Sud), etc...

27 octobre 2014

Le Campi Flegrei,supervolcan actif.. Naples sous la menace...

Le nouveau livre de vulgarisation sur les volcans,

auteur Raymond Matabosch, est paru :


Le Campi Flegrei,supervolcan actif..

Naples sous la menace...

Le Campi Flegrei,supervolcan actif...Menace sur Naples.jpg

Pour en acquerrir un exemplaire :

Le Campi Flegrei, supervolcan actif

ISBN 9781326042400
Pages102
ReliureCouverture souple en dos carré collé
Impression intérieureNoir & blanc
Prix : 15,00€

Une éruption, au Campi Flegrei, est-elle imminente ? Tout comme l'ont écrit, dans leur rapport « gelé » par la Défense Civile, les docteurs en volcanologie Jacopo Selva, Warner Marzocchi, Paolo Papale et Laura Sandri de l'Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia« les événements volcaniques à haut risque sont précédés par de longues périodes de troubles au cours de laquelle les scientifiques sont invités à fournir des prévisions en temps réel. Mais la rareté des événements disponibles, l'inaccessibilité au système volcanique souterrain, les comportements non-linéaires, et les ensembles de données limitées constituent d'importantes sources d'incertitude. » Qu'ainsi, même si une éruption est plus que plausible et à redouter, toute réponse est quasi impossible à formuler.

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26 octobre 2014

Le complexe volcanique Campi Flegrei, Un supervolcan actif.. Vers une nouvelle éruption.

Extrait de l'ouvrage : « Le Campi Flegrei, supervolcan actif », auteur Raymond Matabosch.

 

Chapitre III. Le complexe volcanique Campi Flegrei : Se méfier du Pisciarelli. (suite)


Activités thermales et fumerolliennes anormales sur le Pisciarelli.


Depuis octobre 2006, une activité thermale inhabituelle 
et croissante vient bouleverser le calme paterne du site. Une source d'eau bouillante a subitement paru, formant rapidement un bassin bouillonnant d'environ 3 mètres d'ampleur. Entre les 9 et 10 mars 2009, la «polla» s'est brutalement étendue, atteignant 5 à 6 mètres de diamètre. Parallèlement, la température  de l'eau a augmenté. La présence d'impacts de boues, dans les murs de la digue proche de l'évent thermal, suggère qu'il a pu se produire un événement fulminent, de type micro-explosion phréatique conjuguant eau, boue et gaz.


campo fumarolico di Pisciarelli.jpg

Entre les 16 et 21 décembre 2009, une nouvelle bouche fumerollienne est apparue, venant grossir, d'un nouvel élément, le champ fumerollien du Pisciarelli. Une seconde fois, il a pu être observé la présence de boue autour du point d'émission avec des éclaboussures et des petits amas jusqu'à plus de 3 mètres de haut. De telles constatations laissent insinuer que l'ouverture de la bouche a pu être consécutive, mélange d'eau de boue et de gaz, à une mini événement d'archétype explosif. La température de la nouvelle fumerolle, d'environ 95° Celsius, en fin 2009, est en augmentation sensible et continuelle. En décembre 2010, elle avoisine les 130° CelsiusPar définition, une fumerolle est une fissure ouverte près d'un volcan ou sur une zone vulcanienne, d'où s'échappent des gaz volcaniques plus ou moins chauds, de 100° Celsius à plus de 500° Celsius. Ces buées bouillantes sont composées de vapeur d'eau, de sulfure d'hydrogène, de dioxyde de carbone, de dioxyde de soufre, d'acide hydro-fluorique, de composés de chlore et d'azote, d'acides tel l'acide sulfurique, d'éléments minéraux d'origine magmatique et de traces métaux à l'état de vapeur comme du mercure, etc...  Des dépôts colorés précipitent, souvent, autour de l'évent. Elle correspond, en profondeur, au dégazage, tranquille et régulier, d'un magma.

FumErolles au pisciarelli.jpg

La distribution géographique de ces zones renseigne les volcanologues sur les fissurations qui se produisent dans l'édifice volcanique, donc des zones potentiellement faibles. Elles sont une source d'informations précieuses sur l'activité du volcan. En effet, la remontée du magma, dans la chambre magmatique, provoque d'importants dégazages générant un bombement du plancher de l'édifice volcanique, des craquelures et des fissures au sol qui s'élargissent. Il est alors constaté une augmentation graduelle du nombre d'évents fumerolliens, de la température et l'acidité des buées sulfureuses.

Le complexe volcanique Campi Flegrei, Un supervolcan actif.. Vers une nouvelle éruption.

Extrait de l'ouvrage : « Le Campi Flegrei, supervolcan actif », auteur Raymond Matabosch.

 

Chapitre III. Le complexe volcanique Campi Flegrei : Se méfier du Pisciarelli. (suite)

L'aire urbaine, concernée par le super-volcan Campi Flegrei et son proche voisin, le complexe caldeirique Somma-Vésuve, - moins de 12 kilomètres entre les emprises internes des deux édifices vulcaniens et chambre magmatique commune en faisant un même complexe volcanique -, compte plus de 4,5 millions d'habitants.

La Solfatara.jpg

Une telle concentration de population devrait inciter à la prudence et préconiser l'application du principe de précaution. Mais la région Napolitaine est très touristique et «marcher sur la terre chaude, voir les fumerolles en un petit panache de vapeur sortant de terre et les bulles éclater dans la boue...», est magique. Aussi, l'intérêt financier prenant le pas, les spécialistes concè-dent que le Campi Flegrei connaîtrait, actuellement, un état de repos caractérisé.

La solfatara est l'un des quarante cratères recensés faisant partie du complexe volcanique du Campi Flegrei. Le diamètre de son cratère atteint 770 mètres et présente un paysagedésolé de tuf et de trachytes d'un blanc immaculé.

Fumerolle Solfatare.JPG

Son plancher chaud - 30 à 40°C. - est irrégulier, interrompu par des fractures transversales, sillonné par des explosions de faible intensité, percé de cavités profondes et surtout parsemé de fangaia, des baignoires de boues à 140°C. Des buées bouillantes sulfureuses - les fumerolles - sortent de terre en petits panachesde vapeur. Certaines, éjectées à une pression de 15 millibar, at­teignent, comme à la « Bocca Grande(2) », une température de 162° C. À cause de son activité fumerollienne, thermo-minérale et mudpotienne(3) permanente et les crises bradyséismiques qui déforment son plancher, la Solfatara représente un certain danger pour les citadins des environs et pour les touristes qui s'y pressent.

Lac bouillonnant à la Solfatara.jpg

Outre la Solfatara, l'édifice vulcanien du Pisciarelli est aussi siège de sources d'eaux chaudes, d'émissions de boues etde manifestations fumerolliennes. Au différent de la Solfatara considérée comme la seule bouche volcanique, - jugée, par les autorités, en état présent de quiescence -, encore active du complexe volcanique du Campi Flegrei. La structure collinaire du Pisciarelli, proche d'Agnano(4), n'est pas recensée au titre de bouche secondaire, pourtant elle présente un anneau de tuf daté de l'Ionien, - 781.000 à 126.000 ans - , et, évent thermal, des émissions de vapeurs et de gaz sulfureux, et des éruptions fumerolliennes s'y manifestent depuis les temps « anciens ».

Notes.

(2) La « Bocca Grande » était appelée, par les anciens, le « Forum Vulcani », la Demeure du Dieu du Feu. Au début du XIXe Siècle, pour le volcanologue allemand Friedländer, un petit Observatoire Volcanologique, y fut bâti. Il s’écroula aussi bien à cause des mouvements telluriques périodiques liés au Bradyséisme Phlégréen qu’à cause de l’ouverture d’une fumerolle et il n'en subsiste que quelques ruines.

(3) Les mudpots sont des émissions de boues chaudes liées au géothermalisme et, plus directement, au volcanisme.

(4) Cratère volcanique, de 6,5 kilomètres de diamètre, d'appartenance au système Campi Flegrei, dont la dernière éruption s'est produite en 2300 ans ± 10 ans Bephore Christ.

25 octobre 2014

Le complexe volcanique Campi Flegrei, Un supervolcan actif.. Vers une nouvelle éruption.

Extrait de l'ouvrage : « Le Campi Flegrei, supervolcan actif », auteur Raymond Matabosch.

Chapitre III. Le complexe volcanique Campi Flegrei : Se méfier du Pisciarelli.

 

Le Campi Flegrei est-il réellement « en état de repos su­perficiel apparent ? » Le Campi Flegrei étant un volcan actif, telle est la question que tout un chacun devrait se poser, sans se voiler la face, et doublement se la poser car, selon la mytholo­gie, le Vésuve a été créé par « Héphaïstos », le dieu du feu, des forges et des volcans, en recouvrant le géant « Mimas » et ses frères Gigantopithèques, - les fils que « Gaïa », la terre, en­gendra du sang jaillissant des organes génitaux tranchés d'« Ouranos »et primates homininés ayant vécu, du Miocènesupérieur au Pléistocènemoyen, de 11,608millions d'années à 126.000 ans-, d'une épaisse couche de métal en fusion qui for­mera le Somma-Vésuve.

Son histoire éruptive nous informe que, comme pour l'éruption explosive qui a détruit l'Archiflegreo, en 39.280 ans ± 110 ans BP, la fracturation du socle, suite à une phase de compression lithosphérique accompagnée par une kyrielle d'es­saims sismiques fissurant et faillant la croûte terrestre, - 25 à 30 kilomètres d'épaisseur au niveau de la Campanie -, une conjoncture facilitant et accélérant la remontée de magma vers la surface, à déclenché celle du XVIe millénaire avant BP. Il est donc à croire que lors d'une nouvelle compression lithosphé­rique, du moins quand l'énergie engrangée sera portée à satura­tion, une nouvelle phase éruptive paroxysmale, ultra ou supra-plinienne, se produira, sur une durée temps plus ou moins éten­due, dans le complexe volcanique Campi Flégrei-Somma-Vé­suve.

Configuration tectonique.jpg

A cela, une raison géomorphologique en est le moteur. En effet, le terrane Italia qui, après s'être détaché du continent Ibérica(1), vers 60 à 70 millions d'années BP, - formation du rift Thyrénien -, a dérivé dans un sens de rotation anti-horaire pour venir percuter, - 35 à 40 millions d'années -, en sa façade Nord, avec la fermeture de l'Océan Thétis, les terranes Proven­çia et Valésia, générant l’orogenèse des Alpes, et en ses fa­çades Nord-Est, Est et Est-Sud-Est, la micro-plaque Adriatica qui, en sa partie océanique plus vieille et plus lourde, s'est in­curvée et a plongé, provoquant l'ouverture d'une fosse tectoni­que, sous le terrane italote avant de s'enfoncer dans le manteau.

En outre la façade Est-Sud-Est est rentrée en collision, engageant, dans le Sud-Est de l'Italie, un processus de forma­tion de reliefs, et d'ensembles orogènes , avec le terrane Apulia d'appartenance à la micro-plaque Adriatica. Enfin, la ride médio-Thyérienne,frontière de divergence entre les terranes Corso-sarde et Italica accentue la rotation anti-horaire du ter­rane italote.. Dans ce contexte compressif très complexe, le magma s'accumule dans l'immense chambre magmatique de quelques 50 à 70 kilomètres de diamètre qui se situe à quelques 17 kilomètres de profondeur sous l'imposant Campi Flegrei et son cône adjacent, le Somma-Vésuve.

Notes.

(1) « Le continent lusitano-iberico-provençalo-italo-maghrébin. » Raymond Matabosch. 2003. « Les Volcans de l'rault. » Raymond Matabosch. 2014. 

01 juillet 2014

Extrait de "Le cratère météoritique de Maâdna", Willaya de Laghouat en Algérie

Situé à 125 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Laghouat et à 40 kilomètres au Sud-Est de Hassi Delaa, le cratère météoritique de Maâdna, - aussi étiqueté cratère de Talemzane(1) -, localisé près d'une petite dépression dénommée Talemzane au lieu-dit Daïet el Maâdna et répertorié sur la carte topographique à 1/200.000ième de Oued Attar, suscite, depuis sa découverte, en 1928, par un certain Capitaine Dubut(2) qui, le premier, a effectué un lever de la structure, l'intérêt des chercheurs soucieux de percer le secret de cette cuvette terrestre.

cratere de Maâdna.jpg

Etudiée en 1950, puis en 1953 par Karpoff, en 1980 par Lambert, en 1985 par les associations oranaise d'astronomie El-Battani et varoise de Novae, en 1988 par les chercheurs des universités d'Oran et de Nice, en 2007, par deux commissions représentant respectivement le Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique, - le CRAAG -, de Bouzaréah et le Centre National d´Études et de Recherches en Urbanisme, - le CNERU -, et du 05 au 11 Mai 2008 par une équipe scientifique dirigée par A. Lamali du CRAAG et composée de N. Merabet, de S. Maouche, de M. Ayache, de El Hadi Meziane, de H. Bendjelloul et de P. Rochette, cette excavation, presque circulaire, dominée par une jante culminant à 70/75 mètres au-dessus du plancher de la cuvette, a un diamètre de 1.750 mètres.

Ce cratère d'impact s'est formé entre 0,5 et 3 millions d'années, plus probablement au Pliocène, - Zancléen, 5,332 ± 0,005 à 3,600 ± 0,005 Millions d'années -, consécutivement à la chute d'une météorite ferreuse de masse estimée entre 1 et 2 tonnes et de diamètre compris entre 40 et 70 mètres. Il s'incise dans les roches cibles....

