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11 février 2012

10 et 11 Février 2012 : Série de trois séismes en Cerdagne.

Sur des terres de coeur, mon pays catalan, qui ont eu à subir, par le passé, des séismes meurtriers et destructeurs d'amplitude régionale...

Série des tremblements de terre en Cerdagne Espagnole, en parallèle à la faille du Sègre :

seismes-en-Cerdagne.jpg- 11 Février 2012, 01 h 20, latitude 42.39° Nord et longitude 1.69° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, épicentre localisé à 1 kilomètre au Nord-Ouest de Lles et à 18 kilomètres au Sud-Est de Les Escaldes, magnitude 2.9

- 10 Février 2012, 16 h 31, latitude 42.38° Nord et longitude 1.80° Est, hypocentre 11 kilomètres de profondeur, épicentre localisé à 6 kilomètres à l'Est de Prullans et 26 kilomètres au Sud-Est de Les Escaldes, magnitude 3.4 

- 10 Février 2012, 15 h 51, latitude 42.38° Nord et longitude 1.79° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, épicentre localisé à 5 kilomètres à l'Est de Prullans et 25 kilomètres au Sud-Est de Les Escaldes, magnitude 3.3

 

11 Février 2012 © Raymond Matabosch

28 juin 2011

Un fort séisme de magnitude 6.4 frappe la province indonésienne de Papua.

Un fort séisme de magnitude d'ondes de volume (mb) 6.4 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen (CSEM), de magnitude Locale (ML) 6.4 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'United States Geological Survey, (USGS) et d'intensité VII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik (échelle MSK ou MSK64), a frappé la frange côtière Nord-Ouest de la province indonésienne Papua le 26 Juin 2011 à 12 h 16 Temps Universel, 21 h 16 Heure Locale.

6.4 Papouasie.jpg

Son épicentre, latitude 2.391° Sud et longitude 136.663° Est, se localise à 10 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Wonti, à 15 kilomètres au Sud-Sud-Est de Wainoei, à 25 kilomètres au Sud-Sud-Est de Kampung Sanggei, à 35 kilomètres au Sud-Est de Waren, à 40 kilomètres au Sud-Ouest de Barapasi, à 150 kilomètres au Sud-Est de Biak, à 172 kilomètres au Nord d'Enarotali, à 331 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Manokwari et à 447 kilomètres à l'Ouest de Jaya Pura.

Son hypocentre est estimé à une profondeur de10 kilomètres pour le CSEM et de 20.6 kilomètres +/- 4.9 kilomètres

Aucune alerte tsunami n'a été lancée par le Pacific Tsunami Warning Center (PTWC), centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique. Pour les autorités locales indonésiennes toujours taisantes et peu enclines à « donner » des informations, aucun décès ne serait à déplorer et aucun rapport de dommages corporels et matériels n'a été dressé.

Au cours des premières 12 heures suivant le séisme, quatre puissantes répliques, de magnitude comprise entre 5.4 et 5.0, d'hypocentre se rapprochant progressivement de la surface (40 kilomètres, 29 kilomètres et les deux derniers 10 kilomètres) ont été enregistrés.

 

La Papouasie.

 

 

La Papouasie, en indonésien Papua, est une province d'Indonésie, située en Nouvelle-Guinée occidentale qu'elle partage avec la province de Papouasie Occidentale partie extrême-occidentale de la Nouvelle-Guinée (péninsule de Vogelkop, « tête d'oiseau. ») Ces deux provinces n'en formaient qu'une sous le nom d'Irian Jaya Barat jusqu'en 2003.

Elle est la province la moins peuplée d'Indonésie : 761.000 habitants enregistrés lors du recensement de 2010.

6.4 Papouasie, Intensité du séisme.jpg

Les habitations y sont entièrement constituées d’une charpente de poteaux et de traverses de bois maintenus par des liens végétaux, quels que soient les matériaux des parois et des couvertures. Elles sont sans fondation. Leurs toitures sont composées de perches (faîtage, sablières, voliges et chevrons) posées sur des piquets plantés dans le sol, qui forment autant de poteaux de fond. L'ensemble de troncs et de tiges d’arbres est solidement maintenu par des ligatures de lianes

De telles constructions ne sont pas adaptées aux risques séismes et il ne fait aucun doute que le séisme de forte magnitude 6.4 (destructeur causant des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones allant jusqu'à un rayon de 180 kilomètres autour du foyer) et d'intensité VII à l'épicentre, n'a pu être que destructeur et a dû causer de nombreuses victimes.

 

Tectonique de l'île de Nouvelle Guinée.

 

La Papouasie Nouvelle-Guinée et les territoires indonésiens de l’Iran Jaya Timur, de l’Iran Jaya Tengah et de l’Iran Jaya Barat, formant l’île de Nouvelle Guinée, et leurs îles et îlots attenants, ainsi que les îles Solomon, situés sur « la ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, sont régulièrement le théâtre de secousses sismiques.

En effet, le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe sous la plaque Australienne, subduction, entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l’Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons.

Au niveau de la Nouvelle-Guinée, avec la présence de nombreuses micro-plaques (les plaques Carolines, Bismarck Nord et Sud, Manus, Mer des Salomons, Woodmarck, Maoke, Birds Head, Mer de Banda, Timor, Mer des Molluques et Philippines, avec des directions de déplacement différentes) incises, comme des coins, entre les deux blocs (Plaques Pacifique et Australienne), les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 centimètres par an, avec un maximum de 24 centimètres par an au Nord des Tonga.

 

Séismicité de la Papouasie.

 

La Province de Papouasie se trouve sur le Pacifique « Ring of Fire», où la rencontre de plaques continentales provoque une forte activité sismique. Située le long de la fosse de subduction fossile de Manus, du système fosse active de Nouvelle Bretagne et suture plissée et chevauchante de Papouasie-Nouvelle Guinée et d'une ride volcanique tertiaire part de l'arc séparant les plaques Australie et Pacifique, démembré par l'ouverture du bassin de Manus depuis environ 4 millions d'années, elle est fréquemment frappée par des séismes et des tsunamis.

Raymond Matabosch.

Publié le 27 Juin 2011 sur :

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13 juin 2011

Un fort séisme de magnitude 6.0 secoue Christchurch et le Canterbury, sur l'Île du Sud, en Nouvelle Zélande.

Le 13 Juin 2011, à 02 h 20 Temps Universel, 14 h 20 heure locale, un violent séisme de magnitude locale (ML), 6.0 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'United States Geological Survey (USGS), et magnitude d'ondes de volume (Mb) 5.8 pour le Centre Séismologique Euro-Méditerranéen (CSEM), et d'intensité VIII au foyer sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik (aussi appelée échelle MSK), a frappé le Canterbury sur l'île du Sud de la Nouvelle Zélande, au nord de la péninsule de Banks.

Son épicentre, latitude 43.580° Sud et longitude 172.740° Est, se situe à 1,5 kilomètres au Sud-est de Clitton, à 2 kilomètres au Sud de Moncks Bay, à 2 kilomètres à l'Ouest de Heathcote Valley, à 2 kilomètres à l'Est de Sumner, à 3 kilomètres au Sud de Redcliffs, à 5 kilomètres au Nord-Est de Lyttelton, à 13 kilomètres au Nord-Nord-Est de Christchurch (363.926 habitants), à 207 kilomètres au Sud-Sud-Est de Westport, à 292 kilomètres au Sud-Ouest de Wellington, capitale de la Nouvelle Zélande, et à 323 kilomètres au Nord-Nord-est de Dunedin. Son hypocentre est localisé à 9 kilomètres de profondeur +/- 2.8 kilomètres pour l'USGS et à 2 kilomètres de profondeur pour le CESM.

Cette secousse, ressentie jusqu'aux villes de Wellington, Queenstown et Dunedin, a été précédée par trois événements séismiques précurseurs dont l'un, sous marin, de ML 5.2, à 01 h 00 Temps Universel, 13 h 00 heure locale, localisée au large de New Brigthon dans la baie de Pegasus, latitude 43.580° Sud et longitude 172.780° Est, d'épicentre situé à 9 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Christchurch, d'hypocentre 11 kilomètres de profondeur et d'intensité VI au foyer sur l'échelle MSK. Elle a été suivie, à 02 h 40 Temps Universel, d'une réplique de magnitude ML 4.6. De nombreuses répliques, de magnitude comprise entre 4.0 et 5.0 ou voire supérieure, se produiront inéluctablement dans les jours et les semaines à venir.

Précisant seulement que le tremblement de terre aurait entrainé l'effondrement de bâtiments publics, que des supermarchés auraient été évacués et qu'un épais nuage de poussière envelopperait la ville de Christchurch en reconstruction, les autorités font état d'uniquement 10 blessés légers et excluent tous décès et toutes blessures graves. D'après le New Zealand Herald, « Deux personnes ont été sorties des décombres d'une église effondrée dans le centre de Christchurch et plusieurs personnes ont été transportées à l'hôpital. » Sur place, au moins 50,000 foyers seraient privés d'électricité et celle-ci, malgré les risques de gel, la Nouvelle-Zélande s'apprêtant à entrer dans l'hiver austral, ne devrait pas être rétablie dans les prochaines 24 heures. En outre, l'aéroport de Christchurch a été évacué.

 

La Nouvelle Zélande et les risques séismiques.

 

Le tremblement de terre du 13 juin 2011, ayant frappé l'Île du Sud, en Nouvelle-Zélande, est, de toute évidence, une réplique de l'aléa séismique du 3 Septembre 2010, d'épicentre Darfield et de magnitude 7.0. Situé dans la partie orientale de la rupture d'une faille cachée provoquée par celui qui s'est produit le 21 février 2011, épicentre circonscrit dans le Castle Rock Reserve et magnitude 6,1, il résulte des mêmes conditions tectoniques et, se rattachant aux frontières usuelles correspondant aux déformations régionales qui affectent les îles du Sud et du Nord de la Nouvelle Zélande, découle, pour finalité, des mêmes causes.

01 février 2011

Séisme de magnitude 6.0 au Sud-Sud-Ouest des côtes de l'Île Tongatapu, archipel des Tonga.

Un séisme sous marin de Magnitude d'ondes de volume, - mb -, 6.0 a frappé l'Archipel des Tonga, dans le Pacifique Sud, à 60 kilomètres au large des côtes méridionales de l'Île Tongapatu et à 70 kilomètres au large des côtes occidentales de l'île d'Eua, le 31 Janvier 2011 à 06 h 03 Temps Universel, 19 h 03 Heure Locale, mais aucune alerte au tsunami n'a été lancée.


 

Son épicentre, localisé latitude 21.90° Sud et longitude 175.50° Ouest, se situe à 59 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Fua Amotu à 72 kilomètres au Sud-Ouest de Tufural, à 84 kilomètres au Sud-Ouest de Vaini, à 89 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Nuku'alofa, capitale des Îles Tonga, à 360 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Ndoi, à 400 km au Sud-Sud-Ouest de Neiafu, à 752 kilomètres au Sud-Est de Suva, capitale des îles Fidji et à 1905 kilomètres au Nord-Nord-Est dAuckland. Son hypocentre est évalué 10 kilomètres de profondeur sous le niveau du plancher océanique.


 

L'archipel des Tonga fait partie du Ring of Fire, l'anneau de feu du Pacifique, une région où les tremblements de terre résultant de la tectonique des plaques y sont fréquents. En Septembre 2010, neuf personnes avaient péri suite à un tsunami lui-même provoqué par trois séismes successifs, des 04 Septembre, Magnitude du moment 6.0, épicentre latitude 17.22° Sud et longitude 173.97° Ouest, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, 06 Septembre, Magnitude du moment 6.1, épicentre latitude 18.20° Sud et longitude 175.20° Ouest, hypocentre 212 kilomètres de profondeur, et 07 Septembre, Magnitude du moment 6.4, épicentre latitude 15.76° Sud et longitude 179.21° Ouest, hypocentre 10 kilomètres de profondeur.


 

Dans le Sud-Ouest Pacifique, la configuration des frontières convergentes entre les plaques Australienne et Pacifique est le résultat d'interactions complexes. Celles-ci, générant des déformations actives, s'exercent, entre deux subductions, - Fosse des Nouvelles-Hébrides, ou Fosse Vanuatu-Salomons, à l'Ouest et Fosse Tonga-Kermadec à l'Est -, à vergence opposée, sur un vaste domaine océanique où s'ouvrent des bassins d'arrière-arc associés à ces convergences et aux arcs volcaniques, - Arcs volcaniques du Vanuatu, des Tonga et Kermadec comptant plus de 800 volcans aériens ou sous-marins en activité soit permanente, soit quasi permanente, soit donnant naissance à des îlots tel le 19 mars 2009 à 10 kilomètres au Sud-Ouest de Tongatapu, principale île de l'Archipel des Tonga -, qui en résultent.


 

A l'Est, à la vitesse de 10,3 centimètres par an, dans un axe Sud-Est/Nord-Ouest, la plaque Pacifique subducte sous les micro-plaques Tonga, - se déplaçant dans un axe Nord-Ouest/Sud-Est à la vitesse de 11,9 centimètres par an -, et Kermadec, - se déplaçant dans un axe Sud-Ouest/Nord-Est à la vitesse de 4,4 centimètres par an -, le long de la Fosse Tonga-Kermadec. A l’ouest, la plaque Australienne plonge, à la vitesse de 6,2 centimètres par an, dans un Axe Nord-Est, sous la microplaque des Nouvelles Hébrides, dans la fosse du Vanuatu-Salomon.


 

Entre les deux subductions distantes de plus de 1.000 kilomètres entre les fosses de Nouvelles Hébrides et de Tonga-Kermadec, outre les ouvertures des bassins Nord-Fidjien et de Havre-Lau, de nombreux centres d'accumulation de matériaux et d'enlargement, relayés par de multiples failles transformantes, composent ce vaste domaine à déformation diffuse, en situation d'orogenèse. Et si l'ouverture océanique du bassin Nord Fidjien a débuté, il y a environ 12 Millions d'années et se continue à se développer le long de plusieurs axes d’accrétion contrastés, l’accrétion dans le bassin de Lau est plus récente et plus localisée.


 

En outre, les liens entre les deux subductions et les accrétions océaniques d’arrière-arc sont partout évidents dans la région, et tout particulièrement dans le bassin de Lau, et à la jonction entre les bassins Nord-Fidjien et Lau-Havre où s'y constatent une multiplication anormale des dits axes d’accrétion créant, de fait, une situation géodynamique, tectonique, magmatique et géochimique confuse et quasi inextricable, d'autant que la présence d’un fort flux de chaleur, émanant de la lithosphère océanique, mince dans cette région du Pacifique, témoigne d’une convection intense dans le manteau supérieur.


Publié le 31 Janvier 2011 sur

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16:58 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, volcans sous-marins, tonga, pacifique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28 janvier 2011

Un séisme de forte magnitude, 6.1, frappe le Sud-Est de l'Iran, le 27 Janvier 2011

Un fort tremblement de terre, de magnitude évaluée Magnitude locale, - ML -, ou échelle de Richter 5.8 par l'United States Geological Survey, - USGS -, Magnitude du Moment, -Mw- 5.9 par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et 6.0 par l'Institute of Geophysics, University of Tehran, et Magnitude des ondes de volume, -Mb -, par l'nternational Institute of Earthquake Engineering and Seismology Tehran, a frappé, le 27 Janvier 2011 à 08 h 38 Temps Universel, 12 h 08 Heure locale, la région orientale de la Province iranienne du Kerman, en zone limitrophe avec la Province de Sistan-o-Balouchestan.

Son épicentre, localisé latitude 28.22° Nord et longitude 59.07° Est, se situe à 5 kilomètres au Nord-Ouest de Kaskuh, à 9 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Pirowkashhab, à 11 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Darundah, à 12 kilomètres au Nord de NotarKani-ye Nimbad, à 16 kilomètres au Nord-Est de Panj Angosht, à 58 kilomètres au Nord-Est de Borj-e abbasabad, à 66 kilomètres au Sud-Est of Mohammadabad-e gonbaki et à 115 kilomètres au Sud-Est de Bam. Et son hypocentre est déterminé à 15 kilomètres de profondeur.

La secousse principale, ressentie dans toute la majeure partie du territoire de l'Iran, au Turkménistan, en Afghanistan, au Pakistan, en Arabie Saoudite, au Qatar et aux Emirats Arabe Unis, a été précédée par deux secousses précurseur, la première à 07 h 02 Temps Universel, Magnitude 5.1, latitude 28.3° Nord et longitude 59.0° Est, la seconde, à 07 h 18 Temps Universel, de Magnitude 4.0, latitude 28.3° Nord et longitude 59.0° Est, et suivi de deux répliques, l'une à 08 h 43 Temps Universel, de Magnitude 4.8, latitude 28.3° Nord et longitude 59.1° Est, et l'autre, à 09 h 07 Temps Universel, de Magnitude 4.8, latitude 28.2° Nord et longitude 59.0° Est.

En absence de toute information émanant des autorités locales, il ne peut se déterminer si le séisme a causé des dégâts aux bâtis, aux terres agricoles et aux zones industrielles, et si des victimes et des blessés sont à dénombrer. Mais en référence à la magnitude, 6.0, - Peut être destructeur, causant des dommages majeurs à des édifices mal conçus et de légers dommages aux édifices bien construits, dans des zones allant jusqu'à 180 kilomètres à la ronde si elles sont peuplées -, et à l'intensité du tremblement de terre autour du foyer, intensité VII, - Les gens ont du mal à tenir debout. Les conducteurs sentent leur voiture secouée. Quelques meubles peuvent se briser. Des briques peuvent tomber des immeubles. Les dommages sont modérés dans les bâtiments bien construits, mais peuvent être considérables dans les autres d'autant que les maisons, dans cette province iranienne du Kerman, sont construites en briques de terre séchées non doublées par des briques maçonnées -, sur l'échelle MSK,- échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik. -


Les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan.


Elle sont situées dans le Sud-Est du pays et sont les deux plus grandes du pays avec des superficies de 181.714 kilomètres carrés et une population d'environ 2 millions d'habitants pour la première et de 181.600 kilomètres carrés et une population d'environ 2,1 millions d'habitants pour la seconde.

Les deux provinces, très montagneuses, se situent dans la continuation des chaînes de montagne de l'Iran. Central, des massifs qui s'étendent depuis les hauteurs volcaniques d'Azerbaïdjan et qui se terminent au Balouchestan. Les monts Bashagard et Koohbanan sont les plus hauts de la région et possèdent des sommets comme les Toghrol, Aljerd, Palvar, Sirach, Abareq et Tahrood. Les autres chaînes s'étendant de Yazd à Kerman et Challeh-ye-Jazmoorian, ont des sommets tels que Medvar, Shahr-e-Babak, Kooh Panj, Chehel Tan, Lalezar, Hezarbahr, Aseman et d'autres. Avec une altitude de 4.465 mètres, le sommet le plus haut est le Mont Hezar.


En 100 ans, à cause des tremblements de terre, 126.000 morts.


Le plateau iranien et les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan caractérisés par un volcanisme actif et soumis aux contraintes considérables exercées par la ceinture de montagne Alpino-Himalayenne, a fréquemment été frappé par des tremblements de terre catastrophiques au cours des temps historiques. Ces séismes ont entraîné de lourdes pertes en vies humaines, de grands nombres de sans-logis et anéanti d'importantes zones agricoles et industrielles.

Les tremblements de terre cataclysmaux et destructeurs y sont très rares car la période latente, entre deux séismes de forte magnitude, sur une faille particulière ou un segment de faille en Perse varie entre plusieurs siècles et plusieurs millénaires.

En référence aux travaux archéologiques et géologiques de l'activité sismique était plus importante dans les temps anciens, du Néolithique au Moyen-Âge, que dans les temps présents. Les sites archéologiques et les monuments historiques, révélant des épisodes de reconstruction ou réparations suite à des tremblements de terre, en apportent des preuves directes ou indirecte : Sagzabad au III° millénaire avant J.C., Ak-Tapa de 4.000 ans avant J.C., Gowdin-Tapa de 4.000-3.350 ans avant J.C., Marlik de 3.000-2.000 ans avant J.C., Parthian Nesa 10 ans avant J.C., Kangavar Anahita au XVII° Siècle avant JC. et en 224 et en 642, Bishapur en 293, en 302, en 531, en 579 et au X° Siècle, Nishapur multiplees crises sismiques entre 1145 et 1270, et Masjed-e-Jame de Qaen en 1066. Et des séismes de forte magnitude, au moins supérieure à 7.0, de forte intensité au foyer, au moins égale à XI, et d'emprise au moins régionale ou provinciale avaient entraîné le déclin de la civilisation dans les villes de Sagzabad, Marlik, Kumesh, séisme de 856, Zarang, province de Sistan-o-Balouchestan, séismes de 734, 805, et 815, Siraf, séisme de 978 et 1008 , Nishapur, séisme de 1145, 1209, 1251, 1270, 1389, et 1405, et Jizd, séisme de 1336.


Les tremblements de terre historiques.


Au moins neuf tremblements de terre destructeurs sous ou proche de Nishapur/Shadyak ont dévasté la ville, entraînant son déplacement à plusieurs reprises. Presque tous les monuments de la ville de Tabriz ont été détruits ou gravement endommagés par au moins huit séismes de puissante magnitude et de forte intensité, notamment celui du 7 janvier 1780, qui réduisaient toutes les constructions en décombres


Les tremblements de terre au XX° Siècle.


