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21 février 2014

Le Dolok Sinaboen, volcan sumatrais. Un second Toba menace Sumatra.

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Le Dolok Sinaboen, volcan sumatrais. Un second Toba menace Sumatra.

ISBN : 9781291755558

Prix livre papier : 30,00 €

Prix livre numérique : 9,50 €

Collection : Classique

Thème : Volcanisme

Nombre de pages : 82

Reliure : Dos carré collé à couverture souple

Impression intérieure : Couleur

 

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Le Dolok Sinaboen, volcan sumatrais. Un second Toba menace Sumatra.

ISBN : 9781291755916

Prix livre papier : 13,00 €

Collection : Classique

Thème : Volcanisme

Nombre de pages : 82

Reliure : Dos carré collé à couverture souple

Impression intérieure : Noir & blanc

Le Gunung Sinabung, sur l'île de Sumatra, projetant un panache de vapeur d'eau, de gaz et de cendres volcaniques à plus de 1.500 mètres d'altitude au-dessus du cratère et déclenchant l'alerte maximum, niveau 4 et l'évacuation de 12.000 personnes, faisant suite à plusieurs jours de grondements précurseurs, est entré en éruption, le 29 Août 2010...
Enfin, il ne doit pas être fait abstraction de la proche présence, environ quarante kilomètres, du supervolcan Toba qui est doté, entre 20 et 30 kilomètres de profondeur, d'une chambre magmatique colossale, de longueur largement supérieure aux 100 kilomètres de long sur 30 kilomètres de large de sa caldeira d'effondrement, une poche magmatique estimée à plus de 350 kilomètres de long qui, indubitablement, s'étend sous la surface du Gunung Sinabung. Pour cela peut-on admettre que la source magmatique du Sinabung est issue du système magmatique tobaïen ? Nulle réponse, par absence de tomographie, ne peut en être concédée...

23:10 Écrit par catalan66270 dans Mes livres publiés, Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sumatra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27 octobre 2010

Un séisme de magnitude 7.7 frappe les îles des Mentawai en Indonésie mais l'alerte au tsunami levée... En résultat, une catastrophe humaine

Un séisme de magnitude du moment révisée de 7,5 à 7.7 a frappé au large des côtes Sud-Ouest du Pulau Sibarubaru, dans le Kepulauan Mentawai, en Indonésie, le 25 Octobre à 14 h 42 Temps Universel, 21 h 42 Heure Locale.

Son épicentre, latitude 3.484° Sud et longitude 100.114° Est, se situe à 211 kilomètres au Sud-Ouest de Sungaipenuh dans la province de Jambi dans le sud de l'île de Sumatra, à 239 kilomètres à l'Ouest de Bengkulu sur la côte Sud-Ouest de l'île de Sumatra, à 280 kilomètres au Sud de Padang capitale de la province de Sumatra occidental, à 305 kilomètres à l'Ouest de Lubuklinggau dans l'extrême Ouest de la province de Sumatra du Sud, à 798 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Jakarta, île de Java, capitale de l'Indonésie.

Son hypocentre a été localisé à 20,6 kilomètres de profondeur, +/- 3.4 kilomètres, par l'United States Geological Survey, et à 10 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen.

La secousse, d'une durée d'environ 3 minutes, a été ressentie jusqu'à Padang. Les habitants, paniqués, se sont préfugiés dans les collines. Rapidement, par l'intermédiaire de son porte parole, Priyadi Kardono. l'agence indonésienne pour les catastrophes naturelles a déclaré « qu'aucune victime, ni aucun dommage n'ont été signalés ». Parallèlement, le centre d'alerte pour le Pacifique, basé aux Etats-Unis, tout en soulignant qu'il n'y avait « pas de menace d'un important séisme destructeur », a diffusé une alerte au tsunami, alerte levée moins de deux heures après la secousse. Par le fait même, les habitants, des îles de l'archipel des Mentawai, ont réintégré leurs villages.


Mais la réalité en est tout autre.


L'archipel des Mentawai est un groupe composé de 4 îles principales, - Siberut, la plus grande de ces îles avec une superficie de 4.030 kilomètres carrés, Sipura, Pagai Utara ou Pagai du Nord, et Pagai Selatan, ou Pagai du Sud -, et d'un essaim d'îlots et de rochers, situé à quelque 150 kilomètres au large de la côte Ouest de l'île indonésienne de Sumatra.

Si les autorités, dans un premier temps, ont bien déclenché une alerte au tsunami, cette alerte ayant été vite levée, un tsunami significatif, provoqué par la violence du séisme, à généré des vagues d'au moins trois mètres de haut et ont frappé de plein fouet l'archipel des Mentawai. Alors que sur l'île de Pagaï Utara, l'eau a atteint les toits des maisons, sur celle de Pagai Selatan, elle a pénétré sur une distance de 600 mètres, à l'intérieur des terres, balayant tout sur son passage, causant de très importants dégâts sur le chapelet d'îles et îlots et entraînant un bilan toujours provisoire de dizaines de morts d'hommes, plus de 217 victimes déjà recensées, et plus de 500 disparus. Dans la réalité des faits, plus de 90% des habitations ont été endommagées dans les secteurs touchés.

Entre autres gros dégâts à déplorer, la secousse principale, suivie du tsunami, a détruit en quasi totalité le village côtier de Betu Monga et, aux heures présentes, seules 65 personnes sur les 200 qui habitent ce village ont été retrouvées. Les autres sont toujours portées disparues, principalement des femmes et des enfants. Et au moins quinze autres villages ont été balayés par la vague géante.

Malheureusement, les opérations de secours sont rendues difficiles par l'isolement de l'archipel des Mentawaï desservi par bateau depuis Padang, 12 heures de traversées, difficiles d'accès et privés de communications. En outre, les conditions météorologiques cataclysmiques, vents violents et trombes d'eau, retardent toutes approches des îles.

Le tsunami provoqué par la secousse sismique a également été ressenti à Singapour et à La Réunion. Seuls de faibles dégâts matériels y ont été constatés.


Les répliques du séisme.