Notes :

(1) Earth Impact Database, 2009, suivant nom donné par R.Karpoff, en 1953, « The meteorite crater of Talemzane in southern Algeria, Meteoritics, Tome 1, pages 31 à 38 », en référence au bordj de Talemzane situé à 9 kilomètres au Nord-Ouest de la structure.
(2) R. Karpoff, « Les cratères de météorites ». Bulletin liaison Saharienne, Alger, 1952, tome 3, numéro 10, pages 2 à 5.

Suite de l'extrait dans Astéroïdes & météorites : une menace.
II. Impacts de météorites sur le continent africain.
à paraitre au cours du deuxième semestre 2014

23:52 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

01 juin 2014

Cratère Patomsky, « nid d'aigle » yakoute. - suite II.

Chapitre III : Le cratère Patomsky, une structure géologique unique ? (Extraits)

formation d'un pingo en milieu hydrolique.jpg

Pour les géologues russes, auxquels les scientifiques du monde entier emboîtent le pas, le cratère Patomsky, localisé dans un lointain secteur montagneux, - se situant à environ 200 kilomètres des premiers lieux habités du centre de la zone auri­fère de la villeBodajbo et à une distance similaire du lac Baï­kal -, de la Sibérie Orientale recouvert par des broussailles denses, « est une structure géologique unique sur la Terre » et aussi « l'un des objets mystérieux qui, par sa taille, a l'appa­rence d'un cratère lunaire. »

 

[….]

 

De fait, suivant la découverte faite, en Novembre 2009, par un passionné de glaciologie français, Claude Beaudevin, et un informaticien, Bruno Pisano, « dans les environs de Gre­noble, vers le Col du Coq, Massif de la Chartreuse, au bord du sentier qui mène du Habert du Col du Coq au Col de la Faita, en UTM WGS 84 : 31T 0721670/5020250, à 1.450 mètres d'alti­tude, une forme de relief tout à fait semblable à un pingo ». le cratère Patomsky ne serait pas unique en son genre

De taille réduite, largement érodée, datant de la glacia­tion de Würn, de la fin du Pléniglaciaire supérieur ou du Dryas ancien, - première époque du Tardiglaciaire -, entre 21.000 et 17.000 Bephore Christ, - des cicatrices de lithalses, dans les Ar­dennes belges, et des mardelles, dans le Berry, étant datées du Dryas récent, entre 10.000 à 12.000 ans BP -, les inventeurs de la structure précisent qu'il « s'agit d'un cône régulier, d'une trentaine de mètres de diamètre à la base et d'une dizaine de mètres de hauteur. A son sommet, une dépression conique de 3 à 4 mètres de diamètre et de 1 mètre de profondeur environ. L'en­semble, qui se situe en forêt, dans une pente assez soutenue, se présente comme un « petit volcan de poche. »

 

[….]

 

La structure, comportant de nombreux blocs de calcaire, débités par gélifraction, est érodée. Au centre de la dépression sommitale un petit dôme, de 2 mètres de diamètre environ et de 0,30 à 0,40 mètre de hauteur, bien qu'envahit par la végétation, est encore visible. De toute évidence, c'est unpingo qui s'est for­mé en milieu hydraulique, - en système ouvert -, et qui, bien que de plus petite dimension et beaucoup plus verdoyante, est le mo­dèle réduit de celle, composée de blocs, fragmentés en débris anguleux par la cryoclastie, de calcaire et autres roches, du cra­tère Patomsk.

 

[….]

18:35 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31 mai 2014

Cratère Patomsky, « nid d'aigle » yakoute. - suite I.

Chapitre II : Le cratère Patomsky est un bulgunniakh (un pingo). Première partie

Le mystérieux cratère Patomsky 2.jpg

Le cratère Patomsky domine la taïga comme une pyra­mide égyptienne. Dmitri Petrovitch Gladkochub, Docteur en sciences géologiques et minéralogiques, directeur de l'Institut de la croûte terrestre, professeur de géologie et de minéralogie à la Faculté géologique de l'Université d’État d'Irkoutsk et vice-président du Présidium de la Branche Sibérienne de l'Académie des Sciences de Russie, estime que la structure Patomsky, une une structure géologique unique sur la Terre, située dans un lointain secteur montagneux recouvert par les broussailles denses de la Sibérie Orientale, a été nommée « cratère » par erreur. « Lors­qu’on parle d’un cratère... », explique-t-il, « on suppose une ca­vité. Dans ce cas-là, il s’agit plus tôt d’un cône, c'est-à-dire qu'il existe une forme positive du relief. Ensuite, le cratère ap­paraît généralement suite à la chute de corps célestes. »

geyser froid reconstitué sur Encelade.jpg

Depuis 2005, huit expéditions ont été menées pour tenter d’établir l’origine du « Nid de l’aigle de feu », mais ni un pro­cessus volcanique, ni la chute d’un météorite, ni le crash d’un objet tridimensionnel en forme d'un ellipsoïde, ni celui d'un corps cylindrique n’ont été confirmés. Certes les résultats des recherches semblent mettre en évidence le cryovolcanisme qui se serait produit à l'époque du Petit Âge Glaciaire, - entre 1303 et 1860 -, et serait la résultante d'émission de vapeur et de déga­gements instantanés particulier. Selon Dmitri Petrovitch Gladkochub « le cratère continue sa formation et les détecteurs instal­lés sur la superficie de la structure, si leur position change, au fil des semaines et des mois, seront annonciateurs du fait que le cratère est vivant et bouge. »

cryovolcan.jpg

A l'instar des volcans de boue, - volcans d'asphalte -, conséquence de l'expulsion de gaz, - principalement du mé­thane, mais également du dioxyde de carbone et de l'azote -, et de boue, et des volcans de sédiments, le cryovolcanisme, - vol­cans de glace, geysers froid -, phénomène assimilé à une forme de volcanisme igné se produisant dans une zone recouverte de glace, est surtout spécifique des lunes glacées, - Triton satellite de Neptune ; Titan, Encelade et Miranda satellites de Saturne ; Europe et Ganymède satellites de Jupiter... -, et autres objets as­tronomiques à très basses températures. Ce type de volcan éjecte des éléments volatils, - liquides ou sous forme de vapeur. comme de l'eau, de l'ammoniac ou du méthane -, qui se condensent sous forme solide.

volcan de glace.jpg

Ce phénomène rare se retrouve aussi sur la Planète Terre mais seulement le long des zones côtières et des berges des grands lacs, en hiver, lorsque la glace commence à s’étendre le long des rivages. Celle-ci est alors bousculée, brisée, déplacée par les vents et le mouvement des vagues. Des barrières de glace sont ainsi créées et des morceaux de glace, liés entre eux, ancrés aux bordures côtières, s’étendent au-dessus de l’eau. Par­mi ces nombreux blocs, certains comprennent des tunnels reliéau plan d'eau lacustre ou marin. Si la température de l’air, à la surface, est inférieure à 0° Celsius et si les vagues sont hautes et viennent se briser sur la grève, des « volcans » se forment. Au moment où elles frappent une barrière de glace, elles apportent de l’énergie à l’eau profonde, la brisant et forçant cette eau à en­trer « en éruption » en formant une galerie. L’eau, ainsi éjectée, retombe sur la glace, gèle rapidement et forme un cône de glace.

Pingo 1.jpg

Les pingos, - mot inuit désignant une petite colline de glace en forme de cône -, sont une autre type de cryovolcanisme périglaciaire et sont apparus durant les époques glaciaires, es­sentiellement dans le Nord et l'Est de l'Europe ou prennent nais­sance sous les climats froids des régions arctiques, subarctiques et antarctiques, dans le grand Nord canadien, - delta de la Mac­kenzie -, en Scandinavie, - archipel norvégien du Svalbard -, en Alaska, au Groenland, sur le continent Antarctique et en Sibérie, - bugor pucheniya et gidrolakkolity en russe et bulgunniakh selon un terme yakoute -. Avec les palses, - pe­tites buttes rondes ou ovales, en milieu périglaciaire, en contexte de pergélisol intermittent, dans les tourbières -, et les lithalses, - ou palses minérales rondes ou ovales, de même en milieu périglaciaire, à la limite entre le pergélisol continu et discontinu, dans les sols limoneux, les sédiments sableux ou les tufs volcaniques -, ils sont souvent regroupés sous le nom d'hydrolaccolites.

Pingo.jpg

Par définition, les hydrolaccolites sont des « collines de quelques mètres à quelques hectomètres de diamètre, hautes de 1 à 10 mètres, résultant de la fragmentation des roches par géli­fraction, - brusques variations de températures, par alternances de gel et de dégel -, et du soulèvement des formations superfi­cielles broyées par des lentilles de glace de ségrégation dues à la congélation d'eaux souterraines et se transformant en une mare, généralement circulaire, - les cicatrices dénommées la­quets en France -, s'il y a fusion. » Les plus grandes, avec un angle de pente de 30 à 40°, rarement supérieur à 45°, peuvent at­teindre 50 à 70 mètres de hauteur et 900 mètres de diamètre mais le diamètre moyen est de 200 mètres.

 

A suivre.

20:09 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29 mai 2014

Cratère Patomsky, « nid d'aigle » yakoute.

Chapitre I : Découverte du cratère Patomsky.

 

Patom crater.jpg

Durant l'été 1949, le géologue Vadim Kolpakov qui avait en charge, officiellement, de dresser la carte géologique de la ré­gion d'Irkoutsk et, officieusement, de prospecter les veines auri­fères potentielles, - la ville de Bodaibo, toute proche, étant, de­puis 1864, date de sa fondation pour répondre aux besoins de l'industrie aurifère locale, l'un des principaux centres d'exploi­tation minière de l'or, en Russie -, et des filons mé­tallifères de pechblende, - minerai naturel de l'ura­nium -, fait la dé­couverte fortuite, dans les High­lands de Patom­sky, dans le dis­trict de Boday­binsky, oblast d'Irkoutsk, en Sibérie, d'une étrange et mysté­rieuse structure pédologique, le cratère Patomsky, - Патомский кратерen russe et Patom crater ou Patomskiy crater en an­glais -. Il est aussi connu sous les appellatifs « cône Kolpakov », - Патомский кратер ou Конус Колпакова, en russe -, « cra­tère Dzhebuldinsky », - Джебульдинский кратер, en russe -, et « cratère Yavaldinsky », - Явальдинский кратер -. La popula­tion locale yakoute le dénomme « Гнездо огненного орла », le « nid de l'aigle de feu.

les Highlands de Patomsky.jpg

Telle une pyramide égyptienne, la structure se localise à la frontière des régions d'Irkoutsk, - capitale de l'oblast d'Ir­koutsk -, et de Yakoutsk, - Iakoutsk, capitale de la République de Sakha ou Iakoutie - à environ 200 kilomètres des premiers lieux habités du centre aurifère de la ville Bodaïbo et à environ 700 kilomètres à l'Est du point d'explosion de la météorite de Tunguska. Elle a la forme d'un cône tronqué irrégulier, d'une hauteur de 15 mètres dans sa partie supérieure et de 70 à 80 mètres pour sa face inférieure, d'un diamètre, à sa base, de 180 mètres et de 86 mètres pour sa plate-forme supérieure creusée par une cavité en entonnoir hébergeant, en son centre, une protu­bérance en forme de dôme semi-circulaire de 12 mètres. La pro­fondeur du fossé annulaire interne est d'environ 8 à 10 mètres, son volume est estimée à 230.000 à 250.000 mètres cubes et sa masse à environ 1 million de tonnes.

Le mystérieux cratère Patomsky 1.jpg

Quand Vadim Kolpakov, faisant des recherches dans le district de Bodaibinsky, découvre cette particularité naturelle, il croit « que la chaleur l'a fait tomber dans la folie. De loin, le cratère ressemble à un tas de déchets géant », s'interroge car« la zone, éloignée de la taïga, est in­habitée et les camps de tra­vail du NKVD n'existaient pas dans la région », pense « à un artefact archéolo­gique plutôt qu'à l'érection, par les clans locauxEvenks et Yakoutes, de cairns dont ils n'avaient pas existence » et juge qu'il « est temps de réfléchir sur les mystérieux Hyperboréens, une préten­due civilisation des temps anciens qui auraient créé une puissante civilisation. »

Vadim Kilpakov.jpg

S'en rapprochant, il réalise « que la colline mystérieuse n'est pas l'œuvre de l'homme, mais ressemble, plutôt, à un cône volcanique, de base parfaitement ronde, haut comme une mai­son de 25 étages Toutefois, les volcans qui se situent à la fron­tière de la Yakoutie et de la région d'Irkoutsk, sont inactifs de­puis des millions d'années. Au différent, le cratère Patomsky est assez récent. Il est implanté sur le versant d'un mamelon envahi par les mélèzes Sur les flancs de la structure et dans le cratère lui-même, les arbres, quelques mélèzes rachitiques ne comptant pas, ne poussent pas. » Il estime que « cette formation naturelle, étonnamment, unique et sans équivalent dans le monde », qu'il nomme « cratère Patomsky », - du nom du bassin de la rivière Patom qui coule non loin -, existerait depuis «  50 à 200 ans » et note « ...et un autre mystère concerne la paroi annulaire du cratère où j'ai trouvé, dans le milieu du bassin, un dôme semi-circulaire d'un diamètre de 15 mètres. Dans les volcans, même éteints, ces dômes ne peuvent pas être... »

Le mystérieux cratère Patomsky 2.jpg

Kolpakov est, lors, instruit, par les nomades Yakoutes, que ce site énigmatique est appelé le « Nid de l'Aigle de feu », que « les cerfs et les rennes évitent les Highlands autour du cra­tère Patomsky » et que les « gens qui l'approchent, se sentent mal à l'aise. » Par la suite, et durant plusieurs années il a essayé d'organiser une expédition scientifique afin de mieux com­prendre « l'anomalie Kolpakov », mais toutes les institutions géologiques, de Sibérie orientale, cherchant activement de l'ura­nium, - l'URSS ayant besoin d'une bombe nucléaire pour concurrencer les États-Unis -,.il n'a pu réunir ni argent pour fi­nancer son expédition, ni personnel pour le seconder dans ses re­cherches. De fait, l'étude du cratère est restée lettre morte jus­qu'en 2005.

