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20 août 2015

Eruption Cotopaxi : Mystère autour d'une deuxième bouche éruptive

Eruption Cotopaxi : Mystère autour d'une deuxième bouche éruptive

Sur les images webcam du 19 Août, entre 23 et 24 h UTC, que nous transmet l'Instituto Geofisico
http://www.igepn.edu.ec/cotopaxi/camaras-cotopaxi
en date du Jueves 20 de Agosto de 2015 10:20 TL 
Thu, 20 Aug 2015 08:20:04 GMT
Cámara Sincholagua

celles-ci semblent confirmer les photographies du 17 Août publiées par Le Parisien le 18 Août

https://www.facebook.com/raymond.matabosch/posts/10206979148857728?notif_t=like

 

Trois captures d'écran :
- :23 h 31' 46" UTC

Capture 01.jpg

Capture 2.jpg

- 23 h 41' 36" UTC

Capture 3.jpg

- 23 h 46' 50" UTC

Capture01.jpg

Capture03.jpg

Il apparaît toujours un panache vers 3.000/3.300 mètres d'altitude sur le flanc du Cotopaxi

C'est un mystère...d'autant que ni l'Instituto Geofisico, ni le Ministerio de Coordinación de Seguridad, n'en font état dans leurs bulletins journaliers très laconiques,qui ne permettent pas de se prononcer sur la véracité de l'interrogation : Nuage ou panache... ?

11:03 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cotopaxi, éruption, equateur, bouches-éruptives | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

03 juillet 2015

Les complexes volcaniques Hakone et Fuji-san, proches d'une phase éruptive...

Les complexes volcaniques Hakone et Fuji-san, proches d'une phase éruptive...

Une étude complète de l'historique éruptif de ces deux édifices et les raisons tectoniques, autres que celles résultant du séisme du 11 Mars 2011 dit séisme de Tohoku, magnitude 9.0, de leur plausible entrée en éruption avant 2020 au plus tard... d'autant que plusieurs cônes adjacents au complexe Hakone sont déjà entrés en éruption et que les deux complexes volcaniques se localisent sur une même faille...

Pour en savoir plus, il vient de paraître :

Le Fuji-san.jpg

Le Fuji-san, volcan du Lotus hondoïen.
de Raymond Matabosch

Le Fuji-san, volcan du lotus hondoïen

  

ISBN : 9781326340254
Langue : Français
Pages ; 102
Reliure : Couverture : souple en dos carré collé
Impression intérieure : Noir & blanc

 

S'élevant à 3.776 mètres d'altitude au pic Shin-Fuji, l'iconique Fuji-san, cône volcanique quasi symétrique de trente kilomètres à sa base lui conférant un volume de 870 kilomètres cubes, aux pentes prononcées et régu-lières, - seule véritable irrégularité de ses pentes constituée par le cratère Hōeizan, approximativement à 2.300 mètres d'altitude -, couronné par un cratère de 500 à 700 mètres de diamètre pour une profondeur comprise entre 100 et 250 mètres, et point culminant du Japon, immortalisé par les « 36 vues du mont Fuji », - série de quarante-six estampes réalisées entre 1760 et 1849 -, de Katsushika Hokusa, les « cinquante-trois relais du Tôkaidô », d'Utagawa Kuniyoshi ou les superbes estampes d’Andô Hiroshige, et inscrit, sous le titre « Fuji-san, lieu sacré et source d'inspiration artistique », au Patrimoine mondial de l’Unesco, en Juin 2013. est, enneigé plusieurs mois par an, l'un des symboles majeurs de l'archipel nippon.

