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09 avril 2013

Al-Maghrib Al-Aqsa Haïku & Tanka Par Raymond Matabosch

Al-Maghrib Al-Aqsa
Haïku & Tanka

larache.jpgVous ne connaissez pas le haïku qui dans sa forme surprend les non-initiés, vous ne connaissez rien du Maroc... Lisez un mot puis un autre mot...

S'affiche, à vos yeux, une image. Vous la regardez, telle une photo, par vous, prise un jour de voyage. Les couleurs sont à la fois chaudes et douces, et, lentement, par « on » ne sait quelle magie, vous vous sentez emportés vers des terres inconnues, le souffle léger d'un vent tiède et légèrement iodé effleurant votre peau.

« Bordée de lauriers

roses, palmiers, acacias,
la Loire des sables. »

Vous devinez le soleil qui joue, de ses rayons, dans des architectures témoins d'un passé zébré, en long, en large, et parfois en travers, par les hommes dont l'histoire « s'est écrite » dans un mélange de bonheurs et de terreurs.

Étrange et captivant... Une pioche découverte à Fez

« Pioche découverte

aux premières fondations -
Légende de Fas. »
 
et vous voilà voyageur du temps, élève d'un cours d'histoire et de géographie.
 
Après vous être baignés dans les ocres des sables du désert, après avoir touché, de vos yeux, poteries, tapis, cuirs ciselés ou broderies et maroquinerie, vous rêverez alors des jours de « vie oasienne ».
 
Et, miracle des mots, tout à coup, sans trop savoir pourquoi, vous vous attendrissez... Une vieille femme, assise devant sa porte, fume sa pipe: « A quoi pense-t-elle ? Au présent ? Au passé ? À l'avenir ? Ou, tout simplement aux Hommes ? »
 
« Une vieille femme
assise devant sa porte -
fumée d'une pipe.
 
Des chants dans les champs,
les izlan prêtent ardeurs
dans les durs travaux. »

Arrivés à Larache, l'odeur du poisson grillé, de l'oignon caramélisé pénètre vos narines.

 
« Sucre caramel,
œufs et sucre vanillé
avec lait tiédi,
la cuisson au bain-marie,
délicieux flan de Larache. »

Un peu plus loin, la saveur d'un flan excite vos papilles et vous fait saliver.

Raymond Matabosch excelle, donnant aux mots un étrange et subtil pouvoir.

Si ses mots mettent parfois le bout de votre nez dans le « nauséabond », s'ils vous percutent de plein fouet, vous agressent, c'est que Raymond Matabosch, le haïkiste, fait partie de ces rares « vrais » témoins de la vie des hommes et de la terre qu'il observe, qu'il écoute, depuis des années, et, surtout, qu'il aime à partager et qu'il sait, avec son âme de vagabond et de Sans Domicile Fixe, de volcans en volcans, de part le monde, son coeur et ses tripes, et si bien raconter.

 
« Nom de Lmiâra,
vieux document historique,
la tombe d'un juif. »

Si ses mots, parfois, dérangent, - ne vous en déplaisent, vous, par eux, « dérangés » -, tout au long des pages, des haïku et des tanka composant le recueil « Pays du couchant lointain », ils vous caressent, vous réchauffent, vous émerveillent, vous font rêver...

Et, le plus surprenant, si ses mots vous sont inconnus, la plume, tout en délicatesse du poète, vous en offre la définition.

Chaque syllabe vous enveloppe d'une image, d'un son, d'un parfum... Elle vous habille et vous invite au voyage. Ne résistez point à la tentation.

 
« Mais ne dit-on pas
qu'avant elle fut terre d'Égypte
héritage des Atlantes! »
 
Pour vous, homme ou femme marocains, ou vous étrangers ayant foulé cette terre, la lecture de ce recueil ne pourra qu'en réveiller vos sens !
 
Pour moi, cette lecture-aventure a été émouvante et je souhaite que la main qui a pris la mienne pour me faire traverser le Maroc, la prenne encore pour d'autres voyages...

Jacqueline Chadutaud, poète.

ISBN : 9782332545237
Prix livre papier : 16,00 €
Prix livre numérique : 9,60 €
Collection : Classique
Thème : Poésie
Nombre de page : 122
 

 

15:09 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haiku, tanka, maroc | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11 août 2010

Le Pays des Campements de nuit.


Le Pays des Campements de nuit.
- Recueil de haïku et de Tanka -


Préface :

 

La Tunisie, Villes et villages.


