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11 février 2012

10 et 11 Février 2012 : Série de trois séismes en Cerdagne.

Sur des terres de coeur, mon pays catalan, qui ont eu à subir, par le passé, des séismes meurtriers et destructeurs d'amplitude régionale...

Série des tremblements de terre en Cerdagne Espagnole, en parallèle à la faille du Sègre :

seismes-en-Cerdagne.jpg- 11 Février 2012, 01 h 20, latitude 42.39° Nord et longitude 1.69° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, épicentre localisé à 1 kilomètre au Nord-Ouest de Lles et à 18 kilomètres au Sud-Est de Les Escaldes, magnitude 2.9

- 10 Février 2012, 16 h 31, latitude 42.38° Nord et longitude 1.80° Est, hypocentre 11 kilomètres de profondeur, épicentre localisé à 6 kilomètres à l'Est de Prullans et 26 kilomètres au Sud-Est de Les Escaldes, magnitude 3.4 

- 10 Février 2012, 15 h 51, latitude 42.38° Nord et longitude 1.79° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, épicentre localisé à 5 kilomètres à l'Est de Prullans et 25 kilomètres au Sud-Est de Les Escaldes, magnitude 3.3

 

11 Février 2012 © Raymond Matabosch

28 juin 2011

Un fort séisme de magnitude 6.4 frappe la province indonésienne de Papua.

Un fort séisme de magnitude d'ondes de volume (mb) 6.4 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen (CSEM), de magnitude Locale (ML) 6.4 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'United States Geological Survey, (USGS) et d'intensité VII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik (échelle MSK ou MSK64), a frappé la frange côtière Nord-Ouest de la province indonésienne Papua le 26 Juin 2011 à 12 h 16 Temps Universel, 21 h 16 Heure Locale.

6.4 Papouasie.jpg

Son épicentre, latitude 2.391° Sud et longitude 136.663° Est, se localise à 10 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Wonti, à 15 kilomètres au Sud-Sud-Est de Wainoei, à 25 kilomètres au Sud-Sud-Est de Kampung Sanggei, à 35 kilomètres au Sud-Est de Waren, à 40 kilomètres au Sud-Ouest de Barapasi, à 150 kilomètres au Sud-Est de Biak, à 172 kilomètres au Nord d'Enarotali, à 331 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Manokwari et à 447 kilomètres à l'Ouest de Jaya Pura.

Son hypocentre est estimé à une profondeur de10 kilomètres pour le CSEM et de 20.6 kilomètres +/- 4.9 kilomètres

Aucune alerte tsunami n'a été lancée par le Pacific Tsunami Warning Center (PTWC), centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique. Pour les autorités locales indonésiennes toujours taisantes et peu enclines à « donner » des informations, aucun décès ne serait à déplorer et aucun rapport de dommages corporels et matériels n'a été dressé.

Au cours des premières 12 heures suivant le séisme, quatre puissantes répliques, de magnitude comprise entre 5.4 et 5.0, d'hypocentre se rapprochant progressivement de la surface (40 kilomètres, 29 kilomètres et les deux derniers 10 kilomètres) ont été enregistrés.

 

La Papouasie.

 

 

La Papouasie, en indonésien Papua, est une province d'Indonésie, située en Nouvelle-Guinée occidentale qu'elle partage avec la province de Papouasie Occidentale partie extrême-occidentale de la Nouvelle-Guinée (péninsule de Vogelkop, « tête d'oiseau. ») Ces deux provinces n'en formaient qu'une sous le nom d'Irian Jaya Barat jusqu'en 2003.

Elle est la province la moins peuplée d'Indonésie : 761.000 habitants enregistrés lors du recensement de 2010.

6.4 Papouasie, Intensité du séisme.jpg

Les habitations y sont entièrement constituées d’une charpente de poteaux et de traverses de bois maintenus par des liens végétaux, quels que soient les matériaux des parois et des couvertures. Elles sont sans fondation. Leurs toitures sont composées de perches (faîtage, sablières, voliges et chevrons) posées sur des piquets plantés dans le sol, qui forment autant de poteaux de fond. L'ensemble de troncs et de tiges d’arbres est solidement maintenu par des ligatures de lianes

De telles constructions ne sont pas adaptées aux risques séismes et il ne fait aucun doute que le séisme de forte magnitude 6.4 (destructeur causant des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones allant jusqu'à un rayon de 180 kilomètres autour du foyer) et d'intensité VII à l'épicentre, n'a pu être que destructeur et a dû causer de nombreuses victimes.

 

Tectonique de l'île de Nouvelle Guinée.

 

La Papouasie Nouvelle-Guinée et les territoires indonésiens de l’Iran Jaya Timur, de l’Iran Jaya Tengah et de l’Iran Jaya Barat, formant l’île de Nouvelle Guinée, et leurs îles et îlots attenants, ainsi que les îles Solomon, situés sur « la ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, sont régulièrement le théâtre de secousses sismiques.

En effet, le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe sous la plaque Australienne, subduction, entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l’Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons.

Au niveau de la Nouvelle-Guinée, avec la présence de nombreuses micro-plaques (les plaques Carolines, Bismarck Nord et Sud, Manus, Mer des Salomons, Woodmarck, Maoke, Birds Head, Mer de Banda, Timor, Mer des Molluques et Philippines, avec des directions de déplacement différentes) incises, comme des coins, entre les deux blocs (Plaques Pacifique et Australienne), les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 centimètres par an, avec un maximum de 24 centimètres par an au Nord des Tonga.

 

Séismicité de la Papouasie.

 

La Province de Papouasie se trouve sur le Pacifique « Ring of Fire», où la rencontre de plaques continentales provoque une forte activité sismique. Située le long de la fosse de subduction fossile de Manus, du système fosse active de Nouvelle Bretagne et suture plissée et chevauchante de Papouasie-Nouvelle Guinée et d'une ride volcanique tertiaire part de l'arc séparant les plaques Australie et Pacifique, démembré par l'ouverture du bassin de Manus depuis environ 4 millions d'années, elle est fréquemment frappée par des séismes et des tsunamis.

Raymond Matabosch.

Publié le 27 Juin 2011 sur :

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13 juin 2011

Un fort séisme de magnitude 6.0 secoue Christchurch et le Canterbury, sur l'Île du Sud, en Nouvelle Zélande.

Le 13 Juin 2011, à 02 h 20 Temps Universel, 14 h 20 heure locale, un violent séisme de magnitude locale (ML), 6.0 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'United States Geological Survey (USGS), et magnitude d'ondes de volume (Mb) 5.8 pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen (CSEM), et d'intensité VIII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik (aussi appelée échelle MSK), a frappé le Canterbury sur l'île du Sud de la Nouvelle Zélande, au nord de la péninsule de Banks.

Son épicentre, latitude 43.580° Sud et longitude 172.740° Est, se situe à 1,5 kilomètres au Sud-est de Clitton, à 2 kilomètres au Sud de Moncks Bay, à 2 kilomètres à l'Ouest de Heathcote Valley, à 2 kilomètres à l'Est de Sumner, à 3 kilomètres au Sud de Redcliffs, à 5 kilomètres au Nord-Est de Lyttelton, à 13 kilomètres au Nord-Nord-Est de Christchurch (363.926 habitants), à 207 kilomètres au Sud-Sud-Est de Westport, à 292 kilomètres au Sud-Ouest de Wellington, capitale de la Nouvelle Zélande, et à 323 kilomètres au Nord-Nord-est de Dunedin. Son hypocentre est localisé à 9 kilomètres de profondeur +/- 2.8 kilomètres pour l'USGS et à 2 kilomètres de profondeur pour le CESM.

Cette secousse, ressentie jusqu'aux villes de Wellington, Queenstown et Dunedin, a été précédée par trois événements séismiques précurseurs dont l'un, sous marin, de ML 5.2, à 01 h 00 Temps Universel, 13 h 00 heure locale, localisée au large de New Brigthon dans la baie de Pegasus, latitude 43.580° Sud et longitude 172.780° Est, d'épicentre situé à 9 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Christchurch, d'hypocentre 11 kilomètres de profondeur et d'intensité VI au foyer sur l'échelle MSK. Elle a été suivie, à 02 h 40 Temps Universel, d'une réplique de magnitude ML 4.6. De nombreuses répliques, de magnitude comprise entre 4.0 et 5.0 ou voire supérieure, se produiront inéluctablement dans les jours et les semaines à venir.

Précisant seulement que le tremblement de terre aurait entrainé l'effondrement de bâtiments publics, que des supermarchés auraient été évacués et qu'un épais nuage de poussière envelopperait la ville de Christchurch en reconstruction, les autorités font état d'uniquement 10 blessés légers et excluent tous décès et toutes blessures graves. D'après le New Zealand Herald, « Deux personnes ont été sorties des décombres d'une église effondrée dans le centre de Christchurch et plusieurs personnes ont été transportées à l'hôpital. » Sur place, au moins 50,000 foyers seraient privés d'électricité et celle-ci, malgré les risques de gel, la Nouvelle-Zélande s'apprêtant à entrer dans l'hiver austral, ne devrait pas être rétablie dans les prochaines 24 heures. En outre, l'aéroport de Christchurch a été évacué.

 

La Nouvelle Zélande et les risques séismiques.

 

Le tremblement de terre du 13 juin 2011, ayant frappé l'Île du Sud, en Nouvelle-Zélande, est, de toute évidence, une réplique de l'aléa séismique du 3 Septembre 2010, d'épicentre Darfield et de magnitude 7.0. Situé dans la partie orientale de la rupture d'une faille cachée provoquée par celui qui s'est produit le 21 février 2011, épicentre circonscrit dans le Castle Rock Reserve et magnitude 6,1, il résulte des mêmes conditions tectoniques et, se rattachant aux frontières usuelles correspondant aux déformations régionales qui affectent les îles du Sud et du Nord de la Nouvelle Zélande, découle, pour finalité, des mêmes causes.

16 avril 2011

Japon 11 avril 2011, séisme de magnitude 6,7: annonce du Big-One ?

Le 11 avril 2011, à 8h16 Temps Universel, 17h16 heure locale, un fort séisme a été induit par le rééquilibrage des contraintes au sein des plaques tectoniques affectées par le puissant tremblement de terre du 11 mars 2011. La secousse principale a été évaluée à une magnitude du moment (Mw) de 6.7 par le Centre Séismologique euro-méditerranéen. Parallèlement, l'United States Geological Survey (USGS), après l'avoir initialement annoncée à 7.1, l'a déterminée à une magnitude locale (ML) de 6.6 sur l'échelle ouverte de Richter. Son intensité au foyer, sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik (MSK), a été estimée à IX. Douze répliques, de magnitude supérieure à 5.1, dont deux de magnitude supérieure à 6.0 et d'hypocentre égal ou inférieur à 10 kilomètres de profondeur, se sont produites au cours des premières 24 heures.

Son épicentre, latitude 37.007° N, longitude 140.477° E, se situe à 16 kilomètres au sud d'Ishikawa, à 36 kilomètres à l'ouest d'Iwaki, à 44 kilomètres au sud-sud-est de Koriyama, à 71 kilomètres au nord de Mito, à 80 kilomètres au sud-est de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima et à 161 kilomètres au nord-nord-est de Tokyo, capitale du Japon. Son hypocentre est localisé à 10 kilomètres de profondeur +/- 3.6 kilomètre pour l'USGS et à 20 kilomètres de profondeur pour le CESM.

Une vigilance tsunami a été initiée mais vite levée car aucune vague anormale n’a été observée. Au différent, une alerte pertes économiques au moins égales à 1% du PIB du Japon a été lancée. Elle prévoit une catastrophe d'ampleur régionale qui devrait générer de probables dommages importants et de possibles victimes. La violence de la secousse séismique a fait tremblé les immeubles de Tokyo et a été ressentie près d'Iwaki, dans la préfecture de Fukushima.

 

La suite sur Suite 101

07 février 2011

Le 04 Février, un violent séisme secoue le Nord-Ouest de la Birmanie. Silence radio des autorités.

Le 04 Février à 13 h 53 Temps Universel, 20 h 23 Heure locale, un violent séisme de Magnitude des ondes de volume, - mb -, 6.4 pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et Magnitude Locale, - ML -, 6.4 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'United States Geological Survey, - USGS -, et d'intensité VII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, - aussi appelée échelle MSK -, à frappé à moins d'un kilomètre au Nord du village de Namponbon et a ébranlé la province birmane, - ou myanmaraise -, de Sagaing(1) et les provinces indiennes du Manipur(2) et du Nagaland(3), situées à la frontière de la Birmanie, - ou Myanmar -, et de l’Inde, sans qu’aucune victime et dégâts matériels n’aient été, pour le moment, signalé par les autorités locales birmanes et indiennes.

Son épicentre, latitude 24.616° Nord et longitude 94.740° Est, se situe à 3 kilomètres au Nord-Nord-Est de Shape, à 4 kilomètres au Nord-Est d'Onbinhim, à 5 kilomètres au Nord de Nampwehiaing, à 9 kilomètres au Nord-Ouest de Myene, à 10 kilomètres au Sud-Est de Namheinkaw, à 66 kilomètres à l'Est d'Yairipok, à 71 kilomètres à l'Est de Thoubal, à 81 kilomètres à l'Est-Sud-Est d'Imphal, à 133 kilomètres au Sud-Sud-Est de Kohima, à 227 kilomètres à l'Est-Sud-Est d'Aizawl et à 455 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Dhaka.

Son hypocentre est localisé à 88,8 Kilomètres +/- 1 kilomètre de profondeur par l'United States Geological Survey, - USGS -, et à 92 kilomètres de profondeur pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -.

Bien que de profondeur intermédiaire, - 30 à 150 kilomètres de profondeur -, la violence de la secousse principale d'une durée de plus d'une minute, a donné lieu à des scènes de panique, parmi la population de la région et, à, Imphal, en Inde, à 80 kilomètres de l'épicentre, les habitants se sont précipités dans les rues. Côté birman, - ou myanmarais -, la province de Sangaing est très peu peuplée et ne compte pas de grandes agglomérations. Nulle information, émanant de la junte militaire qui règne sur le pays, n'a pu filtrer, un gouvernement et des autorités familières du fait. Pour mémoire, le cyclone Nargis, de catégorie 4, qui s'était abattu, les 2 et 3 Mai 2008, sur les Divisions de Rangoun, de l’Irrawaddy et de Bago, - Pegu -, ainsi que sur les Etats Môn et Karen, elle n'avait pas alerté les populations bien que l'Agence des Nations Unies pour la prévention des catastrophes et le service météorologique indien, - IMD -, après qu'un premier bulletin ait été envoyé dès la formation du cyclone, le 26 Avril, avaient prévenu la Birmanie, le 30 Avril, soit 48 heures à l’avance. Selon le ministre birman des Affaires étrangères, le bilan, au 5 Mai 2008 était d’environ 15.000 victimes. Le 13 mai, il était de 32.000 morts et 41.000 disparus, tandis qu'à même date, les évaluations, faîtes par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, - OCHA -, oscillaient entre 63.300 et 101.000 morts et 220.000 disparus et, qu'au 28 Mai, le nombre de victimes était évalué à 133.600. En outre, la junte militaire avait refusé de laisser entrer l’aide humanitaire, malgré les épidémies, - une « nouvelle catastrophe dans la catastrophe » -, inévitables, qui étaient à envisager à cause de l'inaccessibilité à l’eau potable, - salinisation de l’eau, pollution des pluies et destruction partielle du système de distribution -.

 

La séismicité dans le Nord-Ouest de la Birmanie, - ou Myanmar -.

 

Les sept États du Nord-Est de l'Inde, - Assam, Meghalaya, Mizoram, Tripura, Nagaland, Arunachal Pradesh et Manipur -, et les deux États birmans, - ou myanmarais -, du Nord et du Nord-Ouest, - Sagaing et Kachin -, sont situés dans une région à hauts risques séismiques.

Les enregistrements sismiques montrent qu'il y a eu au moins 16 tremblements de terre majeurs, de magnitude ≥ 7,0 sur l'échelle ouverte de Richter, sur le territoire de la Birmanie, - ou Myanmar -, lors des 170 dernières années, - de 1839 à 2008 -.

Tremblement de terre

Sur le plan géographique, la plus grande partie de la Birmanie, - ou Myanmar -, se situe dans la zone Sud de l'Himalaya, sur la marge orientale de l'océan Indien, par conséquent, exposés à de forts tremblements de terre car il se localise sur l'un des deux principaux secteurs séismiques du monde, connu sous le nom de « Ceinture Alpide » qui file depuis le Nord de la Méditerranée, en son Ouest, et s'étend, vers l'Est, à travers la Turquie, l'Iran, l'Afghanistan, l'Himalaya, et la Birmanie, - ou Myanmar -, jusqu'en l'Indonésie.

Les Tremblements de terre, en Birmanie, - ou Myanmar -, résultent de deux principales causes, à savoir :

- La subduction, avec collision seulement dans le Nord, - l'arc montagneux de l’Arakan et les montagnes himalayennes -, de la plaque Indienne sous la microplaque Birmane à une vitesse moyenne de 3,5 centimètres par an ;

Le déplacement, vers le Nord, de la microplaque Birmane, à partir d'un centre de diffusion dans la mer d'Andaman, à une vitesse moyenne de 2,5 à 3,0 centimètres par an.

 

Notes.

 

(1) La Province de Sagaing est une subdivision administrative de la Birmanie, - ou Myanmar -, située dans le Nord-Ouest du pays. Son territoire est montagneux : en son Nord, les montagnes himalayennes dont le point culminant est le sommet Hkakabo Razi, - dans l'État voisin de Kachin et à l'extrême nord de la Birmanie -, avec ses 5881mètres, et, en Sud-Ouest, l'arc montagneux de l’Arakan issu du même processus qui a fait s'ériger l'Himalaya. Elle est frontalière des états indiens du Nagaland et du Manipur au Nord, de l'État Kachin, de l'État Shan et de la Région de Mandalay à l'Est, de la Région de Mandalay et de la Région de Magway au Sud, et de l'État Chin et de l'Inde à l'Ouest. Sa superficie est de 93.527 kilomètres carrés, pour une population d'environ de 5.300.000 habitants. La Région comporte 198 hameaux et villages, 38 municipalités et huit villes principales : Sagaing, Monywa, Shwebo, Katha, Kale, Tamu, Mawlaik et Hkamti.

(2) Le Manipur, - ou Manipour -, est un État du Nord-Est de l'Inde. Il est voisin des États indiens de Nagaland au Nord, Mizoram au Sud et Assam à l'Ouest. A l'Est, il est bordé par la Birmanie. Sa superficie est de 22.356 kilomètres carrés, pour une population d'environ de 2.166.788 habitants.

(3) Le Nagaland est un petit État du Nord-Est de l'Inde. Il est entouré par trois autres États indiens : Assam au Nord-Ouest, Arunachal Pradesh au Nord, et Manipur au Sud, ainsi que par la Birmanie à l'Est. Sa superficie est de 16.527 kilomètres carrés, pour une population d'environ de 1.990.036 habitants.


Publié le 05 Février 2011 sur

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08:07 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblemet de terre, birmanie, inde, namponbon, sagaing, manipur, nagaland | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

01 février 2011

Séisme de magnitude 6.0 au Sud-Sud-Ouest des côtes de l'Île Tongatapu, archipel des Tonga.

Un séisme sous marin de Magnitude d'ondes de volume, - mb -, 6.0 a frappé l'Archipel des Tonga, dans le Pacifique Sud, à 60 kilomètres au large des côtes méridionales de l'Île Tongapatu et à 70 kilomètres au large des côtes occidentales de l'île d'Eua, le 31 Janvier 2011 à 06 h 03 Temps Universel, 19 h 03 Heure Locale, mais aucune alerte au tsunami n'a été lancée.


 

Son épicentre, localisé latitude 21.90° Sud et longitude 175.50° Ouest, se situe à 59 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Fua Amotu à 72 kilomètres au Sud-Ouest de Tufural, à 84 kilomètres au Sud-Ouest de Vaini, à 89 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Nuku'alofa, capitale des Îles Tonga, à 360 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Ndoi, à 400 km au Sud-Sud-Ouest de Neiafu, à 752 kilomètres au Sud-Est de Suva, capitale des îles Fidji et à 1905 kilomètres au Nord-Nord-Est dAuckland. Son hypocentre est évalué 10 kilomètres de profondeur sous le niveau du plancher océanique.