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28 mai 2014

Astéroïdes & météorites : une menace ? Tome I Impacts de météorites en Russie.

Il ne faut pas s'en cacher... et je me suis laissé tenter par l'aventure... et la contrainte d'une telle forme d'écriture «cadrée», devant «répondre à certains critères»...

Mon premier livre de commande pour une association russophone d'outre-atlantique qui sera traduit, dans un premier temps, en anglais et, en Septembre 2014, publié aux Etats-Unis

Astéroïdes & météorites, une menace  Tome I.jpg

 

La mouture en français : Astéroïdes & météorites : une menace ? tome I

 Tome I Impacts de météorites en Russie.

de Raymond Matabosch

 

ISBN 9781291888560

Prix livre papier : 15,00 €

Collection : Classique

Thème : Sciences & astronomie.

Nombre de pages : 136

Reliure : Dos carré collé à couverture souple

Impression intérieure : Noir & Blanc

 

Les étoiles filantes ou météores sont des morceaux de matière, chauffés à l'incandescence par le frottement de l'air, tombant à travers l'atmosphère de la Terre. Les trainées lumineuses, dénommées météores, ou météoroïdes, que génèrent les corps extraterrestres, lors de leur pénétration dans l'atmosphère, peuvent produire, s'il ne se sont pas entièrement consumés, des météorites. L'étude, en laboratoire, permet de penser que la plupart des météorites sont des fragments issus de la « Ceinture d'astéroïdes », située entre les orbites de Mars et de Jupiter. Quelques fois, ces astéroïdes sortant de leur orbite, sont éjectés vers les confins de l'Univers, vers le Soleil, ou vers les planètes internes du Système Solaire.

11:32 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

09 avril 2014

Analyse préliminaire du séisme du 07 Avril 2014, La Condamine-Châtelard en Ubaye.

Analyse préliminaire du séisme du 07 Avril 2014.

historique-seisme_1.jpg

Alors que l'épicentre du tremblement de terre du 7 avril 2014 à 21 h 27, heure locale, de magnitude 5.0, se localise, pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, latitude 44.47° Nord et longitude 6.69° Est entre La Condamine-Châtelard, Jauziers et Saint Paul sur Ubaye, dans les Alpes de Haute-Provence, le réseau de détection sismique de l'observatoire de Grenoble, - réseau sismologique des Alpes ou réseau Sismalp -, le détermine entre La Condamine-Châtelard, - Alpes de Haute-Provence -, et Crévoux, - Hautes-Alpes -, latitude 44.29° Nord et longitude 6.39° Est. La profondeur focale au foyer est calculée, suivant les premières estimations, vers 7 kilomètres et le choc principal de cet aléa séismique a aussi été ressenti à grande distance, dans l'Isère, en Haute-Savoie, en Provence, dans le Comtat Venaissin, sur la Côte d'Azur et en Italie.

La vallée de l'Ubaye, site du plus fort séisme extensif des Alpes de la période instrumentale, est l'une des régions des Alpes internes les plus actives en séismes extensifs et de nombreuses failles normales, cartographiées sur le terrain, sont encore actives. Elle a connu, par le passé, des aléas sismiques de magnitude supérieure à 5.0 dont celui de Saint Paul sur Ubaye, le 5 Avril 1959 à 10 h 48 Temps Universel, 11 h 48 heure locale, magnitude 5.5 et intensité VII/VIII sur l’échelle Européenne EMS 98 à son épicentre, qui avait généré d'importants dégâts immobiliers et fait deux blessés. Suivant Rothé et Dechevoy, en 1967, « une grande partie des habitations de Saint Paul sur Ubaye avaient subi des dégradations importantes liées à ce séisme, mais son épicentre, l'instrumentation déployée à l'époque n'étant guère performante, n'avait pas pu être localisé avec précision. Il fut donc impossible de situer, à moins de 15 kilomètres près, la faille tectonique à l'origine de cet événement sismique. » Mais selon Fréchet, en 1978, « Les stations sismologiques distantes permirent néanmoins d'établir que ce séisme joua sur une faille Nord175Est, en mécanisme décrochant associé à une faible composante extensive. »

Ce séisme avait été suivi par un essaim de répliques qui s'est étalé sur plusieurs mois. D'après le réseau Sismalp « Plus que des séismes violents tels que celui de 1959, l’Ubaye est plutôt coutumière de crises sismiques dites en essaims lors desquelles l’activité sismique se manifeste, en un lieu bien précis, pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avec une succession de secousses de magnitudes variées, sans que l’on puisse être certain que la magnitude maximale ait été atteinte. » De fait, la sismicité de l’Ubaye est très capricieuse et il est impossible de prévoir le détail de l’évolution de l'occurrence épisodique de périodes intensément actives dénommées « essaims sismiques. »

Ces essaims diffèrent des successions d'un choc principal et de ses répliques en ce qu'aucun événement dominant n'initie l'activité sismique et que celle-ci croît et décroît irrégulièrement pendant plusieurs jours à plusieurs mois, sans motif récurrent, d'une crise à l'autre. Les foyers sont relativement profonds, maximum 7/9 kilomètres en moyenne et les chocs sont ressentis jusqu’à Barcelonnette et à Gap, voire à Guillestre, mais n'ont aucun effet dommageable sur les bâtiments. C'est ainsi que plus de 16.000 aléas microsismiques ont été enregistrés lors de l'essaim des années 2003-2004, autour de La Condamine-Châtelard, constitué de séismes de faible magnitude, magnitude maximum enregistrée ML 2.7, fortement ressentis localement du fait de la faible profondeur des hypocentres, - environ 6 kilomètres de profondeur -, se produisant, majoritairement, à l'aplomb du village.

Parmi les séquences d'essaims sismiques particulièrement importantes qui se sont produites depuis 1959, outre l'essaim qui a affecté la zone épicentrale de La Condamine-Châtelard, au cours des années 2003-2004, celle qui s’est déroulée entre 1976 et 1977 a été centré au Nord-Est de Saint Paul sur Ubayé, sous le Brec du Chambeyron. Les plus gros séismes de la séquence ont été associés au jeu de failles normales présentant une direction d’extension Est-Ouest et Nord-Ouest/Sud-Est à Nord-Sud. Toutefois, elles ne sont toujours pas clairement identifiées d'autant que des failles « tardives » comme les failles de Bersezio, de la Haute Durance, de Bouzieyas et du Ruburent intercèdent sur la récurrence des systèmes faillés perpendiculaires, orientés Nord-Est/Sud-Ouest, qui, les dégâts ayant été très faibles, à Saint Ours et à Larche, le long de la faille du Ruburent, auraient été le siège, - suivant Fourno et Dussouillez, en 2009 -, du séisme, de magnitude 5.5, épicentre Saint Paul sur Ubaye du 5 Avril 1959.

C'est à proximité de la zone épicentrale, autour de La Condamine-Châtelard, essaim sismique de 2003-2004, que le séisme du 26 février 2012, magnitude magnitude ML 4.5 selon le Réseau National de Surveillance Sismique, Mw 4.2 selon GéoAzur et ML 4.8 suivant le Laboratoire de Détection et de Géophysique, épicentre au droit du sommet dans la partie orientale de la Montagne de Parpaillon marquant la limite entre les communes de Saint-Paul-sur-Ubaye, La Condamine-Châtelard et Crévoux, - suivi de répliques et déclenchant un essaim, distinct de celui de 2003-2004 -, s'était produit. Depuis cette date environ 4.000 séismes, dont une quarantaine ayant des magnitudes comprises entre 2.0 et 3.6 -, ont été localisés dans cette zone du massif du Parpaillon.

L’épicentre du séisme du 7 Avril 2014 a été localisé à 5,5 kilomètres au Nord-Ouest de la Condamine Châtelard quasi à mi-distance entre cette commune et celle de Crévoux, à 8,5 km au Nord-Ouest de Jausiers et à 12 kilomètres au Nord de Barcelonnette, à 1,5 kilomètre au Sud-Ouest du foyer du séisme du 26 Février 2012. Il est à noter, d'une part, que depuis fin 2013-début 2014, une reprise de la crise sismique de 2012 se fait sentir dans l’Ubaye et, d'autre part, que l'extrémité Sud-Est de l’essaim 2012-2013 est contigüe à l’essaim 2003-2004. Selon GéoAzur, 2014, « Il existe à cet endroit, entre les deux essaims, une zone, en lacune sismique, située par 44.28° Nord et 6.42° Est, à environ 3 kilomètres à l’Ouest de La Condamine Châtelard, où pourrait se produire un séisme plus important. Cette lacune n’excède pas 2 à 3 kilomètres de long. » Certes l'auteur spécifie « il est peu probable qu’un séisme de magnitude supérieure à 4.0 s’y produise... », mais pourtant c'est vite s'avancer d'autant qu'en moyenne, tous les 15 ans, un séisme atteint la magnitude 4.8 dans le grand quart Sud-Est de la France et que l'estimation des périodes de retour, pour les systèmes de faille de Serenne, de la Vallée de l'Ubaye et de la Haute Durance sont de l'ordre de 130 ± 10 ans pour un séisme de magnitude 4.0 à 4.9, de 300 ± 20 ans pour un séisme de magnitude 5.0 à 5.9 et, période de récurrence dépassée, de 1.700 ± 50 ans pour un séisme de magnitude égale ou supérieure à 6.0.

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08 avril 2014

Séisme de magnitude 5.0 dans les Alpes de Haute-Provence...

Séisme de magnitude 5.0 dans les Alpes de Haute-Provence...

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Le 07 Avril 2014 à 19 h 26 Temps Universel, 21 h 26 Heure locale, un séisme de Magnitude Locale, - ML-, 5,3 pour le Laboratoire de Détection et de Géophysique, - CEA-DEA - et pour leBureau Central Sismologique Français, - BCSF -, Magnitude d'onde de volume, - Mb -, 5.2 pour le Réseau National de Surveillance Sismique, - ReNaSS -, de magnitude ML 5.03 pour GeoAzur Sofia-Antipolis et de Magnitude du Moment, - Mw -, 5.1 recalculée 5.0 et, enfin 4.9, pour le Centre de Sismologie Euro-Méditerranéen, - CSEM-, et d'intensité VI/VII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, - aussi appelée échelle MSK-, à frappé dans la haute vallée de l'Ubaye dans les Alpes de Haute-Provence.

Son épicentre, latitude 44.47° Nord et longitude 6.69° Est, se localise à 3 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de La Condamine-Châtelard, 7 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Jauziers, à 12 kilomètres au Sud-Ouest de Saint Paul sur Ubaye, à 18 kilomètres au Nord-Ouest de Barcelonnetteet à 49 kilomètres à l'Est de Gap. Son hypocentre a été déterminé à une profondeur de 2,77kilomètres pour GéoAzur, de 5 kilomètres pour le CSEM et de 8 kilomètres pour le ReNaSS.

C’est en moyenne tous les 15 à 20 ans qu’un séisme atteint la magnitude 4,8 dans le grand quart Sud-Est de la France. En raison de sa magnitude, le séisme générera des répliques et de réactivera les essaims sismiques coutumiers dans la vallée de l'Ubaye. De fait, de nombreuses répliques se sont produites et continuent à se produire. La plus forte, magnitude ML 2.2 a eu lieu à 2 h 25 le 8 Avril 2014. Ces répliques, jointes à une éventuelle activité de type essaim, vont se poursuivre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. L'occurrence de répliques de magnitude 3.0, voire 4.0, ne peut être exclue.

Le choc principal a été ressenti, durant une quinzaine de secondes, très nettement à Briançon, Serre Chevalier, Vallouise, L’Argentière-la-Bessée, La Roche de Rame, Réotier, Guillestre et dans toutes les Hautes Alpes, et plus faiblement dans le Vaucluse, le Centre-Var, Marseille, Nice et l'Italie. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, quelques légers dégâts matériels - une dizaine de cheminées tombées dans la commune de la Condamine et des fissures sur deux maisons et le clocher de l'église ; cinq cheminées également tombées à Barcelonnette et deux à Jausiers ; une maison été légèrement fissurée à Saint-Paul-sur-Ubaye -, sans faire de blessés, ont été constatés.

