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27 avril 2010

Une crise sismique réactivant le volcanisme, dans l'Archipel du Rat, Îles Aléoutiennes, met en danger plus de 40 millions d'oiseaux et 55 espèces.

Les îles Rat, tanangis Qaxum en Aléoute, sont un groupe d'iles volcaniques dans les Aléoutiennes au Sud-Ouest de l'Alaska entre l'île Buldir et Near Islands à l'Ouest, et Amchitka Pass et les îles Andreanof à l'Est.

Les plus grandes îles du groupe sont, d'Ouest en Est, Kiska, Little Kiska, Segula, Rat ou Kryssei, Khvostof, Davidof, Little Sitkin, Amchitka et Semisopochnoi . La superficie totale des îles Rat est de 934.594 kilomètres carrés. Aucune de ces îles n'est habitée.

Le nom de Rat Islands est la traduction anglaise du nom donné aux îles par le capitaine Fyodor Petrovitch Litke en 1827 quand il a visité les îles Aléoutiennes lors d'un voyage à travers le monde. Les îles sont nommées ainsi parce que les rats ont dominé Rat Island depuis environ 1780, suite au naufrage d'un navire japonais. En 2009, l'île a été considérée comme libre de tout rat.

Elles sont situées à la limite des plaques tectoniques de l'océan Pacifique et de l'Amérique du Nord, un zone très sismique En 1965, il s'y est produit un tremblement de terre majeur de magnitude de 8,7.

L'Archipel de Rat est inclus dans l'Alaska Maritime National Wildlife Refuge souvent abrégé en Alaska maritime ou AMNWR. Le refuge s'étend du Cap Lisburne, mer Chukchi Sea, à la pointe des îles Aléoutiennes à l'ouest et à l'île Forrester dans le sud de l'Alaska Panhandle à l'est.

Le refuge a diverses formes de relief et de terrains, y compris la toundra, la forêt tropicale, des falaises, des volcans, des plages, des lacs et des ruisseaux. Alaska Maritime National Wildlife Refuge est bien connu pour son abondance en oiseaux marins, soit environ 75% des oiseaux marins natifs en Alaska, 15 à 30 millions parmi les 55 espèces

AMNWR fournit également un habitat de nidification à environ 40 millions d'oiseaux de mer, ce qui représente 80 % de tous les oiseaux de mer de l'Amérique du Nord . Les oiseaux se rassemblent dans les « villes d'oiseau », ou colonies, le long de la côte. Chaque espèce a un site spécialisé de nidification, - corniche rocheuse, crevasse, gravats Boulder, Pinnacle, ou terrier -. D'autres animaux sont présents dans le parc tels les lions de mer, les phoques, les morses, les baleines et les loutres de mer .

Depuis 15 h 48, Temps Universel, 07 h 48 heure locale, une véritable crise sismique s'abat sur la région de l'Archipel de Rat et les îles Aléoutiennes.

Une première secousse de magnitude 4.9, d'hypocentre localisé latitude 51.09° Nord et longitude 178.71° Est, et d'épicentre situé à 40 kilomètres au Sud d' Amchitka, a vite été suivie

d'une seconde, à 15 h 53 Temps Universel, de magnitude 4.3 ;

d'une troisième, à 16 h 21 Temps Universel, de magnitude 4.4 ;

d'une quatrième, à 17 h 46 Temps Universel, de magnitude 4.9 :

d'une cinquième, à 18 h 15 Temps Universel, de magnitude 5.3 ;

et d'une sixième, à 18 h 25 Temps Universel, de magnitude 4.8,

ces secousses à répétition déclenchant toute une kyrielle de raz de marée mettant en grand danger les populations d'oiseaux qui y nidifient et la survie de certaines espèces en voie de disparition. De surcroît, elles ont eu, pour effet, la réactivation du volcanisme et plusieurs volcans sont entrés en activité et émettent des panaches de fumées et de cendres.