Depuis le début du XX° Siècle, au moins 126.000 personnes ont perdu leurs vies dans des tremblements de terre destructeurs en Iran et dans les Provinces de Kerman et de Sistan-o-Balouchestan.

Les tremblements de terre de Tabas-e-Golshan de 16 septembre 1978 et de Rudbar-Tarom de juin 1990 ont été des séismes dans les plus catastrophiques s'étant produits en Iran :

- Le tremblement de terre de Tabas-e-Golshan, fortement ressenti sur une région de 1.130.000 kilomètres carrés ruinait, ou détruisait à plus de 70% des bâtis, environ quatre-vingt-dix villages, endommageait partiellement cinquante autres villages dans la région, et rayait de la carte la ville de Tabas-e-Golshan. 85% des habitants, 11.000 sur les 13.000 y recensés, périssaient. Les victimes se comptaient à plus que 20.000 ainsi que des milliers blessées.

- Le tremblement de terre de Rudbar-Tarom, détruisant trois villes, - Rudbar, Manjil, et Lowshan -, et 700 villages et endommageant 300 autres villages, avait causé plus 40.000 morts, plus de 60.000 blessés, et 500.000 sans-logis. Presque 100.000 constructions furent détruites, plusieurs milliers de têtes de bétail furent enterrés sous le décombres, et des centaines de fermes et de canaux d'irrigation furent sérieusement endommagés. En outre, 1.200 kilomètres de routes et de voies de communication imposèrent, totalement délabrées, effondrées ou ensevelies sous des milliers de tonnes de débris, à être réhabilitées et reconstruites.


Publié le 27 Janvier 2011 sur

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Un séisme de magnitude 6,1 a frappé le Kuhistoni Badakhshon, Tajikistan, le 24 Janvier 2011

Un séisme de profondeur intermédiaire, de magnitude Mw, - Magnitude du Moment -, 6.0 pour le le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, -CSEM -, et 6.1 pour l'United States Geological Survey, - USGS -, le 24 Janvier 2011 à 02 h 45 Temps Universel, 07 h 45 Heure Locale, a frappé dans le centre du Kuhistoni Badakhshon, - ou Gorno-Badakhshan - , Tajikistan.

Son épicentre se localise, latitude 38.46° Nord et longitude 72.82° Est, à 12 kilomètres au Nord-est de Polna, à 16 Kilomètres au Nord-Est de Pasor, à 19 Kilomètres au Nord-Nord-Est de Raun, à 20 kilomètres au Nord-Est de Rukhch, à 22 kilomètres au Nord du lac Sarez, à 42 kilomètres au Sud-Ouest du lac Karakul, à 90 kilomètres au Sud-Ouest de Karakul, à 103 kilomètres à l'Ouest de Murgob, à 145 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Sary-Tash, à 150 kilomètres au Nord-Est de Khorugh, à 231 kilomètres au Sud d'Os et à 350 kilomètres à l'Est de Dushanbe capitale du Tadjikistan. Son hypocentre à été déterminé à 80 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et à 98.6 kilomètres par l'United States Geological Survey, - USGS. -

D'après les autorités et le porte parole du ministère tadjik des Situations d'urgence, « Il ne semblerait pas que le tremblement de terre ait pu causer des dégâts et aucune victime ne serait à déplorer. ». Même si la magnitude 6.0 suivant le CESM et 6.1 pour l'USGS est forte, la profondeur du séisme, près de 100 kilomètres, à classifier dans la catégorie des tremblements de terre à foyer intermédiaire, - 30 à 150 kilomètres de profondeur -, en modère les effets dévastateurs et destructeurs. En effet, l'intensité, à l'hypocentre, n'est que de V, - Le séisme est ressenti en plein air, les vibrations sont comparables à celles provoquées par le passage d'un gros camion et les dormeurs se réveillent -, sur XII sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, - appelée aussi échelle MSK. -


Fréquence des séismes au Tadjikistan.


Les séismes sont fréquents au Tadjikistan et tout particulièrement dans la Province de Kuhistoni Badakhshon située dans les Montagnes de Pamir, une région pauvre matérialisant 45 % du territoire national tadjik mais ne représentant que 3 % de la population. Les plus hautes montagnes du Pamir, et trois des cinq sommets de plus de 7.000 mètres sont localisés dans la province, avec le Pic de l'indépendance, 7.134 mètres, - à la frontière avec le Kirghizistan -, le Pic Ismail Samani, 7.495 mètres, et le Pic Korzhenevskoi 7.105 mètres.

La province de Kuhistoni Badakhshon présente de hauts risques sismiques et la magnitude des secousses observées y varie de 3 à 8 sur l’échelle ouverte de Richter. Du 01 Octobre 2006 au 31 Décembre 2010, 32 tremblements de terre de magnitude comprise entre 5.1 et 6.5, ont affecté la région et, début janvier 2011, en plein hiver, dans le Massif montagneux du Pamir, un puissant séisme de magnitude 6.3, s'est produit faisant plus de 600 sans-abri. Cette importante sismicité est la conséquence de la double subduction intracontinentale du terrane Tarim sous les chaînes du Tian Chan et du Kunlun-Pamir et aux grands accidents profonds, - chevauchement des Kunlun, etc... -, résultant de la collision, - chevauchements et épaississements crustaux, redressement des structures, etc... -, et de la convergence, -morphogénèse, compression et surrection associés à des décrochements -, entre l'Inde et l'Eurasie.


Publié le 25 Janvier 2011 sur

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20 janvier 2011

Puissant séisme de magnitude 7.4, au Baloutchistan, Pakistan, le 19 Janvier 2011

Un puissant séisme, de Mw, - Magnitude du Moment -, 7.4 révisée 7.2 par l'United States Geological Survey, - USGS -, et d'intensité VII au foyer sur l'échelle MSK, - Medvedev-Sponheuer-Karnik -, a frappé dans la province du Baloutchistan(1) au Sud-Ouest du Pakistan, une région, frontalière avec l'Iran, aride, désertique, avec des montagnes volcaniques,d'une superficie de 343.000 kilomètres carrés et peuplée de près de 10 millions d'habitants, le 18 Janvier 2011 à 20 h 23 Temps Universel, 19 Janvier 2011 à 01 h 23 Heure Locale.


 

Son épicentre, latitude 28.81° Nord, longitude 63.97° Est, se situe à 45 kilomètres à l'Ouest de Dalbandin, à 260 kilomètres à l'Ouest de Kalat, à 281 kilomètres au Nord-Ouest de Khuzdar, à 310 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Zahedan et à 1035 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'Islamabad, capitale du Pakistan. Son hypocentre a été localisé initialement à une profondeur de 10 kilomètres avant d'être étrangement révisé, par l'United States Geological Survey, - USGS -, à une profondeur de 84 kilomètres.

Bien que les rapports annoncent que le tremblement de terre ait été ressenti à travers tout le Pakistan, dans une majeure partie des territoires iraniens et pakistanais, à Delhi en Inde, aux Émirats Arabes Unis, à Dubaï et au Qatar, et que les séismes d'un foyer aussi superficiel, -hypocentre initialement localisé à une profondeur de 10 kilomètres -, aient un potentiel destructeur conséquent pour engendrer des désastres majeurs, ruiner des régions entières et entraîner d'importantes pertes de vie, les officiels ont informé les médias que seulement quelques dégâts et blessés seraient à déplorer et, selon les autorités locales, il n'y aurait aucune victime.


 

A l'épicentre du séisme, la population y est, pourtant évaluée entre 25 et 125 habitants au kilomètres carré. Et si la ville la plus proche et la plus importante, dans la zone épicentrale d'intensité VII, est Dalbandin située à 45 kilomètres de l'hypocentre, les villages de Nuhli, à l'Ouest, de Merui, au Nord-Ouest et de Chacul, au Nord-Est se localisent à plus ou moins 10 kilomètres. Ces villages sont bâtis avec des briques d'argile, délayée et mélangée à de la paille ou de l'herbe sèche hachée, durcies au soleil. Il est vrai que cette région est une zone d'expérimentation militaire, toujours en activité, particulièrement dans les collines de Chagai où se situe un centre de tir de fusées nucléaires. Du reste, en 1998, le Pakistan y avait réalisé un essai nucléaire ce d'autant plus dangereux que cette région pakistanaise, partageant une frontière longue et poreuse avec l'Iran et l'Afghanistan, - et surtout avec les zones de conflit de l'Afghanistan méridional -,est un centre d'activités militantes.

En corrélation avec l'intensité sur l'échelle MSK, - Medvedev-Sponheuer-Karnik -, 2.602.000 personnes seraient exposées à une intensité IV, 969.000 à une intensité V, 223.000 à une intensité VI et 109.000 à une intensité VII. Dans l'ensemble, bien que quelques quelques structures anti-sismiques existent, la population, dans cette région, réside dans des structures extrêmement vulnérables, - briques d'adobe(2) non renforcées par un doublage de briques maçonnées -, aux tremblements de terre.


 

Principales villes de plus de 1.000 Habitants exposées au séisme.


Intensité MSK

Villes

Population

VII

Dalbandin

15.000

V

Kharan

31.000

V

Alaqehdari Deh-e Shu

9.000

IV

Khuzdar

141.000

IV

Khash

70.000

IV

Mastung

29.000

IV

Nushki

28.000

IV

Kalat

27.000

III

Zabol

122.000

III

Chaman

89.000

III

Bela

20.000


 


La province du Baloutchistan, d'une population clairsemée, moins de 50 habitants au kilomètre carré, est située dans une zone sismique très active : Magnitude 6.4 le 03 Octobre 1975, Magnitude 6.0 le 03 Avril 1990, Magnitude 6.1 le 17 Août 1990, Magnitude 7.0 le 27 Février 1997 et Magnitude 7.6 le 8 octobre 2005 générant 73.000 morts et environ 3,5 millions de sans-logis, tous d'intensité au foyer égale ou supérieure à VII. Enfin, ce séisme fait suite aux pluies de mousson catastrophiques qui avaient balayé le Pays du Nord au Sud, en Juillet et en Août 2010 affectant 21 millions de personnes, ruinant des villages entiers, annihilant des milliers d'hectares de terres agricoles, détruisant les industries et faisant, de ces inondations, la plus importante catastrophe naturelle que le Pakistan ait connu dans les temps historiques.


Notes.


(1) Très peu développé économiquement, le Baloutchistan, bien que rattaché au régime fédéral d'Islamabad, vit toujours selon des loi féodales et sous le joug de quelques grands seigneurs, les « Mirs », à qui appartiennent les terres et les populations qui y vivent.

(2) Brique durcie au soleil, fabriquée à partir de terre essentiellement argileuse, délayée et mélangée à de la paille ou de l'herbe sèche hachée.


Publié le 19 Janvier 2011 sur

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12:34 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, pakistan, baloutchistan, dalbandin, nuhli, merui, chacul | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25 décembre 2010

Séisme de magnitude 6.2 sur l'île Bougainville au pied du volcan bouclier pyroclastique Loloru...

Un puissant séisme de magnitude de 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter a frappé l'Île de Bougainville, Papouasie Nouvelle Guinée, le 13 Décembre 2010 à 01 h 14 Temps Universel, 11 h 14 Heure Locale. Son épicentre, latitude 6.563° Sud et longitude 155.640° Est, se situe à 7 kilomètres au Nord-Ouest de Bogisage, à 10 kilomètres au Nord-Est d'Isinai, à 15 Kilomètres au Sud-Est de Taki, à 20 kilomètres au Nord d'Aku, à 20 kilomètres au Nord-Est de Boku, à 27 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Taruba, à 40 kilomètres au Sud-Sud-Est d'Arawa, pour une population de 40.266 habitants, à 105 kilomètres à l'Ouest de Chirovanga sur l'île de Choiseul, Archipel des Salomon, et à 990 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Port Moresby. Son hypocentre a été localisé à 146,9 kilomètres de profondeur, au pied même du volcan Loloru dont le cratère sommital se situe à 5 kilomètres au Nord-Nord-Ouest du foyer sismique.

Aucun dégât, ni blessé n’a été immédiatement signalé par les autorités locales mais les doutes subsistent étant donné l'ampleur de la magnitude et la proximité des villages avoisinants. Et aucune alerte au tsunami n’a été émise par le centre régional d’alerte aux tsunamis, le Pacific Tsunamis Warning Centre, - le P.T.W.C. -, basé à Pearl Harbour, Îles Hawaii.

Le 01 Septembre 2006, un séisme de magnitude 6.8, localisé latitude 6.822° Sud et longitude 155.535° Est, d'hypocentre 45,7 kilomètres de profondeur, avait déjà frappé la région. Les autorités locales avaient déclaré, malgré que le tremblement de terre aurait pu causer des dégâts à cause de son emplacement et de sa magnitude, « … que ni destructions, ni victimes n'avaient été recensées... »


L'Île de Bougainville.


Bougainville, l'une des plus grandes de l'Archipel des îles Salomon, dans le Sud-Ouest de l'océan Pacifique, est une île de Papouasie Nouvelle Guinée. Tectoniquement, elle se trouve prise dans l'étau de deux plateaux océaniques, deux deux rides et de deux fosses parallèles, sur son Nord et son Est, le plateau d'Ontong-Java, la ride Nord-est et la fosse de Nord Salomon, sur son Ouest et son Sud, le plateau d'Entrecasteaux, la Ride d'entrecasteaux et la fosse de Bougainville. En outre, elle est marquée par l'affrontement entre les grandes plaques Pacifique et Australienne dont la convergence se caractérise « par une zone de déformation qui peut atteindre jusqu'à 1.000 kilomètres de largeur. » Celle-ci s'exprime « par deux zones de subductions de sens opposé : la zone de subduction Nouvelle-Zélande-Kermadec-Tonga et la zone de subduction Papouasie-Nouvelle-Guinée- Salomon-Vanuatu. Entre ces deux subductions, se recouvrant en partie, s'ouvrent des bassins océaniques. »


Le séisme du 13 Décembre 2010 et le volcan Loloru.


Code 0505-03

Localisation : Latitude 6.31° Sud à 6.52° Sud

et Longitude 155.37° Est à 155.62° Est,

Volcan bouclier pyroclastique, altitude 1.887 mètres.

Île Bougainville, Papouasie Nouvelle Guinée.

 

Le tremblement de terre, de magnitude 6,2, s'est produit sur le plan de Wadati-Benioff, subduction de la plaque Australienne, à une profondeur de 149 kilomètres, - un séisme dit intermédiaire -, à l'aplomb du volcan Loloru, un volcan situé sur l'arc des Salomon.

Ce volcan pyroclastique, de type bouclier, se situe au Sud-Est de l'Île de Bougainville. Il est à l'origine de la la large et épaisse chape d'ignimbrite qui recouvre, majoritairement la province méridionale de l'île. Son sommet se caractérise par la présence de deux caldeiras imbriquées, et d'un dôme de lave andésitique qui limite un lac en forme de croissant sis sur le bord oriental de la caldeira la plus jeune.

Tout comme le complexe volcanique Taroka et le volcan Takuan, tous deux implantés, le premier en son Nord-Ouest, le second sur son Nord, le Loloru s'est construit dans la caldeira Pléistocène, de dimensions imposantes, 10 kilomètres de large et 15 kilomètres de long, La plus récente des éruptions explosives majeures du Loloru, durant l'Holocène, s'est produite il y a environ 3.000 ans.

Suite au séisme du 16 Août 1995, de magnitude 7.8, foyer localisé à 200 km au Nord-Ouest, le 20 du même mois, des émissions de vapeur, faibles à modérées, blanches étaient observées dans le champ fumerolien principal, sur le flanc de Nord du dôme de lave sommital. Le lac, inclus dans la caldeira, aucune décoloration des eaux et aucune déformation de son niveau n'étant apparentes, paraissait « normal ». Mais depuis 1988, il est constaté une augmentation de chaleur au niveau des sources fumeroliennes et des solfatares, une température évoluant de 80° C, en 1984, 108° C en 1995, et bien supérieure depuis le séisme de magnitude 6.8 du 01 Septembre 2006.

Au différent des précédents tremblements de terre qui s'étaient produits dans un rayon compris entre 100 et 200 kilomètres, des séismes qui n'avaient pas intercédé sur l'activité volcanique apparente du Loloru, le présent séisme a frappé à l'aplomb même du dôme de lave sommital et de la chambre magmatique. Il peut donc être à prévoir, le magma s'élevant, dans l'arc des Salomon à la vitesse de 1,3 kilomètres par jour, une reprise d'activité du volcan Loloru, avec une ou plusieurs éruptions explosives propres aux volcans boucliers pyroclastiques, et, parallèlement, fonctionnant de conserve, des probables manifestations volcaniques pourraient affecter le complexe volcanique Taroka et le volcan Takuan, sous quelques 15 à 20 jours maximum.


Raymond Matabosch.

 

 

Publié le 14 Décembre sur :

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03 novembre 2010

Séisme de Magnitude 5.6, en Serbie, des morts, des blessés et des dégâts importants sont à déplorer

Deux personnes ont trouvé la mort et des centaines ont été blessées dans un séisme d'une magnitude du Moment de 5.6, révisée 5.4 par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, - CSEM -, et 5.3 par l'United States Geological Survey, - USGS -, qui s'est produit sur le territoire de la commune de Kraljevo située dans le district de Raška, en Serbie centrale, le 03 Novembre 2010 à 00 h 56 Temps Universel, 01 h 56 heure locale.

L'épicentre du tremblement de terre, latitude 43.718° Nord, longitude 20.624° Est, se localise à 2 kilomètres au Nord-Est de Kraljevo, à 3 kilomètres au Sud-Ouest de Sirca, à 5 kilomètres au Sud-Est d'Adrini, à 10 kilomètres au Nord-Est de Zica, à 10 kilomètres au Nord-Ouest de Ratina, à 36 kilomètres au Sud-Ouest de Kragujevac, 110 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Nis, à 125 kilomètres au Sud de Belgrade, capitale et la plus grande ville de la Serbie, et à 125 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Pristina, capitale et plus grande du Kosovo. Son hypocentre a été déterminé à 2 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 10 kilomètres de profondeur par l'United States Geological Survey.

 

Le séisme a été fortement ressenti dans la totalité du pays, y compris dans la capitale serbe, Belgrade et à Pristina, capitale du Kosovo. Kraljevo, située à quelques hectomètres seulement de l'épicentre, a subi d'importantes dégradations matérielles. Elle est plongée dans l'obscurité. Les canalisations d'eau sont rompues et les lignes téléphoniques sont interrompues. Son hôpital a également subi des dégâts notables et ne dispose plus que d'une salle opératoire.

Il est encore difficile d’estimer l’ampleur des dégâts qui se sont produits dans la région de Kraljevo. Ceux-ci ne peuvent être que considérables, étant donné que Kraljevo est une ville industrielle et que les bâtiments n’étaient pas conçus pour résister à un séisme. Des séismes, tels que celui-ci et d’une telle amplitude, ne détruisent pas complètement les bâtiments mais causent des dommages sérieux, qui peuvent provoquer l’effondrement ultérieur d’une partie des constructions.

 

La ville de Kraljevo.

 

Kraljevo est le centre administratif du district de Raška. En 2002(1), la ville comptait 57.411 habitants et la municipalité, 92 localités dont elle est le centre, 121.707. Dans les environs de Kraljevo, se trouvent le monastère de Studenica, inscrit en 1986 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, et la forteresse médiévale de Maglič.

Kraljevo est située au centre de la Serbie, au confluent de l'Ibar et de la Morava, dans une vallée qui s'étend entre la Šumadija et les massifs montagneux de Stari Vlah et de Kopaonik. La ville elle-même se trouve à une altitude moyenne de 206 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La section de la Ville de Kraljevo qui est traversée par la Zapadna Morava est couverte de forêts de feuillus dans ses parties hautes et, dans ses parties basses, elle abonde en vergers et en vignes. Les terres proches de la rivières sont propices à l'agriculture. Le principal affluent de la Zapadna Morava est la rivière Gruža. Le secteur traversé par l'Ibar se caractérise par des forêts de hêtres et des chutes d'eau. La rivière elle-même, très poissonneuse, se caractérise par un cours sinueux, avec des gorges aux pentes abruptes. Dans la région de Kraljevo, l'Ibar reçoit sur sa droite les eaux de la Gvozdačka reka et de la Maglasica et, sur sa gauche, la Studenica, la Dubočica, la Pivnica et la Lopatnica. Toutes ces rivières de montagne forment des rapides et des cascades.

Kraljevo est située à proximités des monts Goč, - 1.124 mètres -, Stolovi, - 1.375 mètres -, Troglav, - 1.177 mètres -, Čemerno, - 1.579 mètres - et Radočelo, - 1.643 mètres -.

La région de Kraljevo possède des mines et des ressources géothermiques qui étaient déjà exploitées par les Romains.

 

La cuvette de Caéak-Kraljevo.

 

La cuvette de Caéak-KralJevo est une dépression commplexe sur les bords de laquelle se rencontrent la fois des roches dinariques, des roches eruptives et des roches rhodopiennes, Son ampleur, ses dimensions, son fond en auge et la raideur de ses pentes méridionales sont autant indices qui témoignent de la part qu'à eue l'action tectonique sur sa formation.