 

L'archipel des Tonga fait partie du Ring of Fire, l'anneau de feu du Pacifique, une région où les tremblements de terre résultant de la tectonique des plaques y sont fréquents. En Septembre 2010, neuf personnes avaient péri suite à un tsunami lui-même provoqué par trois séismes successifs, des 04 Septembre, Magnitude du moment 6.0, épicentre latitude 17.22° Sud et longitude 173.97° Ouest, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, 06 Septembre, Magnitude du moment 6.1, épicentre latitude 18.20° Sud et longitude 175.20° Ouest, hypocentre 212 kilomètres de profondeur, et 07 Septembre, Magnitude du moment 6.4, épicentre latitude 15.76° Sud et longitude 179.21° Ouest, hypocentre 10 kilomètres de profondeur.


 

Dans le Sud-Ouest Pacifique, la configuration des frontières convergentes entre les plaques Australienne et Pacifique est le résultat d'interactions complexes. Celles-ci, générant des déformations actives, s'exercent, entre deux subductions, - Fosse des Nouvelles-Hébrides, ou Fosse Vanuatu-Salomons, à l'Ouest et Fosse Tonga-Kermadec à l'Est -, à vergence opposée, sur un vaste domaine océanique où s'ouvrent des bassins d'arrière-arc associés à ces convergences et aux arcs volcaniques, - Arcs volcaniques du Vanuatu, des Tonga et Kermadec comptant plus de 800 volcans aériens ou sous-marins en activité soit permanente, soit quasi permanente, soit donnant naissance à des îlots tel le 19 mars 2009 à 10 kilomètres au Sud-Ouest de Tongatapu, principale île de l'Archipel des Tonga -, qui en résultent.


 

A l'Est, à la vitesse de 10,3 centimètres par an, dans un axe Sud-Est/Nord-Ouest, la plaque Pacifique subducte sous les micro-plaques Tonga, - se déplaçant dans un axe Nord-Ouest/Sud-Est à la vitesse de 11,9 centimètres par an -, et Kermadec, - se déplaçant dans un axe Sud-Ouest/Nord-Est à la vitesse de 4,4 centimètres par an -, le long de la Fosse Tonga-Kermadec. A l’ouest, la plaque Australienne plonge, à la vitesse de 6,2 centimètres par an, dans un Axe Nord-Est, sous la microplaque des Nouvelles Hébrides, dans la fosse du Vanuatu-Salomon.


 

Entre les deux subductions distantes de plus de 1.000 kilomètres entre les fosses de Nouvelles Hébrides et de Tonga-Kermadec, outre les ouvertures des bassins Nord-Fidjien et de Havre-Lau, de nombreux centres d'accumulation de matériaux et d'enlargement, relayés par de multiples failles transformantes, composent ce vaste domaine à déformation diffuse, en situation d'orogenèse. Et si l'ouverture océanique du bassin Nord Fidjien a débuté, il y a environ 12 Millions d'années et se continue à se développer le long de plusieurs axes d’accrétion contrastés, l’accrétion dans le bassin de Lau est plus récente et plus localisée.


 

En outre, les liens entre les deux subductions et les accrétions océaniques d’arrière-arc sont partout évidents dans la région, et tout particulièrement dans le bassin de Lau, et à la jonction entre les bassins Nord-Fidjien et Lau-Havre où s'y constatent une multiplication anormale des dits axes d’accrétion créant, de fait, une situation géodynamique, tectonique, magmatique et géochimique confuse et quasi inextricable, d'autant que la présence d’un fort flux de chaleur, émanant de la lithosphère océanique, mince dans cette région du Pacifique, témoigne d’une convection intense dans le manteau supérieur.


Publié le 31 Janvier 2011 sur

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16:58 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, volcans sous-marins, tonga, pacifique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28 janvier 2011

Un séisme de forte magnitude, 6.1, frappe le Sud-Est de l'Iran, le 27 Janvier 2011

Un fort tremblement de terre, de magnitude évaluée Magnitude locale, - ML -, ou échelle de Richter 5.8 par l'United States Geological Survey, - USGS -, Magnitude du Moment, -Mw- 5.9 par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et 6.0 par l'Institute of Geophysics, University of Tehran, et Magnitude des ondes de volume, -Mb -, par l'nternational Institute of Earthquake Engineering and Seismology Tehran, a frappé, le 27 Janvier 2011 à 08 h 38 Temps Universel, 12 h 08 Heure locale, la région orientale de la Province iranienne du Kerman, en zone limitrophe avec la Province de Sistan-o-Balouchestan.

Son épicentre, localisé latitude 28.22° Nord et longitude 59.07° Est, se situe à 5 kilomètres au Nord-Ouest de Kaskuh, à 9 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Pirowkashhab, à 11 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Darundah, à 12 kilomètres au Nord de NotarKani-ye Nimbad, à 16 kilomètres au Nord-Est de Panj Angosht, à 58 kilomètres au Nord-Est de Borj-e abbasabad, à 66 kilomètres au Sud-Est of Mohammadabad-e gonbaki et à 115 kilomètres au Sud-Est de Bam. Et son hypocentre est déterminé à 15 kilomètres de profondeur.

La secousse principale, ressentie dans toute la majeure partie du territoire de l'Iran, au Turkménistan, en Afghanistan, au Pakistan, en Arabie Saoudite, au Qatar et aux Emirats Arabe Unis, a été précédée par deux secousses précurseur, la première à 07 h 02 Temps Universel, Magnitude 5.1, latitude 28.3° Nord et longitude 59.0° Est, la seconde, à 07 h 18 Temps Universel, de Magnitude 4.0, latitude 28.3° Nord et longitude 59.0° Est, et suivi de deux répliques, l'une à 08 h 43 Temps Universel, de Magnitude 4.8, latitude 28.3° Nord et longitude 59.1° Est, et l'autre, à 09 h 07 Temps Universel, de Magnitude 4.8, latitude 28.2° Nord et longitude 59.0° Est.

En absence de toute information émanant des autorités locales, il ne peut se déterminer si le séisme a causé des dégâts aux bâtis, aux terres agricoles et aux zones industrielles, et si des victimes et des blessés sont à dénombrer. Mais en référence à la magnitude, 6.0, - Peut être destructeur, causant des dommages majeurs à des édifices mal conçus et de légers dommages aux édifices bien construits, dans des zones allant jusqu'à 180 kilomètres à la ronde si elles sont peuplées -, et à l'intensité du tremblement de terre autour du foyer, intensité VII, - Les gens ont du mal à tenir debout. Les conducteurs sentent leur voiture secouée. Quelques meubles peuvent se briser. Des briques peuvent tomber des immeubles. Les dommages sont modérés dans les bâtiments bien construits, mais peuvent être considérables dans les autres d'autant que les maisons, dans cette province iranienne du Kerman, sont construites en briques de terre séchées non doublées par des briques maçonnées -, sur l'échelle MSK,- échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik. -


Les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan.


Elle sont situées dans le Sud-Est du pays et sont les deux plus grandes du pays avec des superficies de 181.714 kilomètres carrés et une population d'environ 2 millions d'habitants pour la première et de 181.600 kilomètres carrés et une population d'environ 2,1 millions d'habitants pour la seconde.

Les deux provinces, très montagneuses, se situent dans la continuation des chaînes de montagne de l'Iran. Central, des massifs qui s'étendent depuis les hauteurs volcaniques d'Azerbaïdjan et qui se terminent au Balouchestan. Les monts Bashagard et Koohbanan sont les plus hauts de la région et possèdent des sommets comme les Toghrol, Aljerd, Palvar, Sirach, Abareq et Tahrood. Les autres chaînes s'étendant de Yazd à Kerman et Challeh-ye-Jazmoorian, ont des sommets tels que Medvar, Shahr-e-Babak, Kooh Panj, Chehel Tan, Lalezar, Hezarbahr, Aseman et d'autres. Avec une altitude de 4.465 mètres, le sommet le plus haut est le Mont Hezar.


En 100 ans, à cause des tremblements de terre, 126.000 morts.


Le plateau iranien et les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan caractérisés par un volcanisme actif et soumis aux contraintes considérables exercées par la ceinture de montagne Alpino-Himalayenne, a fréquemment été frappé par des tremblements de terre catastrophiques au cours des temps historiques. Ces séismes ont entraîné de lourdes pertes en vies humaines, de grands nombres de sans-logis et anéanti d'importantes zones agricoles et industrielles.

Les tremblements de terre cataclysmaux et destructeurs y sont très rares car la période latente, entre deux séismes de forte magnitude, sur une faille particulière ou un segment de faille en Perse varie entre plusieurs siècles et plusieurs millénaires.

En référence aux travaux archéologiques et géologiques de l'activité sismique était plus importante dans les temps anciens, du Néolithique au Moyen-Âge, que dans les temps présents. Les sites archéologiques et les monuments historiques, révélant des épisodes de reconstruction ou réparations suite à des tremblements de terre, en apportent des preuves directes ou indirecte : Sagzabad au III° millénaire avant J.C., Ak-Tapa de 4.000 ans avant J.C., Gowdin-Tapa de 4.000-3.350 ans avant J.C., Marlik de 3.000-2.000 ans avant J.C., Parthian Nesa 10 ans avant J.C., Kangavar Anahita au XVII° Siècle avant JC. et en 224 et en 642, Bishapur en 293, en 302, en 531, en 579 et au X° Siècle, Nishapur multiplees crises sismiques entre 1145 et 1270, et Masjed-e-Jame de Qaen en 1066. Et des séismes de forte magnitude, au moins supérieure à 7.0, de forte intensité au foyer, au moins égale à XI, et d'emprise au moins régionale ou provinciale avaient entraîné le déclin de la civilisation dans les villes de Sagzabad, Marlik, Kumesh, séisme de 856, Zarang, province de Sistan-o-Balouchestan, séismes de 734, 805, et 815, Siraf, séisme de 978 et 1008 , Nishapur, séisme de 1145, 1209, 1251, 1270, 1389, et 1405, et Jizd, séisme de 1336.


Les tremblements de terre historiques.


Au moins neuf tremblements de terre destructeurs sous ou proche de Nishapur/Shadyak ont dévasté la ville, entraînant son déplacement à plusieurs reprises. Presque tous les monuments de la ville de Tabriz ont été détruits ou gravement endommagés par au moins huit séismes de puissante magnitude et de forte intensité, notamment celui du 7 janvier 1780, qui réduisaient toutes les constructions en décombres


Les tremblements de terre au XX° Siècle.


Depuis le début du XX° Siècle, au moins 126.000 personnes ont perdu leurs vies dans des tremblements de terre destructeurs en Iran et dans les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan.

Les tremblements de terre de Tabas-e-Golshan de 16 septembre 1978 et de Rudbar-Tarom de juin 1990 ont été des séismes dans les plus catastrophiques s'étant produits en Iran :

- Le tremblement de terre de Tabas-e-Golshan, fortement ressenti sur une région de 1.130.000 kilomètres carrés ruinait, ou détruisait à plus de 70% des bâtis, environ quatre-vingt-dix villages, endommageait partiellement cinquante autres villages dans la région, et rayait de la carte la ville de Tabas-e-Golshan. 85% des habitants, 11.000 sur les 13.000 y recensés, périssaient. Les victimes se comptaient à plus que 20.000 ainsi que des milliers blessées.

- Le tremblement de terre de Rudbar-Tarom, détruisant trois villes, - Rudbar, Manjil, et Lowshan -, et 700 villages et endommageant 300 autres villages, avait causé plus 40.000 morts, plus de 60.000 blessés, et 500.000 sans-logis. Presque 100.000 constructions furent détruites, plusieurs milliers de têtes de bétail furent enterrés sous le décombres, et des centaines de fermes et de canaux d'irrigation furent sérieusement endommagés. En outre, 1.200 kilomètres de routes et de voies de communication imposèrent, totalement délabrées, effondrées ou ensevelies sous des milliers de tonnes de débris, à être réhabilitées et reconstruites.


Publié le 27 Janvier 2011 sur

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Un séisme de magnitude 6,1 a frappé le Kuhistoni Badakhshon, Tajikistan, le 24 Janvier 2011

Un séisme de profondeur intermédiaire, de magnitude Mw, - Magnitude du Moment -, 6.0 pour le le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, -CSEM -, et 6.1 pour l'United States Geological Survey, - USGS -, le 24 Janvier 2011 à 02 h 45 Temps Universel, 07 h 45 Heure Locale, a frappé dans le centre du Kuhistoni Badakhshon, - ou Gorno-Badakhshan - , Tajikistan.

Son épicentre se localise, latitude 38.46° Nord et longitude 72.82° Est, à 12 kilomètres au Nord-est de Polna, à 16 Kilomètres au Nord-Est de Pasor, à 19 Kilomètres au Nord-Nord-Est de Raun, à 20 kilomètres au Nord-Est de Rukhch, à 22 kilomètres au Nord du lac Sarez, à 42 kilomètres au Sud-Ouest du lac Karakul, à 90 kilomètres au Sud-Ouest de Karakul, à 103 kilomètres à l'Ouest de Murgob, à 145 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Sary-Tash, à 150 kilomètres au Nord-Est de Khorugh, à 231 kilomètres au Sud d'Os et à 350 kilomètres à l'Est de Dushanbe capitale du Tadjikistan. Son hypocentre à été déterminé à 80 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et à 98.6 kilomètres par l'United States Geological Survey, - USGS. -

D'après les autorités et le porte parole du ministère tadjik des Situations d'urgence, « Il ne semblerait pas que le tremblement de terre ait pu causer des dégâts et aucune victime ne serait à déplorer. ». Même si la magnitude 6.0 suivant le CESM et 6.1 pour l'USGS est forte, la profondeur du séisme, près de 100 kilomètres, à classifier dans la catégorie des tremblements de terre à foyer intermédiaire, - 30 à 150 kilomètres de profondeur -, en modère les effets dévastateurs et destructeurs. En effet, l'intensité, à l'hypocentre, n'est que de V, - Le séisme est ressenti en plein air, les vibrations sont comparables à celles provoquées par le passage d'un gros camion et les dormeurs se réveillent -, sur XII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, - appelée aussi échelle MSK. -


Fréquence des séismes au Tadjikistan.


Les séismes sont fréquents au Tadjikistan et tout particulièrement dans la Province de Kuhistoni Badakhshon située dans les Montagnes de Pamir, une région pauvre matérialisant 45 % du territoire national tadjik mais ne représentant que 3 % de la population. Les plus hautes montagnes du Pamir, et trois des cinq sommets de plus de 7.000 mètres sont localisés dans la province, avec le Pic de l'indépendance, 7.134 mètres, - à la frontière avec le Kirghizistan -, le Pic Ismail Samani, 7.495 mètres, et le Pic Korzhenevskoi 7.105 mètres.

La province de Kuhistoni Badakhshon présente de hauts risques sismiques et la magnitude des secousses observées y varie de 3 à 8 sur l’échelle ouverte de Richter. Du 01 Octobre 2006 au 31 Décembre 2010, 32 tremblements de terre de magnitude comprise entre 5.1 et 6.5, ont affecté la région et, début janvier 2011, en plein hiver, dans le Massif montagneux du Pamir, un puissant séisme de magnitude 6.3, s'est produit faisant plus de 600 sans-abri. Cette importante sismicité est la conséquence de la double subduction intracontinentale du terrane Tarim sous les chaînes du Tian Chan et du Kunlun-Pamir et aux grands accidents profonds, - chevauchement des Kunlun, etc... -, résultant de la collision, - chevauchements et épaississements crustaux, redressement des structures, etc... -, et de la convergence, -morphogénèse, compression et surrection associés à des décrochements -, entre l'Inde et l'Eurasie.


Publié le 25 Janvier 2011 sur

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20 janvier 2011

Puissant séisme de magnitude 7.4, au Baloutchistan, Pakistan, le 19 Janvier 2011

Un puissant séisme, de Mw, - Magnitude du Moment -, 7.4 révisée 7.2 par l'United States Geological Survey, - USGS -, et d'intensité VII au foyer sur l'échelle MSK, - Medvedev-Sponheuer-Karnik -, a frappé dans la province du Baloutchistan(1) au Sud-Ouest du Pakistan, une région, frontalière avec l'Iran, aride, désertique, avec des montagnes volcaniques,d'une superficie de 343.000 kilomètres carrés et peuplée de près de 10 millions d'habitants, le 18 Janvier 2011 à 20 h 23 Temps Universel, 19 Janvier 2011 à 01 h 23 Heure Locale.


 

Son épicentre, latitude 28.81° Nord, longitude 63.97° Est, se situe à 45 kilomètres à l'Ouest de Dalbandin, à 260 kilomètres à l'Ouest de Kalat, à 281 kilomètres au Nord-Ouest de Khuzdar, à 310 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Zahedan et à 1035 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'Islamabad, capitale du Pakistan. Son hypocentre a été localisé initialement à une profondeur de 10 kilomètres avant d'être étrangement révisé, par l'United States Geological Survey, - USGS -, à une profondeur de 84 kilomètres.

Bien que les rapports annoncent que le tremblement de terre ait été ressenti à travers tout le Pakistan, dans une majeure partie des territoires iraniens et pakistanais, à Delhi en Inde, aux Émirats Arabes Unis, à Dubaï et au Qatar, et que les séismes d'un foyer aussi superficiel, -hypocentre initialement localisé à une profondeur de 10 kilomètres -, aient un potentiel destructeur conséquent pour engendrer des désastres majeurs, ruiner des régions entières et entraîner d'importantes pertes de vie, les officiels ont informé les médias que seulement quelques dégâts et blessés seraient à déplorer et, selon les autorités locales, il n'y aurait aucune victime.


 

A l'épicentre du séisme, la population y est, pourtant évaluée entre 25 et 125 habitants au kilomètres carré. Et si la ville la plus proche et la plus importante, dans la zone épicentrale d'intensité VII, est Dalbandin située à 45 kilomètres de l'hypocentre, les villages de Nuhli, à l'Ouest, de Merui, au Nord-Ouest et de Chacul, au Nord-Est se localisent à plus ou moins 10 kilomètres. Ces villages sont bâtis avec des briques d'argile, délayée et mélangée à de la paille ou de l'herbe sèche hachée, durcies au soleil. Il est vrai que cette région est une zone d'expérimentation militaire, toujours en activité, particulièrement dans les collines de Chagai où se situe un centre de tir de fusées nucléaires. Du reste, en 1998, le Pakistan y avait réalisé un essai nucléaire ce d'autant plus dangereux que cette région pakistanaise, partageant une frontière longue et poreuse avec l'Iran et l'Afghanistan, - et surtout avec les zones de conflit de l'Afghanistan méridional -,est un centre d'activités militantes.

En corrélation avec l'intensité sur l'échelle MSK, - Medvedev-Sponheuer-Karnik -, 2.602.000 personnes seraient exposées à une intensité IV, 969.000 à une intensité V, 223.000 à une intensité VI et 109.000 à une intensité VII. Dans l'ensemble, bien que quelques quelques structures anti-sismiques existent, la population, dans cette région, réside dans des structures extrêmement vulnérables, - briques d'adobe(2) non renforcées par un doublage de briques maçonnées -, aux tremblements de terre.


 

Principales villes de plus de 1.000 Habitants exposées au séisme.


Intensité MSK

Villes

Population

VII

Dalbandin

15.000

V

Kharan

31.000

V

Alaqehdari Deh-e Shu

9.000

IV

Khuzdar

141.000

IV

Khash

70.000

IV

Mastung

29.000

IV

Nushki

28.000

IV

Kalat

27.000

III

Zabol

122.000

III

Chaman

89.000

III

Bela

20.000


 


La province du Baloutchistan, d'une population clairsemée, moins de 50 habitants au kilomètre carré, est située dans une zone sismique très active : Magnitude 6.4 le 03 Octobre 1975, Magnitude 6.0 le 03 Avril 1990, Magnitude 6.1 le 17 Août 1990, Magnitude 7.0 le 27 Février 1997 et Magnitude 7.6 le 8 octobre 2005 générant 73.000 morts et environ 3,5 millions de sans-logis, tous d'intensité au foyer égale ou supérieure à VII. Enfin, ce séisme fait suite aux pluies de mousson catastrophiques qui avaient balayé le Pays du Nord au Sud, en Juillet et en Août 2010 affectant 21 millions de personnes, ruinant des villages entiers, annihilant des milliers d'hectares de terres agricoles, détruisant les industries et faisant, de ces inondations, la plus importante catastrophe naturelle que le Pakistan ait connu dans les temps historiques.


Notes.


(1) Très peu développé économiquement, le Baloutchistan, bien que rattaché au régime fédéral d'Islamabad, vit toujours selon des loi féodales et sous le joug de quelques grands seigneurs, les « Mirs », à qui appartiennent les terres et les populations qui y vivent.

(2) Brique durcie au soleil, fabriquée à partir de terre essentiellement argileuse, délayée et mélangée à de la paille ou de l'herbe sèche hachée.


