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08 février 2012

El Hierro, éruption sous marine : Une énigme éruptive...

El Hierro, Mercredi 08 Février 2012 à 15 h 00


Si nous nous en référons aux enregistrements des tremors harmoniques sur les Îles Canaries, chacune à sa norme Hz ou Shz,,, Aussi il ne peut être comparable que ce qui est comparable d'autant que la norme d'enregistrement du tremor harmonique, sur El Hierro, est Shz. Seul, celui de Tenerife conçoit la même norme car les autres enregistrements Lanzarote, Fuerteventura, Gran Canaria, La Gomera et La Palma, étant sous Hz,

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Première constatation : Bien qu'aucune zone éruptive ne soit détectée sur Tenerife ou dans ses entours immédiats, les graphes « Onda » et « Spectrogramme » du tremor harmonique sont plus conséquents que ceux réalisés sur El Hierro sur laquelle île une éruption sous marine se déroule, en continu, depuis le 10 Octobre 2011. De fait, l'échelle Hz est, de toute évidence, très serrée pour être vraiment lisible

Deuxième constatation : Faute de plus de lisibilité, il ne peut que se constater que l'enregistrement est quasi linéaire avec de faibles signes d'explosions hydromagmatiques, de rares aperçus des séismes d'origine volcanique où seuls, ceux de magnitude supérieure à 1,8/2,0 y apparaissent, les autres étant au domaine des absents...

Troisième constatation : Les temps intermittents où se produisent des manifestations explosives sans que celles ci soient visibles, ou si peu, en surfaceCHIE 2012-02-071

qui peuvent confirmer que : « Analyse du Vendredi 03 Février 2012 à 16 h 15,  En comparant la hauteur de la masse sombre du cône du troisième évent aux dates des 01 et 03 Février 2012, il semblerait qu'un petit effondrement, de 15 à 20 mètres, de la partie sommitale, se soit produit soit dans la fin de matinée du 02 Février, soit dans la nuit du 02 au 03 Février... »

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le conduit du troisième évent pourraitt être, de fait, obturé et la pénétration de l'eau tout comme l'écoulement de lave pouvant être ralentis, les explosions hydromagmatiques étant d'intensité moindre... Aussi, il pourrait être envisageable l'ouverture d'une nouvelle zone éruptive, et les "explosions" épisodiques pourraient, elles, indiquer que la magma cherche un nouveau passage... d'où ces séismes, 47 du 03 Février au 08 Février 2012 tous au niveau et au-dessus du MOHO, qui se produisent tant au niveau de la baie El Julan, en milieu marin, que sur la Montagne El Julan et sur le Tanganasoga où certains habitants perçoivent des craquements souterrains...

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08 Février 2012 © Raymond Matabosch

El Hierro, éruption sous marine : vers une nouvelle zone éruptive ?

El Hierro, Mardi 07 Février 2012 à 21 h 30

L'enregistrement du tremor harmonique et son graphe "Onda" m'interpellent


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Ils correspondent à une éruption avec des explosions hydromagmatiques violentes et les spots éruptifs sur la zone au large de La Restinga ne montrent pas ou peu ces manifestations violentes... Et si une autre zone éruptive, plus au Nord, à mi-chemin entre la Punta de La Restinga et la Punta de Orchilla, siège des hypocentres des séismes de ces derniers jours, s'était ouverte ?

Ou si le magma s'ouvrait un nouveau passage :
- soit en milieu marin, assez proche de la côte; dans la baie El Julan,
- soit en milieu terrestre, assez proche du Rift Nord-Ouest, sur la Montagne El Julan ou limitrophe...?


07 Février 2012 © Raymond Matabosch


Pour suivre l'éruption, jour après jour :

http://www.66270rosesetepines.com/

11 janvier 2012

Le volcanisme énigmatique aux îles Canaries et à El Hierro.

Bases pour essayer de mieux comprendre le volcanisme aux Îles Canaries et l'actuelle éruption au large de la Restinga, une série de cartes annotées de seamounts et de traits :

iles Canaries.jpgiles Canaries 1.jpgiles Canaries 2.jpgiles Canaries 3.jpgiles Canaries.1.jpgiles Canaries 1.1.jpgiles Canaries 2.1.jpgiles Canaries 3.1.jpg

Légende : En blanc : Seamounts ; En violet : Agadir Canyon ; En rouge : Trajet du Hotspot ? Convergence masquée ? Fosse tectonique en formation ? voire Rift en formation ?