Situé sur la côte Sud de l'île de Honshū, à moins de 100 kilomètres au Sud-Ouest de l'agglomération de Tokyo, dont il est visible par temps clair, à cheval sur les préfectures de Shizuoka, au Sud, et de Yamanashi, au Nord, il se trouve à l'aplomb de la jonction triple, - région où trois plaques tectoniques se rejoignent -, entre la plaque Philippine et les micro-plaques Amour et Okhotsk. Suivant les récentes découvertes, le Fuji-san se dresserait à l'aplomb d'une jonction quadruple, entre la plaque Philippineet les micro-plaques Amour, Okhotsk et Kanto, - un fragment de plaque, d'une centaine de kilomètres de long et de 25 kilomètres d'épaisseur, qui se serait détaché, selon Shinji Toda, du Active Fault Resaerch Center à Tsukuba et ses collègues de l'United States Geological Survey, suite à la collision de deux chaînes de montagne sous-marines au niveau de la Fosse du Japon, à 200 kilomètres à l'Est de Tokyo, de la plaque Philippine, il y a 2 ou 3 millions d'années -.

[......................]

Le complexe volcanique Fuji-san, tout comme celui du volcan Hakone, sont de véritables cocottes minutes qui peuvent exploser dans des temps très proches, en toute chose avant 2020, l'éruption du volcan Hakone précédant celle du volcan Fuji-san.

21:19 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcan, éruption, hakone, fuji-san, mont fuji, japon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

09 mai 2015

Le volcan Hakone, au Japon, en état pré-éruptif... Des évacuations...

Volcan Hakone, au Japon, état pré-éruptif...

Des évacuations...


Le quotidien russe "gorets-media.ru", a annoncé le Jeudi 7 mai 2015 : "Volcan Hakone, peur sur le Japon, les autorités nippones ont intimé une évacuation d'urgence des personnes..."

Suivant ce quotidien

Les autorités japonaises, élevant le niveau d'alerte volcan au Niveau 2, ont annoncé la complète évacuation des personnes du plateau Ovakudani, ce qui a concerné, en particulier, l'évacuation de touristes. Le volcan Hakone fait partie du parc national de Fuji-Hakone-Izu.. Le lac de soufre est rentré en ébullition et a atteint une température d' une centaine de degrés Celsius, une température qui peut se propager dans toute la vallée....

Cette élévation de la température, dans le lac de soufre, est concomitante avec un essaim sismique d'origine volcanique dont les épicentres sont de plus en plus proche de la surface, qui a débuté début avvril et dont le nombre d'évents est en constatnte augmentation. Des experts de l'Université de Kyoto croient que le volcan Hakone peut rentrer en éruption au cours des prochains jours prochains jours et au plus dans le laps de temps d'une quinzaine de jours.

Selon "RIA Novosti", un autre quotidien russe, les sismologues ont enregistré, du 26 Avril au 4 mai, 790 séismes d'origine volcanique, de magnitude maximum 2,6. Mais le Mardi 2 Mai plusieurs secousses ont été ressenties par la population.

La dernière éruption du volcan, d'origine phrétomagmatique, s'est produite en 1170...

Lac Ashi et en arrière plan, le Mt Fuji.JPG

 Et dans le cadre de mes livres de vulgarisation sur les volcans, mon prochain "Le Fuji-san, volcan du Lotus hondoïen." est sous presse et tout un chapitre est consacré au volcan hakone avec l'interrogation finale;;; Si le volcan hakone rentre en éruption, ne déclenchera-t-il pas, possédant une même chambre magmatique profonde, une éruption au Mont Fuji, d'autant que le Mont Fuji, le volcan Hakone et le volcan Ashikamaya font parti du même complexe volcanique..

Première de couverture.jpg

Les deux premières pages du chapitre consacré au volcan Hakone

 

le volcan hakone texte.jpg


 

14 juin 2013

Popocarepelt : Vers une explosion du dôme de lave ? une éruption phréatomagmatique ? ou une éruption phréatique ?

Depuis le début Mai 2013, l'activité du volcan mexicain, le Popocatepelt, est en recrudescence

Vers un changement dans le processus éruptif du Popocatepelt ?

Popocatelt : Vers un épisode phréato-magmatique ?

Eruptions à faible profondeur, les éruptions phréatomagmatiques surviennent lors de la rencontre entre le magma ascendant et un milieu hydraté. Une succession d’explosions très violentes découpe des cratères circulaires à l’emporte-pièce appelés maars, du nom qui a été donné à ces morphologies en Allemagne. Les projections s’accumulent à la périphérie du cratère, en général sous forme d’un croissant ou anneau pyroclastique.