Bien que localisé dans les Alpes du Sud, le séisme a été ressenti bien plus au Nord, jusqu'en Haute-Savoie dans le bassin annécien, - Annecy, Annecy-le-Vieux, Meythet,... -, dont certains ont fortement senti le sol trembler : « Les portes, les meubles et les lustres ont bougé... », témoigne une habitante du centre-ville d'Annecy, … « c'était tellement sensible que nous nous sommes retrouvés en bas de l'immeuble avec les voisins. A priori, tous ceux qui habitaient au cinquième étage ou plus haut ont bien senti la secousse. » Mais aucune trace d'un séisme local n'y a été déterminée et la faille du Vuache, responsable des séismes d'Epagny, en 1996 et en 2011, est restée inactive.

Il est à préciser que la magnitude de ce tremblement de terre, si elle reste « importante pour la France », est 100 fois inférieure à celle du séisme de L'Aquila en Italie, de magnitude 6.4, qui avait fait plus de 300 morts et d'énormes dégâts, en Avril 2009. En toute chose, un séisme de magnitude 5.0, bien qu'impressionnant pour les habitants, est « souvent ressenti, mais sans dommage », et aucune victime et aucun dégât majeur ne sont à déplorer.

Selon les Sources « Département Analyse, Surveillance, Environnement », - « DASE » -, depuis 1970, c'est le septième tremblement de terre de magnitude égale ou supérieure à 4.7, - dont quatre au cours de trois dernières années, entre Juillet 2011 et Avril 2014 -, qui s'est produit dans un rayon de 100 kilomètres autour de Barcelonnette : le 05 Janvier 1980, à 14 h 32, latitude 44.99° Nord et longitude 7.39° Est ; magnitude 5.3 ; le 11 Février 1991, à 15 h 43, latitude 44.86° Nord et longitude 6.79° Est, magnitude 4.7 ; le 31 Octobre 1997 à 04 h 23, latitude 44.24° Nord et longitude 6.59° Est, magnitude 4.7 ; le 25 Juillet 2011, à 12 h 31, latitude 44.99° Nord et longitude 7.46° Est, magnitude 4.7 ; et le 26/ Février /2012, à 22 h 37, latitude 44.52° Nord et longitude 6.69° Est, magnitude 4.8.

Et selon les données « SisFrance », au moins sept séismes historiques, d'intensité épicentrale supérieure à VII, se sont produits, dans un rayon de 80 kilomètres autour du présent épicentre : le 12 Septembre 1785, Susa, dans le Piémont, Intensité VII/VIII ; le  02 Avril 1808, Torre de Pellice, Piémont, Intensité VIII ; le  12 Décembre 1855, Chasteuil, Haut Verdon, Intensité VIII ; le 19 Mai 1866, La Motte du Caire, Laragne, Intensité VII/VIII ; le 17 Février 1947, Frazzo, Piémont, Intensité VII/VIII ; le 30 Novembre 1951, Chasteuil, Haut Verdon, Intensité VII/VIII ; et le 05 Avril 1959, Saint Paul sur Ubaye, Haute Vallée de l'Ubaye, Intensité VII/VIII.

A suivre : Analyses du tremblement de terre du 07 Avril 2014 et ses probables suites à plus brève échéance.

14:44 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

03 avril 2014

Des troupeaux de bisons, d'élans... désertent Yellowstone.

 Des troupeaux de bisons, d'élans... désertent Yellowstone.

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Un séisme, de magnitude locale mb 4.8, a secoué les quartiers au Nord-Nord-Est du « Geyser de Norris », dans le Parc National de Yellowstone, en limite des États du Wyoming et du Montana, le 30 Mars 2014, à 12 h 34 Temps Universel, 06 h 34 Heure locale. D'hypocentre superficiel, 5 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, 5.6 kilomètres de profondeur pour l'University of Utah Seismograph Stations, il est le choc le plus important d'une mini-crise sismique de 7 tremblements de terre, tous de profondeur focale au foyer superficielle, 4 à 7 kilomètres, et de magnitude comprise entre mb 2.5 et 4.8, dans dans un laps de temps restreint, 10 h 36 pour le premier, 15 h 12 pour le septième, de moins de 5 heures.

Il est à noter que ce séisme est le plus puissant qui ait frappé la méga-caldeira, 85 × 45 kilomètres, de Yellowstone au cours des 30 dernières années.

L'University of Utah Seismograph Stations a émis un communiqué de presse signalant « qu'un léger tremblement de terre a eu lieu à 06 h 34 le 30 Mars 2014. L'épicentre du séisme, de magnitude 4.8, se situe à 6,4 kilomètres au Nord-Nord-Est de Norris Geyser Basin dans le Parc National de Yellowstone, État du Wyoming. Ce tremblement de terre s'intègre dans une série d'aléas sismiques qui a débutée, dans ce domaine, le jeudi 27 Mars 2014, à 08 h 15. Cette crise sismique recense au moins 25 tremblements de terre, en plus du choc principal qui a été ressenti dans le Parc National de Yellowstone et dans les villes frontalières de Yellowstone, État du Wyoming, et de Gardiner, État du Montana, dans un rayon d'environ 35 à 40 kilomètres autour de l'épicentre. »

L'University of Utah Seismograph Stations précise, en outre, que cet « événement, le plus fort tremblement de terre qui se soit produit à Yellowstone depuis le 22 Février 1980, se localise quasi au centre d'une région connaissant une inflation verticale de masse suivie depuis environ 7 mois. Une précédente période inflationniste, dans ce domaine, également accompagnée par une sismicité élevée, s'est déroulée entre 1996 et 2003... », spécifie qu'une « équipe de l'USGS s'est déplacée à Yellowstone pour y déterminer les modifications de surface que le séisme pourrait avoir causées, et les effets possibles qui pourraient affecter le système hydrothermal du Norris Geyser Basin... » et conclu que « basé sur le style et l'emplacement du séisme, l'Observatoire du volcan de Yellowstone ne détecte aucune indication d'activité géologique autre qu'une sismicité continue... », en d'autres termes, un tremor...

Le « supervolcan » du Yellowstone est une caldeira, vestige d’une très ancienne activité volcanique qui couvre la période de 2 millions à 600.000 ans Avant le Présent, et au cours de laquelle des éruptions volcaniques ont modelé le paysage. Trois cycles d'activité peuvent être déterminées : la première, « Tuf de Huckleberry Ridge », vers 2,1 millions d'années AP, 2.450 kilomètres cubes de matériaux volcaniques émis et formation d'une caldeira de 75/95 × 40/60 kilomètres ; la seconde « Tuf de Mesa Falls », 1,3 million d'années AP, 280 kilomètres cubes de matériaux volcaniques émis et caldeira de 16 kilomètres de diamètre ; et la troisième « Tuf de Lava Creek », vers 640.000 ans AP, 1.000 kilomètres cubes de matériaux volcaniques émis, et caldeira de 85 × 45 kilomètres.

Dans le parc national de Yellowstone, adossé aux Montagnes Rocheuses, dans l'État du Wyoming, aux États-Unis, se niche le Grand Prismatic Spring, un volcan de « point chaud », - hospot -, d'une superficie de près de 9.000 kilomètres carrés jalonnée de geysers. Il est doté d'une chambre magmatique colossale relativement superficielle, d'environ 90/110 kilomètres de diamètre et de 40 kilomètres de hauteur. Certes, ce monstre paraît en sommeil, mais il est surveillé, sans discontinuité, par les géologues car, si une activité reprenait, elle pourrait être similaire à celle qu'a connu le Mont Toba, vers 73.000 ± 4.000 ans AP, une éruption d'Indice d'Explosivité Volcanique estimée VEI 8 qui correspond à une éruption d'une force trois mille fois supérieure à celle de l'éruption du Mont Saint Helens, aux États-Unis, en 1980, d'Indice d'Explosivité Volcanique estimée VEI 5.

Suivant certains observateurs, depuis plusieurs semaines, les troupeaux de bisons, d'élans,... et une grande partie de la faune désertent le Parc National de Yellowstone. Certains spécialistes précisent « Je peux vous dire que j’ai vu les bisons courir sur les routes.[...] Je ne sais pas si c’est à cause d’une activité géologique dans le Yellowstone mais ce que je peux vous dire, c’est que quelle qu’en soit la raison, cette fuite est une alerte. » D'autres experts racontent que plus d’un « quart du troupeau d’élans du parc manque à l’appel lors de l’inventaire de la faune réalisé au cours de l'hiver 2013/2014. » Enfin, les biologistes ignorent « s’il y a déclin du troupeau ou si d’autres facteurs ont joué d'autant que les rejets d’hélium sont plus de 1.000 fois supérieurs à la normale, et que ceux du radon sont bien largement au-delà des normes les plus pessimistes et dépassent, dans certaines zones, les 4.000 Becquerels... », s'interrogent sur le fait que « des hordes de bisons courent sur les routes sans être pourchassés » et stipulent, sans pouvoir en justifier leurs hypothèses, que « seul le supervolcan pourrait expliquer tous ces phénomènes. »

12:13 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques., Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25 mars 2014

Raymond Matabosch au Salon du livre de Saint Mathieu de Tréviers

Salon du livre de Saint Mathieu de Tréviers

le 20 avril 2014 de 10h00 à 18h00
Salle Polyvalente Le Galion
Allée Eugène Saumade
34270 Saint Mathieu de Tréviers

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Raymond Matabosch participera, comme invité d'honneur, au Salon du Livre de Saint Mathieu de Tréviers, organisé par l'association « Les Mots Voyageurs », le 20 Avril 2014, de 10 h 00 à 18 h 00


et il y présentera ses livres,
sur les volcans, publiés aux Editions Edilivre :

Mont Shasta ? ou Mont Sisson ? un stratovolcan californien

Le Tungurahua, volcan équatorien

Eyjafjallajökull, volcan islandais

Le Merapi, volcan javanais...

El Fuego, volcan guatémaltèque

Le Dolok Sinaboen, volcan sumatrais : Un second toba menace Sumatra

 
Il fera une conférence sur les volcans d'Auvergne et de l'Hérault, à 14 h 30

18 mars 2014

Vient de paraitre : Des volcans, des séismes & des hommes

Des volcans, des séismes  et des hommes.jpg

Des volcans, des séismes & des hommes

Thème : Géographie / Environnement
Nombre de pages : 208
Format : 134x204
ISBN livre papier : 9782332659606
ISBN livre téléchargement : 9782332659613
Date de publication : 18 Mars 2014
Prix de vente public : 17,00 € en livre papier & 10,20 € en téléchargement

L'Altiplano-Puna : supervolcan ou siège de plusieurs supervolcans ? Telle est la question à laquelle l'auteur tente de répondre. L'Altiplano-Puna avec ses rives bien conservées, recèle une longue histoire de lac géomorphologique du Pléistocène dont les vestiges sont les lacs Titicaca, Poopó et Ojos del Mar... ; les lagunas Verde, Colorada, Cañapa, Hedionda, Chiarkhota et Honda... ; et les Salars de Uyuni, de Coipasa, d’Arizaro, d’Antofalla, de Atacama... ; mais le plateau, bien qu'il ait été soulevé par un épaississement de la croûte, corrèle, spatialement et temporellement avec l'arc magmatique andin. Coïncidant avec l'augmentation du rythme de convergence, le soulèvement de l'Altiplano a commencé vers 25 millions d'années et celui de la Puna vers 20 à 15 millions d'années...

15:26 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14 mars 2014

Afin d'expédier aux oubliettes une affaire d'État (les écoutes Sarkozy) préjudiciable au pouvoir en place, un nouveau Mensonge d'État fleurit (1/4)

Afin d'expédier aux oubliettes une affaire d'État (les écoutes Sarkozy) préjudiciable au pouvoir en place, un nouveau Mensonge d'État fleurit (1/4)