Entre éternel recommencement et or du sable du Grand Erg, voici la Tunisie, fille du soleil et du vent… De Tabarka la riante aux palmiers de Tozeur, des vertes collines du Cap Bon aux gorges arides de la Selja, des steppes de Fériana aux oliveraies de Sfax, voici la Tunisie aux mille visages, dont les racines plongent aux tréfonds de l’Histoire, et dont chaque ville, chaque montagne, chaque paysage sont autant de pages du recueil de Tanka et de Renga, « Le pays des campements de nuit, Al Jumhuriyah at Tunusiyah » que Raymond Matabosch vous invite à découvrir…

Ici, la fière et terrible Carthage qui, dit-on, dévorait ses enfants, mais dont les éléphants du Chef Borgne firent trembler Rome; Carthage qui abrita les tragiques amours de la Belle Salammbô et du rebelle Mâtho… Carthage dont les Romains firent, après l’avoir rasée, l’une des plus belle cités d’Afrique…

Là, la riante vallée de la Medjerda et ses vertes collines, regorgeant de fruits et de fleurs, parsemée de ruines antiques dont les noms enchanteurs résonnent encore aux chants des muses: Dougga, Musti, Bulla Régia, Thuburbo…

Voici la superbe Côte Nord que tant de marins, coursier et corsaires ont sillonné, prises, perdue et reconquise: Tabarka la belle, Bizerte la fière, Sidi Bou Saïd la lumineuse qui veilla, dit-on, les amours du roi de France Louis, Neuvième du nom, et d’une belle berbère…

Là encore l’opulent Cap Bon, véritable pays de cocagne où coulent le vin et le miel, ou chante l’orange et bruisse l’olivier, sous le regard perçant du faucon des falaises d’El Haouaria…

Ici Kélibia et son imposante forteresse, là Hammamet et son golfe aux plages mordorées…

Voici la steppe, et surgi des sables, Kairouan la Sainte et sa sainte mosquée, merveille née d’un coup de lance du grand Oqba, le conquérant du Prophète… Voici Sousse et sa Médina, voici les remparts de Monastir, voici Mahdia la Rebelle… Voici la mystérieuse Djerba, l’île des Lotophages, qui déjà enchantait les rêves d’Ulysse de ses mirages dorés…

Voici enfin le Grand Sud et la fascination du désert… Matmata, ses ghorfas et ses villages accrochés au roc, les pistes désertiques ralliant les ksars orgueilleux et solitaires, les dunes de Douz où les oasis se battent jour après jour avec le sable, Tozeur, la ville sainte, peuplée des rêves et des esprit des sages marabouts, Nefta la Belle, assoupie entre mirages et contemplation, Chebika la fière, dominant les gorges profondes où coule l’oued paisible…

Tout cela, c’est la Tunisie, riche, variée, secrète, sauvage et amie, lointaine et si proche…

Mais c’est aussi bien plus: les sourires accueillants, les souks de Tunis flamboyant de couleurs, de vie et d’arômes fleurant le lointain Orient, la bruyante animation du Café des Nattes de Sidi Bou, les superbes mosaïques du Bardo; les barques des pêcheurs au lamparo de Sidi Daoud, les marchands de tapis de Kairouan, l’exubérance du chauffeur de taxi sur la route d’Hammamet, l’accueil fabuleux du restaurateur de la médina de Sousse, le radieux sourire de la fillette des Matmata dans le chatoiement des étoffes colorées claquant au vent, le regard profond de l’homme que l’infini du désert à rendu sage…

C’est tout cela, la Tunisie de toujours, que, Raymond Matabosch, dans son recueil de Tanka et de Renga, « Le pays des campements de nuit, Al Jumhuriyah at Tunusiyah » vous invitent à visiter.


Fawzi Garmadi


Le livre Le pays des campements de nuit

10:55 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tunisie, haîku, tanka, poésie japonaise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16 juin 2010

Le Pays du Couchant lointain.



Le Pays du Couchant lointain.

Recueil de Haïku


Préface.


Vous ne connaissez pas le haïku qui dans sa forme surprend les non-initiés, vous ne connaissez rien du Maroc... Lisez un mot puis un autre mot...

S'affiche, à vos yeux, une image. Vous la regardez, telle une photo, par vous, prise un jour de voyage. Les couleurs sont à la fois chaudes et douces, et, lentement, par « on » ne sait quelle magie, vous vous sentez emportés vers des terres inconnues, le souffle léger d'un vent tiède et légèrement iodé effleurant votre peau.