La secousse principale a été suivie d'une kyrielle de répliques de magnitude comprise entre 4.4 et 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter :

- le 25 Octobre : 5.0 à 15 heures 21 Temps universel ; 6.1 à 19 heures 37 Temps universel ; 4.9 à 22 heures 10 Temps universel ; et 6.2 à 22 heures 59 Temps universel ;

- le 26 Octobre : 4.9 à 03 heures 28 Temps universel ; 4.8 à 03 heures 50 Temps universel ; 4.9 à 08 heures 53 Temps universel ; 4.4 à 10 heures 00 Temps universel ; 5.3 à 10 heures 51 Temps universel ; 4.7 à 11 heures 05 Temps universel et à 11 heures 25 Temps Universel ; 5.3 à 11 heures 33 Temps universel ; 4.5 à 14 heures 35 Temps universel ; 4.7 à 14 heures 57 Temps universel ; 5.0 à 19 heures 40 Temps universel et à 23 heures 09 Temps Universel ; et 5.8 à 23 heures 45 Temps universel ;

- le 27 Octobre : 5.1 à 00 heures 04 Temps universel ; 5.0 à 00 heures 17 Temps universel ; et 5.2 à 04 heures 33 Temps universel.


Les séismes sur l'archipel des Mentawai.


La raison principale du tremblement de terre du 25 Octobres 2010 ayant frappé aux îles des Mentawai, sur la Ceinture de Feu du Pacifique, en incombe à la poussée qui se produit à la limite des interfaces des plaques tectoniques et, principalement à la subduction de la plaque australo-indienne, à la vitesse de 5,7 à 6,9 centimètres par an, sous celle de la Sunda.

Aux analyses des éléments en présence, ce tremblement de terre est contiguë à ceux, de magnitude du moment 8.5 et 7.9, qui s'étaient produits, le 12 Septembre 2007, et il apparaît très proche de dite zone de rupture.

Il paraît de toute évidence qu'il s'ajoute à une longue liste de séismes dont les plus marquant en sont ceux :

- du 26 Décembre 2004,, 0 h 58, Temps Universel, 7 h 58 m 53 s, heure locale, un séisme d'une magnitude de 9.3 au large, à 160 kilomètres à l'ouest de Sumatra, à une profondeur de 30 kilomètres, provoque un raz de marée qui touche les côtes d'une dizaine de pays d'Asie du Sud-Est: 220.000 morts, dont 168.000 en Indonésie. Ce séisme est du à la subduction de la plaque indienne sous la plaque Sunda, 6 centimètres/an en moyenne. De très nombreuses répliques dont plus de 500 dans les heures qui ont suivi, se sont produites sur une distance d'environ 1000 kilomètres allant de l'épicentre jusqu'aux îles indiennes d'Andaman et de Nicobar, au nord, le long de la ligne d'affrontement des deux plaques et ont été enregistrées pendant les mois qui ont suivi le paroxysme sismique. Une quarantaine de ces répliques a dépassé la magnitude 6. Parmi elles, deux séismes de magnitude supérieure à 7 se sont produits au large des Îles Nicobar. Le premier, le même jour que le séisme principal, de magnitude 7.3, a eu lieu à 4 h 21, temps Universel, 11 h 21, heure locale, le second, le 24 juillet 2005, à 2 h 12, Temps universel, 9 h 12, heure locale, épicentre situé à 420 kilomètres au sud de Port Blair, de magnitude 7.2.

La rupture, sur une longueur d'environ 1.200 kilomètres, de la faille chevauchante faiblement inclinée vers le nord-est et émergeant en surface au niveau de la fosse de subduction, ayant entraîné des déplacements ont atteint 15 à 20 mètres, en fait le cinquième séisme le plus important du XX° siècle : 4 Novembre 1952, péninsule de Kamchatka, Russie, magnitude 9.0 ; 9 Mars 1957, au sud des îles d'Andreanof, dans les îles Aléouèves , Alaska, magnitude 9.1 ; 22 Mai 1960, dans le sud du Chili, près de Valdivia, magnitude 9.5 ; 27 Mars 1964, Prince William Sound, Alaska, magnitude 9.2.


- du 25 Mars 2005, 16 h 09, Temps Universel, 23 h 09, heure locale, près de l'île de Nias, au large de la côte nord-ouest de Sumatra, un séisme d'une magnitude de 8.7, est localisé à 245 kilomètres au sud-ouest de la ville de Medan, Sumatra, 205 kilomètres de Sibolga, Sumatra, entre les îles de Nias et de Simeulue. Sa profondeur est estimée à environ 30 kilomètres et son épicentre se situe à environ 200 kilomètres au sud de celui du 26 décembre 2004. 2.000 morts et 6.000 blessés, sont à déplorer dans les îles de Nias, Simeulue et les îlots de Banyak. et 80 % des immeubles de la ville principale de l'île, Gunung Sitoli, sont détruits. Ce séisme se classifie parmi les 10 plus violentes secousses du XX° siècle.

Il est surprenant, car rarissime, que deux séismes majeurs surviennent, coup sur coup, dans une même zone : 26 Décembre 2004, magnitude 9.3 avec tsunami et 28 Mars 2005, magnitude 8.7, au large de la côte nord-ouest de Sumatra.


- Et du 30 septembre 2009, un séisme d'une magnitude de 7,6 magnitude a frappé la province de Sumatra occidental. À Padang, des centaines d'habitations se sont effondrées. Au 1er octobre, il se comptait 529 morts pour l'ensemble de la province: 375 à Padang, 75 à Pasaman, 62 à Padang Pariaman, 11 à Pariaman, 3 à Padang Panjang et 2 à Solok.


Le tremblement de terre du 25 Octobre 2010 s'est produit près du bord méridional de la rupture, magnitude estimée à 8.7/8.9 sur l'échelle ouverte de Richter, de 1797 ayant déclenché un tsunami dont la vague faisait entre 5 et 10 mètres. et dans la région de rupture d'un tremblement de terre, magnitude estimée à 8.9/9.1 sur l'échelle ouverte de Richter, en 1833.


En conclusion.


Se situant sur la Ceinture de Feu du Pacifique, dans sa partie la plus sismique, il est  probable, les continents étant rentrés dans la phase de réunification de terres pour une Pangée nouvelle, que la région de l'archipel des Mentawai subisse un mégathrust, dans un avenir plus ou moins proche, de type Big One(1).


Notes


(1) « Le prochain séisme de grande ampleur, un « Big One » dévastateur, où frappera-t-il ? ». Raymond Matabosch. En finalité de rédaction publication en 2011.

