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14 août 2010

Un séisme 7.1 de magnitude dans la Cordillère Royale Andine, le 12 Août 2010 : Recrudescence prévisible du volcanisme en Equateur dès la Mi-Novembre.

Un séisme de Magnitude du Moment 7.1 a frappé au cœur de la jungle amazonienne et a secoué, durant environ 40 secondes, l’Équateur et le Pérou, jeudi 12 Août 2010 à 11 h 54, Temps Universel, 06 h 54 Heure Locale. L'U.S. Geological Survey a, à plusieurs reprises, - l'étalonnant, initialement, à 6.9, puis à 7.2, à nouveau 6.9, avant de l’établir, définitivement, à 7.1 -, révisé son estimation de la magnitude du séisme.

Une seule personne, dans un port de pêche Sud-Ouest blessée par un mur qui s’est effondré, et des dommages légers, dans des bâtiments dont une caserne de pompiers qui a eu un mur qui s’est écroulé, sont à signaler.

L’épicentre, localisé latitude 1.260° Sud et longitude 77.312° Ouest, se situe à 62 kilomètres au Sud-Est de Tena, à 145 kilomètres à l'Est d'Ambato, à 155 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Riobamba, à 155 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Nueva Loja et à 175 kilomètres au Sud-Est de la capitale équatorienne, Quito. Son hypocentre a été déterminé à 200 kilomètres de profondeur par le Centre sismologique Euro-Européen et à 211 kilomètres de profondeur par l'U.S. Geological Survey.

Aucune réplique de magnitude égale ou supérieure à 4.0 n'a été détectée, ensuite, jusqu'à 04 h 39 Temps Universel, le 14 Août 2010, magnitude 4.4, épicentre à 58 kilomètres au Sud-Est de Téna et à 140 kilomètres à l'Est d'Amboto, et d'hypocentre 194 kilomètres de profondeur.

Le foyer sismique se contingente, à quelques 50 kilomètres, au pied d'un arc volcanique composé d'une trentaine d'édifices dont nombre d'entre eux sont actifs à très actifs dont, tout particulièrement, le Sangay, le Tunguruhua, l'Amboto, le Cotopaxi, le Sumaco,... et le Reventador.

Le 05 Août 1949, un séisme de magnitude 6,8, avait frappé dans la région d'Ambato et avait causé la mort de 3.000 personness. Les villes de Guano, de Patate, de Pelileo et de Pillaro avaient été totalement détruites, tout comme l'avait été un tiers de la ville d'Ambato. D'importants dommages s'étaient produits dans les provinces de Tungurahua, Chimborazo et Cotopaxi et des glissements de terrain avaient bloqué les routes et les cours d'eau dans toute la région d'Ambato.

Ce tremblement de terre majeur, le plus puissant connu en Équateur après le séisme de magnitude 7.2, au large des côtes équatoriennes, en 1998, s'est produit dans les profondeurs intermédiaires de la lithosphère de la plaque de Nazca.

Les séismes, en Équateur et dans la plupart des Pays d'Amérique du Sud occidentale sont générés par les tensions résultant de la subduction continue de la plaque tectonique océanique de Nazca sous la plaque tectonique continentale d'Amérique du Sud.

À la latitude du tremblement de terre, la plaque de Nazca se déplace dans un axe Ouest-Est et, au niveau de la fosse Pérou-Chili, plonge sous la plaque d'Amérique du Sud à une vitesse d'environ 7 centimètres par année. En outre la subduction Nazca est active, sismiquement, jusqu'à environ 650 kilomètres de profondeur.

Ce séisme s'est produit sur un segment, de la plaque de subduction, génèrant de fréquents tremblements à des profondeurs focales étalonnées entre 160 à 200 kilomètres. Pour mémoire, en 1974, l'hypocentre de la secousse sismique, de magnitude 6.7, situé 60 kilomètres au Sud-Ouest du présent séisme, était localisée à une profondeur de 170 kilomètres.

En toute chose, les tremblements de terre qui ont des profondeurs focales comprises entre 70 et 300 kilomètres sont communément dénommés « tremblements de terre de profondeur Intermédiaire. » Ils se différencient des tremblements de terre à « foyer superficiel », moins de 70 kilomètres de profondeur, et des tremblements de terre à « foyer profond », de profondeur comprise entre 300 et 700 kilomètres.

En règle générale, les tremblements de terre de profondeur intermédiaire causent moins de dégât en surface que les tremblements de terre à foyer superficiel de magnitudes similaires et ils sont ressentis à grandes distances de leurs épicentres.

Au plan sismique, se produisant dans les entrailles profondes des arcs et des cordillères volcaniques, ils agissent tels des moteurs enclenchant, dans les 3 à 6 mois, suivant la secousse, soit une recrudescence dans l'activité d'un volcan, soit une reprise d'activité dans les édifices en repos ou en sommeil. Aussi est-il à penser que des cônes volcaniques, tels le Sangay, le Tunguruhua, l'Amboto, le Cotopaxi, le Sumaco,... ou le Reventador, voire autres moins connus, dans la Cordillère Royale Andine, ne connaissent des regains d'activé ou ne rentrent en éruption après de longs mois ou de longues années de mise en sommeil, à partir de la mi-Novembre 2010.

03 juin 2010

Le volcan Tungurahua, en Equateur, est entré en éruption : Aéroport, écoles fermés et villages évacués.