« Bordée de lauriers
roses, palmiers, acacias,
la Loire des sables. »


Vous devinez le soleil qui joue, de ses rayons, dans des architectures témoins d'un passé zébré, en long, en large, et parfois en travers, par les hommes dont l'histoire « s'est écrite » dans un mélange de bonheurs et de terreurs.

Étrange et captivant... Une pioche découverte à Fez


« Pioche découverte
aux premières fondations -
Légende de Fas. »


et vous voilà voyageur du temps, élève d'un cours d'histoire et de géographie.

Après vous être baignés dans les ocres des sables du désert, après avoir touché, de vos yeux, poteries, tapis, cuirs ciselés ou broderies et maroquinerie, vous rêverez alors des jours de « vie oasienne ».

Et, miracle des mots, tout à coup, sans trop savoir pourquoi, vous vous attendrissez... Une vieille femme, assise devant sa porte, fume sa pipe: « A quoi pense-t-elle? Au présent? Au passé? À l'avenir? Ou, tout simplement aux Hommes »


« Une vieille femme
assise devant sa porte -
fumée d'une pipe.

Des chants dans les champs,
les izlan prêtent ardeurs
dans les durs travaux. »


Arrivés à Larache, l'odeur du poisson grillé, de l'oignon caramélisé pénètre vos narines.


« Sucre caramel,
œufs et sucre vanillé
avec lait tiédi,

la cuisson au bain-marie,
délicieux flan de Larache. »


Un peu plus loin, la saveur d'un flan excite vos papilles et vous fait saliver.

Raymond Matabosch excelle, donnant aux mots un étrange et subtil pouvoir.

Si ses mots mettent parfois le bout de votre nez dans le « nauséabond », s'ils vous percutent de plein fouet, vous agressent, c'est que Raymond Matabosch, le haïkiste, fait partie de ces rares « vrais » témoins de la vie des hommes et de la terre qu'il observe, qu'il écoute, depuis des années, et, surtout, qu'il aime à partager et qu'il sait, avec son âme de vagabond et de Sans Domicile Fixe, de volcans en volcans, de part le monde, son coeur et ses tripes, et si bien raconter.


« Nom de Lmiâra,
vieux document historique,
la tombe d'un juif. »


Si ses mots, parfois, dérangent, - ne vous en déplaisent, vous, par eux, « dérangés » -, tout au long des pages, des haïkus et des tankas composant le recueil « Pays du couchant lointain », ils vous caressent, vous réchauffent, vous émerveillent, vous font rêver...

Et, le plus surprenant, si ses mots vous sont inconnus, la plume, tout en délicatesse du poète, vous en offre la définition.

Chaque syllabe vous enveloppe d'une image, d'un son, d'un parfum... Elle vous habille et vous invite au voyage. Ne résistez point à la tentation!


« Mais ne dit-on pas
qu'avant d'avoir été terre
d'univers Canaan,

elle fut terre d'Égypte
héritage des Atlantes! »


Pour vous, femmes ou hommes marocains, ou vous étrangers ayant foulé cette terre, la lecture de ce recueil ne pourra qu'en réveiller vos sens!

Pour moi, cette lecture-aventure a été émouvante et je souhaite que la main qui a pris la mienne pour me faire traverser le Maroc, la prenne encore pour d'autres voyages...

 

Jacqueline CHADUTAUD, poète.


Le livre Le pays du Couchant lointain

10:50 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haiku, tanka, maroc | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25 janvier 2010

Ombra e luce

Illustrations:

Couverture: Raymond MATABOSCH. ©

Huiles, crayons et encres : Raymond MATABOSCH. ©



Acheter Ombra e luce


Au fil de mes pérégrinations,
quelques Haïku et Tanka en trilingue,
Italien, français et portugais.



Sedendo al sole

su un posto deserto,

faccia all'ospedale.



Assise au soleil

sur une place déserte,

face à l'hôpital.



Sentando ao sol

sobre o lugar déserte,

em frente ao hospital.




Le livre Ombra e luce

18:51 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : publications, haïku, tanka, trilingue, talien, français, portugais | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Perle de Cristal



Illustrations: Béatrice-Anne de La Mare © Copyrigth 2007.




Acheter Perles de cristal. Haïku et Renga.

Illustrations : Béatrice-Anne de La Mare . ©

Préface : Claudéa Vossbeck-L'hoëst




Perles de cristal,

perles couleur des saisons d’une vie.