03 septembre 2010

Sur l'île de Sumatra, Le Seulawah Agam sous haute surveillance.

 

Code 0601-02

Localisation : Latitude 5.448° Nord et Longitude 95.658° Est,

Stratovolcan, altitude 1.726 mètres, Sumatra, Indonésie.


Le niveau d'alerte du volcan Seulawah Agam, à compter du 01 Septembre 2010, à 16 h 00, de « Normal », Niveau I, vient d'être relevé « Alerte », Niveau II, « prudence recommandée », par le « Center for volcanology and disaster mitigation », suite l'augmentation notoire de la sismicité basale au cœur de l'édifice volcanique. Bien qu'il n'y ait point appel à évacuation de décrété par les autorités, des recommandations au calme, à la vigilance et au respect des instructions « Satlak PB » ont été imposées à la population, et une zone d'exclusion, dans un rayon de 3 kilomètres du cratère actif, a été prescrite.

Le Seulawah Agam, - aussi dénommé Selawajan, Selawadjanten, Selawajanten, Seulawaih Agam, Seulawain Agam, Silawaih Agam, Solawaik Agam, Solawa Agam, Goudberg et Goldberg -, est un stratovolcan situé à 40 kilomètres au Sud-Est de Banda Aceh, à la pointe Nord-Ouest de l'île de Sumatra, dans le sous-district administratif de Seulimeum, district d'Aceh Besar, province de Nanggroe Aceh Darussalam. Il s'est construit, du Pléistocène supérieur à l'Holocène, - 130.000 ans aux 10.000 dernières années -, dans la zone Sud-Est de l'ancienne caldeira, active au cours du Gélasien, - 2.588 Millions d'années à 1.806 Millions d'années -, et du Pléistocène inférieur, - 1.806 Millions d'années à 780.000 ans -, « Teuba Lam », partie sommitale du dense massif forestier de Seulawah, qui s'étend sur son Nord-Ouest, sur 15 kilomètres de large et 122 kilomètres de long, et à l'intérieur d'une, plus petite, de 6 kilomètres de large sur 8 kilomètres de long, du pléistocène Moyen, - 780.000 ans à 130.000 ans -, contenue dans la dite imposante caldeira.

Le stratovolcan Seulawah Agam, par lui-même, est un complexe volcanique regroupant une pénéplaine, des collines les unes sédimentaires, les autres basaltiques et andésitiques issues des coulées de Paléocènes du « Teuba Lam » et du « paléo-Seulawah Agam », et un cône volcanique, « Agam », formé de lave et de coulées pyroclastiques, et doté de trois cratères dont, seul, le « Cempago Tanah », cratère sommital de 600 mètres de diamètre, est facilement reconnaissable tandis que les deux autres sont entièrement recouverts d'une épaisse végétation compacte.

 

Des trois chaudrons volcaniques, le Van Heutsz, localisé à 650 mètres sur le flanc Nord-Nord-Est du volcan, possédant des champs fumerolliens, est le plus actif. Et, sur une superficie de 50 kilomètres carrés, « Tanah Simpaga », « Kuali » et « Ie Joh » sont des zones géothermiques


Raisons des séismes et du volcanisme sur l'île de Sumatra.


La plaque Indo-Australienne plonge par, subduction, sous les plaques Birmane et Sunda dites « Sundaland », considérées comme des promontoires de l'Eurasie, à une vitesse de l'ordre de 5,5 à 7,2 centimètres par an avec une direction Nord-Nord-Est. La Fosse de subduction de Java, - dénommée aussi Fosse Sunda -, à environ 150–200 kilomètres au large, longeant les côtes Ouest de Sumatra, entre la Mer d'Andaman et le Détroit de la Sonde, indiquant une convergence oblique et non perpendiculaire, est orientée Nord-Ouest.

Le glissement étant infléchi par rapport à la position de la fosse, il se produit un compartimentage du mouvement subductif. Dans un premier temps, le raccourcissement est absorbé au niveau de la fosse soumet l'île à un mouvement latéral, générant le volcanisme, qui la fracture dans toute sa longueur et, dans un second temps, le glissement est accommodé au niveau de la faille de Mentawai qui cisaille le bassin d'avant-arc « Sumatra fore arc basin », et de la grande faille de Sumatra, longeant approximativement l'arc volcanique, qui traverse l'île de Sumatra dans toute sa longueur et qui relie le bassin de la Mer d'Andaman au Détroit de la Sonde, deux domaines en expansion.

En période « normale », la fosse et les failles en arrière sont bloquées. Les plaques supérieures, Birmane et Sunda, se compriment et accumulent la déformation élastique jusqu'au jour où la déformation, devenue plus forte que la friction, une faille cède brutalement et relâche la déformation accumulée durant plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d'années.



La faille de Sumatra.


La faille de Sumatra, parallèle à la Fosse de Sunda, longue de 1.650 Kilomètres, orientée Nord-Ouest/Sud-Est, à mouvement latéral, est une faille décrochante. Son taux de décrochement varie de 2,7 à 3,2 centimètres par an, au Nord de l'île, à 0,8 à 1,4 centimètres par an en son Sud. Cette diminution de la vitesse de déplacement peut s'expliquer par la diminution de l'obliquité de la convergence.

Depuis le séisme du 26 décembre 2004, de magnitude de 9.0, révisé 9.3, sur l'échelle de Richter, le plancher marin de l'océan Indien a été ébranlé à 250 kilomètres au Sud-Ouest de Banda Aceh, modifiant les grands équilibres tectoniques de la partie occidentale du « Ring of fire », - la « Ceinture de feu » du Pacifique -, créant, en cela, des conditions favorables pour que se déclenchent, sur l'île de Sumatra, de futurs cataclysmes. Des conséquences indirectes de la rupture sous-marine de la Fosse de Sunda, à terme, doivent entraîner une réactivation de la faille de Sumatra d'autant que, d'une part, il n’y a pas eu de gros séisme sur la faille de Sumatra au Sud de Banda Aceh depuis au moins deux siècles, et que, d'autre part, les édifices volcaniques qui s'égrainent le long de cette faille, dans les provinces de Nanggroe Aceh Darussalam et de Sumatera Utara, - Sumatra du Nord -, sont en dits en sommeil ou en semi-sommeil depuis au moins 2 siècles. Et c'est sur ces terres que les autorités scientifiques attendaient, avant le 26 Décembre 2004 soit un gros séisme, soit, les caldeira de « Teuba Lam », 122 kilomètres de long sur 15 kilomètres de large, explosion datée du Pléistocène Inférieur ou Moyen, - entre 1.806 Millions d'années et 130.000 ans -, et estimée de magnitude 8, sur l'échelle VEI, - indice d'explosivité volcanique -, et de « Toba », 100 kilomètres de long sur 30 kilomètres de large, explosion datée de 73.000 ± 4.000 ans et estimée de magnitude 8, sur l'échelle VEI, étant les exemples types des super-volcans.

