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16 mars 2012

Terre de feu & de lave. Tome III

Terre-de-feu-et-de-lave.jpg

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par Raymond Matabosch

ISBN : 9782332484987

 

26 décembre 2004 en Indonésie : un séisme, de magnitude 9.0 sur l’échelle de Richter, libère, en trois minutes, une quantité d’énergie équivalente à 23.000 bombes atomiques similaires à celle d’Hiroshima. Les conséquences sont catastrophiques : dégâts considérables causés par une vague géante dans la région de Sumatra et 350.000 tués ou disparus.

Toussaint en 1755 au Portugal : un séisme de grande ampleur, suivi d’un tsunami puis d’incendies détruisent Lisbonne : 60 000 morts dénombrés.

Une litanie de lieux, de victimes, de dégâts dus aux séismes, peut être dressée. Ces manifestations brutales, dramatiques mettent en évidence l’activité interne, – d’aucuns disent les « colères » –, de la Terre. Un séisme correspond à un mouvement bref du sol engendré par l’arrivée en surface d’ondes se propageant depuis un point de rupture.

03 octobre 2011

Terre de feu & de lave. Tome I

ISBN : 9782812147883

 

Aux Éditions Edilivre.

Au cours des quatre derniers siècles, les éruptions volcaniques majeures, coulées de lave, projections et retombées de bombes, nuées ardentes, gaz volcaniques, éboulements et écroulements de dôme, lahars et tsunamis ont causé la mort de centaines de milliers de personnes. Raymond Matabosch dresse ici un état des lieux des volcans en sommeil ou sur le point d'entrer en éruption, privilégiant un angle d'approche compréhensible par tout un chacun au différent d'une écriture scientifique trop hermétique.

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31 août 2011

Les séismes ou les ires de la terre.

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Provoqués, dans leur généralité, par le jeu de la tectonique des plaques, les séismes résultent, ordinairement, de fractures brutales de roches à proximité d'une faille active et ils peuvent provoquer des catastrophes gigantesques qu'aucune méthode scientifique ne permet de prévoir. Les hommes ne peuvent, donc, s'en protéger que de manière passive.

Plus précisément et par définition, un tremblement de terre est une secousse plus ou moins violente du sol et plus ou moins destructrice et meurtrière suivant sa magnitude, son intensité et la profondeur de son foyer, - ou hypocentre -. Elle peut découler de diverses origines, les unes naturelles si elles sont tectoniques, - rupture d'une faille ou d'un segment de faille -, volcaniques, - intrusion et dégazage d'un magma -, ou géologiques, - effondrement d'une cavité -, les autres procédant d'activités humaines ou de sources artificielles, - explosion, effondrement d'une cavité, recherches magnétohydrodynamiques ou pétrolières, etc... -.

De très nombreux séismes, de magnitude comprise entre -0 et 9.5, le plus violent recensé de l'histoire, - 22 Mai 1960, Valdivia au Chili, environ 3.000 morts, et deux millions de sans-abri -, se produisent tous les jours. La fréquence des séismes de magnitude négative et de magnitude comprise entre 0.0 et 1.9, est d'environ 10.000 à 12.000 par jour. Le Catalogue listant les Déterminations préliminaires des épicentres dressé par l'United States Geological Survey et le listing tenu au jour le jour par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen recensent, en moyenne annuelle, 16 séismes de magnitude égale ou supérieure à 7.0, 150 de magnitude comprise entre 6.0 et 6.9, environ 300 de magnitude comprise entre 5.0 et 5.9, environ 3.000 de magnitude comprise entre 4.0 et 4,9, environ 275.000 de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 et environ 2,5 millions de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9. La majorité d'entre eux ne sont pas ressentis par les humains. La « répertoriation » hypocentrique de ces séismes ne tient point compte des séismes procédant d'activités humaines, - explosions, effondrement d'une cavité, recherches magnétohydrodynamiques ou pétrolières, etc... -. non répertoriés par l'United States Geological Survey, - USGS -, ni par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM-.

Le réchauffement climatique, si le réchauffement climatique est avéré ce qui n'est point certitude, n'intercède pas dans la psychose d'une pseudo-multiplication des tremblements de terre. En effet, en totale contradiction avec l'article de Juin 2008 publié par la Revue Nature et le communiqué divulgué, en date du 05 Juin 2008, par le National Science Foundation, tous deux faisant état « que la région de l'Ice Stream Whillians dans l'ouest de l'Antarctique, qui mesure plus de 18.000 kilomètres carrés, se déplace de plus de 60 centimètres deux fois par jour. Ces mouvements saccadés, enregistrés à l'aide d'un GPS, sont comparables à des tremblements de terre d'une amplitude de 7.0 sur l'échelle de Richter. Cela équivaut quasiment au tremblement de terre du 12 mai 2008 du Sichuan en Chine », - un séisme de magnitude 8.3 -, le glacier « Ice Stream Whillian », en Alaska, d'après les scientifiques qui l'auraient étudié, générerait, annuellement, à raison de deux par jour, 770 à-coups perçus et enregistrés à plus de 6.400 kilomètres de distance, des à-coups engendrant des signaux sismiques comparables à des tremblements de terre d'une amplitude de maximum 6.0 sur l'échelle ouverte de Richter.

sismographe-seisme-virginie.jpg

Que penser, alors des déplacements, de quelques centimètres deux fois par jours du glacier Beardmore en Antarctique avec plus de 160 kilomètres de long, du plus grand inlandsis de l'Antarctique, - également le plus épais avec ses 4.700 mètres d'épaisseur -, avec ses 13.586.000 kilomètres carrés, de celui du Groenland et ses 1.700.000.kilomètres carrés et ses 3.000 mètres d'épaisseur, des calottes glaciaires du Austfonna' – Svalbard -, d'une de superficie de 8.200 kilomètres carrés, et du Vatnajökull, - Islande -, 8.100 kilomètres carrés et 1 kilomètre d'épaisseur, du glacier de piémont, le glacier Malaspina, - Alaska -, avec un lobe glaciaire de 3.900 kilomètres carrés, etc... Un glacier avance par à-coup, - environ 2 à coups en moyenne par jour -, à cause de la gravité ou flue à cause de son propre poids, et génère des signaux sismiques comparables à des tremblements de terre, depuis des millénaires.

Ce étant, environ 10 millions de séismes, - tectoniques, volcaniques, géologiques ou procédant d'activités humaines -, se produisent chaque année sur la planète. Les plus puissants d'entre eux, dont un tous les 10 ans de magnitude égale ou supérieure à 8,9, sont comptabilisés parmi les catastrophes naturelles les plus meurtrières, - depuis 1900, 29, comptant parmi les plus puissants, ont provoqué plus de 15.000 morts, dont 7 faisant plus de 100.000 victimes, d'après les estimations des autorités locales -, et les plus destructrices. Le plus meurtrier a été celui de Tangshan, - Chine -, du 27 juillet 1976 à 3 h 52 du matin, de magnitude évaluée 8.2/8.3. Le nombre officiel de morts est 242.419 personnes mais d'autres estimations font état de 500.000 à 800.000 victimes directes ou indirectes. 164.581 personnes furent également sévèrement blessées. Bien que les sismologues aient estimé que le tremblement de terre avait atteint la magnitude de 8.2 sur l'échelle ouverte de Richter, le gouvernement chinois du grand timonier Mao Zedong, - Mao Tsé-Toung, ou Mao Tsé-Tung, ou Mao Tsö-Tong -, et de son Premier ministre Zhou Enlai, l'avait évaluée entre 7.6 et 7.8.

La science qui étudie les tremblements de terre, - les séismes -, et plus généralement la propagation des ondes à l'intérieur de la Terre, a nom sismologie ou séismologie, - de l'anglais seismology-. Elle utilise les concepts de la mécanique newtonienne appliqués à la connaissance de la Terre. La sismogénèse, la sismotectonique, l'aléa sismique, la sismologie de l'ingénieur, « l'engineering seismology », « l'earthquake engineering », la sismologie globale, la sismique active, etc. et les disciplines associées telles la paléosismologie, l'archéosismologie, la mécanique des roches, la mécanique des milieux continus, la mécanique des blocs, la sismologie spatiale et l'héliosismologie, en sont les principales disciplines. Le sismographe, mesurant le mouvement du sol, - direction verticale ou direction horizontale -, et enregistrant les ondes sismiques, - sismogramme ou séismogramme -, sur un support visuel, en est l'appareil d'étude principal.

Ce texte a été préalablement publié le 26 Août 2011 sur :

C4N - Le premier site francophone du journalisme citoyen rémunéré !

Et a été repris, le 27 Août 2011 par l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Tunis

25 août 2011

Terre de feu & de lave. Tome II

ISBN : 9782332454157

 

 

Expression de l'antique ire des Dieux, des Déités et des Démiurges, les volcans, monstres géologiques prenant naissance dans les entrailles de la Terre, terrorisent les hommes depuis l'aube de l'humanité. Vomissant ou crachant des gaz volcaniques, des torrents de laves incandescentes, des pyrotechnies de téphras et de pyroclastes ou des panaches de nuées ardentes, ils sont la manifestation en surface du régime thermique régissant l'intérieur du globe terrestre.

Aux Editions Edilivre.

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21 décembre 2010

Ces tremblements de terre qui nous interpellent. Pamphlet.

Le tremblement de terre le plus important depuis ceux qui ont frappé Valdivia, - Chili, 22 Mai 1960, magnitude 9.5, épicentre près de Valdivia à environ 700 kilomètres au Sud de Santiago , et Prince William Sound, région d’Anchorage, - Alaska, États Unis, 27 Mars 1964, magnitude 9.2, épicentre situé à environ 90km à l'Ouest de Valdez et 120 à l'Est d'Anchorage et à une profondeur de 25 km, d'une durée de 4 minutes -, est survenu le dimanche 26 Décembre 2004 à 00 h 59, Temps Universel, 07 h 59, heure locale, au Sud-Ouest de Sumatra, - magnitude de 9.3, hypocentre localisé à 160 kilomètres à l'ouest de Sumatra et à environ 250 km au Sud-Sud-Est de Banda Aceh, à une profondeur de 30 kilomètres, 270.000 morts ou disparus. la Thaïlande, le Sri-lanka, l'Inde, la Malaisie, les îles Maldives, le Bangladesh, Singapour, La Somalie, l'île de la Réunion, l'Île Maurice -. Il s’agit du cinquième séisme le plus violent depuis 1900. Le tsunami, provoqué par cet aléa séismique, a touché les côtes de plusieurs pays, - -, et s’est avéré plus meurtrier que les vibrations induites directement par le séisme.

Et, depuis, comme une longue litanie, s'égrainent les séismes de forte intensité, magnitude supérieure à 7 sur l'échelle ouverte de Richter : 28 Mars 2005, Sumatra en Indonésie, magnitude 8.7, 905 morts ; 13 Juin 2005, Chili, magnitude 7.9, 11 morts ; 25 Septembre 2005, Pérou, magnitude 7.5, 5 morts : 8 Octobre 2005, à la frontière entre l'Inde, le Pakistan et l'Afghanistan, de magnitude 7,6, 75.638 morts et 71.690 blessés ; 23 Février 2006, Mozambique, magnitude 7.5, 2 morts : 3 Mai 2006, Iles Tonga, magnitude 8.1 ; 17 Juillet 2006, Île de java, magnitude 7.7, 983 morts et 978 blessés ; 2 Avril 2007, Iles Salomon, magnitude 7.7, 52 morts : 15 Août 2007, Pérou, magnitude 7.7, 913 morts ; 12 Septembre 2007, Sumatra, magnitude 8.4, 23 morts et 88 blessés ; 14 Novembre 2007, Chili, magnitude 7.7, 2 morts ; 29 Novembre 2007, Martinique, magnitude 7.4 ; 14 Février 2008, Indonésie, magnitude 7.4, 3 morts; 12 Mai 2008, Sichuan, Chine, magnitude 7.9, 87.587 morts et 374.177 blessés ; 15 Juin 2008, Japon, magnitude 7.2, 22 morts ; 16 Novembre 2008, Sulawesi, Indonésie, magnitude 7.5, 2 morts et 40 blessés ; 3 Janvier 2009, Papouasie, Indonésie, magnitude 7.6, 5 mort ; 28 Mai 2009, Honduras, magnitude 7.1, 7morts ; 15 Juillet 2009, Nouvelle-Zélande, magnitude 7.8 ; 2 Septembre 2009, Île de Java, magnitude 7.0, 42 morts et 300 blessés ; 30 Septembre 2009, Padang, Indonésie, magnitude 7.6, au moins 5.000 victimes ; 12 Janvier 2010, Haïti, magnitude 7.0, plus de 200.000 morts et 300.000 blessés recensés au 4 Février 2010 ; le 27 Février 2010, au large des côtes chiliennes, magnitude 8.8, 521 morts... etc... etc...

