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14 juin 2013

Popocarepelt : Vers une explosion du dôme de lave ? une éruption phréatomagmatique ? ou une éruption phréatique ?

Depuis le début Mai 2013, l'activité du volcan mexicain, le Popocatepelt, est en recrudescence

Vers un changement dans le processus éruptif du Popocatepelt ?

Popocatelt : Vers un épisode phréato-magmatique ?

Eruptions à faible profondeur, les éruptions phréatomagmatiques surviennent lors de la rencontre entre le magma ascendant et un milieu hydraté. Une succession d’explosions très violentes découpe des cratères circulaires à l’emporte-pièce appelés maars, du nom qui a été donné à ces morphologies en Allemagne. Les projections s’accumulent à la périphérie du cratère, en général sous forme d’un croissant ou anneau pyroclastique.

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Il arrive qu’une élévation locale de température, par exemple parce qu’un réservoir magmatique est proche, provoque la vaporisation d’eau contenue dans le sous-sol. Si la pression excède la résistance des roches, des explosions violentes se produisent, sans intervention directe du magma. Ces éruptions gazeuses sont dites « phréatiques ». Un cratère semblable au maar est créé. Caractéristique des produits formés est l’absence de matériaux volcaniques frais : les brèches sont constituées exclusivement de roches anciennes pulvérisées par les explosions.

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Alors se pose la question : phréatomagmatique ou phréatique ?

Cela est si vrai, même si le CENAPRED dans son rapport quotidien, en date du 13 Juin 2013, signale, simplement : « Au cours des dernières 24 heures, le système de monitoring du volcan a enregistré 24 exhalaisons de basse intensité accompagnées par une émission de vapeur d'eau, de gaz et, occasionnellement, de petites quantités de cendre. En outre des segments de tremor harmonique et spasmodique de haute fréquence, ont accumulé un total temps de 45 minutes. » Malgré une nébulosité importante, il est à constater qu'un dense panache continu de vapeur d'eau quasi exclusivement composé, avec, lors de chaque explosion, un panache de cendre, s'élève de plus en plus haut au-dessus du cratère du Popocatepelt et atteint des altitude égales et supérieures à 4/5 kilomètres...

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Dans le rapport quotidien émis par le CENAPRED, le 14 Juin : « Au cours des dernières 24 heures, le système de monitoring du volcan a enregistré 44 exhalaisons de basse intensité accompagnées par une émission de vapeur d'eau, de gaz et, occasionnellement, de petites quantités de cendre. Les plus importantes, concomitantes à des explosions, sont survenues le13 Juin à 15 h 36 et à 18 h 36, et le 14 Juin à 05 h 41 et 10 h 34, produisant de dense et épais panaches de cendres qui ont atteint des altitudes de 2 à 4 kilomètres au-dessus du cratère sommital et qui ont dérivé, poussés par les vents dominants, vers le Sud-Est, l'Est et le Nord-Est. Des chutes de cendres ont été constatées dans les villages circonvoisins des flancs Est et Nord-Est du volcan En outre des segments de tremor harmonique et spasmodique de haute fréquence, ont accumulé un total temps de 1 h 25 minutes. Enfin, le 14 Juin, un séisme tectonico-volcanique, de magnitude 2.1, a été enregistré à 03 h 06. » tout comme pour les jours précédents, malgré une nébulosité importante, un épais panache de vapeur d'eau quasi exclusivement composé, forme une colonne dense impactant toute la circonférence du cratère qui tranche dans le couvert nuageux, qui s'élève de plus en plus haut au-dessus du Popocatepelt et qui atteint des altitude égales et supérieures à 4/5 kilomètres...

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Allons-nous vers une éruption phréatomagmatique ou une éruption phréatique si un tel processus se pérennise ? C'est une hypothèse qui peut être évoquée car il est à craindre, la hauteur et la présence constante d'une colonne, dense et épaisse, de vapeur d'eau pourrait indiquer que le magma, ou la lave, remontant dans la cheminée de l'édifice volcanique est rentré en contact avec un milieu hydraté... ou que la chaleur du magma remontant provoque la vaporisation de l'eau contenue dans le sol. Dans les deux hypothèses, la pression augmente dans la cheminée et elle augmente d'autant plus que la composition de la lave, à viscosité élevée, empêche tout écoulement lavique sur les flancs d'un volcan Popocatelpelt, obstruant ainsi le point de sortie, générant un dôme et pouvant se traduire par des séismes volcano-tectoniques in situ dans le conduit éruptif de l'édifice volcanique. Une troisième hypothèse, avec la présence d'un dôme de lave occupant plus de la moitié de la surface basale du cratère sommital, la surpression qui se produit dans la conduit éruptif, pouvant faire exploser le dit dôme et causer des dommages collatéraux à l'édifice volcanique, voire un effondrement partiel de l'un de flancs du bâti ou pire, est tout autant envisageable.