Publié le 19 Janvier 2011 sur

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12:34 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, pakistan, baloutchistan, dalbandin, nuhli, merui, chacul | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25 décembre 2010

Séisme de magnitude 6.2 sur l'île Bougainville au pied du volcan bouclier pyroclastique Loloru...

Un puissant séisme de magnitude de 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter a frappé l'Île de Bougainville, Papouasie Nouvelle Guinée, le 13 Décembre 2010 à 01 h 14 Temps Universel, 11 h 14 Heure Locale. Son épicentre, latitude 6.563° Sud et longitude 155.640° Est, se situe à 7 kilomètres au Nord-Ouest de Bogisage, à 10 kilomètres au Nord-Est d'Isinai, à 15 Kilomètres au Sud-Est de Taki, à 20 kilomètres au Nord d'Aku, à 20 kilomètres au Nord-Est de Boku, à 27 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Taruba, à 40 kilomètres au Sud-Sud-Est d'Arawa, pour une population de 40.266 habitants, à 105 kilomètres à l'Ouest de Chirovanga sur l'île de Choiseul, Archipel des Salomon, et à 990 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Port Moresby. Son hypocentre a été localisé à 146,9 kilomètres de profondeur, au pied même du volcan Loloru dont le cratère sommital se situe à 5 kilomètres au Nord-Nord-Ouest du foyer sismique.

Aucun dégât, ni blessé n’a été immédiatement signalé par les autorités locales mais les doutes subsistent étant donné l'ampleur de la magnitude et la proximité des villages avoisinants. Et aucune alerte au tsunami n’a été émise par le centre régional d’alerte aux tsunamis, le Pacific Tsunamis Warning Centre, - le P.T.W.C. -, basé à Pearl Harbour, Îles Hawaii.

Le 01 Septembre 2006, un séisme de magnitude 6.8, localisé latitude 6.822° Sud et longitude 155.535° Est, d'hypocentre 45,7 kilomètres de profondeur, avait déjà frappé la région. Les autorités locales avaient déclaré, malgré que le tremblement de terre aurait pu causer des dégâts à cause de son emplacement et de sa magnitude, « … que ni destructions, ni victimes n'avaient été recensées... »


L'Île de Bougainville.


Bougainville, l'une des plus grandes de l'Archipel des îles Salomon, dans le Sud-Ouest de l'océan Pacifique, est une île de Papouasie Nouvelle Guinée. Tectoniquement, elle se trouve prise dans l'étau de deux plateaux océaniques, deux deux rides et de deux fosses parallèles, sur son Nord et son Est, le plateau d'Ontong-Java, la ride Nord-est et la fosse de Nord Salomon, sur son Ouest et son Sud, le plateau d'Entrecasteaux, la Ride d'entrecasteaux et la fosse de Bougainville. En outre, elle est marquée par l'affrontement entre les grandes plaques Pacifique et Australienne dont la convergence se caractérise « par une zone de déformation qui peut atteindre jusqu'à 1.000 kilomètres de largeur. » Celle-ci s'exprime « par deux zones de subductions de sens opposé : la zone de subduction Nouvelle-Zélande-Kermadec-Tonga et la zone de subduction Papouasie-Nouvelle-Guinée- Salomon-Vanuatu. Entre ces deux subductions, se recouvrant en partie, s'ouvrent des bassins océaniques. »


Le séisme du 13 Décembre 2010 et le volcan Loloru.


Code 0505-03

Localisation : Latitude 6.31° Sud à 6.52° Sud

et Longitude 155.37° Est à 155.62° Est,

Volcan bouclier pyroclastique, altitude 1.887 mètres.

Île Bougainville, Papouasie Nouvelle Guinée.

 

Le tremblement de terre, de magnitude 6,2, s'est produit sur le plan de Wadati-Benioff, subduction de la plaque Australienne, à une profondeur de 149 kilomètres, - un séisme dit intermédiaire -, à l'aplomb du volcan Loloru, un volcan situé sur l'arc des Salomon.

Ce volcan pyroclastique, de type bouclier, se situe au Sud-Est de l'Île de Bougainville. Il est à l'origine de la la large et épaisse chape d'ignimbrite qui recouvre, majoritairement la province méridionale de l'île. Son sommet se caractérise par la présence de deux caldeiras imbriquées, et d'un dôme de lave andésitique qui limite un lac en forme de croissant sis sur le bord oriental de la caldeira la plus jeune.

Tout comme le complexe volcanique Taroka et le volcan Takuan, tous deux implantés, le premier en son Nord-Ouest, le second sur son Nord, le Loloru s'est construit dans la caldeira Pléistocène, de dimensions imposantes, 10 kilomètres de large et 15 kilomètres de long, La plus récente des éruptions explosives majeures du Loloru, durant l'Holocène, s'est produite il y a environ 3.000 ans.

Suite au séisme du 16 Août 1995, de magnitude 7.8, foyer localisé à 200 km au Nord-Ouest, le 20 du même mois, des émissions de vapeur, faibles à modérées, blanches étaient observées dans le champ fumerolien principal, sur le flanc de Nord du dôme de lave sommital. Le lac, inclus dans la caldeira, aucune décoloration des eaux et aucune déformation de son niveau n'étant apparentes, paraissait « normal ». Mais depuis 1988, il est constaté une augmentation de chaleur au niveau des sources fumeroliennes et des solfatares, une température évoluant de 80° C, en 1984, 108° C en 1995, et bien supérieure depuis le séisme de magnitude 6.8 du 01 Septembre 2006.

Au différent des précédents tremblements de terre qui s'étaient produits dans un rayon compris entre 100 et 200 kilomètres, des séismes qui n'avaient pas intercédé sur l'activité volcanique apparente du Loloru, le présent séisme a frappé à l'aplomb même du dôme de lave sommital et de la chambre magmatique. Il peut donc être à prévoir, le magma s'élevant, dans l'arc des Salomon à la vitesse de 1,3 kilomètres par jour, une reprise d'activité du volcan Loloru, avec une ou plusieurs éruptions explosives propres aux volcans boucliers pyroclastiques, et, parallèlement, fonctionnant de conserve, des probables manifestations volcaniques pourraient affecter le complexe volcanique Taroka et le volcan Takuan, sous quelques 15 à 20 jours maximum.


Raymond Matabosch.

 

 

Publié le 14 Décembre sur :

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03 novembre 2010

Séisme de Magnitude 5.6, en Serbie, des morts, des blessés et des dégâts importants sont à déplorer

Deux personnes ont trouvé la mort et des centaines ont été blessées dans un séisme d'une magnitude du Moment de 5.6, révisée 5.4 par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et 5.3 par l'United States Geological Survey, - USGS -, qui s'est produit sur le territoire de la commune de Kraljevo située dans le district de Raška, en Serbie centrale, le 03 Novembre 2010 à 00 h 56 Temps Universel, 01 h 56 heure locale.

L'épicentre du tremblement de terre, latitude 43.718° Nord, longitude 20.624° Est, se localise à 2 kilomètres au Nord-Est de Kraljevo, à 3 kilomètres au Sud-Ouest de Sirca, à 5 kilomètres au Sud-Est d'Adrini, à 10 kilomètres au Nord-Est de Zica, à 10 kilomètres au Nord-Ouest de Ratina, à 36 kilomètres au Sud-Ouest de Kragujevac, 110 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Nis, à 125 kilomètres au Sud de Belgrade, capitale et la plus grande ville de la Serbie, et à 125 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Pristina, capitale et plus grande du Kosovo. Son hypocentre a été déterminé à 2 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 10 kilomètres de profondeur par l'United States Geological Survey.

 

Le séisme a été fortement ressenti dans la totalité du pays, y compris dans la capitale serbe, Belgrade et à Pristina, capitale du Kosovo. Kraljevo, située à quelques hectomètres seulement de l'épicentre, a subi d'importantes dégradations matérielles. Elle est plongée dans l'obscurité. Les canalisations d'eau sont rompues et les lignes téléphoniques sont interrompues. Son hôpital a également subi des dégâts notables et ne dispose plus que d'une salle opératoire.

Il est encore difficile d’estimer l’ampleur des dégâts qui se sont produits dans la région de Kraljevo. Ceux-ci ne peuvent être que considérables, étant donné que Kraljevo est une ville industrielle et que les bâtiments n’étaient pas conçus pour résister à un séisme. Des séismes, tels que celui-ci et d’une telle amplitude, ne détruisent pas complètement les bâtiments mais causent des dommages sérieux, qui peuvent provoquer l’effondrement ultérieur d’une partie des constructions.

 

La ville de Kraljevo.

 

Kraljevo est le centre administratif du district de Raška. En 2002(1), la ville comptait 57.411 habitants et la municipalité, 92 localités dont elle est le centre, 121.707. Dans les environs de Kraljevo, se trouvent le monastère de Studenica, inscrit en 1986 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, et la forteresse médiévale de Maglič.

Kraljevo est située au centre de la Serbie, au confluent de l'Ibar et de la Morava, dans une vallée qui s'étend entre la Šumadija et les massifs montagneux de Stari Vlah et de Kopaonik. La ville elle-même se trouve à une altitude moyenne de 206 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La section de la Ville de Kraljevo qui est traversée par la Zapadna Morava est couverte de forêts de feuillus dans ses parties hautes et, dans ses parties basses, elle abonde en vergers et en vignes. Les terres proches de la rivières sont propices à l'agriculture. Le principal affluent de la Zapadna Morava est la rivière Gruža. Le secteur traversé par l'Ibar se caractérise par des forêts de hêtres et des chutes d'eau. La rivière elle-même, très poissonneuse, se caractérise par un cours sinueux, avec des gorges aux pentes abruptes. Dans la région de Kraljevo, l'Ibar reçoit sur sa droite les eaux de la Gvozdačka reka et de la Maglasica et, sur sa gauche, la Studenica, la Dubočica, la Pivnica et la Lopatnica. Toutes ces rivières de montagne forment des rapides et des cascades.

Kraljevo est située à proximités des monts Goč, - 1.124 mètres -, Stolovi, - 1.375 mètres -, Troglav, - 1.177 mètres -, Čemerno, - 1.579 mètres - et Radočelo, - 1.643 mètres -.

La région de Kraljevo possède des mines et des ressources géothermiques qui étaient déjà exploitées par les Romains.

 

La cuvette de Caéak-Kraljevo.

 

La cuvette de Caéak-KralJevo est une dépression commplexe sur les bords de laquelle se rencontrent la fois des roches dinariques, des roches eruptives et des roches rhodopiennes, Son ampleur, ses dimensions, son fond en auge et la raideur de ses pentes méridionales sont autant indices qui témoignent de la part qu'à eue l'action tectonique sur sa formation.

D'autre part la présence de grès et de schistes sableux, du Tertiaire inférieur, accrochés sur ses flancs et fortement dérangés indique que affaissement est contemporain de Oligocène. L'absence de Crétacé semble témoigner, enfin, qu'aucune dépression profonde n'existait alors, ce tendant à prouver le caractère très récent de l'affaissement de cette zone.

Une ligne de sources thermales et sulfureuses en marque son rebord méridional, déterminant un centre très important activité sismique en relation avec celui du Kopaonik.

 

Risque sismique.

 

L’activité sismique est relativement importante en Serbie, comme dans l’ensemble de la péninsule balkanique. Depuis 2006, 5 séismes de magnitude comprise entre 4 et 5 sur l’échelle ouverte de Richter, - le 22 mars 2006, les 10 et 11 mai 2006, le 21 novembre 2006 ainsi que le 15 février 2008 -, sont à dénombrer.

Et dès le 7 mars 2010, les directeurs des instituts de sismologie de Serbie et du Monténégro, s’attendent à une recrudescence des activités sismiques dans les Balkans ; « ...nous pourrions connaître une période de forts tremblements de terre, ces derniers n’excluant pas l’éventualité de tsunamis dans l’Adriatique. », d'autant qu'une intense activité sismique perdure, au niveau mondial, depuis trois années.

"...Si celle-ci ne se propage pas, tout particulièrement dans les environs du Chili ou le long de la fosse de la Sunda, d’autres foyers sismiques vont s’activer. Aucune partie du monde, pas moins l'Europe, la France, l'Italie et les Balkans, ne sont à l’abri de tels phénomènes avec des magnitudes égales ou supérieures à 5.5 avec déclenchement de tsunamis en Adriatique et en Méditerranée...(2)"

Pour preuve immédiate :

- à 02 h 51 Temps Universel, 04 h 51 Heure locale, latitude 40.439° Nord, longitude 26.278° Est, un tremblement de terre, de magnitude 5.3 sur l'échelle ouverte de Richter, rivisée à 5.1 par l'United States Geological Survey, a frappé en Turquie Orientale. Son épicentre est localisé à 28 kilomètres au Nord-Ouest d'Eceabat, à 31 kilomètres au Nord-Ouest de Çanakkale et à 120 kilomètres au Sud-Ouest de Tekirdag. Son hypocentre se situe à une profondeur de 9,6 kilomètres.

- et à 18 h 13 Temps Universel, 19 h 16 Heure Locale, latitude 40.06° Nord, longitude 13.20° Est, un séisme de magnitude 5.3 sur l'échelle ouverte de Ritchter s'est produit en Mer Thyrrénienne. Son épicentre est localisé à 96 kilomètres au Sud-Ouest de Forio et à 128 kilomètres au Sud-Ouest de Naples Son hypocentre se situe à une profondeur de 468 kilomètres dans une zone où le volcanisme sous-marin est actif.

En concomitance, des essaims de répliques, de magnitude comprise entre 2 et 3., se produisent, à fréquence rapide, tant en Serbie Centrale qu'en Turquie Orientale.

 

Notes :


(1) Institut de statistique de la République de Serbie.

(2) Etude Séismes au Chili et en Indonésie. Extrait. Raymond Matabosch.

17:10 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, serbie, kosovo, turquie, morts, blessés, dommages | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27 octobre 2010

Un séisme de magnitude 7.7 frappe les îles des Mentawai en Indonésie mais l'alerte au tsunami levée... En résultat, une catastrophe humaine

Un séisme de magnitude du moment révisée de 7,5 à 7.7 a frappé au large des côtes Sud-Ouest du Pulau Sibarubaru, dans le Kepulauan Mentawai, en Indonésie, le 25 Octobre à 14 h 42 Temps Universel, 21 h 42 Heure Locale.

Son épicentre, latitude 3.484° Sud et longitude 100.114° Est, se situe à 211 kilomètres au Sud-Ouest de Sungaipenuh dans la province de Jambi dans le sud de l'île de Sumatra, à 239 kilomètres à l'Ouest de Bengkulu sur la côte Sud-Ouest de l'île de Sumatra, à 280 kilomètres au Sud de Padang capitale de la province de Sumatra occidental, à 305 kilomètres à l'Ouest de Lubuklinggau dans l'extrême Ouest de la province de Sumatra du Sud, à 798 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Jakarta, île de Java, capitale de l'Indonésie.

Son hypocentre a été localisé à 20,6 kilomètres de profondeur, +/- 3.4 kilomètres, par l'United States Geological Survey, et à 10 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen.

La secousse, d'une durée d'environ 3 minutes, a été ressentie jusqu'à Padang. Les habitants, paniqués, se sont préfugiés dans les collines. Rapidement, par l'intermédiaire de son porte parole, Priyadi Kardono. l'agence indonésienne pour les catastrophes naturelles a déclaré « qu'aucune victime, ni aucun dommage n'ont été signalés ». Parallèlement, le centre d'alerte pour le Pacifique, basé aux Etats-Unis, tout en soulignant qu'il n'y avait « pas de menace d'un important séisme destructeur », a diffusé une alerte au tsunami, alerte levée moins de deux heures après la secousse. Par le fait même, les habitants, des îles de l'archipel des Mentawai, ont réintégré leurs villages.


Mais la réalité en est tout autre.


L'archipel des Mentawai est un groupe composé de 4 îles principales, - Siberut, la plus grande de ces îles avec une superficie de 4.030 kilomètres carrés, Sipura, Pagai Utara ou Pagai du Nord, et Pagai Selatan, ou Pagai du Sud -, et d'un essaim d'îlots et de rochers, situé à quelque 150 kilomètres au large de la côte Ouest de l'île indonésienne de Sumatra.

Si les autorités, dans un premier temps, ont bien déclenché une alerte au tsunami, cette alerte ayant été vite levée, un tsunami significatif, provoqué par la violence du séisme, à généré des vagues d'au moins trois mètres de haut et ont frappé de plein fouet l'archipel des Mentawai. Alors que sur l'île de Pagaï Utara, l'eau a atteint les toits des maisons, sur celle de Pagai Selatan, elle a pénétré sur une distance de 600 mètres, à l'intérieur des terres, balayant tout sur son passage, causant de très importants dégâts sur le chapelet d'îles et îlots et entraînant un bilan toujours provisoire de dizaines de morts d'hommes, plus de 217 victimes déjà recensées, et plus de 500 disparus. Dans la réalité des faits, plus de 90% des habitations ont été endommagées dans les secteurs touchés.

Entre autres gros dégâts à déplorer, la secousse principale, suivie du tsunami, a détruit en quasi totalité le village côtier de Betu Monga et, aux heures présentes, seules 65 personnes sur les 200 qui habitent ce village ont été retrouvées. Les autres sont toujours portées disparues, principalement des femmes et des enfants. Et au moins quinze autres villages ont été balayés par la vague géante.

Malheureusement, les opérations de secours sont rendues difficiles par l'isolement de l'archipel des Mentawaï desservi par bateau depuis Padang, 12 heures de traversées, difficiles d'accès et privés de communications. En outre, les conditions météorologiques cataclysmiques, vents violents et trombes d'eau, retardent toutes approches des îles.

Le tsunami provoqué par la secousse sismique a également été ressenti à Singapour et à La Réunion. Seuls de faibles dégâts matériels y ont été constatés.


Les répliques du séisme.


La secousse principale a été suivie d'une kyrielle de répliques de magnitude comprise entre 4.4 et 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter :

- le 25 Octobre : 5.0 à 15 heures 21 Temps universel ; 6.1 à 19 heures 37 Temps universel ; 4.9 à 22 heures 10 Temps universel ; et 6.2 à 22 heures 59 Temps universel ;

- le 26 Octobre : 4.9 à 03 heures 28 Temps universel ; 4.8 à 03 heures 50 Temps universel ; 4.9 à 08 heures 53 Temps universel ; 4.4 à 10 heures 00 Temps universel ; 5.3 à 10 heures 51 Temps universel ; 4.7 à 11 heures 05 Temps universel et à 11 heures 25 Temps Universel ; 5.3 à 11 heures 33 Temps universel ; 4.5 à 14 heures 35 Temps universel ; 4.7 à 14 heures 57 Temps universel ; 5.0 à 19 heures 40 Temps universel et à 23 heures 09 Temps Universel ; et 5.8 à 23 heures 45 Temps universel ;

- le 27 Octobre : 5.1 à 00 heures 04 Temps universel ; 5.0 à 00 heures 17 Temps universel ; et 5.2 à 04 heures 33 Temps universel.


Les séismes sur l'archipel des Mentawai.


La raison principale du tremblement de terre du 25 Octobres 2010 ayant frappé aux îles des Mentawai, sur la Ceinture de Feu du Pacifique, en incombe à la poussée qui se produit à la limite des interfaces des plaques tectoniques et, principalement à la subduction de la plaque australo-indienne, à la vitesse de 5,7 à 6,9 centimètres par an, sous celle de la Sunda.

Aux analyses des éléments en présence, ce tremblement de terre est contiguë à ceux, de magnitude du moment 8.5 et 7.9, qui s'étaient produits, le 12 Septembre 2007, et il apparaît très proche de dite zone de rupture.

Il paraît de toute évidence qu'il s'ajoute à une longue liste de séismes dont les plus marquant en sont ceux :

- du 26 Décembre 2004,, 0 h 58, Temps Universel, 7 h 58 m 53 s, heure locale, un séisme d'une magnitude de 9.3 au large, à 160 kilomètres à l'ouest de Sumatra, à une profondeur de 30 kilomètres, provoque un raz de marée qui touche les côtes d'une dizaine de pays d'Asie du Sud-Est: 220.000 morts, dont 168.000 en Indonésie. Ce séisme est du à la subduction de la plaque indienne sous la plaque Sunda, 6 centimètres/an en moyenne. De très nombreuses répliques dont plus de 500 dans les heures qui ont suivi, se sont produites sur une distance d'environ 1000 kilomètres allant de l'épicentre jusqu'aux îles indiennes d'Andaman et de Nicobar, au nord, le long de la ligne d'affrontement des deux plaques et ont été enregistrées pendant les mois qui ont suivi le paroxysme sismique. Une quarantaine de ces répliques a dépassé la magnitude 6. Parmi elles, deux séismes de magnitude supérieure à 7 se sont produits au large des Îles Nicobar. Le premier, le même jour que le séisme principal, de magnitude 7.3, a eu lieu à 4 h 21, temps Universel, 11 h 21, heure locale, le second, le 24 juillet 2005, à 2 h 12, Temps universel, 9 h 12, heure locale, épicentre situé à 420 kilomètres au sud de Port Blair, de magnitude 7.2.