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Alors que les écoutes, diligentées au moins depuis le 3 Septembre 2013, plausiblement bien des mois avant, - les propos tenus, d’après « Le Figaro » et « Le Journal Du Dimanche », par le Président de la République en exercice, François Hollande, au sujet de Nicolas Sarkozy, devant des députés socialistes : « Je le surveille, je sais exactement ce qu’il fait... », des propos lourds de conséquences sur les vraies intentions qui animent le premier personnage de France élu, en Mai 2012, par seulement 30% des électeurs inscrits sur les listes électorales et son gouvernement..., le laissant clairement entendre -, sur les personnes de Nicolas Sarkozy, de Maître Thierry Herzog, de Claude Guéant, de Brice Hortefeux, de l'avocat général de la Cour de Cassation Gilbert Azibert, de l'ancien patron de la Police Nationale Michel Gaudin..., - et bon nombre d'autres personnes dont le nom n'a pas encore été dévoilé ou n'a pas transpiré - ;
que ces mises sur écoutes, et les perquisitions qui en ont découlé, sont effectuées dans la plus pure des illégalités, - aucune mise en examen et aucune personne poursuivie -, et ne peuvent s'apparenter qu'à soit un abus de pouvoir de la part des magistrats instructeurs, - par définition, bien que saisi par un Procureur de la République, car ne pouvant se saisir d'office, et ne pouvant effectuer d'enquête que dans la limite fixée de la saisine, un juge d'instruction est indépendant de la Chancellerie -, soit, - œuvrant en concertation avec le Procureur de la République et les services de police, médico-légaux et/ou d'expertise judiciaire, tout en devant apprécier les demandes d'actes des avocats, le Procureur de la République étant soumis directement à la Chancellerie et les Services de Police au Ministère de l'Intérieur, l'un et les autres devant rendre des comptes, sur l'avancement de l'enquête, à l'autorité du pouvoir en place qui peut avoir des intérêts à ce qu'une enquête, dont il a, de fait, le contrôle, soit approfondie -, bon gré, mal gré, conduits à jouer les supplétifs de la police politique en violant le secret de l’instruction ou en mettant, sur instruction du pouvoir en place, des personnes sur écoutes ;
que ces mises sur écoutes, entachées du sceau de l'illégalité, véritable démonstration d'une Affaire d'État doublée d'espionnage politique, plongent, dans la tourmente, la Garde des Sceau & Ministre de la Justice Christiane Taubira, le Ministre de la Justice Manuel Valls, le Premier Ministre Jean Marc Ayrault et le Président de la République François Hollande et font étalage de la dérive d'un régime politique, initialement eu républicain et démocratique en regard des institutions de la Ve République qui ont pour objectif notable, d’éviter que le chef de l’État ne soit un chef de clan, d'un régime politique qui a versé, par le fait majoritaire et la conception extensive, - et notoirement entre le 21 Mai 1981 et le 15 Mars 1986, entre le 21 Mai 1988 et 17 Mai 1995, et depuis le 15 Mai 2012 -, qu'en ont eu les titulaires successifs de la fonction présidentielle et qu'en a l'actuel titulaire, dans la dictature et l'absolutisme ;
que ces mises sur écoutes, s’enchaînant, depuis le 18 Mai 2012, à des mensonges d'État, à des affaires d'État et à des barbouzeries assez peu ragoûtantes à répétition, sont le reflet d'incompétences et d'impérities étatales au chef du pouvoir en place, qui, « en tout autre pays que la France, dans un régime démocratique normal, il n'est pas à exclure, - cela paraît même certain -, que François Hollande et ses comparses ministres auraient été assignés devant la Haute Cour sous l’inculpation de forfaiture....(1) » et vont peser lourds sur les prochaines échéances électorales, tout particulièrement sur celles afférentes aux élections municipales des 23 et 30 Mars 2014 ;
que la divulgation, - violant, en particulier, le secret de l’instruction -, de ces mises sur écoutes, arrivant après une avalanche d'affaires, - multiplication des plaintes pour détournement de biens sociaux ou d'enrichissement personnel à l'encontre de maires de droite, campagne d'égoutiers à l'encontre des candidats de Droite et d'Extrême Droite, Affaire de l'étudiante d’origine russe que des policiers semblent avoir fait chanter pour qu’elle « balance » des noms de personnes engagées contre le mariage gay en échange de l’obtention de la nationalité française, Affaire Copé, Affaire des enregistrements Buisson à rebondissements et coulant lamentablement par le fait qu'un sous fifre en a effacé les bandes pour graver « les Grandes Gueules de RTL », etc... etc... -, portées au ban de la vindicte populaire par des médias à la botte du pouvoir en place, - il ne doit pas être oublié, à moins d'être atteint de la maladie d'Alzheimer, que François Hollande avait promis des primes conséquentes aux journalistes qui cireraient ses bottes et celles du Parti Socialiste -, concorde avec la publication de sondages, - IFOP pour Le Journal du Dimanche, CSA pour BFMTV, Orange et Le Figaro, etc... etc... -, effectués dans le cadre des élections municipales des 23 et 30 Mars 2014, qui donnent la victoire de la Droite avec 40 à 46 % d'intentions de vote global pour les listes Union pour un Mouvement Populaire-Union des Démocrates et Indépendants-Divers Droite, 17 % pour les listes Front, et une défaite cuisante pour le Parti Socialiste qui n'obtiendrait que 21 % d'intentions de vote ;
afin de détourner le déferlement de la tourmente qui s'abat sur le Président de la République, sur son Gouvernement et sur tout le Parti Socialiste, un nouveau lapin est sorti du chapeau du magicien : LA POLLUTION !!!!

Orchestrée par le Parti Socialiste et, sans coup férir par le Président de la République et le Gouvernement, les articles, tous plus alarmistes les uns que les autres, déferlent dans les médias et les titres fleurissent, au petit matin, comme roses perlées de diamants et de perles de rosée, « Plus de 30 départements en alerte pollution », « La pollution aux particules se poursuit, le seuil d'alerte dépassé », « Quatre nouveaux gaz nocifs détectés dans l'atmosphère », « Alerte à la pollution : l'inertie de la France durant les vingt ans de la gouvernance de la Droite », « Pollution : la carte de France des régions les plus touchées » « Alerte maximale à la pollution aux particules fines en France », « Alerte à la pollution dans plus de 30 départements : 15 bons réflexes à adopter », etc... etc..., à tel point que presque toute la France, de l'Île de France en Rhône-Alpes et Vaucluse, en passant par la Bretagne, le Nord-Pas de Calais, la Haute-Normandie, le Calvados, la Manche, le Poitou-Charentes, les Deux-Sèvres, la Charente-Maritime, la majorité de la région Centre, l'Eure et Loir, l'Indre et Loire, le Loir et Cher, le Loiret, la Picardie et la Marne, etc... etc..., est placée en alerte maximale à la pollution aux particules.

Et comme par enchantement, tous les MAIRES SOCIALISTES, tous les PRÉSIDENTS DE CONSEILS GÉNÉRAUX SOCIALISTES, tous les PRÉSIDENTS DES CONSEILS RÉGIONAUX SOCIALISTES, se portent, de conserve, en réaction à l'épisode de pollution aux particules fines, au chevet des français et agrémentent leur soutien inconditionnel par des largesses dont les dépenses seront, de surcroît, imputées aux contribuables... Tout autant, les articles, contant les exploits de ces maires et élus socialistes prévenants, déferlent dans les colonnes des médias « Face à la pollution, Vélib' et Autolib' gratuits à Paris », « Pollution aux particules. Des mesures prises dans plusieurs villes », « Les transports gratuits tout le week-end en Ile-de-France», « Stationnement, bus et tram gratuits à Caen », « Pollution à Bordeaux et en Gironde: les transports en commun gratuits jusqu'à dimanche », « LYON. Pic de pollution : Vélov' offre une heure gratuite à ses abonnés », « Pollution: le député socialiste Thomas Thévenoud préconise un tarif réduit des taxis », « Pic de pollution : les transiliens gratuits dans toute l'Ile-de-France jusqu'à dimanche », etc..., etc... Et ils viennent s'accoler aux pensum vantant les attentions particulières d'autres maires, plus qu'attentionnés envers leurs électeurs, qui proposent, comme à Toulouse, « Contre l'abstention, le maire sortant de Toulouse vous trouve un mandataire », comme dans de nombreux villages et villes, « Les subventions aux associations sur fond de campagne électorale », comme à Rennes, « Municipales-Rennes : des subventions mirobolantes versées au Théâtre national de Bretagne », etc... etc...

Mais ce qui se dit moins, il faut aller piocher les informations aux tréfonds des médias, du reste l'histoire n'a été éventée que par un seul d'entre eux, BMFTV, « Près de 700 policiers ont mené plusieurs contrôles-surprise et ont contrôlé jeudi plusieurs milliers de véhicules dans 270 lieux de Paris et sa petite couronne et ont relevé 17.760 infractions dont 10.152 infractions le jeudi 13 Mars 2014, qui ont été sanctionnées. » Sous les airs faussement débonnaires des barons socialistes coutumiers des largesses à appâter les simples d'esprit, s'apparentant, sans équivoque à des manœuvres purement électoralistes, l’État en profite pour accentuer la répression et ponctionner, plus encore, les contribuables. De fait, un flagrant nouveau mensonge d'État qui, sous couvert d'une pseudo-pollution leur ayant permis de déclencher une alerte maximale à la pollution aux particules, un bon mobile pour mener des contrôles-surprises qui s'étendent, d'heure en heure, à travers tout le territoire français, des contrôles-surprises qui ont la particularité de ne concerner, - il suffit de se brancher sur les fréquences hertziennes dévolues aux 14.000 radio-amateurs et aux quelques 200.000 cibistes -, que le peuple francophile, - les Français et les immigrés ayant épousé l'identité laïque et patriotique du sol national -, exclusivement, les autres passant, sans coup-férir, entre les « mailles du filet. »

Mais, favorisant des motifs fallacieux tels l'inversion de température et l'absence de vents ou le pseudo-taux de particules fines générant le chiffre exorbitant de 42.000 morts par an en France, etc..., etc..., ce qui, surtout, ne se dit pas, par incompétence, incapacité, médiocrité et surtout par le fait d'une certaine caste de scientifiques inféodés à des grands trusts, - désireux d'engrosser plus encore les bénéfices déjà conséquents qu'ils souhaitent retirer de telles annonces -, et au pouvoir en place, - des égalitaristes rabaissant tout le monde à leur pitoyable niveau -, c'est que la vraie pollution, non les brouillards qui résultent des conditions atmosphériques présentes, pas plus que la pollution anthropique qui ne représente que 1% de la pollution mondiale, se localise d'une part dans l'atmosphère, lors contenue à un taux quasi permanent grâce au recyclage effectué par la nature(2), et d'autre part, plus conséquemment à cause des émissions éruptives, annuellement, de plus de 50 volcans(3) et de la pollution émanant de l'univers, dans la stratosphère, raison pour laquelle le ciel apparaît gris sur fond bleu.

En toute chose, la période actuelle est marquée, d'une part, par un état d'anxiété qui affecte une majorité de la population, une augmentation continuelle du chômage et la recherche vaine d'un emploi, une angoisse de perdre un emploi, une obsession de la faillite, de la précarité, de la perte identitaire, et, d'autre part, en accentuant les effets négatifs, la déconfiture de la politique française ... Pour les pouvoirs publics et la gouvernance de la France, se taisant sur les vrais taux de concentrations de pollution de l'air, il plus aisé, en agitant le spectre d'une pollution anthropique ascendante, de mettre en cause la pollution de l'air comme facteur de trouble de la santé que la situation socio-économique actuelle. Mais, statistiquement, depuis 1986, - espérance de vie 71,5 ans pour les hommes et 79,7 ans pour les femmes -, la durée moyenne de vie augmente régulièrement de 4,1 à 4,3 mois par an pour les hommes et de 2,7 à 3,0 mois par an pour les femmes, tant et si bien que l'espérance de vie, en 2013, a été de 78,7 ans pour les hommes et 85,1 ans pour les femmes.[...]

Notes :

(1) « Étroits d'esprits & pleutres réalités. Pamphlet. », - en finalité de rédaction, mais dont des extraits déjà publiés -, chapitre « En guise de Préambule », de Raymond Matabosch.
(2) « Berlingots aux piments. Pamphlets », chapitre « Le Réchauffement climatique, un scandale et une arnaque écologico-politico-scientifique ! », Raymond Matabosch, Novembre 2011, Paris
(3) « La spirituelle et aberrante crosse de hockey. », Raymond Matabosch. Décembre 2012, États-Unis

10 mars 2014

Séisme de magnitude 6,9, au large de la Californie : Prémices à un séisme de mégathrust ?

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Le 10 Mars 2014 à 05 h 18 Temps Universel, 22 h 18 Heure locale, un séisme de Magnitude du Moment, - Mw -, 6.9 pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, pour le Geofon GeoForschungsZentrum Potsdam, - GFZ -, et 7.0 révisée 6.9 pour l'United States Geological Survey, - USGS -, et d'intensité IX au foyer sur l'échelle de Mercally pour le RSOE-USGS et VI/VII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, - aussi appelée échelle MSK -, à frappé au large des côtes Ouest du Nord de la Californie.

Son épicentre, latitude 40.821° Nord et longitude 125.128° Ouest, se localise, en milieu océanique, sur la plaque tectonique Gorda, en bordure de la fosse de subduction des Cascades, à 77 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Ferndale, à 81 kilomètres à l'Ouest d'Eureka, à 85 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Fortuna et à 87 kilomètres à l'Ouest de McKinleyville. Son hypocentre a été déterminé à une profondeur de 7 kilomètres pour l'USGS, de 10 kilomètres, révisé à 7 kilomètres, pour le CSEM et de 10 kilomètres pour le GFZ.

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Le choc principal de 05 h 18 a été précédé par un microséisme, de Magnitude Locale, - ML -, 3.3, à 05 h 04, latitude 40.84° Nord et longitude 125.19° Ouest, et de de profondeur focale au foyer de 5 kilomètres, et suivit par 18 microséismes de magnitude comprise entre 2.8 et 4.8 et d'hypocentre fluctuant entre 2 et 27 kilomètres de profondeur excepté un, 05 h 43, magnitude 3.4, de profondeur intermédiaire, hypocentre 160 kilomètres, sur la plaque Gorda mais au cirvonvoisinage de la faille Mendocino et proche du tripoint de Mendocino, - fosse de subduction des Cascades, faille de Mendocino et faille de Sant Andréas -.

La plaque tectonique Gorda.

La plaque Gorda, un des vestiges septentrionaux de l'antique plaque Fearallon, composée que de lithosphère océanique, est le fragment le plus méridional de l'ensemble du système de la plaque Juan de Fuca, - Gorda, Juan de Fuca et Explorer -, dont elle s'en en séparée entre 18 et 5 millions d'années, une plaque tampon, - zone non rigide d'hébergement -, qui absorbe les déformations des plus grandes plaques environnantes, - Pacifique, Nord-Amérique et Juan de Fuca -, et qui leur permet d'interagir d'une façon plus rigide. Située à hauteur des États l'Oregon et de Californie, elle ne couvre qu'une infime partie de l'Est de l'Océan Pacifique.