14 Juin 2013 © Raymond Matabosch

19:26 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcan, éruption, mexique, phréayomagmatique, phréatique, dôme de lave | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18 mars 2013

Popocatepelt : Le dôme de lave aurait-il explosé ?

Si au cours de la journée du 17 Mars le Popocatepelt a paru relativement calme après le train d'explosions et d'incandescences de la nuit du 16 au 17 Mars, depuis le milieu de la nuit du 17 au 18 Mars, son état éruptif s'est accentué... Et, au regard des vues qui peuvent être prise, dans le cade du suivi, il est à craindre que le dôme de lave, in situ dans le cratère, aurait ou serait en cours d'exploser...

 

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Depuis le site où certains vulcanologues sont postés, il leur est difficile de déterminer si c'est un panache de vapeur d'eau, de gaz et de cendres ou une nuée ardente qui dévale la pente Sud-Est...

 

En fait, en toute vérité, pour se prononcer, ils attendent le compte rendu officiel du CENAREP et des autorités...

 

Et même un nouvel évent semble s'être ouvert et est actif sur le flanc Sud-Ouest

 

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Ne pouvant pas parler de probables éventuelles nuées ardentes et de possible lahar tout autant qu'une explosion d'un pan de l'édifice peut être envisageable, 

 

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Tout ce qu'ils peuvent dire c'est qu'une grande animation règne au pied du colosse... et une pluie de bombes volcaniques expulsées retombent sur le bâti volcanique

 

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18 Mars 2013 © Raymond Matabosch .

16:16 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : popocatepelt, d$ome de lave, mexique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16 mars 2013

Un dôme de lave : Vers une explosion plinienne au Popocatepelt ?

Le volcan Popocatepetl, situé à la frontière des États mexicains de Morelos, Puebla et Mexico a enregistré, durant la journées du 04 Mars 2013, 20 exhalaisons, d'intensité modérée, émissives de vapeur l'eau, de gaz et de petites quantités de cendres. Le rapport, publié, en date du 05 Mars 2013, par le Centre National pour la Prévention des Catastrophes, - CENAPRED-, maintient le niveau d'alerte volcanique au noveau « Jaune Phase 2. »

Sur les 20 exhalaisons, les plus importantes se sont produites le 04 Mars, entre 12 h 00, heure locale, et 21 h 17, le 04 Mars et entre 00 h 00 et 03 h 10, le 05 Mars., toutes ponctuées par des émissions de vapeur et de cendre, et d'explosions sporadiques avec expulsion de fragments incandescents à proximité du cratère. En outre, des luminescences sommitales ont été observées durant la nuit du 04 au 05 Mars. Mais, le plus inquiétant est qu'au cours d'un vol de reconnaissance du 04 Mars, il a été constaté la croissance d'un dôme de lave, d'une couleur plus foncée, avec un dégazage constant, à l'intérieur du cratère sommital.

Un dôme de lave est le résultat d'une lente extrusion de roche en fusion visqueuse, riche en silice de nature basaltique à rhyolitique, souvent riche en gaz, qui ne parvient pas à s'écouler ou de manière insuffisante .La lave s'accumule alors au sommet de la cheminée volcanique. Cet amas de lave ne suffit généralement pas à faire baisser la pression dans la chambre magmatique, aussi peut-il exploser lorsque la pression devient trop forte. Il s'ensuit une éruption explosive, du type péléen, plinien, ou vulcanien, qui libère les gaz et la vapeur d’eau sous très forte pression. Des cendres et des blocs de lave sont projetés à des altitudes considérables. Des nuées ardentes peuvent déferler, sur des distances plus ou moins conséquentes, sur les pentes de l'édifice volcanique et, y anéantissant toute vie, atteindre les vallées.