Ainsi pourrait-on décliner tous les tremblements de terre, année par année, le répertoire de tous les séismes, de magnitude supérieure à 3, qui se produisent sur la planète. Le listing en serait interminable avec plus de 174.000 de moyenne annuelle dans le monde dont 88 pour le territoire métropolitain français. Mais, faisant suite au séisme qui avait frappé, le 12 Mai 2008, Sichuan, Chine, magnitude 7.9, recensant 87.587 morts et 374.177 blessés, le tremblement de terre qui a dévasté Haïti, laissant dans son sillage un terrible bilan humain, a d'autant plus surpris la population mondiale. Et les interrogations vont bon train. Certes une majorité d'entre elle est convaincue de la réalité intrinsèque des catastrophes naturelles, mais une minorité pernicieuse en appelle, elle, à la perversité humaine en accusant le réchauffement climatique, le culpabilisant des mille maux et l'intronisant « ennemi numéro 1. » Et pires encore sont les fanatiques extrémistes irréductibles du « Complot Mondial » et de la « Pensée Unique » qui désignent ouvertement, dressant accusation irréfutable à l'encontre des nations russes, américaines, etc..., de posséder des armes sismiques de type PAMIR et SURA, - URSS et Russie -, PAMIR 3 et HAARP, - États Unis -, SEAL, - Royaume Uni et Nouvelle Zélande -, etc..., et d'en user expérimentalement tant au plan militaire que civil.

Mais que savons nous, présentement, outre les bruits nauséeux qui courent, sur l'arme sismique(1) ? Si l'on en croit Thierry Meyssan(2), analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace : « Durant la Seconde Guerre mondiale des chercheurs néo-zélandais tentèrent d’élaborer une machine à provoquer des tsunamis qui pût être utilisée contre le Japon. Les travaux furent dirigés par l’Australien Thomas Leech de l’université d’Auckland, sous le nom de code « Projet Seal ». Plusieurs expériences à petite échelle furent réalisées, en 1944-1945, à Whangaparaoa. Elles furent, toutes, couronnées de succès. Les États-Unis considéraient ce programme comme aussi prometteur que le projet de fabrication d’une bombe atomique, le « projet Manhattan ». Ils désignèrent le docteur Karl T. Compton pour faire la liaison entre les deux unités de recherche. Compton était le président du MIT. Il avait déjà recruté de nombreux savants pour l’effort de guerre et il était l’une des huit personnes chargées de conseiller de président Truman sur l’usage de la bombe atomique. Il pensait que celle-ci pouvait fournir l’énergie nécessaire à l’équipe de Leech pour provoquer de plus vastes tsunamis. Les travaux de Thomas Leech furent poursuivis durant la Guerre froide. En 1947, George VI éleva le savant à la dignité de Chevalier de l’Empire britannique pour le récompenser d’avoir élaboré une arme nouvelle. Le Projet Seal étant toujours un secret militaire, il ne fut pas révélé à l’époque qu’il était honoré pour la bombe à tsunami. Par la suite, les services US se sont appliqués à faire croire que ces recherches n’avaient jamais existé et que tout cela n’était qu’un leurre pour impressionner les Soviétiques. Cependant, l’authenticité des essais de Leech a été établie, en 1999, lorsque une partie de la documentation a été déclassifiée par le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères. Officiellement les études ont repris aujourd’hui à l’université de Waikato(3). On ignore si les recherches anglo-saxonnes ont été poursuivies durant les années 60, mais elles ont repris par la force des choses lorsqu’il fut décidé de procéder à l’abandon des tests nucléaires dans l’atmosphère au profit de tests sous-marins. Les Etats-Unis craignaient de provoquer involontairement des tremblements de terre et des tsunamis. Ils voulaient donc savoir le faire volontairement. Officiellement, à la fin de la guerre du Vietnam, les Etats-Unis et l’Union soviétique ont renoncé aux guerres environnementales, - tremblements de terre, tsunamis, bouleversement de l’équilibre écologique d’une région, modifications des conditions atmosphériques, « nuages, précipitations, cyclones et tornades », modification des conditions climatiques, des courants océaniques, de l’état de la couche d’ozone ou de l’ionosphère -, en signant, en 1975, la « Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles. » Toutefois, à partir de 1975, l’URSS a ouvert de nouvelles recherches de Magnétohydrodynamique. Il s’agissait d’étudier la croute terrestre et de prévoir les séismes. Les Soviétiques étudièrent la possibilité de provoquer de petits séismes pour en éviter un grand. Ces recherches furent bientôt militarisées. Elles aboutirent à la construction de Pamir, la machine à tremblement de terre. Lors du démantèlement de l’URSS, des responsables de ce programme décidèrent par appât du gain de passer aux Etats-Unis, mais leur recherche étant inachevée le Pentagone refusa de payer. En 1995, alors que la Russie était gouvernée par Boris Eltsine et l’oligarque Viktor Tchernomyrdine, l’US Air Force recruta les chercheurs et leur laboratoire à Nijni Novgorod. Ils y construisirent une machine beaucoup plus puissante, Pamir 3, qui fut testée avec succès. Le Pentagone achèta alors les hommes et le matériel et les transporta aux USA, où ils furent intégrés au programme HAARP. De possibles usages de l’arme sismique ont été évoqués au cours des dernières années, notamment en Algérie et en Turquie. Toutefois, le cas le plus discuté est celui du séisme du Sichuan, - Chine -, le 12 Mai 2008. Durant les 30 minutes précédant le tremblement de terre, les habitants de la région ont observé d’inhabituelles couleurs dans le ciel. Si certains voient dans ces événements des signes du Ciel retirant sa confiance au Parti communiste, d’autres les interprètent de manière plus rationnelle. L’énergie utilisée pour provoquer le séisme aurait également provoqué des perturbations de l’ionosphère. Dans les mois qui suivent, le web et les médias chinois diffusent et discutent cette hypothèse aujourd’hui considérée comme certaine par l’opinion publique chinoise. Rien ne distingue un séisme provoqué d’un séisme naturel, cependant on ne sait provoquer que des séismes superficiels, comme celui d’Haïti. Ce qui suscite le trouble, c’est que la réaction des États-Unis. Alors que les médias atlantistes se contentent de relayer la polémique sur les violations de la souveraineté haïtienne, les médias latinos-américains s’interrogent sur la rapidité du déploiement des GI’s : dès le premier jour, plus de 10.000 soldats et contractants sont arrivés à Haïti. Cet exploit logistique s’explique simplement. Ces hommes étaient déjà pré-positionnés dans le cadre d’un entraînement militaire. Sous l’autorité du commandant en second du SouthCom, le général P. K. Keen, ils participaient à la simulation d’une opération humanitaire, à Haïti, après un ouragan. Keen et son équipe étaient arrivés quelques jours auparavant. Au moment précis du tremblement de terre, ils se trouvaient tous à l’abri, à l’ambassade US qui est construite selon les normes anti-sismiques, à l’exception de deux hommes qui se trouvaient à l’hôtel Montana et qui auraient été blessés. Le général Keen a donné de nombreuses interviews à la presse états-unienne, qui a multiplié les reportages et émissions à propos des opérations de secours. Il a souvent fait mention de sa présence à Port-au-Prince durant le séisme, mais jamais des motifs de cette présence. Parmi les objectifs de l’exercice militaire figurait le test d’un nouveau logiciel permettant de coordonner les efforts humanitaires des Organisations Non Gouvernementales, - les ONG -, et des armées. Dans les minutes qui ont suivi la catastrophe, ce logiciel a été mis en ligne et 280 ONG s’y sont inscrites. Il est légitime de se demander si ces coïncidences sont ou non l’effet du hasard. »

Mais laissons là les supputations, frisant l'irrationnel et l'inhumanité dont font preuve les âmes haut-pensantes scientifiques, militaires et politiques de certaines nations dites civilisées, sur la probabilité d'existence de séismes provoqués même si de troublantes et dérangeantes coïncidences interpellent. Si tel en a été, en est et en sera dans la réalité, il est à concevoir que la folie anthropomorphique géopoliticienne n'a pas de limites quant il s'agit de fabriquer des espaces économiques, militaires, religieux, etc... par la puissance et par l'usage de la violence sur les autres États dans un cadre impérialiste ou par toute autre forme de domination inter-étatique, ou de fabriquer des espaces, au travers de normes, de lois, de pseudo-harmonisation, etc... par le dépassement de la puissance. A trop vouloir régner en maîtres absolus sur l'univers terrestre, et au-delà sur la galaxie, en arriveront-ils, jouant aux apprentis sorciers, à déclencher un véritable « Big-One » destructeur d'un continent en son entier, et, par cela, rendre véritable fait historique antédiluvien la si décriée légende de l'Atlantide ? N'est-il pas écrit, dans le Timée de Platon : « Dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre effroyables et des cataclysmes... » et, s'enchaînant, « Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terribles, toute votre armée fut engloutie d'un seul coup sous la terre et, de même l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. » ? A méditer...

Sans qu'il ne soit fait appel à l'aliénation mentale destructrice et criminelle de maints scientistes extrémistes, il n'est qu'à se rappeler qu'il existe pourtant de vastes régions qui présentent une activité sismique non négligeable, certaines en permanence sous les feux de l'actualité, - Faille de San Andréas, Faille Liquiñe-Ofqui, Faille de Sumatra, Faille Nord-Anatolienne... -, et d'autres, quasi inconnues et rarement évoquées, - Faille New-Madrid, Rift d'Olot... -. Par la présente étude, tous les sites que les géologues classent parmi les régions qui pourraient être le théâtre d'un séisme de forte intensité et d'une catastrophe à la grandeur d'un pays, voire d'un continent, seront, les uns après les autres, particularisés, disséqués, analysés et classifiés suivant l'importance et l'ampleur des risques encourus dans le cadre d'un aléa séismique pouvant se traduire ou non par un « Big-One. » « The Big-One », marque déposée à en croire, est le nom revendiqué, par les californiens, pour un tremblement de terre cataclysmique et exterminateur qui devrait survenir, un jour, sur la côte Ouest des États-Unis. Le dernier grand séisme s'étant produit en ces terres, en 1906, avait été provoqué par la rupture d'un segment de la faille de San Andréas concomitante à l'écartement, de quelques 6 mètres, de deux plaques tectoniques, les plaques Nord-Américaine et Nord-Pacifique. A en croire des géologues spécialistes des prévisions séismiques généralistes, sans datation affinée ni de point épicentrique défini, le phénomène se reproduirait périodiquement, tous les 100 ans...


Notes.


(1) « Les Etats Unis ont-ils provoqué le tremblement de terre à Haiti ? », Réseau Voltaire, 22 Janvier 2010.

Selon « Russia Today », - chaîne de télévision d'information continue et site Internet d'information continue russe -, le président du Venezuela, Hugo Chávez Frías, a évoqué la possibilité que les États-Unis aient provoqué la série de tremblement de terre de la semaine dernière aux Caraïbes, dont celui qui a dévasté Haïti. Selon « VivéTv », - chaîne de télévision informative, culturelle et éducative vénézuélienne -, ce sont les armées russes qui ont évoqué cette éventualité. Quoi qu’il en soit, le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua ont demandé la convocation en urgence du Conseil de sécurité. Celui-ci devrait examiner ces imputations et l’invasion « humanitaire » d’Haïti par les troupes des États Unis.

