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28 janvier 2011

Un séisme de forte magnitude, 6.1, frappe le Sud-Est de l'Iran, le 27 Janvier 2011

Un fort tremblement de terre, de magnitude évaluée Magnitude locale, - ML -, ou échelle de Richter 5.8 par l'United States Geological Survey, - USGS -, Magnitude du Moment, -Mw- 5.9 par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et 6.0 par l'Institute of Geophysics, University of Tehran, et Magnitude des ondes de volume, -Mb -, par l'nternational Institute of Earthquake Engineering and Seismology Tehran, a frappé, le 27 Janvier 2011 à 08 h 38 Temps Universel, 12 h 08 Heure locale, la région orientale de la Province iranienne du Kerman, en zone limitrophe avec la Province de Sistan-o-Balouchestan.

Son épicentre, localisé latitude 28.22° Nord et longitude 59.07° Est, se situe à 5 kilomètres au Nord-Ouest de Kaskuh, à 9 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Pirowkashhab, à 11 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Darundah, à 12 kilomètres au Nord de NotarKani-ye Nimbad, à 16 kilomètres au Nord-Est de Panj Angosht, à 58 kilomètres au Nord-Est de Borj-e abbasabad, à 66 kilomètres au Sud-Est of Mohammadabad-e gonbaki et à 115 kilomètres au Sud-Est de Bam. Et son hypocentre est déterminé à 15 kilomètres de profondeur.

La secousse principale, ressentie dans toute la majeure partie du territoire de l'Iran, au Turkménistan, en Afghanistan, au Pakistan, en Arabie Saoudite, au Qatar et aux Emirats Arabe Unis, a été précédée par deux secousses précurseur, la première à 07 h 02 Temps Universel, Magnitude 5.1, latitude 28.3° Nord et longitude 59.0° Est, la seconde, à 07 h 18 Temps Universel, de Magnitude 4.0, latitude 28.3° Nord et longitude 59.0° Est, et suivi de deux répliques, l'une à 08 h 43 Temps Universel, de Magnitude 4.8, latitude 28.3° Nord et longitude 59.1° Est, et l'autre, à 09 h 07 Temps Universel, de Magnitude 4.8, latitude 28.2° Nord et longitude 59.0° Est.

En absence de toute information émanant des autorités locales, il ne peut se déterminer si le séisme a causé des dégâts aux bâtis, aux terres agricoles et aux zones industrielles, et si des victimes et des blessés sont à dénombrer. Mais en référence à la magnitude, 6.0, - Peut être destructeur, causant des dommages majeurs à des édifices mal conçus et de légers dommages aux édifices bien construits, dans des zones allant jusqu'à 180 kilomètres à la ronde si elles sont peuplées -, et à l'intensité du tremblement de terre autour du foyer, intensité VII, - Les gens ont du mal à tenir debout. Les conducteurs sentent leur voiture secouée. Quelques meubles peuvent se briser. Des briques peuvent tomber des immeubles. Les dommages sont modérés dans les bâtiments bien construits, mais peuvent être considérables dans les autres d'autant que les maisons, dans cette province iranienne du Kerman, sont construites en briques de terre séchées non doublées par des briques maçonnées -, sur l'échelle MSK,- échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik. -


Les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan.


Elle sont situées dans le Sud-Est du pays et sont les deux plus grandes du pays avec des superficies de 181.714 kilomètres carrés et une population d'environ 2 millions d'habitants pour la première et de 181.600 kilomètres carrés et une population d'environ 2,1 millions d'habitants pour la seconde.

Les deux provinces, très montagneuses, se situent dans la continuation des chaînes de montagne de l'Iran. Central, des massifs qui s'étendent depuis les hauteurs volcaniques d'Azerbaïdjan et qui se terminent au Balouchestan. Les monts Bashagard et Koohbanan sont les plus hauts de la région et possèdent des sommets comme les Toghrol, Aljerd, Palvar, Sirach, Abareq et Tahrood. Les autres chaînes s'étendant de Yazd à Kerman et Challeh-ye-Jazmoorian, ont des sommets tels que Medvar, Shahr-e-Babak, Kooh Panj, Chehel Tan, Lalezar, Hezarbahr, Aseman et d'autres. Avec une altitude de 4.465 mètres, le sommet le plus haut est le Mont Hezar.