Comme le Popocatepelt est coutumier d'explosions et d'éruptions pliniennes, certaines détruisant tout, temps de récurrence 4 à 5.000 ans, ou partie de l'édifice, le CENAPRED a demandé, aux autorités locales, de maintenir une surveillance dans un rayon de 12 kilomètres autour du volcan pour éviter la présence de personnes dans la région et de maintenir la circulation contrôlée entre Santiago et San Pedro Nexapa Xalitzintla via Paso de Cortés.

Le 09 Mars, le CENAPRED a enregistré 59 exhalaisons, les plus importantes enregistrées à 12 h 38, 16 h 44 et 19 h 11, d'intensité faible ou modéré, accompagnées d'émissions de vapeur d'eau, de gaz et de petites quantités de cendres s'élevant à une hauteur d'environ 150 mètres au-dessus du « Don Goyo », et une explosion à 19 h 33 heures avec expulsion de fragments incandescents, à une hauteur de 100 mètres au-dessus du cratère, qui sont retombés, versant Nord, sur une distance d'environ 400 mètres.

Le 13 Mars, le CENAPRED a enregistré 28 exhalaisons isolées d'intensité faible à modérée et deux tremblements de terre volcanicotectoniques, - 20 h 13, magnitude 1,7, et 20 h 30, magnitude 2.0 -, d'hypocentres localisés au niveau basal de l'édifice volcanique, situés sur le flanc Sud du volcan, suivis d'un troisième le 14 Mars, d'épicentre circonvoisin, à 05 h 02, magnitude 1,5, et, a partir de 08 h 08, d'un train d'exhalaisons avec répétition des signaux inférieure à la minute, d'intensité modérée à élevée, combiné avec un tremor harmonique.

Pendant la nuit du 13 au 14 Mars, un panache de vapeur d'eau et de gaz, en continu, avec, augmentant au cours de la survenance de certaines exhalaisons, une forte incandescence sur les 150 premiers mètres, s'est élevé au-dessus du cratère et a atteint une altitude d'environ un kilomètre. Le panache de vapeur d'eau et de gaz est restée constant et intense durant les premières heures de la matinée du 14 Mars et s'est intensifié, accompagné d'expulsions plus denses en cendres au début du train d'exhalaisons. Et à partir de 11 h 00, le panache de vapeur et de gaz, avec teneur en cendres de légère à modérée, se déplaçant vers le Nord, a atteint une hauteur de 1,5 km au-dessus du cratère, mais aucun rapport de chute de cendres, dans le secteur Nord du volcan, n'a été signalé.

Le train d'exhalaisons combiné avec un tremor harmonique a perduré jusqu'à la mi-journée du 15 Mars, le CENEPRED enregistrant, dès lors, 19 exhalaisons isolées, faibles à modérées.

Parmi tous les scénarios possibles, le CENEPRED privilégie la probabilité d'occurrence d'exhalaisons modérées, quelques émissions de cendres et, sporadiquement, leur luminescence étant plutôt observable durant la nuit, des émissions, faibles à modérées, de fragments incandescents, à proximité du cratère. De fait, il maintient le niveau d'alerte volcanique au niveau « jaune Phase 2 », agrémenté d'une surveillance dans un rayon de 12 kilomètres autour du volcan pour éviter la présence de personnes dans la région, du contrôle de la circulation entre Santiago et San Pedro Nexapa Xalitzintla via Paso de Cortés et des procédures préventives en fonction des plans opérationnels mis en place par les autorités locales.

Mais certains vulcanologues, présents sur site, craignent une explosion et une éruption plinienne qui pourrait s'avérer être de grande envergure du type de celle qui s'est produite en 3700 ± 300 ans avant JC, Indice d'explosivité volcanique VEI 5, évent central du volcan El Fraile, ponctuée par l'extrusion d'un dôme de lave générant des coulées pyroclastiques et des lahars...

 

16 Mars 2013 © Raymond Matabosch


Suite : Pour le Popocatepelt, les périodes de rémanence en fin de cycle : Un danger imminent ?

09:40 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : popocateplt, mexique, explosion plinienne, dôme de lave | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29 août 2010

Magnitude 6.1, Jalisco, Mexique, le 24 Aout 2010.

Le 24 Aout 2010 à 02 h 12 Temps Universel, le 23 Août 2010 à 21 h 12 Heure locale, un séisme de Magnitude du Moment 6.1, a frappé, au large des côtes de l'État de Jalisco, un État du Mexique en bordure de l'océan Pacifique .