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Contrairement à la plupart des plaques tectoniques, elle subit une déformation importante à l'intérieur de ses frontières qui se circonscrivent, à l'Est, à la fosse de subduction des Cascades, - limite avec la plaque Nord Amérique -, au Sud, à la faille transformante Zone de fracture Mendocino, et, à l'Ouest, à la dorsale Gorda aussi dénommée, en son segment Sud, Escanaba, de 150 kilomètres de long et de 3,300 mètres de profondeur, - limites avec la plaque Pacifique -, et, au Nord, à la faille transformante Zone de fracture Blanco, - limite avec la plaque Juan de Fuca -, et la sous-plaque Gorda Nord est reliée au volcan Shasta, la sous-plaque Gorda Sud, au Lassen dont la dernière éruption référencée s'est produite en 1914-1917. Son déplacement s'effectue, à une vitesse relative de 1,8/2,6 centimètres par an, en direction du Nord-Est.

De nombreux systèmes de failles zèbrent le sous-sol de son bassin et provoquent de fréquents tremblements de terre intraplaque, et le plus violent de ces séismes, de magnitude 7.2, s'est produit le 11 Août 1980, au large de la côte Ouest du Comté de Humboldt, a blessé six personnes et causé des dégâts matériels estimés à 2 millions dollars : la majorités des dommages, générés par le choc, ont concerné deux tronçons d'un pont sur la US Highway 101 qui se sont effondrés sur les voies de chemin de fer, deux maisons, à Fields Landing, qui ont été déplacées de leurs fondations, et des conduites de gaz, d'eau et d'égouts qui ont été brisées ; le séisme et la plupart de ses répliques ont eu pour hypocentre, une grande faille décrochante senestre liée au système de faille attenants à la zone de fracture de Mendocino ; le séisme a été ressenti fans l'Oregon, l'Ouest du Nevada, et le Nord de la Californie...

 

© 10 Mars 2014 Raymond Matabosch

 

A suivre...

15:59 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques., Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26 février 2014

Le Gunung Sinabung et les menaces volcaniques.

Gunung Sinabung 13.jpgL'absence de tout d'historique éruptif et de toute étude circonstanciée et la privation des enseignements antérieurs, afférentes au Gunung Sinabung, sont de gros handicap pour déterminer et dresser les éventuelles menaces volcaniques auxquelles peuvent être exposés, dans un avenir plus ou moins proche, les résidents du Karo Regency et tout particulièrement ceux qui sont domiciliés sur les flancs même, ou au pied, de l'édifice volcanique.

Les informations le concernant sont plus que succinctes : « Le Mont Sinabung, - Gunung Sinabung, Dolok Sinabung, Deleng Sinabun,Dolok Sinaboen,Dolok Sinaboeng et Sinabuna -,est un stratovolcan andésitique et dacitique, actif du Pléistocène à l'Holocène, sur le plateau de Karo, Kari Regency, dans le Nord de Sumatra. Il se localise à 40 kilomètres au Nord-Ouest du supervolcan Toba et de son impressionnante caldeira de 100 kilomètre de long sur 30 kilomètre de large, formée lors de l'éruption de 73,000 ± 4,000 ans BC. De nombreuses coulées de lave marquent ses flancs, signe de multiples éruptions, sont non référencées. Seule sa dernière éruption, de l'an 1600, est connue s'est produite en l'an 1600. Il est siège d'une activité hydrothermale et solfaratique, - fissures émettant de la vapeur d'eau, du gaz, occasionnellement de la lave et des fumerolles, dont les dernières observées, en son sommet, l'ont été en 1912. »

Même la « Smithsonian Institution », en son « Global Volcanism Program », est très laconique sur son historique : « Le Gunung Sinabung est un stratovolcan qui a été actif du Pléistocène à l'Holocène et a produit de nombreuses coulées de lave sur ses flancs. Une éruption, non confirmée, a été notée en 1881, et l'activité solfatarique a été vue, au sommet et sur la zone supérieure de son cône, en 1912. Aucune éruption historique confirmée, autre que les éruptions explosives d'Août à Septembre 2010 et de Septembre 2013, toujours en cours, n'a été enregistrée. »

De plus, d'une part, aucune tomographie du sous-sol du Sinabung n'ayant été réalisée, et, d'autre part, les catalogues des tremblements de terre volcano-tectoniques n'étant pas accessibles ou n'étant que lacunaires, nulle étude sur la chambre magmatique, ou sur la poche magmatique principale et son ensemble de poches magmatiques secondaires et des fractures élargies, plus ou moins anastomosées, - connexions dans la plomberie volcanienne -, il est impossible d'en connaître ses ou leurs dimensions et le volume de magma stocké dans les diverses zones de son accumulation, en superposition, sous la surface du volcan.

Les seules données qui peuvent, toutefois, être notées, comme facteurs aggravant des risques, sont les fortes pentes de l'édifice, son altération, par plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires, d'activité hydrothermale et la fissuration de son bâti par les multiples séismes volcanotectoniques qui se produisent depuis Août 2010, et par les violentes explosions qui se succèdent depuis le 15 Septembre 2013, des facteurs qui pourraient s'avérer être des vecteurs facilitant des effondrements sectoriels, ou, plausiblement sommitaux, lors d'intrusions magmatiques ou d'éruptions explosives violentes.

Un facteur non négligeable est lié, d'une part, à la tectonique des plaques, avec présence, à moins de 200 kilomètres, de la fosse de subduction, - la plaque australienne plongeant sous les plaques de la Sonde et de Banda Aceh, ou plaque d'Andaman aussi dénommée plaque Birmane -, de Sumatra-Java, - ou Fosse de la Sonde -, très active sismiquement depuis le tremblement de terre, de magnitude 9.1 à 9.3, du 26 Décembre 2004, de magnitude 8.6, du 28 Mars 2005, et de magnitude 8.4 et 8.0, du 11 Avril 2011, et, d'autre part, marquées par un processus de découpage de micro-plaque, un processus de transfert et d'accumulation des sédiments accrétés dans le prisme, une importante subsidence du bassin au Plio-Quaternaire en liaison avec une extension faible Est-Ouest et un basculement vers l'Ouest, aux failles décrochantes de Mentawai, séparant le prisme d'accrétion du bassin d'avant-arc, et de Central Sumatra, suivant la ligne volcanique, qui ne suffisent pas à accommoder toute l’obliquité de la convergence.

Il est acquis que le magma, stocké dans les poches magmatiques, se cristallise et se refroidit très lentement, sur des laps de temps de plusieurs millions d'années. Au différent, il se réchauffe très vite, sur quelques mois, mettant très rapidement les poches d'accumulation sous pression, lors de remontées de magma frais par un ou plusieurs conduits. Selon le contexte géodynamique, la zone de fusion et de sa genèse se situe entre 100/110 kilomètres et 20/30 kilomètres sous la surface du volcan et la zone de collecte, de ce magma dit primaire, peut se localiser entre 50 et 20 kilomètres de profondeur. Située, en général, à quelques kilomètres sous le sommet de l'édifice volcanique, la chambre magmatique superficielle est alimentée en magma, depuis la zone profonde, par des dykes, depuis la zone profonde. Lorsque la surpression permettant la sortie des magmas décroît, soit le magma résiduel se fige, progressivement, sur place, soit la pression lithostatique des roches environnantes écroule le plafond de la poche magmatique, générant une caldeira, qui remplit le vide laissé.

Et, tout aussi inquiétant, est la formation du cratère, sur le versant nord du Gunung Sinabung, dans le quartier de Lau Kawar, qui peut être générateur, dans un premier temps, entre Décembre 2013 et Janvier 2014, de glissements de terrain entraînant, inexorablement, des morts d'homme, et, dans un second temps, sous trois à cinq ou six mois, d'explosions de vapeurs suivies d'explosions de cendres et de vapeur, pouvant se traduire, en corrélation avec un tremblement de terre, par une éruption paroxysmale et un effondrement de tout le flanc nord du volcan qui pourrait engendrer, dévastant, sur des centaines de kilomètres carrés, le plateau de Karo, une avalanche de débris, - nuées ardentes -, de plusieurs kilomètres cubes. En outre, le glissement de terrain provoquant une brusque dépressurisation, des fragments de magma, - des tephras -, de toutes tailles seraient, alors éjectés en dehors du volcan, paralysant les régions du Sud-Est au Nord-Est.

Enfin, il ne doit pas être fait abstraction de la proche présence, environ quarante kilomètres, du supervolcan Toba qui est doté, entre 20 et 30 kilomètres de profondeur, d'une chambre magmatique colossale, de longueur largement supérieure aux 100 kilomètres de long sur 30 kilomètres de large de sa caldeira d'effondrement, une poche magmatique estimée à plus de 350 kilomètres de long qui, indubitablement, s'étend sous la surface du Gunung Sinabung. Pour cela peut-on admettre que la source magmatique du Sinabung est issue du système magmatique tobaïen ? Nulle réponse, par absence de tomographie, ne peut en être concédée.

Montpellier, 30 Novembre 2013

Extrait de "Le Dolok Sinaboen, volcan sumatrais. Un second Toba menace Sumatra. "
©Raymond Matabosch

Les impacts de météorites en Russie.

Le cratère Mishina Gora.jpg

Si, en un peu plus d'un siècle, le territoire russe a connu l'impact de deux grosses météorites, la première, le 30 Juin 1908, sur le site de Vanavara, - ou événement de la Tunguska -, situé au bord de la rivière Podkamennaïa Tunguska, - la Tunguska pierreuse -, district d'Évenkie, dans le kraï de Krasnoïarsk, en Sibérie centrale, et n'a eu que de lointains témoins, et la seconde, plus médiatisée, le 15 Février 2013, en 4,6 milliards d'années d'histoire de la Terre, les impacts de météorites, sur cette région du globe, ne sont pas des événements rares.

Le cratère Suavjärvi

Le Suavjärvi(1), situé dans la partie centrale du craton de la Carélie, dans la partie Nord-Ouest de la Fédération de Russie, entre les bassins de la mer Blanche et de la mer Baltique, à environ 50 kilomètres au Nord de la ville de Medvejiegorsk, est considéré comme le vestige d'une structure d'impact profondément érodée et métamorphosée, formée au Paléoprotérozoïque, vers 2.4 milliards d'années, dans la limite Archéen-Protérozoïque. De caractéristique circulaire, son diamètre apparent, déterminé sur sur la base d'une image Landsat mal illustrée, est de 16 kilomètres. Un lac, du même nom, d'environ 3 kilomètres de diamètre, se trouve au centre du cratère. A l'origine, l'astéroïde qui a percuté la Terre a laissé un cratère beaucoup plus important.

Peu d'informations sur les caractéristiques géologiques de la structure d'impact sont disponible dans la littérature. La structure Suavjärvi a été décrite comme une structure d'impact sur une cible constituée de roches archéennes d'appartenance au socle cristallin du Bouclier Sveco-fennian et d'un remplissage de « mégabrèches » recouvert par des conglomérats Jatulians. Cependant, aucune caractéristique circulaire de type « ap-pear » n'est déterminable sur les images satellites récentes. Seules les microphotographies de grains de quartz, décrits comme des « grains de quartz choqué », présentent une preuve de métamorphisme de choc.

Dans les parties Nord-Est et Sud-Ouest de la structure, plusieurs lambeaux de roches érodés et très perturbés, s'y déterminent comme étant des monomictes et polymictes mégabrèchiques. Celles-ci se composent de deux blocs de granitoïdes du sous-sol et des roches vertes supracrustales confirmant, par l'observation de microstructures planes étroitement espacées, à angles constants, l'origine de l'impact, donc de la structure météoritique de Suavjärvi.

Le cratère Cocycle

Le cratère d'impact Cocycle se localise, latitude 57.416667° Nord, et longitude 130.116667° Est, dans la République de Sakha, - Yakoutie -, dans la Fédération de Russie, mesure 50 kilomètres de diamètre et est daté de 1,050 milliards d'années, au Tonien, dans le Néoprotérozoïque. Aucune étude le concernant n'a été diligentée, conséquemment aucune publication n'est disponible. Seule une anomalie magnétique détermine les contours de la structure érodée.

Le cratère Kaluga

Le Kaluga(2), un cratère météoritique de 15 kilomètres de diamètre et d'âge estimé à 380 ± 5 millions d'années, - Dévonien supérieur -, se localise dans le centre administratif, une ville de plis de 350.000 habitants, capitale de l'oblast de Kalouga, au confluent des rivières Oka et Ougra, à 188 kilomètres au Sud-Ouest de Moscou.

Le cratère fossile, - un astroblème -, réduit à l'état de vestiges repris dans des structures complexes et totalement recouvert de sédiments, n''apparaît pas à la surface. Il est morphologiquement décalé par la présence d'une structure circulaire observée en photographie spatiale et d'un affleurement lenticulaire de roches bréchifiées. Sa reconnaissance s'est appuyée sur des critères essentiellement gravimétriques et magnétiques, - confirmées par des profils sismiques et des carottages -, et des critères minéralogiques à la suite d'études pluridisciplinaires sur les cratères d'impact.

Le cratère Mishina Gora

Le Mishina Gora(3), - aussi dénommé Mishinogorskaya ou Mishinogorsk -, est un cratère d'impact situé en Russie européenne, à 180 kilomètres au Sud-Ouest de Saint- Pétersbourg. Astroblème, sa structure, 8 kilomètres de longueur sur 4 de large, a été étudiée, au début des années 1930, par B.V. Asatkinym. Le relief de Mishina Gora s'inscrit dans un axe Nord-Sud. Les données géophysiques, afférentes à la météorite Mishinogorskaya, délimitent une cible cristalline de 4 à 4,5 kilomètres de diamètre recouverte par une couche de sédiments de 500 mètres d'épaisseur.

