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15 janvier 2013

Eyjafjallajökull, volcan islandais

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Edilivre

ISBN livre papier : 9782332508416

ISBN livre téléchargement : 9782332508423

 

L’Eyjafjöll est un stratovolcan localisé au Sud de l’Islande, à environ 130 kilomètres au Sud-Est de la capitale Reykjavík, et juste à l’Ouest du glacier Mýrdalsjökull. Il s’agit d’un stratovolcan dont la composition des roches va des basaltes aux andésites. Coiffé d’une caldeira de 2.500 mètres de large, les volcanologues le considèrent comme l’un des volcans les moins actifs de l’Est de l’Islande. Seules trois éruptions historiques ont été rapportées en 550, en 1612 et 1821 à 1823. Sa forme, fortement allongée selon un axe Est-Ouest, pourrait être liée à sa proximité immédiate avec la « South Iceland Seismic Zone », zone de fracturation majeure en Islande qui connecte les deux rifts principaux, – Rift Ouest et Rift Est –, qui découpent l’île.

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27 février 2012

Eyjafjallajökull, volcan islandais

 

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par Raymond Matabosch                            

 

Situé au Sud de l’Islande, sur la dorsale océanique et culminant à 1.666 mètres d’altitude, L’Eyjafjöll, également nommé Eyafjalla, est un volcan d’Islande recouvert par l’Eyjafjallajökull, une petite calotte glaciaire de 78 kilomètres carrés de superficie. Par métonymie, Eyjafjallajökull désigne tout aussi bien le volcan que le glacier qui le recouvre. Son dynamisme éruptif est effusif à strombolien, et fissural.

 

L’Islande représente une émersion de la dorsale médio-atlantique longue de 15.000 kilomètres et d’une altitude moyenne de 1.500 mètres, reposant sur des fonds de -4.000 mètres, normalement sous-marine, dont l’axe est matérialisé par le rift islandais. Un récent épisode d’activité de ce rift s’est produit entre 1975 et 1984 dans la région de Krafla, avec la mise en place de coulées basaltiques et une extension mesurée de 9 mètres. Cette partie émergée est l’apex d’une vaste anomalie topographique de la lithosphère car la ride de Reykjanes remonte de -3.000 mètres jusqu’au rift islandais.

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15 avril 2010

Eruption du volcan Eyjafjoll : les réchauffagistes du climat aux anges mais le désenchantement en finalité

En Islande, après une crise sismique entre le 3 et le 5 Mars, environ 3.000 tremblements de terre étant enregistrés à l'aplomb de l'Eyjafjallajökull, le 20 mars 2010, le stratovolcan Eyjafjöll, rentre en éruption. La plupart des jaillissements concernant cet édifice volcanique sont de type fissuraux et se produisent préférentiellement sur ses flancs Est et Ouest du volcan, notamment aux bouches éruptives de Hamragardahraun, Hofdahraun, Irahraun, Midskalarheidahraun, Raudahraun et Skerjahraun.

Peu avant minuit, le 20 Mars, après des projections de cendres, le panache étant visible jusqu'aux îles Vestmann, la lave, s'échappant d'une fissure d'un kilomètre de longueur environ, avait fait son apparition à Fimmvörðuháls, entre l'Eyjafjallajökull et le Mýrdalsjökull.

En date du 30 Mars 2010, suite à une nouvelle crise sismique, une nouvelle faille d'au moins 300 mètres de longueur, parallèle à la première faille éruptive, avait fait son apparition sous le glacier Eyjafjallajökull et le 14 Avril, au petit matin, rejetant un puissant et épais nuage de cendres, de téphras, de vapeur d'eau, d'anhydride carbonique et de gaz volcaniques, elle rentrait, de même, en éruption sous le glacier.

Le magma rejeté par la nouvelle bouche éruptive est entré en contact avec le lac sous-glacière formé par la première éruption et dont l'eau avait envahi et noyé la nouvelle faille. Le contact de l'eau avec la lave a ainsi provoqué des panaches de vapeurs qui, inexorablement, ont rendu l'éruption explosive, une explosion créant, de toute évidence, une nouvelle caldeira et déclenchant, parallèlement, un jökulhlaup, une débâcle glaciaire et boueuse de type crue brutale particulièrement puissante et dévastatrice .