D'autre part la présence de grès et de schistes sableux, du Tertiaire inférieur, accrochés sur ses flancs et fortement dérangés indique que affaissement est contemporain de Oligocène. L'absence de Crétacé semble témoigner, enfin, qu'aucune dépression profonde n'existait alors, ce tendant à prouver le caractère très récent de l'affaissement de cette zone.

Une ligne de sources thermales et sulfureuses en marque son rebord méridional, déterminant un centre très important activité sismique en relation avec celui du Kopaonik.

 

Risque sismique.

 

L’activité sismique est relativement importante en Serbie, comme dans l’ensemble de la péninsule balkanique. Depuis 2006, 5 séismes de magnitude comprise entre 4 et 5 sur l’échelle ouverte de Richter, - le 22 mars 2006, les 10 et 11 mai 2006, le 21 novembre 2006 ainsi que le 15 février 2008 -, sont à dénombrer.

Et dès le 7 mars 2010, les directeurs des instituts de sismologie de Serbie et du Monténégro, s’attendent à une recrudescence des activités sismiques dans les Balkans ; « ...nous pourrions connaître une période de forts tremblements de terre, ces derniers n’excluant pas l’éventualité de tsunamis dans l’Adriatique. », d'autant qu'une intense activité sismique perdure, au niveau mondial, depuis trois années.

"...Si celle-ci ne se propage pas, tout particulièrement dans les environs du Chili ou le long de la fosse de la Sunda, d’autres foyers sismiques vont s’activer. Aucune partie du monde, pas moins l'Europe, la France, l'Italie et les Balkans, ne sont à l’abri de tels phénomènes avec des magnitudes égales ou supérieures à 5.5 avec déclenchement de tsunamis en Adriatique et en Méditerranée...(2)"

Pour preuve immédiate :

- à 02 h 51 Temps Universel, 04 h 51 Heure locale, latitude 40.439° Nord, longitude 26.278° Est, un tremblement de terre, de magnitude 5.3 sur l'échelle ouverte de Richter, rivisée à 5.1 par l'United States Geological Survey, a frappé en Turquie Orientale. Son épicentre est localisé à 28 kilomètres au Nord-Ouest d'Eceabat, à 31 kilomètres au Nord-Ouest de Çanakkale et à 120 kilomètres au Sud-Ouest de Tekirdag. Son hypocentre se situe à une profondeur de 9,6 kilomètres.

- et à 18 h 13 Temps Universel, 19 h 16 Heure Locale, latitude 40.06° Nord, longitude 13.20° Est, un séisme de magnitude 5.3 sur l'échelle ouverte de Ritchter s'est produit en Mer Thyrrénienne. Son épicentre est localisé à 96 kilomètres au Sud-Ouest de Forio et à 128 kilomètres au Sud-Ouest de Naples Son hypocentre se situe à une profondeur de 468 kilomètres dans une zone où le volcanisme sous-marin est actif.

En concomitance, des essaims de répliques, de magnitude comprise entre 2 et 3., se produisent, à fréquence rapide, tant en Serbie Centrale qu'en Turquie Orientale.

 

Notes :


(1) Institut de statistique de la République de Serbie.

(2) Etude Séismes au Chili et en Indonésie. Extrait. Raymond Matabosch.

17:10 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, serbie, kosovo, turquie, morts, blessés, dommages | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27 octobre 2010

Un séisme de magnitude 7.7 frappe les îles des Mentawai en Indonésie mais l'alerte au tsunami levée... En résultat, une catastrophe humaine

Un séisme de magnitude du moment révisée de 7,5 à 7.7 a frappé au large des côtes Sud-Ouest du Pulau Sibarubaru, dans le Kepulauan Mentawai, en Indonésie, le 25 Octobre à 14 h 42 Temps Universel, 21 h 42 Heure Locale.

Son épicentre, latitude 3.484° Sud et longitude 100.114° Est, se situe à 211 kilomètres au Sud-Ouest de Sungaipenuh dans la province de Jambi dans le sud de l'île de Sumatra, à 239 kilomètres à l'Ouest de Bengkulu sur la côte Sud-Ouest de l'île de Sumatra, à 280 kilomètres au Sud de Padang capitale de la province de Sumatra occidental, à 305 kilomètres à l'Ouest de Lubuklinggau dans l'extrême Ouest de la province de Sumatra du Sud, à 798 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Jakarta, île de Java, capitale de l'Indonésie.

Son hypocentre a été localisé à 20,6 kilomètres de profondeur, +/- 3.4 kilomètres, par l'United States Geological Survey, et à 10 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen.

La secousse, d'une durée d'environ 3 minutes, a été ressentie jusqu'à Padang. Les habitants, paniqués, se sont préfugiés dans les collines. Rapidement, par l'intermédiaire de son porte parole, Priyadi Kardono. l'agence indonésienne pour les catastrophes naturelles a déclaré « qu'aucune victime, ni aucun dommage n'ont été signalés ». Parallèlement, le centre d'alerte pour le Pacifique, basé aux Etats-Unis, tout en soulignant qu'il n'y avait « pas de menace d'un important séisme destructeur », a diffusé une alerte au tsunami, alerte levée moins de deux heures après la secousse. Par le fait même, les habitants, des îles de l'archipel des Mentawai, ont réintégré leurs villages.


Mais la réalité en est tout autre.


L'archipel des Mentawai est un groupe composé de 4 îles principales, - Siberut, la plus grande de ces îles avec une superficie de 4.030 kilomètres carrés, Sipura, Pagai Utara ou Pagai du Nord, et Pagai Selatan, ou Pagai du Sud -, et d'un essaim d'îlots et de rochers, situé à quelque 150 kilomètres au large de la côte Ouest de l'île indonésienne de Sumatra.

Si les autorités, dans un premier temps, ont bien déclenché une alerte au tsunami, cette alerte ayant été vite levée, un tsunami significatif, provoqué par la violence du séisme, à généré des vagues d'au moins trois mètres de haut et ont frappé de plein fouet l'archipel des Mentawai. Alors que sur l'île de Pagaï Utara, l'eau a atteint les toits des maisons, sur celle de Pagai Selatan, elle a pénétré sur une distance de 600 mètres, à l'intérieur des terres, balayant tout sur son passage, causant de très importants dégâts sur le chapelet d'îles et îlots et entraînant un bilan toujours provisoire de dizaines de morts d'hommes, plus de 217 victimes déjà recensées, et plus de 500 disparus. Dans la réalité des faits, plus de 90% des habitations ont été endommagées dans les secteurs touchés.

Entre autres gros dégâts à déplorer, la secousse principale, suivie du tsunami, a détruit en quasi totalité le village côtier de Betu Monga et, aux heures présentes, seules 65 personnes sur les 200 qui habitent ce village ont été retrouvées. Les autres sont toujours portées disparues, principalement des femmes et des enfants. Et au moins quinze autres villages ont été balayés par la vague géante.

Malheureusement, les opérations de secours sont rendues difficiles par l'isolement de l'archipel des Mentawaï desservi par bateau depuis Padang, 12 heures de traversées, difficiles d'accès et privés de communications. En outre, les conditions météorologiques cataclysmiques, vents violents et trombes d'eau, retardent toutes approches des îles.

Le tsunami provoqué par la secousse sismique a également été ressenti à Singapour et à La Réunion. Seuls de faibles dégâts matériels y ont été constatés.


Les répliques du séisme.


La secousse principale a été suivie d'une kyrielle de répliques de magnitude comprise entre 4.4 et 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter :

- le 25 Octobre : 5.0 à 15 heures 21 Temps universel ; 6.1 à 19 heures 37 Temps universel ; 4.9 à 22 heures 10 Temps universel ; et 6.2 à 22 heures 59 Temps universel ;

- le 26 Octobre : 4.9 à 03 heures 28 Temps universel ; 4.8 à 03 heures 50 Temps universel ; 4.9 à 08 heures 53 Temps universel ; 4.4 à 10 heures 00 Temps universel ; 5.3 à 10 heures 51 Temps universel ; 4.7 à 11 heures 05 Temps universel et à 11 heures 25 Temps Universel ; 5.3 à 11 heures 33 Temps universel ; 4.5 à 14 heures 35 Temps universel ; 4.7 à 14 heures 57 Temps universel ; 5.0 à 19 heures 40 Temps universel et à 23 heures 09 Temps Universel ; et 5.8 à 23 heures 45 Temps universel ;

- le 27 Octobre : 5.1 à 00 heures 04 Temps universel ; 5.0 à 00 heures 17 Temps universel ; et 5.2 à 04 heures 33 Temps universel.


Les séismes sur l'archipel des Mentawai.


La raison principale du tremblement de terre du 25 Octobres 2010 ayant frappé aux îles des Mentawai, sur la Ceinture de Feu du Pacifique, en incombe à la poussée qui se produit à la limite des interfaces des plaques tectoniques et, principalement à la subduction de la plaque australo-indienne, à la vitesse de 5,7 à 6,9 centimètres par an, sous celle de la Sunda.

Aux analyses des éléments en présence, ce tremblement de terre est contiguë à ceux, de magnitude du moment 8.5 et 7.9, qui s'étaient produits, le 12 Septembre 2007, et il apparaît très proche de dite zone de rupture.

Il paraît de toute évidence qu'il s'ajoute à une longue liste de séismes dont les plus marquant en sont ceux :

- du 26 Décembre 2004,, 0 h 58, Temps Universel, 7 h 58 m 53 s, heure locale, un séisme d'une magnitude de 9.3 au large, à 160 kilomètres à l'ouest de Sumatra, à une profondeur de 30 kilomètres, provoque un raz de marée qui touche les côtes d'une dizaine de pays d'Asie du Sud-Est: 220.000 morts, dont 168.000 en Indonésie. Ce séisme est du à la subduction de la plaque indienne sous la plaque Sunda, 6 centimètres/an en moyenne. De très nombreuses répliques dont plus de 500 dans les heures qui ont suivi, se sont produites sur une distance d'environ 1000 kilomètres allant de l'épicentre jusqu'aux îles indiennes d'Andaman et de Nicobar, au nord, le long de la ligne d'affrontement des deux plaques et ont été enregistrées pendant les mois qui ont suivi le paroxysme sismique. Une quarantaine de ces répliques a dépassé la magnitude 6. Parmi elles, deux séismes de magnitude supérieure à 7 se sont produits au large des Îles Nicobar. Le premier, le même jour que le séisme principal, de magnitude 7.3, a eu lieu à 4 h 21, temps Universel, 11 h 21, heure locale, le second, le 24 juillet 2005, à 2 h 12, Temps universel, 9 h 12, heure locale, épicentre situé à 420 kilomètres au sud de Port Blair, de magnitude 7.2.

La rupture, sur une longueur d'environ 1.200 kilomètres, de la faille chevauchante faiblement inclinée vers le nord-est et émergeant en surface au niveau de la fosse de subduction, ayant entraîné des déplacements ont atteint 15 à 20 mètres, en fait le cinquième séisme le plus important du XX° siècle : 4 Novembre 1952, péninsule de Kamchatka, Russie, magnitude 9.0 ; 9 Mars 1957, au sud des îles d'Andreanof, dans les îles Aléouèves , Alaska, magnitude 9.1 ; 22 Mai 1960, dans le sud du Chili, près de Valdivia, magnitude 9.5 ; 27 Mars 1964, Prince William Sound, Alaska, magnitude 9.2.


- du 25 Mars 2005, 16 h 09, Temps Universel, 23 h 09, heure locale, près de l'île de Nias, au large de la côte nord-ouest de Sumatra, un séisme d'une magnitude de 8.7, est localisé à 245 kilomètres au sud-ouest de la ville de Medan, Sumatra, 205 kilomètres de Sibolga, Sumatra, entre les îles de Nias et de Simeulue. Sa profondeur est estimée à environ 30 kilomètres et son épicentre se situe à environ 200 kilomètres au sud de celui du 26 décembre 2004. 2.000 morts et 6.000 blessés, sont à déplorer dans les îles de Nias, Simeulue et les îlots de Banyak. et 80 % des immeubles de la ville principale de l'île, Gunung Sitoli, sont détruits. Ce séisme se classifie parmi les 10 plus violentes secousses du XX° siècle.

Il est surprenant, car rarissime, que deux séismes majeurs surviennent, coup sur coup, dans une même zone : 26 Décembre 2004, magnitude 9.3 avec tsunami et 28 Mars 2005, magnitude 8.7, au large de la côte nord-ouest de Sumatra.


- Et du 30 septembre 2009, un séisme d'une magnitude de 7,6 magnitude a frappé la province de Sumatra occidental. À Padang, des centaines d'habitations se sont effondrées. Au 1er octobre, il se comptait 529 morts pour l'ensemble de la province: 375 à Padang, 75 à Pasaman, 62 à Padang Pariaman, 11 à Pariaman, 3 à Padang Panjang et 2 à Solok.


Le tremblement de terre du 25 Octobre 2010 s'est produit près du bord méridional de la rupture, magnitude estimée à 8.7/8.9 sur l'échelle ouverte de Richter, de 1797 ayant déclenché un tsunami dont la vague faisait entre 5 et 10 mètres. et dans la région de rupture d'un tremblement de terre, magnitude estimée à 8.9/9.1 sur l'échelle ouverte de Richter, en 1833.


En conclusion.


Se situant sur la Ceinture de Feu du Pacifique, dans sa partie la plus sismique, il est  probable, les continents étant rentrés dans la phase de réunification de terres pour une Pangée nouvelle, que la région de l'archipel des Mentawai subisse un mégathrust, dans un avenir plus ou moins proche, de type Big One(1).


Notes


(1) « Le prochain séisme de grande ampleur, un « Big One » dévastateur, où frappera-t-il ? ». Raymond Matabosch. En finalité de rédaction publication en 2011.

04 septembre 2010

Un séisme de magnitude 7,2 frappe sur l'île du Sud, en Nouvelle-Zélande

Un séisme de magnitude 7.4, révisé, dans un premier temps 7.2 puis 7.0, a frappé sur l'île du Sud en Nouvelle-Zélande, le 03 Septembre à 16 h 35 Temps Universel, le 04 septembre 2010 à 04 h 35 Heure Locale.

Son épicentre, latitude 43.30° Sud et longitude 172.01° Est, se situe à 3 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Rockfold, à 4 kilomètres à l'Ouest de Wiev Hills, à 4 kilomètres au Sud-Est d'Olarama, à 7 kilomètres au Nord-Est de Springfield, à 14 kilomètres à l'Ouest d'Oxford, à 45 kilomètres à l'Ouest de Rangiora, à 57 kilomètres au Nord-Ouest de Christchurch, à 185 kilomètres au Sud de Westport, à 305 kilomètres au Nord-Nord-Est de Dunedin et à 325 kilomètres au Sud-Ouest de Wellington, capitale de la New Zélande.

Son hypocentre a été localisé à 10 kilomètres de profondeur, par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, et à 12 kilomètres de profondeur par l'United States Geological Survey.

La secousse principale n'a pas été précédée d'un séisme précurseur mais elle a été suivie de trois répliques de magnitude égale ou supérieure à 5.0, le 03 Septembre à 16 h 52 Temps Universel, latitude 43.55° Sud, longitude 172.42° Est, magnitude 5.7, hypocentre 10 kilomètres de profondeur ; le 03 Septembre à 16 h 59 Temps Universel, latitude 43.57° Sud, longitude 172.35° Est, magnitude 5.5, hypocentre 10 kilomètres de profondeur ; et le 04 Septembre à 04 h 55 Temps Universel, latitude 43.44° Sud, longitude 172.01° Est, magnitude 5.1, hypocentre 8 kilomètres de profondeur; et par une kyrielle de secousses de magnitude comprise entre 2.5 et 4.5.

Suivant les autorités locales, les dégâts seraient étendus, les destructions massives, - routes, ponts, voies de chemin de fer et bâtiments pourtant aux normes anti-sismiques -, et de nombreuses agglomérations seraient privées d'électricité et de gaz, et auraient leurs infrastructures endommagées, - réseaux électriques et de gaz, canalisations d'eau et égouts -, mais il n'y aurait pas de victime : « Nous avons été extrêmement chanceux de ne pas déplorer de décès », a déclaré John Carter ministre néo-zélandais de la Défense civile, excepté qu'à Christchurch, au moins deux personnes auraient été hospitalisées pour des blessures graves ainsi que plusieurs autres légèrement blessées. Et comme Christchurch se situe à 57 kilomètres au Sud-Est de l'épicentre, l'intensité sismique de la secousse, suivant l'échelle MMI, - echelle de Mercalli modifiee -, ne serait que de degré V, qu'en peut-il être des villes et des villages situés dans des zones d'intensité sismique MMI de degré VI, - Rolleston, Rakaia1k, Leeston, Lincoln,... -, VII, - Lake Coleridge, Burnham, Hororata, Kirwee, Courtenay, Oxford,... -, et VIII, sur l'épicentre, - Kowai Bush, Darfield, Annat, Sheffield, Bexley, Coopers Creek... - ? A leur sujet, rien ne filtre des autorités... Seul le silence est pesant...

Le tremblement de terre a été ressenti sur une grande partie de l'Ile du Sud. Et, d'après une affirmation du Centre d'alerte au tsunami pour le Pacifique il n'y aurait aucune menace de tsunami de grande ampleur bien qu'un séisme de cette magnitude pourrait provoquer un tsunami local susceptible d'entraîner des destructions dans un rayon de 100 à 150 kilomètres autour de l'épicentre.

Chaque année, le pays enregistre plus de 14.000 séismes, mais environ 150 à 200 d'entre eux sont ressentis par la population et moins de dix provoquent des dégâts. Le dernier violent séisme, dans l'île du Sud, en Nouvelle-Zélande, de magnitude 7,8, avait frappé la région du Fjiorland le 16 juillet 2009.



La Nouvelle-Zélande.


La Nouvelle-Zélande, un pays de l'Océanie, au Sud-Ouest de l'océan Pacifique, constitué de deux îles principales, l'île du Nord et l'île du Sud, et de nombreuses îles, - certaines d'entre-elles étant même assez éloignées, se délimitant près du centre de l'hémisphère maritime -, beaucoup plus petites, notamment l'île Stewart et les îles Chatham, est située à environ 2.000 kilomètres au Sud-Est de l'Australie dont elle est séparée par la Mer de Tasmanie, la Nouvelle-Zélande est très isolée géographiquement.

Au plan tectonique, la Nouvelle Zélande se situe sur un point triple localisé à l'Est des côtes Nord-Est de l'Île du Sud, à la croisée des plaques océaniques Pacifique et Kermades et de la plaque continentale Indo-Australienne. En outre, l'Île du Nord est bordée, sur ses côtes Nord, par le Bassin Sud-Fidji, sur ses côtes Nord-Nord-Est, par le Bassin de Havre et, sur ses côtes Est pas la Fosse de Kermadec, et l'Île Sud, l'est, de même, sur ses côtes Est, par le Bassin Tasman et sur son extrême côte Ouest et ses côtes Sud-Ouest, par la fosse Puységur.


La Faille Alpine.


La Faille Alpine est une faille majeure à décrochement latéral dextre, orientée Nord-Est, qui marque la frontière intra-continentale entre les plaques Indo-Australienne, à l’Ouest, et Pacifique, à l'Est. Elle fonctionne sur une longueur de 480 Kilomètres, soit sur presque toute la longueur de l'Île du Sud Néozélandaise. Elle est une limite transformante entre les plaques Pacifique et Indo-Australienne. Les Tremblements de terre; tout au long de la faille, et les mouvements de terrain associés résultantes d'un élément de convergence entre les plaques, ont permis la surrection des Alpes du Sud. La présence de cette chaîne, sur la lèvre Sud-Est de la faille démontre l’existence d’une composante compressive et coulissante, - le taux de convergence et de glissement avoisinant 30 à 36 centimètres par an dans la zone centrale, très rapide par rapport aux normes mondiales -, le long de dite faille, ce signifiant que la Faille Alpine recelle une importante composante oblique à forte inclinaison inversée par rapport à son déplacement.

Au Sud-Ouest de l'île du Sud, la faille Alpine s'aligne sur la zone de Ride de Macquarie et sur la fosse Puységur. Cette zone de convergence est caractérisée par des séismes dont les mécanismes au foyer sont de deux types: compressifs et coulissants Le domaine marin, qui s’étend au Sud-Ouest du point d’émergence en mer de la faille se singularise par le passage latéral de la transpression intra-continentale à la subduction sous-continentale très oblique, un situation géologique qui laisserait entrevoir, dans un avenir proche, la naissance d'une subduction dans ce secteur.


Le système de failles Marlborough.


De là, la faille Alpine longe la bordure Ouest des Alpes du Sud, avant de se séparer en une série de petites failles décrochantes dextres, au Nord d'Arthur's Pass, connues sous le nom système de failles Marlborough. Cette série de failles comprend :

- La branche la plus occidentale de la Faille Alpine qui sort en mer de Tasmanie sur la côte ouest de 1’Ile du Sud à l’embouchure du Milford Soun. Au Sud de cette zone, la localisation des séismes et un mécanisme au foyer composite caractérisent un plan de Benioff, penté vers le Sud-Est, atteignant 150 kilomètres de profondeur sous le massif du Fiordland, et marquant la subduction sous-continentale de la plaque Indo-Australienne sous la plaque Pacifique.