La rupture, sur une longueur d'environ 1.200 kilomètres, de la faille chevauchante faiblement inclinée vers le nord-est et émergeant en surface au niveau de la fosse de subduction, ayant entraîné des déplacements ont atteint 15 à 20 mètres, en fait le cinquième séisme le plus important du XX° siècle : 4 Novembre 1952, péninsule de Kamchatka, Russie, magnitude 9.0 ; 9 Mars 1957, au sud des îles d'Andreanof, dans les îles Aléouèves , Alaska, magnitude 9.1 ; 22 Mai 1960, dans le sud du Chili, près de Valdivia, magnitude 9.5 ; 27 Mars 1964, Prince William Sound, Alaska, magnitude 9.2.


- du 25 Mars 2005, 16 h 09, Temps Universel, 23 h 09, heure locale, près de l'île de Nias, au large de la côte nord-ouest de Sumatra, un séisme d'une magnitude de 8.7, est localisé à 245 kilomètres au sud-ouest de la ville de Medan, Sumatra, 205 kilomètres de Sibolga, Sumatra, entre les îles de Nias et de Simeulue. Sa profondeur est estimée à environ 30 kilomètres et son épicentre se situe à environ 200 kilomètres au sud de celui du 26 décembre 2004. 2.000 morts et 6.000 blessés, sont à déplorer dans les îles de Nias, Simeulue et les îlots de Banyak. et 80 % des immeubles de la ville principale de l'île, Gunung Sitoli, sont détruits. Ce séisme se classifie parmi les 10 plus violentes secousses du XX° siècle.

Il est surprenant, car rarissime, que deux séismes majeurs surviennent, coup sur coup, dans une même zone : 26 Décembre 2004, magnitude 9.3 avec tsunami et 28 Mars 2005, magnitude 8.7, au large de la côte nord-ouest de Sumatra.


- Et du 30 septembre 2009, un séisme d'une magnitude de 7,6 magnitude a frappé la province de Sumatra occidental. À Padang, des centaines d'habitations se sont effondrées. Au 1er octobre, il se comptait 529 morts pour l'ensemble de la province: 375 à Padang, 75 à Pasaman, 62 à Padang Pariaman, 11 à Pariaman, 3 à Padang Panjang et 2 à Solok.


Le tremblement de terre du 25 Octobre 2010 s'est produit près du bord méridional de la rupture, magnitude estimée à 8.7/8.9 sur l'échelle ouverte de Richter, de 1797 ayant déclenché un tsunami dont la vague faisait entre 5 et 10 mètres. et dans la région de rupture d'un tremblement de terre, magnitude estimée à 8.9/9.1 sur l'échelle ouverte de Richter, en 1833.


En conclusion.


Se situant sur la Ceinture de Feu du Pacifique, dans sa partie la plus sismique, il est  probable, les continents étant rentrés dans la phase de réunification de terres pour une Pangée nouvelle, que la région de l'archipel des Mentawai subisse un mégathrust, dans un avenir plus ou moins proche, de type Big One(1).


Notes


(1) « Le prochain séisme de grande ampleur, un « Big One » dévastateur, où frappera-t-il ? ». Raymond Matabosch. En finalité de rédaction publication en 2011.

29 août 2010

Magnitude 6.1, Jalisco, Mexique, le 24 Aout 2010.

Le 24 Aout 2010 à 02 h 12 Temps Universel, le 23 Août 2010 à 21 h 12 Heure locale, un séisme de Magnitude du Moment 6.1, a frappé, au large des côtes de l'État de Jalisco, un État du Mexique en bordure de l'océan Pacifique .

Son épicentre, latitude 18.96° Nord, longitude 107.37° Ouest, est situé à 247 kilomètres au Sud-Ouest de Tomatlán, Distances 290 kilomètres au Sud-Ouest de Puerto Vallarta, à 296 kilomètres à l'Ouest de Cihuatlán, à 315 kilomètres à l'Ouest de Manzanillo, à 325 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Autlan et à 855 kilomètres à l'Ouest de Mexico city, capitale fédérale des « Entités fédérales » mexicaines, - ou États-Unis mexicains -.

Son hypocentre est localisé, sur la fracture Rivera, à 20 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 10 kilomètres de profondeur pour l'United States Geological Survey

Le Mexique est une fédération constituée de 31 états libres et indépendants, délimitée au Nord par les États-Unis d'Amériquz, dont il est en partie séparé par le Río Bravo, au Sud par le Guatemala et le Belize, à l'Ouest par Océan Pacifique, et, à l’Est, par l'Océan Atlantique. Il se situe entre le 14° et le 32° parallèle, latitude Nord, sur la plaque tectonique Nord-Américaine, à l’intersection de trois plaques tectoniques, les plaque Pacifique, deux reliquats subductants, - les plaques Rivera et Cocos -, de l'ancienne plaque tectonique, la plaque Farallon, et Caraïbes.

Appartenant à la ceinture de feu du Pacifique, le Mexique est réputé pour être une des zones sismiques les plus actives au Monde : le séisme de Mexico, en 1985, 8,1 de magnitude sur l’échelle ouverte de Richter, avait fait 30.000 victimes environ dont près de 5.000 à Mexico-city. L’activité volcanique, plus de 2.000 volcans actifs ou en sommeil, majoritairement implantés, plus de 1.000 cônes volcaniques et stratovolcans, le long de l'axe néo-volcanique, - la Cordillère Néovolcanique, ou Ceinture Volcanique Transmexicaine qui s'étend depuis la baie de Banderas, sur la côte Pacifique, jusqu'au massif des Tuxtlas, près de la côte du golfe du Mexique -, y est également importante. Le plus jeune volcan du Mexique, le Paricutin, 2.800 mètres, dans le Michoacán, état voisin de l'État de Jalisco, est apparu, dans un champ, en 1943.


La plaque Rivera.


La plaque Rivera, reliquat de la plaque Farallon, est une micro-plaque tectonique située au large de la côte Ouest du Mexique, juste au sud de la péninsule de Baja California. Elle est délimitée, à l'Ouest, par la Ride du Pacifique Oriental, au Sud-Ouest par la très controversée faille transformante, - ou Fracture -, Rivera, au Sud-Est par une zone de déformation et, au Nord par la Fosse d'Amérique Centrale et une autre zone de déformation.

Il est communément admis que la plaque Rivera s'est séparée de la plaque Cocos, située sur son Sud-Est, il y a, environ, 5 à 10 Millions d'années. La subduction de la plaque Rivera, sous la plaque Nord-Américaine, dans la Fosse d'Amérique Centrale a toujours été la cause des plus grands tremblements de terre dans l'histoire du Mexique, y compris, au cours du XX° siècle, celui du 3 Juin 1932 dans l'État de Jalisco. Le séisme avait une magnitude de 8,2 et fut suivi d'une réplique de magnitude 7,8, les deux secousses ayant fait des victimes et des dégâts considérables.

Le 9 Octobre 1995, un tremblement de terre, de magnitude 7.6, causant d'importantes pertes humaines et matérielles, s'est produit sous la région de Jalisco. En outre, un séisme, de magnitude 7.8, a frappé, près de Colima, le 24 Janvier, 2003.


La plaque Farallon.


La plaque Farallon, ainsi nommée par la présence des îles Farallon situées à l'Ouest de San Francisco, est une ancienne plaque océanique entrée en subduction, sous la côte Ouest de la plaque tectonique Nord Américaine, au Jurassique, lors de la dislocation de la Pangaea.

Au fil du temps, sous la poussée conjointe, d'Ouest en Est de la plaque Pacifique et d'Est en Ouest de la plaque Nord-Américaine, la partie centrale de la plaque Farallon a été totalement subductée sous la partie Sud-Ouest de la plaque lithosphèrique supportant l'Amérique du Nord.

Les résidus fossiles de la plaque Farallon sont les actuelles plaques Juan de Fuca, Explorer et Gorda qui continuent à s'enfonçant sous la partie Nord de la plaque Nord-Américaine, les plaques Rivera et Cocos plongeant sous l'Amérique centrale et la plaque de Nazca s'enchâssant sous la plaque Sud-Américaine.

La subduction de la plaque Farallon a, également, transporté d'anciens arcs insulaires et divers fragments de croûtes continentales, appelés terranes, permettant leur agglomération, une majeure partie de son Ouest étant composée par ces terrains accrétés, avec la plaque Nord-Américaine.


La fracture Rivera.


Les données bathymétriques et les mécanismes au foyer des séismes, le long de la zone de fracture de Rivera, permet d'individualiser, le long de dite zone de fracture, trois segments distincts sub-linéaires.

Cette zone de fracture n'est, en aucune mesure, une faille transformante classique aux normes actuellement admises et acceptées par les collèges scientifiques, c'est, au différent, une zone d'accommodation et/ou d'hébergement entre deux systèmes d'épandage. Le segment occidental, dans l'axe de la faille de San Andreas et du Golfe de Basse Californie, rayon de rotation Nord 54° Ouest, appartient à ce système, le segment oriental, dans l'axe de la Ride Est-pacifique, rayon de rotation Nord 85° Ouest, fonctionne avec le dit système. Le segment central, dans un axe Nord-Ouest, rayon de rotation Nord 72° Ouest, relie les deux systèmes.

24 août 2010

Depuis le 13 Août 2010, une crise sismique affecte Le Sud-Est du Bassin d'arrière-arc de Parece Vela, aux Mariannes.

Le 13 Août 2010 à 21 h 19 Temps Universel, le 14 Août 2010 à 07 h 19 Heure Locale, un séisme :

- de Magnitude du Moment 7.2, latitude 12.58° Nord et longitude 141.52° Est, hypocentre 20 kilomètres de profondeur pour le C.S.E.M., - le Centre Sismologique Euro-Européen -;

- de Magnitude 7.2 révisée 6,9, latitude 12.409° Nord révisée 12.503° Nord et longitude 141.487° Est révisée 141.474° Est, hypocentre 4.7 kilomètres +/- 5.1 kilomètres révisé 10 kilomètres de profondeur pour l'U.S.G.S, - l'United States Geological Survey -;

a frappé au large des côtes Ouest de l'île de Guam, en surplomb de la fosse des Mariannes et de Challenger Deep, dans la Mer des Philippines.

Son épicentre se situe à 350 kilomètres à l'Ouest de Merizo, à 367 kilomètres à l'Ouest de Tamuning, à 375 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'Hagatna, à 445 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Rota, à 485 kilomètres au Nord-Est de Yap et à 550 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Saipan.

Ce séisme a été suivi :

- Le 14 Août, par 2 répliques de magnitude supérieure à 6.0 : l'une à 07 h 30 Temps Universel, latitude 12.38° Nord, longitude 141.47° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude du Moment 6.3 ; et l'autre à 23 h 01 Temps Universel, latitude 12.22° Nord, longitude 141.47° Est, hypocentre 20 kilomètres de profondeur, magnitude du Moment 6.6 ;

- Le 18 Août à 16 h 28 Temps Universel, latitude 12.26° Nord, longitude 141.46° Est, hypocentre 50 kilomètres de profondeur, magnitude du Moment 6.2 ;

et, du 13 au 22 Août, par 16 répliques de magnitude comprise entre 5.0 et 5.9 :

- Le 14 Août 2010 à 07 h 48 Temps Universel, latitude 12.42° Nord, longitude 141.62° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 5.1 ; à 08 h 20 Temps Universel, latitude 12.36° Nord, longitude 141.61° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0 ; à 14 h 36 Temps Universel, latitude 12.26° Nord, longitude 141.59° Est, hypocentre 51 kilomètres de profondeur, magnitude 5.1 ; à 14 h 44 Temps Universel, latitude 12.30° Nord, longitude 141.45° Est, hypocentre 38 kilomètres de profondeur, magnitude du Moment 5.9 ; à 16 h 35 Temps Universel, latitude 12.35° Nord, longitude 141.61° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 5.5 ; à 21 h 01 Temps Universel, latitude 12.27° Nord, longitude 141.50° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 5.1 ; à 23 h 27 Temps Universel, latitude 12.18° Nord, longitude 141.37° Est, hypocentre 20 kilomètres de profondeur, magnitude 5.1 ; à 23 h 50 Temps Universel, latitude 12.31° Nord, longitude 141.46° Est, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 5.1 ;

- Le 15 Août 2010 à 04 h 01 Temps Universel, latitude 12.16° Nord, longitude 141.43° Est, hypocentre 51 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; à 04 h 07 Temps Universel, latitude 12.18° Nord, longitude 141.49° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0 ; à 08 h 47 Temps Universel, latitude 12.26° Nord, longitude 141.39° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; à 12 h 55 Temps Universel, latitude 12.21° Nord, longitude 141.42° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0 ; et à 21 h 18 Temps Universel, latitude 11.69° Nord, longitude 142.15° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 5.1 ;

- Le 19 Août 2010 à 22 h 42 Temps Universel, latitude 18.72° Nord, longitude 146.53° Est, hypocentre 31 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ;

- Le 20 Août 2010 à 01 h 12 Temps Universel, latitude 18.74° Nord, longitude 146.47° Est, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0 ; et à 21 h 18 Temps Universel, latitude 19.51° Nord, longitude 147.36° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.8 ;

et par une kyrielle de répliques de magnitude comprise entre 3.5 et 4,9 dont :

- Le 13 Août 2010 à 22 h 08 Temps Universel, latitude 12.48° Nord, longitude 141.79° Est, hypocentre 15 kilomètres de profondeur, magnitude 4.8 ;

- Le 14 Août 2010 à 03 h 16 Temps Universel, latitude 2.13° Nord, longitude 141.42° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 4.6 ; à 06 h 19 Temps Universel, latitude 12.32° Nord, longitude 141.61° Est, hypocentre 20 kilomètres de profondeur, magnitude 4.8 ; à 10 h 26 Temps Universel, latitude 12.49° Nord, longitude 141.77° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 4.7 ; à 15 h 24 Temps Universel, latitude 12.25° Nord, longitude 141.47° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; à 16 h 12 Temps Universel, latitude 12.22° Nord, longitude 141.58° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; à 18 h 39 Temps Universel, latitude 12.34° Nord, longitude 141.39° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ;

- Le 15 Août 2010 à 06 h 13 Temps Universel, latitude 12.23° Nord, longitude 141.57° Est, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; et à 13 h 07 Temps Universel, latitude 12.18° Nord, longitude 141.50° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9.

- Le 20 Août 2010 à 13 h 41 Temps Universel, latitude 12.31° Nord, longitude 141.71° Est, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 4.6.


La Fosse des Mariannes :


La fosse des Mariannes, située sur une frontière de plaques tectoniques, une zone de subduction où la plaque pacifique s'enfonce sous la plaque philippines, est la fosse océanique la plus profonde, - 10.916 mètres à Challenger Deep -, actuellement connue. Elle est localisée dans la zone Nord-Ouest de l'océan Pacifique, à l'est des Îles Mariannes, à proximité de l'île de Guam, et au Nord des îles Fais, Lossau et Falapop.

Il s'agit d'une fosse déterminée comme ayant été engendrée par la subduction spontanée, en domaine océanique, de type subduction lithosphère océanique-lithosphère océanique couplée à un bassin arrière-arc en extension. En son nord, la fosse d'Izu-Ogasawara, le long de l'archipel Nanpō, - archipel d'Izu et archipel d'Ogasawara aussi appelé « îles Bonin », avec laquelle elle forme l'arc Izu-Bonin-Mariannes -, en est son prolongement. En son Ouest, c'est la fosse d'Ypa qui en est sa continuité.


La plaque de la Mer des Philippines :


La plaque philippine, - ou plaque de la mer des Philippines -, est une plaque tectonique lithosphèrique. La plaque des Mariannes y est généralement associée. Hormis les archipels des Ryūkyū et des Mariannes, elle couvre la Mer des Philippines, le Nord de l'île de Luçon et l'Est de Taïwan.

Elle est en contact avec les plaques d'Okhotsk, de l'Amour, d'Okinawa, du Yangtsé, de la Sonde, de Bird's Head, des Carolines, Pacifique et des Mariannes. Ses frontières, avec les autres plaques, sont notamment formées par des fosses de subduction : la Fosse de Ryukyu sur la côte Sud-Est des îles Ryukyu, la Fosse des Philippines sur la côte Est des Philippines, la Fosse de Yap sur la côte Sud des Palaos et la fosse d'Izu Bonin sur la côte Est de l'archipel d'Ogasawara.

A une vitesse de 6,35 centimètres par an, le déplacement de la plaque tectonique philippine se fait vers le Nord-Ouest


La plaque des Mariannes :


La plaque des Mariannes se situe dans l'Ouest de l'océan Pacifique. Elle couvre une petite partie de l'océan Pacifique et de la Mer des Philippines ainsi que l'archipel des Mariannes.

Elle est en contact, sur son Ouest, avec la plaque de la Mer des Philippines et, sur son Est, avec la plaque Pacifique. Ses frontières, avec la plaque Pacifique, sont formées par la fosse des Mariannes sur la côte Est de l'archipel des Mariannes et de la Fosse de Challenger Deep sur sa côte Sud. Son déplacement se fait dans une direction Nord-Ouest à une vitesse de 5,1 centimètres par an, dans sa partie Nord-Ouest, et de 3,9 centimètres par an, dans sa partie Sud-Ouest


Le bassin d'arrière-arc de Parece Vela.


Le Bassin de Parece Vela est un bassin arrière-arc. Sa profondeur est, d'environ, 5.000 mètres et il est divisé en deux provinces topographiques par l'intercession, dans son axe Nord-Sud, par une dorsale, le Rift de Parece Vela.

La province occidentale est peu sédimentée. La province orientale est couverte par un épais tablier de sédiments volcanoclastiques issus de la Ride Ouest, un arc volcanique sous marin, des Mariannes. Le Rift de Parece Vela, de caractère océanique, se matérialise par une série de fosses voisinant les 6 à 7 kilomètres de profondeur.

Comme certains autres bassins marginaux, le Bassin de Parece Vela, en regard de la courbe d'âge et des flux de chaleur émis par rapport à la dite courbe d'âge, est beaucoup plus profond que la normalité admise dans le cadre de tels types de bassins océaniques. Dans sa globalité il est incis dans le bassin d'arrière-arc du système d'arc intra-océanique Izu-Bonin-Mariannes. Et tout en étant un bassin d'arrière arc ancien fossile, il est, aussi, un bassin récent continuant à s'ouvrir en avant d'un arc volcanique fossile.

L'origine du Rift de Parece Vela n'est pas bien définie. Il peut être la représentation d'une déformation extensive ou d'un centre d'épandage basaltique fossile, voire d'un centre de propagation géographiquement éloignée du système de la dorsale médio-océanique globale ou, tout simplement une caractéristique de post-propagation d'un bassin d'arrière arc dans la région Mariannes. La croûte océanique y est étirée et amincie en réponse à l'écartement des plaques tectoniques, - plaque Philippine à l'Ouest et plaque Mariannes à l'Est -, en présence.

Effectivement, en démontrant sa complexité, dans le Bassin de Parece Vela, de type arrière-arc, il y a une dorsale fossile, bornée, sur son flanc ouest, par un arc volcanique, lui-même fossile, encore plus ancien. De fait, il s'y distingue plusieurs générations d'ouverture de bassins d'arrière-arc, le nouveau bassin s'ouvrant, à chacune des générations, dans l'arc actif. Et chaque nouvelle ouverture correspond à un recul, de près de 1.000 kilomètres, de la zone de subduction de la plaque Pacifique vers l'est.

En outre, des carcasses de baleines, des sources hydrothermales, des volcans sous marins en essaims, des suintements d'eau froide et de la pourriture indiquent qu'il y a pu y avoir dispersion au sein de la Ride de Parece Vela, complexe d'arrière-arc.


La complexité des bassins d'arrière arc intra-océaniques.


Les phénomènes de subduction des océans finissent par entraîner la fermeture de ceux-ci. Dans ce cas les marges continentales vont se percuter étant peu denses pour être subductées. Il se produit, lors, une accumulation de matériel crustal continental dans la zone de collision et, par réajustement isostatique production de reliefs.

 

Entre les terres continentales asiatiques et indo-australiennes, l'Océan Pacifique présente trois types de subductions bien distinctes les unes des autres :

- En son Ouest, la subduction générale du Pacifique Central ;

- En son Est, dans le Pacifique Ouest, deux subductions en opposition, l'une face aux continents et l'autre face à l'océan.