Le volcanisme des îles Canaries à débuté, il y a 100 à 80 millions d'années, au Sud du plateau sous-marin d'Essaouira et du Canyon d'Agadir avec les seamounts Essaouira, Rybin et les Agadir Twins...

et s'est continué de part et d'autre de l'anomalie matérialisée par la ligne discontinue en rouge, par les seamounts Dacia, Triton, Concepcion... et par les seules apparitions terrestres, les Îles Salvagem et les Îles Canaries, dont la particularité éruptive de Timanfaya à Lanzarotte de 1730 à 1736, jusqu'aux actuels seamounts : Papp, African, Echo et Tropic...

Une étude, sur ces bases, est en cours...

Décembre 2011 ©  Raymond Matabosch

06 novembre 2011

L'île volcan El Hierro : Apparition imminente du panache cypressoïde.

Depuis quelques huit jours, les rumeurs des plus farfelues aux plus folles, nourries par la désinformation systématique orchestrée par les autorités et certains scientifiques sur la réalité d'une prochaine éruption surtseyenne au large de La Restinga et de Puerto Naos, circulent tant sur l'île El Hierro que dans toutes les Canaries. Et la venue, dans les eaux de la Mer de Las Calmas et dans celles de la baie de El Golfo, du navire océanographique, le « Ramon Margalef » bardé de deux robots munis de caméras, -Liropus 2000 et traîneau photogrammétrique -, n'est pas pour apaiser les esprits, tout au contraire, d'autant que le matériel employé pour cartographier les fonds marins ne supporte pas les températures supérieures à 30° C qui entraineraient leur dégradation ou leur destruction... En conséquence, les données recueillies sont plus ou moins faussées(1) du fait de leur grand éloignement de la zone éruptive...


Comprendre l'éruption sous-marine de Capelinhos et ses conséquences.


Tout comme cela s'est produit, en 1957, au Capelinhos, à 800 mètres au large occidental de l'île portugaise de Faial, dans l'archipel des Açores, et en 1963, à 2 kilomètres au large Ouest-Sud-Ouest de l'île islandaise inhabitée de Geirfuglasker, dans l'archipel des îles Vestmann, une éruption volcanique sous-marine, à faible profondeur, modèle et modifie le paysage ennoyé, au large Sud-Ouest de la Restinga, du socle de l'île-volcan El Hierro.

Géologiquement, l'édifice volcanique Capelinhos, situé à Ponta Capelinhos, fait partie du complexe volcanique de Capelo, composé d'environ 20 cônes de scories, - et leurs déversements laviques -, sur un alignement de roches volcano-tectonique d'orientation générale Ouest-NordOuest/Est-Sud-Est. La bouche éruptive est restée active durant 13 mois, entre le 27 Septembre 1957 et le 24 Octobre 1958. Jalon important dans la compréhension de la volcanologie mondiale, l'éruption de type capelinhien(2) du Capelinhos « fut une éruption sous-marine correctement observée, documentée et étudiée, du début à la fin.(3) » Elle fut précédée d'une crise sismique débutant dès le début du mois de Mai 1957 et atteignant son paroxysme du 16 au 27 Septembre avec plus de 200 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.5 et 4.9 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité maximum de niveau V/VI sur l'échelle de Mercalli.

C'est un chasseur de baleine qui observe, le 23 Septembre, la première manifestation de l'activité volcanique : apparition d'une zone de remous, - « l'eau commence à mijoter » -, à la surface de l'océan, à environ 800 mètres du rivage en direction de l'Ouest. Ce jacuzzi est du à la remontée de bulles libérant des gaz. Le 26 Septembre, l'activité s'accroit avec une première explosion et des émissions de cendres volcaniques noir de jais s'élevant à 1.000 mètres d'altitude, - altitude maximale de 1400 mètres -, et le 27 Septembre la colonne volcanique dépasse quatre kilomètres d'altitude.

Les différents produits pyroclastiques éjectés par les fortes explosions s'accumulent et forment, dès le 10 Octobre, une petite île en forme de fer à cheval ouverte sur son sud-ouest, « l'Ilha Nova », - ou « Ilha dos Capelinhos », ou « Ilha do Espírito Santo(4) » -, atteignant rapidement 600 mètres de diamètre et 30 mètres d'altitude. L'éruption, violente, génère une pluie constante de cendres et de bombes volcaniques, sur l'île de Faial, qui détruit les récoltes, les maisons et les infrastructures îliennes et force à l'évacuation des habitants vivant à proximité de la nouvelle bouche éruptive. Cette première petite île s'écroule, dans le cratère, le 29 Octobre.