Son épicentre, latitude 18.96° Nord, longitude 107.37° Ouest, est situé à 247 kilomètres au Sud-Ouest de Tomatlán, Distances 290 kilomètres au Sud-Ouest de Puerto Vallarta, à 296 kilomètres à l'Ouest de Cihuatlán, à 315 kilomètres à l'Ouest de Manzanillo, à 325 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Autlan et à 855 kilomètres à l'Ouest de Mexico city, capitale fédérale des « Entités fédérales » mexicaines, - ou États-Unis mexicains -.

Son hypocentre est localisé, sur la fracture Rivera, à 20 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 10 kilomètres de profondeur pour l'United States Geological Survey

Le Mexique est une fédération constituée de 31 états libres et indépendants, délimitée au Nord par les États-Unis d'Amériquz, dont il est en partie séparé par le Río Bravo, au Sud par le Guatemala et le Belize, à l'Ouest par Océan Pacifique, et, à l’Est, par l'Océan Atlantique. Il se situe entre le 14° et le 32° parallèle, latitude Nord, sur la plaque tectonique Nord-Américaine, à l’intersection de trois plaques tectoniques, les plaque Pacifique, deux reliquats subductants, - les plaques Rivera et Cocos -, de l'ancienne plaque tectonique, la plaque Farallon, et Caraïbes.

Appartenant à la ceinture de feu du Pacifique, le Mexique est réputé pour être une des zones sismiques les plus actives au Monde : le séisme de Mexico, en 1985, 8,1 de magnitude sur l’échelle ouverte de Richter, avait fait 30.000 victimes environ dont près de 5.000 à Mexico-city. L’activité volcanique, plus de 2.000 volcans actifs ou en sommeil, majoritairement implantés, plus de 1.000 cônes volcaniques et stratovolcans, le long de l'axe néo-volcanique, - la Cordillère Néovolcanique, ou Ceinture Volcanique Transmexicaine qui s'étend depuis la baie de Banderas, sur la côte Pacifique, jusqu'au massif des Tuxtlas, près de la côte du golfe du Mexique -, y est également importante. Le plus jeune volcan du Mexique, le Paricutin, 2.800 mètres, dans le Michoacán, état voisin de l'État de Jalisco, est apparu, dans un champ, en 1943.


La plaque Rivera.


La plaque Rivera, reliquat de la plaque Farallon, est une micro-plaque tectonique située au large de la côte Ouest du Mexique, juste au sud de la péninsule de Baja California. Elle est délimitée, à l'Ouest, par la Ride du Pacifique Oriental, au Sud-Ouest par la très controversée faille transformante, - ou Fracture -, Rivera, au Sud-Est par une zone de déformation et, au Nord par la Fosse d'Amérique Centrale et une autre zone de déformation.

Il est communément admis que la plaque Rivera s'est séparée de la plaque Cocos, située sur son Sud-Est, il y a, environ, 5 à 10 Millions d'années. La subduction de la plaque Rivera, sous la plaque Nord-Américaine, dans la Fosse d'Amérique Centrale a toujours été la cause des plus grands tremblements de terre dans l'histoire du Mexique, y compris, au cours du XX° siècle, celui du 3 Juin 1932 dans l'État de Jalisco. Le séisme avait une magnitude de 8,2 et fut suivi d'une réplique de magnitude 7,8, les deux secousses ayant fait des victimes et des dégâts considérables.

Le 9 Octobre 1995, un tremblement de terre, de magnitude 7.6, causant d'importantes pertes humaines et matérielles, s'est produit sous la région de Jalisco. En outre, un séisme, de magnitude 7.8, a frappé, près de Colima, le 24 Janvier, 2003.


La plaque Farallon.


La plaque Farallon, ainsi nommée par la présence des îles Farallon situées à l'Ouest de San Francisco, est une ancienne plaque océanique entrée en subduction, sous la côte Ouest de la plaque tectonique Nord Américaine, au Jurassique, lors de la dislocation de la Pangaea.

Au fil du temps, sous la poussée conjointe, d'Ouest en Est de la plaque Pacifique et d'Est en Ouest de la plaque Nord-Américaine, la partie centrale de la plaque Farallon a été totalement subductée sous la partie Sud-Ouest de la plaque lithosphèrique supportant l'Amérique du Nord.