Un cratère d'impact, d'un diamètre de 2,5 kilomètres, difficile à distinguer sur l'imagerie satellitaire, a pu être délimité par forage et confirmé par la présence de fragments de brèche de quelques millimètres à plusieurs dizaines de mètres, de polymictiques et de socle cristallin, - gneiss, gneiss granitique et granit -. Il a été daté du Permien supérieur, de 300 ± 50 millions d'années.

Le cratère Kursk

Le Kursk(4)est un cratère d'impact, confirmé par une anomalie magnétique, non visible en surface, de 6 kilomètres de diamètre et d'âge est estimé à 250 ± 80 millions d'années, Permien inférieur ou Trias supérieur, situé dans le sous-sol de la plate-forme de Voronej.. Il est proche de la ville éponyme de Kursk, capitale de l'oblast de Kursk, située au confluent de la Kur, du Tuskar et et de la Diète Rivières, à 400 kilomètres au Sud de Moscou. La zone, autour du cratère d'impact, a été l'arène de la plus grande bataille de chars de l'histoire, dans l'affrontement opposant les armées germaniques et soviétiques lors de la Seconde Guerre mondiale. Aucune étude le concernant n'a été publiée dans le Bulletin « Meteoritical. »

Selon les données géophysiques et celles obtenues par forages, le cratère présente une hauteur centrale de levage central d'environ 200 mètres et une profondeur de broyage de 260 mètres par rapport à l'anneau cratèral. Son entonnoir est constitué de brèches allogéniques et de fragments de roches cristallines et sédimentaires portant des signes de métamorphisme de choc. La structure est recouverte de roches du Jurassique moyen, du Crétacé et de sédiments du quaternaire, et est le site d'implantation du village de Zherebtsovo. La composition des roches cibles du cratère sont des granites et des gneiss archéens, des jaspilites du Protérozoïque inférieur, des amphibolites, des roches ignées et de l'argile du Dévonien moyen, et du calcaire et du grès du Dévonien supérieur et du Carbonifère.

Un fait étrange s'est produit au début du printemps 1999, la partie Nord de la région cratérale d'impact du Kursk à été secouée par une série d'explosions, dont la nature n'a pas été établie. MEO a radié les météorites de chute d'incidents, mais aucun des fragments de corps célestes ont été trouvés.

Le cratère Puchezh-Katunk

Le Puchezh-Katunki(5), en superficie le cinquième cratère d'impact météoritique, - aussi connu sous le nom d'anneau de Vorotilovsky -, a découvert, près de la ville de Gorki, en 1965. Il est situé à environ 80 kilomètres au Nord de Nijni Novgorod, dans l'oblast de Nijni Novgorod, région de la Volga-Vyatskii. D'un diamètre de 100 kilomètres, il s'est formé au Jurassique moyen, vers 167 ± 3 millions d'années, dans des roches du Carbonifère et du Trias inférieur. Recouvert par une épaisse strate d'argile quaternaire, en relief moderne, il est invisible.

Le cratère s'est développé dans des roches cibles de l'Archéen et du Protérozoïque, - amphibolites, gneiss et schistes-, recouverts par des roches sédimentaires, - argiles du Vendien ; limons et grès du Crétacé moyen et du Dévonien supérieur, : marnes et grès du Carbonifère ; schistes carbonés et siltites ; dolomite du Permien ; gypse interstratifié anhydritique avec sel de roche, calcaire, limon d'argile et de marne ; et roches silico-argileuses interstratifiées avec marnes et conglomérats, du Trias inférieur. A l'extérieur de la zone annulaire adjacente, sur 20 kilomètres, de grandes terrasses fissurées sont couvertesde brèche allogénique constitué de blocs et de fragments de grès du Permien et du Trias et de diverses argiles avec un mélange de roches carbonatées de Carbonifère.

La structure du microbiote de roches, révélée par le forage « Vorotilovo », d'une profondeur de 5374 mètres, et par l'analyse des biomarqueurs lipidiques, correspond au cratère d'impact de Puchezh-Katuni. Des bactéries méthylotrophiques, - Leifsonia et Planomicrobium -, et des micro-organismes du cycle du soufre ont été isolés avec des micro-organismes du cycle du soufre. La présence de ces bactéries dans des roches interpellent sur l'apport de la vie dur Terre grâce aux météorites. En plus des interactions syntrophiques et biostagnant, la capacité de formation de spores et de nanoformes sont des marqueurs montrant l'adaptation des micro-organismes à survivre dans l'environnement souterrain.

Une mosaïque d'images satellitaires tracent une structure arrondie, d'un diamètre de 140 kilomètres à partir dudu centre géométrique du cratère. Cette structure apparaît comme une suite de hauteurs, en forme d'arc, à l'ouest de la rivière Luh Kerzhenets et à l'Est de son affluent rive droite.

Le cratère Chukcha

Le Chukcha(6), - ou Tchuktches -, est un cratère d'impact dans dans la partie Nord-Ouest de la péninsule de Taïmyr, dans le Grand Nord de la Russie, dans le district fédéral de Sibérie, Il se localise entre le golfe du Ienisseï de la mer de Kara et le golfe de Khatanga de la mer de Laptev à Krasnoïarsk. D'un diamètre de 6 kilomètres, son âge est estimé à 75 ± 25 millions d'années, au Crétacé inférieur. Le cratère est exposé à la surface. Il est en forme d'entonnoir, aux pentes raides et à fond plat circulaire sur lequel se dresse une colline centrale d'environ 1 kilomètre de diamètre et d'une hauteur de 30 mètres.

L'imagerie satellitaire trace une structure circulaire avec un diamètre d'environ 17 kilomètres. Le cratère cible, plié et froissé, s'ouvre sur des couches terrigènes du Riphéen supérieur et de l'Ordovicien inférieur et des intrusions de gabbro et de granit du Riphéen supérieur. Des traces de métamorphisme de choc, sur des grains de quartz, ont été observées et une élévation, composée, de façon aléatoire, de blocs et de roches enchevêtrées, située dans le centre de la structure, représente le soulèvement central du lit de cratère.

© 2013 Raymond Matabosch

A suivre...

Notes :

(1) M.S. Mashchak & M.V. Naumov, « The Suavjarvi Structure: An Early Proterozoic Impact Site on the Fennoscandian Shield. » Lunar and Planetary Science V-XXVII, pages 825 & 826. 1996.

M.S. Mashchak & Zh.V. Orlova, « Shock deformations in lower Proterozoic breccias of the Lake Suav'yarvi region ». Meteoritika, V-45, pages 137 à 141.1986.

(2) A.V. Katsman & S.V. Tikhomirov, « Results of exploration in the Kaluga area. » Razvedka Podzemnykh Kramilishch Gaza v SSSR, v. 3, pages. 47 à 53. 1962.

V.L. Masaitis, V.L., « The middle Devonian Kaluga impact crater : new interpretation of marine setting », Deep-Sea Research, v. 49, pages. 1157 à 1169. 2002.

(3) A.I. Shmayenok & S.V. Tikhomirov, « The Mishina Gora cryptoexplosion structure near Lake Chudskoye ». Doklady Akademii Nauk SSSR, v. 219, pages. 701 à 703. 1974

(4) V.L. Masaitis, « Astroblemes in the USSR ». International Geology Review, v. 18, pages. 1249 à 1258. 1975.

(5) S.P. Fedosova, L.V. Sazonova & V.I. Fel'dman, « Particulars of diaplietic transformation of hornblende from Puchezh-Katunk astrobleme ». Meteoritics, v. 24, page 265. 1989

S.P. Fedosova, L.V. Sazonova & V.I. Fel'dman, « Diaplectic transformation of hornblende from Puchezh-Katunki astrobleme ». Lunar and Planetary Science XX, pages 277 et 278. 1989.

(6) S.A. Vishnevsky, « The Chykcha impact crater, Taymyr peninsula: Heavily eroded astrobleme. » Meteoritics, v. 30, page 591. 1995.

S.A Vishnevsky, « The Chukchinskaya Basin: An eroded impact crater in northern Taimyr. » Russian Academy of Sciences, Novosibirsk, pages 1 à 49. 1992.

25 février 2014

Se prémunir contre les météorites de moins de 100 mètres ? Une utopie....

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Depuis plusieurs années, des scientifiques planchent sur des méthodes qui pourraient permettre de détruire ou de détourner l'objet de sa trajectoire. Selon John Holdren, avec moult sarcasmes dans son propos, « les chances qu'un objet frappe la Terre en faisant de nombreuses victimes et des dégâts importants sur les infrastructures sont très petites, mais les conséquences potentielles d'un tel évènement sont tellement grandes que cela a du sens de prendre le risque au sérieux. » Certes, les outils d’observation et de calcul sont extrêmement performants jusqu'à prévoir quel serait le bout de l’objet spatial qui toucherait le sol le premier, mais comme dans tout calcul de ce type, bien que de manière générale les diagnostics « sont jugés excellents » par la caste scientifique qui ne se dénie pas dans ses pseudos-réussites, la marge d’erreur, entre quelques millièmes à quelques dixièmes de degré d'angle, « considérée extrêmement précise, est habituellement admise », et une marge d'erreur de cette valeur, à la vitesse de croisière des géocroiseurs, - de 7,8 kilomètres-seconde pour la météorite de Chelyábinsk -, en devient colossale quant à la détermination du point d’impact potentiel de la météorite.

Pour preuve, alors que les attentions étaient tournées vers le passage de la comète Pan-STARRS qui serait visible, à l’œil nu, entre le 8 et le 13 Mars 2013, d'autres objets en ont profité pour frôler la Terre en toute discrétion. Tel en a été ainsi pour l’astéroïde 2013 ET, - faisant pas moins de 140 mètres de large, se déplaçant à la vitesse approximative de 42.000 kilomètres-heure et tout juste identifié -, seulement détecté une semaine avant son passage, qui a frôlé la Terre à une distance de 950.000 kilomètres, deux fois et demie la distance qui sépare la planète bleue de la Lune. Et dans ce laps de temps du 8 au 13 Mars, deux autres astéroïdes, tout aussi mystérieux et tout aussi inconnus, ont, de même, croisé au large, le 2013 EC20, à 150.000 kilomètres seulement, et le 2013 EN20, à 449.000 kilomètres, tous deux découverts à peine trois jours avant.

Le 15 Février, déjà, l'astéroïde 2012 DA14 s'était approché à moins de 28.000 kilomètres, environ un an après avoir été découvert, mais son passage effectif seulement détecté le 12 Février. Plus parlant encore a été l'astéroïde, aux abonnés absents, qui a explosé le 15 Février, - en même jour que le 2012 DA14 -, dans le ciel de l'Oural.

Pour les scientifiques qui cherchent à se justifier, la non détection de ce météorite s’explique par une conjonction de raisons qui a mené à la quasi impossibilité de la prévision de son entrée dans l’atmosphère. « Avant tout, il ne mesure qu’une quinzaine de mètres, taille minuscule à l’échelle spatiale. Il est, de plus, arrivé selon un angle très plat de 15/20° tout en étant très sombre et donc plus difficile à voir. Enfin, ce météore est arrivé du côté diurne, un des plus grands problèmes de l’observation de l’Espace, déterminé comme un angle mort. » Et ces scientifiques ne doutent de rien en assénant que « ce manque de prévision n'est pas dû à un manque de surveillance. » Bien plus, étant lui-même passé à côté de l'événement, il existe un programme européen appelé le Space Situational Awareness, - le SSA au but avoué de permettre aux futures zones touchées d’être prévenues quelques jours ou quelques semaines en avance -, qui est une sorte de veille de l’Agence Spatiale Européenne au sein duquel sont détectés et étudiés les mouvements des géocroiseurs comme celui qui a frappé à Chelyábinsk. »

Jusqu'au présent début du XXIe Siècle, les scientifiques, spécialistes en astronomie spatiale, - pour les plus gros objets, des délais d’intervention étant plausiblement recevables -, n'ont pas été confrontés à une situation critique « au point de faire évacuer une ville ou une zone quelconque. » Et ne doutant de rien, ceux-ci peuvent imaginer intervenir directement sur l’astéroïde lui-même afin qu’il évite la Terre. En réalité, fondamentalement, il est difficile et quasi impossible, de se protéger contre des astéroïdes d'autant plus si ceux-ci mesurent, plusieurs centaines de mètres, plusieurs kilomètres, voire plusieurs dizaines de kilomètres, de large, et contre des comètes.

Certes les études, proposées par des scientifiques jouant aux apprentis sorciers, fleurissent et elles développent, majoritairement, les hypothèses de déclencher une sorte de guerre nucléaire, avec des missiles qui pourraient faire éclater l’astéroïde, d'autres proposent d'amarrer un propulseur de manière à communiquer une vitesse différente à l’astéroïde pour modifier sa trajectoire, ou de recouvrir l’astéroïde d'une matière réfléchissante, - la simple pression solaire pouvant modifier la trajectoire de certains objets -, sur laquelle la pression des vents solaires pourrait agir... Mais les conséquences qui en résulteront seront contre-productives car, mêmes si certains spécialistes considèrent ces méthodes comme « La Solution miracle », tout particulièrement la désintégration nucléaire, ils ne peut en advenir qu'une aggravation du problème car, soit en cassant l’astéroïde en plusieurs morceaux, plusieurs astéroïdes sont ainsi générés, soit en modifiant la trajectoire par réflexion ou soit en accélérant, par propulsion, la vitesse des géocroiseurs, ceux-ci, tout au contraire peuvent continuer de fluer vers la Terre et la probabilité de la multiplication du risque n'en est que plus croissante.