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Il arrive qu’une élévation locale de température, par exemple parce qu’un réservoir magmatique est proche, provoque la vaporisation d’eau contenue dans le sous-sol. Si la pression excède la résistance des roches, des explosions violentes se produisent, sans intervention directe du magma. Ces éruptions gazeuses sont dites « phréatiques ». Un cratère semblable au maar est créé. Caractéristique des produits formés est l’absence de matériaux volcaniques frais : les brèches sont constituées exclusivement de roches anciennes pulvérisées par les explosions.

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Alors se pose la question : phréatomagmatique ou phréatique ?

Cela est si vrai, même si le CENAPRED dans son rapport quotidien, en date du 13 Juin 2013, signale, simplement : « Au cours des dernières 24 heures, le système de monitoring du volcan a enregistré 24 exhalaisons de basse intensité accompagnées par une émission de vapeur d'eau, de gaz et, occasionnellement, de petites quantités de cendre. En outre des segments de tremor harmonique et spasmodique de haute fréquence, ont accumulé un total temps de 45 minutes. » Malgré une nébulosité importante, il est à constater qu'un dense panache continu de vapeur d'eau quasi exclusivement composé, avec, lors de chaque explosion, un panache de cendre, s'élève de plus en plus haut au-dessus du cratère du Popocatepelt et atteint des altitude égales et supérieures à 4/5 kilomètres...

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Dans le rapport quotidien émis par le CENAPRED, le 14 Juin : « Au cours des dernières 24 heures, le système de monitoring du volcan a enregistré 44 exhalaisons de basse intensité accompagnées par une émission de vapeur d'eau, de gaz et, occasionnellement, de petites quantités de cendre. Les plus importantes, concomitantes à des explosions, sont survenues le13 Juin à 15 h 36 et à 18 h 36, et le 14 Juin à 05 h 41 et 10 h 34, produisant de dense et épais panaches de cendres qui ont atteint des altitudes de 2 à 4 kilomètres au-dessus du cratère sommital et qui ont dérivé, poussés par les vents dominants, vers le Sud-Est, l'Est et le Nord-Est. Des chutes de cendres ont été constatées dans les villages circonvoisins des flancs Est et Nord-Est du volcan En outre des segments de tremor harmonique et spasmodique de haute fréquence, ont accumulé un total temps de 1 h 25 minutes. Enfin, le 14 Juin, un séisme tectonico-volcanique, de magnitude 2.1, a été enregistré à 03 h 06. » tout comme pour les jours précédents, malgré une nébulosité importante, un épais panache de vapeur d'eau quasi exclusivement composé, forme une colonne dense impactant toute la circonférence du cratère qui tranche dans le couvert nuageux, qui s'élève de plus en plus haut au-dessus du Popocatepelt et qui atteint des altitude égales et supérieures à 4/5 kilomètres...

popoTlamacas2.jpg

Allons-nous vers une éruption phréatomagmatique ou une éruption phréatique si un tel processus se pérennise ? C'est une hypothèse qui peut être évoquée car il est à craindre, la hauteur et la présence constante d'une colonne, dense et épaisse, de vapeur d'eau pourrait indiquer que le magma, ou la lave, remontant dans la cheminée de l'édifice volcanique est rentré en contact avec un milieu hydraté... ou que la chaleur du magma remontant provoque la vaporisation de l'eau contenue dans le sol. Dans les deux hypothèses, la pression augmente dans la cheminée et elle augmente d'autant plus que la composition de la lave, à viscosité élevée, empêche tout écoulement lavique sur les flancs d'un volcan Popocatelpelt, obstruant ainsi le point de sortie, générant un dôme et pouvant se traduire par des séismes volcano-tectoniques in situ dans le conduit éruptif de l'édifice volcanique. Une troisième hypothèse, avec la présence d'un dôme de lave occupant plus de la moitié de la surface basale du cratère sommital, la surpression qui se produit dans la conduit éruptif, pouvant faire exploser le dit dôme et causer des dommages collatéraux à l'édifice volcanique, voire un effondrement partiel de l'un de flancs du bâti ou pire, est tout autant envisageable.