- La faille Wairau dont le point d'encrage indéterminé pourrait se situer soit au Sud de la région « The Bends », soit sur son Nord. Dans le premier cas, elle serait un segment de la Faille Alpine. Dans le cas elle serait une faille distincte, longue de 100 kilomètres. Un déplacement de 23 mètres, depuis 5.600 ans environ, a été détecté le long de la faille Wairau et l'intervalle moyen de récurrence, pour les tremblements de terre le long de dite faille si situe dans une fourchette de 1.150 à 1.400 ans, la moyenne de glissement, pour chaque événement, étant estimée à environ 6 mètres. Actuellement, la Faille Wairau, arrivant en fin de période inter-sismique, est en situation lacunaire et représente, de fait, un risque élevé de séisme de forte magnitude.

- La faille Hope, en ligne droite près de 230 kilomètres se poursuit en mer sur au moins 13 kilomètres. Elle se compose de plusieurs segments : la faille de Kelly, le Hurunui, Hope River, Conway et, vers le large, Seaward et Hanmer. Le plus récent tremblement de terre, sur la faille Hope; est le tremblement de terre de North Canterbury, du 01 Septembre 1888, la faille s'étant rompue sur l'ensemble du segment correspondant à la rivière Espérance, provoquant des décalages horizontaux dans les clôtures de ferme de 1,5 et 2,6 mètres de long. Le plus long segment, le segment de Conway, présente au moins 3 événements dont le plus récent s'est produit entre 1720-1840. Tous les segments, - tout particulièrement le segment de Conway et la Ride Jordan -, de la faille de Hope sont susceptibles de provoquer, dans un futur immédiat, des séismes d'une magnitude égale ou suppérieure à 7.5 sur l'échelle ouverte de Richter.

- La faille Awatere, longue de 175 kilomètres, est formé de deux segments principaux: la section Molesworth, au Sud-Ouest, et la section orientale, au Nord-Est, lit de la rivière Awatere. L'intervalle moyen de récurrence, pour le segment Molesworth qui s'est déplacé au moins 2 fois depuis 3.000 ans suite à des glissement d'environ 6-7 mètres, fluctue entre 820 à 950 ans. Le 16 Octobre 1848, la faille s'est rompue sur environ 105 kilomètres de long provoquant un tremblement de terre de magnitude estimée à 7.5. Au différent, le risque sismique, sur la partie Est, doit être considéré comme faible par le fait de son un intervalle de récurrence estimée entre 600 à 2.500 ans, le dernier aléa s'étant produit il y a environ 150 ans, mais... la Terre à ses mystères que l'homme ne sait décrypter...

- La faille de Clarence est la seule faille du système Marlborough à ne pas avoir de jonction certifiée avec la Faille Alpine le Sud-Ouest ni de continuation jusqu'à la côte. Elle s'étend depuis Haupiri, à proximité de la faille Alpine, jusqu'à Ward. Sa partie Sud-Ouest est constituée par les traces nombreuses failles et sa géométrie est transpressive. Elle est à l'origine du soulèvement de l'Inner Kaikoura Range. L'intervalle de récurrence des tremblements de terre se confine dans une fourchette comprise entre 2.000 et 3.500 ans. Cette faille, dextre, se serait déplacée de 76 à 80 mètres depuis la fin du Pléistocène, il y a 18.000 ans environ, entrainant des déplacements, entre chaque événement sismique, de 5 à 7 mètres. Dans sa section Nord-Est de la faute, le glissement moyen est plus élevé, environ 7 mètres et l'intervalle de récurrence y est d'environ 1.500 ans. La probabilité d'un fort séisme est à considérer comme modéré car, s'asseyant sur les données disponibles, il pourrait se produire dans les 50 ou 100 prochaines années.


Les grands séismes en Nouvelle Zélande, sur la Faille Alpine.


La faille alpine et ses ramifications du Nord, système Marlborough, ont connu de forts tremblements de terre au cours des deux derniers siècles :

- 8 Juillet 1843, Wanganui, magnitude estimée 7.0. Ce tremblement de terre qui avait atteint une intensité IX-X sur le échelle de Mercalli avait une durée de quelques minutes. Des dommages importants furent constatés. De nombreux bâtiss et une église en briques, au Pūtiki, furent détruits. Un étalement latéral de la marge de la terrasse de la rivière Whanganui se produisit et entraîna un effondrement d'une section de Shakespeare, barrant la rivière ;

- 16 Octobre 1848, Marlborough, magnitude estimée 7.5. Bien qu'il fut centré dans la vallée d' Awatere dans le district de Marlborough, île du Sud, il avait causé d'importants dommages dans la région de Wellington, et a été ressenti à partir de la Baie d'Hawke, Province de Canterbury. La première secousse s'était produite à 01 h 40, en pleine tempête et sous de fortes pluies. Le choc principal avait duré au moins deux minutes, et avait été suivi, pendant 10 minutes, par de fortes vibrations, et, entre 01 h 40 et 6 h 00 du matin, par environ 100 répliques ;

- 23 Janvier1855, Wairarapa, magnitude estimée 8.1 à 8.3, exceptionnellement important pour un tremblement de terre associée à un mouvement de faille de décrochement. Ce tremblement de terre a été associé, avec un maximum de 18 mètres et des mouvements verticaux de 6 mètres, au plus grand glissement jamais observé sur une faille. Il est aussi associée à la rupture, d'environ 150 kilomètres; de la faille de Wairarapa, causé par la multiplication de ruptures liées à la subduction de la plaque du Pacifique ;

- 01 Septembre 1888, North Canterbury, magnitude estimée 7.3 sur léchelle de richter. Le séisme, ressenti aussi de New Plymouth à Invercargill, avait frappé la région du Nord de Canterbury, à 100 kilomètres au Nord-Ouest de Christchurch et avait causé des dommages aux bâtits sur une région très étendue. Dans la région du Canterbury du Nord de nombreux bâtiments, cause à d'importants glissements de terrain, furent gravement endommagés, en particulier dans la vallée de Hope et dans le Hanmer ;

- 12 Février 1893, Nelson Nelson, magnitude estimée 6,9 ;

- 16 Novembre 1901, Cheviot, magnitude estimée 6,9 ;

- 09 Mars 1929 , Arthur's Pass , magnitude estimée 7.1. De nombreux glissements de terrain furent été déclenchés suite à la secousse principale, endommageant la voie de chemin de fer Midland et les routes. L'autoroute; reliant Canterbury à la côte Ouest, par Arthur's Pass, fut fermée pendant plusieurs mois. De nombreux réservoirs d'eau et des cheminées ont été endommagés ou renversés. Le tremblement de terre, dans la vallée de Trampers Otahake, occasionna l'effondremement, envoyant des débris à 5 kilomètres en aval ;

- 17 Juin 1929, Murchison, magnitude estimée 7,8. Bien que l'épicentre se trouva dans une zone peu peuplée, au nord de Murchison, les secousses furent suffisamment intense pour causer des dommages sur une large zone. Les villes de Nelson, Greymouth et Westport furent touchées et les routes, les bâtiments et les ponts gravement endommagés sur une superficie estimée à 26.000 kilomètres carrés. Les pires dommages résuktèrent des glissements de terrain. La secousse principale fut précédée par plusieurs secousses-précurseurs précurseur. Le tremblement de terre déclencha de nombreux glissements et craa 38 nouveaux lacs, dont le lac Stanley, dont 21 existent encore.

- 03 Février 1931, Hawke's Bay, magnitude estimée 7,8.

- 13 Février 1931, Hawke's Bay, magnitude estimée 7,3.

- 05 Mars 1934, Pahiatua, magnitude estimée 7,6 ;

- 24 Juin 1942,Wairarapa, magnitude estimée 7,2 ;

- 02 Août 1942, Wairarapa, magnitude estimée 7.0 ;

- 24 Mai 1968, Inangahua , magnitude estimée 7,1. La ville fut lourdement touchée par le tremblement de terre. L'ensemble de la population fut temporairement évacuée.

- 06 Février 1995, Est du Cap, magnitude estimée 7.0 ;

- 19 Février 2000, Dannevirke, magnitude estimée 6,1 ;

- 13 Mai 2000 Dannevirke, magnitude estimée 6,5 ;

- 22 Août 2003 Fiordland, magnitude estimée 7,1.

- 22 Novembre 2004, Fosse de Puysegur, magnitude estimée 7,2 ;

- 20 Décembre 2007 Gisborne, magnitude estimée 6,8. Un certain nombre de bâtiments dans le centre de Gisborne furent endommagés. Le quartier central des affaires fut fermé pour permettre aux inspecteurs en bâtiment d'évaluer le montant des dommages.

- 15 Juillet 2009, Fiordland, magnitude estimée 7,8. La libération d'énergie rapporté fut comparé à l'explosion de « 500 millions de tonnes de TNT, et fut 25.000 fois plus puissante que la bombe atomique larguée sur Nagasaki en 1945. » La pointe Sud-Ouest de l'île du Sud, se déplaça de 30 centimètres, Te Anau de 10 centimètres, Bluff 3 centimètres et Dunedin 10 centimètres.

Au cours des mille dernières années, il y a eu quatre ruptures majeures qui se sont produites le long de la faille Alpine provoquant tremblements de terre de magnitude estimée entre 8.0 et 8.5. Elles eurent lieu aux environs des années 1100, 1450, 1620 et 1717, à des intervalles compris entre 100 et 350 ans. Le tremblement de terre 1717 semble avoir impliqué une rupture le long de près de 400 kilomètres, en terme de globalité, sur la « notion » Sud de la Faille Alpine.


Le tremblement de terre du 0 3 septembre, 2010.


Le 3 septembre 2010, Île du Sud, le tremblement de terre paraît être le résultat d'un dérapage, au niveau des Failles Alpine et Hope, impliquant la croûte de la Plaque Pacifique, plongeant sous les collines orientales des Alpes du Sud, sur le bord occidental des Plaines de Canterbury. L'hypocentre du séisme se localise à 50 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Christchurch et à environ 80-90 kilomètres au Sud et à l'Est de l'actuelle limite, - Failles Alpine et Hope -, sous l'Île du Sud, entre les plaques Indo-Australienne et Pacifique. L'aléa sismique, bien qu'hors des marges actives des deux plaques tectoniques, reflète un déplacement latéral sur l'une des nombreuses failles régionales liées et à la Faille Andine et au système de faille de Marlborough.

 

29 août 2010

Magnitude 6.1, Jalisco, Mexique, le 24 Aout 2010.

Le 24 Aout 2010 à 02 h 12 Temps Universel, le 23 Août 2010 à 21 h 12 Heure locale, un séisme de Magnitude du Moment 6.1, a frappé, au large des côtes de l'État de Jalisco, un État du Mexique en bordure de l'océan Pacifique .

Son épicentre, latitude 18.96° Nord, longitude 107.37° Ouest, est situé à 247 kilomètres au Sud-Ouest de Tomatlán, Distances 290 kilomètres au Sud-Ouest de Puerto Vallarta, à 296 kilomètres à l'Ouest de Cihuatlán, à 315 kilomètres à l'Ouest de Manzanillo, à 325 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Autlan et à 855 kilomètres à l'Ouest de Mexico city, capitale fédérale des « Entités fédérales » mexicaines, - ou États-Unis mexicains -.

Son hypocentre est localisé, sur la fracture Rivera, à 20 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 10 kilomètres de profondeur pour l'United States Geological Survey

Le Mexique est une fédération constituée de 31 états libres et indépendants, délimitée au Nord par les États-Unis d'Amériquz, dont il est en partie séparé par le Río Bravo, au Sud par le Guatemala et le Belize, à l'Ouest par Océan Pacifique, et, à l’Est, par l'Océan Atlantique. Il se situe entre le 14° et le 32° parallèle, latitude Nord, sur la plaque tectonique Nord-Américaine, à l’intersection de trois plaques tectoniques, les plaque Pacifique, deux reliquats subductants, - les plaques Rivera et Cocos -, de l'ancienne plaque tectonique, la plaque Farallon, et Caraïbes.

Appartenant à la ceinture de feu du Pacifique, le Mexique est réputé pour être une des zones sismiques les plus actives au Monde : le séisme de Mexico, en 1985, 8,1 de magnitude sur l’échelle ouverte de Richter, avait fait 30.000 victimes environ dont près de 5.000 à Mexico-city. L’activité volcanique, plus de 2.000 volcans actifs ou en sommeil, majoritairement implantés, plus de 1.000 cônes volcaniques et stratovolcans, le long de l'axe néo-volcanique, - la Cordillère Néovolcanique, ou Ceinture Volcanique Transmexicaine qui s'étend depuis la baie de Banderas, sur la côte Pacifique, jusqu'au massif des Tuxtlas, près de la côte du golfe du Mexique -, y est également importante. Le plus jeune volcan du Mexique, le Paricutin, 2.800 mètres, dans le Michoacán, état voisin de l'État de Jalisco, est apparu, dans un champ, en 1943.


La plaque Rivera.


La plaque Rivera, reliquat de la plaque Farallon, est une micro-plaque tectonique située au large de la côte Ouest du Mexique, juste au sud de la péninsule de Baja California. Elle est délimitée, à l'Ouest, par la Ride du Pacifique Oriental, au Sud-Ouest par la très controversée faille transformante, - ou Fracture -, Rivera, au Sud-Est par une zone de déformation et, au Nord par la Fosse d'Amérique Centrale et une autre zone de déformation.

Il est communément admis que la plaque Rivera s'est séparée de la plaque Cocos, située sur son Sud-Est, il y a, environ, 5 à 10 Millions d'années. La subduction de la plaque Rivera, sous la plaque Nord-Américaine, dans la Fosse d'Amérique Centrale a toujours été la cause des plus grands tremblements de terre dans l'histoire du Mexique, y compris, au cours du XX° siècle, celui du 3 Juin 1932 dans l'État de Jalisco. Le séisme avait une magnitude de 8,2 et fut suivi d'une réplique de magnitude 7,8, les deux secousses ayant fait des victimes et des dégâts considérables.

Le 9 Octobre 1995, un tremblement de terre, de magnitude 7.6, causant d'importantes pertes humaines et matérielles, s'est produit sous la région de Jalisco. En outre, un séisme, de magnitude 7.8, a frappé, près de Colima, le 24 Janvier, 2003.


La plaque Farallon.


La plaque Farallon, ainsi nommée par la présence des îles Farallon situées à l'Ouest de San Francisco, est une ancienne plaque océanique entrée en subduction, sous la côte Ouest de la plaque tectonique Nord Américaine, au Jurassique, lors de la dislocation de la Pangaea.

Au fil du temps, sous la poussée conjointe, d'Ouest en Est de la plaque Pacifique et d'Est en Ouest de la plaque Nord-Américaine, la partie centrale de la plaque Farallon a été totalement subductée sous la partie Sud-Ouest de la plaque lithosphèrique supportant l'Amérique du Nord.

Les résidus fossiles de la plaque Farallon sont les actuelles plaques Juan de Fuca, Explorer et Gorda qui continuent à s'enfonçant sous la partie Nord de la plaque Nord-Américaine, les plaques Rivera et Cocos plongeant sous l'Amérique centrale et la plaque de Nazca s'enchâssant sous la plaque Sud-Américaine.

La subduction de la plaque Farallon a, également, transporté d'anciens arcs insulaires et divers fragments de croûtes continentales, appelés terranes, permettant leur agglomération, une majeure partie de son Ouest étant composée par ces terrains accrétés, avec la plaque Nord-Américaine.


La fracture Rivera.


Les données bathymétriques et les mécanismes au foyer des séismes, le long de la zone de fracture de Rivera, permet d'individualiser, le long de dite zone de fracture, trois segments distincts sub-linéaires.

Cette zone de fracture n'est, en aucune mesure, une faille transformante classique aux normes actuellement admises et acceptées par les collèges scientifiques, c'est, au différent, une zone d'accommodation et/ou d'hébergement entre deux systèmes d'épandage. Le segment occidental, dans l'axe de la faille de San Andreas et du Golfe de Basse Californie, rayon de rotation Nord 54° Ouest, appartient à ce système, le segment oriental, dans l'axe de la Ride Est-pacifique, rayon de rotation Nord 85° Ouest, fonctionne avec le dit système. Le segment central, dans un axe Nord-Ouest, rayon de rotation Nord 72° Ouest, relie les deux systèmes.

14 août 2010

Un séisme 7.1 de magnitude dans la Cordillère Royale Andine, le 12 Août 2010 : Recrudescence prévisible du volcanisme en Equateur dès la Mi-Novembre.

Un séisme de Magnitude du Moment 7.1 a frappé au cœur de la jungle amazonienne et a secoué, durant environ 40 secondes, l’Équateur et le Pérou, jeudi 12 Août 2010 à 11 h 54, Temps Universel, 06 h 54 Heure Locale. L'U.S. Geological Survey a, à plusieurs reprises, - l'étalonnant, initialement, à 6.9, puis à 7.2, à nouveau 6.9, avant de l’établir, définitivement, à 7.1 -, révisé son estimation de la magnitude du séisme.

Une seule personne, dans un port de pêche Sud-Ouest blessée par un mur qui s’est effondré, et des dommages légers, dans des bâtiments dont une caserne de pompiers qui a eu un mur qui s’est écroulé, sont à signaler.

L’épicentre, localisé latitude 1.260° Sud et longitude 77.312° Ouest, se situe à 62 kilomètres au Sud-Est de Tena, à 145 kilomètres à l'Est d'Ambato, à 155 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Riobamba, à 155 kilomètres au Sud-Sud-Ouest de Nueva Loja et à 175 kilomètres au Sud-Est de la capitale équatorienne, Quito. Son hypocentre a été déterminé à 200 kilomètres de profondeur par le Centre sismologique Euro-Européen et à 211 kilomètres de profondeur par l'U.S. Geological Survey.

Aucune réplique de magnitude égale ou supérieure à 4.0 n'a été détectée, ensuite, jusqu'à 04 h 39 Temps Universel, le 14 Août 2010, magnitude 4.4, épicentre à 58 kilomètres au Sud-Est de Téna et à 140 kilomètres à l'Est d'Amboto, et d'hypocentre 194 kilomètres de profondeur.

Le foyer sismique se contingente, à quelques 50 kilomètres, au pied d'un arc volcanique composé d'une trentaine d'édifices dont nombre d'entre eux sont actifs à très actifs dont, tout particulièrement, le Sangay, le Tunguruhua, l'Amboto, le Cotopaxi, le Sumaco,... et le Reventador.

Le 05 Août 1949, un séisme de magnitude 6,8, avait frappé dans la région d'Ambato et avait causé la mort de 3.000 personness. Les villes de Guano, de Patate, de Pelileo et de Pillaro avaient été totalement détruites, tout comme l'avait été un tiers de la ville d'Ambato. D'importants dommages s'étaient produits dans les provinces de Tungurahua, Chimborazo et Cotopaxi et des glissements de terrain avaient bloqué les routes et les cours d'eau dans toute la région d'Ambato.

Ce tremblement de terre majeur, le plus puissant connu en Équateur après le séisme de magnitude 7.2, au large des côtes équatoriennes, en 1998, s'est produit dans les profondeurs intermédiaires de la lithosphère de la plaque de Nazca.

Les séismes, en Équateur et dans la plupart des Pays d'Amérique du Sud occidentale sont générés par les tensions résultant de la subduction continue de la plaque tectonique océanique de Nazca sous la plaque tectonique continentale d'Amérique du Sud.

À la latitude du tremblement de terre, la plaque de Nazca se déplace dans un axe Ouest-Est et, au niveau de la fosse Pérou-Chili, plonge sous la plaque d'Amérique du Sud à une vitesse d'environ 7 centimètres par année. En outre la subduction Nazca est active, sismiquement, jusqu'à environ 650 kilomètres de profondeur.

Ce séisme s'est produit sur un segment, de la plaque de subduction, génèrant de fréquents tremblements à des profondeurs focales étalonnées entre 160 à 200 kilomètres. Pour mémoire, en 1974, l'hypocentre de la secousse sismique, de magnitude 6.7, situé 60 kilomètres au Sud-Ouest du présent séisme, était localisée à une profondeur de 170 kilomètres.

En toute chose, les tremblements de terre qui ont des profondeurs focales comprises entre 70 et 300 kilomètres sont communément dénommés « tremblements de terre de profondeur Intermédiaire. » Ils se différencient des tremblements de terre à « foyer superficiel », moins de 70 kilomètres de profondeur, et des tremblements de terre à « foyer profond », de profondeur comprise entre 300 et 700 kilomètres.

En règle générale, les tremblements de terre de profondeur intermédiaire causent moins de dégât en surface que les tremblements de terre à foyer superficiel de magnitudes similaires et ils sont ressentis à grandes distances de leurs épicentres.

Au plan sismique, se produisant dans les entrailles profondes des arcs et des cordillères volcaniques, ils agissent tels des moteurs enclenchant, dans les 3 à 6 mois, suivant la secousse, soit une recrudescence dans l'activité d'un volcan, soit une reprise d'activité dans les édifices en repos ou en sommeil. Aussi est-il à penser que des cônes volcaniques, tels le Sangay, le Tunguruhua, l'Amboto, le Cotopaxi, le Sumaco,... ou le Reventador, voire autres moins connus, dans la Cordillère Royale Andine, ne connaissent des regains d'activé ou ne rentrent en éruption après de longs mois ou de longues années de mise en sommeil, à partir de la mi-Novembre 2010.

