Avertir le modérateur

28 juin 2010

Le Sulu Range, sur l'Île de Nouvelle Bretagne, vers une nouvelle éruption comme en 2006 ?

Code 0502-09

Localisation : Latitude 5.50° Sud et Longitude 150.942° Est.

Stratovolcan, altitude 610 mètres, Île de Nouvelle Bretagne, Papouasie-Nouvelle Guinée.


Le 24 Juin 2010, à 05 h 32 Temps Universel, 15 h 32 Heure Locale, un séisme de magnitude 6.3 sur l'échelle ouverte de Richter, magnitude du moment 6.1, a encore frappé l'île de Nouvelle Bretagne, tout particulièrement la province de Bangula, dans le Nord-Est des montagnes de Nakanaï. Son épicentre, localisé latitude 5.53° Sud et longitude 151.13° Est, se trouve à 10 kilomètres au Nord-Nord-Est de Siwanpuna, à 15 kilomètres au Sud-Est de Malasi, à 20 kilomètres au Sud-Est de Sulu, à 110 Kilomètres à l'Est de Kimbe et à 618 kilomètres au Nord-Est de Port Moresby.

Son hypocentre se situe à 51 kilomètres de profondeur, sous le complexe volcanique basaltique et rhyolitique du « Sulu Range », un chevauchement de petits stratovolcans, de dômes de lave, de maars, - Kaiamu -, de solfarates et de marmites de boue, - région hydrothermique de Walo -, le Mont Malopu, - aussi appelé Malutu ou Malobu -, 610 mètres, à l'extrémité Sud-Ouest du complexe, en étant le point culminant. Un évent de ce complexe, bien qu'aucune éruption historique ne fut ni connue, ni référencée, à prime abord le Mont Ruckenberg, 565 mètres, mais plus exactement le Mont Karai, 500 mètres, entre les édifices volcaniques Ubia et Ululu, est entré en éruption le 07 Juillet 2006, son activité éruptive se prolongeant jusqu'en Octobre de la même année.

Dès le mois de février 2006 un changement notoire, ralentissement de l’activité photosynthétique de la végétation, dessèchement des formations végétales, désertification des dômes..., était constaté sur les versants de la chaîne de « Sulu Range ». Sans éruption historique connue et recensée, cette chaîne volcanique était considérée comme « éteinte » donc laissée sans surveillance. Même si, en 1985, un tremblement de terre, de magnitude 7.0 avait frappé le Sud-Est de la chaîne du « Sulu Range », même si, après le dit séisme, une source thermale est apparue sur le flanc du cône Karai, même si la raison en a été, de toute évidence, l'inflation du dôme avec des remontées magmatiques, difficile, lors, de se prononcer sur les intellections physiques qui ont entraîné le dessèchement de la végétation et la désertification locale qui en ont découlé.

C'est vite oublier, sans comptabiliser ceux de magnitude inférieure, qu'au moins cinq séismes de magnitude égale ou supérieure à 5.0, l'épicentre se situant à quelques 5 à 25 kilomètres du Mont Karai et du complexe de « Sulu Range », ont frappé le Nord-Est des montagnes de Nakanaï entre le 20 Mars 2003 et le 28 Mai 2006 : deux le 20 Mars 2003, de magnitude de 5.4 et d'hypocentre à 40 kilomètres de profondeur ; un le 30 Septembre 2005, de magnitude 6.5 et d'hypocentre 31 kilomètres de profondeur ; un le 29 Mars 2006, de magnitude 5.0 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur ; et un le 28 Mai 2006, de magnitude 6.4 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur.