Le panache qui est éjecté du volcan et qui file vers l'Europe, et qui fera le tour de la Terre durant plusieurs jours voire deux semaines, est essentiellement constitué de vapeur d'eau, d'anhydride carbonique, d'anhydride sulfurique, de méthane et de gaz volcaniques, notamment fluor et chlore, et des particules solides appelées téphras ou cendres qui sont des fragments de la roche arrachée par l'explosion phréatique.

Le nuage s'élève à une hauteur de 7 à 15 kilomètres et les particules les plus grosses tombent immédiatement alors que les plus fines sont entraînées par les courants ascendants dans l'atmosphère. Si sur le sol islandais ces cendres sont un risque évident pour les hommes et les animaux car elles sont abrasives et nocives, il n'en sera pas de même pour l'Europe et au delà l'Asie et l'Amérique quand le nuage aura fait le tour de la Terre car une fine couche de poussière retombera sur les sols tout comme, lorsqu'il y a des tempêtes dans le désert saharien, il se peut retrouver un fine pellicule de sable jonchant sur le terres des pays d'Europe méridionale.

Au différent, ce nuage de quelques 20 à 30 kilomètres de long et 6 à 11 kilomètres de large, grossissant toujours, de toute évidence devrait durer une à trois semaines, la caldeira formée devant avoisiner 2 à 3 kilomètres de diamètre, entrainera des conséquences climatiques qui affecteront toute la planète car il perturbera la météo durant deux ou trois ans. En effet, les gaz et les particules rejetés dans l'air réchaufferont le climat dans un premier temps et engendreront, dans un second temps, sous 15 jours à trois semaines, des pluies importantes et les températures se rafraîchiront inexorablement.

En toute chose, il est à penser que l'été sera plus que médiocre et les températures seront assez faibles, voisinant le 15 à 20° Celsius et le prochain hiver sera neigeux sur tout l'hémisphère Nord.

Enfin, si le panache perdure durant plusieurs mois, l'hémisphère Nord connaîtra deux à trois années de froidures durant l'été et le printemps et de glaces en automne et en hiver... Ceci étant expliqué sommairement afin de ne pas dresser un véritable cours magistral sur la climatologie consécutive à une explosion volcanique avec éjection d'un nuage de cendres conséquent.

Et si certains se posent des questions sur le pourquoi des aéroports d'Europe qui ont été fermés qu'ils sachent que les particules fines contenues dans le nuage de cendre sont aussi coupantes que du verre et les réacteurs des avions y sont sensibles car elles peuvent endommager les appareils, les cockpits, les hublots et, si elles pénêtrent à l'intérieur des habitacles porter atteintes aux hommes. En 1982, les réacteurs d'un vol de la British Airways avait perdu toute leur puissance en traversant un nuage de cendres volcaniques au-dessus de l'Indonésie et s'étaient littéralement arrêtés de fonctionner. L'appareil avait fait, alors, une chute de plusieurs milliers de mètres avant que les moteurs, retrouvant un air plus sain, puissent redémarrer.

14 avril 2010

Nouvelles évacuations d'au moins 800 personnes en Islande, un second volcan en éruption.

Terre de glace, l’Islande, située sur la dorsale médio-atlantique, entre le Groenland et l’Écosse, au Nord-Ouest des îles Féroé, est un État insulaire de l’océan Atlantique Nord. Terre de glace s'y dénombrant plus de 130 volcans actifs, elle est aussi terre de feu comme l'a rappelé, peu avant minuit, le 20 Mars 2010, l’éruption fissurale de l’Eyjafjöll, à proximité du glacier Eyjafjallajökull. Bien que jugée, dans un premier temps, mineure, cette éruption est pourtant inquiètante car elle laisse craindre, les deux édifices volcaniques étant liés, celle du volcan Katla, bien plus redoutable.


L'Eyjafjallajökull et l’Eyjafjöll.


Pour une oreille francophone, le nom original de ce glacier sonne bizarrement. Trois mots, en réalité, composent ce toponyme : Eyja, - île -, fjalla, - montagne -, et jökull, - glacier -, Eyjafjallajökull... signifiant, donc, le « glacier sur la montagne île. » L'Eyjafjallajökull est une calotte glaciaire, d'une superficie d'environ 78 kilomètres carrés, au Sud de l'Islande. Sur les quatorze calottes glaciaires que compte l'Islande, les cinq plus importants étant le Vatnajökull avec ses 8.300 kilomètres carrés, le Suður Vatnajökull et ses 3.700 kilomètres carrés, le Langjökull couvrant 995 kilomètres carrés, le Hofsjökull et ses 880 kilomètres carrés et le Mýrdalsjökull avec ses 607 kilomètres carrés, il est le septième plus grand glacier du pays. Ce glacier recouvre un volcan, l'Eyjafjöll.