11 août 2010

10 Août 2010, un séisme de Magnitude 7.5 déclenche une nouvelle crise sismique au Vanuatu

Le 10 Août 2010 à 05 h 23 Temps Universel, 16 h 23 heure locale, un séisme :

- de Magnitude du Moment 7.5, latitude 17.53° Sud et longitude 168.04° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur pour le C.S.E.M., - le Centre Sismologique Euro-Européen -,

- de Magnitude 7.3, latitude 17.561° Sud et longitude 168.028° Est, hypocentre 35 kilomètres de profondeur pour l'U.S.G.S, - l'United States Geological Survey -.

a frappé au large des côtes Ouest de îles de Lelepa et de Tranquility et Nord-Ouest des îles Eretoka et Vaté, - appelée aussi Éfaté -, dans la Mer de Corail.

Son épicentre se situe à 18 kilomètres au Nord-Ouest de Sunae à 20 kilomètres au Nord-Ouest de Natapao, à 22 kilomètres au Nord-Ouest de Port Havannan, à 25 kilomètres au Nord-Ouest de Manga'as, à 35 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Port-Vila, capitale de la République du Vanuatu, à 240 kilomètres au Sud-Sud-Est de Luganville et à 255 kilomètres au Nord-Nord-Ouest d'Isangel.

Ce séisme a été précédé de deux secousses sismique, le 07 Août 2010, la première de magnitude 5.0 à 07 h 02 Temps Universel, latitude 13.42° Sud et longitude 167.90° Est, d'hypocentre 160 kilomètres de profondeur, la seconde de Magnitude 5.5 à 12 h 51 Temps Universel, latitude 15.19° Sud et longitude 167.48° Est, d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur.

Il a été suivi du 10 au 11 Août, par 11 répliques de magnitude comprise entre 5.0 et 5.9 dont :

- 10 Août 2010 à 09 h 54 Temps Universel, latitude 17.70° Sud et longitude 167.64° Est, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.2 ; à 11 h 49 Temps Universel, latitude 17.39° Sud et longitude 167.88° Est, hypocentre 25 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.2 ; à 12 h Temps Universel, latitude 39 17.45° Sud et longitude 167.76° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.0 ; à 19 h 05 Temps Universel, latitude 17.74° Sud et longitude 167.82° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.2 ; à 21 h 58 Temps Universel, latitude 17.52° Sud et longitude 167.64° Est, hypocentre 140 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.0 ; à 23 h 18 Temps Universel, latitude 14.42° Sud et longitude 167.26° Est, hypocentre 203 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.8 ; et 06 h 14 Temps Universel, latitude 17.42° Sud et longitude 167.85° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.4

- 11 Août 2010 à 01 h 22 Temps Universel, latitude 17.25° Sud et longitude 168.17° Est, hypocentre 156 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.0 ; à 03 h 29 Temps Universel, latitude 17.96° Sud et longitude 167.57° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.3 ; et à 03 h 35 Temps Universel, latitude 17.32° Sud et longitude 167.84° Est, hypocentre 43 kilomètres de profondeur, Magnitude 5.9

et par une kyrielle de répliques de magnitude comprise entre 3.5 et 4,9 dont, le 10 Août 2010, à 12:12 Temps Universel, latitude 17.91° Sud et longitude 167.66° Est, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, Magnitude 4.7 ; à 07 h 18 Temps Universel, latitude 17.89° Sud et longitude 168.00° Est, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, Magnitude 4.8 ; 08 h 02 Temps Universel, latitude 17.63° Sud et longitude 167.75° Est, hypocentre 30 kilomètres de profondeur, Magnitude 4.9 ; et à 09 h 21 Temps Universel, latitude 17.97° Sud et longitude 167.40° Est, hypocentre 35 kilomètres de profondeur, Magnitude 4.3.

Le centre d'alerte au tsunami du Pacifique précise que, sur le plan local, un ou des tsunamis sont possibles à cause de glissements de terrain sous-marins et a enregistré une vague de 23 centimètres. à Port Vila. Au demeurant, il ne signale pas de risque au-delà d'une zone, en regard de l'épicentre, de plus de 100 kilomètres ce qui, à son dire, met Nouméa, la Californie, l'Oregon, l'État de Washington, la Colombie Britannique et la côte de l'Alaska. hors de danger.

Les îles volcaniques du Vanuatu forment l'arc des Nouvelles Hébrides qui s'est édifié à la suite de la subduction, à la vitesse de 11,8 centimètres par an en moyenne, de la plaque indo-australienne sous le bassin nord-fidjien. L'archipel, long de 900 kilomètres, du Nord au Sud, est constitué par plus de 80 îles et d'innombrables îlots et rochers, ceinturés de corail, dont une douzaine d'îles principales. Les villages coutumiers, établis non loin du rivage, sont souvent dissimulés par l'impressionnante végétation. Et, à cause de l'isolement important des îles, plus de 100 langues y sont parlées par seulement 200.000 habitants.

Le tremblement de terre du 10 août, 2010 s'est produit à la limite des plaques Australo-indienne et Pacifiques, au cœur de la Mer Corallienne dans le région Sud-Ouest du Pacifique. Dans cette zone océanique la plaque Australienne s'y déplace, à une vitesse d'environ 8,5 centimètres par an, dans un axe Nord-Est par rapport à la plaque Pacifique. La plaque Australienne plonge sous les archipels du Vanuatu, des Salomon et de Papouasie-Nouvelle-Guinée le long des fosses du Vanuatu, de San Cristobal, - ou Sud Salomon -, et de Nouvelle-Bretagne.

Les poussées de la plaque Australienne sous la plaque Pacifique se caractérisent par la présence d'une zone de déformation pouvant atteindre jusqu'à 1000 kilomètres de largeur et s'exprimant par deux zones de subductions de sens opposé : la zone de subduction Nouvelle-Zélande-Kermadec-Tonga et la zone de subduction Papouasie-Nouvelle-Guinée- Salomon-Vanuatu. Entre ces deux subductions, se recouvrant en partie, s'ouvrent des bassins océaniques.

Le séisme du 10 Août, par son emplacement, sa profondeur, et son mécanisme focal s'associe à cette zone subduction sise le long de la limite des plaques Pacifique et Australienne.

Ce tremblement de terre est situé à peu près 500 kilomètres au Sud d'une séquence de grands tremblements de terre de subduction qui se sont produits en octobre de 2009 : Le 7 octobre 2009, deux secousses de Magnitude 7.7 et 7.8 frappaient, au large du Vanuatu, à 15 minutes d'intervalle. Elles étaient suivie, une heure après, par une secousse de Magnitude 7.4, et, le 8 Octobre par deux autres de Magnitude 6.6 et 6.8 après la secousse se produisaient le jour suivant.

Il ne faut point omettre, pour compléter le tableau sismique, que le 27 mai dernier, localisé à 100 kilomètres au Nord de cette séquence des 7 et 8 Octobre 2009, un séisme de Magnitude 7.1 s'y était aussi produit.

La région du Vanuatu connaît un niveau très élevé d'activité sismique, avec un plancher maximum de 350 kilomètres sous les îles composant l'archipel des Nouvelles Hébrides, avec, depuis 1973, près de 50 événements d'ampleur 7.0 et plus y ayant été enregistrés.

16:17 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vanuatu, port-vila, séisme, tremblement de terre, plaque tectonique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

01 juillet 2010

Deux séismes de magnitude 4.2 frappent en deux régions de France : Des séismes naturels ou induits ?

 

Le territoire français a été frappé, le 30 Juin 2010, par deux séismes, tous deux de magnitude 4,2 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité « feutre », - pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, CSEM, France -, donc d'intensité inférieure à 1 sur l'échelle Mercalli modifiée, d'une durée maximum de 10 secondes pour le plus long des deux :

- Le premier, à 07 h 15 Temps Universel, 09 h 15 heure locale, en Vendée. Son épicentre se localise, latitude 46.41° Nord et longitude 0.79° Ouest, à 2 kilomètres au Nord-est de Doix, à 3 kilomètres à l'Est de Montreuil, à 3 kilomètres au Sud-Est de Fontaines, à 5 kilomètres au Sud-Ouest de Saint Martin de Fraigneau, à 5 kilomètres au Nord-Ouest de Saint Pierre le Vieux, à 6 kilomètres au Nord-Ouest de Maillezais, à 7 kilomètres au Sud de Fontenay-le-Comte et à 109 kilomètres au Sud-Est de Nantes. Son hypocentre a été évalué à 2 kilomètres de profondeur.

- Le second, à 11 h 53 Temps Universel, 13 h 53 heure locale, en Tarentaise. Son épicentre se localise, latitude 45.43° Nord et longitude 6.41° Est, à 2 kilomètres au Nord-est de Saint François Longchamp 1650, à 4 kilomètres au Sud-Ouest de Vamorel, à 4 kilomètres au Nord-Ouest de Deux Nants, à 4 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de La Sauce, à 5 kilomètres au Nord-Nord-Est de Longchamp, à 5 kilomètres à l'Ouest de Saint Jean de Belleville, à 9 kilomètres au Nord-Ouest de Saint Martin de Belleville, à 28 kilomètres au Sud d'Albertville et à 60 kilomètres au Nord-Est de Grenoble.


Pour mieux comprendre l'intensité « feutre », intensité inférieure à 1 sur l'échelle de Mercalli modifiée qui a été conçue pour décrire les effets d'un séisme, à un endroit donné, sur des objets naturels, sur des installations industrielles et sur les êtres humains :

- Intensité I décrivant les séismes non ressentis, ou seulement ressentis par quelques personnes dans des circonstances très favorables. Sous certaines conditions, certains effets peuvent être notés dans la région immédiate affectée par une secousse. Les oiseaux et les petits animaux semblent perturbés ; rarement des nausées ou des étourdissements sont ressentis ; et quelquefois les arbres, les structures, les liquides et les étendues d'eau peuvent s'agiter, et les portes peuvent se balancer très lentement.

- Intensité II décrivant les séismes ressentis par quelques personnes, surtout par celles situées aux étages supérieurs des maisons ou par des gens nerveux ou sensibles. Certains effets peuvent être perçus comme pour l'intensité I, mais avec légèrement plus de vigueur, tel, par exemple, le balancement possible d'objets délicatement suspendus...

- Intensité III décrivant les séismes ressentis par plusieurs personnes à l'intérieur des structures. Souvent le mouvement est semblable à une vibration rapide. Au début, nombre de personnes ne se rendent pas compte qu'il s'agit d'un séisme d'une durée appréciable et quelquefois estimée. Les vibrations sont analogues à celles causées par des camions légers passant tout près ou par des camions lourds circulant à bonne distance. Les objets suspendus peuvent osciller légèrement. Le mouvement peut être plus notable aux étages supérieurs des hautes structures. Les voitures en stationnement peuvent osciller légèrement.

- etc... etc..., l'échelle de Mercalli Modifiée allant jusqu'à XII.


A la lecture de certains compte-rendus, - presse écrite, parlée ou télévisuelle, et témoignages d'habitants -, concernant ces deux séismes :

- Pour le premier qui a affecté la Vendée, il peut être lu que le tremblement de terre, précédé et accompagné d'un grondement souterrain plus ou moins fort, a été largement ressenti sur une quarantaine de kilomètres autour de l'épicentre localisé entre Doix, Montreuil, Fontaines, Maillezais et Fontenay Le Comte. Certains témoins, situés dans un périmètre de 10 kilomètre autour du foyer, ont même déclaré qu'ils avaient entendu une forte détonation.

- Pour le second qui a affecté la région de la Tarentaise, en Savoie, les mêmes signes sont explicités. Le tremblement de terre, précédé et accompagné d'un roulement souterrain comme le passage d'un camion à proximité, a, lui aussi, été ressenti modérément à faiblement par la population sur une quarantaine de kilomètres autour de l'épicentre localisé entre Saint François Longchamp, Valmorel et La Sauce et, tout autant, certains témoins, habitant Tours en Savoie, ont entendu un bruit de type explosif.

des interrogations se posent car leurs hypocentres identiques, 2 kilomètres de profondeur, sont sub-affleurants.


En effet, de tels témoignages devraient classifier des séismes de magnitude au moins égale ou supérieure à 5.0/5.5, d'Intensité IV, voire V, sur l'échelle de Mercalli modifiée et non d'intensité « feutre » comme déterminée par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, CSEM, France :

- L'intensité IV décrit un tremblement de terre qui est ressenti à l'intérieur des constructions par de nombreuses personnes, à l'extérieur par quelques-unes. Des dormeurs légers sont réveillés la nuit. Seules les personnes ayant été éprouvées par un séisme important auparavant sont apeurées. Les vibrations perçues sont semblables à celles émises par le passage, tout près, d'un camion lourd. Les fenêtres, les portes, la vaisselle et la verrerie vibrent. Comme si un corps lourd avait heurté l'immeuble ou comme si un objet lourd était tombé dans la maison, les murs craquent, les objets suspendus se balancent vigoureusement, les liquides dans les contenants ouverts sont agités et les voitures en stationnement oscillent.

- La magnitude 4.0 à 4.9 génère des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement et des dommages importants peu communs et la magnitude 5.0 à 5.9 peut causer, quant à elle, de légers dommages aux édifices bien construits et des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes.


En outre, trois types de séismes peuvent être déterminés :

Les séismes tectoniques, ou séismes naturels, de loin les plus courants, sont bien expliqués par la tectonique des plaques et sont dus au jeu d'une faille et à la rupture soudaine des roches. Ces séismes ont des foyers superficiels de 0 à 60 kilomètres, de profondeur en moyenne, de profondeur intermédiaire, de 60 à 300 kilomètres de profondeur, ou profonds, de 300 à 700 kilomètres. Tous ces séismes, d'origine tectonique, sont toujours suivis de répliques dont certaines sont souvent plus meurtrières que la secousse principale.

Dans cette catégorie, il se peut y rajouter les séismes d'implosion consécutifs à l'effondrement de cavités naturelles situées dans des strates de gypse ou dans les karsts calcaires, les poches de dissolution d'évaporites, les gouffres de quartzites précambriens, les cavités volcaniques, les grottes marines, ou à l'effondrement lié à un grand glissement de terrain. Ces séismes ont des foyers superficiels, de 0 à 10 kilomètres de profondeur

Les séismes volcaniques accompagnent les éruptions volcaniques et servent à la prévision des éruptions. Ils résultent de la fracturation des roches provoquée par l'intrusion de magma, au dégazage d'un volcan ou à l'oscillation propre du réservoir magmatique.

Exceptés les tirs nucléaires, les séismes artificiels, ou séismes induits, hypocentres sub-affleurants compris entre 0 et 3 à 5 kilomètres de profondeur, dus à certaines activités humaines telles que barrages, mise en eau d'un barrage, pompages profonds, exploitation de gaz ou de pétrole, extractions minières, tirs d'exploration sismique, tirs de mines et carrières, explosions souterraines, effondrements d'anciennes mines..., sont, généralement, de « petits » séismes de magnitude maximum ne dépassant pas 4.5.


Certes, en Vendée, à la limite du Massif Armoricain, les secousses sont fréquentes et des failles seraient actives. Elles correspondraient aux marges de terranes ou de microplaques précambriennes, l'Armorica, l'Avallonia et l'Ibérica, à l'origine de l’orogenèse hercynienne du Massif Armoricain, il y a 350 à 450 millions d’années, qui continueraient, par secteurs, soit à coulisser, soit à converger, soit à diverger.

Certes, la chaîne des Alpes bouge régulièrement et la faille bordière de Belledonne, longue d'une cinquantaine de kilomètres et passant près de Grenoble, remontant la vallée de l'Isère, et par Pontcharra, Montmélian, les Bauges, arrivant jusqu'à Albertville, reste très active.

Mais de là à expliquer la forte détonation afférente au séisme vendéen, et le bruit explosif perçu lors du tremblement de terre savoyard, la magnitude de 4.2 étant plus que modérée, cela paraît fort improbable d'autant que :

- Une manifestation similaire, non considérée comme séisme par la station de Lormes, dans la Nièvre, dépendant du CEA-DAM, bien qu'une magnitude équivalente à 4.0/4.3 ait pu en être déterminée, s'est produite le 29 Juin 2010, à 9 h 22, à Toulouse et dans toute la région toulousaine, le Gers et le Tarn. La déflagration a été forte, un bruit sec plutôt aigu, et a fait vibrer les vitres et le sol. Pour seule explication, il a été fait état d'un bang supersonique... fort étrange car le bruit a été entendu simultanément et instantanément en tous lieux concernés par le bruit de l'explosion.

- Un même phénomène, une magnitude équivalente à 3.9/4.1 ayant pu être déterminé, avait affecté la région de Rennes le 18 Mars 2010 à 11 h 39, à l'Est de Rennes vers Cesson Sévigné et de Bédée à Vitré, un phénomène de même non répertorié secousse séismique par le RéNaSS, le Réseau National de Surveillance Sismique.

- etc... etc...


Alors, séisme artificiel ? ou séisme naturel ?

La profondeur de l'hypocentre et les explosions entendues laissent à penser à deux séismes induits.

Mais de quelle nature ? La question est posée.... Les autorités y répondront-elles ?

28 juin 2010

Le Sulu Range, sur l'Île de Nouvelle Bretagne, vers une nouvelle éruption comme en 2006 ?

Code 0502-09

Localisation : Latitude 5.50° Sud et Longitude 150.942° Est.

Stratovolcan, altitude 610 mètres, Île de Nouvelle Bretagne, Papouasie-Nouvelle Guinée.


Le 24 Juin 2010, à 05 h 32 Temps Universel, 15 h 32 Heure Locale, un séisme de magnitude 6.3 sur l'échelle ouverte de Richter, magnitude du moment 6.1, a encore frappé l'île de Nouvelle Bretagne, tout particulièrement la province de Bangula, dans le Nord-Est des montagnes de Nakanaï. Son épicentre, localisé latitude 5.53° Sud et longitude 151.13° Est, se trouve à 10 kilomètres au Nord-Nord-Est de Siwanpuna, à 15 kilomètres au Sud-Est de Malasi, à 20 kilomètres au Sud-Est de Sulu, à 110 Kilomètres à l'Est de Kimbe et à 618 kilomètres au Nord-Est de Port Moresby.

Son hypocentre se situe à 51 kilomètres de profondeur, sous le complexe volcanique basaltique et rhyolitique du « Sulu Range », un chevauchement de petits stratovolcans, de dômes de lave, de maars, - Kaiamu -, de solfarates et de marmites de boue, - région hydrothermique de Walo -, le Mont Malopu, - aussi appelé Malutu ou Malobu -, 610 mètres, à l'extrémité Sud-Ouest du complexe, en étant le point culminant. Un évent de ce complexe, bien qu'aucune éruption historique ne fut ni connue, ni référencée, à prime abord le Mont Ruckenberg, 565 mètres, mais plus exactement le Mont Karai, 500 mètres, entre les édifices volcaniques Ubia et Ululu, est entré en éruption le 07 Juillet 2006, son activité éruptive se prolongeant jusqu'en Octobre de la même année.

Dès le mois de février 2006 un changement notoire, ralentissement de l’activité photosynthétique de la végétation, dessèchement des formations végétales, désertification des dômes..., était constaté sur les versants de la chaîne de « Sulu Range ». Sans éruption historique connue et recensée, cette chaîne volcanique était considérée comme « éteinte » donc laissée sans surveillance. Même si, en 1985, un tremblement de terre, de magnitude 7.0 avait frappé le Sud-Est de la chaîne du « Sulu Range », même si, après le dit séisme, une source thermale est apparue sur le flanc du cône Karai, même si la raison en a été, de toute évidence, l'inflation du dôme avec des remontées magmatiques, difficile, lors, de se prononcer sur les intellections physiques qui ont entraîné le dessèchement de la végétation et la désertification locale qui en ont découlé.

C'est vite oublier, sans comptabiliser ceux de magnitude inférieure, qu'au moins cinq séismes de magnitude égale ou supérieure à 5.0, l'épicentre se situant à quelques 5 à 25 kilomètres du Mont Karai et du complexe de « Sulu Range », ont frappé le Nord-Est des montagnes de Nakanaï entre le 20 Mars 2003 et le 28 Mai 2006 : deux le 20 Mars 2003, de magnitude de 5.4 et d'hypocentre à 40 kilomètres de profondeur ; un le 30 Septembre 2005, de magnitude 6.5 et d'hypocentre 31 kilomètres de profondeur ; un le 29 Mars 2006, de magnitude 5.0 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur ; et un le 28 Mai 2006, de magnitude 6.4 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur.