En référence à la sismicité et au volcanisme inhérents aux arcs volcaniques, le complexe « Sulu Range » se situant sur l'arc insulaire Bismarck, l’examen des enregistrements des séismes et la localisation de leurs foyers, contribuent à déterminer une relation exponentielle, dans le temps, entre les phénomènes sismologiques et volcaniques. En cela, sur l'île de Nouvelle Bretagne, tous les séismes intermédiaires (1), entre 33 et 70 kilomètres de profondeur, de magnitude égale ou supérieure à 6.5/7.0, hypocentre localisé sous un volcan, ou à sa périphérie immédiate dans un rayon de 15 à 20 kilomètres, ont tous été suivis d’éruptions violentes de ce volcan même si celui-ci est considéré comme « somnolant », « endormi », voire « éteint », les éruptions modérées, elles, ayant été précédées par des séismes de magnitude comprise entre 5.0 et 6.5, d'une part ; d'autre part, l'intervalle de quelques mois existant entre le moment où s'est produit le séisme et l'instant où le volcan entre en éruption, dépend de la profondeur du foyer du ou des séismes intermédiaires précurseurs et de la nature éruptive du volcan lui-même, actif, en sommeil ou, - les solfatares et les fumerolliens et certains bâtis volcaniques après 1.000 ou 2.000 ans d'inactivité -, considéré éteint ; et, enfin, le rapports distance entre le foyer sismique, la chambre magmatique et la cheminée volcanique, et l'intervalle de temps découlant du type du volcan et du caractère de ses éruptions, pour les arcs volcaniques, la montée du magma variant entre 0,2 à 0,5, suivant le temps d'inactivité effective de l'édifice, et 2,5 kilomètres par jour(2).

Dans le cadre d'une éruption volcanique, le magma est amené à se frayer et s'ouvrir un passage pour s'exhausser jusqu'à la surface et s'épancher. Il résulte, de ce processus physique, géothermique et tout autant mécanique, le magma provoquant des séismes de faible puissance sur son parcours ascendant, que les roches « encaissantes », se faisant, elles, de moins en moins denses et la force d'Archimède ne suffisant plus au magma pour monter, sont fracturées sous la contrainte exercée car une éruption ne peut être possible que si une quantité suffisante de magma, généralement plus ou moins 100 kilomètres cubes, s'est accumulée dans une chambre.

Pour les volcans considérés « en sommeil » ou « éteints », ce processus est plus lent et, il arrive souvent, avant que l'éruption finale ne se déclenche, qu'un certain nombre d'entre elles avortent et se transforment en phénomènes paravolcaniques tels que des exutoires fumerolliens, mares de boues, mofettes, solfatares et apparitions de sources d'eaux chaudes ou thermales. Ainsi en est advenu, pour le Mont Karai, en 1985, faisant suite au séisme du 30 Septembre 2005, de magnitude 6.5, la survenue de sources d'eau chaudes qui se sont mises à sourdre sur les pentes de l'édifice et la formation d'épisodes fumerolliens occasionnels se reproduisant et s'amplifiant, son foyer se situant sur ou en périphérie immédiate, lors de chaque nouveau tremblement de terre affectant le Nord-Est des montagnes de Nakanaï et le complexe du « Sulu Range. »

En regard du « Sulu Range », après plusieurs éruptions avortées, l'activité sismique, annonciatrice d'une phase éruptive, a réellement débuté le 06 juillet 2006 par un essaim de tremblements de terre, d'intensité I à IV sur l'échelle Mercalli modifiée, ressentis de Kimbe jusqu'à Bialla et Mamota, à une distance approximative de 16 à 20 kilomètres. Les secousses, - une toute les une à deux minutes durant les deux premières semaines de l'aléa volcanique -, ont été accompagnées, dans les secteurs Nord-Ouest et Sud de la chaîne du « Sulu Range », entre les cônes d'Ubia et d'Ululu, au-dessus du dôme sommital du Mont Karai, de grondements et d'émissions modérées de vapeur blanche et de cendres.

Tous les cours d'eau prenant leur source sur les pentes des monts jumeaux, le Ruckenberg et le Karai, à cause de la multiplication des secousses, et l'augmentation de la température, tant du sol que des eaux, prennent une teinte laiteuse qui devient vite boueuse. Et les éruptions, panaches de cendres, de gaz et de nuées et coulées pyroclastiques ont commencé dès le 07 juillet. Elles sont devenues moins importantes à partir du 10 juillet et elles ont persisté jusqu'au 11 Septembre 2006.