L’Eyjafjöll, ou Eyafjalla, est un stratovolcan actif d’Islande. La dernière éruption connue s'était déroulée du 19 décembre 1821 au 1er janvier 1823. Depuis le début du mois de Mars 2010, une augmentation de l’activité sismique dans la région qui l'entoure, au voisinage du glacier Eyjafjallajökull, présageait une possible éruption, éruption devenue effective le 20 mars 2010.

Sur près d’un demi-kilomètre, des fontaines de laves s’élevant à plus de 200 mètres de hauteur accompagnent une activité effusive avec des laves chaudes aux températures atteignant 1.000° C., voire plus.


Nouvelle faille à Fimmvörðuháls.


La faille éruptive de l’Eyjafjöll, depuis le 30 mars, a une voisine. Une nouvelle faille de 300 mètres de long est apparue prenant tout le monde par surprise.

Quelques 700 à 800 personnes ont été évacuées de leurs habitations, ce mercredi 14 Avril au matin, en raison d'une nouvelle crise sismique sur toute la région orientale de l'Islande pouvant générer, le long de la nouvelle faille, un risque important d'éruption sous l'Eyjafjallajokull, de même que les risques d'une brutale explosion du Katla, un des volcans les plus actifs et des plus destructeurs, à l'origine de plusieurs jökulhlaups ou ou débâcle glaciaire et boueuse de type de crue brutale particulièrement puissante et dévastatrice, - quelque fois désignés lahars ou coulées boueuses formées d’eau, de cendres volcaniques et de tephras -, sous le Mýrdalsjökull, les signes étant trop évidents, est à craindre...

Toutes les routes sont fermées et les civils évacués ont été dirigés vers des centres de la Croix-Rouge. A cause de l'activité volcanique accrue, le long de la faille Eldgja, sous l'Eyjafjallajokull et, à un degré moindre sous le Mýrdalsjökull, toute la zone est surveillée par hélicoptère afin de prévenir de l'ampleur de l'éruption qui semble avoir commencée vers les 01 h 00 du matin, heure locale, l’Eyjafjöll se situant à 125 kilomètres à l'est de Reykjavik et le Katla à moins de 160 Kilomètres de la capitale.

24 mars 2010

Après une crise sismique, le volcan islandais Eyjafjöll rentre en éruption le 21 Mars 2010

Situé au Sud de l'Islande, sur la dorsale océanique et culminant à 1.666 mètres d'altitude, L'Eyjafjöll, également nommé Eyafjalla, est un volcan d'Islande recouvert par l'Eyjafjallajökull, une petite calotte glaciaire de 78 kilomètres carrés de superficie. Par métonymie, Eyjafjallajökull désigne tout aussi bien le volcan que le glacier qui le recouvre. Son dynamisme éruptif est effusif à strombolien, et fissural.


L'Islande, interaction point chaud et dorsale.


L'Islande représente une émersion de la dorsale médio-atlantique longue de 15 000 kilomètres et d’une altitude moyenne de 1500 m, reposant sur des fonds de -4000 mètres,normalement sous-marine, dont l'axe est matérialisé par le rift islandais. Un récent épisode d’activité de ce rift s’est produit entre 1975 et 1984 dans la région de Krafla, avec la mise en place de coulées basaltiques et une extension mesurée de 9 mètres. Cette partie émergée est l'apex d'une vaste anomalie topographique de la lithosphère car la ride de Reykjanes remonte de -3000 mètres jusqu'au rift islandais.

Cette anomalie topographique est l'expression en surface d'une anomalie de vitesse identifiée jusqu'à 2.800 kilomètres de profondeur. Cette anomalie de vitesse est interprétée comme la remontée d'un panache, à l’état solide plus chaud de quelques centaines de degrés Celsius que le manteau environnant, de manteau profond à l’origine du point chaud islandais, ce panache provoquant le bombement de la lithosphère, en surface, sur plus de 1000 kilomètres de diamètre.