Les résidus fossiles de la plaque Farallon sont les actuelles plaques Juan de Fuca, Explorer et Gorda qui continuent à s'enfonçant sous la partie Nord de la plaque Nord-Américaine, les plaques Rivera et Cocos plongeant sous l'Amérique centrale et la plaque de Nazca s'enchâssant sous la plaque Sud-Américaine.

La subduction de la plaque Farallon a, également, transporté d'anciens arcs insulaires et divers fragments de croûtes continentales, appelés terranes, permettant leur agglomération, une majeure partie de son Ouest étant composée par ces terrains accrétés, avec la plaque Nord-Américaine.


La fracture Rivera.


Les données bathymétriques et les mécanismes au foyer des séismes, le long de la zone de fracture de Rivera, permet d'individualiser, le long de dite zone de fracture, trois segments distincts sub-linéaires.

Cette zone de fracture n'est, en aucune mesure, une faille transformante classique aux normes actuellement admises et acceptées par les collèges scientifiques, c'est, au différent, une zone d'accommodation et/ou d'hébergement entre deux systèmes d'épandage. Le segment occidental, dans l'axe de la faille de San Andreas et du Golfe de Basse Californie, rayon de rotation Nord 54° Ouest, appartient à ce système, le segment oriental, dans l'axe de la Ride Est-pacifique, rayon de rotation Nord 85° Ouest, fonctionne avec le dit système. Le segment central, dans un axe Nord-Ouest, rayon de rotation Nord 72° Ouest, relie les deux systèmes.

15 juin 2010

Le 15 Juin 2010, un séisme de magnitude 5.8, épicentre sur la faille de San Andréas, frappe la Baja California, au Mexique.

Le 15 Juin 2010 à 04 h 26 Temps Universel, le 14 Juin 2010 à 21 h 26 Heure Locale, un séisme de magnitude du moment 5.8 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, 5.9 révisé 5.7 pour l'United States Geological Survey, a frappé, à moins de 3 kilomètres à l'Ouest de la faille de San Andréas, la région frontalière États Unis-Mexique, en Baja Californie.

Son épicentre, Latitude 32.60° Nord et longitude 115.94° Ouest, se localise à 8 kilomètres au Sud-Est d'Ocotillo, à 24 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Seeley, à 26 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Jacumba Hot Springs, à 36 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'El Centro, à 44 kilomètres à l'Ouest de Mexicali et à 104 kilomètres à l'Est de Tijuana.

Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 6.9 kilomètres de profondeur pour l'United States Geological Survey.

La secousse principale a été suivie par une trentaine de répliques. Ni victimes, ni dégâts n'ont été recensés dans l'immédiat, mais la secousse a été ressentie à travers la région, jusqu'à Los Angeles où des immeubles ont tremblé. Elle a également fait trembler un stade où se jouait un match de baseball, à San Diego.

Dans l'Etat de Basse Californie, au Mexique, Un séisme puissant de 7,2 de magnitude, le 05 Avril 2010, avait fait 2 morts et 233 blessés.

05 avril 2010

Dimanche 4 Avril 2010, un séisme de magnitude 7.2 frappe la Basse Californie.

Baja California, Mexicali, Mexique. D'abord étalonné à 6.9 de magnitude sur l'échelle ouverte de Richter puis révisé à 7.2, un séisme d' intensité IX sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, a secoué, durant 40 secondes, le 04 Avril 2010 à 22 h 40 Temps Universel, 15 h 40 Heure locale, la Californie mexicaine et américaine.

Son épicentre, latitude 32.38° Nord et longitude 115.04° Ouest, est localisé en Basse-Californie, au Mexique, à 12 km au Nord Est de Guadalupe Victoria, à 60 km au Sud-Sud-Est de Mexicali, à 62 km au Sud-Ouest de San Luis Río Colorado et à 167 km à l'Est-Sud-Est de Tijuana. Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

Il a été ressenti, dimanche après-midi, jusque dans le centre ville de Santa Barbara, de Los Angeles et de San Diego, ainsi que dans l’Arizona, à Phoenix et à Yuma, et dans le tout le Sud de la Californie. Il n’y aurait ni victimes, ni dégâts à déplorer aux Etats-Unis et mais au moins deux morts, à Tijuana, et d'importantes dégradations dans les bâtis, au Mexique, suivant les premières estimations des autorités locales.

Le dernier tremblement de terre, aussi puissant, en Californie mexicaine ou américaine s'était produit en 1992, séisme de Landers de magnitude de 7.3.

