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20 août 2015

Eruption Cotopaxi : Mystère autour d'une deuxième bouche éruptive

Eruption Cotopaxi : Mystère autour d'une deuxième bouche éruptive

Sur les images webcam du 19 Août, entre 23 et 24 h UTC, que nous transmet l'Instituto Geofisico
http://www.igepn.edu.ec/cotopaxi/camaras-cotopaxi
en date du Jueves 20 de Agosto de 2015 10:20 TL 
Thu, 20 Aug 2015 08:20:04 GMT
Cámara Sincholagua

celles-ci semblent confirmer les photographies du 17 Août publiées par Le Parisien le 18 Août

https://www.facebook.com/raymond.matabosch/posts/10206979148857728?notif_t=like

 

Trois captures d'écran :
- :23 h 31' 46" UTC

Capture 01.jpg

Capture 2.jpg

- 23 h 41' 36" UTC

Capture 3.jpg

- 23 h 46' 50" UTC

Capture01.jpg

Capture03.jpg

Il apparaît toujours un panache vers 3.000/3.300 mètres d'altitude sur le flanc du Cotopaxi

C'est un mystère...d'autant que ni l'Instituto Geofisico, ni le Ministerio de Coordinación de Seguridad, n'en font état dans leurs bulletins journaliers très laconiques,qui ne permettent pas de se prononcer sur la véracité de l'interrogation : Nuage ou panache... ?

11:03 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cotopaxi, éruption, equateur, bouches-éruptives | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27 février 2012

Le Tungurahua, volcan équatorien.

Tungurahua.jpg

link

par Raymond Matabosch

 

Le Tungurahua, - Tungurahua ou Tunguragua, de Tunguri, gorge, et rahua, feu, « Gorge de Feu » -, culminant à une altitude de 5.023 mètres au-dessus du niveau de la mer, est un stratovolcan andesitico-dacitique actif, un cône très pentu, - pentes à 30 et 35% -, de 14 kilomètres de diamètre basal, dominant de plus de 3.000 mètres la vallée à ses pieds septentrionaux, se situant dans le Cordillère Royale Andine, en Équateur, à 140 kilomètres au Sud de la capitale Quito. Des sommets notables, comme le Chimborazo, 6.267 mètres et l'Altar, 5.319 mètres, l'encadrent...

21:08 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le tungurahua, volcan, equateur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16 décembre 2010

Activité volcanique en Équateur : Le stratovolcan Tunguruhua. Risque d'éruption paroxismale.

Le jeudi 12 Août 2010, à 11 h 54, Temps Universel, 06 h 54 Heure Locale, un séisme de Magnitude du Moment 7.1 avait frappé au cœur de la jungle amazonienne et avait secoué, durant environ 40 secondes, l’Équateur et le Pérou. Son hypocentre avait été déterminé à 200 kilomètres de profondeur par le Centre sismologique Euro-Méditerranéen et à 211 kilomètres de profondeur par l'U.S. Geological Survey.


Le 14 août 2010, publiant un article relatant ce tremblement de terre, », « Un séisme 7.1 de magnitude dans la Cordillère Royale Andine, le 12 Août 2010 : Recrudescence prévisible du volcanisme en Équateur dès la Mi-Novembre », en explicitant les raisons plausibles, j'avais ainsi conclu : « Au plan sismique, se produisant dans les entrailles profondes des arcs et des cordillères volcaniques, ils agissent tels des moteurs enclenchant, dans les 3 à 6 mois, suivant la secousse, soit une recrudescence dans l'activité d'un volcan, soit une reprise d'activité dans les édifices en repos ou en sommeil. Aussi est-il à penser que des cônes volcaniques, tels le Sangay, le Tunguruhua, l'Amboto, le Cotopaxi, le Sumaco,... ou le Reventador, voire autres moins connus, dans la Cordillère Royale Andine, ne connaissent des regains d'activé ou ne rentrent en éruption après de longs mois ou de longues années de mise en sommeil, à partir de la mi-Novembre 2010. »


Le volcanisme en Equateur d'Août 2010 à Octobre : État des lieux.


Si dès le 30 Août, le VAAC de Washington signalait qu'une plume de cendre était observée, par un pilote, près du stratovolcan Reventador, il n'en paraissait pas en advenir que cette reprise d'activité du volcan puisse être consécutive à l'éruption volcanique. Deux raisons à cela : Pour la première, le 27 Juillet 2010, le volcan était entré en éruption, une succession d'explosions éruptives, de type « stromboliennes » sous forme de fontaines de lave, avec nuages de cendre, téphras et lahars, Indice d'Explosivité Volcanique, VEI 2, et, après une petite période de calme relatif, en Juin et Juillet, son activité se ré-intensifiait ; et, pour la seconde, dans l'arc volcanique andin péruvien, la montée du magma s'effectuant à une vitesse d'environ 2,3 kilomètres par jour, la profondeur de l'hypocentre voisinant les 200 à 210 kilomètres, l'arrivée de la lave, dans le cratère sommital, se calcule dans une durée d'une centaine de jours, soit plus ou moins 3 mois... il ne peut que s'admettre que le séisme du 12 Août ait commis quelques remous mineurs dans la colonne lavique du Reventador qui avait repris un peu de vigueur éruptive, avec présence de nuages de cendres, dès le 30 Août.



Le même constat peut être dressé pour le stratovolcan Sangay en éruption permanente, entrecoupée de quelques brèves pauses de deux à trois mois au plus, depuis le 08 Août 1934, se caractérisant pas une succession d'éruptions explosives, phréatiques et stromboliennes, dans le cratère central et évents latéraux, des éruptions consécutives à une large fissure radiale, des coulées de lave, et, générant des écoulements pyroclastiques, des extrusions vulcaniennes de petits dômes de lave, dans le cratère, ayant provoqué des évacuations et morts d'hommes, scientifiques et autres, comme en Août 1976, qui s'étaient aventurés dans l'ascension du volcan.


Le volcanisme en Equateur en Novembre 2010 : État des lieux.