Les rift de Reykjanes et d’Islande du Nord.


La partie nord de la dorsale atlantique marque la limite où s’écartent les plaques tectoniques Eurasie et Amérique du Nord, environ 2,5 centimètres par an, dans la direction Est-Ouest. Située au niveau de la dorsale, l’Islande permet donc d’en observer les caractéristiques morphologiques et géologiques « à l’air libre », notamment des fissures en écartement et un volcanisme important. À l’axe de la dorsale émergée, l’écartement crée une zone d’effondrement qualifiée de rift.

Cette zone, communément dénommée zone néo-volcanique ou axiale, couvre environ 26 000 kilomètres carrés, soit un quart de la superficie de l’île. Elle se trouve à la jonction entre la ride de Reykjanes au sud-ouest de l’île et celle de Kolbeinsey au Nord-Ouest.

La zone active du rift n’est donc pas linéaire, et elle se dédouble en deux branches au centre de l’île : la zone du rift de Reykjanes vers le Sud-Ouest, et la zone du rift d’Islande du Nord vers le Nord-Ouest. Sa largeur varie de 120 à 250 kilomètres du Nord au Sud.

S'éloignant de l'axe central de la dorsale, tant vers l’Est que vers l’Ouest, les formations volcaniques en sont de plus en plus anciennes. Ainsi, comme de part et d’autre des dorsales sous-marines, il se retrouve une répartition des âges en bandes parallèles à la zone axiale.

Le mouvement d’écartement des plaques contribue à la formation graduelle de longues fissures, - les grabens -, bordées de failles normales parallèles et d’éruptions magmatiques fissurales, accompagnées de séismes. Depuis l'an 900, 130 éruptions ont été décrites, soit une éruption tous les 4 à 6 ans.

La zone de rift de Reykjanes a connu, au cours de la dernière décennie, plusieurs épisodes de rifting accompagnés de nombreux séismes, les plus violents remontant à 1789, mais pas d’épisode éruptif. La zone de Thingvellir montre un long graben, - fossé d’effondrement -, de direction Nord-Est/Sud-Ouest, bordé par un réseau de failles normales. Le taux d’ouverture y est faible, environ 3 millimètres par an, comparé au taux de 21 millimètres par an mesuré, plus au Sud, dans la péninsule de Reykjanes.

Quelques kilomètres plus au Nord, la zone géothermique de Geysir, présente de remarquables manifestations hydrothermales : sources chaudes, évents de vapeur et surtout des geysers, - « jaillir » en islandais -, qui ont donné son nom à cette région.

La zone de rift d’Islande du Nord est actuellement plus active. La région du Krafla a connu une longue période d’éruption de 1975 à 1984 alors qu’elle n’avait plus connu d’activité sismique et éruptive depuis 250 ans. Au cours de cette période se sont formés d’importants ensembles de failles et de fissures ouvertes, parfois accompagnées de volcanisme fissural. Entre 1975 à 1984, l’écartement cumulé fut de l’ordre de 8 mètres.


Le volcan Eyjafjöll.


L'Eyjafjöll est un stratovolcan localisé au sud de l'Islande, à environ 130 kilomètres au sud-est de la capitale Reykyavik, et juste à l'ouest du glacier Mýrdalsjökull. Il s'agit d'un stratovolcan dont la composition des roches va des basaltes aux andésites. Coiffé d'une caldeira de 2500 mètres de large, les volcanologues le considèrent comme l'un des volcans les moins actifs de l'est de l'Islande. Seules trois éruptions historiques ont été rapportées,en 550, en 1612 et 1821-1823. Sa forme,fortement allongée selon un axe est-ouest, pourrait être être liée à sa proximité immédiate avec la « South Iceland Sismic Zone », zone de fracturation majeure en Islande qui connecte les deux rifts principaux, - Rift Ouest et Rift Est -, qui découpent l'île. Le volcan se trouve, en effet, à l'aplomb où le Rift Est Islandais croise la « South Icelanc Sismic Zone ». Du fait de la présence d'un glacier sur le sommet de l'édifice, l'Eyjafjallajökull, est l'un des risques majeurs que fait courir ce volcan.