En 100 ans, à cause des tremblements de terre, 126.000 morts.


Le plateau iranien et les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan caractérisés par un volcanisme actif et soumis aux contraintes considérables exercées par la ceinture de montagne Alpino-Himalayenne, a fréquemment été frappé par des tremblements de terre catastrophiques au cours des temps historiques. Ces séismes ont entraîné de lourdes pertes en vies humaines, de grands nombres de sans-logis et anéanti d'importantes zones agricoles et industrielles.

Les tremblements de terre cataclysmaux et destructeurs y sont très rares car la période latente, entre deux séismes de forte magnitude, sur une faille particulière ou un segment de faille en Perse varie entre plusieurs siècles et plusieurs millénaires.

En référence aux travaux archéologiques et géologiques de l'activité sismique était plus importante dans les temps anciens, du Néolithique au Moyen-Âge, que dans les temps présents. Les sites archéologiques et les monuments historiques, révélant des épisodes de reconstruction ou réparations suite à des tremblements de terre, en apportent des preuves directes ou indirecte : Sagzabad au III° millénaire avant J.C., Ak-Tapa de 4.000 ans avant J.C., Gowdin-Tapa de 4.000-3.350 ans avant J.C., Marlik de 3.000-2.000 ans avant J.C., Parthian Nesa 10 ans avant J.C., Kangavar Anahita au XVII° Siècle avant JC. et en 224 et en 642, Bishapur en 293, en 302, en 531, en 579 et au X° Siècle, Nishapur multiplees crises sismiques entre 1145 et 1270, et Masjed-e-Jame de Qaen en 1066. Et des séismes de forte magnitude, au moins supérieure à 7.0, de forte intensité au foyer, au moins égale à XI, et d'emprise au moins régionale ou provinciale avaient entraîné le déclin de la civilisation dans les villes de Sagzabad, Marlik, Kumesh, séisme de 856, Zarang, province de Sistan-o-Balouchestan, séismes de 734, 805, et 815, Siraf, séisme de 978 et 1008 , Nishapur, séisme de 1145, 1209, 1251, 1270, 1389, et 1405, et Jizd, séisme de 1336.


Les tremblements de terre historiques.


Au moins neuf tremblements de terre destructeurs sous ou proche de Nishapur/Shadyak ont dévasté la ville, entraînant son déplacement à plusieurs reprises. Presque tous les monuments de la ville de Tabriz ont été détruits ou gravement endommagés par au moins huit séismes de puissante magnitude et de forte intensité, notamment celui du 7 janvier 1780, qui réduisaient toutes les constructions en décombres


Les tremblements de terre au XX° Siècle.


Depuis le début du XX° Siècle, au moins 126.000 personnes ont perdu leurs vies dans des tremblements de terre destructeurs en Iran et dans les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan.

Les tremblements de terre de Tabas-e-Golshan de 16 septembre 1978 et de Rudbar-Tarom de juin 1990 ont été des séismes dans les plus catastrophiques s'étant produits en Iran :

- Le tremblement de terre de Tabas-e-Golshan, fortement ressenti sur une région de 1.130.000 kilomètres carrés ruinait, ou détruisait à plus de 70% des bâtis, environ quatre-vingt-dix villages, endommageait partiellement cinquante autres villages dans la région, et rayait de la carte la ville de Tabas-e-Golshan. 85% des habitants, 11.000 sur les 13.000 y recensés, périssaient. Les victimes se comptaient à plus que 20.000 ainsi que des milliers blessées.

- Le tremblement de terre de Rudbar-Tarom, détruisant trois villes, - Rudbar, Manjil, et Lowshan -, et 700 villages et endommageant 300 autres villages, avait causé plus 40.000 morts, plus de 60.000 blessés, et 500.000 sans-logis. Presque 100.000 constructions furent détruites, plusieurs milliers de têtes de bétail furent enterrés sous le décombres, et des centaines de fermes et de canaux d'irrigation furent sérieusement endommagés. En outre, 1.200 kilomètres de routes et de voies de communication imposèrent, totalement délabrées, effondrées ou ensevelies sous des milliers de tonnes de débris, à être réhabilitées et reconstruites.