Enchaînements d’associations déchaînées

 

Est-ce d’avoir lu la nouvelle de John Steinbeckn The Pearl, ou La Perle, qui entraîne, à la lecture des Perles de Cristal de Raymond Matabosch, autant d’émotions que d’associations mettant en parallèle la noyade de l’individu dans la corruption de masse?

Les associations en effet s’imposent d’elles-mêmes: les aspirations au bonheur de l’homme dans la contemplation des limites de sa condition. La révolte de l’homme face au choc de sa confrontation avec des motivations contradictoires. La solitude du chercheur qui se trouve rejeté par son entourage qui le jalouse. Tout ceci cristallisé en un seul objet: une perle.

Perle. Mot riche en connotations et associations. Se développant à l’abri des regards, au profond de l’eau, de la mer, berceau de nos inconscients, au coeur d’une coquille protectrice, une perle est réaction, absorption, cicatrisation d’une blessure, refoulement de l’agression dans un processus de sublimation. Sa rondeur a su absorber la blessure et en constitue la mémoire. La poésie serait-elle, telle une perle, la sublimation de souffrances à quelque niveau que ce soit, au profond de la sensibilité du poète?

Perles. Mot qui fait jaillir les images de bijoux, de belles femmes, et l’idée du dur labeur des pêcheurs de perles. Mot qui entraîne les qualificatifs de précieuses, naturelles, brutes ou raffinées. Il y en a de toutes sortes. Elles peuvent être sélectionnées pour une parure homogène, ou combinées plus librement, plus naturelle-ment, dans toute leur variété vive d’expression.

Tel est l’enchaînement de haïkus, alignements de formes métriques, rondes en elles mêmes du fait de l’image ou d’un ressenti, enrobées dans une ronde régularité de rythmes et de règles.

Telle une parure de perles naturelles, irrégulières, on ne saurait ici parler de simple agrément des sens: toute la richesse d’ex-pression réside dans sa variété, tant au niveau de l’incident qui provoque la réaction, qu’au niveau de la forme et de l’aspect que revêt cette dernière.

Les plus belles parures sont celles qui savent associer le régulier à la variation, l’élément attendu à celui qui surprend, marier les opposés, la matière dite noble, miroir des aspirations, à celle rugueuse exprimant les racines de l’être, les bases de la vie, les lois de la nature.

Pour ce recueil, Raymond Matabosch, poète au cuir tanné, a su séduire avec sa plume d’une rugosité raffinée le regard coloré de la jeune artiste peintre Béatrice Anne. Avec ses peintures qui parsèment le recueil, de petites fenêtres d’espoir d’un monde meilleur peut-être, ouvert à l’expression du ressenti surement, s’ouvrent partout dans les pages du poète et apportent une interprétation par ici, une variation par là, et si souvent une modulation du thème avec changement du mode mineur en mode majeur.

Dans leur Déclaration, lancée au Sénat de la République le 21 septembre 2007, les poètes réunis lors du 1er Festival International de la poésie, à Paris, ont souligné que, selon leur vision, la parole poétique « s’oppose aux injustices sociales et aux diverses formes d’exclusion », qu’elle est « engagée… se lève contre la dégradation de l’environnement, de la biodiversité, et les menaces qui pèsent sur les différents écosystèmes qui constituent un bien commun de l’humanité ». Comparés à ces résolutions, les écrite de Raymond Matabosch se révèlent ultramodernes dans leur engagement qui prend racine dans un mode d’expression qui a une tradition millénaire

La poésie de Raymond Matabosch n’est pas toujours mélodieuse à lire, pas toujours agréable à intégrer, pas toujours coulante à déguster, mais toujours engagée. A ce titre, maniant l’art d’une expression poétique millénaire, il s’intègre dans un développement artistique résolument contemporain assumant le grand écart entre richesse de contenu et simplicité du contenant, richesse du ressenti et précision concise de l’énoncé, expression claire et association ambiguë, forme polie et idées tranchantes.

Perles de cristal… La grande perle de Steinbeck… Le cristal…

La plus grande perle de cristal, n’est-ce pas une boule de cristal? Matière noble de par sa grande pureté, qui sait capter lumières, reflets et ombres et leur donner forme selon ses facettes. La boule en est le symbole le plus profond car sa surface sans facettes produit des reflets venant de sa profondeur. Si cette immense perle de cristal est synonyme d’expression de l’inconscient, les perles de cristal qu’offre Raymond Matabosch, seraient-elles autant de regards sur le monde, sur les émotions, sur l’homme, sur les événements, sur l’histoire, en connaissance inspirée?