L’équateur compte une trentaine de volcans dont les plus actifs sont le célèbre Cotopaxi, le Guagua Pichincha, le Reventador dont l’éruption de novembre 2002 a été la plus importante des temps historiques, avec des coulées pyroclastiques et d’importants panaches de cendres de 17 Kilomètres de hauteur qui ont entraîné des évacuations ainsi que la fermeture temporaire de l’aéroport de Quito, le Sangay, le volcan le plus actif d’Equateur et un des rares volcans au monde en état d’activité éruptive quasi-permanente, et bien sûr le Tungurahua. Il se peut aussi citer le Fernandina, volcan-bouclier le plus actif de l’archipel des Galapagos, situé à environ 1000 Kilomètres à l’Ouest des côtes de l’Equateur, formé sous l’action d’un point chaud.

Haut de 5.029 mètres, le Tungurahua, situé à 135 km au Sud de la capitale, Quito, est entré en activité vendredi 28 Mai 2010 à 13 h 47 Temps Universel, 08 h 47 Heure locale, après une « grande explosion » due à une accumulation de gaz, et ses projections de lave et de cendres « dépassent les 10 à 12 kilomètres d'altitude. » L'aéroport et les écoles de Guayaquil, ville portuaire de 2,5 millions d'habitants, ont été fermés.

Située à 280 kilomètres au Sud de la capitale, l'agglomération côtière est affectée par des pluies de cendres dues à l'éruption, qui se déroule 160 kilomètres plus à l'Ouest. Au moins sept villages implantés non loin du volcan, environ 500 familles, ont dû être. Aucune victime n'a été signalée.

Le Tungurahua est un stratovolcan équatorien en activité situé, dans la cordillère royale, la chaine centrale des Andes, à cheval sur les provinces de Chimborazo et Tungurahua, en Équateur. En éruption depuis le 5 Octobre 1999, son activité éruptive a repris le 28 mai 2010. Il s'élève au-dessus de la ville thermale de Baños, 1.800 mètres, et de son église aux ex-voto accrochés aux murs rappelant la dangerosité de l'édifice volcanique, 7 kilomètres au Nord, mais ces kilomètres sont verticaux... Les autres villes les plus proches sont Ambato, 30 kilomètres au Nord-Ouest et Riobamba, 30 kilomètres au Sud-Ouest. Le Tungurahua fait partie du parc national de Sangay.

Surnommé « le géant noir », il est principalement composé d’andésite et de dacite. Trois anciens édifices se sont succédés depuis le milieu du Pléistocène. Le Tungurahua fut ainsi édifié sur les « restes » de l’édifice primordial effondré. Puis il s’effondra il y a 3.000 ans, formant alors une caldeira en forme de fer à cheval ouverte vers l’Ouest. C’est à l’intérieur de cette dernière que s’édifia le cône récent coiffé d’un cratère. Toutes les éruptions historiques ont eu lieu à partir de ce cratère, y compris la dernière débutée en 1999.

Avec ses 5.023 mètres, le Tungurahua dépasse l'altitude des neiges éternelles, 4.900 mètres à cette latitude. Son sommet est recouvert de neige. Il possédait un petit glacier qui a beaucoup souffert de l'augmentation de l'activité volcanique depuis 1999 et, les réchauffagistes du climat toujours à l'affut d'un indice qui apporterait de l'eau à leur moulin, en ont fait des gorges chaudes affirmant que la fonte du glacier était due au réchauffement climatique qui sévissait sur la région andine et les écologistes, leur emboitant allégrement le pas, avaient claironné, « à tout va-l'eau qu'à la fin la cruche se casse », cette nouvelle controuvée...

Dès le 28 Mai l'activité explosive du Tungurahua a repris brutalement produisant une colonne de cendres atteignant l'altitude de 10 kilomètres et provoquant l'évacuation d'au moins 7 villages. Son activité est allée crescendo et les explosions « en coup de canon », accompagnées d'onde de choc, sont entendues, à partir du 30 Mai, dans un rayon de trois kilomètres. Les blocs et les bombes, conjugués à des chutes de cendres, roulent sur les pentes externes du cône sommital jusqu'à plus de 2 kilomètres de distance.

La nouvelle crise éruptive continue de monter en puissance et, à compter du 01 Juin, les explosions, faisant vibrer sols et fenêtres des villages proches, sont entendues à Ambato, à 30 kilomètres au Nord de l'édifice

En ce 03 Juin, l'activité, sismique et superficielle, continue de croître. Son explosivité reste intense avec toujours des explosions « en coup de canon » qui continuent à faire vibrer les portes et les fenêtres dans les villages voisins, et des grondements ininterrompus liés à l'échappement des gaz sous pression. Les panaches formés dépassent les 5 kilomètres de hauteur, atteignant, parfois, les 8, 10 voire 12 kilomètres. L'une des explosions a généré un écoulement pyroclastique, actif, déjà long de plus de 1.500 mètres et continuant à dévaler les flancs du volcan. Des chutes de cendres ont été répertoriées à Pillate, Cotaló, Puela, Manzano, Chonglotus et Bilbao.

Il ne peut que s'admettre que le Tungurahua est entré dans une phase paroxysmale, avec de fortes chutes de cendres. Des mesures de protection de l’eau potable et de l’électricité sont prises par les autorités locales, ainsi que des mesures de récolte et d’évacuation des cendres. L’alerte rouge a été déclenchée pour les villages de Penipe et de Guano, les plus exposés.

sources partielles : http://www.activolcans.info

 
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