En référence à la sismicité et au volcanisme inhérents aux arcs volcaniques, le complexe « Sulu Range » se situant sur l'arc insulaire Bismarck, l’examen des enregistrements des séismes et la localisation de leurs foyers, contribuent à déterminer une relation exponentielle, dans le temps, entre les phénomènes sismologiques et volcaniques. En cela, sur l'île de Nouvelle Bretagne, tous les séismes intermédiaires (1), entre 33 et 70 kilomètres de profondeur, de magnitude égale ou supérieure à 6.5/7.0, hypocentre localisé sous un volcan, ou à sa périphérie immédiate dans un rayon de 15 à 20 kilomètres, ont tous été suivis d’éruptions violentes de ce volcan même si celui-ci est considéré comme « somnolant », « endormi », voire « éteint », les éruptions modérées, elles, ayant été précédées par des séismes de magnitude comprise entre 5.0 et 6.5, d'une part ; d'autre part, l'intervalle de quelques mois existant entre le moment où s'est produit le séisme et l'instant où le volcan entre en éruption, dépend de la profondeur du foyer du ou des séismes intermédiaires précurseurs et de la nature éruptive du volcan lui-même, actif, en sommeil ou, - les solfatares et les fumerolliens et certains bâtis volcaniques après 1.000 ou 2.000 ans d'inactivité -, considéré éteint ; et, enfin, le rapports distance entre le foyer sismique, la chambre magmatique et la cheminée volcanique, et l'intervalle de temps découlant du type du volcan et du caractère de ses éruptions, pour les arcs volcaniques, la montée du magma variant entre 0,2 à 0,5, suivant le temps d'inactivité effective de l'édifice, et 2,5 kilomètres par jour(2).

Dans le cadre d'une éruption volcanique, le magma est amené à se frayer et s'ouvrir un passage pour s'exhausser jusqu'à la surface et s'épancher. Il résulte, de ce processus physique, géothermique et tout autant mécanique, le magma provoquant des séismes de faible puissance sur son parcours ascendant, que les roches « encaissantes », se faisant, elles, de moins en moins denses et la force d'Archimède ne suffisant plus au magma pour monter, sont fracturées sous la contrainte exercée car une éruption ne peut être possible que si une quantité suffisante de magma, généralement plus ou moins 100 kilomètres cubes, s'est accumulée dans une chambre.

Pour les volcans considérés « en sommeil » ou « éteints », ce processus est plus lent et, il arrive souvent, avant que l'éruption finale ne se déclenche, qu'un certain nombre d'entre elles avortent et se transforment en phénomènes paravolcaniques tels que des exutoires fumerolliens, mares de boues, mofettes, solfatares et apparitions de sources d'eaux chaudes ou thermales. Ainsi en est advenu, pour le Mont Karai, en 1985, faisant suite au séisme du 30 Septembre 2005, de magnitude 6.5, la survenue de sources d'eau chaudes qui se sont mises à sourdre sur les pentes de l'édifice et la formation d'épisodes fumerolliens occasionnels se reproduisant et s'amplifiant, son foyer se situant sur ou en périphérie immédiate, lors de chaque nouveau tremblement de terre affectant le Nord-Est des montagnes de Nakanaï et le complexe du « Sulu Range. »

En regard du « Sulu Range », après plusieurs éruptions avortées, l'activité sismique, annonciatrice d'une phase éruptive, a réellement débuté le 06 juillet 2006 par un essaim de tremblements de terre, d'intensité I à IV sur l'échelle Mercalli modifiée, ressentis de Kimbe jusqu'à Bialla et Mamota, à une distance approximative de 16 à 20 kilomètres. Les secousses, - une toute les une à deux minutes durant les deux premières semaines de l'aléa volcanique -, ont été accompagnées, dans les secteurs Nord-Ouest et Sud de la chaîne du « Sulu Range », entre les cônes d'Ubia et d'Ululu, au-dessus du dôme sommital du Mont Karai, de grondements et d'émissions modérées de vapeur blanche et de cendres.

Tous les cours d'eau prenant leur source sur les pentes des monts jumeaux, le Ruckenberg et le Karai, à cause de la multiplication des secousses, et l'augmentation de la température, tant du sol que des eaux, prennent une teinte laiteuse qui devient vite boueuse. Et les éruptions, panaches de cendres, de gaz et de nuées et coulées pyroclastiques ont commencé dès le 07 juillet. Elles sont devenues moins importantes à partir du 10 juillet et elles ont persisté jusqu'au 11 Septembre 2006.


En conclusion :


L'Île de Nouvelle-Bretagne se situe sur l'une des zones les plus mobiles de la planète, la ceinture orogénique péripacifique ou cercle de feu du Pacifique qui est la plus active du globe tant sur le plan éruptif que sismique, plus précisément sur la « ceinture orogénique téthysienne », du nom de l'Océan Téthys, en finalité de disparition, dont sont nées les montagnes qui vont de la zone caraïbe à l'Indonésie et à la Mélanaisie.

La structure du relief est due à la subduction compressive de la plaque continentale Australienne, de poussée Nord, sous la plaque océanique Pacifique, de poussée tangente vers l’ouest, dès le Crétacé. A l’éocène, cette collision entraine, d'une part, diverses ruptures dans les plaques Australienne et Pacifique favorisant la formation des microplaques Bismarck Nord, Manus, Bismarck Sud et Mer des Salomons, et, d'autre part, un épanchement de lave créant un arc volcanique, aujourd'hui fossile, dont le Sud de l'Île de Nouvelle-Bretagne est issu. Au pléistocène, résultant de la subduction de la microplaque Mer des Salomons sous la microplaque Bismarck Sud, un nouvel arc, caractérisé par de grands volcans actifs, - Garbuna Group, Garua Harbour, Bola, Dakataua, Pago, Lolo, Sulu Range, Hargy, Bamus, Ulawun, Lalobau, Rabaul, Tavui... -, s’établit plus au Nord, c'est la naissance du Nord de l'Île de Nouvelle-Bretagne.

Si un parallèle est établi entre le séisme du 28 Mai 2006, de magnitude 6.4 et d'hypocentre 40 kilomètres de profondeur, véritable précurseur de l'éruption du Mont Karai, débutée les 06 et 07 Juillet suivant, et le tremblement de terre du 24 Juin 2010, de magnitude 6.1 et d'hypocentre 51 kilomètres de profondeur, tous deux s'étant produits dans la périphérie immédiate du complexe « Sulu Range », il ne serait pas surprenant qu'une activité éruptive modéré n'affecte, dans les prochaines semaines, le dit complexe volcanique.

Et s'il s'avère qu'une activité volcanique soit la résultante du tremblement de terre du 24 Juin, hypocentre 51 kilomètres de profondeur, celle-ci pourrait démarrer aux environs du 15 Août 2010. En effet, c'est 40 jours après le séisme du 28 Mai 2006, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, que le volcan Mont Karai est rentré en éruption, le magma s'étant élevé à la vitesse de 1 kilomètre par jour.


Notes


(1) Conventionnellement les séismes, suivant la profondeur de leur foyer, sont classifiés : de 0 à 33 Kilomètres de profondeur, séismes superficiels ; de 33 à 70 kilomètres, séismes intermédiaires ; et de 70 à 700 kilomètres, les hypocentres pouvant atteindre de telles profondeurs, - Îles Fidji, Colombie... -, séismes profonds.

(2) Les séismes volcaniques et les arcs insulaires. Raymond Matabosch. En cours de finalité de rédaction. 2010.

19 juin 2010

Les Îles d'Andaman frappées par un séisme majeur de magnitude 6.1, le 18 Juin 2010.

 

Le 18 Juin 2010 à23 h 09 Temps Universel, 19 Juin 2010 à 04 h 39 Heure Locale à l'épicentre,

- pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, un séisme de magnitude 6.1, - ensuite revu à 6.0 puis à 5.9 -,  latitude 13.34° Nord, - ensuite rectifiée 13.30° -, et longitude 93.05° Est, - ensuite rectifiée 93.03° - , à frappé sur Sound Island, une île à l'Est de l'ïle d'Andaman, dans la Mer d'Andaman ;

Détermination de l'hypocentre, d'après le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen.


- pour l'U.S. Géological Survey, un séisme sous marin, à la côte -14 mètres, de magnitude 5,9, latitude 13.245° Nord et longitude 93.086° Est, dans la Mer d'Andaman, à frappé au large de la côte Est de l'Île d'Andaman.

Détermination de l'hypocentre, d'après l'U.S. Géological Survey.


Son épicentre se situe à 188 Kilomètres au Nord de Bombuflat, à 191 kilomètres au Nord de Port Blair et à 358 kilomètres au Sud-ouest de Labutta et son hypocentre se situe

- à 40 kilomètres,  - ensuite revu à 25 kilomètres -, de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen ;

- à 27.2 kilomètres, +/- 6.4 kilomètres, de profondeur pour l'U.S. Géological Survey.

Suivant les autorité, ce séisme considéré comme modéré, bien que d'intensité VIII à l'épicentre, n'aurait fait ni victimes, ni dommages.

La mer d'Andaman ou Mer de Birmanie, considérée comme une extension de l'Océan Indien, se situe au Sud-Est du Golfe du Bengale, au Sud de Myanmar, - ex Birmanie -, à l'Ouest de la Thaïlande et à l'Est de l' îles Andaman, archipel indien Andaman-Nicobar. Du Nord au Sud, sa longueur est d'environ 1.200 kilomètres et sa largeur, d'Est en Ouest, de 650 kilomètres et elle développe une superficie de 797.700 kilomètres carrés. D'une profondeur moyenne de 870 mètres, elle atteint une profondeur maximale de 3.777 mètres dans le bassin d'Andaman. Tectoniquement elle est implantée sur deux microplaques, la plaque birmane qui regroupe toute sa région Est, les îles Andaman et Nicobar et l'ouest de la pointe nord de l'île de Sumatra, et la plaque de la Sunda.

Ces microplaques auraient été d'appartenance de la grande plaque eurasienne, mais elles se sont formées lorsque la plaque indienne est rentrée en collision avec l'Eurasie et à créé, il y a environ 3 à 4 millions d'années, un bassin d'arrière-arc, un bassin marginal qui deviendra la mer d'Andaman.

Par effet de la subduction de la plaque indienne, à une vitesse dite « soutenue » de 16 centimètres par an, sous la plaque birmane, un arc insulaire s'est ainsi formé donnant naissance au volcanisme : les volcans Barren, actif, et Narcodam, réactivé après le séisme, magnitude 9.1, du 26 Décembre 2004, et une kyrielle d'édifices volcaniques sous marins.

18 juin 2010

Les îles Kouriles frappées par un séisme de magnitude 5.9, le 18 Juin 2010.

Le 18 Juin 2010, à 02 h 23 Temps Universel, 14 h 23 Heure locale, un séisme sous-marin, de magnitude 5.9, à frappé au large de la côte Sud de l'île volcanique Iturup/Etoruf, en surplomb de la fosse Kouriles-Kamchatka. Son épicentre, localisé latitude 44.533° Nord et longitude 148.634° Est, à la côte -523 mètres, se trouve à 79 kilomètres au Sud de Sentyabrskiy, à 100 kilomètres au Sud-Est de Kuril'sk, à 284 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Nemuro, à 385 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Kushiro, et à 475 kilomètres à l'Est-Nord-Est d'Obihiro. Son hypocentre se localise à 48,1 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie, 8 minutes plus tard, d'une réplique de magnitude 4.0, d'hypocentre similaire, 50 kilomètres de profondeur, et son épicentre a été localisé, dans le même secteur marin, latitude 44.38° Nord et longitude 148.71° Est.

Une alerte tsunami a été lancée mais elle a été vite suspendue.

Les îles Kouriles, rattachées à l'oblast de Sakhaline, administrées par la Russie mais dont les Kouriles Méridionales sont revendiquées par le Japon sous le nom de Territoire du Nord, sont un archipel d'îles volcaniques s'étendant, sur environ 1.300 kilomètres, de l'extrême Nord-Est d'Hokkaido, Japon, à la pointe Sud de la péninsule du Kamchatka, Russie. Elles séparent la mer d'Okhotsk, à l'Ouest, de l'Océan Pacifique, à l'Est. La chaîne se compose de 22 îles principales, la plupart ayant une activité volcanique, de 36 petits îlots et d'une kyrielle de petits rochers, pour une superficie totale de 15.600 kilomètres carrés.

Ces îles font partie de l'arc volcanique Kouriles-Kamchatka et sont implantées sur l'anneau tectonico-vulcanien cerclant l'Océan Pacifique, le « Ring of Fire » ou « Cercle de Feu du Pacifique. » Elles sont les parties sommitales émergées de strato-volcans sous marins résultant de la subduction de la plaque Nord-Pacifique sous celle d'Okhotsk, une subduction formant la fosse Kouriles-Kamchatka se situant à quelques 200 kilomètres à l'Est de la chaîne îléenne qui compte environ 100 volcans, dont 40 sont actifs, de nombreuses sources chaudes et des sites fumerolliens.

L'activité sismique, de forte intensité et de magnitude majeure, y est fréquente. En 1963, un séisme de magnitude 8.5 et le 15 Novembre 2006, un de magnitude 8.3, y sont enregistrés, l'un et l'autre entraînant des tsunami avec des vagues de plus de 1;5 mètre de haut qui ont atteint les côtes de la Californie.

L'île Iturup-Etorofu-to, situé près de l'extrémité Sud de la chaîne Chishima, entre l'île Kunashiri, à 19 kilomètres au Sud-Ouest, et l'île Urup, à 37 km au Nord-Est, est la plus grande des îles des Kouriles Méridionales et elle est, aussi, la plus septentrionale de ces îles. D'une longueur de 200 kilomètres pour une largeur de 27,07 kilomètres, elle couvre un espace de 3.139 kilomètres carrés. Massif volcanique, une série d'une douzaine de volcans actifs, sur un axe Nord-Est/Sud-Ouest forment son épine dorsale de l'île, le Stokap , le plus élevé d'entre eux, dans la partie centrale, culminant à 1.634 mètres.

Le Kurils-Kamchatka-Trench, la fosse Kouriles-Kamchatka, une fosse océanique, de 10.542 mètres de profondeur maximum, s'étend depuis la triple jonction, fosse Kouriles-Kamchatka, faille Ulakhan et fosse des Aléoutiennes, au Nord, jusqu'à la Fosse du Japon au Sud. Parallèlement, à la formation de la zone de subduction qui a créé l'arc insulaire volcanique des îles Kouriles ainsi que celui du Kamchatka, la fosse a pris naissance à la fin du Crétacé. De nos jours, la plaque du Pacifique est en cours de subduction sous la plaque d'Okhotsk, lithosphère continentale et océanique, le long de la tranchée, à la vitesse de 9,5 centimètres par an, ce qui entraîne un volcanisme maximal, violent et paroxysmique et une intense sismicité.

16 juin 2010

16 Juin 2010, un séisme meurtrier, magnitude 7.0, frappe en Nouvelle Guinée Orientale, Indonésie.

Le 16 Juin 2010, à 03 h 16 Temps Universel, 12 h 16 Heure Locale, un séisme sous marin, dans le Bassin Sarera, de magnitude 7.1 sur l'échelle ouverte de Richter, de magnitude du moment 7.0 et d'intensité VIII sur l'échelle MSK, a frappé la Nouvelle-Guinée occidentale, en Indonésie. Son épicentre, latitude 2.13° Sud et longitude 136.53° Est, se localise à 119 kilomètres au Sud-Est de Biak, à 195 kilomètres au Nord d'Enarotali, à 250 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Manokwari, et à 468 kilomètres de Jaya Pura. Son hypocentre se situe à 20 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, et à 28.8 kilomètres de profondeur pour l'U.S. Geological Survey.

La secousse principale a été précédée par un séisme précurseur, à 03 h 06 Temps Universel, de magnitude 5.8 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et magnitude 6.4 pour l'U.S. Geological Survey, et d'hypocentre 10 kilomètres de profondeur ; et suivie de plusieurs répliques de magnitude 5.0, à 03 h 38 Temps Universel, de magnitude 6.2, à 03 h 58 Temps Universel. A partir de 05 h 31, Temps Universel, magnitude 4.6, 05 h 43 magnitude 4.6, 06 h 10 magnitude 5.1, et 06 h 20 magnitude 4.8, les épicentres des répliques se sont déplacées vers la région de Biak.

Suivant les autorités locales, le séisme aurait fait au moins deux victimes, sur le Pulau Japen et endommagé des habitations. Une alerte au tsunami a été lancée avant d'être levée une heure plus tard.

La secousse a provoqué des scènes de panique dans ces Pulau, notamment à Japen, où quelques 150 habitations ont été gravement endommagées et où une église s'est effondrée, alors qu'à Biak, les habitants sont précipitamment sortis dans la rue et nombre d'entre eux, par crainte d'un tsunami, se sont réfugiés dans les hauteurs.

La secousse a été ressentie également dans toute de Nouvelle Guinée, dans tous les pulau au large des côte Nord et Est de l'île, dans la Bassin Saneira, la Mer de Bismark, la Mer des Salomon et la Mer des Philippines, et jusqu'aux îles Salomon, Guam, Mariannes du Nord, Marshall et Nauru, et en Micronésie, et tout particulièrement à Manokwari, située à 250 kilomètres de l'épicentre, où tout a tremblé pendant environ 40 secondes.

L'île de Nouvelle Guinée, orientée Nord-Ouest/Sud-Est, mesure environ 2.400 kilomètres de long pour 700 kilomètres de large, du Nord au Sud. Une longue chaîne de montagnes, culminant à 4.884 mètres au Puncak Jaya, dans les monts Maoke, sépare l'île d'Est en Ouest en deux moitiés presque égales. Des glaciers recouvrent les plus hauts sommets. Les côtes sont marécageuses et une grande partie de l'intérieur des terres est recouverte de forêts humides et denses, composées d'une végétation tropicale où l'on trouve de l'ébène, du bois de santal, du cèdre et des camphriers. Les plaines sont fertiles, mais l'absence d'une infrastructure de transport a jusqu'ici empêché leur développement. Le sous-sol renferme des gisements d'or, d'argent, de platine et de cuivre, ainsi que des gisements de pétrole et de gaz naturel. De très nombreux archipels, Îles de l'Amirauté, Archipel Bismarck, Îles du Duc-d'York, Archipel d'Entrecasteaux, Îles Green, Louisiades, Îles Mussau, Îles Salomon et Îles Schouten, se situent au Nord et à l'est de l'île.

La Papouasie Nouvelle-Guinée et les territoires indonésiens de l'Iran Jaya Timur, de l'Iran jaya Tengah et de l'Iran Jaya Barat, formant l'île de Nouvelle Guinée, et leurs îles et îlots attenants, ainsi que les îles Solomon, situés sur « la ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, sont régulièrement le théâtre de secousses sismiques.

En effet, le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe sous la plaque Australienne, subduction, entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l'Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons. Au niveau de la Nouvelle-Guinée, les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 centimètres par an, avec un maximum de 24 centimètres par an au Nord des Tonga.

15 juin 2010

Le 15 Juin 2010, un séisme de magnitude 5.8, épicentre sur la faille de San Andréas, frappe la Baja California, au Mexique.

Le 15 Juin 2010 à 04 h 26 Temps Universel, le 14 Juin 2010 à 21 h 26 Heure Locale, un séisme de magnitude du moment 5.8 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, 5.9 révisé 5.7 pour l'United States Geological Survey, a frappé, à moins de 3 kilomètres à l'Ouest de la faille de San Andréas, la région frontalière États Unis-Mexique, en Baja Californie.

Son épicentre, Latitude 32.60° Nord et longitude 115.94° Ouest, se localise à 8 kilomètres au Sud-Est d'Ocotillo, à 24 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Seeley, à 26 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Jacumba Hot Springs, à 36 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'El Centro, à 44 kilomètres à l'Ouest de Mexicali et à 104 kilomètres à l'Est de Tijuana.

Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 6.9 kilomètres de profondeur pour l'United States Geological Survey.

La secousse principale a été suivie par une trentaine de répliques. Ni victimes, ni dégâts n'ont été recensés dans l'immédiat, mais la secousse a été ressentie à travers la région, jusqu'à Los Angeles où des immeubles ont tremblé. Elle a également fait trembler un stade où se jouait un match de baseball, à San Diego.

Dans l'Etat de Basse Californie, au Mexique, Un séisme puissant de 7,2 de magnitude, le 05 Avril 2010, avait fait 2 morts et 233 blessés.

14 juin 2010

14 Juin 2010, Tremblement de terre en Afrique du Sud, près de Soweto.

Le 14 Juin 2010, à 11 h 51 Temps Universel, 13 h 51 heure locale à l'épicentre, un séisme, de magnitude 5.0, à frappé la région de Far West Rand gold mines, Province de Gauteng, en Afrique du Sud.

Son épicentre, localisé latitude 26.54° Sud et longitude 27.32° Est, se trouve à 2 kilomètres au Sud-Ouest de Taaiboschspruit, à 5 kilomètres au Sud de Deelkrai, à 7 kilomètres au Sud-Sud-ouest d'Elansridge, à 20 kilomètres au Sud-Ouest de Fochville, à 23 kilomètres au Sud de Carltonville, à 30 kilomètres au Sud-Ouest de Westonaria, à 60 kilomètres au Sud-Ouest de Soweto et à 70 kilomètres au Sud-Ouest de Johannesburg.

Son hypocentre, suivant le South African Seismological Network, se situe à 2 kilomètres de profondeur et, suivant le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, à 10 kilomètres de profondeur, en surplomb du Rift Valley, prolongation du Rift East African et du Rift Central, marquant la séparation entre les plaques africaine, à l'Ouest, et somalienne, à l'Est, l'U.S. Geological Survey annonçant, quant à lui, 41.2 kilomètres de profondeur, une localisation incertaine à +/- 28.5 kilomètres..