Si l'activité du stratovolcan Reventador monte en puissance depuis le courant du mois d'Octobre, avec des présences de plus en plus conséquentes de nuages de cendre s'élevant à une altitude d'au moins 4,6 kilomètres, et de coulées de laves épisodiques ;


Si l'activité du stratovolcan Sangay est tout autant en recrudescence avec la constatation d'anomalies thermiques et de nuages de vapeur, de gaz et de cendres, répétitifs ;

Un troisième édifice volcanique, le stratovolcan Tungurahua, d'après un rapport dressé par l'Air Force Weather Agency, - AFWA -, suivant une observations de l'un de ses pilotes, et d'après des analyses d'images satellite effectuées par le VAAC de Washington, est entré en éruption le 22 Novembre. Un nuage de cendre s'est élevé à une altitude de 7,6 kilomètres, s'est déporté, dans une direction Sud-Ouest, sur une distance initiale de 37 kilomètres et a dérivé, dans un azimut Sud-Ouest du volcan, à plus de 230 Kilomètres. De nouvelles émissions de cendres ont été émises le 23 Novembre et ont atteint une altitude de 7,0 kilomètres. Les images satellite ont montré que la plume de cendre, s'est déportée plein Sud, à plus de 150 kilomètres du bâti vulcanien. Tout laisse à penser qu'une ou plusieurs explosions volcaniques se sont produites.


Le stratovolcan équatorien Tungurahua, haut de 5.029 mètres, situé à 135 kilomètres au sud de la capitale Quito est coutumier des éruptions explosives, phréatiques et stromboliennes, Indice d'Explosivité Volcanique, VEI 3 ou 4, émanant de son cratère central, avec des coulées pyroclastiques, des coulées de lave, des lahars causant de gros dégâts dans les propriétés, morts d'hommes et entraînant généralement des évacuations. Sa précédente crise volcanique s'est déroulée du 05 Octobre 1999 au 08 Juillet 2009 et est resté, excepté une saute d'humeur le 29 mai 2010, - une grande explosion due à une accumulation de gaz et provoquant des projections de lave et de cendres dépassant les 10.000 mètres d'altitude -, dans un calme très relatif depuis.

Avec la rentrée en éruption du Tungurahua, se pose la question de savoir si d'autres édifices vulcaniens de l'arc volcanique équatorien, dans la Cordillère Royale Andine, tels l'Amboto, le Cotopaxi, le Sumaco,... ou autres moins connus, conséquemment au séisme du 12 Août 2010, « se réveilleront » dans les jours ou semaines à venir.


Le stratovolcan Tunguruhua. Son contexte.


 

Code 1502-08

Localisation : Latitude 1.467° Sud à 1.281° Sud,

et Longitude 78.442° Ouest à 78.263° Ouest,

Stratovolcan, altitude 5.023 mètres,

Cordillère Royale Andine, Équateur.


Le Tungurahua, - Tunguruhua ou Tunguragua, de Tunguri, gorge, et rahua, feu, « Gorge de Feu » -, culminant à une altitude de 5.023 mètres au-dessus du niveau de la mer, est un stratovolcan andesitico-dacitique actif, un cône très pentu, - pentes à 30 et 35° -, de 14 kilomètres de diamètre basal, dominant de plus de 3.000 mètres la vallée à ses pieds septentrionaux, se situant dans le Cordillère Royale Andine, en Équateur, à 140 kilomètres au Sud de la capitale Quito. Des sommets notables, comme le Chimborazo, 6.267 mètres et l'Altar, 5.319 mètres, l'encadrent L'édifice volcanique se dresse au-dessus de la petite cité thermale de Baños de Benasque, 20.000 habitants, implantée sur son flanc Nord, à 5 kilomètres, dans le cadre exceptionnel d'un cirque montagneux, en bordure du fleuve Pastaza. D'autres villes, plus importantes, sont proches : San Juan de Ambato connu comme « Ville des Fleurs et des Fruits », « Cuña de les Tres Juanes », « Ville Cosmopolite » et « Jardin du l'Équateur », 225.000 habitants, 30 kilomètres au Nord-Ouest, et Riobamba, 135.000 habitants, 30 kilomètres au Sud-Ouest.

Du haut de ses 5.023 mètres, le cratère sommital du Tungurahua dépasse, environ 4.900 mètres à cette latitude 1.4° Sud et 1.2° Sud, l'altitude des neiges éternelles. Son sommet est donc recouvert d'un manteau neigeux et, de surcroît, il est l'hôte d'un petit glacier qui souffre de l'augmentation de l'activité volcanique depuis 1999.


Culture et légende autour du Tungurahua.


Au Pérou, les autochtones, de culture kichwa(1), surnomment, affectueusement et religieusement, le volcan « Mama Tungurahua », - la Mère Tungurahua -, et tiennent la même considération pour son congénère voisin, le Chimborazo, adulé comme le père, le « Taita Chimborazo ».

Selon une légende inca, « le Taita Chimborazo et le Cotopaxi étaient des prétendants de la belle Tungurahua. Le Cotopaxi, très belliqueux, cherchait sans cesse querelle au Chimborazo qui, un jour, s'étant mis en colère, provoqua en duel son rival. Il sortit vainqueur du combat et obtint le cœur de la belle Tungurahua. Ils eurent, ensemble, le Guagua Pichincha, le bébé Pichincha qui hérita de la vaillance et de la puissance de son père, démontra sa force et provoqua l'ire de sa mère. La belle Tungurahua devint une furie incontrôlable, le restant toujours ».


Contexte géodynamique du volcanisme quaternaire équatorien.


L'arc volcanique équatorien est partie intégrante de la Zone Volcanique Nord des Andes qui s'étend depuis la latitude 5° Nord, - Volcan Cerro Bravo, en Colombie -, .jusqu'à la latitude 2° Sud, - Volcan Sangay, en Équateur -. Au Sud de cette latitude, le volcanisme actif, ne reprenant que dans la Région d'Arequipa, au Pérou, y est totalement absent. C'est arc volcanique est le résultat de la subduction de la Plaque océanique Nazca sous la Plaque continentale Amérique du Sud-Américaine et les microplaques Altiplano et Andes du Nord.

La croûte océanique de la Plaque Nazca subductante, depuis 12 à 20 Millions d'années, est porteuse de la Cordillère sous-marine de Carnegie constituée des produits volcaniques de l'activité du point chaud des Galápagos sur la plaque Nazca et subductant, depuis au moins 6 Millions d'années, sous la Plaque tectonique Sud-américaine.

L'arc volcanique équatorien se développe, dans sa majeure partie, face à la dite Cordillère, sur une largeur supérieure en sa zone septentrionale, - 100 à120 kilomètres -, alors que dans la zone colombienne, la dite Cordillère n'existant pas, cette largeur n'est que de 30 à 50 kilomètres. Ainsi, alors qu'en Colombie l'arc volcanique n'est constitué que d'un seul alignement de volcans, au niveau de l'Équateur, et particulièrement face à la Cordillère de Carnegie, quatre alignements d'édifices volcaniques, parallèles, s'inscrivent dans les structures du soubassement andin : la Cordillère Occidentale, la Vallée Inter-andine, la Cordillère Royale, - hôte des stratovolcans Tungurahua et Sangay -, et la zone Sub-andine Orientale, - portant le stratovolcan Reventador -, parallèle à la faille de chevauchement.