Publié le 27 Janvier 2011 sur

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23 mars 2010

La Turquie maudite par une véritable crise sismique... tout comme la faille nord-anatolienne

Depuis le séisme de magnitude 6.0 sur l'échelle ouverte de Richter, du Mars 2010, qui a frappé la province d'Elazig, dans l'Est de la Turquie, des tremblements de terre de magnitude supérieure à 3,5, voire 4, depuis la Grèce jusqu'à l'Iran, ne cessent d'activer la faille Nord-anatolienne.

Un nouveau séisme, de magnitude 4,2, vient de frapper en Turquie Orientale à 19 h 33 Temps Universel, 21 h 33 heure locale. Son épicentre, localisé latitude 39.96° Nord et longitude 38.63° Est, se trouve à 1 kilomètre au Sud-Ouest d'Ortagoze, à 3 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Çavuşkoy, à 3 kilomètres au Nord-Ouest de Biçer, à 3 Kilomètres au Nord d'Akaşu, à 5 Kilomètres au Nord-Est de Saipkoy, à 4 kilomètres au Sud-Est de Kayikoy, à 11 kilomètres au Sud de Gölova, à 41 kilomètres au Sud-Est de Sebinkarahisar et à 78 kilomètres à l'Ouest d'Erzincan. Son hypocentre se situe à 5 Kilomètres de profondeur.

Certes une magnitude de 4.2 sur l'échelle locale, ou échelle ouverte de Richter, ne peut paraître, à prime abord, un séisme destructeur. En effet, suivant le tableau correspondant à l'échelle de Richter, ce séisme pourrait se traduire par des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement. Et des dommages importants peu communs. Mais il est à prendre en compté la nature du terrain, d'une part, la profondeur de son hypocentre et la construction des bâtis. En outre, cette zone est depuis une quinzaine de jours affectée par de nombreux séismes, répliques ou nouveaux aléas, ce qui est difficile à déterminer, les uns et les autres s'imbriquant, les murs des maisons d'habitation ont grandement souffert et, ainsi, le tremblement de terre peut causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes ou déjà endommagés, voire il peut s'avérer destructeur dans une zones allant jusqu'à 100 kilomètres à la ronde car les villages et les hameaux se succèdent à très peu de distance les uns des autres.

En référence aux séismes historiques qui ont affecté le Sud de la Turquie, il pourrait survenir un séisme de plus grande ampleur dans un temps très proche soit en Turquie Orientale, soit en zones frontalières syriennes, irakiennes ou iraniennes.

Et comme les tremblements de terre se multiplient, de même, en Albanie, en Macédoine, en Grèce... toutes ces terres se retrouvent sous une même menace sismique d'un aléa de forte magnitude sous une courte période, jour, semaine ou mois...

Et si Istambul, la partie de la faille Nord-anatolienne circonvoisine se trouvant, actuellement lacunaire, était frappé par un fort tremblement de terre ?

Toutes questions posées nécessitant de s'interroger...


Historique de la sismicité régionale


Avril 1458 magnitude 7.6

8 Novembre 1458 magnitude 9.0

Mars 1481 magnitude 7.7

1482 magnitude 9.1

17 Juin 1584 magnitude 6.6

18 Juillet 1784 magnitude 7.6

29 Mai 1789 magnitude 7.0

2 Juin 1859 magnitude 6.4

20 Juin 1866 magnitude 6.8

27 Mars 1875 magnitude 6.7

31 Mars 1893 magnitude 7.0

19 Décembre 1924 magnitude 7.2

18 Mai 1929 magnitude 6.4

26 Décembre 1939 magnitude 7.8

20 Décembre 1942 magnitude 7.3

17 Août 1949 magnitude 6.7

3 Juin 1952 magnitude 6.9

14 mars 2010

Un séisme de faible profondeur et de magnitude moyenne, 4.7, frappe l'Iran Méridional. Des dégâts à craindre.

Ce jour, 14 Mars 2010, à 12 h 01 Temps Universel, 15 h 01 heure locale, un séisme de magnitude 4,7 à frappé l'Iran méridional. Son épicentre se situe à 97 kilomètres au Nord-Est de Bushehr, population estimée à 157.800 habitants, et à 32 kilomètres à l'Ouest de Kazerun, population de 94.500 habitants. Son hypocentre se localise à 2 kilomètres de profondeur.