« Un rapport de la flotte russe du Nord indiquerait que le séisme qui a dévasté Haïti est clairement « le résultat d’un essai par l’US Navy de son arme sismique. La Flotte du Nord observe les mouvements et activités navales états-uniennes dans les Caraïbes depuis 2008, lorsque les Etats-Unis annoncèrent leur intention de reconstituer la Quatrième flotte dissoute en 1950. La Russie y avait répondu un an plus tard en reprenant dans cette région les exercices de sa flotte constituée autour du croiseur atomique lance-missiles Pierre le Grand, interrompus depuis la fin de la Guerre froide. Depuis la fin des années 70, les États-Unis ont considérablement avancé leurs recherches sur les armes sismiques.

Selon ce rapport, ils utilisent désormais des générateurs impulsionnels, à plasma et à résonance combinés à des bombes à onde de choc. Le rapport compare deux expériences conduites par la marine des États Unis, la semaine dernière : un tremblement de terre de magnitude 6,5 alentour de la ville d’Eureka en Californie, qui n’a pas fait de victimes, et celui des Caraïbes qui a fait au moins 140.000 morts.

Ainsi que l’indique le rapport, il est plus que probable que l’US Navy avait une pleine connaissance des dommages que cette expérience était susceptible de causer à Haïti. C’est pourquoi, la Navy avait positionné à l’avance sur l’île le général P. K. Keen, commandant en second du SouthCom, - Commandement du Sud -, pour superviser les opérations de secours prévisibles(4).

Concernant l’objectif final de ces expérimentations, indique le rapport, il s’agit de la planification de la destruction de l’Iran par une série de tremblement de terre afin de neutraliser l’actuel gouvernement islamique.

Selon le rapport, le système expérimental des Etats-Unis, - High frequency active auroral research program, dit « HAARP » -, permet également de créer des anomalies climatiques afin de provoquer des inondations, des sécheresses et des ouragans(5). Selon un rapport précédent, les données disponibles coïncident avec celles du tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l’échelle de Richter survenu au Sichuan (Chine), le 12 mai 2008, également causé par des ondes électro-magnétiques HAARP.

On observe une corrélation entre les activités sismiques et la ionosphère, caractéristique de HAARP :

« 1. Les tremblements de terre dans lesquels la profondeur est linéairement identique dans la même faille, sont provoqués par une projection linéaire de fréquences induites.

« 2. Des satellites coordonnés permettent d’engendrer des projections concentrées de fréquences dans des points déterminés ou Hippocampes.

« 3. Un diagramme montre que des tremblements de terre considérés comme artificiels se propagent linéairement à la même profondeur.

 

Localisation

Date

Profondeur

Venezuela


08.Janvier.2010

18.Janvier.2010

10 km

10 km

Honduras

11.Janvier.2010

10 km

Haïti

12.Janvier.2010

nombreuses répliques

20.Janvier.2010

nombreuses répliques

26.Janvier.2010

10 km

10 km

10 km

10 km

10 km

 

 

« Les répliques ont également été observées aux environ de 10 km de profondeur. Après le tremblement de terre, le Pentagone a annoncé que le navire hôpital USNS Comfort, qui se trouvait ancré à Baltimore, a rappelé son équipage et fait cap vers Haïti, bien qu’il puisse s’écouler quelques jours jusqu’à l’arrivée du bateau. L’amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmes, a déclaré que les Forces armées des États-Unis préparaient une réponse d’urgence au désastre.

Le général Douglas Fraser, commandant en chef du SouthCom, a indiqué que des bâtiments des Gardes-côtes et de la Navy ont été dépêchés sur place, bien qu’ils aient du matériel et des hélicoptères en nombre limité.

Le porte-avions polyvalent USS Carl Vinson a été envoyé de Norfolk, État de Virginie, avec une dotation complète d’avions et d’hélicoptères. Il est arrivé à Haïti le 14 janvier après-midi, a ajouté Fraser. Des groupes additionnels d’hélicoptères se joindront au Carl Vinson, a t-il poursuivi. L’Agence des États-Unis pour le Développement International, - USAID -, intervenait déjà à Haïti avant le séisme.

Le président Obama a été informé du tremblement de terre à 17 h 52, le 12 janvier, et a ordonné le secours au personnel de son ambassade et l’aide humanitaire nécessaire à la population.

Conformément au rapport russe, le département d’État, l’USAID et le SouthCom ont débuté l’invasion humanitaire en déployant 10 000 soldats et contractants, à la place de l’ONU, pour contrôler le territoire haïtien après le « tremblement de terre dévastateur expérimental. »

Sources : ViveTv, Venezuela.

 

(2) « Haïti et l’arme sismique ? », Réseau Voltaire, 25 Janvier 2010. Thierry Meyssan, Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace

(3) « Tsunami bomb NZ’s devastating war secret » et « Devastating tsunami bomb viable, say experts », par Eugene Bingham, New Zealand Herald, 25 et 28 septembre 1999. « Experimental bomb to create huge tidal wave was tested in 1944 » par Kathy Marks, The Independent, 27 septembre 1999.

(4) Officiellement, les forces US étaient prépositionnées autour d’Haïti dans le cadre d’un exercice militaire simulant… une intervention humanitaire en Haïti. Cf. « Defense launches online system to coordinate Haiti relief efforts », par Bob Brewin, Govexec.com, 15 janvier 2010.

(5) « Le Programme HAARP : science ou désastre ? », par Luc Mampaey, Groupe de recherches et d’information sur la paix et la sécurité. Bruxelles, 1998.

 

Raymond Matabosch

 

Publié le 25 Novembre sur :

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03 septembre 2010

Sur l'île de Sumatra, Le Seulawah Agam sous haute surveillance.

 

Code 0601-02

Localisation : Latitude 5.448° Nord et Longitude 95.658° Est,

Stratovolcan, altitude 1.726 mètres, Sumatra, Indonésie.


Le niveau d'alerte du volcan Seulawah Agam, à compter du 01 Septembre 2010, à 16 h 00, de « Normal », Niveau I, vient d'être relevé « Alerte », Niveau II, « prudence recommandée », par le « Center for volcanology and disaster mitigation », suite l'augmentation notoire de la sismicité basale au cœur de l'édifice volcanique. Bien qu'il n'y ait point appel à évacuation de décrété par les autorités, des recommandations au calme, à la vigilance et au respect des instructions « Satlak PB » ont été imposées à la population, et une zone d'exclusion, dans un rayon de 3 kilomètres du cratère actif, a été prescrite.

Le Seulawah Agam, - aussi dénommé Selawajan, Selawadjanten, Selawajanten, Seulawaih Agam, Seulawain Agam, Silawaih Agam, Solawaik Agam, Solawa Agam, Goudberg et Goldberg -, est un stratovolcan situé à 40 kilomètres au Sud-Est de Banda Aceh, à la pointe Nord-Ouest de l'île de Sumatra, dans le sous-district administratif de Seulimeum, district d'Aceh Besar, province de Nanggroe Aceh Darussalam. Il s'est construit, du Pléistocène supérieur à l'Holocène, - 130.000 ans aux 10.000 dernières années -, dans la zone Sud-Est de l'ancienne caldeira, active au cours du Gélasien, - 2.588 Millions d'années à 1.806 Millions d'années -, et du Pléistocène inférieur, - 1.806 Millions d'années à 780.000 ans -, « Teuba Lam », partie sommitale du dense massif forestier de Seulawah, qui s'étend sur son Nord-Ouest, sur 15 kilomètres de large et 122 kilomètres de long, et à l'intérieur d'une, plus petite, de 6 kilomètres de large sur 8 kilomètres de long, du pléistocène Moyen, - 780.000 ans à 130.000 ans -, contenue dans la dite imposante caldeira.

Le stratovolcan Seulawah Agam, par lui-même, est un complexe volcanique regroupant une pénéplaine, des collines les unes sédimentaires, les autres basaltiques et andésitiques issues des coulées de Paléocènes du « Teuba Lam » et du « paléo-Seulawah Agam », et un cône volcanique, « Agam », formé de lave et de coulées pyroclastiques, et doté de trois cratères dont, seul, le « Cempago Tanah », cratère sommital de 600 mètres de diamètre, est facilement reconnaissable tandis que les deux autres sont entièrement recouverts d'une épaisse végétation compacte.

 

Des trois chaudrons volcaniques, le Van Heutsz, localisé à 650 mètres sur le flanc Nord-Nord-Est du volcan, possédant des champs fumerolliens, est le plus actif. Et, sur une superficie de 50 kilomètres carrés, « Tanah Simpaga », « Kuali » et « Ie Joh » sont des zones géothermiques


Raisons des séismes et du volcanisme sur l'île de Sumatra.


La plaque Indo-Australienne plonge par, subduction, sous les plaques Birmane et Sunda dites « Sundaland », considérées comme des promontoires de l'Eurasie, à une vitesse de l'ordre de 5,5 à 7,2 centimètres par an avec une direction Nord-Nord-Est. La Fosse de subduction de Java, - dénommée aussi Fosse Sunda -, à environ 150–200 kilomètres au large, longeant les côtes Ouest de Sumatra, entre la Mer d'Andaman et le Détroit de la Sonde, indiquant une convergence oblique et non perpendiculaire, est orientée Nord-Ouest.

Le glissement étant infléchi par rapport à la position de la fosse, il se produit un compartimentage du mouvement subductif. Dans un premier temps, le raccourcissement est absorbé au niveau de la fosse soumet l'île à un mouvement latéral, générant le volcanisme, qui la fracture dans toute sa longueur et, dans un second temps, le glissement est accommodé au niveau de la faille de Mentawai qui cisaille le bassin d'avant-arc « Sumatra fore arc basin », et de la grande faille de Sumatra, longeant approximativement l'arc volcanique, qui traverse l'île de Sumatra dans toute sa longueur et qui relie le bassin de la Mer d'Andaman au Détroit de la Sonde, deux domaines en expansion.

En période « normale », la fosse et les failles en arrière sont bloquées. Les plaques supérieures, Birmane et Sunda, se compriment et accumulent la déformation élastique jusqu'au jour où la déformation, devenue plus forte que la friction, une faille cède brutalement et relâche la déformation accumulée durant plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d'années.



La faille de Sumatra.


La faille de Sumatra, parallèle à la Fosse de Sunda, longue de 1.650 Kilomètres, orientée Nord-Ouest/Sud-Est, à mouvement latéral, est une faille décrochante. Son taux de décrochement varie de 2,7 à 3,2 centimètres par an, au Nord de l'île, à 0,8 à 1,4 centimètres par an en son Sud. Cette diminution de la vitesse de déplacement peut s'expliquer par la diminution de l'obliquité de la convergence.

Depuis le séisme du 26 décembre 2004, de magnitude de 9.0, révisé 9.3, sur l'échelle de Richter, le plancher marin de l'océan Indien a été ébranlé à 250 kilomètres au Sud-Ouest de Banda Aceh, modifiant les grands équilibres tectoniques de la partie occidentale du « Ring of fire », - la « Ceinture de feu » du Pacifique -, créant, en cela, des conditions favorables pour que se déclenchent, sur l'île de Sumatra, de futurs cataclysmes. Des conséquences indirectes de la rupture sous-marine de la Fosse de Sunda, à terme, doivent entraîner une réactivation de la faille de Sumatra d'autant que, d'une part, il n’y a pas eu de gros séisme sur la faille de Sumatra au Sud de Banda Aceh depuis au moins deux siècles, et que, d'autre part, les édifices volcaniques qui s'égrainent le long de cette faille, dans les provinces de Nanggroe Aceh Darussalam et de Sumatera Utara, - Sumatra du Nord -, sont en dits en sommeil ou en semi-sommeil depuis au moins 2 siècles. Et c'est sur ces terres que les autorités scientifiques attendaient, avant le 26 Décembre 2004 soit un gros séisme, soit, les caldeira de « Teuba Lam », 122 kilomètres de long sur 15 kilomètres de large, explosion datée du Pléistocène Inférieur ou Moyen, - entre 1.806 Millions d'années et 130.000 ans -, et estimée de magnitude 8, sur l'échelle VEI, - indice d'explosivité volcanique -, et de « Toba », 100 kilomètres de long sur 30 kilomètres de large, explosion datée de 73.000 ± 4.000 ans et estimée de magnitude 8, sur l'échelle VEI, étant les exemples types des super-volcans.