24 mars 2010

La plaque anatolienne aux prises avec une crise sismique : une secousse de magnitude 5.0 frappe à nouveau la Turquie

Une secousse sismique de magnitude 5.0 sur l'échelle ouverte de Richter, vient de frapper la Turquie Orientale, ce 24 Mai 2010, à 14 h 11 Temps Universel, 16 h 11 Heure locale. Son épicentre, localisé latitude 38.786° Nord, longitude 40.211° Est, se trouve 18 kilomètres au Nord-Est d'Aricak, à 25 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Bingol, à 85 kilomètres à l'Est d'Elazig, 86 kilomètres au Nord de Diyarbakir et à 95 kilomètres au Nord de Diyarbakir. Son hypocentre se situe à 18,7 kilomètres de profondeur.

Depuis plus de quinze jours cette région est durement éprouvée, plus de 30 séismes de magnitude supérieure à 3.5, par la multiplicité des secousses sismiques qui se produisent le long des failles Sud et Nord-anatoliennes et qui génèrent une véritable crise sismique sur et autour de la micro-plaque lithosphérique anatolienne.

Toutes les constructions étant durement éprouvées, il est à prévoir de gros dégâts dans les bâtis et parmi les populations en situation plus que précaire.


Historique des aléas régionaux :


Avril 1458, magnitude 7.6

8 Novembre 1458, magnitude 6.9

Mars 1481, magnitude 7.7

1482, magnitude 7.0

17 Juin 1584, magnitude 6.6

1660, magnitude 6.5

27 Janvier 1705, magnitude 6.7

18 Juillet 1784, magnitude 7.6

29 Mai 1789, magnitude 7.0

21 Mai 1859, magnitude 6,9

2 Juin 1859, magnitude 6.4

20 Juin 1866, magnitude 6.8

27 Mars 1875, magnitude 6.7

7 Juin 1881, magnitude 8.7

3 Avril 1891, magnitude 5.5

2 Mars 1893, magnitude 7.1


Un berf aperçu de la crise sismique qui affecte la plaque anatolienne, et ses abords immédiats, au cours des dernières 36 heures :


24 Mars 2010 16:33:44 GMT // Magnitude 2.7 Turquie Orientale

24 Mars 2010 16:17:32 GMT // Magnitude 3.1 Mer Égée

24 Mars 2010 15:13:48 GMT // Magnitude 2.5 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 15:05:15 GMT // Magnitude 2.7 Turquie Orientale

24 Mars 2010 14:11:34 GMT // Magnitude 5.0 Turquie Orientale

24 Mars 2010 13:46:35 GMT // Magnitude 2.7 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 12:14:39 GMT // Magnitude 2.6 Turquie Orientale

24 Mars 2010 10:54:51 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Centrale

24 Mars 2010 10:26:46 GMT // Magnitude 2.5 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 10:13:39 GMT // Magnitude 2.4 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 10:03:39 GMT // Magnitude 2.5 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 09:23:39 GMT // Magnitude 3.0 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 08:52:32 GMT // Magnitude 2.9 Turquie Orientale

24 Mars 2010 07:14:56 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 06:47:01 GMT // Magnitude 2.0 Macédoine

24 Mars 2010 04:39:30 GMT // Magnitude 2.8 Mer Égée

24 Mars 2010 03:49:03 GMT // Magnitude 2.9 Turquie Orientale

24 Mars 2010 03:37:23 GMT // Magnitude 2.6 Grèce

24 Mars 2010 01:46:03 GMT // Magnitude 3.4 Bosnie-Herzégovine

24 Mars 2010 01:14:20 GMT // Magnitude 2.6 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 00:47:04 GMT // Magnitude 2.7 Chypre

24 Mars 2010 00:37:52 GMT // Magnitude 3.1 Turquie Occidentale

24 Mars 2010 00:22:25 GMT // Magnitude 2.7 Turquie Occidentale


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23 Mars 2010 23:58:09 GMT // Magnitude 3.2 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 23:32:29 GMT // Magnitude 2.4 Bulgarie

23 Mars 2010 23:06:16 GMT // Magnitude 2.6 Albanie

23 Mars 2010 20:41:53 GMT // Magnitude 2.8 Grèce

23 Mars 2010 19:33:14 GMT // Magnitude 4.2 Turquie Orientale

23 Mars 2010 19:22:48 GMT // Magnitude 3.0 Région frontalière Turquie-Syrie

23 Mars 2010 19:02:24 GMT // Magnitude 3.1 Mer Méditerranée Orientale

23 Mars 2010 17:31:52 GMT // Magnitude 3.0 Turquie Orientale

23 Mars 2010 15:48:15 GMT // Magnitude 2.6 Turquie Orientale

23 Mars 2010 15:38:07 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 15:32:35 GMT // Magnitude 2.4 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 15:19:45 GMT // Magnitude 2.6 Grèce