Un séisme de magnitude supérieure à 4 et inférieure à 5 se caractérise par des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement et des dommages importants peu communs.

Par la très faible profondeur de son hypocentre situé à 2 kilomètres, les populations circonvoisines du tremblement de terre, environ 200.000 habitants, de Konar Takhteh, Tall-E Sar Kuh, Dalaki, Kazerun, et Sahadah, sont grandement exposées à des dommages dans les bâtis, voire aux personnes.

Ce séisme s'est produit au coeur des Monts Zagros, d'une longueur totale de 1.500 kilomètres depuis l'ouest de l'Iran, plus particulièrement la province du Kordestan, aux frontières de l'Irak jusqu'au golfe Persique, qui constituent la plus grande chaîne d'Irak et la deuxième plus grande chaîne d'Iran. La chaîne se termine au détroit d'Ormuz. Les points culminants sont le Zard Kuh, 4.548 mètres et le mont Dena, 4.359 mètres. La zone est devenue relativement désertique mais semble avoir été plus verdoyante et a été l'un des deux centres connus de domestication des chèvres il y a 10.000 ans environ, à la fin de la dernière glaciation.


Les raisons des aléas sismiques frappant l'Iran.


L'Iran est situé entre la plaque Arabie au sud et la plate-forme de Turan, considérée comme faisant partie de l'Eurasie stable, au nord. D'un point de vue structural, on y distingue trois unités principales :

- une unité sud, correspondant à la plaque arabique et comprenant la chaîne du Zagros ;

- une unité centrale, correspondant à un assemblage de micro blocs qui se sont accrétés à la marge sud de l'Eurasie, cette unité comprenant, en particulier, la zone métamorphique de Sanandaj-Sirjan au nord du Zagros, les blocs d'Iran Central et du Lut à l'est et la chaîne de l'Alborz. ;

- et une unité nord, correspondant à la marge sud du continent Eurasiatique à la fin du Paléozoïque, comprenant la chaîne du Kopet Dag et la plate-forme de Turan au Turkmenistan.

L'Iran est une zone de collision intracontinentale récente active. La cinématique, régulière depuis 60 Millions d'années, de la convergence entre l'Arabie et l'Eurasie est contrainte par les anomalies magnétiques en mer. Les processus et les accidents qui accommodent le raccourcissement entre Arabie et Eurasie sont nombreux et répartis sur l'ensemble du pays, du Golfe Persique à la partie centrale de la Mer Caspienne. Deux types de mécanismes principaux accommodant cette convergence s'y observent :

- un raccourcissement intracontinental se manifeste sous la forme de chaînes de montagnes et se concentre dans le Zagros au sud et dans les chaînes du Caucase, de l'Alborz et du Kopet Dag au nord.,

- et des zones majeures de décrochement séparent les différents blocs tels que l'Iran Central, le Lut ou la partie méridionale à lithosphère océanique de la Mer Caspienne.

La distribution des séismes met clairement en évidence l'existence de ces blocs, dont les limites sont souvent jalonnées d'ophiolites, témoins des processus d'accrétion anciens. Enfin, les données paléomagnétiques suggèrent que la convergence entre l'Arabie et l'Eurasie a également été accompagnée par des rotations importantes de certains des blocs lithosphériques de l'Iran Central.

Les discontinuités héritées d'épisodes tectoniques anciens, - sutures, failles lithosphériques majeures -, et les probables changements de nature de la lithosphère entre blocs entraînent une complexité supplémentaire du champ de déformation actuel comme il en est pour la chaîne de l'Alborz qui est limitée de part et d'autre de la Mer Caspienne par des décrochements qui transfèrent la convergence en direction du Caucase à l'ouest et du Kopet Dag à l'est.

De ce fait, l'Iran est un exemple majeur de collision continentale juvénile active dans laquelle les structures héritées, ainsi que les hétérogénéités de la lithosphère, exercent un contrôle important sur la localisation et le style des déformations. L'intégralité de la zone de collision est située en territoire Iranien, depuis l'Arabie stable au sud jusqu'à l'Eurasie stable au nord.


Ce séisme était prévisible dès le 8 Mars :

http://desorchideesetdesorties.20minutes-blogs.fr/archive...

14:30 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, iran, kazerun, mont zagros | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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