Dans le cadre des séismes, les contraintes accumulées au cours des décennies voire des siècles le long de la portion de faille qu'ils réactivent, sont libérées instantanément, dans toutes les directions. Celles-ci se transmettent, s’accumulent dans les failles environnantes d'autant plus si ces dernières sont proches, tout comme le sont les failles de Mantawai et de Sumatra, et les rechargent brutalement, laissant, lors, précipiter l’occurrence soit d’un futur séisme majeur sur cette faille, soit celle d'une éruption volcanique cataclysmale de type « Teuba Lam », « Toba », ou dans un passé récent, de type « Krakatau », un super volcan situé, entre les îles de Sumatra et de Java, dans le Détroit de la Sonde, explosion datée de 416 et estimée de magnitude 8, sur l'échelle VEI, et explosion datée de 1883 et estimée de magnitude 6, sur l'échelle VEI.


Le Seulawah Agam.


Le Seulawah Agam, dans cette région du Nord de l'île de Sumatra, dans un long chapelet d'édifices volcaniques s'égrainant le long de la faille de Sumatra : le Pulau Weh, un stratovolcan du Pléistocène, fumerollien ; le Peuet Sague, complexe volcanique d'âge Holocène, dernière éruption explosive les 25 et 26 Décembre 2000 ; le Geureudong, stratovolcan du Pléistocène, fumerollien ; le Bur ni Telong, stratovolcan d'âge Holocène, dernière éruption explosive en 1937 ; le Kembar Shield, volcan du Pléistocène, fumerollien ; le Sibayak, stratovolcan d'âge Holocène, dernière éruption explosive en 1881 ; le Sinabung, stratovolcan d'âge Holocène, dernière éruption explosive du 25 au 31 Août 2010, et en alerte volcan « Niveau 5 » ; et le Toba, caldeira et lac de caldeira, d'âge Holocène, dernière éruption explosive 73.000 ± 4.000 ans...

L'activité historique du Seulawah Agam est peu connue. Ses dernières manifestations éruptives se sont produites, en 1510 ± 10ans, une éruption explosive, phréato-magmatique ou hydrothermale, sur son versant Nord-Nord-Est, probablement le cratère Van Heutsz, estimée de magnitude 2, sur l'échelle VEI, et une éruption du cratère van Heutsz en 1839, qui serait de nature explosive et phréatique, selon le « Volcanological survey of Indonesia. » Sa plus courte pause est de 136 ans, sa plus longue de 239 ans, et la dernière éruption s'est produite en date des 12 et 13 Janvier 1839.

Ce stratovolcan est implanté non sur la faille de Sumatra mais sur une émanation de celle-ci, la faille de Lam-Bora Teuba qui connaît, depuis Avril 2010, une sismicité accrue :

- Avril 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam », et ± 66 micro-séismes ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, au nombre de ± 70 par jour. En outre 4 tremblements de terre de magnitude supérieure à 4.0, et 137 autres de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

- Mai 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam » et ± 55 micro-séismes avec des pics sismiques atteignant 121 micro-séismes par jour, ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9, au nombre de ± 13 par jour. En outre 137 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

- Juin 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam » et ± 53 micro-séismes ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9, au nombre de ± 83 par jour. En outre 30 tremblements de terre de magnitude supérieure à 4.0, et 164 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

- Juillet 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam » et ± 46 micro-séismes avec des pics sismiques atteignant 76 micro-séismes par jour, ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9, au nombre de ± 72 par jour. En outre 16 tremblements de terre de magnitude supérieure à 4.0, et 101 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

- Août 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam » et ± 80 micro-séismes avec des pics sismiques atteignant 85 micro-séismes par jour, ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9, au nombre de ± 99 par jour. En outre 7 tremblements de terre de magnitude supérieure à 4.0, et 40 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

De Janvier à fin Août 2010, le stratovolcan a fait l'objet d'une observation visuelle et d'une surveillance intensive qui n'ont pas décelé de changements d'importance dans les phénomènes de surface. Mais le Gunung Agam Seulawah a souvent été enveloppé dans le brouillard, et, les rares moments où la montagne s'est trouvée dégagée et visible, il n'a pas été observé de fumée s'échappant du cratère sommital.

31 août 2010

Indonésie : Réveil du volcan Sinabung, ...des milliers d'évacuations.


Code 0601-08

Localisation : Latitude 3.17° Nord, Longitude 98.392° Est

Stratovolcan, altitude 2.460 mètres, Île de Sumatra, Indonésie.


« Alerte rouge déclenchée sur l'île indonésienne de Sumatra », telle est la nouvelle qui est tombée, le dimanche 29 Août 2010, sur les téléscripteurs des agences de presse. « Après.. », dit-on, « ...plus de quatre siècles de sommeil, le volcan Sinabung est brutalement rentré en éruption, projetant un nuage de fumée, noire et âcre, des pierres, du soufre et de cendres à 1.500 mètres d'altitude et provoquant l'évacuation de plus de 30.000 personnes. »

Le volcan Sinabung, - ou Mont Sinabung, en indonésien, le Gunung Sinabung, aussi dénommé Gunung Sinaboeng et Gunung Sinabun -, un strato-volcan culminant à une altitude de 2.460 mètres, est daté du Pléistocène. Il se situe à 27 kilomètres de la ville de Berastagi, au Nord de l'île de Sumatra, dans une zone principalement agricole. Il est circonvoisin d'un autre volcan, le Sibayak, C'est un complexe volcanique de forme allongée, de quatre cratères sommitaux, migrant dans un axe Nord-Sud, qui se chevauchent : le cratère 1, de 300 mètres de diamètre, le cratère 2, de 150 mètres de diamètre, le cratère 3, le Sigala Batu, de forme avale, 160 mètres sur 130 mètres, et le cratère 4, le plus jeune et le plus petit, de 60 mètres de diamètre. Une forte activité solfatarique y est présente, tout au long du XX° Siècle, sur les évents 2 et 3 contenant, tous deux, un lac de cratère.

Il est communément admis, par les sphères scientifiques, que la précédente éruption du Gunung Sinabung se serait produite en l'an 1600, mais il en est trop rapidement oublié, certes les autorités les classant « incertaines », l'éruption explosive de 1881 et la forte activité solfatarique, avec émission de vapeur, de gaz et de lave, de 1912.


Généralités sur le volcanisme indonésien.


Bien que les archives chinoises signalent une éruption du volcan Krakatau, au III° Siècle après J.C., ainsi que 17 éruptions, au XV° siècle, pour le Kelut et le Krakatau, la communauté scientifique émet des doutes sur nombre d'entre elles. Les premières, dès 1512, - Sangeang Api et Gunungapi Wetar -, documentées par des Européens, - le Portugal ayant pris le contrôle du commerce des clous de girofle des Moluques, la Compagnie des Indes Néerlandaises contrôlant les îles de 1602 à 1780, le gouvernement néerlandais suivant la Copagnie et la Grande-Bretagne prenant le contrôle temporaire des dites îles au début du XIX° Siècle -, sont considérées comme dignes d'intérêt.

L'arc de la Sonde, plus de 3.000 kilomètres de longueur, s'étirant depuis le Pulau Weh situé à l'extrémité Nord-Ouest de Sumatra, dans la mer d'Andaman, jusqu'au Pulau Sumba, au Nord-Ouest de la Mer de Banda, résulte de la subduction de la croûte océanique de l'océan Indien sous la plaque tectonique de Sunda. Cet arc comprend 76% des volcans indonésiens, mais les volcans d'Halmahera et des îles volcaniques voisines, et ceux de l'arc volcanique du Sulawesi et des îles Sangihe sont tectoniquement plus complexes par le fait, d'une part, du centre d'expansion basaltique sis sous les îles Andaman-Nicobar, centres d'expansion, et, d'autre part, par la présence de multiples zones de subduction, principalement orientée Nord-Sud.


Généralités sur l'Indonésie.


L'Indonésie, officiellement la République d'Indonésie, - en indonésien Republik Indonesia -, capitale Djakarta, est un pays d' Asie du Sud-Est, en Insulinde. L'Indonésie compte 17.508 îles réparties sur une superficie océanique, tout en n'en faisant qu'un cinquième en superficie continentale, proche de celle des États-Unis. Avec une population d'environ 230 millions d'habitants, il est le quatrième pays le plus peuplé du monde et, en population de religion musulmane, le plus important au monde. Cet état partage des frontières terrestres avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée, - île de Nouvelle Guinée -, le Timor oriental, - île de Timor - , et la Malaisie, - île de Bornéo -.

La géographie de l'Indonésie est dominée par les volcans formés par les zones de subduction entre les plaques Eurasienne et Indo-Australienne. Les volcans d'Indonésie font partie de la Ceinture de feu du Pacifique. L'Indonésie compte environ 2.500 volcans, - dont plus de 150 en activité -, se répartissant, géographiquement, en volcans de l'arc volcanique de la Sonde, d'Halmahera, incluant les îles volcaniques voisines, et de l' arc volcanique du Sulawesi et des îles Sangihe qui se prolonge avec les volcans des Philippines.

Les volcans les plus actifs sont le Kelud et le Merapi sur l'île de Java, et sont responsables de milliers de morts dans la région. Depuis l'an 1.000, le Kelud est entré en éruption plus de 30 fois, la plus grande éruption atteignant l'indice d'explosivité volcanique VEI 5, tandis que le Merapi est entré en éruption plus de 80 fois


Généralités sur Sumatra.


La géographie de Sumatra est dominée par le Bukit Barisan, une chaîne de montagne s'étendant, du Nord au Sud de l'île, sur près de 1.700 kilomètres et formée par le mouvement subductif de la plaque Indo-Australienne qui se déplace à la vitesse de convergence de 5,5 centimètres par an, provoquant de nombreux tremblements de terre, - comme celui du 26 décembre 2004 -, et formant également des chambres magmatiques sous l'île.

Plus de 500 édifices volcaniques, dont 35 volcans actifs, tous situés sur l'île de Sumatra à l'exception de Weh, depuis le Pléistocène, au large de l'extrémité îlienne Nord-Ouest, se décomptent le long de la chaîne volcanique Bukit Barisan. Le plus grand volcan est celui du lac Toba créé, il y a 74.000 ans, lors de l'effondrement de sa caldeira et le point culminant de la chaîne en est, du haut de ses 3.800 mètres, le Kerinci.


Le Volcanisme sur Sumatra.


Le volcanisme, sur l'île de Sumatra est la conséquence de la subduction, vers le Nord-Est, avec une vergence positive de 7 centimètres par an, de la plaque océanique Indo-Australienne sous la plaque continentale de la Sonde. Tectoniquement, la région enregistrant des séismes intraplaque, de subduction et crustaux, de forte magnitude, - magnitude 9.0 révisé 9.3 du 26 décembre 2004, magnitude 8.4 du 28 Mars 2005, Padang Panjangf magnitude 6.4 et Singkarak magnitude 6.3 du 6 Mars 2007, magnitude 7.4 du 20 Février 2008, Sibolga magnitude 6.0 du 19 Mai 2008, magnitude 7.5 du 30 septembre 2009, Sungai Penuh magnitude 6.6 du 01 Octobre 2009,... et une kirielle de séismes de magnitude comprise entre 3.5 et 5.9 -, est, avec le Chili, le Mexique, le Japon,..., l'une des plus actives de toute la planète Terre.