En conséquence, à l'heure actuelle en Insulinde-Mélanaisie-Micronésie-Japon, il existe quatre principaux types de mers marginales, les Mers du Japon, de Chine Méridionale, des Philippines et la kyrielle de mers insulindo-mélanésienne, une région au passé géologique ponctué par trois types d'orogenèses, - les orogenèses Japonaise et Taïwanaise, au Nord-Ouest, les orogenèses Izu-Bonin et Mariannes, au Sud-Est, et les orogenèses Sundaise et Papouasienne, au Sud -, qui sont les trois principales ceintures orogéniques, circum-Pacifique, délimitant les résidus de la Téthys, - paléo-océan mésozoïque s'étant formé, du Permien supérieur au Jurassique moyen, à travers la Pangée -, en Asie du Sud-Est.

Les systèmes de tranchées, se succédant entre le continent euro-asiatique et les arcs marginaux, y présentent toutes les étapes des ceintures orogéniques, les marges de l'Est eurasien marquant l'achèvement de la formation de ces ceintures.

22 août 2010

16 Août 2010 : Un séisme de magnitude 6.2 et le volcanisme sous-marin aux Îles Fidji.

Un séisme sous marin, de Magnitude du Moment 6.2 a frappé, le 16 Août 2010, à 19 h 35 Temps Universel, le 17 Août 2010 à 07 h 35 Heure Locale, l'archipel de Lau Méridional.

Son épicentre, se localise, latitude 20.76° Sud et longitude 178.76° Ouest, à 10 kilomètres au Sud de l'île d'Ono i Lau, à 370 kilomètres à l'Ouest de Tofoa-Koloua, à 371 kilomètres à l'Ouest de Nuku'alofa, Tonga, à 414 kilomètres au Sud-Est de Suva, Fidji, et à 1890 kilomètres au Nord-Nord-Ouest d'Auckland, Nouvelle Zélande.

Son hypocentre est estimé à 611 kilomètres de profondeur pour le C.S.E.M., - le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen -, et à 594.8 kilomètres +/- 7.4 kilomètres pour l'U.S.G.S., - L'United States Geological Survey , littéralement l'Institut d'études géologique des États-Unis -.

Il a été précédé par quatre secousses de magnitude comprise entre 4.4 et 4.9, l'une le 14 Août 2010, Magnitude 4.7, hypocentre 506 Kilomètres de profondeur ; deux le 15 Août, 4.9 de magnitude, hypocentre 590 Kilomètres de profondeur pour la première, 4.4 de magnitude, hypocentre 548 kilomètres de profondeur ; et le 16 Août, magnitude 4.5, hypocentre 316 kilomètres de profondeur.


Les Îles Fidji


Les Fidji, - ou Viti -, situées à l'est du Vanuatu, à l'ouest des Tonga et au sud des Tuvalu, sont un groupe d'îles Océaniennes dans l'Océan Pacifique Sud et forment un État souverain depuis 1970, la République des îles Fidji, Matanitu ko Viti et Matanitu Tu-Vaka-i-koya ko Viti, en fidjien, Fiji et Republic of the Fiji Islands, en anglais.

L'archipel comprend, officiellement dénombrées, 322 îles mais il y en aurait près de 800, dont 80 habitées, et s'étend entre 15.47° et 21.4° de latitude Sud, et entre 180° et 176° de longitude Est. Ces îles ont une superficie totale de 18.270 kilomètres carrés et une population 828.000 habitants en 2007. Les grandes îles sont volcaniques avec des lambeaux calcaires et gréseux, les petites sont d'origine volcaniques et ou calcaires, et coralliennes. Une multitude de récifs essaimés gênent la navigation. Les deux îles les plus importantes sont Viti Levu, une superficie de 11.760 kilomètres carrés, Vanua Levu 6.492 kilomètres carrés. Viennent, ensuite, Kandavu, - ou Kadavu, -, 560 kilomètres carrés et Taviuni, - ou Taveuni -, 560 kilomètres carrés. Viti Levu accueille la capitale Suva et presque 75% de la population y réside.

Les autres îles sont des îlots et de atolls répartis entre les archipels de Viti Levu, de Vanua Levu, de Lomaiviti, de Yasawa, de Mamanuca I Ra, de Mamanuca i Cake, de de Kadavu, de Viti-i-loma, de Lau Septentrional, de Lau Central, de Lau Méridional, de Moala et de Rotuma.

La cime de Viti-Levu atteint, au Tomanivi, 1.324 mètres et celle de Vanua Levu 7.50 mètres. Au îles Fidji, les volcans y sont légions, telle l'île Taveuni où il s'y dénombre 250 édifices volcaniques. Elle fut le témoin, au cours des siècles passés, de près de 58 éruptions, dont la dernière, avec coulée de lave, est datée de la moitié du XVI° Siècle.


Les archipels Lau.


Les îles Lau, également appelées le Groupe de Lau, les archipels de Lau, le Groupe de l'Est, ou les archipels de l'Est, sont situées dans l'Océan Pacifique Sud, à l'est de la Mer de Koro, entre 16.43° et 21.2° de latitude Sud et 178.15° et 180.17° de longitude Ouest.

Elle sont limitées, au nord, par l'île de Naitaba, à l'est par l'Argo, les Récifs de Reid et l'île de Vatoa, ou Île de Tortue, au sud, par l'ile d'Ono-i-Lau et, à l'Ouest, par les îles de la Mer de Koro. Elles forment un chapelet d'une centaine îles, d'îlots et d'atolls dont trente, environ, sont habitées. Les archipels de Lau, - Lau Septentrional, Lau Central et Lau Méridional -, couvrent une superficie de 487 kilomètres carrés, et, au plus récent recensement, en 2007, il s'y dénombrait une population de 10.683 habitants.

Alors que la plupart des îles des archipels de Lau Septentrional et Central, sont des îles d'origine volcanique, celles de l'archipel de Lau Méridional sont, pour la plupart, dans le cluster de Yagasa, des îles basses, d'origine carbonatée, et les autres, - telles Voatoa, Vanua-Balavu, Ono-I-Lau, Moala ou Lakéba -, sont des îles volcaniques, aux édifices érodés, devenues des atolls entourés de récifs coralliens.


Ono i Lau.


Ono-i-Lau, - aussi dénommée île Doi -, est une île volcanique, altitude maximale de 113 mètres, cerclée par des récifs coralliens, de 7,9 kilomètres carrés de superficie. Quatre villages, Nukuni, Matokanai, Doii et Lovoni, la compose.

Localisée 20.80° de latitude Sud et 178,75° Longitude Ouest, elle est l'une des îles les plus méridionales des archipels de Lau. Elle se situe à 90 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Vatoa, l'île la plus proche.


Sismicité et aléas sismiques dans l'archipel de Lau méridional.


Dans cette zone de l'Océan Pacifique Sud, l’activité sismique est principalement liée au rapprochement des plaques Indo-Australienne et Pacifique. C'est une zone de déformation étendue qui peut atteindre jusqu'à 1.000 kilomètres de largeur et qui s'exprime par deux zones de subductions actives, à vergences opposées, à l'Est, la zone de subduction Nouvelle-Zélande-Kermadec-Tonga et, à l'Ouest, la zone de subduction Papouasie-Nouvelle-Guinée-Salomon-Vanuatu, et une fosse fossile, au Nord, la fosse Vitiaz.

Dans la partie Est de la région, la plaque Pacifique s'enfonce sous l’arc des Tonga- Kermadec. La vitesse de convergence à la fosse varie de 6-7 centimètres par an au Sud à 24 centimètres par an au Nord. Dans la partie Ouest, c'est, à l'inverse, la plaque Indo-Australienne qui plonge sous les archipels du Vanuatu, des Salomon et de Papouasie-Nouvelle-Guinée le long des fosses du Vanuatu, de San Cristobal, - ou Sud Salomon -, et de Nouvelle-Bretagne. La vitesse relative de convergence à cette frontière varie de 9 à 16 centimètres par an. Dans la partie Nord, la fosse de Vitiaz est inactive depuis le Miocène supérieur, et, jusque vers 5.330 ± 0,005 Millions d'années avant J.C., la lithosphère Pacifique crétacée passait, le long de cette fosse, sous la plaque Australie.

Entre ces trois fosses, tout en s'éloignant très rapidement l'une de l'autre, se recouvrant en partie, la zone de liaison est marquée par un système complexe d’axes d’ouverture et de relais transformants. Des bassins océaniques, du Sud au Nord, constituent une zone tampon entre les deux grandes plaques Indo-Australienne et Pacifique: le fossé du Havre en arrière de l'arc des Kermadec, le bassin de Lau en arrière de l'arc des Tonga, le bassin Nord-Fidjien et les fossés du Vanuatu en arrière de l'arc du Vanuatu, le bassin de Woodlark enfin le bassin de Manus en arrière de l'arc de Nouvelle- Bretagne. Ils génèrent de nouvelles plaque tectoniques, les plaques Nouvelles Hébrides, Récif Balmoral, Récif Conway, Futtune, Tonga, Niuafo'ou et Lau, qui sont toutes sièges d'une orogenèse en cours matérialisée par les rides de Lau, de Tonga, de Colville et de Valu Fa.

Le mouvement décrochant est notamment souligné par la faille transformante Nord-Fidjienne qui s'étend depuis la terminaison nord de la fosse des Tonga jusqu'à l'axe d'accrétion central du bassin Nord-Fidjien. De plus, elle longe le bord Nord la plate-forme fidjienne. En fait, tout est résultante de l'ouverture océanique consécutive du bassin Nord Fidjien qui a débuté, il y a environ 12 Millions d'années et qui continue à se développer le long de plusieurs axes d'accrétion contrastés. L'accrétion dans le bassin de Lau est plus récente et plus localisée. Les liens entre subduction et accrétion océanique d'arrière-arc sont partout évidents dans la région, et tout particulièrement dans le bassin de Lau. Cependant, on relève une multiplication anormale des axes d'accrétion actifs à la jonction entre les deux bassins. Cette situation géodynamique, tectonique, magmatique et géochimique complexe, voire anormale, de même que l'anomalie positive de la topographie et du géoïde, la présence d'un fort flux de chaleur, d'une lithosphère océanique mince et de faibles vitesses mantelliques témoignent tous d'une convection intense dans le manteau supérieur sous l'ensemble de la frontière, et d'une influence de type point chaud étendu dans la partie septentrionale.

Pour mieux comprendre cet imbroglio géologique, le bassin Nord-Fidjien étant bordé, au Nord par la fosse du Vitiaz, il faut en convenir que cette fosse, actuellement inactive, était la zone de frontière convergente entre les plaques Pacifique et Indo-Australienné, de l’Eocène supérieur, - 41.3 à 37.0 Millions d'Années -, au Miocène supérieur, - 11,06 à 5,33 Millions d'années -, avant le développement du bassin Nord-Fidjien. L'arc du Vitiaz, maintenant dispersé, incluait l'arc ancien des Salomon et du Vanuatu, et se raccordait, au Sud-Est, à la plate-forme fidjienne et à l'arc ancien de Lau-Tonga. La collision, au Miocène supérieur, entre le plateau, d'Ontong-Java porté par la plaque Pacifique et l'arc du Vitiaz a eu pour conséquence de bloquer la subduction de la plaque Pacifique sous l’arc du Vitiaz, d'en inverser localement le sens depuis la Papouasie Nouvelle Guinée jusqu'au Nord des Îles Fidji, et de provoquer la naissance de la zone de subduction du Vanuatu-Sud Salomon-Archipel Santa Cruz et Banks. L'arc du Vanuatu a, lors, dérivé vers l'Ouest en ouvrant, dans son sillage, le Bassin Nord-Fidjien. Parallèlement, la dérive, vers l'Est, de la partie Sud-Est de l'arc, au niveau des Îles Fidji-Ride de Lau, a entraîné la formation du Bassin de Lau depuis le Pliocène, - 5,32 à 1,81 Millions d’Années -.

Les taux d’ouverture des Bassins d’arrière-arc étant très rapides, atteignant une dizaine de centimètres par an, la sismicité y est, de fait, importante et complexe.


La Ride de Lau.


La Ride de Lau, siège actif, du Miocène moyen au Pliocène supérieur, d'un volcanisme d'arc insulaire, se trouve à environ 260 kilomètres à l'Ouest de la Ride de Tonga, les deux Rides étant parallèles. Elle a été longtemps considérée comme un « arc insulaire morts », car son activité volcanique semblait avoir été transférée, après un changement, au Miocène supérieur, dans la configuration expansion des fonds océaniques dans le Pacifique, à la région de Tonga-Kermadec. En conséquence de ce changement, le Plateau de Fidji s'étaitt détaché de la plaque lithosphérique Pacifique principale et les îles Fidji et son archipel de Lau, de type continental, ont, lors, étaient considérés comme ayant évolué, depuis, dans le cadre strict d'un arc fossile. Il est vrai que son volcanisme est en sommeil depuis des millénaires et que ses îles subissent une érosion effrénée, les plus petites d'entre elles se transformant en atolls ceinturés de corails. Mais depuis la formation de la fosse du Havre qui partage le Bassin de Lau, - à l'Ouest les arcs insulaires de Lau et de Colville, à l'Est ceux du Tonga et de Kermadec -, le volcanisme sous-marin a repris vigueur dans la région de l'archipel de Lau Méridional et à donné naissance à une ride transverse reliant les arcs volcaniques de Lau et du Tonga.

Les séismes y sont de type « foyers profonds », entre 300 et 700 kilomètres de profondeur dans le plan de Bénioff, et réactivent, en permanence, le volcanisme sous-marin dont les cônes se situent, pour la plupart d'entre eux, à -2.000 mètres.

14 août 2010

Un séisme 7.1 de magnitude dans la Cordillère Royale Andine, le 12 Août 2010 : Recrudescence prévisible du volcanisme en Equateur dès la Mi-Novembre.

Un séisme de Magnitude du Moment 7.1 a frappé au cœur de la jungle amazonienne et a secoué, durant environ 40 secondes, l’Équateur et le Pérou, jeudi 12 Août 2010 à 11 h 54, Temps Universel, 06 h 54 Heure Locale. L'U.S. Geological Survey a, à plusieurs reprises, - l'étalonnant, initialement, à 6.9, puis à 7.2, à nouveau 6.9, avant de l’établir, définitivement, à 7.1 -, révisé son estimation de la magnitude du séisme.

Une seule personne, dans un port de pêche Sud-Ouest blessée par un mur qui s’est effondré, et des dommages légers, dans des bâtiments dont une caserne de pompiers qui a eu un mur qui s’est écroulé, sont à signaler.

L’épicentre, localisé latitude 1.260° Sud et longitude 77.312° Ouest, se situe à 62 kilomètres au Sud-Est de Tena, à 145 kilomètres à l'Est d'Ambato, à 155 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Riobamba, à 155 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Nueva Loja et à 175 kilomètres au Sud-Est de la capitale équatorienne, Quito. Son hypocentre a été déterminé à 200 kilomètres de profondeur par le Centre sismologique Euro-Européen et à 211 kilomètres de profondeur par l'U.S. Geological Survey.

Aucune réplique de magnitude égale ou supérieure à 4.0 n'a été détectée, ensuite, jusqu'à 04 h 39 Temps Universel, le 14 Août 2010, magnitude 4.4, épicentre à 58 kilomètres au Sud-Est de Téna et à 140 kilomètres à l'Est d'Amboto, et d'hypocentre 194 kilomètres de profondeur.

Le foyer sismique se contingente, à quelques 50 kilomètres, au pied d'un arc volcanique composé d'une trentaine d'édifices dont nombre d'entre eux sont actifs à très actifs dont, tout particulièrement, le Sangay, le Tunguruhua, l'Amboto, le Cotopaxi, le Sumaco,... et le Reventador.

Le 05 Août 1949, un séisme de magnitude 6,8, avait frappé dans la région d'Ambato et avait causé la mort de 3.000 personness. Les villes de Guano, de Patate, de Pelileo et de Pillaro avaient été totalement détruites, tout comme l'avait été un tiers de la ville d'Ambato. D'importants dommages s'étaient produits dans les provinces de Tungurahua, Chimborazo et Cotopaxi et des glissements de terrain avaient bloqué les routes et les cours d'eau dans toute la région d'Ambato.

Ce tremblement de terre majeur, le plus puissant connu en Équateur après le séisme de magnitude 7.2, au large des côtes équatoriennes, en 1998, s'est produit dans les profondeurs intermédiaires de la lithosphère de la plaque de Nazca.

Les séismes, en Équateur et dans la plupart des Pays d'Amérique du Sud occidentale sont générés par les tensions résultant de la subduction continue de la plaque tectonique océanique de Nazca sous la plaque tectonique continentale d'Amérique du Sud.

À la latitude du tremblement de terre, la plaque de Nazca se déplace dans un axe Ouest-Est et, au niveau de la fosse Pérou-Chili, plonge sous la plaque d'Amérique du Sud à une vitesse d'environ 7 centimètres par année. En outre la subduction Nazca est active, sismiquement, jusqu'à environ 650 kilomètres de profondeur.

Ce séisme s'est produit sur un segment, de la plaque de subduction, génèrant de fréquents tremblements à des profondeurs focales étalonnées entre 160 à 200 kilomètres. Pour mémoire, en 1974, l'hypocentre de la secousse sismique, de magnitude 6.7, situé 60 kilomètres au Sud-Ouest du présent séisme, était localisée à une profondeur de 170 kilomètres.

En toute chose, les tremblements de terre qui ont des profondeurs focales comprises entre 70 et 300 kilomètres sont communément dénommés « tremblements de terre de profondeur Intermédiaire. » Ils se différencient des tremblements de terre à « foyer superficiel », moins de 70 kilomètres de profondeur, et des tremblements de terre à « foyer profond », de profondeur comprise entre 300 et 700 kilomètres.

En règle générale, les tremblements de terre de profondeur intermédiaire causent moins de dégât en surface que les tremblements de terre à foyer superficiel de magnitudes similaires et ils sont ressentis à grandes distances de leurs épicentres.

Au plan sismique, se produisant dans les entrailles profondes des arcs et des cordillères volcaniques, ils agissent tels des moteurs enclenchant, dans les 3 à 6 mois, suivant la secousse, soit une recrudescence dans l'activité d'un volcan, soit une reprise d'activité dans les édifices en repos ou en sommeil. Aussi est-il à penser que des cônes volcaniques, tels le Sangay, le Tunguruhua, l'Amboto, le Cotopaxi, le Sumaco,... ou le Reventador, voire autres moins connus, dans la Cordillère Royale Andine, ne connaissent des regains d'activé ou ne rentrent en éruption après de longs mois ou de longues années de mise en sommeil, à partir de la mi-Novembre 2010.

11 août 2010

10 Août 2010, un séisme de Magnitude 7.5 déclenche une nouvelle crise sismique au Vanuatu

Le 10 Août 2010 à 05 h 23 Temps Universel, 16 h 23 heure locale, un séisme :

- de Magnitude du Moment 7.5, latitude 17.53° Sud et longitude 168.04° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur pour le C.S.E.M., - le Centre Sismologique Euro-Européen -,

- de Magnitude 7.3, latitude 17.561° Sud et longitude 168.028° Est, hypocentre 35 kilomètres de profondeur pour l'U.S.G.S, - l'United States Geological Survey -.

a frappé au large des côtes Ouest de îles de Lelepa et de Tranquility et Nord-Ouest des îles Eretoka et Vaté, - appelée aussi Éfaté -, dans la Mer de Corail.

Son épicentre se situe à 18 kilomètres au Nord-Ouest de Sunae à 20 kilomètres au Nord-Ouest de Natapao, à 22 kilomètres au Nord-Ouest de Port Havannan, à 25 kilomètres au Nord-Ouest de Manga'as, à 35 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Port-Vila, capitale de la République du Vanuatu, à 240 kilomètres au Sud-Sud-Est de Luganville et à 255 kilomètres au Nord-Nord-Ouest d'Isangel.

Ce séisme a été précédé de deux secousses sismique, le 07 Août 2010, la première de magnitude 5.0 à 07 h 02 Temps Universel, latitude 13.42° Sud et longitude 167.90° Est, d'hypocentre 160 kilomètres de profondeur, la seconde de Magnitude 5.5 à 12 h 51 Temps Universel, latitude 15.19° Sud et longitude 167.48° Est, d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur.