En conclusion :


L'Île de Nouvelle-Bretagne se situe sur l'une des zones les plus mobiles de la planète, la ceinture orogénique péripacifique ou cercle de feu du Pacifique qui est la plus active du globe tant sur le plan éruptif que sismique, plus précisément sur la « ceinture orogénique téthysienne », du nom de l'Océan Téthys, en finalité de disparition, dont sont nées les montagnes qui vont de la zone caraïbe à l'Indonésie et à la Mélanaisie.

La structure du relief est due à la subduction compressive de la plaque continentale Australienne, de poussée Nord, sous la plaque océanique Pacifique, de poussée tangente vers l’ouest, dès le Crétacé. A l’éocène, cette collision entraine, d'une part, diverses ruptures dans les plaques Australienne et Pacifique favorisant la formation des microplaques Bismarck Nord, Manus, Bismarck Sud et Mer des Salomons, et, d'autre part, un épanchement de lave créant un arc volcanique, aujourd'hui fossile, dont le Sud de l'Île de Nouvelle-Bretagne est issu. Au pléistocène, résultant de la subduction de la microplaque Mer des Salomons sous la microplaque Bismarck Sud, un nouvel arc, caractérisé par de grands volcans actifs, - Garbuna Group, Garua Harbour, Bola, Dakataua, Pago, Lolo, Sulu Range, Hargy, Bamus, Ulawun, Lalobau, Rabaul, Tavui... -, s’établit plus au Nord, c'est la naissance du Nord de l'Île de Nouvelle-Bretagne.

Si un parallèle est établi entre le séisme du 28 Mai 2006, de magnitude 6.4 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur, véritable précurseur de l'éruption du Mont Karai, débutée les 06 et 07 Juillet suivant, et le tremblement de terre du 24 Juin 2010, de magnitude 6.1 et d'hypocentre 51 kilomètres de profondeur, tous deux s'étant produits dans la périphérie immédiate du complexe « Sulu Range », il ne serait pas surprenant qu'une activité éruptive modéré n'affecte, dans les prochaines semaines, le dit complexe volcanique.

Et s'il s'avère qu'une activité volcanique soit la résultante du tremblement de terre du 24 Juin, hypocentre 51 kilomètres de profondeur, celle-ci pourrait démarrer aux environs du 15 Août 2010. En effet, c'est 40 jours après le séisme du 28 Mai 2006, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, que le volcan Mont Karai est rentré en éruption, le magma s'étant élevé à la vitesse de 1 kilomètre par jour.


Notes


(1) Conventionnellement les séismes, suivant la profondeur de leur foyer, sont classifiés : de 0 à 33 Kilomètres de profondeur, séismes superficiels ; de 33 à 70 kilomètres, séismes intermédiaires ; et de 70 à 700 kilomètres, les hypocentres pouvant atteindre de telles profondeurs, - Îles Fidji, Colombie... -, séismes profonds.

(2) Les séismes volcaniques et les arcs insulaires. Raymond Matabosch. En cours de finalité de rédaction. 2010.

02 juin 2010

Le 02 Juin 2010, un séisme de magnitude 6,2 réactive le volcanisme sur l'île de Nouvelle Bretagne en Papouasie Nouvelle Guinée.

Un séisme de magnitude 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VII sur l'échelle MSK, a frappé, à 09 h 28 Temps Universel, 19 h 28 heure locale, au large du bassin du Bassin Solomon et à la perpendiculaire de la fosse de le Nouvelle Bretagne, ou fosse Bougainville, l'île de Nouvelle Bretagne en Papouasie-Nouvelle Guinée. Son épicentre, situé latitude 6.16° Sud et longitude 149.42° Est, se trouve à 15 kilomètres à l'Ouest de Kandrian, à 105 kilomètres au Sud-uest de Kimbe et à 444 kilomètres au Nord-Est de Port moresby. Son hypocentre se localise à 35 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie d'une réplique de magnitude 4,8, quelques deux heures plus tard, à 21 h 46 Temps Universel.