La convergence entre les plaques Indo-Australiennne, de Birmanie et de la Sunda, au large de la côte Ouest de l'Île de Sumatra, est orientée Nord-Sud. Au niveau de la fosse de Sumatra-Java, - une marge active de profondeur maximum 7.400 mètres, en arc de cercle sur environ 5.700 kilomètres -, au large de l'île de Java, la subduction est « normale » alors qu’au large de l'île de Sumatra elle est à convergence oblique. Cette obliquité de la convergence crée des déformations dans une zone s’étendant de la mer d’Andaman au détroit de la Sonde, entre Java et Sumatra. Cette zone correspond aux plaques de Birmanie et de la Sunda, aux bassins avant arc de Nicobar-Simeuleu, Nias et Mentawai, et à l'avant arc s'étirant depuis le Pulau kokos jusqu'au Pulau Enggano, une chaîne de reliefs séparée de Sumatra par le détroit de Mentawai. Cette chaîne, au vlcanisme naissant, sur la faille active de Mentawai, est formée des îles de Simeulue, de Nias, de Batu, - Pini, Tanah Masa, Tanah Bala... -, et de Mentawai, - Siberut, Sipora, North Pagai... -.

Les volcans les plus actifs de Sumatra sont le Marapi, le Karinci, le Talang et le Kawa.


En conclusion.


Avec ses 128 volcans actifs pour un total de 1171 éruptions dénombrées, historiquement, l'Arc volcanique de la Sonde est, avec le Japon, 1274 éruptions comptabilisées, leader mondial dans les statistiques afférentes au volcanisme. En ces deux régions conjointes s'y sont produits, annuellement, plus des deux cinquièmes des éruptions explosives recensées dans le Monde.

Mais si de nombreuses études ont été réalisées, au cours du XX° Siècle et en ces débuts du XXI°, sur les édifices volcaniques ayant connu une activité au cours de ces 110 dernières années, bien peu d'études stratigraphiques des dépôts volcaniques plus anciens ont été diligentées en Indonésie. Seulement 0,5% des éruptions anciennes, reconnues et référencées, ont été datées par d'autres techniques que celles dites historiques. Une telle lacune, en regard de la reprise d'activité, entre 1990 et 2010, d'un certain nombre de volcans considérés en sommeil depuis plusieurs siècles, nécessiterait une analyse plus approfondie du dossier Holocène, - préhistorique et historique -, afférent à cette région volcanique.

En effet, l'entrée en éruption du volcan Sinabung, après quatre siècle de semi sommeil, ne sera pas une exception, et d'autres, par la multiplication des séismes qui affectent l'archipel indonésien, - tels le Padang Panjangf, le Singkarak, le Sibolga, le Sungai Penuh... -, ne sauraient tarder à se réveiller.

31 mai 2010

Depuis le 27 Mai, magnitude 7.2, l'archipel Vanuatu connaît une crise sismique sans précédent réactivant plusieurs volcans

De nombreux séismes se sont produits, entre le 19 et le 30 Mai 2010, le long de la fosse des Nouvelles Hébrides, près de l'Archipel Vanuatu, dans le Pacifique, à la frontière de deux plaques tectoniques, la plaque Pacifique et la plaque Australienne, une zone considérée, au même titre que les fosses Pérou-Chili, Aléoutiennes, Kouriles, Ryukyu et Java, comme l'une des plus sismiques de la planète.

Le 27 Mai 2010 à 17 h 14 Temps Universel, 28 Mai 2010 à 04 h 14 heure locale, un séisme sous-marin, de magnitude 7.2 et d'intensité VIII à l'épicentre, à frappé le Vanuatu au Sud des Îles Torrés et à l'Ouest des Îles Banks, dans la province de Torba, 6.945 habitants pour une superficie de 882 kilomètres carrés, l'une des six provinces administratives de la République du Vanuatu, la plus petite et la plus septentrionale de l'archipel. Son épicentre se situe, latitude 13.63° Sud, longitude 166.56° Est, à 20 kilomètres au Nord-Est de Toga, à 21 kilomètres au Nord-Nord-est de Vipaka et à 23 kilomètres au Nord-Nord-Est de Loh, archipel Torres, à 110 kilomètres à l'Ouest de Sola et à 217 kilomètres au Nord-Ouest de Luganville. Son hypocentre se localise à 36 kilomètres de profondeur. Une alerte au tsunami a été émise pour les îles Salomon, Vanuatu et Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique Sud. Le séisme et le raz de marée qu'il a induit, ont causé des dégâts de grande ampleur sur les îles des archipels Torrés et Banks et sur les côtes Nord-Ouest, Nord et Nors-Est de l'île Espirito Santo.

La secousse principale s'est produite à la limite des plaques Australienne et Pacifique, dans la région de la Mer de Corail, dans le Pacifique de Sud-Ouest. Dans la zone du séisme, la plaque Australienne subducte, sous la plaque Pacifique, au Nord-Est oriental, à une vitesse d'environ 9,1 centimètres par an. Le foyer du tremblement de terre, la profondeur, et le mécanisme focal permettent de le classifier dans la catégorie Mégathrust, ou séisme de subduction.

Ce tremblement de terre fait suite à une séquence, foyers localisés entre 70 et 130 kilomètres de profondeur, de fortes secousses sismiques, en octobre 2009 : 7 Octobre, deux secousses de magnitude 7.7 et 7.8 se produisant à 15 minutes d'intervalle, une de magnitude 7.4, une heure plus tard, et deux de magnitude 6.6 et 6.8, le 8 Octobre.

La région du Vanuatu connaît un niveau très élevé d'activité sismique, avec près de 50 aléas, de magnitude égale ou supérieure à 7.0, enregistrés depuis 1973, la plaque Australienne, en sa partie Nord-Est oriental subductante étant active, à des profondeurs d'environ 350 kilomètres, sous les îles des provinces de Torba, - îles des archipels Torrés et Banks -, de Sanma - Îles Esperitu Santo et Melo -, de Penama, - îles Ambae, Maewo et Pentecôte -, de Melampa, - îles Ambrym, Mallicolo, Akhamb, Maskelynes, Tomman, Paama et Lopevi ainsi que d'une dizaine d'îles plus petites -, de Shefa, - îles Shepherd, de Epi et d'Efaté -, et de Tafea, - îles Aneityum, Aniwa, Erromango, Futuna, Tanna, Hunter et Matthew -.

La secousse principale a été précédée, entre le 19 et le 23 Mai, par quatre secousses-précurseur, de magnitude égale ou supérieure à 4,5 : 19 Mai 2010, hypocentre 204 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; 22 Mai 2010, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; 23 Mai 2010, deux secousses, l'une hypocentre 210 kilomètres de profondeur, magnitude 4.5, et l'autre hypocentre 119 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2.

Elle a été suivie d'une kyrielle de répliques dont nombre d'entre elles de magnitude égale ou supérieure à 5.0, voire de forte magnitude 6.4 : 27 Mai 2010, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.4, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 5.4, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 6.4, et hypocentre 35 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; 28 Mai 2010, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 47 kilomètres de profondeur, magnitude 5.7, hypocentre 112 kilomètres de profondeur, magnitude 4.7, et hypocentre 80 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; 29 Mai 2010, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 26 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 170 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, et hypocentre 100 kilomètres de profondeur, magnitude 4.6 ; 30 Mai 2010, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 4.8.

L’activité sismique, sur la micro plaque des Nouvelles Hébrides, est principalement liée au rapprochement des plaques Australiennes et Pacifique. Cette région représente une zone de déformation étendue incluant les subductions des Nouvelles-Hébrides et des Tonga-Kermadec dont les plaques plongeantes se font face, la plaque Australienne subductant vers le Nord-Est et la plaque Pacifique vers le Nord-Ouest. Ces subductions bordent des bassins d’arrière-arc en extension, les Bassin Nord Fidjien et de Lau. Cette grande zone de déformation est complexe et peut être séparée en plusieurs micro-plaques, - les micro-plaques des Nouvelles Hébrides, du Récif Balmoral, du Récif Conway, de Futuna, de Niufo'ou, des Tonga et des Kermadec -, et d'une zone orogène récente, de déformation distribuée, englobant les micro-plaques des Nouvelles Hébrides, du Récif Balmoral et du Récif Conway, et empiétant sur la micro-plaque Futuna et sur les plaques Australienne, - au Sud du Récif Bamoral et à l'Est du Récif Conway -, et Pacifique, - au Nord des Micro-plaques Nouvelles Hébrides et Récif Balmoral -. Les taux de convergence rencontrés dans cette région sont parmi les plus rapides du globe : 12 centimètres par an au large de la Nouvelle-Calédonie au niveau de la subduction/collision de la ride des Loyautés et jusqu’à 24 centimètres par an au Nord de la subduction des Tonga. Les taux d’ouverture des bassins d’arrière-arc, pouvant atteindre une dizaine de centimètres par an, sont également très rapides. A de tels mouvements une sismicité, importante et complexe, est associée.

L'archipel du Vanuatu, plus de 80 îles dont neuf principales, est l'hôte de volcans spectaculaires et actifs : Suretamatai, Motlav, Gaua, Mera Lava, Obi, Ambae, Ambrym, Lopevi et le Yasur, l'équivalent du Stromboli de la méditerrannée, Epi et Kuwae, ainsi que d'une kyrielle de volcans sous-marins dont le Karua. L'arc volcanique des îles du Vanuatu est le résultat de la subduction Nord-Sud de la zone d'étirement des îles Matthew et Hunter dans le sud jusqu'au volcan Tinakula des îles Salomon dans le Nord. L'arc insulaire du Vanuatu, - anciennement les Nouvelles-Hébrides -, marque ainsi la subduction à vergence Est de la plaque indo-australienne sous le Bassin Nord-Fidjien, ce bassin âgé d'au moins 8 millions d'années, voire 10 Millions d'années, étant le Bassin arrière-arc le plus ancien de tout le Sud-Ouest Pacifique.

Suite à cette crise sismique, le volcan Gaua et le Mont Garet, sur l'île Santa Maria, aux éruptions essentiellement intra-calderiques ininterrompues depuis le mois de Novembre 2009 avec des panaches s'élevant à 3.000 mètres d'altitude, s'intensifiant, par augmentation du dégazage et intensification des explosions, avec des risques phréato-magmatiques si la lave atteint les eaux du lac volcanique, est rentré dans une nouvelle phase éruptive, Les panaches montent plus haut qu'auparavant, atteignant maintenant les 4.500 mètres d'altitude, et sont plus chargés en cendres. Par ailleurs, des projections incandescentes et le son de puissantes explosions, sont signes de l'approche de la colonne de magma. Certaines rivières, alimentées par le lac sommital, ont vu leur niveau monter de 20 à 30 centimètres et les acides volcaniques, libérés par le dégazage, acidifient les réservoirs d'eau potable. Des risques de lahars deviennent sérieux et que des problèmes sanitaires se profilent si les insulaires n'ont plus accès à l'eau potable. Le niveau d'alerte, se situant à 2 depuis le début janvier 2010, a été élevé à 3 et le volcan est considéré à « très haut niveau d'activité. »

Sur l'île de Tanna, le Yasur qui connaît une activité explosive permanente depuis plusieurs siècles, est entré en phase extensive depuis le 30 Mai, éjectant, le 31 Mai, un panache qui s'élève à plus de 3.000 mètres d'altitude, - 1.800 mètres le 30 Mai sur 200 kilomètres carrés de superficie -, et s'étend sur plus de 500 kilomètres carrés, entraînant des perturbations aériennes en Nouvelle-Calédonie.

De nombreux autres volcans, sur l'arc insulaire du Vanuatu, - les volcans Motlav, Mera Lava, Obi, Ambae et Ambrym -, font l'objet de tremors inquiétants avec présences de fumerolles s'épaississant laissant entrevoir des éruptions imminentes. Même le volcan Suretamatai, dont la dernière éruption remonterait à plus de 460.000 ans, serait aussi affecté par ces crises sismiques volcaniques.

Aux dernières informations, un volcan sous-marin dont l'ancrage se situe vers 400 mètres de profondeur, localisé entre les îles Metoma et Tegua Lenaua, dans l'archipel Torrés serait entré en éruption.