En règle générale, la séismicité de l'Afrique du Sud est typique à celle affectant les régions d'intra-plaque Le régime séismique normal d'une région de ce type est caractérisé par une activité dite « de niveau modéré » n'excédant pas 5.0/5.2 de magnitude, avec des foyers sismiques aléatoirement distribués dans l'espace et le temps. Audifférent, les régions centre et Nord-Est présentent les caractéristiques du système africain de faillage afférent au Rift Esat African, et à ses prolohgation, Rift Central et Rift Valley.

La région centrale de l'Afrique du Sud, - provinces de Gauteng, du Nord-Ouest... -, est, en outre, exposée aux séismes induits résultant des exploitations profondes des mines d'or par explosifs. Une deuxième source, importante, de tremblements de terre induits est le lac Kariba, au Zimbabwe.

Le séisme qui a affecté, ce jour, la région du Far West Rand gold mines, est, de par la faible profondeur de son foyer, très probablement, un séisme induit.

13 juin 2010

Séisme de magnitude 7.5, au large des côtes Ouest des Îles Nicobar, le 12 Juin 2010.

Le 12 Juin 2010, à 19 H 26 Temps Universel, 0 h 56 le 13 Juin 2010, à Port Blair, Andaman et 02 h 26 à Aceh, Sumatra, un séisme de magnitude du moment évaluée à 7.7 dans un premier temps mais reclassifiée à 7.5, a frappé, en arrière de la fosse d'Andaman, au large de la côte Ouest des îles Nicobar, dans l'Océan Indien. Son épicentre, localisé latitude 7.78° Nord et longitude 91.89° Est, se trouve à 155 kilomètres à l'Ouest de Mohean, à 434 kilomètres au Nord-Ouest de Sabang et à 443 kilomètres au Sud de Port blair, et son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 35 kilomètres de profondeur pour l'U.S. Geological Survey. Une alerte tsunami, vite levée, a été lancée pour les pays du Sud-Est asiatique et les îles proches du foyer.

La secousse principale a été suivie par 8 répliques de magnitude comprise entre 4.6 et 5.3 :

le 12 Juin 2010, à 22 h 58, magnitude 4.8 ; et à 22 h 44, magnitude 5.3 ; et le 13 Juin 2010, à 02 h 50, magnitude 4.8 ; à 12 h 57, magnitude 4.6 ; à 07 h 36, magnitude 4.6 ; à 07 h 05, magnitude 5.1 ; à 06 h 26, magnitude 5.1 ; et à 04 h 01, magnitude 5.0.

La région englobant l'archipel d'Andaman-Nicobar et l'île de Sumatra est une zone frontière entre quatre plaques tectoniques. Les plaques indienne et australienne s'y enfoncent sous les plaques birmane et Sunda, - zone de subduction matérialisée par la fosse de la Sunda morcelée en fosse d'Andaman et fosse de Sumatra jusqu'au point quadruple localisé au Nord de Kuenen Rise, et, leur faisant suite, la fosse de Java -, à une vitesse voisine de 5 centimètres par an.

La déformation de la région, induite par cette convergence rapide, d'une part et, d'autre part, par la présence de deux dorsales, - la dorsale d'Andaman à l'Est et celle centrale de l'Océan Indien, à l'Ouest -, l'enserrant dans sa tenaille, est accompagnée par la naissance de très forts séismes le long de la fosse d'Andaman tels les séismes de 1833, magnitude proche de 9.0 et de 1861, magnitude 8.5, rompant l'interface de subduction sur près de 500 kilomètres pour le premier, près de 250 kilomètres pour le second et relaxant des dizaines d'années de charge de contraintes par l'intercession de glissements sismiques évalués entre 10 et 12 mètres d'amplitude pour le premier, entre 7 et 9 mètres pour le second.

En 1935 et en 1984, des séismes plus modérés ont, de même, rompu de petites régions jouxtant ces ruptures majeures. Et, tout comme ce fut le cas pour le séisme du 26 Décembre 2004 à 0 h 58 Temps Universel, 7 h 58 heure locale à Sumatra le 27 Décembre 2004, l'un des plus importants jamais enregistrés, avec une magnitude actuellement estimée, magnitude du moment 9.0, un aléa sismique suivi de plus de 500 répliques, dont une s'étant produite le même jour et atteignant la magnitude 7.3, aucun événement sismique majeur n’était connu, à ce jour, dans la région « avant fosse d'Andaman » jouxtant, à l'Ouest, les îles Nicobar.

Tout comme la subduction de la plaque australienne sous la plaque Sunda est à l'origine des archipels volcaniques de la Sonde, celle de la plaque indienne sous la plaque birmane est, elle, à l'origine de la formation des archipels volcaniques d'Andaman et de Nicobar. En outre, la dorsale, présente dans la mer d'Andaman, fut, il y a quatre millions d'années, l'élément déclenchant de la formation de cette mer et de l'éloignement des îles Andaman et Nicobar de la péninsule Malaise.

Enfin, il est à préciser, en premier point, que les plaques tectoniques Philippines, Sunda, Birmane et Inde s'étaient détachées du super continent Gwandana et qu'elles appartenaient à la plaque australienne avant, de même de s'en détacher ; en second point que la fosse de la Sunda et, par elle, ses trois segments fosse d'Andaman, fosse de Sumatra et fosse de Java, s'est formée il y a, environ, 55 millions d'années, les plaques indienne et australienne, plus vieilles, donc plus lourdes, subductant sous les plaque birmane et Sunda ; et, en troisième point, que la fosse de Sunda, dans sa globalité, recule, la courbure de l'avant fosse accumulant, ainsi, des charge de contraintes durant des dizaines, voire des centaines, d'années...

16:40 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : séisme, tsunami, nicobar, andaman, tremblement de terre, sumatra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

02 juin 2010

Le 02 Juin 2010, un séisme de magnitude 6,2 réactive le volcanisme sur l'île de Nouvelle Bretagne en Papouasie Nouvelle Guinée.

Un séisme de magnitude 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VII sur l'échelle MSK, a frappé, à 09 h 28 Temps Universel, 19 h 28 heure locale, au large du bassin du Bassin Solomon et à la perpendiculaire de la fosse de le Nouvelle Bretagne, ou fosse Bougainville, l'île de Nouvelle Bretagne en Papouasie-Nouvelle Guinée. Son épicentre, situé latitude 6.16° Sud et longitude 149.42° Est, se trouve à 15 kilomètres à l'Ouest de Kandrian, à 105 kilomètres au Sud-uest de Kimbe et à 444 kilomètres au Nord-Est de Port moresby. Son hypocentre se localise à 35 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie d'une réplique de magnitude 4,8, quelques deux heures plus tard, à 21 h 46 Temps Universel.

L'île de Nouvelle Bretagne, - anciennement dénommée Nouvelle-Poméranie -, est une une île très montagneuse avec des composantes volcaniques et karstiques. Sur l'île, il y a cinq volcans actifs et seize sont dormants. Elle se situe à la frontière de deux microplaques, la microplaque de la Mer de Salomon subductant, à la fosse de Bougainville, à la vitesse de 8,6 centimètres par an, sous la microplaque de Bismark Sud.

La plaque de Bismarck Sud est une microplaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Elle est généralement associée à la plaque pacifique. Elle couvre une partie de l'archipel Bismarck, Nouvelle-Bretagne, une partie de la côte Nord-Est de la Nouvelle-Guinée, le Nord-Ouest de la Mer des Salomon et le Sud de la mer de Bismarck. La plaque de Bismarck Sud est en contact avec les plaques Woodlark, de Bismarck Nord, de Manus et de la Mer des Salomon. La plaque de la Mer des Salomon est, elle, généralement associée à la plaque australienne.

La Nouvelle-Bretagne est une île très étroite née suite à un soulèvement géologique. Elle a une longueur d'environ 600 kilomètres et une largeur de 80 kilomètres au maximum à une superficie est de 36.520 kilomètres carrés et est peuplée par plus de 400.000 habitants austronésiens : tribus Tolai, Baininger, Kilenge, Lakalai et Sulka.

Sur cette île de Nouvelle-Bretagne, plusieurs volcans, en conjonction avec une augmentation du nombre de séismes, en moyenne 8 à 10 par période de 7 jours de magnitude toujours supérieure à 4.0 accédant souvent à des magnitudes supérieures à 6.0, - 6 depuis le 01 Janvier 2010 -, se produisant, depuis le début janvier, tant au niveau de la microplaque de Bismark Sud qu'au niveau de celle des Salomon, sont dans une phase de forte activité. Dans cette région de Nouvelle-Bretagne, l'activité sismique et volcanique est particulièrement intense et plusieurs autres volcans sont en activité quasi-permanente, quoique de manière intermittente.

Nid de volcans(1) et ceinture de feu du Pacifique, l'archipel de Papouasie-Nouvelle-Guinée et celui de Bismark font partie de l'arc mélanésien et d'une zone d'affrontement, la faille de Bougainville, sous forme de phénomène mécanique de subduction, entre les plaques tectoniques indo-australienne et Pacifique. Aussi les tremblements de terre et les tsunamis en résultant sont relativement communs en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle Bretagne.

Bien que le séisme se soit produit le long de la faille dite de « le cercle de Feu », aucun dégât, ni blessé, n'a immédiatement été signalé, et le Centre d'alerte au tsunami du Pacifique, situé à Hawaï, précise qu'il n'y a « pas d'inquiétudes majeures concernant un tsunami ». Au différent, plusieurs volcans proches émettent des nuages de cendres laissant présager une ou plusieurs nouvelles éruptions ou des réactivations imminentes.


Notes :


(1) Les volcans de Nouvelle Bretagne : Complexe Langila, stratovolcans ; Arage, stratovolcan et geysers ; Complexe Mundua, stratovolcans ; Garove stratovolcan ; Dakataua caldeira ; Bola stratovolcan ; Garua harbour volcan ; Complexe Garbuna, stratovolcans ; Lolo, stratovolcan ; Pago, caldeira ; Complexe Sulu range, stratovolcans et fumeroles ; Hargy, stratovolcan ; Bamus, stratovolcan ; Ulawun, stratovolcan ; Lolobau, caldeira ; Rabaul, stratovolcan ; Tavui, caldeira

01 juin 2010

Alors que les catastrophes naturelles s'accumulent au Costa Rica, un fort séisme de magnitude 6.2 frappe, le 01 Juin 2010, sa côte pacifique.

Le Costa Rica subit actuellement de très fortes précipitations et les pluies engendrent de nombreux dégâts : inondations, glissements de terrains, routes barrées et dégradées, ponts emportés... Les régions les plus touchées sont : la côte pacifique, le Guanacaste, le nord du pays et la route Panaméricaine coupée en plusieurs endroits, notamment vers le « Cerro de la muerte. »

Après de nombreuses secousses sismiques, de magnitude comprise entre 4.0 et 5.5, qui ont affecté la côte Pacifique, et des trémors qui ont été enregistrés en divers sites volcaniques de la Cordillère Centrale costaricaine, au cours des dernières semaines, le volcan Turrialba a repris une activité qui se traduit par des émanations de gaz toxiques, des petites éruptions et des mouvements dans la chambre magmatique, et le volcan Arenal, aux éruptions peu prévisibles, maintenant en permanence une activité pouvant s’intensifier brusquement, émet des flux solides et gazeux qui pourraient s’étendre sur un rayon de 5 kilomètres autour de l'édifice volcanique.

Et...

le 01 Juin 2010 à 03 h 26 Temps Universel, 31 Mai 2010 à 21 h 26 heure locale, un séisme de magnitude 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter et d'intensité VIII, pour l'observatoire de sismologie costaricien, de magnitude 6.1 pour l'U.S.Geological.Survey et de magnitude du moment 6.0 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, a frappé au large de la côte pacifique de la province de Puntarenas, au Costa Rica. Son épicentre, situé latitude 9.38° Nord et 84.23° Ouest, se trouve à 8 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Manuel Antonio, à 12 kilomètres au Sud-Ouest de Puerto Quepos, à 39 kilomètres au Sud-Ouest de Guadalupe et à 63 kilomètres au Sud de San José. Son hypocentre se localise à 25 kilomètres de profondeur.

Cette région du Costa Rica a été frappée, par le passé, par des séismes, bien que de magnitude moyenne, destructeurs et meurtriers, tels ceux du 13 Avril 1910, magnitude 5.6, 1.750 victimes ; 04 Mai 1910, magnitude 6.4 et 05 Mai 1910, magnitude 6.1, 700 victimes ; 30 Décembre 1952, magnitude 5.9, 29 victimes ; 14 Avril 1973, magnitude 6.5, 26 victimes ; et 22 Avril 1991, magnitude 7.6, 75 victimes.

Bien que la secousse principale ait été fortement ressentie dans tout le pays et aussi au Nicaragua et au Panama, les autorités ne font état, pour l'heure, ni de victimes, ni de dégâts, et aucune alerte au tsunami n'a été lancée.

31 mai 2010

Le 31 Mai 2010, l'île de Mindanao frappée par un séisme sous marin de magnitude 6.0. Des blessés seraient à déplorer.

Un séisme de magnitude 6.0, et d'intensité VIII, a frappé, le 31 Mai 2010, à 10 h 15 Temps Universel, 18 h 15 heure locale, à moins de 5 kilomètres des côtes de Mindanao, dans la région du Golfe de Moro, aux Philippines. Son épicentre, situé latitude 6.99° Nord et longitude 123.98° Est, se trouve à 5 kilomètres au Nord de Kinimi, à 7 kilomètres au Sud-Ouest de Tabuan, à 8 kilomètres au Nord de Resa, à 14 kilomètres à l'Ouest de Rempes, à 26 kilomètres au Nord-ouest de Romangaob et à 40 kilomètres au Sud-Ouest de Cotabato, et son hypocentre se localise à 10 kilomètres de profondeur.

Cette secousse a été suivie, à 13 h 40, d'une réplique de magnitude 4,6, situé latitude 6.93° Nord et longitude 124.04° Est. Son épicentre se trouve à 12 kilomètres à l'Ouest de Rempes, à 16 kilomètres au Nord-ouest de Romangaob et à 41 kilomètres au Sud-Ouest de Cotabato, et son hypocentre se localise à 60 kilomètres de profondeur.

La région du Golfe de Moro est une région à fort risque sismique frappée par un séisme destructeur et meurtrier tous les 25 à 30 ans : 19 Décembre 1928, magnitude 7.3, 93 victimes ; 31 Mars 1955, magnitude 7.6 465 victimes ; 16 Août 1976, magnitude 7.9, 8.000 victimes.

Suivant les autorités locales, même si plusieurs blessés sont à déplorer, il n'y aurait ni victime, ni dégât causé aux propriétés.

17:57 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, philippines, mindanao, golfe de moro | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Depuis le 27 Mai, magnitude 7.2, l'archipel Vanuatu connaît une crise sismique sans précédent réactivant plusieurs volcans

De nombreux séismes se sont produits, entre le 19 et le 30 Mai 2010, le long de la fosse des Nouvelles Hébrides, près de l'Archipel Vanuatu, dans le Pacifique, à la frontière de deux plaques tectoniques, la plaque Pacifique et la plaque Australienne, une zone considérée, au même titre que les fosses Pérou-Chili, Aléoutiennes, Kouriles, Ryukyu et Java, comme l'une des plus sismiques de la planète.

Le 27 Mai 2010 à 17 h 14 Temps Universel, 28 Mai 2010 à 04 h 14 heure locale, un séisme sous-marin, de magnitude 7.2 et d'intensité VIII à l'épicentre, à frappé le Vanuatu au Sud des Îles Torrés et à l'Ouest des Îles Banks, dans la province de Torba, 6.945 habitants pour une superficie de 882 kilomètres carrés, l'une des six provinces administratives de la République du Vanuatu, la plus petite et la plus septentrionale de l'archipel. Son épicentre se situe, latitude 13.63° Sud, longitude 166.56° Est, à 20 kilomètres au Nord-Est de Toga, à 21 kilomètres au Nord-Nord-est de Vipaka et à 23 kilomètres au Nord-Nord-Est de Loh, archipel Torres, à 110 kilomètres à l'Ouest de Sola et à 217 kilomètres au Nord-Ouest de Luganville. Son hypocentre se localise à 36 kilomètres de profondeur. Une alerte au tsunami a été émise pour les îles Salomon, Vanuatu et Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique Sud. Le séisme et le raz de marée qu'il a induit, ont causé des dégâts de grande ampleur sur les îles des archipels Torrés et Banks et sur les côtes Nord-Ouest, Nord et Nors-Est de l'île Espirito Santo.

La secousse principale s'est produite à la limite des plaques Australienne et Pacifique, dans la région de la Mer de Corail, dans le Pacifique de Sud-Ouest. Dans la zone du séisme, la plaque Australienne subducte, sous la plaque Pacifique, au Nord-Est oriental, à une vitesse d'environ 9,1 centimètres par an. Le foyer du tremblement de terre, la profondeur, et le mécanisme focal permettent de le classifier dans la catégorie Mégathrust, ou séisme de subduction.

Ce tremblement de terre fait suite à une séquence, foyers localisés entre 70 et 130 kilomètres de profondeur, de fortes secousses sismiques, en octobre 2009 : 7 Octobre, deux secousses de magnitude 7.7 et 7.8 se produisant à 15 minutes d'intervalle, une de magnitude 7.4, une heure plus tard, et deux de magnitude 6.6 et 6.8, le 8 Octobre.

La région du Vanuatu connaît un niveau très élevé d'activité sismique, avec près de 50 aléas, de magnitude égale ou supérieure à 7.0, enregistrés depuis 1973, la plaque Australienne, en sa partie Nord-Est oriental subductante étant active, à des profondeurs d'environ 350 kilomètres, sous les îles des provinces de Torba, - îles des archipels Torrés et Banks -, de Sanma - Îles Esperitu Santo et Melo -, de Penama, - îles Ambae, Maewo et Pentecôte -, de Melampa, - îles Ambrym, Mallicolo, Akhamb, Maskelynes, Tomman, Paama et Lopevi ainsi que d'une dizaine d'îles plus petites -, de Shefa, - îles Shepherd, de Epi et d'Efaté -, et de Tafea, - îles Aneityum, Aniwa, Erromango, Futuna, Tanna, Hunter et Matthew -.

La secousse principale a été précédée, entre le 19 et le 23 Mai, par quatre secousses-précurseur, de magnitude égale ou supérieure à 4,5 : 19 Mai 2010, hypocentre 204 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; 22 Mai 2010, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; 23 Mai 2010, deux secousses, l'une hypocentre 210 kilomètres de profondeur, magnitude 4.5, et l'autre hypocentre 119 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2.

Elle a été suivie d'une kyrielle de répliques dont nombre d'entre elles de magnitude égale ou supérieure à 5.0, voire de forte magnitude 6.4 : 27 Mai 2010, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.4, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 5.4, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 6.4, et hypocentre 35 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; 28 Mai 2010, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 47 kilomètres de profondeur, magnitude 5.7, hypocentre 112 kilomètres de profondeur, magnitude 4.7, et hypocentre 80 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; 29 Mai 2010, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 26 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 170 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, et hypocentre 100 kilomètres de profondeur, magnitude 4.6 ; 30 Mai 2010, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 4.8.

L’activité sismique, sur la micro plaque des Nouvelles Hébrides, est principalement liée au rapprochement des plaques Australiennes et Pacifique. Cette région représente une zone de déformation étendue incluant les subductions des Nouvelles-Hébrides et des Tonga-Kermadec dont les plaques plongeantes se font face, la plaque Australienne subductant vers le Nord-Est et la plaque Pacifique vers le Nord-Ouest. Ces subductions bordent des bassins d’arrière-arc en extension, les Bassin Nord Fidjien et de Lau. Cette grande zone de déformation est complexe et peut être séparée en plusieurs micro-plaques, - les micro-plaques des Nouvelles Hébrides, du Récif Balmoral, du Récif Conway, de Futuna, de Niufo'ou, des Tonga et des Kermadec -, et d'une zone orogène récente, de déformation distribuée, englobant les micro-plaques des Nouvelles Hébrides, du Récif Balmoral et du Récif Conway, et empiétant sur la micro-plaque Futuna et sur les plaques Australienne, - au Sud du Récif Bamoral et à l'Est du Récif Conway -, et Pacifique, - au Nord des Micro-plaques Nouvelles Hébrides et Récif Balmoral -. Les taux de convergence rencontrés dans cette région sont parmi les plus rapides du globe : 12 centimètres par an au large de la Nouvelle-Calédonie au niveau de la subduction/collision de la ride des Loyautés et jusqu’à 24 centimètres par an au Nord de la subduction des Tonga. Les taux d’ouverture des bassins d’arrière-arc, pouvant atteindre une dizaine de centimètres par an, sont également très rapides. A de tels mouvements une sismicité, importante et complexe, est associée.