Dans le cadre des séismes, les contraintes accumulées au cours des décennies voire des siècles le long de la portion de faille qu'ils réactivent, sont libérées instantanément, dans toutes les directions. Celles-ci se transmettent, s’accumulent dans les failles environnantes d'autant plus si ces dernières sont proches, tout comme le sont les failles de Mantawai et de Sumatra, et les rechargent brutalement, laissant, lors, précipiter l’occurrence soit d’un futur séisme majeur sur cette faille, soit celle d'une éruption volcanique cataclysmale de type « Teuba Lam », « Toba », ou dans un passé récent, de type « Krakatau », un super volcan situé, entre les îles de Sumatra et de Java, dans le Détroit de la Sonde, explosion datée de 416 et estimée de magnitude 8, sur l'échelle VEI, et explosion datée de 1883 et estimée de magnitude 6, sur l'échelle VEI.


Le Seulawah Agam.


Le Seulawah Agam, dans cette région du Nord de l'île de Sumatra, dans un long chapelet d'édifices volcaniques s'égrainant le long de la faille de Sumatra : le Pulau Weh, un stratovolcan du Pléistocène, fumerollien ; le Peuet Sague, complexe volcanique d'âge Holocène, dernière éruption explosive les 25 et 26 Décembre 2000 ; le Geureudong, stratovolcan du Pléistocène, fumerollien ; le Bur ni Telong, stratovolcan d'âge Holocène, dernière éruption explosive en 1937 ; le Kembar Shield, volcan du Pléistocène, fumerollien ; le Sibayak, stratovolcan d'âge Holocène, dernière éruption explosive en 1881 ; le Sinabung, stratovolcan d'âge Holocène, dernière éruption explosive du 25 au 31 Août 2010, et en alerte volcan « Niveau 5 » ; et le Toba, caldeira et lac de caldeira, d'âge Holocène, dernière éruption explosive 73.000 ± 4.000 ans...

L'activité historique du Seulawah Agam est peu connue. Ses dernières manifestations éruptives se sont produites, en 1510 ± 10ans, une éruption explosive, phréato-magmatique ou hydrothermale, sur son versant Nord-Nord-Est, probablement le cratère Van Heutsz, estimée de magnitude 2, sur l'échelle VEI, et une éruption du cratère van Heutsz en 1839, qui serait de nature explosive et phréatique, selon le « Volcanological survey of Indonesia. » Sa plus courte pause est de 136 ans, sa plus longue de 239 ans, et la dernière éruption s'est produite en date des 12 et 13 Janvier 1839.

Ce stratovolcan est implanté non sur la faille de Sumatra mais sur une émanation de celle-ci, la faille de Lam-Bora Teuba qui connaît, depuis Avril 2010, une sismicité accrue :

- Avril 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam », et ± 66 micro-séismes ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, au nombre de ± 70 par jour. En outre 4 tremblements de terre de magnitude supérieure à 4.0, et 137 autres de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

- Mai 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam » et ± 55 micro-séismes avec des pics sismiques atteignant 121 micro-séismes par jour, ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9, au nombre de ± 13 par jour. En outre 137 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

- Juin 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam » et ± 53 micro-séismes ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9, au nombre de ± 83 par jour. En outre 30 tremblements de terre de magnitude supérieure à 4.0, et 164 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

- Juillet 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam » et ± 46 micro-séismes avec des pics sismiques atteignant 76 micro-séismes par jour, ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9, au nombre de ± 72 par jour. En outre 16 tremblements de terre de magnitude supérieure à 4.0, et 101 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

- Août 2010, la séismicité y a été, quotidienne, au-dessus du niveau basal de la caldeira du « Teuba Lam » et ± 80 micro-séismes avec des pics sismiques atteignant 85 micro-séismes par jour, ont été enregistrés, journellement, en alternance avec des secousses sismiques d'origine tectonique, peu profondes, de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9, au nombre de ± 99 par jour. En outre 7 tremblements de terre de magnitude supérieure à 4.0, et 40 tremblements de terre de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 ont été recensés.

De Janvier à fin Août 2010, le stratovolcan a fait l'objet d'une observation visuelle et d'une surveillance intensive qui n'ont pas décelé de changements d'importance dans les phénomènes de surface. Mais le Gunung Agam Seulawah a souvent été enveloppé dans le brouillard, et, les rares moments où la montagne s'est trouvée dégagée et visible, il n'a pas été observé de fumée s'échappant du cratère sommital.

31 août 2010

Indonésie : Réveil du volcan Sinabung, ...des milliers d'évacuations.


Code 0601-08

Localisation : Latitude 3.17° Nord, Longitude 98.392° Est

Stratovolcan, altitude 2.460 mètres, Île de Sumatra, Indonésie.


« Alerte rouge déclenchée sur l'île indonésienne de Sumatra », telle est la nouvelle qui est tombée, le dimanche 29 Août 2010, sur les téléscripteurs des agences de presse. « Après.. », dit-on, « ...plus de quatre siècles de sommeil, le volcan Sinabung est brutalement rentré en éruption, projetant un nuage de fumée, noire et âcre, des pierres, du soufre et de cendres à 1.500 mètres d'altitude et provoquant l'évacuation de plus de 30.000 personnes. »

Le volcan Sinabung, - ou Mont Sinabung, en indonésien, le Gunung Sinabung, aussi dénommé Gunung Sinaboeng et Gunung Sinabun -, un strato-volcan culminant à une altitude de 2.460 mètres, est daté du Pléistocène. Il se situe à 27 kilomètres de la ville de Berastagi, au Nord de l'île de Sumatra, dans une zone principalement agricole. Il est circonvoisin d'un autre volcan, le Sibayak, C'est un complexe volcanique de forme allongée, de quatre cratères sommitaux, migrant dans un axe Nord-Sud, qui se chevauchent : le cratère 1, de 300 mètres de diamètre, le cratère 2, de 150 mètres de diamètre, le cratère 3, le Sigala Batu, de forme avale, 160 mètres sur 130 mètres, et le cratère 4, le plus jeune et le plus petit, de 60 mètres de diamètre. Une forte activité solfatarique y est présente, tout au long du XX° Siècle, sur les évents 2 et 3 contenant, tous deux, un lac de cratère.