06 mai 2010

La terre n'en finit pas de trembler au Chili, pléthore de secousses de magnitude supérieure à 6.0 générant destructions, blessés et pertes de vies humaines.

La plaque de Nazca persiste dans ses humeurs sismiques et les secousses, de magnitude supérieure à 6.0, sont quasi journalières. Après le 6.0 du 02 Mai, épicentre à 12 kilomètres au Nord-Ouest de Pichilemu, Un nouveau séisme de forte magnitude 6.0, frappe encore le Chili et la région de Pichilemu. et le 6.4 du 03 Mai, épicentre à 50 kilomètres au Sud-Sud-Est de Lebu, Après un séisme de magnitude 6.0, le 2 Mai, le Chili à nouveau frappé par une secousse de magnitude 6.4. , la terre a à nouveau tremblé les :

05 Mai 2010 à 11 h 24 heure locale, 15 h 24 Temps Universel, localisation latitude 35.565° Nord et longitude 73.441° Ouest, magnitude locale 6.1 sur l'échelle ouverte de Richter, dans la région de Maule. Son hypocentre se situait à 28, 3 kilomètres de profondeur et son épicentre se trouvait à 86 kilomètres au Nord-Ouest de Cobquecura. Son intensité se limite à VI à l'épicentre, V à Cauquenes et Chillán, à IV à Chanco, à Colbún, à Constitución, à Talca et à Linares, et à III à Concepción, à Curicó, à Paredones, à Parral, à Pichilemu, à Quihirue et à San Fabián.

05 Mai 2010 à 22 h 42 heure locale, 02 h 42 Temps Universel le 06 Mai 2010, localisation 18.315° Nord et longitude 70.768° Ouest, magnitude locale 6.5 sur l'échelle ouverte de Richter, dans la région de Tarapaca. Son hypocentre se situait à 38, 8 kilomètres de profondeur et son épicentre se trouvait à 50 kilomètres à l'Ouest d'Arica. Son intensité se limite à VI à l'épicentre, V à Arica, à IV à Alto Hospicio, à Camiña, à Iquique et à Pozo Almonte, et à III à Huara.

Cette dernière secousse a été suivie de plusieurs secousses dont 6 de magnitude égale ou supérieure à 4.0 :

magnitude 4.7, épicentre à 16 kilomètres au Nord-est de Constitución

magnitude 4.0, épicentre à 27 kilomètres au Nord-Ouest de San Antonio

magnitude 4.3, épicentre à 53 kilomètres à l'Ouest d'Arica

magnitude 4 3, épicentre à 30 kilomètres au Sud-ouest de Melipilla

magnitude 4.0, épicentre à 49 kilomètres au Nord-Ouest de Talca

magnitude 4.1, épicentre à 43 kilomètres à l'Ouest d'Arica.

Bien que les deux sécousses principales, de magnitude 6.1 et 6.5 et d'intensité VI à son épicentre, soit déjà un séisme qui pourrait s'avérer destructeur et meurtrier, d'après les autorités locales et le service sismologique, département de géophysique de l'Université du Chili, « ni victimes, ni blessés, ni dommages matériels ne seraient à déplorer... » Sous toutes réserves car les deux secousses sont de forte intensité...

23 mars 2010

La Turquie maudite par une véritable crise sismique... tout comme la faille nord-anatolienne

Depuis le séisme de magnitude 6.0 sur l'échelle ouverte de Richter, du Mars 2010, qui a frappé la province d'Elazig, dans l'Est de la Turquie, des tremblements de terre de magnitude supérieure à 3,5, voire 4, depuis la Grèce jusqu'à l'Iran, ne cessent d'activer la faille Nord-anatolienne.

Un nouveau séisme, de magnitude 4,2, vient de frapper en Turquie Orientale à 19 h 33 Temps Universel, 21 h 33 heure locale. Son épicentre, localisé latitude 39.96° Nord et longitude 38.63° Est, se trouve à 1 kilomètre au Sud-Ouest d'Ortagoze, à 3 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Çavuşkoy, à 3 kilomètres au Nord-Ouest de Biçer, à 3 Kilomètres au Nord d'Akaşu, à 5 Kilomètres au Nord-Est de Saipkoy, à 4 kilomètres au Sud-Est de Kayikoy, à 11 kilomètres au Sud de Gölova, à 41 kilomètres au Sud-Est de Sebinkarahisar et à 78 kilomètres à l'Ouest d'Erzincan. Son hypocentre se situe à 5 Kilomètres de profondeur.

Certes une magnitude de 4.2 sur l'échelle locale, ou échelle ouverte de Richter, ne peut paraître, à prime abord, un séisme destructeur. En effet, suivant le tableau correspondant à l'échelle de Richter, ce séisme pourrait se traduire par des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement. Et des dommages importants peu communs. Mais il est à prendre en compté la nature du terrain, d'une part, la profondeur de son hypocentre et la construction des bâtis. En outre, cette zone est depuis une quinzaine de jours affectée par de nombreux séismes, répliques ou nouveaux aléas, ce qui est difficile à déterminer, les uns et les autres s'imbriquant, les murs des maisons d'habitation ont grandement souffert et, ainsi, le tremblement de terre peut causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes ou déjà endommagés, voire il peut s'avérer destructeur dans une zones allant jusqu'à 100 kilomètres à la ronde car les villages et les hameaux se succèdent à très peu de distance les uns des autres.

En référence aux séismes historiques qui ont affecté le Sud de la Turquie, il pourrait survenir un séisme de plus grande ampleur dans un temps très proche soit en Turquie Orientale, soit en zones frontalières syriennes, irakiennes ou iraniennes.

Et comme les tremblements de terre se multiplient, de même, en Albanie, en Macédoine, en Grèce... toutes ces terres se retrouvent sous une même menace sismique d'un aléa de forte magnitude sous une courte période, jour, semaine ou mois...

Et si Istambul, la partie de la faille Nord-anatolienne circonvoisine se trouvant, actuellement lacunaire, était frappé par un fort tremblement de terre ?

Toutes questions posées nécessitant de s'interroger...


Historique de la sismicité régionale


Avril 1458 magnitude 7.6

8 Novembre 1458 magnitude 9.0

Mars 1481 magnitude 7.7

1482 magnitude 9.1

17 Juin 1584 magnitude 6.6

18 Juillet 1784 magnitude 7.6

29 Mai 1789 magnitude 7.0

2 Juin 1859 magnitude 6.4

20 Juin 1866 magnitude 6.8

27 Mars 1875 magnitude 6.7

31 Mars 1893 magnitude 7.0

19 Décembre 1924 magnitude 7.2

18 Mai 1929 magnitude 6.4

26 Décembre 1939 magnitude 7.8

20 Décembre 1942 magnitude 7.3

17 Août 1949 magnitude 6.7

3 Juin 1952 magnitude 6.9

18 mars 2010

Comprendre les séismes...

La planète Terre, par l'existence d'un flux de chaleur qui va de son centre vers son extérieur, généré par des désintégrations radioactives, engendrant des cellules de convection dans l'asthénosphère, est active et sa partie superficielle, la lithosphère, est fragile.

Un séisme correspond à un mouvement brusque et brutal, sur une microfissure, une fissure, une faille à l'intérieur ou une fosse océanique de la lithosphère. Cette rupture engendre des secousses plus ou moins violentes et destructrices.


La tectonique des plaques.


La tectonique des plaques lithosphériques, d'abord appelée dérive des continents, théorie formulée, en 1912, par le climatologue allemand Alfred Wegener à partir de considérations cartographiques, structurales, paléontologiques et paléoclimatiques, est l'expression, en surface, de la convection qui se déroule dans le manteau terrestre, et le modèle accepté du fonctionnement interne de la Terre. Les déformations de la surface terrestre se traduisent par le découpage de la partie superficielle de la terre en un certain nombre de plaques rigides qui flottent et se déplacent sur l'asthénosphère, plus ductile. Par cela, la très grande majorité des séismes se localisent sur des failles et des fosses océaniques à la frontière des plaques tectoniques.

Sept plaques forment le majeure partie des continents et de l'océan Pacifique : la plaque africaine, la plaque antarctique, la plaque australienne, parfois intitulée indo-australienne, la plaque eurasienne, la plaque nord-américaine, la plaque pacifique et la plaque sud-américaine.

Sept plaques secondaires, plus petites sont généralement mentionnées sur les cartes tectoniques : la plaque arabique, la plaque caraïbe, la plaque de Cocos, la plaque Juan de Fuca, la plaque de Nazca, la plaque philippine et la plaque Scotia.

Une kyrielle de plaques tertiaires, ou microplaques, distinctes à part entière, mais généralement associées avec une plaque majeure : la plaque de Madagascar, la plaque nubienne, la plaque des Seychelles et la plaque somalienne, associées à la plaque africaine ; la plaque des Kerguelen, la plaque des Shetland et la plaque des Sandwich, associées à la plaque antarctique ; la plaque australienne, la plaque capricorne, la plaque de Futuna, la plaque indienne, la plaque des Kermadec, la plaque Maoke, la plaque de Niuafo'ou, la plaque du Sri Lanka, la plaque des Tonga et la plaque Woodlark, associées à la plaque indo-australienne ; la plaque de Panamá associée à la plaque Caraïbe ; la plaque Rivera associée à la plaque de Cocos ; la plaque de l'Amour, la plaque anatolienne, la plaque birmane, la plaque ibérique, la plaque iranienne, la plaque de la mer de Banda, la plaque de la mer Égée, la plaque de la mer des Moluques, la plaque d'Okinawa, la plaque de la Sonde, la plaque de Timor, la plaque du Yangtsé associées à la plaque eurasienne ; la plaque Halmahera, la plaque Sangihe associées à la plaque de la mer des Moluques ; la plaque du Groenland, la plaque de Jan Mayen et la plaque d'Okhotsk associées à la plaque nord-américaine ; la plaque de Bird's Head, la plaque de Bismarck Nord, la plaque de Bismarck Sud, la plaque des Carolines, la plaque de l'île de Pâques, la plaque des Galápagos, la plaque des Galápagos Nord, la plaque Juan Fernandez, la plaque de Kula, la plaque de Manus, la plaque de la mer des Salomon, la plaque des Nouvelles-Hébrides, la plaque du récif Balmoral et la plaque du récif Conway associées à la plaque pacifique ; la plaque des Mariannes associée à la plaque philippine : et la plaque de l'Altiplano, la plaque des Malouines, la plaque des Andes du Nord et la plaque des Andes péruviennes associées à la plaque sud-américaine.

Et trois plaques orogènes sont identifiées mais sont considérées comme des plaques mineures appartenant à d'autres plaques : la plaque Adriatique, ou Apulie, associée à la plaque eurasienne, la plaque Explorer et la plaque Gorda associées, toutes deux, à la plaque Juan de Fuca.


Les tremblements de terre ou séismes.


Un tremblement de terre est le résultat d'un relâchement brutal et quasi-instantané de forces géologiques qui se sont accumulées pendant des dizaines, des centaines ou des milliers d'années. Ces forces sont imposées par des déplacements lents mais continus de la lithosphère, conséquences du déplacement, par des mouvements de rapprochement, d'écartement ou de coulissage, des plaques tectoniques entre elles. Il peut-être, aussi, la résultante de la subduction.

Les parois de la faille mises en mouvement, frottent l'une contre l'autre, de telle sorte qu'il y a dissipation de l'énergie, d'une part, sous forme de chaleur obtenue par frottement, et, d'autre part, sous forme de vibrations, les ondes sismiques, qui se propagent dans toutes les directions à partir du foyer et que l'on peut enregistrer sur un sismomètre.


Magnitude et intensité d’un tremblement de terre.