23 Mars 2010 15:17:00 GMT // Magnitude 2.5 Turquie Centrale

23 Mars 2010 15:06:44 GMT // Magnitude 2.4 Bulgarie

23 Mars 2010 14:46:05 GMT // Magnitude 2.9 Grèce

23 Mars 2010 14:41:02 GMT // Magnitude 3.0 Grèce

23 Mars 2010 13:49:25 GMT // Magnitude 2.6 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 13:39:36 GMT // Magnitude 2.1 Mer Noire

23 Mars 2010 13:27:56 GMT // Magnitude 2.1 Mer Noire

23 Mars 2010 13:24:44 GMT // Magnitude 2.2 Mer Noire

23 Mars 2010 12:35:36 GMT // Magnitude 2.9 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 11:27:45 GMT // Magnitude 2.8 Turquie centrale

23 Mars 2010 11:11:00 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Orientale

23 Mars 2010 11:03:06 GMT // Magnitude 2.8 Mer Égée

23 Mars 2010 10:59:28 GMT // Magnitude 3.2 Turquie Orientale

23 Mars 2010 09:08:13 GMT // Magnitude 2.9 Région frontalière Turquie-Syrie

23 Mars 2010 08:56:47 GMT // Magnitude 3.2 Macédoine

23 Mars 2010 08:25:02 GMT // Magnitude 2.8 Turquie orientale

23 Mars 2010 08:10:30 GMT // Magnitude 2.9 Turquie Centrale

23 Mars 2010 07:59:27 GMT // Magnitude 3.5 Turquie Centrale

23 Mars 2010 06:54:51 GMT // Magnitude 3.7 Grèce

23 Mars 2010 06:50:42 GMT // Magnitude 2.8 Grèce

23 Mars 2010 06:12:52 GMT // Magnitude 2.8 Grèce

23 Mars 2010 06:12:52 GMT // Magnitude 2.8 Grèce

23 Mars 2010 05:12:36 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Occidentale

23 Mars 2010 04:18:57 GMT // Magnitude 2.8 Turquie Orientale

23 Mars 2010 02:57:26 GMT // Magnitude 3.2 Turquie Orientale

23 Mars 2010 02:20:25 GMT // Magnitude 3.6 Iran Central

Après une crise sismique, le volcan islandais Eyjafjöll rentre en éruption le 21 Mars 2010

Situé au Sud de l'Islande, sur la dorsale océanique et culminant à 1.666 mètres d'altitude, L'Eyjafjöll, également nommé Eyafjalla, est un volcan d'Islande recouvert par l'Eyjafjallajökull, une petite calotte glaciaire de 78 kilomètres carrés de superficie. Par métonymie, Eyjafjallajökull désigne tout aussi bien le volcan que le glacier qui le recouvre. Son dynamisme éruptif est effusif à strombolien, et fissural.


L'Islande, interaction point chaud et dorsale.


L'Islande représente une émersion de la dorsale médio-atlantique longue de 15 000 kilomètres et d’une altitude moyenne de 1500 m, reposant sur des fonds de -4000 mètres,normalement sous-marine, dont l'axe est matérialisé par le rift islandais. Un récent épisode d’activité de ce rift s’est produit entre 1975 et 1984 dans la région de Krafla, avec la mise en place de coulées basaltiques et une extension mesurée de 9 mètres. Cette partie émergée est l'apex d'une vaste anomalie topographique de la lithosphère car la ride de Reykjanes remonte de -3000 mètres jusqu'au rift islandais.

Cette anomalie topographique est l'expression en surface d'une anomalie de vitesse identifiée jusqu'à 2.800 kilomètres de profondeur. Cette anomalie de vitesse est interprétée comme la remontée d'un panache, à l’état solide plus chaud de quelques centaines de degrés Celsius que le manteau environnant, de manteau profond à l’origine du point chaud islandais, ce panache provoquant le bombement de la lithosphère, en surface, sur plus de 1000 kilomètres de diamètre.


Les rift de Reykjanes et d’Islande du Nord.