14 Juin 2013 © Raymond Matabosch

19:26 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcan, éruption, mexique, phréayomagmatique, phréatique, dôme de lave | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

08 février 2012

El Hierro, éruption sous marine : vers une nouvelle zone éruptive ?

El Hierro, Mardi 07 Février 2012 à 21 h 30

L'enregistrement du tremor harmonique et son graphe "Onda" m'interpellent


CHIE_2012-02-071.jpg


Ils correspondent à une éruption avec des explosions hydromagmatiques violentes et les spots éruptifs sur la zone au large de La Restinga ne montrent pas ou peu ces manifestations violentes... Et si une autre zone éruptive, plus au Nord, à mi-chemin entre la Punta de La Restinga et la Punta de Orchilla, siège des hypocentres des séismes de ces derniers jours, s'était ouverte ?

Ou si le magma s'ouvrait un nouveau passage :
- soit en milieu marin, assez proche de la côte; dans la baie El Julan,
- soit en milieu terrestre, assez proche du Rift Nord-Ouest, sur la Montagne El Julan ou limitrophe...?


07 Février 2012 © Raymond Matabosch


Pour suivre l'éruption, jour après jour :

http://www.66270rosesetepines.com/

08 juin 2010

Le volcan Kilauea, Hawaï, en alerte orange et sous surveillance.

Code 1302-01

Localisation : latitude 19°25'16" Nord, longitude 155°17'13" Ouest.

Alerte volcan, Niveau actuel.. : Sous surveillance.
Alerte aviation, Niveau actuel : Orange.


Célèbre chez les surfeurs du monde entier pour ses plages et ses rouleaux, l'archipel d'Hawaï, - aussi appelé îles Sandwich -, comprenant dix-neuf îles et atolls principaux, de nombreux îlots et des monts sous-marins, s'étend, selon une direction Nord-Ouest/Sud-Est, dans l'océan Pacifique, entre les latitudes 19° Nord et 29° Nord, juste au sud du tropique du Cancer, à quelque 3.850 kilomètres de la Californie à l'est, à 6.200 kilomètres du Japon à l'ouest et, vers le sud, à près de 3.900 kilomètres des Marquises d'où sont venus les premiers colonisateurs. Il est nommé d'après sa plus grand île, Hawaï, - Hawaii en anglais et Hawai'i en hawaïen -, et s'étire, sur 2 451 kilomètres, entre l'île d'Hawaï, - ou île Hilo -, au Sud, et l'atoll de Kure, au Nord, en faisant la plus longue chaîne d'îles au monde. Il cartographie une vaste chaîne de montagnes sous-marine, « les Monts de l'Empereur », formée par l'activité volcanique sur un point chaud du manteau terrestre, le point chaud d'Hawaï, dont il est la partie émergée, Mais il est aussi célèbre pour ses volcans très actifs.

L'île principale de l'archipel d'Hawaï, de forme subtriangulaire, est un immense volcan bouclier basaltique composé, dont la base circulaire repose par 4.091 mètres de profondeur, et dont la partie émergée atteint 4.000 mètres d'altitude. Il comporte cinq centres éruptifs, dont deux sont éteints, - le Kohala, au Nord-Ouest, 1.680 mètres d'altitude et le Mauna Kea, au Nord-Est, 4.000 mètres d'altitude -, et trois actifs, le Hualalai à l'Ouest, 2.512 mètres, le Mauna Loa au Sud-Ouest, 4.170 mètres et le Kilauea à l'Est, 1.222 mètres. Les roches magmatiques d'Hawaï se regroupent en trois séries : une série ancienne, tholéiitique constituant la majeure partie de l'édifice ; une série alcaline, plus récente ; et une série sous-saturée, actuelle. Ces volcans se situent à l'aplomb d'un point chaud, sur la dorsale des Hawaï qui se raccorde à la crête de l'Empereur selon un coude daté de 42 Millions d'années. Ces alignements volcaniques, Hawaii en marquant actuellement le terme visible, - les volcans et les monts sous marins Papau, Loihi, Hohonu, Green, Wini, Alexander... annonçant, sous quelques millions d'années, les futures terres émergées -, résultent du défilement de la plaque Pacifique au-dessus de points chauds profonds qui transpercent la lithosphère.