La sévérité d’un tremblement de terre est décrite par deux grandeurs fondamentales :

- d’une part, la magnitude, qui est une mesure de l’énergie sismique libérée au foyer et qui est calculée sur la base des amplitudes des sismogrammes. Elle a été développée, en 1935, par le sismologue Californien Charles Francis Richter et est ainsi donnée comme valeur sur l’échelle de Richter autrement appelée magnitude locale. Une variation d’une unité de magnitude correspond, environ, à un facteur de 30 d’énergie libérée et de 10 d'amplitude du mouvement ;

- d’autre part d’intensité, qui décrit l’effet des tremblements de terre sur l’homme, la nature et les bâtiments. Ces effets sont classés selon une échelle d’intensité à 12 degrés. Deux des échelles les plus utilisées sont les échelles EMS98, - Echelle macrosismique européenne -, s'intéressant aussi bien au site, aux fondations, à la forme architecturale, à la structure porteuse, qu'aux éléments non structuraux et aux façades, et Mercalli, subjective et fondée sur l'étendue des dégâts observés.

Les séismes de Bâle, en Suisse, du 18 octobre 1356, de Campredon, en Catalogne espagnole, du 02 février 1428, de Lisbonne, au Portugal, du 01 Novembre 1755 et de Viège, en Suisse, du 25 juillet 1855, atteignirent une magnitude maximale égale ou supérieure 9, sur l'échelle ouverte de Richter, et une intensité comprise entre IX et XII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, ce qui correspond au degré « dévastateur ».

A cette magnitude et à cette intensité, les gens paniquent. Il y a des dégâts importants aux immeubles fragiles ainsi que des dégâts à des maisons correctement construites, des conduites souterraines se rompent, des fissures du sol apparaissent dans la nature et des éboulements ainsi que de nombreux glissements de terrain se produisent.

Deux tremblements de terre de même magnitude peuvent avoir des intensités très différentes selon la profondeur focale et les caractéristiques locales du sous-sol.


Aléa sismique – risque sismique.


« Là où de faibles tremblements de terre se produisent, se produisent également tôt ou tard des tremblements de terre plus violents. » Cette observation valable dans le monde entier découle du fait que la croûte terrestre est parcourue d’une multitude de ruptures et discontinuités de toutes tailles, des micro-fissures jusqu’aux failles et aux fosses océaniques longues de plusieurs centaines de kilomètres.

Le rapport entre de faibles et de violents séismes est en relation directe avec le rapport entre petites et grandes ruptures dans la croûte terrestre. Cette loi permet de calculer la probabilité d’apparition d’un tremblement de terre violent à partir de la répartition statistique de petits tremblements de terre, et ainsi de déterminer l’aléa sismique en un endroit particulier.

Conséquemment, le risque sismique résulte de la combinaison de l’aléa sismique, de la vulnérabilité des infrastructures humaines et des pertes qui peuvent résulter. Une chaumière ne représente aucun facteur de risque, même si elle se trouve dans une région sismique extrêmement active. Par contre, une école qui ne résiste pas aux séismes ou un complexe industriel incorrectement dimensionné représente un risque considérable même dans une région à faible activité sismique.


Un sous-sol défavorable accentue le danger sismique.

 

Les leçons tirées des tremblements de terre passés violents montrent que les dégâts les plus importants ne sont pas nécessairement limités à la proximité immédiate du foyer du séisme, mais qu’ils peuvent également survenir à de grandes distances.

Les dégâts les plus importants se sont produits à plusieurs centaines de kilomètres de l’épicentre autant à Mexico en 1985 qu’à San Fransisco en 1989. Dans les deux cas, un sol particulièrement meuble a conduit à une dispersion des ondes sismiques et ainsi à une amplification extrême des oscillations.

Ces effets sont particulièrement dévastateurs lorsque la fréquence de vibration dominante dans le sous-sol correspond à celle des bâtiments. A Kobe en 1995, des bâtiments sur sol meuble se sont effondrés ou ont été gravement endommagés le long de rues entières, alors que des bâtiments identiques mais construits sur des sols rigides sont restés intacts quelques rues plus loin: il y aurait eu moins de victimes et moins de dommages s'il avait été tenu compte de ces différences locales lors de la construction.

13 mars 2010

La faille de San Andreas s'emballe à ses extrémités

Après une série de séismes de magnitude supérieure à 4, en moins de 12 heures, au large des côtes de l'Orégon :

Mars 13, 2010 05:20:17 GMT // Magnitude 4.4

Mars 13, 2010 04:53:41 GMT // Magnitude 4.9

Mars 12, 2010 18:30:01 GMT // Magnitude 4.3

Mars 12, 2010 18:29:12 GMT // Magnitude 4.2

tous d'hypocentre situé à 10 kilomètres de profondeur,

c'est dans le Sud de la Californie, et à l'intérieur des terres, qu'un séisme de magnitude 4.2, le 13 Mars 2010 à 16 h 32 Temps Universel, 8 h 32 Heure locale, a frappé à Bonego springs. Son épicentre, localisé à 32.986° Nord et 116.364° Ouest, se trouve à 23 kilomètres à l'est-Sud-Est de Julian, à 23 kilomètres au Nord-Est de Pine Valley, à 28 kilomètres au Sud-Ouest d'Ocotillo Wells, à 69 kilomètres à l'Est-Sud-Est d'Escondido et à 77 kilomètres à l'Est-Nord-Est de San Diego,

Un séisme de magnitude supérieure à 4 et inférieure à 5 se caractérise par des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement et des dommages importants peu communs.

Par la faible profondeur de son hypocentre situé à 6.2 kilomètres, les populations, environ 100.000 habitants, de Pine Valley, Borrego Springs, Julian, Salton City, Alpine et Lakeside, sont grandement exposées à des dommages dans les bâtis, voire aux personnes. Celles, plus de 3,5 Millions d'habitants, de Tijuana, Mexicali, Chula Vista, San Diego et Oceanside, le sont à un degré moindre.

Il est à s'interroger si un ou plusieurs plus forts séismes, de magnitude supérieur à 5, voire 6, frapperont, dans les jours à venir, ailleurs sur la faille de San Andreas, en quelques points de la Californie du Sud, du Centre ou du Nord, voire sur la fosse de Cascadia et, lors, sur l'Orégon jusqu'à l'Île de Vancouver.

09 mars 2010

9 Mars 2010, la faille de San Andréas redouble d'activité...

La faille de San Andreas coupe en deux la Californie, de Salton Sea au sud jusqu'au cap de Point Arena, au nord de San Francisco. La plus longue, près de 1000 km, la plus célèbre, elle n'est qu'un élément d'un réseau croisé formé au cours des derniers vingt millions d'années, au long duquel s'exercent les mouvements tectoniques : ici, les tremblements de terre sont quotidiens, mais la plupart sont imperceptibles à l'homme.

Depuis plusieurs jours, avec 6 à 7 aléas répertoriés par 24 heures, la faille est très active, et les séismes de magnitude supérieure à 2.5, atteignant même 4.5 le 6 Mars 2010, se multiplient.

Ce jour, 9 Mars, les tremblements de terre s'intensifient, 7 en moins de 10 heures, et le degré de magnitude sur l'échelle ouverte de Richter oscillant autour de 3.0, ou supérieur, voire avoisinant les 4.0, (l'épicentre se trouve à 23 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Julian, 23 kilomètres au Nord-Est de Pine Valley, 28 kilomètres au Sud-Ouest d'Ocotillo Wells, 68 kilomètres à l'Est-Sud-Est d'Escondido et à 77 kilomètres à l'est-Sud-Est de San Diego, avec un hypocentre situé à 6 kilomètres de profondeur), est en constante augmentation :

Mars 09, 2010 00:47:49 GMT // Magnitude 2.5, Southern California

Mars 09, 2010 01:54:19 GMT // Magnitude 2.5, Greater Los Angeles area, California

Mars 09, 2010 04:18:21 GMT // Magnitude 4.0, Southern California

Mars 09, 2010 06:08:38 GMT // Magnitude 2.5, Southern California

Mars 09, 2010 07:54:27 GMT // Magnitude 3.3, Central California

Mars 09, 2010 09:06:34 GMT // Magnitude 3.0, Central California

Mars 09, 2010 10:36:19 GMT // Magnitude 2.9, offshore Northern California

 

Cette succession de séismes semble être en corrélation avec le séisme qui s'est produit, plus au large de l'Océan Pacifique sur l'île de Hawaï, à 4 h 22, Temps Universel, de magnitude 4,4. L'épicentre se trouve à 20 kilomètres au Sud-Ouest de Laupahoehoe, 22 kilomètres au Sud de Paauilo, 26 kilomètres à l'Ouest de Honomu, 33 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Hilo et 304 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Honolulu, avec un hypocentre situé à 31.1 kilomètres de profondeur.

Devons nous pressentir un séisme de plus forte magnitude qui affecterait la Californie, les côtes Ouest de l'Amérique du Nord, voire même l'Alaska ?

14 février 2010

Le prochain séisme de grande ampleur, un « Big One » dévastateur, où frappera-t-il ? I. Etats Unis d'Amérique : La faille de San Andréas.

« The Big One » tel est le nom donné à un séisme dévastateur qui doit, théoriquement, se produire, dans un temps futur, plus ou moins immédiat, plus ou moins lointain, sur la côte ouest des États-Unis, en un point situé sur la faille de San Andréas. Quasi rectiligne sur près de 1.000 kilomètres, du Cap de Point Aréna au Nord de la Baie de San Francisco, au nord-ouest, au désert Mojave, rejoignant le Sud du Golfe de Californie, à Salton Sea, au sud-est, passant notamment par Los Angeles, cette faille géologique, en décrochement, à la jonction des plaques tectoniques Nord-Pacifique et Nord-Américaine, est une menace permanente pour la Californie. En outre, au nord de San Francisco et au sud du golfe de Californie, la faille transformante se rattache à la dorsale océanique où se crée un nouvel océan par écartement des plaques.

Depuis l'ouverture de l'Océan atlantique, au Crétacé inférieur, 150 à 100 Millions d'années, la poussée de la plaque Nord-Américaine, vers l'Ouest-Nord-Ouest, frotte, de manière latérale, contre la plaque Nord-Pacifique descendant vers le Sud-Sud-Est. Le contact, entre les deux plaques ne s'effectue ni par convergence, - collision -, ni par divergence, - écartement -, mais par coulissage, - déplacement horizontal -. De plus, la pression exercée par la plaque continentale Nord-Américaine est telle qu'elle provoque et entraîne la subduction de la plaque océanique Nord-Pacifique, basaltique, plus lourde. La complexité du coulissage à connotation subduction en découlant, au niveau de la Californie, la plaque continentale a, depuis 30 millions d'années, peu à peu recouvert et transformé la dorsale médio-océanique, et mis en place l'une des failles transformantes les plus actives du globe : la faille de San Andreas qui sépare le sud-ouest de la Californie du reste du continent américain.

L'océan Pacifique et la partie de la Californie située à l'ouest du plan de fracture se meuvent, par déplacement horizontal dextre, vers le Nord-Ouest par rapport au continent. La migration de la plaque océanique est de 4 à 6 centimètres par an, déterminant, selon que l'on se situe au nord ou au sud de la faille, par un mouvement latéral global, depuis 25 à 30 Millions d'années, un périple de la plaque Nord-Pacifique approchant 500 à 700 kilomètres. Ainsi, le mouvement migratoire se continuant au cours des 25 à 30 Millions d'années futures, toute la zone située à l'ouest de la faille de San Andréas, si la subduction ne l'a pas totalement engloutie sous la plaque lithosphérique Nord-Américaine, inéluctablement, dans un avenir très lointain de l'ordre d'une ou deux dizaines de Millions d'années, deviendra une île.