Seules trois éruptions de l'Eyjafjöll sont connues. La première aurait eu lieu, suivant la technique de datation « Tephrochronologie », vers l'an 550, mais les caractéristiques éruptives en restent toujours inconnues. La seconde, explosive et d'index volcanique d'explosivité 2, se déroula en 1612. Elle émit, en volume estimé, un million de mètres cubes de tephras. Bien que les documents archives renseignent surtout sur son voisin, les indices recueillis permettent de croire qu'elle fut commune avec l'éruption de Katla tout proche. La troisième, quant à elle, fissurale, sous-glaciaire et explosive, d'index volcanique d'explosivité 2, se produisit du 19 décembre 1821 au 1er janvier 1823. L'émission des quatre millions de mètres cubes de tephras eu lieu au sommet du volcan, sous la calotte glaciaire, au cours d'explosions d'indice d'explosivité volcanique de 2. L'éruption de l'Eyjafjöll cessa lorsque le volcan Katla rentra, à son tour, en éruption.

La plupart des éruptions de l'Eyjafjöll sont de type fissurales et se produisent préférentiellement sur ses flancs Est et Ouest du volcan, notamment aux bouches éruptives de Hamragardahraun, Hofdahraun, Irahraun, Midskalarheidahraun, Raudahraun et Skerjahraun.

Le sandur de l'Eyjafjöll, une plaine s'étendant à ses pieds jusqu'à l'océan Atlantique, s'est construit par le dépôt successif de matériaux, notamment de hyaloclastites, charriés par des inondations provoquées par les différentes éruptions sous-glaciaires de l'Eyjafjöll et du Katla.


Le volcan Katla


Le volcan Katla, 1.450 mètres d'altitude, a la réputation d'être un des volcans les plus dangereux d'Islande. La montagne est cachée sous le glacier Myrdalsjökull dans le Sud de l'île.

Les éruptions de ce volcan central ont lieu tous les 40 à 80 ans. Elles sont difficiles à prévoir. La dernière éruption date de l'année 1918. Les cratères de Laki et la gorge Eldgjá appartiennent au même système volcanique. De fait, il s'agit là d'un des volcans les plus puissants du monde.

Avant la construction du Hringvegur, - la Route Nationale N° 1 -, nulle âme humaine, ayant déjà fait souvent l'expérience des jökulhlaup, des inondations catastrophiques par des grandes masses d'eau se précipitant en direction de la mer. n'aimait à traverser les plaines noires s'étirant au pied du volcan.


L'éruption du volcan Eyjafjöll du Mars 2010


Entre le 3 et le 5 Mars 2010, une véritable crise sismique déclenche de puissants séismes et des grondements sourds. Environ 3.000 tremblements de terre sont enregistrés à l'aplomb du volcan l'Eyjafjöll.

L'éruption débute le 20 mars peu avant minuit. L'état d'urgence est, lors, déclaré dans le Sud de l'Islande et les habitants du village de Fljótshlíð sont évacués en raison du risque d'inondation. Après des projections de cendres, le panache étant visible jusqu'aux îles Vestmann, la lave, s'échappant d'une fissure d'un kilomètre de longueur environ, fait son apparition à Fimmvörðuháls, entre l'Eyjafjallajökull et le Mýrdalsjökull.

Le volcan est recouvert par la calotte glaciaire Eyjafjallajökull, il s'agit d'une éruption fissurale de type sous-glaciaire. Dans ces conditions, si une importante masse de glace fond, l'eau accumulée sous le glacier menace d'être violemment libérée à la surface et de provoquer un jökulhlaup, - des inondations et des coulées de boues – car l''Eyjafjöll est situé dans le sud de l'Islande, encadré au sud par l'océan Atlantique, au nord par la vallée de Þórsmörk et à l'est par la calotte glaciaire de Mýrdalsjökull recouvrant plusieurs autres volcans dont le Katla

Par ailleurs, cette éruption de l'Eyjafjöll fait craindre une reprise de l'activité éruptive du Katla, volcan voisin de l'Eyjafjöll réputé comme « dangereux », les deux volcans étant considérés comme liés. « C'est une éruption plutôt petite et calme, mais nous craignons qu'elle ne déclenche l'éruption du volcan voisin, le Katla, […] un volcan vicieux qui pourrait provoquer des dégâts locaux et mondiaux », a ainsi expliqué Páll Einarsson, géophysicien à l'Université d'Islande.

 
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