La Cordillère Royale Andine, hôte du stratovolcan Tungurahua.


À l'Est de la dépression Inter-andine et tout du long de la Cordillère Royale, se situe le troisième alignement de stratovolcans. À la différence de la Cordillère Occidentale où les volcans s'y définissent par la rectitude de leurs centres d'émission et par leur espacement régulier, les édifices volcaniques, dans la Cordillère Royale, sont, sans aucune organisation, dispersés sur une distance de 350 kilomètres et une amplitude d'environ 50 kilomètres. Leur direction est sub-parallèle à ceux implantés sur l'alignement volcanique de la Cordillère Occidentale. Les principaux volcans caractéristiques de cette chaîne sont, du Nord au Sud, Le Soche, le Cayambe, le Pambamarca, la Caldeira de Chacana, l'Antisana, le Sincholagua, le Cotopaxi, le complexe Chaloupes-Sincholagua, le Tungurahua, l'Altar et le Sangay. Le Reventador, bien que d'appartenance inclusive à la zone sub-andine, par sa pétrographie et sa géochimie, est généralement associé au volcanisme de la Cordillère Royale.

La pétrographie des laves, andésites basiques calco-alcalines, andésites riches en phénocristaux de feldspaths plagioclase et de minéraux ferromagnésiens, et minoritairement dacitiques, exclusivement d'âge final du Pléistocène Supérieur et Holocène, de ces stratovolcans, est assez uniforme. Les laves récentes, majoritairement dacítiques, des volcans Cayambe et Soche, constituent une exception. En outre, le Cayambe présente une évolution similaire à celle des volcans de la Cordillère Occidentale, originellement andesitico-expansif avec le Proto-Cayambe, se transformant, caractéristique de la croissance et de la destruction des dômes, en écoulements dacítiques. Enfin, l'existence de deux grands systèmes magmatiques, les caldeiras du complexe Chacana-Chaloupes, caractérisés par une importante activité riolítique mérite une attention spéciale, une évolution pouvant s'avérer indicatrice d'une mutation notoire dans le volcanisme de la Cordillère Royale.

L'érection des édifices volcaniques de cette cordillère s'est produite au cours du Pléistocène Moyen, - 780.000 à 130.000 ans -, voire vers fin du Pléistocène inférieur, au moment de la glaciation de Gunz, - 1.2 Millions d'années à 700.000 ans -, le Nebraskéen dans les régions du Middle West. Au cours des temps, tous ont souffert d'effondrements répétés et d'étapes d'érosion intense qui ont causé de la destruction totale ou partielle des cônes. Subséquemment, la reprise d'activité volcanique a réédifié de nouveaux bâtis. Dans cette chaîne volcanique, le Cotopaxi, le Tungurahua, l'Antisana, le Sangay et vraisemblablement le Cayambe ont une activité s'inscrivant dans les temps dits historiques, - de l'Antiquité à nos jours -, et, tout particulièrement depuis 1532. D'autre part, les datations au radiocarbone permettent d'établir que les cônes « jeunes » du Cotopaxi, du Tungurahua, du Cayambe, du Sangay et, probablement, de l'Antisana ont tous été construits durant l'Holocène.

Étant considérée la fréquence de leurs épisodes éruptifs,- 31 pour le Tungurahua, 78 pour le Cotopaxi en sommeil depuis le 19 Février 1942 et 22 pour le Cayambe en sommeil depuis Mars 1786, lors de quatre derniers millénaires ; 3 pour l'Antisana en sommeil depuis Mai 1802 ; et 3, dont le dernier du 08 Août 1934 et toujours en cours en Novembre 2010, pour le Sangay depuis 1628 -, la hauteur des stratovolcans et la présence d'une calotte glaciaire, les édifices volcaniques inclusifs dans cette cordillère présentent de conséquents dangers lors de futures éruptions si celles-ci consistaient en des coulées de lave, des coulées pyroclastiques, des chutes de cendre, de catastrophiques lahars et vraisemblablement, en cas d'extrusion des dômes ou d'une partie ou de la totalité de leurs cônes, des avalanches de matériaux volcaniques


Formation et historique du stratovolcan Tungurahua : Le Proto-Tungurahua.


Au cours de son évolution géologique, depuis le Pléistocène Moyen, - 780.000 à 130.000 ans -, ou fin du Pléistocène inférieur, au Nebraskéen pour les Amériques ou Glaciation de Gunz pour les Alpes, - 1.2 Millions d'années à 700.000 ans -, aux jours présents, le Tungurahua, posé sur une assise de roches métamorphiques, a connu, de façon séquentielle, au moins trois phases d'édification, présentement les seules déterminées, interrompues, pour les deux premières par des effondrements majeurs,

Ce fut, dans un premier temps, entre 1 Million d'années et 750.000 ans, l'érection du Proto-Tungurahua, référencé, par les scientifiques, Tungurahua I. Les diverse études programmées, et les résultats obtenus, n'en permettent pas encore d'en connaître ni son historique ni ses activités. Les seuls points connus sont que cet édifice s'est érigé sur les soubassements métamorphiques de la Cordillère Royale Andine et ne transparait qu'au travers des grandes surfaces inclinées, en son Nord, que sont le Runtún et le Pandoa, et des coulées de laves qui se déterminent sur les flancs, en sa partie orientale, de l'actuel édifice. Les épandages du Runtún et du Pondoa sont entaillés par de larges et profondes vallées, - les Vallées de Vazcún et d'UIba -, et, par les stratigraphies réalisées sur les aplombs qui corsètent ces cours d'eau, il s'y constate un empilement de coulées de laves andésitique basique à andésitique d'une épaisseur approximative de 400 mètres.

Le Proto-Tungurahua, ou Tungurahua I était un stratovolcan andésítique de 14 kilomètres de diamètre, lors d'au moins une explosion paroxysmale, voire colossale, qui avait déclenché au minimum un effondrement sectoriel, donnant naissance à une caldeira, et des avalanches de matériaux volcanique. L'édifice fut plus ou moins détruit et acheva son activité suite à un important épisode volcanique plus siliceux, responsable de l'émission de laves dacítiques toujours présentes sur les versants pentues du Runtún et du Minsa. D'après deux datations radiométriques réalisées par Barberi, en 1988, il peut être estimé que cet édifice, bâtit par accumulation de matériaux volcaniques au cours d'éruptions successives, a été actif de 770.000 à 350.000 ans avant l'ère chrétienne. Mais il est aussi plausible que plusieurs épisodes paroxysmaux ou colossaux se soient déroulés durant ses 350.000 ans d'existence.


Formation et historique du stratovolcan Tungurahua : Le Tungurahua II.


Après une longue période de repos et une intense érosion, l'édifice volcanique érigeant un cône intermédiaire, le Tungurahua II, s'est réactivé vers 10.000 à 12.000 ans avant J.C. En regard des investigations récentes, ses ruines n'apparaissent, uniquement, qu'au travers d'une série de coulées de lave situées dans la partie supérieure du f1anc Sud, zone de l'évent Tiacos, du complexe Tungurahua. Cette unité constitue une séquence, d'environ 100 mètres d'épaisseur, de laves andésítiques recouvrant des coulées laviques du Proto-Tungurahua. Géomorphologiquement, cette période d'activité vulcanienne peut être antérieure à 11 ou 12.000 ans avant l'ère chrétienne car les écoulements de lave du Tungurahua II emplissent les paléo-vallées formées durant la dernière glaciation, glaciation Würn IV dans les Alpes, Wisconsin III aux Amériques, entre 31.000 et 12.000 ans ± 1.000 ans avant J.C.

Le Tungurahua II, a été partiellement détruit lors du dernier effondrement sectoriel provoqué par l'instabilité de son dôme de lave, l'intrusion d'une conséquente arrivée de magma dacítique dans l'édifice volcanique et une éruption explosive cataclysmique ou paroxysmale, vers 2995 ± 90 ans avant J.C, Cet épisode destructeur a produit, laissant une imposante caldeira, en forme de grand amphithéâtre facilement reconnaissable de nos jours, tout particulièrement sur le flanc Sud, un effondrement de matériaux volcaniques d'un volume approximatif de 8 kilomètres cube. L'avalanche, combinée à des lahars, a heurté les reliefs situés immédiatement à l'Ouest du cône et s'est étalée, couvrant une distance d'au moins 15 kilomètres et constituant les plaines de Cotaló et de Pillate, vers le Nord-Ouest, vallée de la rivières Patate, et le Sud-Ouest, vallée du Chambo. Cette vallée fut même obturée par un imposant dépôt de matériaux et entraînant la formation d'un lac de quelques 10 kilomètres de longueur. La rupture du barrage, des décennies après, a généré une nouvelle catastrophe dans un déferlement de boues emportant tout, à son passage, sur des centaines de kilomètres en aval.


Formation et historique du stratovolcan Tungurahua : Le Tungurahua III.


Après l'effondrement du Tungurahua II, dans la caldeira en forme de fer à cheval ouvrant sur l'Ouest de l'édifice volcanique chapeauté d'un glacier, le stratovolcan Tungurahua III, sans atteindre encore la taille du Tungurahua II à la fin de sa croissance, se développe progressivement. Son activité éruptive émanant, exclusivement, de son cratère sommital, reconstruisant le cône, lui a permis de retrouver une taille au moins égale à 50% de celle du Tungurahua II, avant son effondrement. Cette activité s'accompagne de fortes explosions et de panaches et nuages de gaz, de cendres et de téphras s'élevant à hautes et très hautes altitudes dans la stratosphère et dérivant sur de longues distances.

Ces éruptions explosives provoquent, quelquefois, des coulées pyroclastiques et des coulées de laves andésitiques basiques qui atteignent les régions peuplées implantées à la base du volcan. La dernière crise éruptive importante, commençant le 06 Octobre 1999 et s'achevant le 08 Juillet 2009, Indice d'explosivité VEI 3, avait entraîné l'évacuation temporaire de la ville Thermale de Baños de Benasque située, sur le flanc Nord, à moins de 7 kilomètres du cratère sommital. La dernière éruption majeure, Indice d'explosivité VEI 4, s'était déroulée du 03 Mars 1916 à courant 1918, se prolongeant avec une activité mineure ait continué jusqu'au 01 Décembre 1925.

Deux périodes de construction sont référencées dans l'histoire du Tungurahua III. De vers 2995 ± 90 ans avant J.C, - certains spécialistes supputant même 1400 avant J.C -, jusque vers l'an 700, tel en est pour la première, d'importantes extrusions de laves et de nombreuses coulées pyroclastiques se sont succédées. Durant cette période, restant essentiellement andésitique basique la composition du magma n'a pas évolué significativement. La seconde concerne les 1.300 dernières années passées. Les épisodes éruptifs majeurs se sont succédés à la fréquence d'un par siècle. Généralement, ces éruptions explosives, de type strombolien, génèrent des chutes de cendres et de lapillis, une forte activité pyroclastique et, en phase terminale, des coulées de lave, de composition hétérogène, -andésite et dacite -. Des bouchons laviques andésitiques basiques obstruent la colonne volcanique mettant un point final à la crise éruptive. Ce schéma cyclique a été observé lors des trois plus catastrophiques éruptions historiques, dans les années 1773, 1886 et 1916-1918.


Le 05 Octobre 1999, après une longue période de repos, le volcan a repris une procédure éruptive qui s'est achevée le 02 Août 2010. Elle a été ponctuée d'éruptions explosives majeures les 16 août 2006, 06 février 2008 et 28 mai 2010. La pause éruptive a été de courte durée, le stratovolcan Tungurahua III se réactivant le 22 Novembre en émettant, après une série de fortes explosions, des plumes roses qui se sont élevées à 7,6 kilomètres d'altitude.

Tous ces points référencés et explicités, en regard de son âge, - entre 2.300 et 3.400 ans d'activité -, et des considérations volumétriques attachées à l'édifice, il peut s'admettre que le taux de croissance annuel, du Tungurahua III, est d'environ 0,15 kilomètres cubes.


Le stratovolcan Tungurahua et le risque d'une éruption explosive paroxysmale, voire colossale.


L'effondrement sectoriel du bâti Tungurahua II et l'avalanche de matériaux volcaniques, les coulées pyroclastiques et les lahars qui en ont découlé, datés de vers 1.200 ans ± 100 ans avant J.C., par comptage du carbone 14 résiduel, - autrement dit datation par le radiocarbone ou datation par le carbone 14 -, ont laissé d'importants dépôts qui affleurent sur les flancs et le pourtour de l'édifice volcanique. De toute évidence, cet épisode paroxysmal a été provoqué par une éruption explosive, de type plinienne, ou sub-plinienne, d'une grande intensité, Indice d'Explosivité Volcanique VEI 5, et a produit des accumulations conséquentes de matières minérales vulcaniennes de deux types bien distincts.

Le premier type de dépôts correspond à des couches cendres, stratifiées et non stratifiées, croisées et lenticulaires, laissées par une nuée ardente, extrêmement véloce et mobile, composée d'une coulée pyroclastique à sa base et de gaz, de cendres et de blocs de taille variable qui dévalèrent les pentes d'un volcan et s'étendirent sur une superficie d'environ 600 kilomètres carrés pour une volume global supérieur à 0,95 kilomètres cubes.

Le deuxième type est une accumulation de strates découlant d'empilements de fragments de pierre ponce et scories émanant du nuage volcanique, tombés en pluies intermittentes, depuis la stratosphère, sur une longue durée. L'épaisseur des diverses couches, la superficie recouverte et la taille maximum des téphras, des fragments de pierre ponce et des scories mesurés et calculés, il est permis d'évaluer le volume global des produits émis et rejetés et la puissance de la phase éruptive. Ainsi, il est aisé de constater que le volume de la couche déposée représente plus de 0,55 kilomètres cube et que la durée de la phase éruptive peut être évaluée à plus ou moins une heure et la colonne de cendre a pu atteindre une altitude estimée à environ 25 kilomètres avant de se disperser vers le Nord.

Sans compter le volume du dépôt avalancheux de matériaux volcaniques associé à l'explosion sectorielle, le volume des deux types d'accumulations concrétisent un dépôt global de plus de 1,5 kilomètres cubes de roches dites « molles. »

Les multiples découvertes archéologiques, dans le périmètre régional s'étendant dans le pentagone irrégulier Tena-Puyo-Riobamba-Guaranda-Ambato-Tena et Puyo, de substructions de villes, de pots en céramique, de l’or, du cuivre et du bronze ouvragés, des canaux d’irrigation, des terrasses de culture et d'ossements humains, laissent supposer que la région était densément peuplée aux temps archaïques amérindiens de la culture Chavín(2), période dite « horizon de formation », entre 2.700 et 200 avant l'ère chrétienne.

Il est quasi certitude que l'éruption explosive colossale qui s'est produite vers 1.200 ans ± 100 ans avant J.C., a eu, pour graves conséquences, de grands dommages tant sur les habitations que sur les personnes et a dû entraîner dans la mort des centaines, voire des milliers de personnes.

En conclusion, il peut être admis que ces considérations, sur le bâti holocène du Tungurahua, tendent à établir, si besoin en était d'en apporter preuve supplémentaire, le caractère excessivement explosif de l'édifice volcanique dans un temps géologique très récent, d'une part, et, d'autre part, l'étendue considérable des zones dévastées par ce type d'effondrement sectoriel dont le Tungurahua II s'est commis. Il n'est point à en douter, aussi, que cet événement s'est, au moins, produit une seconde fois, - probablement un certain nombre d'autres -, entre 770.000 et 350.000 ans avant J.C., avec le Proto-Tungurahua.

Et, se penchant sur la démographie régionale, plus de 400.000 personnes, dont 65.000 dans la zone dévastée vers 1.200 ans ± 100 ans avant J.C., vivent, en ce début du XXI° siècle, dans un rayon de 50 kilomètres autour du stratovolcan.

Même si les analyses de stabilité suggèrent que le Tungurahua actuel est un cône « jeune », relativement stable et, donc, sans risque excessif d'effondrement sectoriel ou total, dans son ensemble, les travaux géologiques effectués sur le bâti référencent que plusieurs petits effondrements et de légers enfoncements, les uns et les autres modestes en regard de celui s'étant produit vers 1.200 ans ± 100 ans avant J.C., se sont développés lors des plus récentes éruptions émanant toutes du cratère sommital.

D’après les faits historiques, le Tungurahua réintégrant son processus éruptif, en moyenne, tous les 100 ans, un processus pouvant durer de quelques mois à une dizaine d’années, l'épisode critique et redouté, d'un nouvel événement catastrophique, étant en attente depuis 1999, plusieurs dizaines de milliers de personnes vivent sous la menace permanente d'une éruption explosive, cataclysmique à colossale, du Tungurahua III. Et ce risque serait d'autant plus amplifié si, associée à une intense activité sismique, une intrusion de magma à force concentration dacitique, venait à arriver à l'intérieur de la volcanique.

Raymond Matabosch


Notes.


(1) Le quechua est une famille de langues parlée au Pérou, où il a le statut, ainsi que dans d'autres régions des Andes, du sud de la Colombie au nord de l'Argentine, de langue officielle depuis 1975, Sa variante équatorienne est appelée kichwa, ou quichua. Il se subdivise en de nombreuses variétés. La plus répandue, Sud du Pérou et Bolivie, est le quechua dit « cuzquénien », qui possède une tradition écrite ancienne remontant à l'époque coloniale, - XVI° Siècle -.

Le quechua était la « lingua franca », - non sa langue officielle qui était l'aymara -, de la civilisation inca. L'extension territoriale actuelle du quechua est due au fait qu'il a été promu au rang de « lengua general » par le colonisateur espagnol.

(2) La culture de Chavin est une civilisation précolombienne. Elle doit son nom au village de Chavin de Huantar, au Pérou, où les ruines les plus significatives ont été retrouvées. C'est la culture mère de toutes les civilisations andines. Une société dirigée par une élite de prêtres dont le culte tourne autour de l'image du Jaguar ou du puma. Elle a émergé vers 1200/1300 avant l'ère chrétienne et a vu son apogée, avant de disparaître, vers 800-200 avant J.C. Elle était essentiellement localisée le long du littoral de l'océan Pacifique et dans la Cordillère Andine colombienne, péruvienne et équatorienne.

La civilisation de Chavin a introduit le travail du cuivre, du bronze et de l'or en Amérique du Sud. Elle pratiquait également d'autres formes d'artisanat, comme la poterie et le tissage. Des stèles qui représentent des félins stylisés en creux, sont attribuées à cette culture.


Publié le 29 Novembre 2010 sur

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03 juin 2010

Le volcan Tungurahua, en Equateur, est entré en éruption : Aéroport, écoles fermés et villages évacués.

L’équateur compte une trentaine de volcans dont les plus actifs sont le célèbre Cotopaxi, le Guagua Pichincha, le Reventador dont l’éruption de novembre 2002 a été la plus importante des temps historiques, avec des coulées pyroclastiques et d’importants panaches de cendres de 17 Kilomètres de hauteur qui ont entraîné des évacuations ainsi que la fermeture temporaire de l’aéroport de Quito, le Sangay, le volcan le plus actif d’Equateur et un des rares volcans au monde en état d’activité éruptive quasi-permanente, et bien sûr le Tungurahua. Il se peut aussi citer le Fernandina, volcan-bouclier le plus actif de l’archipel des Galapagos, situé à environ 1000 Kilomètres à l’Ouest des côtes de l’Equateur, formé sous l’action d’un point chaud.

Haut de 5.029 mètres, le Tungurahua, situé à 135 km au Sud de la capitale, Quito, est entré en activité vendredi 28 Mai 2010 à 13 h 47 Temps Universel, 08 h 47 Heure locale, après une « grande explosion » due à une accumulation de gaz, et ses projections de lave et de cendres « dépassent les 10 à 12 kilomètres d'altitude. » L'aéroport et les écoles de Guayaquil, ville portuaire de 2,5 millions d'habitants, ont été fermés.

Située à 280 kilomètres au Sud de la capitale, l'agglomération côtière est affectée par des pluies de cendres dues à l'éruption, qui se déroule 160 kilomètres plus à l'Ouest. Au moins sept villages implantés non loin du volcan, environ 500 familles, ont dû être. Aucune victime n'a été signalée.

Le Tungurahua est un stratovolcan équatorien en activité situé, dans la cordillère royale, la chaine centrale des Andes, à cheval sur les provinces de Chimborazo et Tungurahua, en Équateur. En éruption depuis le 5 Octobre 1999, son activité éruptive a repris le 28 mai 2010. Il s'élève au-dessus de la ville thermale de Baños, 1.800 mètres, et de son église aux ex-voto accrochés aux murs rappelant la dangerosité de l'édifice volcanique, 7 kilomètres au Nord, mais ces kilomètres sont verticaux... Les autres villes les plus proches sont Ambato, 30 kilomètres au Nord-Ouest et Riobamba, 30 kilomètres au Sud-Ouest. Le Tungurahua fait partie du parc national de Sangay.

Surnommé « le géant noir », il est principalement composé d’andésite et de dacite. Trois anciens édifices se sont succédés depuis le milieu du Pléistocène. Le Tungurahua fut ainsi édifié sur les « restes » de l’édifice primordial effondré. Puis il s’effondra il y a 3.000 ans, formant alors une caldeira en forme de fer à cheval ouverte vers l’Ouest. C’est à l’intérieur de cette dernière que s’édifia le cône récent coiffé d’un cratère. Toutes les éruptions historiques ont eu lieu à partir de ce cratère, y compris la dernière débutée en 1999.

Avec ses 5.023 mètres, le Tungurahua dépasse l'altitude des neiges éternelles, 4.900 mètres à cette latitude. Son sommet est recouvert de neige. Il possédait un petit glacier qui a beaucoup souffert de l'augmentation de l'activité volcanique depuis 1999 et, les réchauffagistes du climat toujours à l'affut d'un indice qui apporterait de l'eau à leur moulin, en ont fait des gorges chaudes affirmant que la fonte du glacier était due au réchauffement climatique qui sévissait sur la région andine et les écologistes, leur emboitant allégrement le pas, avaient claironné, « à tout va-l'eau qu'à la fin la cruche se casse », cette nouvelle controuvée...

Dès le 28 Mai l'activité explosive du Tungurahua a repris brutalement produisant une colonne de cendres atteignant l'altitude de 10 kilomètres et provoquant l'évacuation d'au moins 7 villages. Son activité est allée crescendo et les explosions « en coup de canon », accompagnées d'onde de choc, sont entendues, à partir du 30 Mai, dans un rayon de trois kilomètres. Les blocs et les bombes, conjugués à des chutes de cendres, roulent sur les pentes externes du cône sommital jusqu'à plus de 2 kilomètres de distance.

La nouvelle crise éruptive continue de monter en puissance et, à compter du 01 Juin, les explosions, faisant vibrer sols et fenêtres des villages proches, sont entendues à Ambato, à 30 kilomètres au Nord de l'édifice

En ce 03 Juin, l'activité, sismique et superficielle, continue de croître. Son explosivité reste intense avec toujours des explosions « en coup de canon » qui continuent à faire vibrer les portes et les fenêtres dans les villages voisins, et des grondements ininterrompus liés à l'échappement des gaz sous pression. Les panaches formés dépassent les 5 kilomètres de hauteur, atteignant, parfois, les 8, 10 voire 12 kilomètres. L'une des explosions a généré un écoulement pyroclastique, actif, déjà long de plus de 1.500 mètres et continuant à dévaler les flancs du volcan. Des chutes de cendres ont été répertoriées à Pillate, Cotaló, Puela, Manzano, Chonglotus et Bilbao.

Il ne peut que s'admettre que le Tungurahua est entré dans une phase paroxysmale, avec de fortes chutes de cendres. Des mesures de protection de l’eau potable et de l’électricité sont prises par les autorités locales, ainsi que des mesures de récolte et d’évacuation des cendres. L’alerte rouge a été déclenchée pour les villages de Penipe et de Guano, les plus exposés.

sources partielles : http://www.activolcans.info

01 mars 2010

Le séisme de magnitude 8,8, au Chili, et ses répliques... Vers un nouveau séisme de magnitude supérieure à 8, en Amérique du Sud ?

Répartition des répliques après le séisme de magnitude 8.8 du 27 Février 2010. Sources USGS.

Le séisme de magnitude 8,8 qui a touché le Chili, le 27 Février 2010 à 6 h 34 Temps Universel, est l'un des plus puissants enregistrés depuis un siècle. C'est déjà au Chili qu'avait eu lieu le séisme à la plus forte magnitude jamais enregistrée, - magnitude 9,5 -, en 1960, près de Valdivia. Le séisme qui a frappé Haïti, le 12 janvier dernier, avait, lui, une magnitude de 7.0.

Le séisme du 22 Mai 1960 avait été précédé par une série de tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 8 sur une bande de 1.300 kilomètres au nord de l'épicentre, eux-mêmes suivis d'une série de séismes de magnitude comprise entre 5.9 et 6.9.

Il avait été provoqué par le glissement de la plaque de Nazca, d'environ 18 mètres, sous la plaque sud-américaine.

Une étude comparative, entre ces deux séismes, permet de penser que des répliques, au séisme du 27 Février, peuvent atteindre ou dépasser une magnitude de 8, ce qui en ferait non point des répliques mais de nouveaux séismes aussi dévastateurs, qui pourraient se produire soit au Chili, en Argentine ou en Equateur qui ont été frappé par des répliques supérieures à 6, soit au Pérou ou en Colombie...


 

Détail de toutes les répliques.


Mars 01, 2010 07:49:07 GMT // Magnitude 5.3, offshore Maule, Chile

Mars 01, 2010 07:39:17 GMT // Magnitude 4.9, Maule, Chile

Mars 01, 2010 06:53:20 GMT // Magnitude 4.9, Salta, Argentina

Mars 01, 2010 06:16:11 GMT // Magnitude 5.1, offshore Bio-Bio, Chile

Mars 01, 2010 05:36:57 GMT // Magnitude 4.9, offshore Bio-Bio, Chile

Mars 01, 2010 05:30:36 GMT // Magnitude 5.2, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

Mars 01, 2010 03:53:16 GMT // Magnitude 5.0, Araucania, Chile

Mars 01, 2010 03:07:50 GMT // Magnitude 5.1, Bio-Bio, Chile

Mars 01, 2010 02:44:42 GMT // Magnitude 5.8, offshore Maule, Chile

Mars 01, 2010 01:10:58 GMT // Magnitude 5.4, Maule, Chile

Mars 01, 2010 00:49:15 GMT // Magnitude 4.8, offshore Maule, Chile

Mars 01, 2010 00:01:27 GMT // Magnitude 5.0, offshore Bio-Bio, Chile


Février 28, 2010 23:49:05 GMT // Magnitude 5.1, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 23:45:06 GMT // Magnitude 5.0, Maule, Chile

Février 28, 2010 22:41:29 GMT // Magnitude 5.0, offshore Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 22:03:05 GMT // Magnitude 4.9, offshore Libertador O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 19:48:38 GMT // Magnitud 5.9, offshore Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 19:10:06 GMT // Magnitude 4.9, offshore Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 19:01:08 GMT // Magnitude 4.8, offshore Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 18:44:30 GMT // Magnitude 5.1, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 18:25:15 GMT // Magnitude 4.9, offshore Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 18:19:53 GMT // Magnitude 5.0, Libertador General Bernardo O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 18:14:12 GMT // Magnitude 4.8, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 16:03:39 GMT // Magnitude 4.8, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 15:46:24 GMT // Magnitude 5.2, Maule, Chile

Février 28, 2010 15:26:54 GMT // Magnitude 5.0, Maule, Chile

Février 28, 2010 14:55:24 GMT // Magnitude 5.1, off the coast of Valparaiso, Chile

Février 28, 2010 14:50:32 GMT // Magnitude 5.2, off the coast of Valparaiso, Chile

Février 28, 2010 14:30:50 GMT // Magnitude 4.7, offshore Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 13:47:06 GMT // Magnitude 5.0, offshore Maule, Chile

Février 28, 2010 12:34:29 GMT // Magnitude 4.8, Maule, Chile

Février 28, 2010 12:18:59 GMT // Magnitude 5.2, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 12:01:15 GMT // Magnitude 5.0, offshore Maule, Chile

Février 28, 2010 11:50:36 GMT // Magnitude 5.2, offshore Maule, Chile

Février 28, 2010 11:25:34 GMT // Magnitude 6.1, Maule, Chile

Février 28, 2010 11:14:26 GMT // Magnitude 5.0, offshore Maule, Chile

Février 28, 2010 10:43:11 GMT // Magnitude 5.1, off the coast of Araucania, Chile

Février 28, 2010 10:26:52 GMT // Magnitude 5.3, near the coast of Ecuador

Février 28, 2010 10:11:07 GMT // Magnitude 5.0, offshore Libertador O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 09:14:53 GMT // Magnitude 5.2, offshore Valparaiso, Chile

Février 28, 2010 09:01:23 GMT // Magnitude 4.9, Araucania, Chile

 

Février 28, 2010 08:47:19 GMT // Magnitude 4.7, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 08:15:06 GMT // Magnitude 4.9, Mendoza, Argentina

Février 28, 2010 08:07:46 GMT // Magnitude 5.0, offshore Maule, Chile

Février 28, 2010 07:36:30 GMT // Magnitude 5.0, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 07:14:20 GMT // Magnitude 5.1, offshore Araucania, Chile

 

Février 28, 2010 06:22:57 GMT // Magnitude 4.9, Araucania, Chile

Février 28, 2010 05:19:35 GMT // Magnitude 5.3, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 05:13:59 GMT // Magnitude 5.3, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 05:04:05 GMT // Magnitude 5.0, Maule, Chile

Février 28, 2010 04:55:49 GMT // Magnitude 5.3, offshore Libertador O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 04:29:12 GMT // Magnitude 5.0, Mendoza, Argentina

Février 28, 2010 04:17:52 GMT // Magnitude 5.0, offshore Maule, Chile

Février 28, 2010 04:12:52 GMT // Magnitude 4.6, offshore Maule, Chile

Février 28, 2010 04:04:51 GMT // Magnitude 4.9, off the coast of Valparaiso, Chile

Février 28, 2010 03:23:49 GMT // Magnitude 5.2, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 03:20:15 GMT // Magnitude 4.8, off the coast of Valparaiso, Chile

Février 28, 2010 03:14:11 GMT // Magnitude 5.1, off the coast of Valparaiso, Chile

Février 28, 2010 03:13:39 GMT // Magnitude 4.9, offshore Maule, Chile

Février 28, 2010 02:41:09 GMT // Magnitude 5.1, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 02:38:31 GMT // Magnitude 5.4, offshore Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 02:13:14 GMT // Magnitude 4.8, offshore Valparaiso, Chile

Février 28, 2010 02:00:14 GMT // Magnitude 5.0, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 01:58:50 GMT // Magnitude 5.2, offshore Maule, Chile

Février 28, 2010 01:45:29 GMT // Magnitude 5.2, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 01:33:12 GMT // Magnitude 5.3, Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 01:24:42 GMT // Magnitude 4.8, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 01:08:24 GMT // Magnitude 5.5, Libertador General Bernardo O'Higgins, Chile

Février 28, 2010 01:01:12 GMT // Magnitude 5.3, offshore Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 00:53:33 GMT // Magnitude 5.1, offshore Bio-Bio, Chile

Février 28, 2010 00:00:49 GMT // Magnitude 5.3, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 23:35:14 GMT // Magnitude 5.2, offshore Libertador O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 23:12:35 GMT // Magnitude 5.8, Libertador General Bernardo O'Higgins, Chile


Février 27, 2010 23:02:01 GMT // Magnitude 5.8, Araucania, Chile

Février 27, 2010 22:22:32 GMT // Magnitude 5.2, Region Metropolitana, Chile

Février 27, 2010 22:20:03 GMT // Magnitude 5.1, offshore Maule, Chile

Février 27, 2010 22:16:14 GMT // Magnitude 5.2, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 22:13:51 GMT // Magnitude 5.0, offshore Libertador O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 21:59:08 GMT // Magnitude 5.2, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 21:48:26 GMT // Magnitude 5.0, offshore Libertador O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 21:43:10 GMT // Magnitud 5.2, offshore Maule, Chile

Février 27, 2010 21:41:29 GMT // Magnitude 4.9, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 21:00:37 GMT // Magnitude 5.2, off the coast of Valparaiso, Chile

 

Février 27, 2010 20:44:34 GMT // Magnitude 5.0, Bio-Bio, Chile

 

Février 27, 2010 20:37:41 GMT // Magnitude 5.0, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 20:29:22 GMT // Magnitude 5.0, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

 

Février 27, 2010 20:05:27 GMT // Magnitude 4.9, offshore Valparaiso, Chile

Février 27, 2010 19:46:09 GMT // Magnitude 5.0, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 19:06:18 GMT // Magnitude 5.2, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 19:00:08 GMT // Magnitude 6.3, offshore Valparaiso, Chile

Février 27, 2010 18:41:50 GMT // Magnitude 5.1, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 18:23:11 GMT // Magnitude 5.3, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 18:15:23 GMT // Magnitude 5.6, offshore Bio-Bio, Chile

 

Février 27, 2010 18:12:50 GMT // Magnitude 5.1, Region Metropolitana, Chile

Février 27, 2010 17:56:53 GMT // Magnitude 5.3, Libertador General Bernardo O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 17:43:37 GMT // Magnitude 5.5, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 17:24:33 GMT // Magnitud 5.6, offshore Bio-Bio, Chile

 

Février 27, 2010 17:22:26 GMT // Magnitude 5.0, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 17:11:49 GMT // Magnitude 5.5, Libertador General Bernardo O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 16:50:20 GMT // Magnitude 5.2, Libertador General Bernardo O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 16:37:34 GMT // Magnitude 5.5, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 16:32:21 GMT // Magnitude 5.2, offshore Maule, Chile

Février 27, 2010 16:27:57 GMT // Magnitude 5.5, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 16:21:13 GMT // Magnitude 5.5, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 15:45:41 GMT // Magnitude 6.3, Salta, Argentina

Février 27, 2010 15:23:05 GMT // Magnitude 5.1, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 15:09:08 GMT // Magnitude 5.2, Region Metropolitana, Chile

 

Février 27, 2010 14:40:53 GMT // Magnitude 5.0, off the coast of Coquimbo, Chile

Février 27, 2010 14:29:09 GMT // Magnitude 4.9, Maule, Chile

Février 27, 2010 14:23:27 GMT // Magnitude 5.2, offshore Libertador O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 14:20:00 GMT // Magnitude 5.0, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 14:06:47 GMT // Magnitude M 5.0, Bio-Bio, Chile

 

Février 27, 2010 13:54:04 GMT // Magnitude 5.2, offshore Valparaiso, Chile

Février 27, 2010 13:12:52 GMT // Magnitude5.0, Maule, Chile

Février 27, 2010 13:07:42 GMT // Magnitude 5.1, Araucania, Chile

Février 27, 2010 13:04:51 GMT // Magnitude 4.9, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 12:58:33 GMT // Magnitude 5.1, Region Metropolitana, Chile

Février 27, 2010 12:46:19 GMT // Magnitude 5.1, offshore Bio-Bio, Chile

 

Février 27, 2010 12:44:49 GMT // Magnitude 5.1, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 12:28:48 GMT // Magnitude 4.9, Libertador General Bernardo O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 12:23:06 GMT // Magnitude 5.0, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 12:03:27 GMT // Magnitude 5.5, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 11:45:03 GMT // Magnitude 5.4, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 11:27:00 GMT // Magnitude 5.3, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 10:54:23 GMT // Magnitude 5.4, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 10:38:35 GMT // Magnitude 5.9, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 10:30:32 GMT // Magnitude 6.0, offshore Libertador O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 10:10:15 GMT // Magnitude 5.6, offshore Valparaiso, Chile

Février 27, 2010 09:59:21 GMT // Magnitude 5.8, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 09:21:25 GMT // Magnitude 5.1, offshore Bio-Bio, Chile

 

Février 27, 2010 09:00:17 GMT // Magnitude 5.6, Valparaiso, Chile

 

Février 27, 2010 08:53:56 GMT // Magnitude 5.3, off the coast of Libertador O'Higgins, Chile

Février 27, 2010 08:53:26 GMT // Magnitude 5.0, Maule, Chile

Février 27, 2010 08:48:05 GMT // Magnitude 5.6, off the coast of Araucania, Chile

Février 27, 2010 08:31:04 GMT // Magnitude 5.7, offshore Maule, Chile

Février 27, 2010 08:25:29 GMT // Magnitude 6.1, offshore Maule, Chile

Février 27, 2010 08:19:23 GMT // Magnitude 5.5, Valparaiso, Chile

Février 27, 2010 08:13:16 GMT // Magnitude 5.6, offshore Valparaiso, Chile

Février 27, 2010 08:01:24 GMT // Magnitude 6.9, off the coast of Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 07:59:55 GMT // Magnitude 5.4, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 07:56:37 GMT // Magnitude 5.2, offshore Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 07:51:05 GMT // Magnitude M 5.4, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 07:46:49 GMT // Magnitude 5.4, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 07:37:18 GMT // Magnitude 6.0, Bio-Bio, Chile

Février 27, 2010 07:33:31 GMT // Magnitude 5.6, offshore Bio-Bio, Chile

 

Février 27, 2010 07:19:48 GMT // Magnitude 5.4, offshore Maule, Chile

Février 27, 2010 07:12:28 GMT // Magnitude 6.0, offshore Valparaiso, Chile

Février 27, 2010 06:52:35 GMT // Magnitude 6.2, offshore Maule, Chile

Février 27, 2010 06:34:14 GMT // Magnitude 8.8, offshore Maule, Chile

10:37 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : séisme, chili, pérou, equateur, colombie, argentine, plaue de nazca | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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