Surplombant le bord de l'Océan Pacifique d'une hauteur de 1.222 mètres, le Kilauea, un volcan au sommet plat caractéristique des volcans bouclier, de 20.000 kilomètres cubes pour une superficie de 1.500 kilomètres carrés et une caldeira de 6 kilomètres de diamètre, - failles ultrapériphériques -, 3 x 5 kilomètres pour la dépression principale, pour une profondeur d’environ 165 mètres, donne la vision d'un petit édifice volcanique, mais la grande majorité de sa structure est masquée par les eaux tumultueuses de l'Océan Pacifique, ce qui fait, de lui, un géant considéré comme l'un des volcans les plus actifs de la planète avec le Piton de la Fournaise, l'Etna et le Stromboli et le plus actif, au monde, par la durée de ses éruptions et par le volume de magma basique émis. Il est apparu, il y a quelques 200.000 ans, sur le flanc Sud du Mauna Loa et sa position géographique a longtemps fait croire qu'il ne pouvait être qu'un satellite du dit volcan mais, possédant son propre système d'alimentation magmatique, son propre système de tunnels de lave, - dont le plus long tunnel de lave du monde, 61 kilomètres de longueur totale parcourant un dénivelé de 1.102 mètres -, il constitue une entité volcanique distincte.

Le sommet du Kilauea est occupé par une caldera qui s'est formée depuis 1.500 ans. Elle est le résultat du fusionnement de plusieurs pit-craters, des cratères d’effondrement apparaissant soient à la fin d’une activité éruptive, soient à la suite de la migration d’un magma basique, par l’intermédiaire d’un dyke, de la région sommitale vers les flancs externes du volcan. A l’extérieur et proche de cette caldeira, se trouvent deux pit-craters, le Kilauea Iki, 1,6 kilomètre x 0,8 kilomètre de diamètre, et Keanakakoi, 0,4 kilomètre de diamètre, alors que le cratère principal, - l’Halema'uma'u Crater qui renfermait un lac de lave jusqu'en 1924 -, 1,1 kilomètre de diamètre et une profondeur de 30 mètres par rapport au plancher de dite, excentré vers le Sud-Ouest, s'en situe à l’intérieur. Pour les Hawaiiens, Halemaumau est la maison de Pélé, célèbre déesse réputée pour ses cheveux et ses colères. Deux rifts, Est et Sud-ouest prolongent le volcan jusqu'à l'océan.

Animé d'une activité éruptive quasi constante, les éruptions du Kilauea se caractérisent par l'émission de volumes plus ou moins importants d'une lave très fluide, de type pahoehoe, arrivant dans l’océan par l’intermédiaire de tunnels de lave. Ses éruptions sont précédées par l'ouverture d'importantes fissures laissant s'échapper de puissantes fontaines de lave agrémentées de puissantes coulées atteignant, généralement, la côte. Depuis 10.000 jours, et sans discontinuer, ce type d'activité affecte le volcan.

Le Kilauea a commencé à se former, au Pléistocène, tout particulièrement à l'Ionien, entre 600 à 300 mille ans. Et, sans de longues périodes de repos connues, le volcan est actif depuis. Les études géologiques de surface d'exposition, et l'examen des échantillons de forage, montrent que Kilauea est constitué, essentiellement, de coulées de lave avec, localement, des dépôts d'éruptions explosives intercalés. Il est fort à penser que l'activité de l'édifice, au cours des 200 dernières années, soit un bon guide pour comprendre le passé depuis que le volcan a émergé, il y a 50 à 100 mille ans.


Chronologie de l'éruption en cours.