La partie nord de la dorsale atlantique marque la limite où s’écartent les plaques tectoniques Eurasie et Amérique du Nord, environ 2,5 centimètres par an, dans la direction Est-Ouest. Située au niveau de la dorsale, l’Islande permet donc d’en observer les caractéristiques morphologiques et géologiques « à l’air libre », notamment des fissures en écartement et un volcanisme important. À l’axe de la dorsale émergée, l’écartement crée une zone d’effondrement qualifiée de rift.

Cette zone, communément dénommée zone néo-volcanique ou axiale, couvre environ 26 000 kilomètres carrés, soit un quart de la superficie de l’île. Elle se trouve à la jonction entre la ride de Reykjanes au sud-ouest de l’île et celle de Kolbeinsey au Nord-Ouest.

La zone active du rift n’est donc pas linéaire, et elle se dédouble en deux branches au centre de l’île : la zone du rift de Reykjanes vers le Sud-Ouest, et la zone du rift d’Islande du Nord vers le Nord-Ouest. Sa largeur varie de 120 à 250 kilomètres du Nord au Sud.

S'éloignant de l'axe central de la dorsale, tant vers l’Est que vers l’Ouest, les formations volcaniques en sont de plus en plus anciennes. Ainsi, comme de part et d’autre des dorsales sous-marines, il se retrouve une répartition des âges en bandes parallèles à la zone axiale.

Le mouvement d’écartement des plaques contribue à la formation graduelle de longues fissures, - les grabens -, bordées de failles normales parallèles et d’éruptions magmatiques fissurales, accompagnées de séismes. Depuis l'an 900, 130 éruptions ont été décrites, soit une éruption tous les 4 à 6 ans.

La zone de rift de Reykjanes a connu, au cours de la dernière décennie, plusieurs épisodes de rifting accompagnés de nombreux séismes, les plus violents remontant à 1789, mais pas d’épisode éruptif. La zone de Thingvellir montre un long graben, - fossé d’effondrement -, de direction Nord-Est/Sud-Ouest, bordé par un réseau de failles normales. Le taux d’ouverture y est faible, environ 3 millimètres par an, comparé au taux de 21 millimètres par an mesuré, plus au Sud, dans la péninsule de Reykjanes.

Quelques kilomètres plus au Nord, la zone géothermique de Geysir, présente de remarquables manifestations hydrothermales : sources chaudes, évents de vapeur et surtout des geysers, - « jaillir » en islandais -, qui ont donné son nom à cette région.

La zone de rift d’Islande du Nord est actuellement plus active. La région du Krafla a connu une longue période d’éruption de 1975 à 1984 alors qu’elle n’avait plus connu d’activité sismique et éruptive depuis 250 ans. Au cours de cette période se sont formés d’importants ensembles de failles et de fissures ouvertes, parfois accompagnées de volcanisme fissural. Entre 1975 à 1984, l’écartement cumulé fut de l’ordre de 8 mètres.


Le volcan Eyjafjöll.


L'Eyjafjöll est un stratovolcan localisé au sud de l'Islande, à environ 130 kilomètres au sud-est de la capitale Reykyavik, et juste à l'ouest du glacier Mýrdalsjökull. Il s'agit d'un stratovolcan dont la composition des roches va des basaltes aux andésites. Coiffé d'une caldeira de 2500 mètres de large, les volcanologues le considèrent comme l'un des volcans les moins actifs de l'est de l'Islande. Seules trois éruptions historiques ont été rapportées,en 550, en 1612 et 1821-1823. Sa forme,fortement allongée selon un axe est-ouest, pourrait être être liée à sa proximité immédiate avec la « South Iceland Sismic Zone », zone de fracturation majeure en Islande qui connecte les deux rifts principaux, - Rift Ouest et Rift Est -, qui découpent l'île. Le volcan se trouve, en effet, à l'aplomb où le Rift Est Islandais croise la « South Icelanc Sismic Zone ». Du fait de la présence d'un glacier sur le sommet de l'édifice, l'Eyjafjallajökull, est l'un des risques majeurs que fait courir ce volcan.