Après une légère accalmie, le 4 Novembre, l'éruption se réactive et forme, rapidement, une nouvelle île et, le 12 Novembre, un isthme la rattachant à l'île de Faial. L'activité éruptive, lors, augmente progressivement et atteint son paroxysme au cours de la première moitié du mois de Décembre, le nouveau cône volcanique, approchant les 800 mètres de diamètre et les 99 mètres d'altitude. Le 16 Décembre, consécutivement à une nuit de pluie torrentielle et d'une abondante chute de cendres, l'activité explosive cesse. Des coulées de lave basaltique apparaissent. Concomitamment, ponctué par des explosions avec jets de cendres, blocs de pierre et bombes volcaniques, le sol vibre continuellement sous l'effet du trémor harmonique.

Ponctuée par des affaissements et des rehaussements du cône volcanique, de Janvier à Avril 1958, l'activité sous-marine se poursuit et produit, en de nombreuses occasions, des panaches cypressoïdes typiques des éruption capelinhiennes, des nuées ardentes et des plumes blanches ou marron. Le manteau de cendres et de téphras recouvre, sous plusieurs mètres d'épaisseur, la presqu'île Capelhinos et les zones adjacentes enterrant et ruinant les maisons et les infrastructures agricoles. Après une violente crise sismique, dans la nuit du 12 au 13 mai(5), plus de 450 tremblements de terre étant recensés et enregistrés, des réajustements profonds se produisent dans le corps de l'édifice volcanique et tectonique et, l'émission de lapillis augmentant sensiblement et un lac de lave faisant son apparition, l'éruption devient strombolienne à partir du 14 Mai. Parallèlement, des fumerolles sont détectées au niveau basal de la « chaudière », volcan central de l'île de Faial, émettant une vapeur d'eau a forte odeur de soufre et de la boue bouillante.

L'éruption strombolienne se poursuit, jusqu'au 24 Octobre 1958, essentiellement, avec l'émission de coulées de lave pahoehoe et aa(6) qui construisent peu à peu le cône volcanique toujours visible. Depuis lors, le dégazage, le refroidissement et l'érosion ont pour effet de faire perdre la moitié de sa superficie à l'édifice volcanique de 2,4 kilomètres carrés de superficie, un agrandissement de l'île consécutif au déversement de 24 millions de mètres cubes de basalte.


Comprendre l'éruption de type capelinhien.


L'unique éruption connue de Capelinhos, tout comme il en a été le cas pour le Surtsey, - l'une et l'autre s'étant produites en milieu marin à faible profondeur, moins de 200 mètres -, faisant ainsi d'eux, des volcans monogéniques, se caractérise par trois phases : une sous-marine, une hydromagmatique et une aérienne.

Les éruptions sous-marines sont le type le plus commun sur Terre. Elles présentent des caractéristiques qui diffèrent de leurs équivalents sur terre. Les coulées de lave sont mis en place par extrusion progressive des lobes qui sont rapidement refroidis en contact avec l'eau, formant des structures connues comme laves en coussins, - ou pillow lava -, et leur fragmentation explosive forme d'épais dépôts connu comme hyaloclastites. Elles produisent souvent de grandes quantités de pierre ponce, véritables radeaux flottants pouvant être entrainés sur de longues distances du volcan par les courants océaniques. En outre, les coulées de lave peuvent provoquer des explosions qui créent des cônes de cendres et de débris ressemblant à des cônes de scories, même si elles ont été émises à partir d'évents non raccordés à un conduit volcanique.

Dans la phase éruptive hydromagmatique, le magma, - ou la lave -, interagit de façon explosive avec l'eau. Dans la plupart des cas, les éruptions capelinhiennes, - ou surtseyennes -, se produisent lorsque le sommet d'un volcan sous-marin affleure à la surface de l'eau. L'eau, - quelques degrés Celsius -, se dilate et se transforme en vapeur. Entrant en contact avec de la lave chaude, - plus de 1.000° Celsius -, elle explose et crée des panaches volcaniques essentiellement composés de vapeur d'eau, de gaz et de cendres pouvant s'élever à plusieurs kilomètres d'altitude. Les gerbes de lave fragmentée percent la surface de l'eau et donnent naissance à des panaches dits « cypressoïdes. » Par accumulation des téphras, le cône volcanique grandit et émerge peu à peu puis complètement au point que la cheminée volcanique débouche au-dessus du niveau de l'eau.