A Los Angeles, quelques ascenseurs ont été bloqués et les immeubles ont vibré dans l’ouest de la ville et dans la vallée de San Fernando, interrompant les déjeuners de Pâques. Au Mexique, la secousse a fait trembler des édifices à Tijuana, tandis qu’une partie de la ville s’est retrouvée sans électricité. L'électricité a été coupée et des tuyaux d'alimentation brisés dans certaines régions. Trois violentes secousses secondaires ont eu lieu dans l'heure qui a suivi.


Le séisme du 04 Avril 2010 et ses répliques

Le séisme se centre sur la faille de San Andreas qui coupe en deux la Californie, de Salton Sea au sud jusqu'au cap de Point Arena, au nord de San Francisco. La plus longue, près de 1.000 km, la plus célèbre, elle n'est qu'un élément d'un réseau croisé formé au cours des derniers vingt millions d'années, au long duquel s'exercent les mouvements tectoniques. Les tremblements de terre y sont quotidiens, mais la plupart sont pas perceptibles par l'homme. Lorsque, localement, l'ajustement des plaques a trop longtemps attendu, l'effet est catastrophique. En 1906, la partie occidentale de la Californie glissa en quelques heures de six mètres vers le nord, détruisant maisons, bâtiments et voies de communication. Le séisme avait atteint 8.3 sur l'échelle de Richter. La surface du sol fut déchirée du nord de la baie de San Francisco jusqu'au cap Mendocino, sur huit à dix kilomètres de profondeur.

19 mars 2010

Un séisme de magnitude 4.8 frappe la région de Guerrero, au Mexique.

Le 19 Mars à 20 h 48 Temps Universel, un séime de magnitude 4,8 sur l'échelle de Richter à frappé la région de Guerrero. Son épicentre, localisé 17.621° Nord et 100.934° Ouest, se trouve à 40 kilomètres au Nord de La loma, à 45 kilomètres à l'Est de Petatlán, à 65 kilomètres à l'Est de Zihuatanejo, à 100 kilomètres au Sud-Ouest d'Arcelia et à 132 kilomètres au Nord-Ouest d'Acapulco. Son hypocentre se situe à 17,7 kilomètres de profondeur.

Toute la Côte Pacifique, adjacente aux plaques tectoniques Rivera et de Cocos subductantes sous la plaque lithosphèrique Nord-américaine, est bordée par une zone de subduction, ce qui en fait une région très sismiques.


Historique des séismes qui ont frappé sur la région de Guerrero et sur la Côte Pacifique du Mexique

03 Mai 1887 Nord Sonora, magnitude 7.4, 51 morts

15 Avril 1907 Guerrero, magnitude 7.7

07 Juin 1911 Guerrero, magnitude 7.7, 15 morts

15 Janvier 1931 Oaxaca, magnitude 7.8, 114 morts

03 Juin 1932 Jalisco, magnitude 8.1, 45 morts

18 Juin 1932 Colima, magnitude 7.8

28 Juillet 1957 Guerrero, magnitude 7.9, 68 morts

28 Août 1959 Vera Cruz, magnitude 6.8, 20 morts

11 Mai 1962 Guerrero, magnitude 7.0, 4 morts

19 Mai 1962 Guerrero, magnitude 7.1, 3 morts

06 Juillet 1964 Guerrero, magnitude 6.9, 30 morts

23 Août 1965 Oaxaca, magnitude 7.3, 6 morts

02 Août 1968 Oaxaca,, magnitude 7.1, 8 morts

15 Octobre 1979 Imperial Valley, magnitude 6.4

19 Septembre 1985 Michoacan, magnitude 8.0, 9.500 morts

15 Juin 1999 Centre du Mexique, magnitude 7.0

30 Septembre 1999 Oaxaca, magnitude 7.5

22 Février 2002 Mexicali, magnitude 5.7

10 Décembre 2002 Mexicali, magnitude 4.8

22 Janvier 2003 Colima, magnitude 7.6, 29 morts

11 Septembre 2003 Mexicali, magnitude 3.7

15 Juin 2004 Basse Californie, magnitude 5.1

04 Janvier 2006 Golfe de Californie, magnitude 6.6

11 Août 2006 Michoacan, magnitude 5.9

12 Février 2008 Oaxaca, magnitude 6.5

03 Août 2009 Golfe de Californie, magnitude 6.9

30 Décembre 2009 Basse Californie, magnitude 5.9

23:11 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, guerrero, mexico, mexique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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