Il est communément admis, par les sphères scientifiques, que la précédente éruption du Gunung Sinabung se serait produite en l'an 1600, mais il en est trop rapidement oublié, certes les autorités les classant « incertaines », l'éruption explosive de 1881 et la forte activité solfatarique, avec émission de vapeur, de gaz et de lave, de 1912.


Généralités sur le volcanisme indonésien.


Bien que les archives chinoises signalent une éruption du volcan Krakatau, au III° Siècle après J.C., ainsi que 17 éruptions, au XV° siècle, pour le Kelut et le Krakatau, la communauté scientifique émet des doutes sur nombre d'entre elles. Les premières, dès 1512, - Sangeang Api et Gunungapi Wetar -, documentées par des Européens, - le Portugal ayant pris le contrôle du commerce des clous de girofle des Moluques, la Compagnie des Indes Néerlandaises contrôlant les îles de 1602 à 1780, le gouvernement néerlandais suivant la Copagnie et la Grande-Bretagne prenant le contrôle temporaire des dites îles au début du XIX° Siècle -, sont considérées comme dignes d'intérêt.

L'arc de la Sonde, plus de 3.000 kilomètres de longueur, s'étirant depuis le Pulau Weh situé à l'extrémité Nord-Ouest de Sumatra, dans la mer d'Andaman, jusqu'au Pulau Sumba, au Nord-Ouest de la Mer de Banda, résulte de la subduction de la croûte océanique de l'océan Indien sous la plaque tectonique de Sunda. Cet arc comprend 76% des volcans indonésiens, mais les volcans d'Halmahera et des îles volcaniques voisines, et ceux de l'arc volcanique du Sulawesi et des îles Sangihe sont tectoniquement plus complexes par le fait, d'une part, du centre d'expansion basaltique sis sous les îles Andaman-Nicobar, centres d'expansion, et, d'autre part, par la présence de multiples zones de subduction, principalement orientée Nord-Sud.


Généralités sur l'Indonésie.


L'Indonésie, officiellement la République d'Indonésie, - en indonésien Republik Indonesia -, capitale Djakarta, est un pays d' Asie du Sud-Est, en Insulinde. L'Indonésie compte 17.508 îles réparties sur une superficie océanique, tout en n'en faisant qu'un cinquième en superficie continentale, proche de celle des États-Unis. Avec une population d'environ 230 millions d'habitants, il est le quatrième pays le plus peuplé du monde et, en population de religion musulmane, le plus important au monde. Cet état partage des frontières terrestres avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée, - île de Nouvelle Guinée -, le Timor oriental, - île de Timor - , et la Malaisie, - île de Bornéo -.

La géographie de l'Indonésie est dominée par les volcans formés par les zones de subduction entre les plaques Eurasienne et Indo-Australienne. Les volcans d'Indonésie font partie de la Ceinture de feu du Pacifique. L'Indonésie compte environ 2.500 volcans, - dont plus de 150 en activité -, se répartissant, géographiquement, en volcans de l'arc volcanique de la Sonde, d'Halmahera, incluant les îles volcaniques voisines, et de l' arc volcanique du Sulawesi et des îles Sangihe qui se prolonge avec les volcans des Philippines.

Les volcans les plus actifs sont le Kelud et le Merapi sur l'île de Java, et sont responsables de milliers de morts dans la région. Depuis l'an 1.000, le Kelud est entré en éruption plus de 30 fois, la plus grande éruption atteignant l'indice d'explosivité volcanique VEI 5, tandis que le Merapi est entré en éruption plus de 80 fois


Généralités sur Sumatra.


La géographie de Sumatra est dominée par le Bukit Barisan, une chaîne de montagne s'étendant, du Nord au Sud de l'île, sur près de 1.700 kilomètres et formée par le mouvement subductif de la plaque Indo-Australienne qui se déplace à la vitesse de convergence de 5,5 centimètres par an, provoquant de nombreux tremblements de terre, - comme celui du 26 décembre 2004 -, et formant également des chambres magmatiques sous l'île.

Plus de 500 édifices volcaniques, dont 35 volcans actifs, tous situés sur l'île de Sumatra à l'exception de Weh, depuis le Pléistocène, au large de l'extrémité îlienne Nord-Ouest, se décomptent le long de la chaîne volcanique Bukit Barisan. Le plus grand volcan est celui du lac Toba créé, il y a 74.000 ans, lors de l'effondrement de sa caldeira et le point culminant de la chaîne en est, du haut de ses 3.800 mètres, le Kerinci.


Le Volcanisme sur Sumatra.


Le volcanisme, sur l'île de Sumatra est la conséquence de la subduction, vers le Nord-Est, avec une vergence positive de 7 centimètres par an, de la plaque océanique Indo-Australienne sous la plaque continentale de la Sonde. Tectoniquement, la région enregistrant des séismes intraplaque, de subduction et crustaux, de forte magnitude, - magnitude 9.0 révisé 9.3 du 26 décembre 2004, magnitude 8.4 du 28 Mars 2005, Padang Panjangf magnitude 6.4 et Singkarak magnitude 6.3 du 6 Mars 2007, magnitude 7.4 du 20 Février 2008, Sibolga magnitude 6.0 du 19 Mai 2008, magnitude 7.5 du 30 septembre 2009, Sungai Penuh magnitude 6.6 du 01 Octobre 2009,... et une kirielle de séismes de magnitude comprise entre 3.5 et 5.9 -, est, avec le Chili, le Mexique, le Japon,..., l'une des plus actives de toute la planète Terre.