 

Claudéa Vossbeck-L'hoëst




Le livre Perles de cristal. Haïku et Renga.

18:48 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : publication, poésie japonaise, haïku, tanka | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12 janvier 2010

Voilages et macramé

 



Acheter Voilages et macramé

Illustrations: Raymond MATABOSCH


Préface.

 

Au creux de mes doigts, un trésor unique et rare, un recueil de haïkus, « clichés d'instants fugaces retranscrits avec les mots des yeux et le ressenti du cœur... ». Des kyrielles de tableaux s'ouvrent sur des horizons infinis: paysages uniques et colorés, mondes étranges, senteurs exotiques, sons nouveaux, saveurs épicées..., l’auteur transportant ses lecteurs dans un univers subtil de poésie, le sien... envoûtant.

 

« Eaux vert émeraude,

ombres bleu et indigo,

la Mer d'Andaman. »

 

Regards interrogateurs, avides de découvertes, à travers des tercets, rythmés en 17 ou 18 syllabes, expressifs, d’une grande sonorité..., la plume emporte vers des rives où nul lecteur n’a encore été se poser. La magie opère... Ouvrir les pages une à une, suivre le tracé des lignes, et se laisser guider pas à pas... La lumière vient et explose. Soleil d’été, soleil brûlant, réchauffant les mots, et soleil habillé d’Or, pour nous éblouir.. dans le jour naissant, déroulant sa cape de soie... Et les haïkus jouent, dansent, virevoltent, ballet vertigineux, mystérieux…

Le vent, ami du poète, chante, transcende... Le souffle est tantôt doux et parfumé tantôt puissant, cherchant toujours des dunes à caresser. La plume est si légère que les haïkus ressemblent à ces jeunes cygnes blancs en parade sur les eaux des lacs bleus. Ils sont des notes, des dièses, des sons étranges, enivrants et langoureux Quelques octaves s’éternisent... et les mots s’envolent comme des oiseaux en liberté.

 

« Couchers de soleil

rosissant, Mer d'Andaman -

Rochers de Prompthep. »

 

Les haïkus n’ont pas de secret pour Raymond Matabosch. Il les apprivoise, il les caresse, puis les libère pour mieux nous charmer. Le poète est musicien, chanteur, écrivain. Il pianote sur toutes les gammes, il tire des sons poétiques, d’une nouvelle dimension et les Haiku et les tanka, aux mots travaillés avec élégance, deviennent autres dans leurs habits de gala. Tout y est fleur laissant le lecteur en extase! Et les pages s'ouvrent délicatement pour nous révéler la beauté d'une gemme rare, de joyaux.

 

« Gelées matinales,

des stalactites aux fenêtres.

Sapin de Noël.

 

Un élan meurt au matin,

la neige est rouge sang. »

 

Ce style d’écriture ne peut être que personnel, le poète sachant lui donner le meilleur de lui: Comme une essence précieuse, sa plume devient l’opium d’une rêverie! Parfois le Haïku est un phare sur la mer, un laser qui irise l'onde bleue. Il est aussi un oiseau migrateur aux ailes ouvertes sur l’infini.

 

« Au soleil levant,

toute la vallée du Nil,

dans le brouillard, baigne.

 

Une mer blanche immobile

dans l'éternité des temps. »

 

En vérité, le poète est un pèlerin, en route sur tous les continents, peignant tous ses ressentis avec des teintes multicolores. Sous son pinceau, les haïkus se métamorphosent en tableaux de la nature, magnifiant les océans, les paysages, les volcans, les terres et les îles. Il déverse les couleurs et les saveurs. A toute chose, il met en relief les sentiments, les émotions sans contrainte de rimes. Il s’étire comme un tussor sur l’horizon rougi par le soleil couchant, il tremble quand la plume hésite et vacille.

 

« Le désert derrière,

avec ses dunes de sable

et ses pyramides.

 

Un océan violet sombre

aux vagues pétrifiées. »

 

Dans le sablier, grain après grain, s'écoule le temps précieux. Le vent a façonné des dunes d'or où les Haïku y sont des roses des sables. Prenons le temps de trouver l'oasis poétique et de savourer ensemble ces dattes sucrées en tournant les pages de « Voilages et macramés... » de Raymond Matabosch.

MaryJo CLAUS.




Le livre Voilages et macramé

12:00 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : publication, poésie japonaise, haïku, tanka | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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