L'île de Nouvelle Bretagne, - anciennement dénommée Nouvelle-Poméranie -, est une une île très montagneuse avec des composantes volcaniques et karstiques. Sur l'île, il y a cinq volcans actifs et seize sont dormants. Elle se situe à la frontière de deux microplaques, la microplaque de la Mer de Salomon subductant, à la fosse de Bougainville, à la vitesse de 8,6 centimètres par an, sous la microplaque de Bismark Sud.

La plaque de Bismarck Sud est une microplaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Elle est généralement associée à la plaque pacifique. Elle couvre une partie de l'archipel Bismarck, Nouvelle-Bretagne, une partie de la côte Nord-Est de la Nouvelle-Guinée, le Nord-Ouest de la Mer des Salomon et le Sud de la mer de Bismarck. La plaque de Bismarck Sud est en contact avec les plaques Woodlark, de Bismarck Nord, de Manus et de la Mer des Salomon. La plaque de la Mer des Salomon est, elle, généralement associée à la plaque australienne.

La Nouvelle-Bretagne est une île très étroite née suite à un soulèvement géologique. Elle a une longueur d'environ 600 kilomètres et une largeur de 80 kilomètres au maximum à une superficie est de 36.520 kilomètres carrés et est peuplée par plus de 400.000 habitants austronésiens : tribus Tolai, Baininger, Kilenge, Lakalai et Sulka.

Sur cette île de Nouvelle-Bretagne, plusieurs volcans, en conjonction avec une augmentation du nombre de séismes, en moyenne 8 à 10 par période de 7 jours de magnitude toujours supérieure à 4.0 accédant souvent à des magnitudes supérieures à 6.0, - 6 depuis le 01 Janvier 2010 -, se produisant, depuis le début janvier, tant au niveau de la microplaque de Bismark Sud qu'au niveau de celle des Salomon, sont dans une phase de forte activité. Dans cette région de Nouvelle-Bretagne, l'activité sismique et volcanique est particulièrement intense et plusieurs autres volcans sont en activité quasi-permanente, quoique de manière intermittente.

Nid de volcans(1) et ceinture de feu du Pacifique, l'archipel de Papouasie-Nouvelle-Guinée et celui de Bismark font partie de l'arc mélanésien et d'une zone d'affrontement, la faille de Bougainville, sous forme de phénomène mécanique de subduction, entre les plaques tectoniques indo-australienne et Pacifique. Aussi les tremblements de terre et les tsunamis en résultant sont relativement communs en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle Bretagne.

Bien que le séisme se soit produit le long de la faille dite de « le cercle de Feu », aucun dégât, ni blessé, n'a immédiatement été signalé, et le Centre d'alerte au tsunami du Pacifique, situé à Hawaï, précise qu'il n'y a « pas d'inquiétudes majeures concernant un tsunami ». Au différent, plusieurs volcans proches émettent des nuages de cendres laissant présager une ou plusieurs nouvelles éruptions ou des réactivations imminentes.


Notes :


(1) Les volcans de Nouvelle Bretagne : Complexe Langila, stratovolcans ; Arage, stratovolcan et geysers ; Complexe Mundua, stratovolcans ; Garove stratovolcan ; Dakataua caldeira ; Bola stratovolcan ; Garua harbour volcan ; Complexe Garbuna, stratovolcans ; Lolo, stratovolcan ; Pago, caldeira ; Complexe Sulu range, stratovolcans et fumeroles ; Hargy, stratovolcan ; Bamus, stratovolcan ; Ulawun, stratovolcan ; Lolobau, caldeira ; Rabaul, stratovolcan ; Tavui, caldeira

27 avril 2010

Un séisme de magnitude 5.4 frappe l'île de Nouvelle Bretagne, dans l'Archipel Bismark... Craintes de nouvelles éruptions volcaniques dans l'île.