L'éruption entre alors dans sa phase aérienne. L'eau jouant un rôle moindre, l'éruption se déroule de manière classique suivant le type de lave émis par le volcan, de type hawaïen, - lac, fontaines et coulées de lave basaltique se jetant dans l'océan -, dans le cas de Surtsey, ou strombolien, - alternance de phases explosives et de phases effusives et éjection rythmique de produits en fusion propulsés par les gaz volcaniques -, dans celui de Capelinhos.


L'évent éruptif sous marin de El Hierro, apparition imminente du panache cyprissoïde.


Même si les autorités ont annoncé que le jaccuzi n'était plus en activité depuis le 27 Octobre 2011, simple désinformation basée sur une baisse du tremor harmonique, celui-ci a continué « à travailler » bien plus, de petits geysers de gaz annonçant le stade 2 d'une éruption capelinhienne, ont, parallèlement, fait leur apparition à la surface de la Mer de Las Calmas depuis. Quant au tremor harmonique, l'évent éruptif étant des plus actifs, le cône sous-marin grandissant et les déversements basaltiques entrainant une légère déflation du sol, il est dans la normalalité volcanique, les tremblements de terre se déplaçant vers El Julan et El Golfo, avec des hypocentres de profondeur approchant les 20/22 kilomètres, montrent que le magma migre et afflue vers l'évent/fissure éruptif-actif localisé à moins de 2 kilomètres au large de La Restinga et de Puerto Naos.

 

 

Depuis le 1 Novembre, le sommet du nouvel édifice sous-marin se situant à moins de 70 mètres de profondeur, la phase 3 de l'éruption surtseyenne est enclenchée et l'apparition du panache « cypressoïde » est imminente, de quelques heures à 24/36 heures d'autant que le nombre, - plus d'une centaine par jour -, et la magnitude, - plus d'une trentaine par jour comprise entre 2.8 et 3.9 - des séismes est en constante augmentation, et que deux nouveaux remous type « jaccuzi » ont, de même fait leur apparition en surplomb de la bouche sous-marine éruptive. En toute logique, les autorités devraient prendre toutes les précautions qui s'imposent et décréter l'évacuation, du moins de la Restinga si ce n'est celle de toute la zone située au-dessous d'une ligne Frontera-El Pinar.


Notes.


(1) Certes, l'équipement de mesures topographiques, embarqué à bord su « Ramon Margalef », a permis de cartographier des fonds marins, au large de La Restinga, mais le supposé cône en voie de formation est un « seamount » déjà existant depuis des décennies, culminant à -300 mètres de profondeur, affecté par un état éruptif peu conséquent. D'après les documents photographiques communiqués par l'Instituto Geográfico Nacional, un deuxième évent connait, de même, une activité similaire. Au différent, le nouveau cône, hyper actif, localisé à moins de 2 kilomètres de Puerto Naos, à moins de 150 mètres de profondeur, n'apparait pas. Et... difficilement compréhensible, de grandes taches noires, - normalement des épanchements basaltiques en pillow lava-, et une tache bleue, bizarrement géométriques et surtout sans relief, sont inopportunes et interdisent toute interprétation sous ces zones ainsi masquées.