Le 03 Janvier 1983, une éruption, au niveau du rift Est, avec ouverture d'une fissure, réactive le volcan en repos depuis le 19 Février 1960. Des véritables rivières de lave, fluide comme de l’eau, nappent tout le paysage de coulées lisses. Quelques mois plus tard, un édifice de 400 mètres de haut, le Puu Oo, émerge des champs laviques. Il abrite un lac de lave où se produit, à intervalles réguliers, tous les 20 à 30 jours, des fontaines de lave, véritable muraille de feu tellurique dont le spectacle dure de quelques heures à plusieurs jours, montant à plusieurs centaines de mètres de haut. Des tunnels de lave se constituent. Les laves les empruntent les laves lors de chaque emballement du Puu Oo et les coulées progressent.

A partir de juin 1986, l'activité migre vers Kupaianaha situé 3 kilomètres au Nord-Est. Les fontaines du Pu'uO'o s'arrêtent et sont remplacées, par une effusion tranquille, sur Kupaianaha. Le 25 novembre 1986 il n’est plus possible de faire le tour de l’île car la route est traversée par les coulées. Trois jours plus tard, marqué par un important panache de vapeur et des explosions parfois violentes, les coulées rejoignent l’océan. Les laves, se mettant, ainsi, en place sous l’eau, sont de forme très particulière, les pillows lavas, laves en coussins.

En mars 1990, les coulées détruisent une centaine de maisons à Kalapana.

En 1991, l'activité se déplace lentement sur le Pu'u O'o. Alors que le Kupaianaha s'éteint le 7 février 1992, le 17 Février, le Pu'u O'o rentre, à nouveau, en activité et fournit des coulées qui entrent, sous forme de pillows lavas, - laves en coussins -, dans l'océan en Novembre 1992 à Kamoamoa.

Entre janvier et juin 1997, le Pu'u O'o s'affaise et les effusions, plus faibles, persistent à proximité du cône. Mais dès juin 1997, l'activité effusive reprend de la vigueur et les coulées arrivent de nouveau dans l'océan en juillet 1997 à Waha'ula et à Kamokuna.

Entre le 10 et le 12 mars 2008, une petite bouche apparaît dans le rempart Est du cratère de Halema'uma'u. Le 19 mars 2008, une petite explosion; projetant des blocs anciens de lave constituant les remparts internes du dit cratère, sur une surface d’environ 30 hectares se produit au niveau de cette nouvelle bouche. Le 24 mars, le panache qui s'échappe de la bouche n’est plus simplement de la vapeur blanche. Sa couleur est devenue marron, révélant la présence de cendre. Il atteint presque 2,8 km de hauteur. Depuis, un panache de vapeur et de gaz s’échappe en continu.

À l'heure actuelle, au niveau du cratère Halema`uma`u, l'évent ne montre plus d'incandescence et les expulsions de téphras semblent diminuer d'inte nsité. Les laves, après un dégazage dans le cratère Pu`u `O`o empruntent des tunnels pour atteindre l'océan à Waikupanaha. Des coulées éphémères apparaissent en surface au niveau du Pali et de la plaine côtière et les risques d'effondrements du delta de lave Waikupanaha sont importants.

En ce jour, 8 Juin 2010, d'après une dépêche émise par le Hawaiian Volcano Observatory, la colonne magmatique est remontée dans le Pu'u'O'o et forme, depuis le 02 juin, un second lac de lave actuellement estimé à 300 mètres de long sur 125 mètres de large, le premier étant celui qui est toujours installé dans le Pit Crater du Halema'uma'u, au sommet. L'activité effusive se poursuit sur la Rift Zone Nord-Est et alimente des coulées qui, toujours grâce à un système complexe de tunnels, s'étalent sur le Pali et sur la plaine côtière. Par contre les laves n'arrivent plus ni au niveau du delta Kalapana, ni au delta Ki, le dernier actif en date. La colonne magmatique alimente, en outre, un champ de lave supplémentaire au niveau de l'évent Thanksgiving Eve Breakout situé à 2 kilomètres du Pu`u `O`o, un évent apparu le 21 novembre 2007, formant, depuis un champ de laves superficiel.

sources partielles : http://www.activolcans.info

18:06 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : volcan, volcanime, hawai, kilauea, éruption, point chaud | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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