Ces frottements continuels sont source d'instabilité sismique permanente sur toute la longueur de la faille qui, concomitamment, rend celle-ci responsable de plusieurs milliers de séismes par an. Certes, tous ne sont pas ressentis par les populations mais un certain nombre d'entre eux ont des effets catastrophiques. Depuis 1769, les séismes s'y succèdent sans interruption. Pour les plus représentatifs il est à noter : Comté d'Orange, 28 Juillet 769, magnitude 6 sur l'échelle ouverte de Richter ; San Diego, 22 Novembre 1800, magnitude 6.5 ; San Francisco, 21 Juin 1808, magnitude 6 ; San Juan Capistrano, 8 Décembre 1812, magnitude 7, 40 morts dénombrés ; Santa Barbara, 21 Décembre 1812, magnitude 7 ; Hayward, 10 Juin 1836, magnitude 6.8 ; San Francisco, 22 Juin 1838, magnitude 7 ; Fort Tejon, 9 Janvier 1857, magnitude 8.3, 2 morts dénombrés ; Monts Santa Cruz, 8 Otobre 1865, magnitude 6.5 ; Hayward, 21 Octobre 1868, magnitude 7, 30 morts dénombrés ; San Francisco, 18 Avril 1906, magnitude 7.8, 3000 morts dénombrés, à l'origine d'un gigantesque incendie qui détruisit une bonne partie de la ville et générant des déplacements, le long de la faille, qui atteignirent plus de 6 mètres ; Santa Barbara, 29 juin 1925, magnitude 6.3, 14 morts recensés ; Santa Barbara 4 Novembre 1927, magnitude 7.3 ; Long Beach, 11 Mars 1933, magnitude 6.3, 115 morts dénombrés ; Comté de Kern, 21 juillet 1952, magnitude 7.7 14 morts, 18 blessés ; San Francisco, 22 Mars 1957, magnitude 5.3, 40 blessés ; San Fernando, faubourg de Los Angeles, 9 février 1971, magnitude 6 ; contre toutes prévisions San Francisco 21 Juillet 1986, magnitude 7 ; Loma Prieta, 17 Octobre 1989, magnitude 7.1, 63 morts, 3757 blessés ; San Francisco, 20 octobre 1989, magnitude 6, allumant des incendies et, effets connexes, écroulement d'un pont causant la mort de 50 personnes ; Northridge, faubourg de Los Angeles, 17 janvier 1994, magnitude 6.2, ruinant une partie des ouvrages d'art, 42 morts et 2 600 blessés, suivi de plus de 200 répliques ; Parkfield(1), 28 Septembre 2004, magnitude 6 ; Los Angeles, 29 juillet, 2008, magnitude 5.5, de faible intensité, ne générant que des fissures et n'engendrant que peu de dommages.

Tout au long de ses mille kilomètres, le parcours de la faille de San Andréas est jalonné de ruptures de pentes, d'escarpements rectilignes, de roches broyées, de dépressions tectoniques, - ou bassins d'effondrement -, comblés par des lacs et des étangs, et de décalages dans le tracé des cours d'eau. Conséquemment à ces aléas physiques, l'agencement et le profil des routes, des ponts, des clôtures et des bâtiments, construits à proximité immédiate de la faille, sont perturbés. Mais, plus que d'une faille, ne serait-il pas plus juste de convenir de la réalité d'un système de failles car il s'y distingue deux domaines singuliers : Le premier, la partie septentrionale, du cap Mendocino, au Nord de la baie de San Francisco, aux Montagnes de Santa Cruz, le plus ancien, se déplaçant lentement ; le second, la partie méridionale, de Parkfield à la vallée Impériale, rejoint le golfe de Californie tout au sud; et, entre les deux, à la hauteur des monts de San Bernardino, marquant la transition, glissant régulièrement, un secteur paraissant « verrouillé », bougeant relativement peu souvent mais violemment, à cause d'une déviation de la faille et d'un changement dans la nature-ci génére roches qui forment le soubassement.

Ce système faillé complexe, outre la faille de San Andreas, se compose de plusieurs longues failles parallèles. Il s'étend sur 1.300 kilomètres de long, environ, et sur une largeur approximative de 140 kilomètres, et se divise en de multiples segments inter-relationnels entre les uns les autres, accumulant, chacun, une partie des contraintes tectoniques mises en jeu. De part et d'autre de la faille principale, la vitesse de coulissement est d'environ 3,4 centimètres par an dans la partie septentrionale et de 5,5 centimètres par an dans le secteur méridional. Celle-ci génère des milliers de séismes, majoritairement des micro-séismes, mais plus ou moins 200 d'entre eux, ressentis par l'homme, recensent une magnitude supérieure à 3 ou 3.5 sur l'échelle de Richter et une intensité égale ou supérieure à III sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik(2), - échelle MSK -.

La faille de San Andreas se scinde en trois parties relativement indépendantes les unes des autres. Elles sont, elles-mêmes, divisées en plusieurs segments :

1° - D'après François Michel(3), la section nord s'étend du cap Mendocino, pointe la plus occidentale de la Californie, aux Montagnes de Santa Cruz, chaîne côtière à 80 km au sud de San Francisco. Fortement sismique au XIX° siècle, c'est dans cette zone, à proximité de San Francisco, que s'est produit le séisme le plus meurtrier de l'histoire de la Californie le 18 avril 1906. D'une magnitude estimée à 7,8. Outre la faille de San Andreas, ce secteur se compose de plusieurs longues failles parallèles pouvant provoquer de violents séismes, notamment la faille de Hayward à l'est de la baie de San Francisco. Depuis le séisme de 1906, et après un demi-siècle de calme, l'activité a légèrement repris à partir de 1957. Puis les deux premiers grands chocs se sont produits aux extrémités du secteur, dans les segments qui s'étaient le moins déplacés en 1906 : au cap Mendocino en 1980 et dans les monts Santa Cruz en 1989. En prenant en compte la récurrence sismique et l'ensemble des failles actives du secteur, c'est désormais la région de la Baie de San Francisco qui a la plus forte probabilité d'occurrence, près de 75%, d'un séisme de magnitude supérieure à 6.5, dans les 30 prochaines années. Pour L'Institut de géophysique américain(4), - USGS -, il y a « plus de 99% de risques » d'être touché dans les 30 prochaines années par un séisme de magnitude supérieure à 6,7, susceptible de provoquer des dégâts majeurs.

2° - D'après François Michel(3), la section centrale correspond à un segment de la faille qui glisse en creep, c'est-à-dire régulièrement et sans produire de séismes importants. Il marque la transition avec le secteur sud.

3° Et toujours d'après François Michel(3), la partie sud s'étend du segment de Parkfield à la vallée Impériale. Ce secteur est beaucoup plus complexe en raison de la formation d'une zone de compression crustale à l'origine des chaînes transversales au nord de Los Angeles. Comme pour la partie nord, il a connu un séisme majeur en 1857, mais, à cause des mouvements verticaux qui s'ajoutent au coulissement, la fragilité des failles est plus grande et les tremblements de terre, par conséquent, plus fréquents. Plus au sud, le système est à nouveau formé de longues failles parallèles dont celle de la Vallée Impériale qui marque la transition avec le golfe de Californie. Pour l'Institut de géophysique américain(4), - USGS -, la probabilité de voir un tremblement de terre de magnitude supérieure à 7,5 dans les 30 prochaines années a été établie à 46%, et « un tel séisme est davantage susceptible de se produire dans la partie sud de l'Etat de Californie », où se trouvent Los Angeles et son agglomération, plus de 16 millions d'habitants. « La probabilité de voir un tremblement de terre de magnitude 6.7 ou plus frapper la région de Los Angeles dans les 30 ans est de 67%, et dans la région de la Baie de San Francisco de 63% », précise l'USGS qui conclue : « De tels tremblements de terre peuvent être meurtriers, comme l'a prouvé le séisme de 1989 de Loma Prieta, près de San Francisco, de magnitude 6.9 ou celui de 1994 à Northridge, proche de Los Angeles, de magnitude 6,7. »

En parallèle à toutes ces prévisions, des chercheurs de l'université de l'Oregon indiquent dans le journal « Geology » que trois plaques tectoniques, - Explorer, San Juan de Fuca et Gorda - situées près de la côte nord-ouest américaine sont actuellement en train de se réordonner, et que leur triple jonction se déplace en direction du sud-est. Aussi selon le directeur d'étude, le séisme tant redouté « Big One », pourrait être bien moins cataclysmique que prévu. Cette réorganisation de plaques aurait pour effets que la subduction de la plaque Juan de Fuca, sous la plaque Nord-Américaine pourrait ralentir. Enfin, une autre conséquence de cette évolution est que le Big One, ce tremblement de terre si redouté, pourrait être moins puissant que prévu, et ne pas dépasser une magnitude de 9 qui serait déjà catastrophique.

Au différent, l'Université publique de Californie, à Davis, a publié de nouveaux calculs de probabilités sur le grand tremblement de terre à venir à San Francisco. - depuis le dernier tremblement de terre catastrophique en 1906 qui avait détruit une bonne partie de la ville, les californiens attendant le « Big One » -, le modèle numérique utilisé étantt sensé reproduire les mouvements des plaques en Californie prévoit un tremblement de terre d'une amplitude d'au moins 7 sur l'échelle de Richter tous les 101 ans. Le modèle a simulé 395 tremblements de terres en 40.000 ans. Ainsi, les chercheurs donnent un probabilité de 25% pour que le « Big One » arrive dans les 20 ans, 50% pour dans les 45 ans, et 75% pour les 80 prochaines années.

Mais, tout cela énoncé, un « Big One », un séisme monstrueux et infernal devant tout annihiler, peut-il réellement réduire à néant la Californie ? Cela est peu probable, du moins à mes conceptions quant aux réalités d'une telle éventualité. En effet, compte-tenu des changements d'orientations, ordonnancés autour du secteur central situé à la hauteur des monts de San Bernardino, du système complexe des multiples fractures constituant la faille de San Andréas, en particulier autour de l'agglomération de Los Angeles, pour le secteur Sud, sur toute la longueur du secteur Nord, il est très peu probable qu'un séisme rompant la faille sur la totalité de sa longueur puisse se produire un jour. Certes, un tremblement de terre catastrophique, de magnitude égale ou supérieure à 8, peut affecter cette région, ce n'est pas improbable, mais historiquement il ne s'en est jamais produit en ces lieux excepté celui du 18 Avril 1906 qui en fut approchant, avec une magnitude de 7.8. Il détruisit, certes, San Francisco, non par les effets de la secousse mais par l'incendie qui en résulta et qui se propagea, étant quand même à savoir que les maisons étaient construites en bois.

Quant aux tremblements de terre d'une magnitude égale ou supérieure à 9, - fort rares -, n'étant pas des « Big One » au sens générique du terme, enregistrés depuis l'an 1900, ils sont au nombre de cinq : Kamtchatka, Russie, 4 Novembre 1952, magnitude 9.0 ; Andreanof, Alaska, 9 Mars 1957, magnitude 9.1 ; Valdivia, Chili, 22 Mai 1960, magnitude 9.5 ; Alaska , États Unis, 27 Mars 1964, magnitude 9.2 ; et Andaman-Sumatra, Indonésie, 26 Décembre 2004, magnitude 9.3.


Notes


(1) Aux dires des géologues américains de l'institut américain d'études géologiques, - USGS-, « la rupture de ce segment était prévue et attendue depuis plus de deux ou trois décennie. » En vérité, il leur aurait été difficile de faire, pour ce segment de faille, une prédiction autre, ce segment étant seul a n'avoir connu, jusqu'au 28 Septembre 2004, de séisme répertorié historiquement. Mais à quoi peut servir une prédiction faisant fi d'une fourchette précise dans le temps et sur l'épicentre de l'aléa. Et, dans un tel cas, la prédiction est purement gratuite. Par chance, le séisme s'est produit dans un secteur de faible densité des installations humaines.

(2) Échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK : Elle est très utilisée en Europe et en Inde, à partir de 1964, sous la désignation MSK64. Sa définition a été revue, en 1981, sous le sigle MSK81. Elle a fini par être intégrée en 1998 dans la définition de l'échelle macrosismique européenne. L'échelle MSK décrit les effets d'un tremblement de terre en termes de destructions des installations humaines et de modifications de l'aspect du terrain, mais également en termes d'effets psychologiques sur la population, - sentiment de peur, de panique, panique généralisée -. Cette évaluation qualitative très utile ne représente en aucun cas une mesure d’un quelconque paramètre physique des vibrations du sol.

(3) François Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Berlin, Orléans, BRGM Éditions, 2005

(4) R.E. Wallace, The San Andreas Fault System, California. USGS Professional Paper 1515, Washington, 1990.

 
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