(2) L'éruption volcanique de type capelinhien est un type d'éruption volcanique caractérisé par l'émission d'une lave à fleur d'eau, maritime ou lacustre, à faible profondeur. Le contact de l'eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l'eau et la fragmentation de la lave au cours d'explosions qualifiées de « cypressoïdes » pour la ressemblance des panaches volcaniques avec des cyprès. Frederico Machado, directeur de Travaux publics, assisté de João do Nascimento et de l'arpenteur Antonio Denis, eurent en charge les recherches scientifiques mais, ne pouvant publier dans des revues scientifiques patentées exclusivement réservées aux hommes de l'art, ne purent en pérenniser la terminologie. Au différent, suite à l'éruption similaire de l'île-volcan Surtsey, en 1963, les vulcanologues britanniques firent adopter la terminologie « type surtseyen » au détriment de « type capelinhien. »
(3) « Foi uma erupção submarina devidamente observada, documentada e estudada, desde do início até ao fim », Victor Hugo Forjaz, professeur et vulcanologue portugais.
(4) l'île neuve ou île de Capelinhos ou île du Saint Esprit.
(5) Au cours de la nuit du 12 au 13 Mai 1958, un séisme plus puissant que les autres, de magnitude estimée supérieure à 5.5 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VI/VII sur l'échelle de Mercalli, secoue fortement l'île de Faial, notamment les villes de Praia do Norte, Capelo et Norte Pequeno où de nombreuses maisons s'effondrent en raison de l'activité de nombreuses failles dont certaines montrent un escarpement de 1,5 mètre et une ouverture de deux mètres. Ce séisme ne fera aucune victime en raison de l'évacuation préventive de 2.000 foyers de ce secteur de l'île.
(6) La lave pahoehoe ou lave cordée est un type de lave, généralement basaltique, parfois carbonatique, très pauvre en silice et à très haute température ce qui lui confère une très grande fluidité. Sa grande plasticité modèle fréquemment sa surface en fusion sous forme de boudins parallèles de plus ou moins grande dimension, lui donnant alors l'aspect d'un amas de cordes ou d'un amoncèlement de coussins.
La lave aa est un type de lave, généralement basaltique, pauvre en silice et à très haute température, ce qui lui confère une grande fluidité. Toutefois, sa surface se solidifie relativement rapidement et prend un aspect croûté, très rugueux, acéré et coupant.

2011 © Raymond Matabosch

 

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Publié le 03 Novembre 2011 sur :

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19:30 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iles canaries, el hierro, la restinga, eruption surtseyenne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

04 octobre 2011

El Hierro, Îles Canaries : Le processus éruptif est engagé

Séismicité à El Hierro : Distribution spatiale des séismes au cours des dernières 48 heures.

Données généralistes.

Les données de réfaction sismique et les anomalies magnétiques suggèrent que toutes les îles qui composent l'archipel canarien, sont implantées sur la croûte océanique. Leur limite se situe entre Lanzarote-Fuerteventura et les côtes Nord-Ouest de l'Afrique. Le « hotspot », matérialié par une anomalie magnétique au niveau de la croûte océanique, se localise, actuellement, sous les îles La Palma, - 1,77 millions d'années -, et El Hierro, - 1,12 millions d'années -, les deux îles les plus récentes et les plus à l'Ouest de l'archipel canarien. En outre, une « slope anomalie », - une « anomalie pente » -, a également été identifiée entre les îles orientales et le continent africain. La limite continent-océan est caractérisée par la présence d'une couche de 10 kilomètres d'épaisseur de sédiments. Enfin, sous les îles Canaries, d'une part, un certain nombre de discontinuités déterminent la présence de fractures, - ou rifts -, certaines d'entre elles étant sismiquement actives, dans le sous-sol, et, d'autre part, la discontinuité de Mohorovičić se localise à une profondeur plus ou moins égale à 13 kilomètres.

Fuerteventura, pointe Sud © Nadine

Le magmatisme sous-marin, aux îles Canaries, a débuté avec le volcanisme Crétacé et, sub-aérien, durant le Miocène. Tout autant, les scientifiques s'opposent sur certaines datations. Ainsi, certains préconisent, concernant par exemple la formation de l'assise sous-marine de l'ile Fuerteventura, qu'elle a trouvé sa source autour de 35 à 30 millions d'années et d'autres suggèrent que l'activité magmatique sous-marine a commencé dans le Sénonien, 80 à 70 millions d'années. Ces dates contrastent avec l'âge du stade sous-marin de la partie occidentale de l'archipel, qui a débuté, pour La Palma, entre 4 et 3 millions d'années, et pour El Hierro, entre 3,5 et 2,5 millions d'années.Au différent, le volcanisme sub-aérien de Fuerteventura, le plus ancien de tout l'archipel, est estimé à 20,6 millions d'années alors que celui de El Hierro, le plus récent, n'a que 1,12 million d'années d'âge.

Pour que le tableau généraliste soit complet, il est à préciser que toutes les îles, excepté La Gomera, ont connu un volcanisme actif durant le dernier million d'années et que quatre d'entre elles, Lanzarote, Tenerife, La Palma et El Hierro, ont subi les affres d'éruptions volcaniques au cours des derniers 500 ans.