Il a été suivi du 10 au 11 Août, par 11 répliques de magnitude comprise entre 5.0 et 5.9 dont :

- 10 Août 2010 à 09 h 54 Temps Universel, latitude 17.70° Sud et longitude 167.64° Est, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.2 ; à 11 h 49 Temps Universel, latitude 17.39° Sud et longitude 167.88° Est, hypocentre 25 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.2 ; à 12 h Temps Universel, latitude 39 17.45° Sud et longitude 167.76° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.0 ; à 19 h 05 Temps Universel, latitude 17.74° Sud et longitude 167.82° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.2 ; à 21 h 58 Temps Universel, latitude 17.52° Sud et longitude 167.64° Est, hypocentre 140 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.0 ; à 23 h 18 Temps Universel, latitude 14.42° Sud et longitude 167.26° Est, hypocentre 203 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.8 ; et 06 h 14 Temps Universel, latitude 17.42° Sud et longitude 167.85° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.4

- 11 Août 2010 à 01 h 22 Temps Universel, latitude 17.25° Sud et longitude 168.17° Est, hypocentre 156 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.0 ; à 03 h 29 Temps Universel, latitude 17.96° Sud et longitude 167.57° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.3 ; et à 03 h 35 Temps Universel, latitude 17.32° Sud et longitude 167.84° Est, hypocentre 43 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.9

et par une kyrielle de répliques de magnitude comprise entre 3.5 et 4,9 dont, le 10 Août 2010, à 12:12 Temps Universel, latitude 17.91° Sud et longitude 167.66° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 4.7 ; à 07 h 18 Temps Universel, latitude 17.89° Sud et longitude 168.00° Est, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, Magnitude 4.8 ; 08 h 02 Temps Universel, latitude 17.63° Sud et longitude 167.75° Est, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, Magnitude 4.9 ; et à 09 h 21 Temps Universel, latitude 17.97° Sud et longitude 167.40° Est, hypocentre 35 kilomètres de profondeur, Magnitude 4.3.

Le centre d'alerte au tsunami du Pacifique précise que, sur le plan local, un ou des tsunamis sont possibles à cause de glissements de terrain sous-marins et a enregistré une vague de 23 centimètres. à Port Vila. Au demeurant, il ne signale pas de risque au-delà d'une zone, en regard de l'épicentre, de plus de 100 kilomètres ce qui, à son dire, met Nouméa, la Californie, l'Oregon, l'État de Washington, la Colombie Britannique et la côte de l'Alaska. hors de danger.

Les îles volcaniques du Vanuatu forment l'arc des Nouvelles Hébrides qui s'est édifié à la suite de la subduction, à la vitesse de 11,8 centimètres par an en moyenne, de la plaque indo-australienne sous le bassin nord-fidjien. L'archipel, long de 900 kilomètres, du Nord au Sud, est constitué par plus de 80 îles et d'innombrables îlots et rochers, ceinturés de corail, dont une douzaine d'îles principales. Les villages coutumiers, établis non loin du rivage, sont souvent dissimulés par l'impressionnante végétation. Et, à cause de l'isolement important des îles, plus de 100 langues y sont parlées par seulement 200.000 habitants.

Le tremblement de terre du 10 août, 2010 s'est produit à la limite des plaques Australo-indienne et Pacifiques, au cœur de la Mer Corallienne dans le région Sud-Ouest du Pacifique. Dans cette zone océanique la plaque Australienne s'y déplace, à une vitesse d'environ 8,5 centimètres par an, dans un axe Nord-Est par rapport à la plaque Pacifique. La plaque Australienne plonge sous les archipels du Vanuatu, des Salomon et de Papouasie-Nouvelle-Guinée le long des fosses du Vanuatu, de San Cristobal, - ou Sud Salomon -, et de Nouvelle-Bretagne.

Les poussées de la plaque Australienne sous la plaque Pacifique se caractérisent par la présence d'une zone de déformation pouvant atteindre jusqu'à 1000 kilomètres de largeur et s'exprimant par deux zones de subductions de sens opposé : la zone de subduction Nouvelle-Zélande-Kermadec-Tonga et la zone de subduction Papouasie-Nouvelle-Guinée- Salomon-Vanuatu. Entre ces deux subductions, se recouvrant en partie, s'ouvrent des bassins océaniques.

Le séisme du 10 Août, par son emplacement, sa profondeur, et son mécanisme focal s'associe à cette zone subduction sise le long de la limite des plaques Pacifique et Australienne.

Ce tremblement de terre est situé à peu près 500 kilomètres au Sud d'une séquence de grands tremblements de terre de subduction qui se sont produits en octobre de 2009 : Le 7 octobre 2009, deux secousses de Magnitude 7.7 et 7.8 frappaient, au large du Vanuatu, à 15 minutes d'intervalle. Elles étaient suivie, une heure après, par une secousse de Magnitude 7.4, et, le 8 Octobre par deux autres de Magnitude 6.6 et 6.8 après la secousse se produisaient le jour suivant.

Il ne faut point omettre, pour compléter le tableau sismique, que le 27 mai dernier, localisé à 100 kilomètres au Nord de cette séquence des 7 et 8 Octobre 2009, un séisme de Magnitude 7.1 s'y était aussi produit.

La région du Vanuatu connaît un niveau très élevé d'activité sismique, avec un plancher maximum de 350 kilomètres sous les îles composant l'archipel des Nouvelles Hébrides, avec, depuis 1973, près de 50 événements d'ampleur 7.0 et plus y ayant été enregistrés.

16:17 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vanuatu, port-vila, séisme, tremblement de terre, plaque tectonique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

01 juillet 2010

Deux séismes de magnitude 4.2 frappent en deux régions de France : Des séismes naturels ou induits ?

 

Le territoire français a été frappé, le 30 Juin 2010, par deux séismes, tous deux de magnitude 4,2 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité « feutre », - pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, CSEM, France -, donc d'intensité inférieure à 1 sur l'échelle Mercalli modifiée, d'une durée maximum de 10 secondes pour le plus long des deux :

- Le premier, à 07 h 15 Temps Universel, 09 h 15 heure locale, en Vendée. Son épicentre se localise, latitude 46.41° Nord et longitude 0.79° Ouest, à 2 kilomètres au Nord-est de Doix, à 3 kilomètres à l'Est de Montreuil, à 3 kilomètres au Sud-Est de Fontaines, à 5 kilomètres au Sud-Ouest de Saint Martin de Fraigneau, à 5 kilomètres au Nord-Ouest de Saint Pierre le Vieux, à 6 kilomètres au Nord-Ouest de Maillezais, à 7 kilomètres au Sud de Fontenay-le-Comte et à 109 kilomètres au Sud-Est de Nantes. Son hypocentre a été évalué à 2 kilomètres de profondeur.

- Le second, à 11 h 53 Temps Universel, 13 h 53 heure locale, en Tarentaise. Son épicentre se localise, latitude 45.43° Nord et longitude 6.41° Est, à 2 kilomètres au Nord-est de Saint François Longchamp 1650, à 4 kilomètres au Sud-Ouest de Vamorel, à 4 kilomètres au Nord-Ouest de Deux Nants, à 4 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de La Sauce, à 5 kilomètres au Nord-Nord-Est de Longchamp, à 5 kilomètres à l'Ouest de Saint Jean de Belleville, à 9 kilomètres au Nord-Ouest de Saint Martin de Belleville, à 28 kilomètres au Sud d'Albertville et à 60 kilomètres au Nord-Est de Grenoble.


Pour mieux comprendre l'intensité « feutre », intensité inférieure à 1 sur l'échelle de Mercalli modifiée qui a été conçue pour décrire les effets d'un séisme, à un endroit donné, sur des objets naturels, sur des installations industrielles et sur les êtres humains :

- Intensité I décrivant les séismes non ressentis, ou seulement ressentis par quelques personnes dans des circonstances très favorables. Sous certaines conditions, certains effets peuvent être notés dans la région immédiate affectée par une secousse. Les oiseaux et les petits animaux semblent perturbés ; rarement des nausées ou des étourdissements sont ressentis ; et quelquefois les arbres, les structures, les liquides et les étendues d'eau peuvent s'agiter, et les portes peuvent se balancer très lentement.

- Intensité II décrivant les séismes ressentis par quelques personnes, surtout par celles situées aux étages supérieurs des maisons ou par des gens nerveux ou sensibles. Certains effets peuvent être perçus comme pour l'intensité I, mais avec légèrement plus de vigueur, tel, par exemple, le balancement possible d'objets délicatement suspendus...

- Intensité III décrivant les séismes ressentis par plusieurs personnes à l'intérieur des structures. Souvent le mouvement est semblable à une vibration rapide. Au début, nombre de personnes ne se rendent pas compte qu'il s'agit d'un séisme d'une durée appréciable et quelquefois estimée. Les vibrations sont analogues à celles causées par des camions légers passant tout près ou par des camions lourds circulant à bonne distance. Les objets suspendus peuvent osciller légèrement. Le mouvement peut être plus notable aux étages supérieurs des hautes structures. Les voitures en stationnement peuvent osciller légèrement.

- etc... etc..., l'échelle de Mercalli Modifiée allant jusqu'à XII.


A la lecture de certains compte-rendus, - presse écrite, parlée ou télévisuelle, et témoignages d'habitants -, concernant ces deux séismes :

- Pour le premier qui a affecté la Vendée, il peut être lu que le tremblement de terre, précédé et accompagné d'un grondement souterrain plus ou moins fort, a été largement ressenti sur une quarantaine de kilomètres autour de l'épicentre localisé entre Doix, Montreuil, Fontaines, Maillezais et Fontenay Le Comte. Certains témoins, situés dans un périmètre de 10 kilomètre autour du foyer, ont même déclaré qu'ils avaient entendu une forte détonation.

- Pour le second qui a affecté la région de la Tarentaise, en Savoie, les mêmes signes sont explicités. Le tremblement de terre, précédé et accompagné d'un roulement souterrain comme le passage d'un camion à proximité, a, lui aussi, été ressenti modérément à faiblement par la population sur une quarantaine de kilomètres autour de l'épicentre localisé entre Saint François Longchamp, Valmorel et La Sauce et, tout autant, certains témoins, habitant Tours en Savoie, ont entendu un bruit de type explosif.

des interrogations se posent car leurs hypocentres identiques, 2 kilomètres de profondeur, sont sub-affleurants.


En effet, de tels témoignages devraient classifier des séismes de magnitude au moins égale ou supérieure à 5.0/5.5, d'Intensité IV, voire V, sur l'échelle de Mercalli modifiée et non d'intensité « feutre » comme déterminée par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, CSEM, France :

- L'intensité IV décrit un tremblement de terre qui est ressenti à l'intérieur des constructions par de nombreuses personnes, à l'extérieur par quelques-unes. Des dormeurs légers sont réveillés la nuit. Seules les personnes ayant été éprouvées par un séisme important auparavant sont apeurées. Les vibrations perçues sont semblables à celles émises par le passage, tout près, d'un camion lourd. Les fenêtres, les portes, la vaisselle et la verrerie vibrent. Comme si un corps lourd avait heurté l'immeuble ou comme si un objet lourd était tombé dans la maison, les murs craquent, les objets suspendus se balancent vigoureusement, les liquides dans les contenants ouverts sont agités et les voitures en stationnement oscillent.

- La magnitude 4.0 à 4.9 génère des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement et des dommages importants peu communs et la magnitude 5.0 à 5.9 peut causer, quant à elle, de légers dommages aux édifices bien construits et des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes.


En outre, trois types de séismes peuvent être déterminés :

Les séismes tectoniques, ou séismes naturels, de loin les plus courants, sont bien expliqués par la tectonique des plaques et sont dus au jeu d'une faille et à la rupture soudaine des roches. Ces séismes ont des foyers superficiels de 0 à 60 kilomètres, de profondeur en moyenne, de profondeur intermédiaire, de 60 à 300 kilomètres de profondeur, ou profonds, de 300 à 700 kilomètres. Tous ces séismes, d'origine tectonique, sont toujours suivis de répliques dont certaines sont souvent plus meurtrières que la secousse principale.

Dans cette catégorie, il se peut y rajouter les séismes d'implosion consécutifs à l'effondrement de cavités naturelles situées dans des strates de gypse ou dans les karsts calcaires, les poches de dissolution d'évaporites, les gouffres de quartzites précambriens, les cavités volcaniques, les grottes marines, ou à l'effondrement lié à un grand glissement de terrain. Ces séismes ont des foyers superficiels, de 0 à 10 kilomètres de profondeur

Les séismes volcaniques accompagnent les éruptions volcaniques et servent à la prévision des éruptions. Ils résultent de la fracturation des roches provoquée par l'intrusion de magma, au dégazage d'un volcan ou à l'oscillation propre du réservoir magmatique.

Exceptés les tirs nucléaires, les séismes artificiels, ou séismes induits, hypocentres sub-affleurants compris entre 0 et 3 à 5 kilomètres de profondeur, dus à certaines activités humaines telles que barrages, mise en eau d'un barrage, pompages profonds, exploitation de gaz ou de pétrole, extractions minières, tirs d'exploration sismique, tirs de mines et carrières, explosions souterraines, effondrements d'anciennes mines..., sont, généralement, de « petits » séismes de magnitude maximum ne dépassant pas 4.5.


Certes, en Vendée, à la limite du Massif Armoricain, les secousses sont fréquentes et des failles seraient actives. Elles correspondraient aux marges de terranes ou de microplaques précambriennes, l'Armorica, l'Avallonia et l'Ibérica, à l'origine de l’orogenèse hercynienne du Massif Armoricain, il y a 350 à 450 millions d’années, qui continueraient, par secteurs, soit à coulisser, soit à converger, soit à diverger.

Certes, la chaîne des Alpes bouge régulièrement et la faille bordière de Belledonne, longue d'une cinquantaine de kilomètres et passant près de Grenoble, remontant la vallée de l'Isère, et par Pontcharra, Montmélian, les Bauges, arrivant jusqu'à Albertville, reste très active.

Mais de là à expliquer la forte détonation afférente au séisme vendéen, et le bruit explosif perçu lors du tremblement de terre savoyard, la magnitude de 4.2 étant plus que modérée, cela paraît fort improbable d'autant que :

- Une manifestation similaire, non considérée comme séisme par la station de Lormes, dans la Nièvre, dépendant du CEA-DAM, bien qu'une magnitude équivalente à 4.0/4.3 ait pu en être déterminée, s'est produite le 29 Juin 2010, à 9 h 22, à Toulouse et dans toute la région toulousaine, le Gers et le Tarn. La déflagration a été forte, un bruit sec plutôt aigu, et a fait vibrer les vitres et le sol. Pour seule explication, il a été fait état d'un bang supersonique... fort étrange car le bruit a été entendu simultanément et instantanément en tous lieux concernés par le bruit de l'explosion.

- Un même phénomène, une magnitude équivalente à 3.9/4.1 ayant pu être déterminé, avait affecté la région de Rennes le 18 Mars 2010 à 11 h 39, à l'Est de Rennes vers Cesson Sévigné et de Bédée à Vitré, un phénomène de même non répertorié secousse séismique par le RéNaSS, le Réseau National de Surveillance Sismique.

- etc... etc...


Alors, séisme artificiel ? ou séisme naturel ?

La profondeur de l'hypocentre et les explosions entendues laissent à penser à deux séismes induits.

Mais de quelle nature ? La question est posée.... Les autorités y répondront-elles ?

28 juin 2010

Le Sulu Range, sur l'Île de Nouvelle Bretagne, vers une nouvelle éruption comme en 2006 ?

Code 0502-09

Localisation : Latitude 5.50° Sud et Longitude 150.942° Est.

Stratovolcan, altitude 610 mètres, Île de Nouvelle Bretagne, Papouasie-Nouvelle Guinée.


Le 24 Juin 2010, à 05 h 32 Temps Universel, 15 h 32 Heure Locale, un séisme de magnitude 6.3 sur l'échelle ouverte de Richter, magnitude du moment 6.1, a encore frappé l'île de Nouvelle Bretagne, tout particulièrement la province de Bangula, dans le Nord-Est des montagnes de Nakanaï. Son épicentre, localisé latitude 5.53° Sud et longitude 151.13° Est, se trouve à 10 kilomètres au Nord-Nord-Est de Siwanpuna, à 15 kilomètres au Sud-Est de Malasi, à 20 kilomètres au Sud-Est de Sulu, à 110 Kilomètres à l'Est de Kimbe et à 618 kilomètres au Nord-Est de Port Moresby.

Son hypocentre se situe à 51 kilomètres de profondeur, sous le complexe volcanique basaltique et rhyolitique du « Sulu Range », un chevauchement de petits stratovolcans, de dômes de lave, de maars, - Kaiamu -, de solfarates et de marmites de boue, - région hydrothermique de Walo -, le Mont Malopu, - aussi appelé Malutu ou Malobu -, 610 mètres, à l'extrémité Sud-Ouest du complexe, en étant le point culminant. Un évent de ce complexe, bien qu'aucune éruption historique ne fut ni connue, ni référencée, à prime abord le Mont Ruckenberg, 565 mètres, mais plus exactement le Mont Karai, 500 mètres, entre les édifices volcaniques Ubia et Ululu, est entré en éruption le 07 Juillet 2006, son activité éruptive se prolongeant jusqu'en Octobre de la même année.

Dès le mois de février 2006 un changement notoire, ralentissement de l’activité photosynthétique de la végétation, dessèchement des formations végétales, désertification des dômes..., était constaté sur les versants de la chaîne de « Sulu Range ». Sans éruption historique connue et recensée, cette chaîne volcanique était considérée comme « éteinte » donc laissée sans surveillance. Même si, en 1985, un tremblement de terre, de magnitude 7.0 avait frappé le Sud-Est de la chaîne du « Sulu Range », même si, après le dit séisme, une source thermale est apparue sur le flanc du cône Karai, même si la raison en a été, de toute évidence, l'inflation du dôme avec des remontées magmatiques, difficile, lors, de se prononcer sur les intellections physiques qui ont entraîné le dessèchement de la végétation et la désertification locale qui en ont découlé.

C'est vite oublier, sans comptabiliser ceux de magnitude inférieure, qu'au moins cinq séismes de magnitude égale ou supérieure à 5.0, l'épicentre se situant à quelques 5 à 25 kilomètres du Mont Karai et du complexe de « Sulu Range », ont frappé le Nord-Est des montagnes de Nakanaï entre le 20 Mars 2003 et le 28 Mai 2006 : deux le 20 Mars 2003, de magnitude de 5.4 et d'hypocentre à 40 kilomètres de profondeur ; un le 30 Septembre 2005, de magnitude 6.5 et d'hypocentre 31 kilomètres de profondeur ; un le 29 Mars 2006, de magnitude 5.0 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur ; et un le 28 Mai 2006, de magnitude 6.4 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur.

En référence à la sismicité et au volcanisme inhérents aux arcs volcaniques, le complexe « Sulu Range » se situant sur l'arc insulaire Bismarck, l’examen des enregistrements des séismes et la localisation de leurs foyers, contribuent à déterminer une relation exponentielle, dans le temps, entre les phénomènes sismologiques et volcaniques. En cela, sur l'île de Nouvelle Bretagne, tous les séismes intermédiaires (1), entre 33 et 70 kilomètres de profondeur, de magnitude égale ou supérieure à 6.5/7.0, hypocentre localisé sous un volcan, ou à sa périphérie immédiate dans un rayon de 15 à 20 kilomètres, ont tous été suivis d’éruptions violentes de ce volcan même si celui-ci est considéré comme « somnolant », « endormi », voire « éteint », les éruptions modérées, elles, ayant été précédées par des séismes de magnitude comprise entre 5.0 et 6.5, d'une part ; d'autre part, l'intervalle de quelques mois existant entre le moment où s'est produit le séisme et l'instant où le volcan entre en éruption, dépend de la profondeur du foyer du ou des séismes intermédiaires précurseurs et de la nature éruptive du volcan lui-même, actif, en sommeil ou, - les solfatares et les fumerolliens et certains bâtis volcaniques après 1.000 ou 2.000 ans d'inactivité -, considéré éteint ; et, enfin, le rapports distance entre le foyer sismique, la chambre magmatique et la cheminée volcanique, et l'intervalle de temps découlant du type du volcan et du caractère de ses éruptions, pour les arcs volcaniques, la montée du magma variant entre 0,2 à 0,5, suivant le temps d'inactivité effective de l'édifice, et 2,5 kilomètres par jour(2).

Dans le cadre d'une éruption volcanique, le magma est amené à se frayer et s'ouvrir un passage pour s'exhausser jusqu'à la surface et s'épancher. Il résulte, de ce processus physique, géothermique et tout autant mécanique, le magma provoquant des séismes de faible puissance sur son parcours ascendant, que les roches « encaissantes », se faisant, elles, de moins en moins denses et la force d'Archimède ne suffisant plus au magma pour monter, sont fracturées sous la contrainte exercée car une éruption ne peut être possible que si une quantité suffisante de magma, généralement plus ou moins 100 kilomètres cubes, s'est accumulée dans une chambre.