27 Avril 2010 à 02 h 30 Temps Universel et 12 h 30 heure locale, un séisme sous marin, sur le plateau continental îlien, de Magnitude Locale 5.4 sur l'échelle ouverte de Richter, intensité VII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, a frappé l'île de Nouvelle Bretagne, dans l'archipel Bismark. Son épicentre, se localise, latitude 05.83° Sud et longitude 151.35° Est, à 200 mètres au large de la côte Sud de l'Île, à 3 Kilomètres au Sud de Lau, à 5 kilomètres au Nord-Est de Mau'una, à 7 kilomètres au Sud-Sud-Est de Porto, à 8 kilomètres aà l'Est-Nord-Est d'Atu, à 10 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Bairiman, à 137 kilomètres à l'Est de Kimbe et à 613 kilomètres au Nord-Est de Port Moresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle Guinée. Son hypocentre se situe à 54 kilomètres de profondeur.

L'île de Nouvelle Bretagne, - anciennement dénommée Nouvelle-Poméranie -, est une une île très montagneuse avec des composantes volcaniques et karstiques. Sur l'île, il y a cinq volcans actifs et seize sont dormants. Elle se situe à la frontière de deux microplaques, la microplaque de la Mer de Salomon subductant, à la fosse de Bougainville, à la vitesse de 8,6 centimètres par an, sous la microplaque de Bismark Sud.

La plaque de Bismarck Sud est une microplaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Elle est généralement associée à la plaque pacifique. Elle couvre une partie de l'archipel Bismarck, Nouvelle-Bretagne, une partie de la côte Nord-Est de la Nouvelle-Guinée, le Nord-Ouest de la Mer des Salomon et le Sud de la mer de Bismarck. La plaque de Bismarck Sud est en contact avec les plaques Woodlark, de Bismarck Nord, de Manus et de la Mer des Salomon. La plaque de la Mer des Salomon est, elle, généralement associée à la plaque australienne.

La Nouvelle-Bretagne est une île très étroite née suite à un soulèvement géologique. Elle a une longueur d'environ 600 kilomètres et une largeur de 80 kilomètres au maximum à une superficie est de 36.520 kilomètres carrés et est peuplée par plus de 400.000 habitants austronésiens : tribus Tolai, Baininger, Kilenge, Lakalai et Sulka.

Sur cette île de Nouvelle-Bretagne, plusieurs volcans, en conjonction avec une augmentation du nombre de séismes, en moyenne 8 à 10 par période de 7 jours de magnitude toujours supérieure à 4.0 baccédant souvent à des magnitudes supérieures à 6.0, (4 depuis le 01 Janvier 2010), se produisant, depuis le début janvier, tant au niveau de la microplaque de Bismark Sud qu'au niveau de celle des Salomon, sont dans une phase de forte activité. Dans cette région de Nouvelle-Bretagne, l'activité sismique et volcanique est particulièrement intense et plusieurs autres volcans sont en activité quasi-permanente, quoique de manière intermittente.

Nid de volcans(1) et ceinture de feu du Pacifique, l'archipel de Papouasie-Nouvelle-Guinée et celui de Bismark font partie de l'arc mélanésien et d'une zone d'affrontement, la faille de Bougainville, sous forme de phénomène mécanique de subduction, entre les plaques tectoniques indo-australienne et Pacifique. Aussi les tremblements de terre et les tsunamis en résultant sont relativement communs en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle Bretagne.

Bien que le séisme se soit produit le long de la faille dite de « l'Anneau de Feu », aucun dégât, ni blessé, n'a immédiatement été signalé, et le Centre d'alerte au tsunami du Pacifique, situé à Hawaï, précise qu'il n'y a « pas d'inquiétudes majeures concernant un tsunami ». Au différent, plusieurs volcans proches émettent des nuages de cendres laissant présager une ou plusieurs nouvelles éruptions ou des réactivations imminentes.


 

Notes :


(1) Les volcans de Nouvelle Bretagne : Complexe Langila,stratovolcans ; Arage, stratovolcan et geysers ; Complexe Mundua, stratovolcans ; Garove stratovolcan ; Dakataua caldeira ; Bola stratovolcan ; Garua harbour volcan ; Complexe Garbuna, stratovolcans ; Lolo, stratovolcan ; Pago, caldeira ; Complexe Sulu range, stratovolcans et fumeroles ; Hargy, stratovolcan ; Bamus, stratovolcan ; Ulawun, stratovolcan ; Lolobau, caldeira ; Rabaul, stratovolcan ; Tavui, caldeira

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu