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07 mars 2012

Du Mont Aigoual à Agde : l'Hérault.

A 1.288 mètres d'altitude, l'Hérault prend sa source dans les tourbières du Mont Aigoual au cœur des Cévennes. Jeune torrent impétueux courant sur les granites et les schistes, entre hêtres et résineux, et, sur ses premiers dix kilomètres, dévalant, plus de 1.000 mètres de dénivelé, il dégringole en de magnifiques cascades, voilées de blanc, au milieu des à pics.

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Il ne calme ses pulsions torrentueuses qu'en pénétrant dans une profonde vallée, à Valleraugues. Quittant les terres cévenoles, il creuse les massifs calcaires où se développe et s'épanouit une végétation méditerranéenne, mais il ne s'assagit pas pour autant. Sur plus de 40 kilomètres, entaillant le Massif de la Séranne, il se faufile rapidement au milieu de gorges encaissées et impressionnantes, somptueuses et sauvages, qui, encore assez larges jusqu'à Saint Guilhem le Désert, se rétrécissent progressivement jusqu'au Pont du Diable.

L-Herault--un-fleuve-cotier-mediterraneen-7.jpgTout au long de sa progression, son cours s’échelonnant sur 150 kilomètres, l'Hérault rencontre des châtaigniers et des cerisiers, des pêchers et des abricotiers, des chênes et des oliviers, traverse les Garrigues et parcours le département du Gard puis, du Nord au Sud, le département de l'Hérault auquel il donne son nom.

Progressivement, après le Pont du Diable, le relief devient moins accidenté, la plaine déroule son tapis de verdure et de cultures horticoles et viticoles et le climat Méditerranéen s'installe. Bordé de sa forêt riveraine, il coule paisiblement entre prairies, vergers, vignobles et maraichages jusqu'à Agde, où, canalisé sur cinq kilomètres, il rejoint son embouchure et, au Grau d'Agde et àLa Tamarissière, se jette dans la Mer Méditerranée.

L-Herault--un-fleuve-cotier-mediterraneen-10.jpgSes crues soudaines et mémorables, souvent liées aux précipitations d'automne, - violence de certains épisodes cévenols-, et de printemps, dévalant du Massif de l'Aigoual, sont redoutables et meurtrières. Dans la vallée, les dégâts tant humains que matériels, - immeubles inondés, maisons sinistrées, digues submergées, arbres et ceps de vignes déracinés, récoltes détruites, infrastructures agricoles ruinées, bicyclettes, voitures et animaux emportés par la violence des eaux... - , ne sont plus chiffrables. Même la forêt domaniale de l'Aigoual en garde les cicatrices : sols lessivés, pentes ravinées, arbres emportés...

Sacralisant l'antédiluvien et le passé historique, matérialisant le présent et conjecturant l’avenir d'un département si ce n'est celui d'une région, le fleuve Hérault aux mille visages, tout comme le sont la Têt des catalans, l'Aude des cathares et le Gard des némausiens et des cévenols, est bien plus qu’un simple cours d’eau : c'est l'âme des umbranicis. Ses berges, ses méandres et ses plans d'eau, tour à tour sites historiques, curiosités naturelles, bases de plein air et de loisirs nautiques, et d'ouvrageshydrauliques offrent de riches rendez-vous pour les passionnés du patrimoine archéologique et historique et les amoureux de la nature, de la pêche, de l'orpaillage et du tourisme nautique.

 

Le Mont Aigoual, château d'eau cévenol.

 

Imposante masse granitique, roche magmatique plutonique leucocrate d'âge paléozoïque, - environ 330 millions d'années-, intrusive dans les roches encaissantes métamorphiques, schistes des Cévennes, le Massif de l'Aigoual, le mont éponyme étant le toit du pluton granitique où affleurent desmicaschistes, royaume des ouragans, du brouillard, de la neige et des précipitations violentes d'origine méditerranéenne, engendre ruisseaux et rivières qui, torrentueux, entaillent les versants.

L-Herault--un-fleuve-cotier-mediterraneen-18.jpgBastion Sud-Est du Massif Central situé sur les communes gardoise deValleraugue et lozérienne de Bassurels et ponctué par trois sommets, le pic de la Fageolle ou pic Ferrège, - 1.555 mètres-, dominant le versant Sud-Est, le signal de l'Hort de Dieu ou Tourette de Cassini, - 1.565 mètres-, situé dans le Gard, point culminant, et le signal de l'Aigoual, - 1.564 mètres-, situé en Lozère, le Mont Aigoual est remarquable par son panorama, son climat et son observatoire météorologique.

L'Hérault, un fleuve côtier méditerranéen 13Depuis l’Antiquité, les pentes du Mont Aigoual sont de formidables réserves minérales, végétales et animalières attirant botanistes, explorateurs et visiteurs. Château d’eau naturel, l’Aigoual partage ses eaux entre le Languedoc et le Rouergue. Entre Grands Causses et vallées cévenoles, parcouru de drailles et de sentiers qui accueillent, chaque année, les bergers transhumants et leurs troupeaux, il s'impose comme une montagne, parée de couleurs chatoyantes au gré des saisons modelée par des millénaires d’activités humaines.

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Sur ses contreforts, le Tarnon, le Trévezel, la Dourbie, la Jonte et l’Hérault, viennent prendre leur source et creusent des canyons et des gorges spectaculaires. Sur ses pentes, au milieu des fôrets de hêtres, de sapins, d'épicéas, de mélèzes, des chênes à feuillage caduc et des châtaigniers, s'accrochent les hameaux dispersés et les terrasses bâties pour les cultures : mûrierspour la sériciculture, oignons doux des Cévenneset vergersen fonds de vallées. Et, au pied de l'imposante barrière, dans un écrin de verdure strié par les torrents, s'inscrit Valleraugue, un village au douze ponts s'ouvrant sur la « Vallis Erauguia » , - la vallée de l'Hérault-,

 

Le Massif de la Séranne et l'étroit et le vertigineux canyon de l'Hérault.

 

Imposant massif calcaire à l’extrême Sud du Massif central formé sur une barrière de corail il y a 150 millions d’années, son échine s'étirant longitudinalement, selon un axe Nord-Nord-Est/Sud Sud-Ouest, sur plus de 40 kilomètres et lui conférant l'allure d'un gigantesque cétacé échoué, d'altitude variant de 700 à 940 mètres, marque, de son auguste silhouette, le paysage de l’Est héraultais.

L-Herault--un-fleuve-cotier-mediterraneen-20.jpgFrontière naturelle entre la plaine du Languedoc et les Causses du Larzac et de Blandas, l'écrasant belvédère calcaire, aux formes hardies contrastant nettement avec les paysages tabulaires et plissés des causses et des garrigues environnants, culmine à 942 mètres au Roc Blanc érigé majestueusement entre les vallées de la Vis et de la Buèges et à 848 mètres au Mont Saint-Baudille ressemblant un peu à la proue d'un navire qui avance sur une mer calme.

L-Herault--un-fleuve-cotier-mediterraneen-22.jpgL’Hérault pénètre dans le département héraultais et dans le Massif de la Séranne en amont de l’agglomération de Ganges à 62 kilomètres de sa source. Le Rieutord et l'Hérault qui arrosent Ganges rassemblent leurs eaux. C'est le début des Gorges de l'Hérault, qui ne prendront définitivement fin que 40 kilomètres plus au Sud, après Saint Guilhem le Désert, au Pont du Diable.

L-Herault--un-fleuve-cotier-mediterraneen-21.jpgDe Ganges à Brissac, la vallée est étroite et ponctuée par le défilé de Laroque à Saint Bauzille de Putois. Son environnement est agricole et boisé majoritairement de chênes verts. La ripisylve est généralement étriquée, quasi inexistante sur la portion du défilé et particulièrement développée sur certains autres secteurs. De Brissac à Saint Jean de Fos, les gorges profondes, marquées par les retenues de Moulin Bertrand et de Belbezet, sont caractérisées par des écoulements torrentueux. Leur milieu agreste est empreint d’un caractère singulièrement sauvage.De fait, les gorges de l'Hérault présentent un paysage tourmenté dans lequel les eaux vertes bouillonnent aux creux de marmites de géant et forment de petits rapides

 

Les plaines, alluviale de Gignac et viticole du bitterois, et le repos du guerrier.

 

A la sortie des gorges, au « gourg noir », - le « gouffre noir » -, qu'enjambe le Pont du Diable, plus vieux pont de France et chef d’œuvre de l'art roman, solidement ancré sur le roc constitué de bancs calcaires jurassiques très compacts, le fleuve Hérault débouche sur la plaine alluviale de Gignac qu'elle arrose, avant de s'engager dans celle, viticole, du biterrois.

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Ces deux plaines se sont façonnées tout au long du Quaternaire suivant les grandes alternances entre les périodes froides et chaudes et l'ultime glaciation de Würm a configuré la vallée de l'Hérault par étagement successif des différentes terrasses alluviales, vestiges de l'ancien dynamisme du cours d'eau.

L'Hérault s'incise dans sa plaine alluviale de façon linéaire et uniforme et le côté chaotique des gorges est délaissé au profit d'un hydrodynamisme moins tumultueux. Son lit mineur est large, bordé de talus et de plages de galets et son lit majeur, s'élargissant, concentre les activités humaines, majoritairement la production agricole et, localement, l'extraction de matériaux.

De Saint Thibéry à Agde, la plaine alluviale est très vaste et la proximité de l’exutoire et les faibles pentes favorisent la mise en place d’une vallée en toit, à partir de Florensac. Et de Agde jusqu’à l’embouchure, l'Hérault s'étale en un vaste delta dominé par l’ancien volcan s'étendant sur environ 15 kilomètres carrés et comprenant trois cônes stromboliens dont les restes en sont le Mont Saint-Loup, 112 mètres d'altitude, le Petit Pioch, 35 mètres, - mais au sommet a été décapé en grande partie par une carrière d'exploitation de la pouzzolane actuellement transformée en décharge de déchets-, et le Mont Saint-Martin, 55 mètres.

01 mars 2012

L'Hérault... Plus qu'un fleuve, une âme.

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L'Hérault, est un fleuve côtier long de 160 kilomètres. Il prend sa source sur le versant sud des Cévennes, sous le Mont Aigoual, à 1.288 mètres d’altitude au Plat Peyrot. Il parcourt le département du Gard puis traverse, du nord au sud, le département de l'Hérault auquel il donne son nom. Il termine son périple fluvial à Agde, illustre cité grecque, plus précisément au Grau d'Agde et à La Tamarissière où il se jette dans la Méditerranée.


L'Hérault reçoit de nombreux affluents dont l'Arre, la Vis, le Rieutord, la Buèges, le Lamalou, la Lergue, la Boyne, la Peyne, et la Thongue venant grossir ses eaux calmes. Son bassin versant s'étend, en comptant les bassins des affluents, sur 2.900 kilomètres carrés.

29 janvier 2010

L'Hérault, un fleuve fougueux. Plus qu'un fleuve, une âme.

 

L'Hérault, est un fleuve côtier long de 160 kilomètres. Il prend sa source sur le versant sud des Cévennes, sous le Mont Aigoual, à 1.288 mètres d’altitude au Plat Peyrot. Il parcourt le département du Gard puis traverse, du nord au sud, le département de l'Hérault auquel il donne son nom. Il termine son périple fluvial à Agde, illustre cité grecque, plus précisément au Grau d'Agde et à La Tamarissière où il se jette dans la Méditerranée.

L'Hérault reçoit de nombreux affluents dont l'Arre, la Vis, le Rieutord, la Buèges, le Lamalou, la Lergue, la Boyne, la Peyne, et la Thongue venant grossir ses eaux calmes. Son bassin versant s'étend, en comptant les bassins des affluents, sur 2.900 kilomètres carrés.

 

L'Hérault, un fleuve côtier méditerranéen.

 

Le torrent impétueux, sautant de cascade en cascade, dévale plus de 1.000 mètres de dénivelé sur ses dix premiers kilomètres. A Valleraugue, entrant dans une profonde vallée, le fleuve perd de sa fougue et de sa pétulance. Au fur et à mesure de sa progression, dans les garrigues calcaires, le relief devient moins accidenté et le climat Méditerranéen s’installe. Il coule ensuite lentement, déroulant ses méandres, et, à Agde, approchant de son embouchure, il devient en­core plus calme...

Comme tous les cours d'eau soumis aux irrégularités du cli­mat méditerranéen, l'Hérault est un fleuve capricieux. Il est coutu­mier des brusques augmentations de débit et des crues soudaines, souvent liées aux précipitations printanières et automnales dévalant du massif de l'Aigoual. Pour réguler ces débits monstrueux, souvent meurtriers, liés aux phénomènes pluviaux cévenols, pouvant dépasser 1.500 mètres cubes par seconde, des barrages écrêteurs ont été construits : l'un à Clermont-l'Hérault, sur le Salagou, l'autre à Vailhan, sur la Peyne.

 

Les gorges de l'Hérault, un lieu préservé et particulière­ment sauvage.

 

Après avoir dévalé les pentes granitiques raides et très escar­pées du Mont Aigoual, et pénétré dans le département de l'Hérault, près de Ganges, le fleuve et ses crues érodent les calcaires des Causses, creusant ainsi des gorges impressionnantes au fil des millé­naires. Véritable canyon, d’une profondeur variable de 200 à 300 mètres, incisé au cœur des garrigues, c'est à Saint Guilhem le Dé­sert qu'elles sont les plus étroites, les plus vertigineuses et les plus spectaculaires.

Dans un décor splendide, la saignée serpente depuis le Pont du Diable jusqu’aux abords de l'abbaye de Gellone. Les roches y paraissent avoir été déchirées, lacérées, taillées et sculptées par les burins d'un artiste fou adorateur de paysages sauvages. Et, jalonnées de marmites de géants et de gouffres impressionnants, les gorges, calmes ou colériques, offrent un spectacle fascinant.

 

Les paysages karstiques de la vallée de l'Hérault.

 

Le creusement du défilé de l’Hérault, au pied du Causse du Larzac, est un facteur déterminant de la formation de nombreuses cavités souterraines dans le karst dolomitique. En effet, les régions karstiques comportent des formes de relief, inter-dépendantes les unes des autres, bien particulières. De véritables paysages sont façonnés dans les roches solubles carbonatées : dolines et ouvalas, poljés et ponors, canyons, défilés et gorges, lapiés, crevasses et leisines, avens et gouffres, cavités et grottes, vallées sèches ou encore pertes et résurgences.

Des dizaines de kilomètres de réseaux se sont formés grâce à l'action de l'eau s'infiltrant dans les fractures de la roche, circulant dans les fissures et usant chimiquement, par l'effet de corrosion, ces anfractuosités. Témoignage du temps, les grottes de la Clamouse et des Demoiselles en sont les cathédrales.

 

Le fleuve Hérault, source de vie.

 

Une ceinture de grands arbres à feuilles caduques, certes étroite mais humide et fraîche, implantée tout le long du fleuve, en précise ses contours. Les frênes, les aulnes, les peupliers..., voire les platanes, par mimétisme avec les plantes des garrigues et les figuiers, s'y développent sans devoir s’adapter aux contraintes du climat méditerranéen.

Royaume de la truite fario, du vairon et du chabot, il est aus­si celui de la vipère aspic et du plus grand serpent européen, la cou­leuvre de Montpellier, et, sur les étangs de la Tamarissière, le do­maine privilégié des flamands roses ...

Ce qui est moins connu c'est que l'on trouve aussi de l'or dans le fleuve Hérault! Son nom, Auroris, au I° siècle avant Jésus-Christ, Aréror au Moyen Age, puis Hérault depuis 1790, en découle.

 

De tous temps, le fleuve Hérault a été un obstacle pour les hommes.

 

Cependant, de mémoire d'homme orale ou écrite, le fleuve, source de vie, a toujours représenté un obstacle. Pour le franchir, les hommes ont utilisé des gués, des bacs et... des ponts.

Le plus antique de ces ouvrages d'art connus est le Pont d'architecture romaine de Saint-Thibéry, avec ses 9 arches, le pont le plus long de tout le tracé de la Via Domitia. Il permettait le franchissement l'Hérault pour rejoindre l'antique Cessero. Le pont a été rui­né, en 1963, par une crue du fleuve.

Construit sous l'égide de deux abbayes, Anianes et Gellone, le Pont du Diable, sur la commune de Saint-Jean-de-Fos, marque l'entrée des Gorges de l’Hérault. Il est vieux de plus de mille ans et attire chaque année, en été, de nombreux touristes.

De nos jours plus de 50 ouvrages d'art enjambent le fleuve et, parmi les plus dignes d'intérêt architectural, ceux de Gignac, de Florensac, de Ganges, de Cazilhac, de Saint-Etienne-d’Issensac...

 

Les usages anciens du fleuve.

 

Tout au long des siècles, l’homme a utilisé l’eau du fleuve pour irriguer les terres, alimenter en énergie la minoterie et l’indus­trie textile, produire de l’électricité ou extraire des sables et granu­lats...

 

Dès le Moyen-âge, moteurs essentiels de la vie villageoise, une trentaine de moulins, fariners ou bladiers, à blé ou à huile, utili­sant la force motrice de l’eau, sont construits. Ils représentent le symbole de la puissance des seigneurs et ils attirent la population paysanne qui vient y moudre son grain contre redevance.

Dès le XIII° siècle, les trahandiers, tireurs de soie, s'ins­tallent dans d’anciens moulins, l’eau étant nécessaire au processus de transformation de la soie. La force motrice de la roue hydrau­lique, étant un facteur déterminant, ils pérennisent, ainsi, les fila­tures.

 

Le fleuve Hérault, un univers en dehors des temps.

 

La vallée de l’Hérault, bien plus qu’un simple cours d’eau, est une formidable curiosité naturelle. Le long de ses berges s’égrènent des sites historiques et d'intérêt culturel, - tels Anianes, Saint-Guilhem-le-Désert... -, et des monuments remarquables, des barrages hydrauliques et des bases nautiques...

Un petit patrimoine, témoin séculaire d’un territoire voué à la culture de la vigne et de l’olivier, - près de 3000 exploitations agricoles -, retrace le passé, représente le présent et préfigure l’ave­nir de toute une région aux mille visages.

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13:24 Écrit par catalan66270 dans Voyage en Terres Héraultaises | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : languedoc-roussillon, hérault, fleuve | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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