L'archipel du Vanuatu, plus de 80 îles dont neuf principales, est l'hôte de volcans spectaculaires et actifs : Suretamatai, Motlav, Gaua, Mera Lava, Obi, Ambae, Ambrym, Lopevi et le Yasur, l'équivalent du Stromboli de la méditerrannée, Epi et Kuwae, ainsi que d'une kyrielle de volcans sous-marins dont le Karua. L'arc volcanique des îles du Vanuatu est le résultat de la subduction Nord-Sud de la zone d'étirement des îles Matthew et Hunter dans le sud jusqu'au volcan Tinakula des îles Salomon dans le Nord. L'arc insulaire du Vanuatu, - anciennement les Nouvelles-Hébrides -, marque ainsi la subduction à vergence Est de la plaque indo-australienne sous le Bassin Nord-Fidjien, ce bassin âgé d'au moins 8 millions d'années, voire 10 Millions d'années, étant le Bassin arrière-arc le plus ancien de tout le Sud-Ouest Pacifique.

Suite à cette crise sismique, le volcan Gaua et le Mont Garet, sur l'île Santa Maria, aux éruptions essentiellement intra-calderiques ininterrompues depuis le mois de Novembre 2009 avec des panaches s'élevant à 3.000 mètres d'altitude, s'intensifiant, par augmentation du dégazage et intensification des explosions, avec des risques phréato-magmatiques si la lave atteint les eaux du lac volcanique, est rentré dans une nouvelle phase éruptive, Les panaches montent plus haut qu'auparavant, atteignant maintenant les 4.500 mètres d'altitude, et sont plus chargés en cendres. Par ailleurs, des projections incandescentes et le son de puissantes explosions, sont signes de l'approche de la colonne de magma. Certaines rivières, alimentées par le lac sommital, ont vu leur niveau monter de 20 à 30 centimètres et les acides volcaniques, libérés par le dégazage, acidifient les réservoirs d'eau potable. Des risques de lahars deviennent sérieux et que des problèmes sanitaires se profilent si les insulaires n'ont plus accès à l'eau potable. Le niveau d'alerte, se situant à 2 depuis le début janvier 2010, a été élevé à 3 et le volcan est considéré à « très haut niveau d'activité. »

Sur l'île de Tanna, le Yasur qui connaît une activité explosive permanente depuis plusieurs siècles, est entré en phase extensive depuis le 30 Mai, éjectant, le 31 Mai, un panache qui s'élève à plus de 3.000 mètres d'altitude, - 1.800 mètres le 30 Mai sur 200 kilomètres carrés de superficie -, et s'étend sur plus de 500 kilomètres carrés, entraînant des perturbations aériennes en Nouvelle-Calédonie.

De nombreux autres volcans, sur l'arc insulaire du Vanuatu, - les volcans Motlav, Mera Lava, Obi, Ambae et Ambrym -, font l'objet de tremors inquiétants avec présences de fumerolles s'épaississant laissant entrevoir des éruptions imminentes. Même le volcan Suretamatai, dont la dernière éruption remonterait à plus de 460.000 ans, serait aussi affecté par ces crises sismiques volcaniques.

Aux dernières informations, un volcan sous-marin dont l'ancrage se situe vers 400 mètres de profondeur, localisé entre les îles Metoma et Tegua Lenaua, dans l'archipel Torrés serait entré en éruption.

26 mai 2010

Séisme sous-marin destructeur générant un tsunami frappant les côtes de l'archipel japonais Daito et l'île Okinawa

26 Mai 2010 à 08 h 53 Temps Universel, 17 h 53 heure locale à l'épicentre, un séisme sous marin de magnitude 6.4 a frappé à moins de 100 kilomètres au large de la côte Ouest-Sud-Ouest de l'Île japonaise de Minami Daito, la plus grande des îles Daito situé dans le district Shimajiri, Okinawa, dans la Mer des Philippines. Son épicentre, latitude 25.81° Nord et longitude 129.97° Est, se trouve à 101 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Nishi, à 104 kilomètres l'Ouest-Sud-Ouest de Minadaito village, à 105 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Kita, à 216 kilomètres au Sud-Est de Nago, à 226 kilomètres à l'Est d'Okinawa, à 235 kilomètres à l'Est de Naha, à 600 kilomètres à l'Est-Nord-Est de Ishigaki-jima et à 645 kilomètres au Sud de Kagoshima. Pour l'USGS, son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur mais pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, le CSEM, le séisme serait sub-affleurant et son foyer ne serait qu'à 2 kilomètres de profondeur.

Ce tremblement de terre de forte magnitude et de forte intensité, VIII sur l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK, fait suite à une crise sismique dont 5 secousses ont des magnitudes égales ou supérieures à 4,7 :

16 Mai 2010, magnitude 4.7, hypocentre 30 kilomètres de profondeur

16 Mai 2010, magnitude 5.3, hypocentre 28 kilomètres de profondeur

16 Mai 2010, magnitude 4.8, hypocentre 70 kilomètres de profondeur

16 Mai 2010, magnitude 4.7, hypocentre 40 kilomètres de profondeur

20 Mai 2010, magnitude 4.8, hypocentre 2 kilomètres de profondeur.

La secousse principale a été suivie, à 11 h 51 Temps Universel, 20 h 51 heure à l'épicentre, localisée latitude 25.75° Nord, longitude 130.11° Est, d'une réplique de magnitude 5.0 sur l'échelle ouverte de Richter.

L'Île est dans la zone subtropicale et, comme ses îles sœurs, Kita Daito et Oki Daito, elle a été formée à partir de récifs coralliens.

Le tremblement de terre s'est produit au cœur même de la Fosse de Ryukyu ou Fosse Nansei-Shoto, 1.200 kilomètres de longueur, profondeur maximale 7.460 mètres. Cette fosse se situe près de l’archipel des Ryukyu, se prolonge jusqu'à Taïwan et marque la frontière entre les plaques philippine et eurasiatique.

Le tsunami déclenché par le séisme a causé de nombreux dégâts et de probables victimes sur les îles de l'archipel corallien Daito

24 mai 2010

Quand les médias font du buzz avec un séisme sans nul danger pour les vies humaines : 6.5, ce 24 Mai 2010, au Brésil

Un séisme de magnitude 6.3 qui a frappé le Pérou, une zone sismogène, le 23 Mai 2010, à 22 h 46 Temps Universel, par excellence un séisme destructeur de part son hypocentre à 80 kilomètres de profondeur, les médias se taisent car, par chance, il n'y aurait eu ni destruction ni mort d'homme... ce qui est à confirmer cause aux nombreux blessés recensés sur la zone épicentrale...

Un séisme qui frappe une région du Brésil, en haute Amazonie, quasi dépeuplée jusqu'à plus de 100 kilomètres à la ronde de son épicentre, un séisme de magnitude 6,5 sur l'échelle ouverte de Richter, mais d'intensité I sur l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi notée échelle MSK, les médias en font des gorges chaudes... Que nos journalistes de la presse télévisuelle, radiophonique et écrite, vulgairement des « journaleux », sont vraiment des ignares en sismologie …

En effet :

En ce 24 Mai 2010, un tremblement de terre de magnitude 6,5 à frappé dans la région d'Acre, au Brésil, à 16 h 18 Temps Universel, 11 h 18 heure locale, une région déserte. Son épicentre se localise, latitude 8.11° Sud et longitude 71.63° Ouest, à 94 kilomètres à l'Ouest de Tarauacá, à 125 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Cruzeiro do Sul, capitale de l'état d'Acre, et à 321 kilomètres à l'Est de Pucallpa. Son hypocentre, lui, se situe à 579 kilomètres de profondeur, un séisme de forte magnitude, certes, mais quasiment pas ressenti par les populations locales, et seulement enregistré par les séismomètres...

En outre, le responsable de la Défense civile de Cruzerio do Sul, capitale de l'État d'Acre, selon la revue « Ushuaïa Nature, la Terre et Nous », interrogé, par téléphone, par un journaliste, aurait déclaré : « Cette zone connaît de nombreux tremblements de terre mais le dernier dont nous ayons eu connaissance s'est produit il y a 20 jours », soit le 4 Mai 2010. Pour cause, s'exprimant sur le séisme de magnitude 6.5, ce responsable a ajouté : « Nous n'avons enregistré en surface aucun type de désordre ou de dégât. »

Alors un peu de décence Mesdames et Messieurs des médias car vous paraissez ridicules... en faisant du buzz avec de telles infos...

20:12 Écrit par catalan66270 dans Coups de gueule, Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : séisme, tremblement de terre, brésil, acre, pérou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Après un séisme de magnitude 6.0, dans le Nord du Pays, le centre du Pérou est frappé par un tremblement de terre de magnitude 6.3, le 23 Mai 2010

Faisant suite à un séisme, Nord du Pérou, Magnitude 6.0, du 19 Mai 2010 à 04 h 15 Temps Universel, latitude 5.05° Sud, longitude 77.59° Ouest, épicentre à 35 kilomètres au Sud-Ouest d'Ugarte, à 40 kilomètres au Sud-Sud-Ouest d'Ayar Manco, à 102 kilomètres à l'Ouest de Barranca, à 113 kilomètres au Nord-est de La Peca et à 204 kilomètres au Nord-Ouest de Tarapoto, et hypocentre à 131 kilomètres de profondeur,

le Centre du Pérou vient d'être frappé, à son tour, le 23 Mai 2010 à 22 h 46 Temps Universel, 17 h 46 heure locale, par un tremblement de terre de magnitude 6.3 sur l'échelle ouverte de Richter. Son épicentre se trouve à 7 kilomètres au Sud de Liehueccila, à 7 kilomètres à l'Ouest de Coripampa, à 8 kilomètres au Sud de Soldaduocc, à 9 kilomètres au Nord de Putaccasa, à 87 kilomètres au Nord-Ouest de Puquio et à 90 kilomètres au Sud d'Ayacucho, et son hypocentre se situe à 80 kilomètres de profondeur.

D'après les autorités locales, le séisme n'aurait fait ni dégâts ni dvictimes, mais à Lima, capitale du Pérou, la population apeurée est immédiatement descendue dans les rues.

Situés sur une marge continentale active en contact avec une plaque océanique subductante, une marge affectée par une forte déformation accompagnée de séismes très forts, un séisme de magnitude 8.0 tous les 8 à 10 ans en moyenne, et d’un important volcanisme, plus d'une centaine de grands strato-volcans actifs ou potentiellement actifs, l'Équateur, le Pérou et le Chili sont une zone sismogène très dangereuse(1). Celle-ci résulte de la convergence rapide, entre 5,5 et 8 centimètres par an, de la plaque Nazca, et de sa subduction, plongeant faiblement, 15 à 20°, vers l’est, sous la bordure Ouest du continent Sud-américain, provoquant une déformation rapide marquée par l'orogenèse des Andes, d'une part, et, d'autre part, de l'existence d'une fosse profonde, fosse du Pérou-Chili ou fosse d'Atacama, profondeur maximale 8.065 mètres, où s'accumulent et s'imbriquent, dans le cône d'accrétion, des formations volcaniques et des sédiments détritiques glissés du talus et du plateau continental.


Le risque sismique en Équateur, au Pérou et au Chili est associé à trois types de séismes :

- les séismes de subduction, inter-plaques, au niveau de la zone couplée du contact entre les plaques Nazca et Amérique du Sud, comme Valparaiso en 1906, magnitude 8.6, Antofagasta en 1995, magnitude 8.1, Pisco et Chincha en 2007, magnitude 7.9, ou Arequipa en 2001, magnitude 8.4 ;

- les séismes intra-plaques au sein de la plaque Nazca, de profondeurs intermédiaires, 80-100 kilomètres, directement sous le continent, comme Chilán en 1939, magnitude 8.3), Punitaqui en 1997, magnitude 7.3) ou Tarapacá en 2005, magnitude 7.8 ;

- les séismes de faible profondeur associés à la déformation des Andes, comme Las Melosas en 1958, magnitude 6.9 ou Curicó en 2004, magnitude 6.6.

Presque toutes les villes de la côte du Pacifique, tant en Équateur, au Pérou qu'au Chili, ont été touchées par un grand séisme au cours du siècle dernier.


Historique des tremblements de terre au Pérou :

14 Février 1619, Trujillo, magnitude 7.7, 350 morts

12 Mai 1664, Ica, magnitude 7.3, 400 morts

20 Octobre 1687, Lima, magnitude 8.5, 600 morts

28 Octobre 1746, Lima, magnitude 8.4, 5.000 morts

10 Juillet 1821, Camana, magnitude 8.2, 162 morts

13 Août 1868, Arica, magnitude 9.0, 25.000 morts

12 Décembre 1908, au large de la côte centrale du Perou, magnitude 8.2

24 Mai 1940, Callao, magnitude 8.2, 249 morts

24 Août 1942, au large de la côte centrale du Perou, magnitude 8.2, 30 morts

10 Novembre 1946, Ancash, magnitude 7.3, 1.400 morts

01 Novembre 1947, Satipo, magnitude 7.3, 233 morts

11 Mai 1948, Moquegua, magnitude 7.4, 70 morts

21 Mai 1950, Cusco, magnitude 6.0, 83 morts

12 Décembre 1953, Tumbes, magnitude 7.4, 7 morts

18 Janvier 1958, Arequipa, magnitude M 7.3, 28 morts

17 Janvier 1960, Arequipa, magnitude 7.5, 57 morts

17 Octobre 1966, près de la côte péruvienne, magnitude 8.1, 125 morts

19 Juin 1968, Moyobamba, magnitude 6.9, 46 morts

31 Mai 1970, Chimbote, magnitude 7.9, 66.000 morts

03 Octobre 1974, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 8.1

23 Juin 2001, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 8.4, 138 morts

07 Juillet 2001, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 7.6, 1 mort

12 Octobre 2002, à la du Pérou et du Brésil, magnitude 6.9

26 Septembre 2005, dans le Nord du Pérou, magnitude 7.5, 5 morts

20 Octobre 2006, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 6.7

15 Août 2007, près de la côte centrale du Pérou, magnitude 8.0, 514 morts

16 Novembre 2007, à la frontière du Pérou et de l'Équateur, magnitude 6.8

 

Notes

(1) Les zones les plus dangereuses, situées aux frontières entre les plaques, sont connues : elles se trouvent sur le pourtour de l'océan Pacifique, - circum-Pacifique depuis l'Amérique du Sud à l'est jusqu'au Japon, Taïwan, les Philippines, l'Indonésie et la Papouasie à l'ouest -, autour de la Méditerranée, - domaine de convergence Afrique-Eurasie-Inde, correspondant à la fermeture de l'ancienne Thétys et englobant le pourtour de la Méditerranée, la région Iran-Pakistan-Afghanistan, l'Asie Centrale, le nord de l'Inde et la Chine -, au niveau des chaînes de montagnes récentes comme l'Himalaya, - en témoigne le tremblement de terre du 8 octobre 2005 au Cachemire, entre le Pakistan et l'Inde -, ou aux confins de la plaque caraïbe et des deux plaques américaines, - comme le montre le séisme survenu en Haïti le 12 janvier 2010 -. À l'inverse, les pays situés loin des zones de rupture sont très peu touchés. C'est le cas notamment de la Scandinavie, de l'Afrique centrale ou du Brésil.

09:10 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, pérou, arequipa, ayacucho, ica, lima | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23 mai 2010

Après une crise sismique de 4 jours, faisant 2 morts, une nouvelle secousse de magnitude 5.0 frappe à nouveau le Nord-algérien.

Un tremblement de terre de magnitude 5.2 sur l'échelle de Richter a frappé le Nord de l'Algérie, province de Bouira, le 14 Mai 2010 à 12H29, Temps Universel, 13 h 29 Heure locale. Son hypocentre, pour le CSEM, - le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen -, se situe à 2 kilomètres de profondeur. Son épicentre, latitude 35.88° Nord, longitude 4.14° Est, se localise à 7 km au Nord-Ouest de la ville de Melouza, 11 kilomètres au Sud-Ouest de Wanuga, à 30 kilomètres à l'Est de Sidi Aissa et à 43 kilomètres au Nord-Ouest de Al-Masilah.

Ce séisme, selon un communiqué du ministère algérien de l'Intérieur et des collectivités locales, a causé la mort de 2 personnes et occasionné des blessures à 43 autres. En outre, quelques 400 habitations, notamment parmi celles réalisées en pisé, ruinées, ne sont plus en état d'être occupées.

Le Nord de l'Algérie est affecté par une importante activité sismique localisée sur les bordures des bassins d'âge Miocène, Pliocène, Holocène et Pléistocène. Par cela, la ville Alger, à plusieurs reprises, a été détruite par de violents séismes, en 1365, en 1674 et en 1716. La ville de Blida, située à 30 km au Sud-Ouest de la capitale algérienne, a connu le même sort en 1716 et en 1825. La localisation et les caractéristiques géométriques et cinématiques des failles actives de la région d'Alger et de la Kabylie en sont causes principales par le fait essentiel des déformations quaternaires qui sont associées aux chevauchements des chaînons de l'Atlas tellien et du massif kabyle sur les bassins néogènes post-nappes se prolongeant jusqu'au Quaternaire. De ce fait, l'activité sismique de la région Ouest d'Alger est associée aux failles de Menaceur-Sidi Yahia, Hadjout-Meurad, Oued Djer-Lalla Aïcha, Blida-Bouinan, Mahelma, Attatba-Berard et Tipasa, - faille de Tipasa se situant sur la bordure Sud du bassin de la Mitidja et du Sahel d'Alger -. Parallèlement, la Kabylie, considérée comme asismique, montre, en fait, des déformations, dans le Quaternaire, qui sont associées aux failles de Drâa El Kremis-Oued Tamarir et de M'chidellah-Akbou, - faille de M'chidellah-Akbou , localisée, elle, dans la vallée de l'Oued Sahel-Soummam -. Ces failles sont susceptibles de générer de très forts séismes et leurs intervalles de récurrence sont bien supérieurs à la période historique.

La crise sismique a débuté le 14 Mai et s'est prolongée jusqu'au 17.

14 Mai 2010, 13 h 08, Temps Universel, latitude 35.85° Nord, longitude 4.08° Est, hypocentre 7 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.1

14 Mai 2010, 15 h 13, Temps Universel, latitude 36.01° Nord, longitude 4.14° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.5

14 Mai 2010, 17 h 50, Temps Universel, latitude 36.00° Nord, longitude 4.25° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.0

14 Mai 2010, 23 h 43, Temps Universel, latitude 35.97° Nord, longitude 4.00° Est, hypocentre 15 kilomètres de profondeur, magnitude locale 4.5

15 Mai 2010, 05 h 02, Temps Universel, latitude 36.00° Nord, longitude 4.03° Est, hypocentre 5 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.0

15 Mai 2010, 09 h 12, Temps Universel, latitude 36.13° Nord, longitude 4.09° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.3

16 Mai 2010, 03 h 51, Temps Universel, latitude 35.83° Nord, longitude 4.13° Est, hypocentre 14 kilomètres de profondeur, magnitude locale 4.4

16 Mai 2010, 06 h 52, Temps Universel, latitude 35.84° Nord, longitude 4.05° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude locale 5.0

16 Mai 2010, 09 h 46, Temps Universel, latitude 36.05° Nord, longitude 4.05° Est, hypocentre 2 kilomètres de profondeur, magnitude locale 3.3

17 Mai 2010, 15 h 52, Temps Universel, latitude 35.91° Nord, longitude 4.12° Est, hypocentre 1 kilomètre de profondeur, magnitude locale 3.0

des secousses qui se sont produites dans un rayon de 5 à 7 kilomètres autour de la Metcha 'Ain Guern el Menndjel, à environ 120 kilomètres au Sud-Est d'Alger.

Après une accalmie de six jours, une nouvelle secousse, vient de frapper, ce 23 Mai 2010 à 13 h 28, Temps Universel, 14 h 28 Heure locale, latitude 35.84° Nord, longitude 4.12° Est, hypocentre 10 kilomètres de profondeur, magnitude locale 5.0, une nouvelle fois la région Nord, à 7 kilomètres au Sud-Sud-Est de la Metcha 'Ain Guern el Menndjel,

Cette région a déjà connu cycliquement tous les 25 à 30 ans environ, au cours des XIX° et XX° siècle, des tremblements de terre destructeurs, de magnitude supérieure à 5.5

24 Juin 1910, magnitude locale 6.6, causant de nombreux dommages et faisant 81 victimes.

12 Février 1946, magnitude locale 6 2, causant de nombreux dommages et faisant 77 victimes.

21 Février 1960, magnitude locale 5.5, causant de nombreux dommages et faisant 47 victimes.

29 Octobre 1989, magnitude locale 5.7, causant de nombreux dommages et faisant 35 victimes.

Et les séismes des 03 Février 1716 et 02 Mars1825, de magnitude supérieure à 7,0, furent particulièrement meurtriers, le premiers causant la perte de plus 20.000 personnes et le second plus de 7.000.

L'Algérie a connu, voilà 7 ans, le 21 Mai 2003, épicentre Zemouri el Bahri, proche de Boumerdés, un terrible séisme qui avait fait plus de 2.000 morts et des milliers de blessés et de sans-abri. Ce tremblement de terre faisait suite au grand séisme dévastateur d'Al Asnam, Chlef actuellement, en Octobre 1980, faisant 3.500 morts.

La crise sismique qui affecte le Nord-algérien, depuis le 14 Mai 2010, et la nouvelle secousse de ce jour 23 Mai 2010, seraient-elles annonciatrices d'un nouveau séisme de forte magnitude ? La question est posée.

17:39 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tremblement de terre, séisme, algérie, nord-algérien, kabylie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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