La convergence entre les plaques Indo-Australiennne, de Birmanie et de la Sunda, au large de la côte Ouest de l'Île de Sumatra, est orientée Nord-Sud. Au niveau de la fosse de Sumatra-Java, - une marge active de profondeur maximum 7.400 mètres, en arc de cercle sur environ 5.700 kilomètres -, au large de l'île de Java, la subduction est « normale » alors qu’au large de l'île de Sumatra elle est à convergence oblique. Cette obliquité de la convergence crée des déformations dans une zone s’étendant de la mer d’Andaman au détroit de la Sonde, entre Java et Sumatra. Cette zone correspond aux plaques de Birmanie et de la Sunda, aux bassins avant arc de Nicobar-Simeuleu, Nias et Mentawai, et à l'avant arc s'étirant depuis le Pulau kokos jusqu'au Pulau Enggano, une chaîne de reliefs séparée de Sumatra par le détroit de Mentawai. Cette chaîne, au vlcanisme naissant, sur la faille active de Mentawai, est formée des îles de Simeulue, de Nias, de Batu, - Pini, Tanah Masa, Tanah Bala... -, et de Mentawai, - Siberut, Sipora, North Pagai... -.

Les volcans les plus actifs de Sumatra sont le Marapi, le Karinci, le Talang et le Kawa.


En conclusion.


Avec ses 128 volcans actifs pour un total de 1171 éruptions dénombrées, historiquement, l'Arc volcanique de la Sonde est, avec le Japon, 1274 éruptions comptabilisées, leader mondial dans les statistiques afférentes au volcanisme. En ces deux régions conjointes s'y sont produits, annuellement, plus des deux cinquièmes des éruptions explosives recensées dans le Monde.

Mais si de nombreuses études ont été réalisées, au cours du XX° Siècle et en ces débuts du XXI°, sur les édifices volcaniques ayant connu une activité au cours de ces 110 dernières années, bien peu d'études stratigraphiques des dépôts volcaniques plus anciens ont été diligentées en Indonésie. Seulement 0,5% des éruptions anciennes, reconnues et référencées, ont été datées par d'autres techniques que celles dites historiques. Une telle lacune, en regard de la reprise d'activité, entre 1990 et 2010, d'un certain nombre de volcans considérés en sommeil depuis plusieurs siècles, nécessiterait une analyse plus approfondie du dossier Holocène, - préhistorique et historique -, afférent à cette région volcanique.

En effet, l'entrée en éruption du volcan Sinabung, après quatre siècle de semi sommeil, ne sera pas une exception, et d'autres, par la multiplication des séismes qui affectent l'archipel indonésien, - tels le Padang Panjangf, le Singkarak, le Sibolga, le Sungai Penuh... -, ne sauraient tarder à se réveiller.

13 juin 2010

Séisme de magnitude 7.5, au large des côtes Ouest des Îles Nicobar, le 12 Juin 2010.

Le 12 Juin 2010, à 19 H 26 Temps Universel, 0 h 56 le 13 Juin 2010, à Port Blair, Andaman et 02 h 26 à Aceh, Sumatra, un séisme de magnitude du moment évaluée à 7.7 dans un premier temps mais reclassifiée à 7.5, a frappé, en arrière de la fosse d'Andaman, au large de la côte Ouest des îles Nicobar, dans l'Océan Indien. Son épicentre, localisé latitude 7.78° Nord et longitude 91.89° Est, se trouve à 155 kilomètres à l'Ouest de Mohean, à 434 kilomètres au Nord-Ouest de Sabang et à 443 kilomètres au Sud de Port blair, et son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 35 kilomètres de profondeur pour l'U.S. Geological Survey. Une alerte tsunami, vite levée, a été lancée pour les pays du Sud-Est asiatique et les îles proches du foyer.

La secousse principale a été suivie par 8 répliques de magnitude comprise entre 4.6 et 5.3 :

le 12 Juin 2010, à 22 h 58, magnitude 4.8 ; et à 22 h 44, magnitude 5.3 ; et le 13 Juin 2010, à 02 h 50, magnitude 4.8 ; à 12 h 57, magnitude 4.6 ; à 07 h 36, magnitude 4.6 ; à 07 h 05, magnitude 5.1 ; à 06 h 26, magnitude 5.1 ; et à 04 h 01, magnitude 5.0.

La région englobant l'archipel d'Andaman-Nicobar et l'île de Sumatra est une zone frontière entre quatre plaques tectoniques. Les plaques indienne et australienne s'y enfoncent sous les plaques birmane et Sunda, - zone de subduction matérialisée par la fosse de la Sunda morcelée en fosse d'Andaman et fosse de Sumatra jusqu'au point quadruple localisé au Nord de Kuenen Rise, et, leur faisant suite, la fosse de Java -, à une vitesse voisine de 5 centimètres par an.

La déformation de la région, induite par cette convergence rapide, d'une part et, d'autre part, par la présence de deux dorsales, - la dorsale d'Andaman à l'Est et celle centrale de l'Océan Indien, à l'Ouest -, l'enserrant dans sa tenaille, est accompagnée par la naissance de très forts séismes le long de la fosse d'Andaman tels les séismes de 1833, magnitude proche de 9.0 et de 1861, magnitude 8.5, rompant l'interface de subduction sur près de 500 kilomètres pour le premier, près de 250 kilomètres pour le second et relaxant des dizaines d'années de charge de contraintes par l'intercession de glissements sismiques évalués entre 10 et 12 mètres d'amplitude pour le premier, entre 7 et 9 mètres pour le second.

En 1935 et en 1984, des séismes plus modérés ont, de même, rompu de petites régions jouxtant ces ruptures majeures. Et, tout comme ce fut le cas pour le séisme du 26 Décembre 2004 à 0 h 58 Temps Universel, 7 h 58 heure locale à Sumatra le 27 Décembre 2004, l'un des plus importants jamais enregistrés, avec une magnitude actuellement estimée, magnitude du moment 9.0, un aléa sismique suivi de plus de 500 répliques, dont une s'étant produite le même jour et atteignant la magnitude 7.3, aucun événement sismique majeur n’était connu, à ce jour, dans la région « avant fosse d'Andaman » jouxtant, à l'Ouest, les îles Nicobar.