Seules trois éruptions de l'Eyjafjöll sont connues. La première aurait eu lieu, suivant la technique de datation « Tephrochronologie », vers l'an 550, mais les caractéristiques éruptives en restent toujours inconnues. La seconde, explosive et d'index volcanique d'explosivité 2, se déroula en 1612. Elle émit, en volume estimé, un million de mètres cubes de tephras. Bien que les documents archives renseignent surtout sur son voisin, les indices recueillis permettent de croire qu'elle fut commune avec l'éruption de Katla tout proche. La troisième, quant à elle, fissurale, sous-glaciaire et explosive, d'index volcanique d'explosivité 2, se produisit du 19 décembre 1821 au 1er janvier 1823. L'émission des quatre millions de mètres cubes de tephras eu lieu au sommet du volcan, sous la calotte glaciaire, au cours d'explosions d'indice d'explosivité volcanique de 2. L'éruption de l'Eyjafjöll cessa lorsque le volcan Katla rentra, à son tour, en éruption.

La plupart des éruptions de l'Eyjafjöll sont de type fissurales et se produisent préférentiellement sur ses flancs Est et Ouest du volcan, notamment aux bouches éruptives de Hamragardahraun, Hofdahraun, Irahraun, Midskalarheidahraun, Raudahraun et Skerjahraun.

Le sandur de l'Eyjafjöll, une plaine s'étendant à ses pieds jusqu'à l'océan Atlantique, s'est construit par le dépôt successif de matériaux, notamment de hyaloclastites, charriés par des inondations provoquées par les différentes éruptions sous-glaciaires de l'Eyjafjöll et du Katla.


Le volcan Katla


Le volcan Katla, 1.450 mètres d'altitude, a la réputation d'être un des volcans les plus dangereux d'Islande. La montagne est cachée sous le glacier Myrdalsjökull dans le Sud de l'île.

Les éruptions de ce volcan central ont lieu tous les 40 à 80 ans. Elles sont difficiles à prévoir. La dernière éruption date de l'année 1918. Les cratères de Laki et la gorge Eldgjá appartiennent au même système volcanique. De fait, il s'agit là d'un des volcans les plus puissants du monde.

Avant la construction du Hringvegur, - la Route Nationale N° 1 -, nulle âme humaine, ayant déjà fait souvent l'expérience des jökulhlaup, des inondations catastrophiques par des grandes masses d'eau se précipitant en direction de la mer. n'aimait à traverser les plaines noires s'étirant au pied du volcan.


L'éruption du volcan Eyjafjöll du Mars 2010


Entre le 3 et le 5 Mars 2010, une véritable crise sismique déclenche de puissants séismes et des grondements sourds. Environ 3.000 tremblements de terre sont enregistrés à l'aplomb du volcan l'Eyjafjöll.

L'éruption débute le 20 mars peu avant minuit. L'état d'urgence est, lors, déclaré dans le Sud de l'Islande et les habitants du village de Fljótshlíð sont évacués en raison du risque d'inondation. Après des projections de cendres, le panache étant visible jusqu'aux îles Vestmann, la lave, s'échappant d'une fissure d'un kilomètre de longueur environ, fait son apparition à Fimmvörðuháls, entre l'Eyjafjallajökull et le Mýrdalsjökull.

Le volcan est recouvert par la calotte glaciaire Eyjafjallajökull, il s'agit d'une éruption fissurale de type sous-glaciaire. Dans ces conditions, si une importante masse de glace fond, l'eau accumulée sous le glacier menace d'être violemment libérée à la surface et de provoquer un jökulhlaup, - des inondations et des coulées de boues – car l''Eyjafjöll est situé dans le sud de l'Islande, encadré au sud par l'océan Atlantique, au nord par la vallée de Þórsmörk et à l'est par la calotte glaciaire de Mýrdalsjökull recouvrant plusieurs autres volcans dont le Katla

Par ailleurs, cette éruption de l'Eyjafjöll fait craindre une reprise de l'activité éruptive du Katla, volcan voisin de l'Eyjafjöll réputé comme « dangereux », les deux volcans étant considérés comme liés. « C'est une éruption plutôt petite et calme, mais nous craignons qu'elle ne déclenche l'éruption du volcan voisin, le Katla, […] un volcan vicieux qui pourrait provoquer des dégâts locaux et mondiaux », a ainsi expliqué Páll Einarsson, géophysicien à l'Université d'Islande.

 
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