Pour les volcans considérés « en sommeil » ou « éteints », ce processus est plus lent et, il arrive souvent, avant que l'éruption finale ne se déclenche, qu'un certain nombre d'entre elles avortent et se transforment en phénomènes paravolcaniques tels que des exutoires fumerolliens, mares de boues, mofettes, solfatares et apparitions de sources d'eaux chaudes ou thermales. Ainsi en est advenu, pour le Mont Karai, en 1985, faisant suite au séisme du 30 Septembre 2005, de magnitude 6.5, la survenue de sources d'eau chaudes qui se sont mises à sourdre sur les pentes de l'édifice et la formation d'épisodes fumerolliens occasionnels se reproduisant et s'amplifiant, son foyer se situant sur ou en périphérie immédiate, lors de chaque nouveau tremblement de terre affectant le Nord-Est des montagnes de Nakanaï et le complexe du « Sulu Range. »

En regard du « Sulu Range », après plusieurs éruptions avortées, l'activité sismique, annonciatrice d'une phase éruptive, a réellement débuté le 06 juillet 2006 par un essaim de tremblements de terre, d'intensité I à IV sur l'échelle Mercalli modifiée, ressentis de Kimbe jusqu'à Bialla et Mamota, à une distance approximative de 16 à 20 kilomètres. Les secousses, - une toute les une à deux minutes durant les deux premières semaines de l'aléa volcanique -, ont été accompagnées, dans les secteurs Nord-Ouest et Sud de la chaîne du « Sulu Range », entre les cônes d'Ubia et d'Ululu, au-dessus du dôme sommital du Mont Karai, de grondements et d'émissions modérées de vapeur blanche et de cendres.

Tous les cours d'eau prenant leur source sur les pentes des monts jumeaux, le Ruckenberg et le Karai, à cause de la multiplication des secousses, et l'augmentation de la température, tant du sol que des eaux, prennent une teinte laiteuse qui devient vite boueuse. Et les éruptions, panaches de cendres, de gaz et de nuées et coulées pyroclastiques ont commencé dès le 07 juillet. Elles sont devenues moins importantes à partir du 10 juillet et elles ont persisté jusqu'au 11 Septembre 2006.


En conclusion :


L'Île de Nouvelle-Bretagne se situe sur l'une des zones les plus mobiles de la planète, la ceinture orogénique péripacifique ou cercle de feu du Pacifique qui est la plus active du globe tant sur le plan éruptif que sismique, plus précisément sur la « ceinture orogénique téthysienne », du nom de l'Océan Téthys, en finalité de disparition, dont sont nées les montagnes qui vont de la zone caraïbe à l'Indonésie et à la Mélanaisie.

La structure du relief est due à la subduction compressive de la plaque continentale Australienne, de poussée Nord, sous la plaque océanique Pacifique, de poussée tangente vers l’ouest, dès le Crétacé. A l’éocène, cette collision entraine, d'une part, diverses ruptures dans les plaques Australienne et Pacifique favorisant la formation des microplaques Bismarck Nord, Manus, Bismarck Sud et Mer des Salomons, et, d'autre part, un épanchement de lave créant un arc volcanique, aujourd'hui fossile, dont le Sud de l'Île de Nouvelle-Bretagne est issu. Au pléistocène, résultant de la subduction de la microplaque Mer des Salomons sous la microplaque Bismarck Sud, un nouvel arc, caractérisé par de grands volcans actifs, - Garbuna Group, Garua Harbour, Bola, Dakataua, Pago, Lolo, Sulu Range, Hargy, Bamus, Ulawun, Lalobau, Rabaul, Tavui... -, s’établit plus au Nord, c'est la naissance du Nord de l'Île de Nouvelle-Bretagne.

Si un parallèle est établi entre le séisme du 28 Mai 2006, de magnitude 6.4 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur, véritable précurseur de l'éruption du Mont Karai, débutée les 06 et 07 Juillet suivant, et le tremblement de terre du 24 Juin 2010, de magnitude 6.1 et d'hypocentre 51 kilomètres de profondeur, tous deux s'étant produits dans la périphérie immédiate du complexe « Sulu Range », il ne serait pas surprenant qu'une activité éruptive modéré n'affecte, dans les prochaines semaines, le dit complexe volcanique.

Et s'il s'avère qu'une activité volcanique soit la résultante du tremblement de terre du 24 Juin, hypocentre 51 kilomètres de profondeur, celle-ci pourrait démarrer aux environs du 15 Août 2010. En effet, c'est 40 jours après le séisme du 28 Mai 2006, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, que le volcan Mont Karai est rentré en éruption, le magma s'étant élevé à la vitesse de 1 kilomètre par jour.


Notes


(1) Conventionnellement les séismes, suivant la profondeur de leur foyer, sont classifiés : de 0 à 33 Kilomètres de profondeur, séismes superficiels ; de 33 à 70 kilomètres, séismes intermédiaires ; et de 70 à 700 kilomètres, les hypocentres pouvant atteindre de telles profondeurs, - Îles Fidji, Colombie... -, séismes profonds.

(2) Les séismes volcaniques et les arcs insulaires. Raymond Matabosch. En cours de finalité de rédaction. 2010.

19 juin 2010

Les Îles d'Andaman frappées par un séisme majeur de magnitude 6.1, le 18 Juin 2010.

 

Le 18 Juin 2010 à23 h 09 Temps Universel, 19 Juin 2010 à 04 h 39 Heure Locale à l'épicentre,

- pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, un séisme de magnitude 6.1, - ensuite revu à 6.0 puis à 5.9 -,  latitude 13.34° Nord, - ensuite rectifiée 13.30° -, et longitude 93.05° Est, - ensuite rectifiée 93.03° - , à frappé sur Sound Island, une île à l'Est de l'ïle d'Andaman, dans la Mer d'Andaman ;

Détermination de l'hypocentre, d'après le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen.


- pour l'U.S. Géological Survey, un séisme sous marin, à la côte -14 mètres, de magnitude 5,9, latitude 13.245° Nord et longitude 93.086° Est, dans la Mer d'Andaman, à frappé au large de la côte Est de l'Île d'Andaman.

Détermination de l'hypocentre, d'après l'U.S. Géological Survey.


Son épicentre se situe à 188 Kilomètres au Nord de Bombuflat, à 191 kilomètres au Nord de Port Blair et à 358 kilomètres au Sud-ouest de Labutta et son hypocentre se situe

- à 40 kilomètres,  - ensuite revu à 25 kilomètres -, de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen ;

- à 27.2 kilomètres, +/- 6.4 kilomètres, de profondeur pour l'U.S. Géological Survey.

Suivant les autorité, ce séisme considéré comme modéré, bien que d'intensité VIII à l'épicentre, n'aurait fait ni victimes, ni dommages.

La mer d'Andaman ou Mer de Birmanie, considérée comme une extension de l'Océan Indien, se situe au Sud-Est du Golfe du Bengale, au Sud de Myanmar, - ex Birmanie -, à l'Ouest de la Thaïlande et à l'Est de l' îles Andaman, archipel indien Andaman-Nicobar. Du Nord au Sud, sa longueur est d'environ 1.200 kilomètres et sa largeur, d'Est en Ouest, de 650 kilomètres et elle développe une superficie de 797.700 kilomètres carrés. D'une profondeur moyenne de 870 mètres, elle atteint une profondeur maximale de 3.777 mètres dans le bassin d'Andaman. Tectoniquement elle est implantée sur deux microplaques, la plaque birmane qui regroupe toute sa région Est, les îles Andaman et Nicobar et l'ouest de la pointe nord de l'île de Sumatra, et la plaque de la Sunda.

Ces microplaques auraient été d'appartenance de la grande plaque eurasienne, mais elles se sont formées lorsque la plaque indienne est rentrée en collision avec l'Eurasie et à créé, il y a environ 3 à 4 millions d'années, un bassin d'arrière-arc, un bassin marginal qui deviendra la mer d'Andaman.

Par effet de la subduction de la plaque indienne, à une vitesse dite « soutenue » de 16 centimètres par an, sous la plaque birmane, un arc insulaire s'est ainsi formé donnant naissance au volcanisme : les volcans Barren, actif, et Narcodam, réactivé après le séisme, magnitude 9.1, du 26 Décembre 2004, et une kyrielle d'édifices volcaniques sous marins.

18 juin 2010

Les îles Kouriles frappées par un séisme de magnitude 5.9, le 18 Juin 2010.

Le 18 Juin 2010, à 02 h 23 Temps Universel, 14 h 23 Heure locale, un séisme sous-marin, de magnitude 5.9, à frappé au large de la côte Sud de l'île volcanique Iturup/Etoruf, en surplomb de la fosse Kouriles-Kamchatka. Son épicentre, localisé latitude 44.533° Nord et longitude 148.634° Est, à la côte -523 mètres, se trouve à 79 kilomètres au Sud de Sentyabrskiy, à 100 kilomètres au Sud-Est de Kuril'sk, à 284 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Nemuro, à 385 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Kushiro, et à 475 kilomètres à l'Est-Nord-Est d'Obihiro. Son hypocentre se localise à 48,1 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie, 8 minutes plus tard, d'une réplique de magnitude 4.0, d'hypocentre similaire, 50 kilomètres de profondeur, et son épicentre a été localisé, dans le même secteur marin, latitude 44.38° Nord et longitude 148.71° Est.

Une alerte tsunami a été lancée mais elle a été vite suspendue.

Les îles Kouriles, rattachées à l'oblast de Sakhaline, administrées par la Russie mais dont les Kouriles Méridionales sont revendiquées par le Japon sous le nom de Territoire du Nord, sont un archipel d'îles volcaniques s'étendant, sur environ 1.300 kilomètres, de l'extrême Nord-Est d'Hokkaido, Japon, à la pointe Sud de la péninsule du Kamchatka, Russie. Elles séparent la mer d'Okhotsk, à l'Ouest, de l'Océan Pacifique, à l'Est. La chaîne se compose de 22 îles principales, la plupart ayant une activité volcanique, de 36 petits îlots et d'une kyrielle de petits rochers, pour une superficie totale de 15.600 kilomètres carrés.

Ces îles font partie de l'arc volcanique Kouriles-Kamchatka et sont implantées sur l'anneau tectonico-vulcanien cerclant l'Océan Pacifique, le « Ring of Fire » ou « Cercle de Feu du Pacifique. » Elles sont les parties sommitales émergées de strato-volcans sous marins résultant de la subduction de la plaque Nord-Pacifique sous celle d'Okhotsk, une subduction formant la fosse Kouriles-Kamchatka se situant à quelques 200 kilomètres à l'Est de la chaîne îléenne qui compte environ 100 volcans, dont 40 sont actifs, de nombreuses sources chaudes et des sites fumerolliens.

L'activité sismique, de forte intensité et de magnitude majeure, y est fréquente. En 1963, un séisme de magnitude 8.5 et le 15 Novembre 2006, un de magnitude 8.3, y sont enregistrés, l'un et l'autre entraînant des tsunami avec des vagues de plus de 1;5 mètre de haut qui ont atteint les côtes de la Californie.

L'île Iturup-Etorofu-to, situé près de l'extrémité Sud de la chaîne Chishima, entre l'île Kunashiri, à 19 kilomètres au Sud-Ouest, et l'île Urup, à 37 km au Nord-Est, est la plus grande des îles des Kouriles Méridionales et elle est, aussi, la plus septentrionale de ces îles. D'une longueur de 200 kilomètres pour une largeur de 27,07 kilomètres, elle couvre un espace de 3.139 kilomètres carrés. Massif volcanique, une série d'une douzaine de volcans actifs, sur un axe Nord-Est/Sud-Ouest forment son épine dorsale de l'île, le Stokap , le plus élevé d'entre eux, dans la partie centrale, culminant à 1.634 mètres.

Le Kurils-Kamchatka-Trench, la fosse Kouriles-Kamchatka, une fosse océanique, de 10.542 mètres de profondeur maximum, s'étend depuis la triple jonction, fosse Kouriles-Kamchatka, faille Ulakhan et fosse des Aléoutiennes, au Nord, jusqu'à la Fosse du Japon au Sud. Parallèlement, à la formation de la zone de subduction qui a créé l'arc insulaire volcanique des îles Kouriles ainsi que celui du Kamchatka, la fosse a pris naissance à la fin du Crétacé. De nos jours, la plaque du Pacifique est en cours de subduction sous la plaque d'Okhotsk, lithosphère continentale et océanique, le long de la tranchée, à la vitesse de 9,5 centimètres par an, ce qui entraîne un volcanisme maximal, violent et paroxysmique et une intense sismicité.

16 juin 2010

16 Juin 2010, un séisme meurtrier, magnitude 7.0, frappe en Nouvelle Guinée Orientale, Indonésie.

Le 16 Juin 2010, à 03 h 16 Temps Universel, 12 h 16 Heure Locale, un séisme sous marin, dans le Bassin Sarera, de magnitude 7.1 sur l'échelle ouverte de Richter, de magnitude du moment 7.0 et d'intensité VIII sur l'échelle MSK, a frappé la Nouvelle-Guinée occidentale, en Indonésie. Son épicentre, latitude 2.13° Sud et longitude 136.53° Est, se localise à 119 kilomètres au Sud-Est de Biak, à 195 kilomètres au Nord d'Enarotali, à 250 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Manokwari, et à 468 kilomètres de Jaya Pura. Son hypocentre se situe à 20 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, et à 28.8 kilomètres de profondeur pour l'U.S. Geological Survey.

La secousse principale a été précédée par un séisme précurseur, à 03 h 06 Temps Universel, de magnitude 5.8 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et magnitude 6.4 pour l'U.S. Geological Survey, et d'hypocentre 10 kilomètres de profondeur ; et suivie de plusieurs répliques de magnitude 5.0, à 03 h 38 Temps Universel, de magnitude 6.2, à 03 h 58 Temps Universel. A partir de 05 h 31, Temps Universel, magnitude 4.6, 05 h 43 magnitude 4.6, 06 h 10 magnitude 5.1, et 06 h 20 magnitude 4.8, les épicentres des répliques se sont déplacées vers la région de Biak.

Suivant les autorités locales, le séisme aurait fait au moins deux victimes, sur le Pulau Japen et endommagé des habitations. Une alerte au tsunami a été lancée avant d'être levée une heure plus tard.

La secousse a provoqué des scènes de panique dans ces Pulau, notamment à Japen, où quelques 150 habitations ont été gravement endommagées et où une église s'est effondrée, alors qu'à Biak, les habitants sont précipitamment sortis dans la rue et nombre d'entre eux, par crainte d'un tsunami, se sont réfugiés dans les hauteurs.

La secousse a été ressentie également dans toute de Nouvelle Guinée, dans tous les pulau au large des côte Nord et Est de l'île, dans la Bassin Saneira, la Mer de Bismark, la Mer des Salomon et la Mer des Philippines, et jusqu'aux îles Salomon, Guam, Mariannes du Nord, Marshall et Nauru, et en Micronésie, et tout particulièrement à Manokwari, située à 250 kilomètres de l'épicentre, où tout a tremblé pendant environ 40 secondes.

L'île de Nouvelle Guinée, orientée Nord-Ouest/Sud-Est, mesure environ 2.400 kilomètres de long pour 700 kilomètres de large, du Nord au Sud. Une longue chaîne de montagnes, culminant à 4.884 mètres au Puncak Jaya, dans les monts Maoke, sépare l'île d'Est en Ouest en deux moitiés presque égales. Des glaciers recouvrent les plus hauts sommets. Les côtes sont marécageuses et une grande partie de l'intérieur des terres est recouverte de forêts humides et denses, composées d'une végétation tropicale où l'on trouve de l'ébène, du bois de santal, du cèdre et des camphriers. Les plaines sont fertiles, mais l'absence d'une infrastructure de transport a jusqu'ici empêché leur développement. Le sous-sol renferme des gisements d'or, d'argent, de platine et de cuivre, ainsi que des gisements de pétrole et de gaz naturel. De très nombreux archipels, Îles de l'Amirauté, Archipel Bismarck, Îles du Duc-d'York, Archipel d'Entrecasteaux, Îles Green, Louisiades, Îles Mussau, Îles Salomon et Îles Schouten, se situent au Nord et à l'est de l'île.

La Papouasie Nouvelle-Guinée et les territoires indonésiens de l'Iran Jaya Timur, de l'Iran jaya Tengah et de l'Iran Jaya Barat, formant l'île de Nouvelle Guinée, et leurs îles et îlots attenants, ainsi que les îles Solomon, situés sur « la ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, sont régulièrement le théâtre de secousses sismiques.

En effet, le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe sous la plaque Australienne, subduction, entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l'Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons. Au niveau de la Nouvelle-Guinée, les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 centimètres par an, avec un maximum de 24 centimètres par an au Nord des Tonga.

15 juin 2010

Le 15 Juin 2010, un séisme de magnitude 5.8, épicentre sur la faille de San Andréas, frappe la Baja California, au Mexique.

Le 15 Juin 2010 à 04 h 26 Temps Universel, le 14 Juin 2010 à 21 h 26 Heure Locale, un séisme de magnitude du moment 5.8 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, 5.9 révisé 5.7 pour l'United States Geological Survey, a frappé, à moins de 3 kilomètres à l'Ouest de la faille de San Andréas, la région frontalière États Unis-Mexique, en Baja Californie.

Son épicentre, Latitude 32.60° Nord et longitude 115.94° Ouest, se localise à 8 kilomètres au Sud-Est d'Ocotillo, à 24 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Seeley, à 26 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Jacumba Hot Springs, à 36 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'El Centro, à 44 kilomètres à l'Ouest de Mexicali et à 104 kilomètres à l'Est de Tijuana.

Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 6.9 kilomètres de profondeur pour l'United States Geological Survey.

La secousse principale a été suivie par une trentaine de répliques. Ni victimes, ni dégâts n'ont été recensés dans l'immédiat, mais la secousse a été ressentie à travers la région, jusqu'à Los Angeles où des immeubles ont tremblé. Elle a également fait trembler un stade où se jouait un match de baseball, à San Diego.

Dans l'Etat de Basse Californie, au Mexique, Un séisme puissant de 7,2 de magnitude, le 05 Avril 2010, avait fait 2 morts et 233 blessés.

14 juin 2010

14 Juin 2010, Tremblement de terre en Afrique du Sud, près de Soweto.

Le 14 Juin 2010, à 11 h 51 Temps Universel, 13 h 51 heure locale à l'épicentre, un séisme, de magnitude 5.0, à frappé la région de Far West Rand gold mines, Province de Gauteng, en Afrique du Sud.

Son épicentre, localisé latitude 26.54° Sud et longitude 27.32° Est, se trouve à 2 kilomètres au Sud-Ouest de Taaiboschspruit, à 5 kilomètres au Sud de Deelkrai, à 7 kilomètres au Sud-Sud-ouest d'Elansridge, à 20 kilomètres au Sud-Ouest de Fochville, à 23 kilomètres au Sud de Carltonville, à 30 kilomètres au Sud-Ouest de Westonaria, à 60 kilomètres au Sud-Ouest de Soweto et à 70 kilomètres au Sud-Ouest de Johannesburg.

Son hypocentre, suivant le South African Seismological Network, se situe à 2 kilomètres de profondeur et, suivant le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, à 10 kilomètres de profondeur, en surplomb du Rift Valley, prolongation du Rift East African et du Rift Central, marquant la séparation entre les plaques africaine, à l'Ouest, et somalienne, à l'Est, l'U.S. Geological Survey annonçant, quant à lui, 41.2 kilomètres de profondeur, une localisation incertaine à +/- 28.5 kilomètres..

En règle générale, la séismicité de l'Afrique du Sud est typique à celle affectant les régions d'intra-plaque Le régime séismique normal d'une région de ce type est caractérisé par une activité dite « de niveau modéré » n'excédant pas 5.0/5.2 de magnitude, avec des foyers sismiques aléatoirement distribués dans l'espace et le temps. Audifférent, les régions centre et Nord-Est présentent les caractéristiques du système africain de faillage afférent au Rift Esat African, et à ses prolohgation, Rift Central et Rift Valley.

La région centrale de l'Afrique du Sud, - provinces de Gauteng, du Nord-Ouest... -, est, en outre, exposée aux séismes induits résultant des exploitations profondes des mines d'or par explosifs. Une deuxième source, importante, de tremblements de terre induits est le lac Kariba, au Zimbabwe.

Le séisme qui a affecté, ce jour, la région du Far West Rand gold mines, est, de par la faible profondeur de son foyer, très probablement, un séisme induit.

13 juin 2010

Séisme de magnitude 7.5, au large des côtes Ouest des Îles Nicobar, le 12 Juin 2010.