Tout comme la subduction de la plaque australienne sous la plaque Sunda est à l'origine des archipels volcaniques de la Sonde, celle de la plaque indienne sous la plaque birmane est, elle, à l'origine de la formation des archipels volcaniques d'Andaman et de Nicobar. En outre, la dorsale, présente dans la mer d'Andaman, fut, il y a quatre millions d'années, l'élément déclenchant de la formation de cette mer et de l'éloignement des îles Andaman et Nicobar de la péninsule Malaise.

Enfin, il est à préciser, en premier point, que les plaques tectoniques Philippines, Sunda, Birmane et Inde s'étaient détachées du super continent Gwandana et qu'elles appartenaient à la plaque australienne avant, de même de s'en détacher ; en second point que la fosse de la Sunda et, par elle, ses trois segments fosse d'Andaman, fosse de Sumatra et fosse de Java, s'est formée il y a, environ, 55 millions d'années, les plaques indienne et australienne, plus vieilles, donc plus lourdes, subductant sous les plaque birmane et Sunda ; et, en troisième point, que la fosse de Sunda, dans sa globalité, recule, la courbure de l'avant fosse accumulant, ainsi, des charge de contraintes durant des dizaines, voire des centaines, d'années...

16:40 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : séisme, tsunami, nicobar, andaman, tremblement de terre, sumatra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

09 mai 2010

Le Nord de Sumatra encore frappé par un séisme de magnitude 7.4. Alerte au tsunami.

2010 à 05 h 59 Temps Universel,12 h 59 heure locale, un séisme de magnitude 7.4, localisé latitude 3.730° Nord et longitude 96.080° Ouest à frappé au large de l'Île de Sumatra, en sa région septentrionale, en Indonésie. Son épicentre se trouve à 52 kilomètres au Sud de Meulaboh et à 223 kilomètres au Sud de Banda Aceh, et son hypocentre se situe à 60 kilomètres de profondeur en milieu océanique.

Le séisme semble localisé dans la partie nord de la rupture du séisme de Nias, magnitude 8.6, le 28 Mars 2005. Ce séisme est pour l'instant le dernier d'une séquence de séismes qui s'est produit le long de la subduction de Sumatra : 2 de magnitude 7.4 sous Simeulue en 2002 et 2008, le méga-séisme de Sumatra en 2004 de magnitude 9.4, le séisme de Padang en 2009 de magnitude 7.5 et le séisme de Bengkulu en 2007 de magnitude 8.4.

D'après les informations rapides de mécanisme au foyer, faille inverse, de localisation géographique et en profondeur et les leçons du passé sismique de la région, il semble que ce tremblement de terre se soit produit sur l'interface de subduction.

Aux premières informations, il n'y aurait pas de dommages majeurs recensés et peu de personnes seraient blessées.

Une alerte tsunami a été déclenchée dans certaines régions du Sud-Est asiatique.

10:01 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, sumatra, tsunami, indonésie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

07 avril 2010

Après un séisme de magnitude 7.8, alerte au tsunami en Indonésie et en Thaïlande.

Un séisme majeur, de magnitude 7.8, sur l'échelle ouverte de Richter, a frappé le nord de l'île indonésienne de Sumatra aux premières heures matinales, 05 h 15 heure locale, ce mercredi 07 Avril 2010, 22 h 15 Temps Universel mardi 06 Avril, et a motivé une alerte tsunami à Sumatra, Java et Bali, sur les Archipels d'Andaman et de Nicobar et en Thaïlande.

L'épicentre du séisme, en milieu océanique, localisé latitude 2.22° Nord et longitude 97.03° Est, se trouve à 10 kilomètre à l'Ouest du Pulau Banyak, à 15 kilomètres au Nord-Ouest du Pulau Bangkaru, à 40 kilomètres au Nord-Est du Pulau Lasia, a 45 kilomètres au Nord-Est du Pulau Babi, à 123 kilomètres au Nord-Ouest de Gunung Stoli, à 200 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Sibolga, à 215 kilomètres au Sud-Ouest de Medan et à 222 kilomètres au Sud-Ouest de Binjai. Son hypocentre se situe à 48 kilomètres de profondeur.

Le Centre d'Alerte Tsunami du Pacifique, n'attendant pas un raz de marée destructeur de longue portée, a décrété une surveillance à cause de possibles tsunamis locaux qui pourraient en découler.

« Après le séisme de magnitude 7.8, dans le nord de Sumatra, à 644 km des côtes de la Thaïlande, un tsunami est hautement probable sur les régions côtières de la Mer d'Andaman », a même précisé le Centre National thaïlandais de Prévention de Catastrophes, et a demandé, aux populations des six provinces côtières, de se transporter en des lieux sûrs.

L'Indonésie se située dans le « cercle de feu » du Pacifique. L'activité volcanique et séismique y sont très forte.

Plus de mille personnes sont mortes victimes d'un séisme d'ampleur 7.6 qui avait frappé l'île de Sumatra en septembre 2009.

Un tsunami gigantesque - déchaîné par un séisme sous-marin de 9.3 à la hauteur de Sumatra - avait balayé les côtes d'Indonésie et d'autres pays des voisins de l'Océan Indien fin 2004, avec un bilan de quelque 220.000 morts, la majorité dans la province d'Aceh, dans le nord de Sumatra.

08:35 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, sumatra, andaman, nicobar, thaïlande, tsunami | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

09 janvier 2010

Mosaïque de peuples et d’ethnies, domaine réservé des volcans, l’Indonésie.

Bye bye l'Europe, bonjour l'Asie du Sud-Est...

Depuis 15 jours, et pour au moins 6 à 12 mois, je suis engagé dans un nouveau voyage d'étude, le quatrième en 20 ans, au cœur des terres indonésiennes.

Bye bye l'Eurasie, - ou continent euro-asiatique -, bonjour la Lémurie, - ou continent Indo-australien -, devrais-je plutôt écrire... Mais vous allez vous récrier et clamer que l'Inde, l'Indonésie... sont partie intégrante du continent asiatique... Mais là n'est pas l'objet de mon propos car la distribution des continents, des plaques tectoniques principales, secondaires ou disparues, et des multiples terranes qui s'emboitent les unes dans les autres pour former l'écorce terrestre de la planète Terre font l'objet de polémiques controversées, voire parfois violentes, dans le microcosme scientifique majoritairement tenu par une caste d'universitaires. Et je me refuse à ouvrir une telle polémique stérile sur le Post.fr, un site d'information populaire et grand-public.