Mais, pendant que se développent et que s'accumulent ces études fantasques, engloutissant des millions de dollars, d'euros et toutes autres devises, les météores de plus petite taille continuent et continueront, - environ 230 par jour, 84.000 par an -, la priorité étant donnée aux géocroiseurs mastodontes et aux comètes, de croiser l'orbite de la Terre sans être détectés. Selon Xavier Pasco, docteur en science politique à l'Université de Paris I, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique et rédacteur en chef, pour l'Europe, de la revue trimestrielle internationale « Space Policy », « Avant d'agir, il faut détecter les astéroïdes de façon assez précoce, pour pouvoir calculer leur trajectoire et éventuellement prévoir la probabilité que l'objet s’écrase sur Terre dans 30 ou 40 ans. A partir de là, on peut observer si cette probabilité va se confirmer dans le temps. Mais la menace ne s'est jamais fait sentir de façon suffisamment forte pour vraiment investir. Fondamentalement, si l'objet fait entre 500 mètres sur 500 et 100 mètres sur 100, plus difficiles à repérer, on aura un problème. »

Confirmant ces propos, le président du comité des sciences, de l'espace et de la technologie, Lamar Smith, a souligné que « la météorite qui a frappé la Russie a été estimée à 17 mètres de diamètre et n'a pas du tout été repérée » et a rajouté « et plus ils sont petits, plus ils sont difficiles à détecter. Pourtant, ils sont assez gros pour mettre en danger la vie de la population. » Cette météorite, aux dires de certains scientifiques, 20 fois plus puissante que l'explosion d'une bombe atomique, n'a telle pas fait, selon les rapports officiels, près de 1.200 blessés et causé environ 44 millions de dollars de dégâts ?

Et si l'on en croit les estimations, telles que développées par John Holdren conseiller scientifique de la Maison Blanche et rapportées par The Daily Telegraph, un quotidien d'information britannique le plus vendu dans les pays anglophones, avec un tirage quotidien moyen certifié de 842.912 exemplaires, « entre 100.000 et 1 million d' astéroïdes, voire plusieurs millions, de moins de 50 mètres, se baladeraient dans l'espace. Seuls 10% de 10.000 d'entre eux ont été repérés, dans la majorité de ceux détectés, majoritairement quelques minutes à 1 ou 2 heures avant leur passage. » Un risque qui doit être pris au sérieux Néanmoins, celui-ci a tenu à rappeler que « de tels objets ne frappaient la Terre que tous les 1.000 ans en moyenne », un chiffre qui donne à réfléchir mais qui ne doit pas empêcher, selon la National Aeronautics and Space Administration, « de se préparer au pire et, parallèlement, de développer des systèmes d'alerte capable de repérer n'importe quel type d'astéroïde, de prévenir en cas de collision et de... prier pour qu'aucune catastrophe ne se produise à l'impact. »

22 février 2014

Impact conséquent d'une météorite de 15 mètres de long, non détectée, à Chelyabinsk, dans l'Oural.

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 La NASA a annoncé, le 16 Février 2014, que l'impact de la météorite, - l'astéroïde 2013 AA et désigné par l'Union astronomique internationale, l'UAI,comme superbolide de Tcheliabinsk -, qui a frappé, créant des cratères d'impact près de Tchebarkoul et de Zlatooust, la région russe de Chelyabinsk dans l'Oural, le 15 Février 2013, est la plus volumineuse et la plus puissante, tombée sur Terre, de ces cents dernières années. Seul, celle qui est tombée dans la région de Tunguska, en Sibérie, le 30 Juin 1908, lui a été supérieure. Elle a mesuré, selon l'astronome Margaret Campbell-Brown, de l'Université de Western Ontario après qu'elle ait examiné, d'une part, les données enregistrées par de deux stations de surveillance, « environ 15 à 17 mètres de diamètre, au moment de son entrée dans l'atmosphère, pour une masse d'environ, 7.000 à 10.000 tonnes », et, d'autre part, celles recueillies par le réseau de capteurs à ultrasons qui surveille les essais nucléaires potentiels, « elle a libéré 440 kilotonnes d'énergie, bien plus que celle libérée par le dernier essai nucléaire en Corée du Nord.

L'Académie des Sciences de Russie a estimé que la météorite est entrée dans l'atmosphère à une vitesse de 54.000 kilomètres/heure, a explosé entre 30 et 50 kilomètres d'altitude, et a provoqué une pluie de roches ardentes. Le météore a été vu durant environ 30 secondes et sa luminosité, dans le ciel du matin, a été supérieure à celle du Soleil et son explosion a causé des dommages aux bâtiments et aux véhicules, et des blessures à plus d'un millier de personnes.

Par contre, le National Aeronautics and Space Administration, -la NASA-,l'Agence Spatiale Européenne, -l'ESA -, et autres institutions scientifiques mondiales s'opposent à ce que, compte tenu de leur chemin différent, la météorite soit liée à l'astéroïde 2012 DA14, qui a frôlé, vers 20 h 30, à 27.600 kilomètres de la Terre, le vendredi 15 Février dernier, dans l'Est de l'océan Indien à la verticale des côtes de Sumatra en Indonésie, à une vitesse de 7,8 km/seconde.

De fait, il est assez surprenant qu'Alan Fitzsimmons, du Centre de Recherche Astrophysique de l'Université de la Reine à Belfast, ait pu déclarer, « Il a, cependant, une coïncidence cosmique spectaculaire », et ce d'autant plus que tous les experts conviennent que les objets de la taille de la météorite de Chelyabinsk sont pratiquement impossibles à détecter, que chaque jour tombent, sur Terre, quelques 12 tonnes de pierres et de poussière cosmiques. En outre, le scientifique a rajouté que « ...avec la technologie actuelle, le problème est que nous sommes dans l'incapacité d'agir quand un grand rocher converge, directement, à la rencontre de notre planète. »

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Il n'est point à oublier que l'astéroïde 2012 DA14, des dizaines de fois plus conséquent en superficie et en masse,- 50 mètres de long pour une masse estimée à 130.000 tonnes, soit l’équivalent de 3 porte-avions Charles de Gaulle -,n'a été détecté, que quelques heures avant son passage, le 12 Février... Tout comme il n'est pas à sous estimer qu'un astéroïde, du type 2012 DA14 frappe la Terre environ une fois tous les 1.200 ans, une collision libérant, environ, 2,5 mégatonnes d'énergie et provoquant une catastrophe d'étendue régionale, voire supra-régionale.

Enfin, les scientifiques ont détecté une petite centaine de météores et d'astéroïdes susceptibles de présenter un risque, mais ils conçoivent qu'il y en a environ « un demi-million de la taille de l'astéroïde 2012 DA14, mais que, seulement, 1% d'entre eux ont été, présentement, découverts. ». Ce qui tient pour aveu, de leur part, que les 99 % restants peuvent être un danger de tout instant. Au différent, « ils ont mis », et là est un déni scientifique, même si des publications scientifiques ont été programmées, en Octobre 2013, pour le milieu scientifique uniquement, 1 an pour officialiser l'impact aux citoyens lambdas, sur la région russe de Chelyábinsk, de la météorite 2013 AA.

Il est vrai, justifiant probablement le silence des scientifiques, que face à la rareté des éléments attestant de l'explosion, des théories du complot se sont multipliées pour expliquer ce qui a été à l'origine de la boule de feu et de l'énorme onde de choc enregistrée le 15 Février 2013, au matin, dans le secteur de Chiliábinsk où se trouvent nombre d'usines d'armement. Le chef de file des nationalistes russes, Vladimir Jirinovski, a ainsi déclaré, à la presse, à Moscou, « qu'il ne s'agit pas d'une météorite. Il s'agit d'une arme nouvelle testée par les Américains. » Un pope de la région où a été entendue l'explosion a parlé pour sa part d'une intervention divine. Les médias sociaux russes sont, quant à eux, inondés de rumeurs et d'hypothèses relatives à l'explosion.

Comme d'habitude, le no-mans land, - sujet où personne ne s'est encore aventuré à prendre une décision parce que gouverné par des intérêts opposés mais de validité équivalente -, et aucune information, même circonstanciée, et, s'y trouvant obligés, des rumeurs d'une attaque nucléaire circulant en Russie, ils ont rompu le silence longtemps après le drame, trop longtemps après pour qu'ils puissent, encore, jouir d'une quelconque crédibilité d'autant qu'il y a eu, officiellement, un peu plus d'un millier de blessés et, officieusement, au moins trois milliers de blessés et des morts dans la seule ville de Chelyábinsk comptant plus de 1.156.000 habitants en 2013...

El Fuego, volcan guatémaltèque.

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El Fuego, volcan guatémaltèque.

ISBN : 9781291755909

Prix livre papier : 35,00 €

Prix livre numérique : 9,50 €

Collection : Classique

Thème : Volcanisme

Nombre de pages : 104

Reliure : Dos carré collé à couverture souple

Impression intérieure : Couleur

 

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El Fuego, volcan guatémaltèque

ISBN : 9781291755954

Prix livre papier : 14,00 €

Collection : Classique

Thème : Volcanisme

Nombre de pages : 104

Reliure : Dos carré collé à couverture souple

Impression intérieure : Noir & blanc

Le volcan de Fuego appartient à la « Cadena Volcánica Centroamericana del Cuaternario », la Cordillère Volcanique Centraméricaine du Guatemala, parallèle à la côte du Pacifique, qui traverse entièrement toute l'Amérique Centrale, une région du globe située sur six plaques tectoniques, certaines subductant, qui se heurtent, se frottent entre elles, et caractérisée par la présence de plus de 500 foyers volcaniques actifs dont 5% en activité permanente...

Culminant à une altitude de 3.763 mètres, le volcan moderne, Fuego, d'environ 8.500 ans d'âge, l'un des plus impressionnants d'Amérique Centrale, se situe à cheval sur les départements de Sacatepéquez, de Chimaltenango et d'Escuintla, dans le Centre-Sud du Guatemala. Avec le Pacaya et le Santiaguito, il est l'un des volcans les plus actifs Du Guatemala. Plus de 60 éruptions violentes sont recensées, historiquement, depuis 1524, la dernière étant toujours en cours...

10:44 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21 février 2014

Le Dolok Sinaboen, volcan sumatrais. Un second Toba menace Sumatra.

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Le Dolok Sinaboen, volcan sumatrais. Un second Toba menace Sumatra.

ISBN : 9781291755558

Prix livre papier : 30,00 €

Prix livre numérique : 9,50 €

Collection : Classique

Thème : Volcanisme

Nombre de pages : 82

Reliure : Dos carré collé à couverture souple

Impression intérieure : Couleur

 

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Le Dolok Sinaboen, volcan sumatrais. Un second Toba menace Sumatra.

ISBN : 9781291755916

Prix livre papier : 13,00 €

Collection : Classique

Thème : Volcanisme

Nombre de pages : 82

Reliure : Dos carré collé à couverture souple

Impression intérieure : Noir & blanc

Le Gunung Sinabung, sur l'île de Sumatra, projetant un panache de vapeur d'eau, de gaz et de cendres volcaniques à plus de 1.500 mètres d'altitude au-dessus du cratère et déclenchant l'alerte maximum, niveau 4 et l'évacuation de 12.000 personnes, faisant suite à plusieurs jours de grondements précurseurs, est entré en éruption, le 29 Août 2010...
Enfin, il ne doit pas être fait abstraction de la proche présence, environ quarante kilomètres, du supervolcan Toba qui est doté, entre 20 et 30 kilomètres de profondeur, d'une chambre magmatique colossale, de longueur largement supérieure aux 100 kilomètres de long sur 30 kilomètres de large de sa caldeira d'effondrement, une poche magmatique estimée à plus de 350 kilomètres de long qui, indubitablement, s'étend sous la surface du Gunung Sinabung. Pour cela peut-on admettre que la source magmatique du Sinabung est issue du système magmatique tobaïen ? Nulle réponse, par absence de tomographie, ne peut en être concédée...

23:10 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sumatra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

07 février 2014

Terre de Feu & de Lave. Tome V

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Édition Edilivre ; http://www.edilivre.com/terre-de-feu-et-de-la-lave-tome-v...

 

ISBN : 9782332641427

Prix livre papier : 16,50 €

Prix livre numérique : 9,90 €

Collection : Classique

Thème : Géographie / Environnement

Nombre de page : 192

 

La peur d’un séisme majeur frappant Tokyo et son pourtour immédiat perdure depuis le catastrophique et meurtrier tremblement de terre du 10 février 1923 qui avait dévasté la plaine de Kanto. Cette inquiétude est stigmatisée par les propos tenus, au cours des années 1970 à 1980, par les géologues japonais qui scrutent la faille de Tokai, à 130 kilomètres au sud-ouest de Tokyo, qui traverse la baie de Suruga et qui pourrait encore ripper. Pour eux, « un jour ou l’autre la poussée de la plaque Philippines sur la plaque Amour finira bien par y relâcher une grande quantité d’énergie », et ils ont d’ores et déjà averti que la ville de Tokyo « était menacée par un Big One ».

 
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