 

Teide

XVe Siècle

Montaña de las Arenas

1705

Tinguatón

1824

Taoro

1430 ?

Fasnia

1705

Nuevo

1824

Tacande

1480 ?

Montaña Negra

1706

Tao

1824

Tahuya

1585

El Charco

1712

Chinyero

1909

Martín

1646

Timanfaya

1730

San Juan

1929

San Antonio

1677

Lomo Negro

1793 ?

Teneguía

1971

Siete Fuentes

1704

Chahorra

1798

-

-

La conjoncture sismique actuelle sur l'île El Hierro.

Depuis le 19 juillet 2011, des petits séismes à répétition, de magnitude locale, - ML- de 2.0 ± 0.5 sur l'échelle de Richter, exclusivement centrés sous les anciens volcans El Golfo et las Montañas de Julan, sont enregistrés dans la région Nord-Ouest de l'île de El Hierro, île la plus occidentale et la plus méridionale de l'archipel volcanique des Canaries. Malgré une diminution significative du nombre d'évènements journaliers, au début septembre, l'activité sismique s'est poursuivie, la localisation des essaims montrant un recentrage des séismes sous las Montañas de Julan et dans la baie hierrenne occidentale comprise entre les Puntas de Orchilla et de Rastinga. Les hypocentres de ces tremblements de terre se sont situés entre 9 et 12 kilomètres de profondeur.

Le Golfe de Julan sur la côte Ouest.

Le stade de pré-alerte, niveau « jaune » a été déclenché, le 23 septembre, en raison de la durée de la série de séismes, de l'augmentation de leur nombre et de leur intensité, d'une inflation de 2 à 3 centimètres générant une extension de l'île en son septentrion et en son midi d'environ 4 pouces, - 10/11 centimètres -, de l'augmentation du taux de dioxyde de carbone et de quelques dixièmes de degré de l'eau, indiquant un possible état pré-éruptif. Parallèlement la profondeur des hypocentres, s'étalonnant entre 12 et 24 kilomètres, a augmenté. Cette conjoncture a laissé à prévoir une migration du magma en direction d'une probable chambre magmatique se localisant au niveau de la baie de Julan et au large de la Punta de Restinga sous un « seamount » en forme de pain allongé dans un axe Est/Ouest, de 16 à 20 kilomètres de long et de 6 à 12 kilomètres de large, culminant, à environ 2/3 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de la Restinga, à -370 mètres d'altitude.

Évolution de la conjoncture séismique et volcanique à El Hierro : éruption imminente... sous 2 à 5 jours.

Entre les 25 et 30 Septembre, le nombre de séismes s'est stabilisé autour de 150 à 200 aléas de magnitude comprise entre 1.6 et 3.5 avec, parfois, un pic à 3.7/3.8, mais des hypocentres au delà de 15 kilomètres de profondeur.

La Rastinga.

Depuis le 30 Septembre et le tremblement de terre de magnitude 2,5 qui s'est produit à 20 h 14 Temps Universel, 21 h 14 heure locale, parallèlement à l'amplification de la magnitude et de l'intensité, magnitude majoritairement comprise entre 3.2 et 3.9, la profondeur des hypocentres s'est réduite et les essaims séismiques se concentrent entre 7/8 et 13/14 kilomètres de profondeur en périphérie septentrionale du « séamount », et se localisent, de fait, au-dessus du moho laissant présager la montée brutale du magma, son ascension à travers la croûte terrestre, la formation et l'élargissement d'une fissure et, d'autant que l'inflation du sol, les traces de dioxyde de carbone résultant du dégazage et la température de l'eau sont en constante augmentation, la probable éruption sous-marine, dans la mer de las Calmas, au cours des 2 aux 5 prochains jours.

Notes.

(1) La discontinuité de Mohorovičić, abrégée Moho, est la limite entre la croûte terrestre et le manteau supérieur de la Terre. Entre la croûte continentale, ayant une épaisseur moyenne de 35 kilomètres, - allant jusqu'à 75 kilomètres sous les chaînes montagneuses récentes -, et la croûte océanique d'une épaisseur moyenne de 6 kilomètres, le Moho est en moyenne situé à 43 kilomètres de profondeur, avec d'importantes variations.

 

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Publié le 01 Octobre 2011 sur :

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