Alors, pour une première, je vous entretiendrai de généralités pour vous présenter le plus vaste archipel du monde, l'Indonésie. Avec ses 2,028 Millions de Kilomètres carrés, presque 4 fois l'étendue de la France, pour une population de 245,5 Millions d'habitants. Avec ses 5.160 kilomètres d’Est en Ouest et 1.760 du Nord au Sud, il se compose de 17.502 îles, dont à peine le tiers sont habitées, égrenées, en deux arcs volcaniques, sur la bordure Nord de l’Océan Indien aux eaux capricieuses. Les plus grandes sont Bornéo, Sumatra, Les Célèbes, - Sulawesi, pays Toraja - , Java et la partie occidentale de la Papouasie-Nouvelle Guinée, et les plus touristiques en sont Bali, - Île des Dieux -, Lombok... Nusa Tenggara et Sulawesi sont, quant à elles, des îles hors norme se protégeant, férocement, des cultures étrangères.

L'Indonésie, une langue officielle, «  le bahasa indonesia », et une pluralité de langues locales et dialectes, - 742 bahasa daerah recensées -, est une mosaïque de peuples et d’ethnies, - plus de 350 -, où se côtoient musulmans, - environ 200 millions de croyants, 87 % de la population -, protestants, chrétiens, bouddhistes, hindouistes, confucianistes et animistes. Chacun y vit à son rythme, du plus traditionnel au plus frénétique, dans un climat de grande tolérance. La nature y garde aussi toute sa place et  dans les jungles de Sumatra les tigres, les éléphants, les serpents et les orangs-outans qui ne se retrouvent nulle part ailleurs, avec quelques  200 genres de mammifères, y vivent dans une flore unique au monde. La plus grande fleur terrestre pouvant atteindre 1 mètre de diamètre, la rafflesia, y fleurit chaque année. A Komodo, Rinca et Florés, évolue une espèce de varan carnivore de 2 à 3 mètres de long, le dragon  de Komodo, et, à Java, les édifices volcaniques rivalisent en d'extraordinaires paysages.

"Ses populations sont, pour la plupart, d’origine indo-malaise et deutéro-malaise. A Sumatra, quatre groupes ethniques, constitués de quinze peuples différents, se partagent l’île : les Atchinais, les Garos, les Bataks et les Minangkabaus. À Java, les Javanais proprement dits occupent le centre de l’île, tandis que les Sundanais peuplent le pays de Sunda ; les Madurais sont représentés à Java et à Madura ; les Balinais occupent une place à part d’un point de vue religieux, l’hindouisme étant la religion dominante de l’île de Bali. Bornéo est peuplée par les Dayaks et Les Célèbes par des peuples proto-malais, les Alfours, les Toradjas, les Manadais, les Bugis et les Macassars. Les Moluques sont habitées par les Alfours et les Amboinais et L’Irian Jaya étant le domaine des Papous. Plusieurs millions de Chinois vivent aussi en Indonésie." (1)

Avec plus de 9 millions d'habitants, 12 millions s'il s'agit de la conurbation de Djabotabek, - le grand Djakarta -, Djakarta en est la capitale. Les autres grandes villes en sont Surabaya, Babdung, Samarang et Yogyakarta, - Java -, Medan et palembang, - Sumatra -, Ujung Pandang et Macassar, - Sulawesi ou Les Célèbes -, Banjarmasin, - Kalimantan -, Denpasar, - Bali -...

Une chaîne de montagnes, d'origine volcanisme de points chauds, s’éleve à plus de 3.600 mètres, de Sumatra à Timor, zèbrant l'archipel d'Est en Ouest. Le Kerinci, dans les monts Barisan, sur l'île de Sumatra, atteint les 3.805 mètres et le Semeru, avec ses 3.676 mètres, domine Java. Le Puncak Jaya, - ou pyramide Carstensz -, 4.884 mètres, sur la chaîne du Sudirman, en partie occidentale de la Papouasie-Nouvelle Guinée, - Irian Jaya -, est le point culminant de l'Indonésie. Quant aux îles de Bornéo, Bangka et Belitung, elles sont l’extrémité méridionale du vieux bouclier de la plate-forme de la Sonde.

Les plaines les plus importantes se trouvent à Sumatra, Java, Bornéo et en Irian Jaya. Depuis des siècles, les coulées volcaniques, les cendres et les lapil-li fertilisent les sols des basses terres, notamment à Java et Bali, permettant 3 à 4 récoltes de riz par an...

Situé à la connexion de trois plaques tectonique, - les plaques australienne, philippine et eurasienne -, de multiples failles actives et des principales fosses océaniques de la planète, l’archipel indonésien connaît une forte activité volcanique et sismique. On y recense 150 volcans en activité comme le Tambora, un stratovolcan, qui forme la péninsule de Sanggar de l'île de Sumbawa, et le Krakatau, îlot volcanique situé entre Java et Sumatra, dont l’explosion en 1883 avait entraîné un gigantesque raz de marée et un rabaissement des températures terrestres de 0,5° C pendant un mois et 0,25° C au cours des douze mois suivant l'explosion, ou encore le Bromo, le Mérapi... L’une des secousses sismiques les plus récentes a frappé, en 1992, l’île de Florès, faisant 2.000 victimes ; un autre tremblement de terre a secoué Sumatra, en février1994, tuant 180 personnes. Le pays a également du faire face au tsunami de 2004 faisant 167.736 victimes à Sumatra, le tremblement de terre de Yogyakarta de 2004.... Et le dernier en date, Septembre 2009, près de 2.000 morts à Sumatra...

Je terminerai par le parc national d'Ujung Kulon abritant 50 ou 60 rhinocéros de Java, Borobudur montagne de pierres vieille de plus de 1.200 ans perdue dans une nature sauvage et luxuriante, Prambanan ou Candi Lara Jonggrang qui est un ensemble de 240 temples shivaites, construits au IXe siècle, et le site des premiers hommes de Sangiran, à Java, et les forêts tropicales ombrophiles de Sumatra qui sont des sites classés, grâce à l'Unesco, au patrimoine mondial de l'humanité.

Malang, le 23 Décembre 2009, 20 h.


Préface de "Etudes sismo-vulcanologiques en terres indonésiennes". 2009/2010

En cours de rédaction.

Auteur : Raymond Matabosch.

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