Le 12 Juin 2010, à 19 H 26 Temps Universel, 0 h 56 le 13 Juin 2010, à Port Blair, Andaman et 02 h 26 à Aceh, Sumatra, un séisme de magnitude du moment évaluée à 7.7 dans un premier temps mais reclassifiée à 7.5, a frappé, en arrière de la fosse d'Andaman, au large de la côte Ouest des îles Nicobar, dans l'Océan Indien. Son épicentre, localisé latitude 7.78° Nord et longitude 91.89° Est, se trouve à 155 kilomètres à l'Ouest de Mohean, à 434 kilomètres au Nord-Ouest de Sabang et à 443 kilomètres au Sud de Port blair, et son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 35 kilomètres de profondeur pour l'U.S. Geological Survey. Une alerte tsunami, vite levée, a été lancée pour les pays du Sud-Est asiatique et les îles proches du foyer.

La secousse principale a été suivie par 8 répliques de magnitude comprise entre 4.6 et 5.3 :

le 12 Juin 2010, à 22 h 58, magnitude 4.8 ; et à 22 h 44, magnitude 5.3 ; et le 13 Juin 2010, à 02 h 50, magnitude 4.8 ; à 12 h 57, magnitude 4.6 ; à 07 h 36, magnitude 4.6 ; à 07 h 05, magnitude 5.1 ; à 06 h 26, magnitude 5.1 ; et à 04 h 01, magnitude 5.0.

La région englobant l'archipel d'Andaman-Nicobar et l'île de Sumatra est une zone frontière entre quatre plaques tectoniques. Les plaques indienne et australienne s'y enfoncent sous les plaques birmane et Sunda, - zone de subduction matérialisée par la fosse de la Sunda morcelée en fosse d'Andaman et fosse de Sumatra jusqu'au point quadruple localisé au Nord de Kuenen Rise, et, leur faisant suite, la fosse de Java -, à une vitesse voisine de 5 centimètres par an.

La déformation de la région, induite par cette convergence rapide, d'une part et, d'autre part, par la présence de deux dorsales, - la dorsale d'Andaman à l'Est et celle centrale de l'Océan Indien, à l'Ouest -, l'enserrant dans sa tenaille, est accompagnée par la naissance de très forts séismes le long de la fosse d'Andaman tels les séismes de 1833, magnitude proche de 9.0 et de 1861, magnitude 8.5, rompant l'interface de subduction sur près de 500 kilomètres pour le premier, près de 250 kilomètres pour le second et relaxant des dizaines d'années de charge de contraintes par l'intercession de glissements sismiques évalués entre 10 et 12 mètres d'amplitude pour le premier, entre 7 et 9 mètres pour le second.

En 1935 et en 1984, des séismes plus modérés ont, de même, rompu de petites régions jouxtant ces ruptures majeures. Et, tout comme ce fut le cas pour le séisme du 26 Décembre 2004 à 0 h 58 Temps Universel, 7 h 58 heure locale à Sumatra le 27 Décembre 2004, l'un des plus importants jamais enregistrés, avec une magnitude actuellement estimée, magnitude du moment 9.0, un aléa sismique suivi de plus de 500 répliques, dont une s'étant produite le même jour et atteignant la magnitude 7.3, aucun événement sismique majeur n’était connu, à ce jour, dans la région « avant fosse d'Andaman » jouxtant, à l'Ouest, les îles Nicobar.

Tout comme la subduction de la plaque australienne sous la plaque Sunda est à l'origine des archipels volcaniques de la Sonde, celle de la plaque indienne sous la plaque birmane est, elle, à l'origine de la formation des archipels volcaniques d'Andaman et de Nicobar. En outre, la dorsale, présente dans la mer d'Andaman, fut, il y a quatre millions d'années, l'élément déclenchant de la formation de cette mer et de l'éloignement des îles Andaman et Nicobar de la péninsule Malaise.

Enfin, il est à préciser, en premier point, que les plaques tectoniques Philippines, Sunda, Birmane et Inde s'étaient détachées du super continent Gwandana et qu'elles appartenaient à la plaque australienne avant, de même de s'en détacher ; en second point que la fosse de la Sunda et, par elle, ses trois segments fosse d'Andaman, fosse de Sumatra et fosse de Java, s'est formée il y a, environ, 55 millions d'années, les plaques indienne et australienne, plus vieilles, donc plus lourdes, subductant sous les plaque birmane et Sunda ; et, en troisième point, que la fosse de Sunda, dans sa globalité, recule, la courbure de l'avant fosse accumulant, ainsi, des charge de contraintes durant des dizaines, voire des centaines, d'années...

16:40 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : séisme, tsunami, nicobar, andaman, tremblement de terre, sumatra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

09 juin 2010

Activité éruptive du stratovolcan Ulawun, l'île de Nouvelle Bretagne en danger ?

Code 0502-12

Localisation : Latitude 5.05° Sud et longitude 151.34° Est

Alerte volcan, Niveau actuel.. : Niveau 1.
Alerte aviation, Niveau actuel : Orange.


L'Ulawun, également appelé The Father, Ulawon, Uluwun, Vatr ou encore North Son, dont les laves interstratifiées avec des tephras composés de basalte et d'andésite, émises au cours d'éruptions majoritairement explosives, le classant parmi les volcans gris de la ceinture de feu du Pacifique, est un stratovolcan situé, à environ 130 kilomètres au sud du complexe de Rabaul, à l'est de l'île de Nouvelle-Bretagne, Papouasie-Nouvelle-Guinée, sur la côte Nord bordant la Mer de Bismarck. La moitié supérieure, ses derniers 1.000 mètres, de son cône symétrique est totalement dénuée de végétation. Plusieurs cônes « parasites » se sont construits sur ses flancs Nord-Ouest et Est. Il est situé à proximité d’un autre volcan actif, le Bamus.

Par ses éruptions, soit péléennes, soit stromboliennes, émanant du cratère central, il est l'un des volcans les plus actifs de Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'un de ses plus dangereux, et le plus haut de l'arc volcanique de Bismarck qui s'étend, sur 1.000 kilomètres de long, des Îles de l'Amirauté à Rabaul.


Chronologie des éruptions historiques :


Sa première éruption fut, en 1700, enregistrée par William Dampier, un voyageur, navigateur et boucanier, un capitaine, écrivain et observateur scientifique anglais. L'enregistrement suivant fut réalisé 178 ans plus tard. Une éruption, en 1915, déposa 10 centimètres de cendres sur Toriu, à 50 kilomètres au Nord-Est du volcan. En 1970, une importante éruption, avec production de nuées ardentes et de coulées de lave, dévasta le Nord-Ouest de l'édifice et généra des modifications conséquentes sur le cratère sommital. Une éruption de cendres, éjectées, en 1980, à 60 kilomètres d'altitude, et accompagnées de coulées pyroclastiques, balaya tout les flancs du volcan et dévasta une superficie de 20 kilomètres carrés.

Ces dernières années, tout particulièrement depuis l'an 2000, son activité explosive est quasi constante et, en avril 2001, un panache de cendres s'est élevé à plus de 14 kilomètres d’altitude. Depuis 1700, 22 événements éruptifs ont été comptabilisés pour l'Ulawun qui est, avec 7 kilogrammes/seconde d'anhydride sulfureux, soit environ 2% du total mondial des émissions de SO2 dans l'atmosphère, l'une des sources les plus prolifiques, au monde, de dioxyde de soufre.


Chronologie de l'éruption en cours :


Du 01 au 20 Mai le stratovolcan Ulawun a émis des quantités variables de vapeur blanche et, du 22 au 27 Mai, un panache de cendres dont certaines zones étant de couleur grise, a dérivé, sur 35 à 130 kilomètres, à une altitude de 3 kilomètres.

Une faible et fluctuante incandescence a été détectée les 28 au 29 Mai par les habitants. Le 30 Mai une pluie de cendres, très fine, est tombée sur les villages et les hameaux situés au Sud-Sud-Ouest, au Sud et Sud-Sud-Est de l'édifice volcanique.

Le 02 Juin, suite au séisme de magnitude 6.2, suive d'une réplique de magnitude 4,8, quelques deux heures plus tard, alors que des émissions de vapeur blanche se produisent, le Comité provincial des catastrophes, afin de refléter la tendance à la hausse de l'énergie sismique, et une présence récente de plumes grises, incandescence, et bruits audibles, déclare que le volcan est placé en état d'alerte 1.

En ce 09 Juin, l'activité éruptive de l'Ulawun montant en puissance, le taux de dioxyde de soufre étant en augmentation permanente et le panache de cendre s'intensifiant, le niveau d'alerte aviation est passé à l'orange.


Les risques propres au stratovolcan Ulawun.


Culminant à 2.334 mètres d'altitude, le stratovolcan Ulawun domine, de plus de 400 mètres, la plupart des volcans composant l'arc insulaire de Bismarck, une contexture indiquant qu'il puisse se situer à la limite de la stabilité structurelle. Le plus grave danger qui puisse advenir, plusieurs milliers de personnes vivant près du volcan, serait une catastrophique éruption à très haute explosivité, avec effondrement de tout ou partie de l'édifice volcanique, qui dévasterait, dès lors, la région sur des centaines de kilomètres carrés.

sources partielles : http://www.activolcans.info

02 juin 2010

Le 02 Juin 2010, un séisme de magnitude 6,2 réactive le volcanisme sur l'île de Nouvelle Bretagne en Papouasie Nouvelle Guinée.

Un séisme de magnitude 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VII sur l'échelle MSK, a frappé, à 09 h 28 Temps Universel, 19 h 28 heure locale, au large du bassin du Bassin Solomon et à la perpendiculaire de la fosse de le Nouvelle Bretagne, ou fosse Bougainville, l'île de Nouvelle Bretagne en Papouasie-Nouvelle Guinée. Son épicentre, situé latitude 6.16° Sud et longitude 149.42° Est, se trouve à 15 kilomètres à l'Ouest de Kandrian, à 105 kilomètres au Sud-uest de Kimbe et à 444 kilomètres au Nord-Est de Port moresby. Son hypocentre se localise à 35 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie d'une réplique de magnitude 4,8, quelques deux heures plus tard, à 21 h 46 Temps Universel.

L'île de Nouvelle Bretagne, - anciennement dénommée Nouvelle-Poméranie -, est une une île très montagneuse avec des composantes volcaniques et karstiques. Sur l'île, il y a cinq volcans actifs et seize sont dormants. Elle se situe à la frontière de deux microplaques, la microplaque de la Mer de Salomon subductant, à la fosse de Bougainville, à la vitesse de 8,6 centimètres par an, sous la microplaque de Bismark Sud.

La plaque de Bismarck Sud est une microplaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Elle est généralement associée à la plaque pacifique. Elle couvre une partie de l'archipel Bismarck, Nouvelle-Bretagne, une partie de la côte Nord-Est de la Nouvelle-Guinée, le Nord-Ouest de la Mer des Salomon et le Sud de la mer de Bismarck. La plaque de Bismarck Sud est en contact avec les plaques Woodlark, de Bismarck Nord, de Manus et de la Mer des Salomon. La plaque de la Mer des Salomon est, elle, généralement associée à la plaque australienne.

La Nouvelle-Bretagne est une île très étroite née suite à un soulèvement géologique. Elle a une longueur d'environ 600 kilomètres et une largeur de 80 kilomètres au maximum à une superficie est de 36.520 kilomètres carrés et est peuplée par plus de 400.000 habitants austronésiens : tribus Tolai, Baininger, Kilenge, Lakalai et Sulka.

Sur cette île de Nouvelle-Bretagne, plusieurs volcans, en conjonction avec une augmentation du nombre de séismes, en moyenne 8 à 10 par période de 7 jours de magnitude toujours supérieure à 4.0 accédant souvent à des magnitudes supérieures à 6.0, - 6 depuis le 01 Janvier 2010 -, se produisant, depuis le début janvier, tant au niveau de la microplaque de Bismark Sud qu'au niveau de celle des Salomon, sont dans une phase de forte activité. Dans cette région de Nouvelle-Bretagne, l'activité sismique et volcanique est particulièrement intense et plusieurs autres volcans sont en activité quasi-permanente, quoique de manière intermittente.

Nid de volcans(1) et ceinture de feu du Pacifique, l'archipel de Papouasie-Nouvelle-Guinée et celui de Bismark font partie de l'arc mélanésien et d'une zone d'affrontement, la faille de Bougainville, sous forme de phénomène mécanique de subduction, entre les plaques tectoniques indo-australienne et Pacifique. Aussi les tremblements de terre et les tsunamis en résultant sont relativement communs en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle Bretagne.

Bien que le séisme se soit produit le long de la faille dite de « le cercle de Feu », aucun dégât, ni blessé, n'a immédiatement été signalé, et le Centre d'alerte au tsunami du Pacifique, situé à Hawaï, précise qu'il n'y a « pas d'inquiétudes majeures concernant un tsunami ». Au différent, plusieurs volcans proches émettent des nuages de cendres laissant présager une ou plusieurs nouvelles éruptions ou des réactivations imminentes.


Notes :


(1) Les volcans de Nouvelle Bretagne : Complexe Langila, stratovolcans ; Arage, stratovolcan et geysers ; Complexe Mundua, stratovolcans ; Garove stratovolcan ; Dakataua caldeira ; Bola stratovolcan ; Garua harbour volcan ; Complexe Garbuna, stratovolcans ; Lolo, stratovolcan ; Pago, caldeira ; Complexe Sulu range, stratovolcans et fumeroles ; Hargy, stratovolcan ; Bamus, stratovolcan ; Ulawun, stratovolcan ; Lolobau, caldeira ; Rabaul, stratovolcan ; Tavui, caldeira

01 juin 2010

Alors que les catastrophes naturelles s'accumulent au Costa Rica, un fort séisme de magnitude 6.2 frappe, le 01 Juin 2010, sa côte pacifique.

Le Costa Rica subit actuellement de très fortes précipitations et les pluies engendrent de nombreux dégâts : inondations, glissements de terrains, routes barrées et dégradées, ponts emportés... Les régions les plus touchées sont : la côte pacifique, le Guanacaste, le nord du pays et la route Panaméricaine coupée en plusieurs endroits, notamment vers le « Cerro de la muerte. »

Après de nombreuses secousses sismiques, de magnitude comprise entre 4.0 et 5.5, qui ont affecté la côte Pacifique, et des trémors qui ont été enregistrés en divers sites volcaniques de la Cordillère Centrale costaricaine, au cours des dernières semaines, le volcan Turrialba a repris une activité qui se traduit par des émanations de gaz toxiques, des petites éruptions et des mouvements dans la chambre magmatique, et le volcan Arenal, aux éruptions peu prévisibles, maintenant en permanence une activité pouvant s’intensifier brusquement, émet des flux solides et gazeux qui pourraient s’étendre sur un rayon de 5 kilomètres autour de l'édifice volcanique.

Et...

le 01 Juin 2010 à 03 h 26 Temps Universel, 31 Mai 2010 à 21 h 26 heure locale, un séisme de magnitude 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VIII, pour l'observatoire de sismologie costaricien, de magnitude 6.1 pour l'U.S.Geological.Survey et de magnitude du moment 6.0 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, a frappé au large de la côte pacifique de la province de Puntarenas, au Costa Rica. Son épicentre, situé latitude 9.38° Nord et 84.23° Ouest, se trouve à 8 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Manuel Antonio, à 12 kilomètres au Sud-Ouest de Puerto Quepos, à 39 kilomètres au Sud-Ouest de Guadalupe et à 63 kilomètres au Sud de San José. Son hypocentre se localise à 25 kilomètres de profondeur.

Cette région du Costa Rica a été frappée, par le passé, par des séismes, bien que de magnitude moyenne, destructeurs et meurtriers, tels ceux du 13 Avril 1910, magnitude 5.6, 1.750 victimes ; 04 Mai 1910, magnitude 6.4 et 05 Mai 1910, magnitude 6.1, 700 victimes ; 30 Décembre 1952, magnitude 5.9, 29 victimes ; 14 Avril 1973, magnitude 6.5, 26 victimes ; et 22 Avril 1991, magnitude 7.6, 75 victimes.

Bien que la secousse principale ait été fortement ressentie dans tout le pays et aussi au Nicaragua et au Panama, les autorités ne font état, pour l'heure, ni de victimes, ni de dégâts, et aucune alerte au tsunami n'a été lancée.

31 mai 2010

Le 31 Mai 2010, l'île de Mindanao frappée par un séisme sous marin de magnitude 6.0. Des blessés seraient à déplorer.

Un séisme de magnitude 6.0, et d'intensité VIII, a frappé, le 31 Mai 2010, à 10 h 15 Temps Universel, 18 h 15 heure locale, à moins de 5 kilomètres des côtes de Mindanao, dans la région du Golfe de Moro, aux Philippines. Son épicentre, situé latitude 6.99° Nord et longitude 123.98° Est, se trouve à 5 kilomètres au Nord de Kinimi, à 7 kilomètres au Sud-Ouest de Tabuan, à 8 kilomètres au Nord de Resa, à 14 kilomètres à l'Ouest de Rempes, à 26 kilomètres au Nord-ouest de Romangaob et à 40 kilomètres au Sud-Ouest de Cotabato, et son hypocentre se localise à 10 kilomètres de profondeur.

Cette secousse a été suivie, à 13 h 40, d'une réplique de magnitude 4,6, situé latitude 6.93° Nord et longitude 124.04° Est. Son épicentre se trouve à 12 kilomètres à l'Ouest de Rempes, à 16 kilomètres au Nord-ouest de Romangaob et à 41 kilomètres au Sud-Ouest de Cotabato, et son hypocentre se localise à 60 kilomètres de profondeur.

La région du Golfe de Moro est une région à fort risque sismique frappée par un séisme destructeur et meurtrier tous les 25 à 30 ans : 19 Décembre 1928, magnitude 7.3, 93 victimes ; 31 Mars 1955, magnitude 7.6 465 victimes ; 16 Août 1976, magnitude 7.9, 8.000 victimes.

Suivant les autorités locales, même si plusieurs blessés sont à déplorer, il n'y aurait ni victime, ni dégât causé aux propriétés.

17:57 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, philippines, mindanao, golfe de moro | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26 mai 2010

Séisme sous-marin destructeur générant un tsunami frappant les côtes de l'archipel japonais Daito et l'île Okinawa

26 Mai 2010 à 08 h 53 Temps Universel, 17 h 53 heure locale à l'épicentre, un séisme sous marin de magnitude 6.4 a frappé à moins de 100 kilomètres au large de la côte Ouest-Sud-Ouest de l'Île japonaise de Minami Daito, la plus grande des îles Daito situé dans le district Shimajiri, Okinawa, dans la Mer des Philippines. Son épicentre, latitude 25.81° Nord et longitude 129.97° Est, se trouve à 101 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Nishi, à 104 kilomètres l'Ouest-Sud-Ouest de Minadaito village, à 105 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Kita, à 216 kilomètres au Sud-Est de Nago, à 226 kilomètres à l'Est d'Okinawa, à 235 kilomètres à l'Est de Naha, à 600 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Ishigaki-jima et à 645 kilomètres au Sud de Kagoshima. Pour l'USGS, son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur mais pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, le CSEM, le séisme serait sub-affleurant et son foyer ne serait qu'à 2 kilomètres de profondeur.

Ce tremblement de terre de forte magnitude et de forte intensité, VIII sur l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, fait suite à une crise sismique dont 5 secousses ont des magnitudes égales ou supérieures à 4,7 :

16 Mai 2010, magnitude 4.7, hypocentre 30 kilomètres de profondeur

16 Mai 2010, magnitude 5.3, hypocentre 28 kilomètres de profondeur

16 Mai 2010, magnitude 4.8, hypocentre 70 kilomètres de profondeur

16 Mai 2010, magnitude 4.7, hypocentre 40 kilomètres de profondeur

20 Mai 2010, magnitude 4.8, hypocentre 2 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie, à 11 h 51 Temps Universel, 20 h 51 heure à l'épicentre, localisée latitude 25.75° Nord, longitude 130.11° Est, d'une réplique de magnitude 5.0 sur l'échelle ouverte de Richter.

L'Île est dans la zone subtropicale et, comme ses îles sœurs, Kita Daito et Oki Daito, elle a été formée à partir de récifs coralliens.

Le tremblement de terre s'est produit au cœur même de la Fosse de Ryukyu ou Fosse Nansei-Shoto, 1.200 kilomètres de longueur, profondeur maximale 7.460 mètres. Cette fosse se situe près de l’archipel des Ryukyu, se prolonge jusqu'à Taïwan et marque la frontière entre les plaques philippine et eurasiatique.

Le tsunami déclenché par le séisme a causé de nombreux dégâts et de probables victimes sur les îles de l'archipel corallien Daito

 
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