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13 mars 2010

La faille de San Andreas s'emballe à ses extrémités

Après une série de séismes de magnitude supérieure à 4, en moins de 12 heures, au large des côtes de l'Orégon :

Mars 13, 2010 05:20:17 GMT // Magnitude 4.4

Mars 13, 2010 04:53:41 GMT // Magnitude 4.9

Mars 12, 2010 18:30:01 GMT // Magnitude 4.3

Mars 12, 2010 18:29:12 GMT // Magnitude 4.2

tous d'hypocentre situé à 10 kilomètres de profondeur,

c'est dans le Sud de la Californie, et à l'intérieur des terres, qu'un séisme de magnitude 4.2, le 13 Mars 2010 à 16 h 32 Temps Universel, 8 h 32 Heure locale, a frappé à Bonego springs. Son épicentre, localisé à 32.986° Nord et 116.364° Ouest, se trouve à 23 kilomètres à l'est-Sud-Est de Julian, à 23 kilomètres au Nord-Est de Pine Valley, à 28 kilomètres au Sud-Ouest d'Ocotillo Wells, à 69 kilomètres à l'Est-Sud-Est d'Escondido et à 77 kilomètres à l'Est-Nord-Est de San Diego,

Un séisme de magnitude supérieure à 4 et inférieure à 5 se caractérise par des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement et des dommages importants peu communs.

Par la faible profondeur de son hypocentre situé à 6.2 kilomètres, les populations, environ 100.000 habitants, de Pine Valley, Borrego Springs, Julian, Salton City, Alpine et Lakeside, sont grandement exposées à des dommages dans les bâtis, voire aux personnes. Celles, plus de 3,5 Millions d'habitants, de Tijuana, Mexicali, Chula Vista, San Diego et Oceanside, le sont à un degré moindre.

Il est à s'interroger si un ou plusieurs plus forts séismes, de magnitude supérieur à 5, voire 6, frapperont, dans les jours à venir, ailleurs sur la faille de San Andreas, en quelques points de la Californie du Sud, du Centre ou du Nord, voire sur la fosse de Cascadia et, lors, sur l'Orégon jusqu'à l'Île de Vancouver.

12 mars 2010

La faille Nord-anatolienne en activité croissante : Présage d'un séisme de forte magnitude ?

La plaque anatolienne est une microplaque tectonique. Elle est généralement associée à la plaque eurasienne. Elle se situe dans l'ouest de l'Asie. Elle couvre l'île de Chypre et l'Anatolie hormis la côte anatolienne sur la mer Noire.La plaque anatolienne est en contact avec les plaques eurasienne, arabique, africaine et égéenne. Ses frontières avec les autres plaques sont notamment formées de la faille nord-anatolienne au nord de l'Anatolie. Le déplacement de la plaque anatolienne se fait à une vitesse de rotation de 1,64° par million d'années selon un pôle eulérien situé à 56°28' de latitude nord et 81°18' de longitude ouest. Le glissement des plaques anatolienne et eurasienne le long de la faille nord-anatolienne à l'est de la mer de Marmara en 1999 a provoqué le séisme d'Izmit en Turquie.

La plaque égéenne est une microplaque tectonique. Elle est généralement associée à la plaque eurasienne. Elle se situe au sud-est de l'Europe, entre la Grèce et la Turquie. Elle couvre le mer Égée, le Péloponnèse, la Crète et les côtes turques de la mer Égée. La plaque de la mer Égée est en contact avec les plaques eurasienne, anatolienne et africaine. Le déplacement de la plaque de la mer Égée se fait à une vitesse de rotation de 0,6497° par million d'années.

La limite entre la plaque égéenne et anatolienne, dans l’Ouest de la plaque anatolienne, est diffuse. Elle marque à partir, de l’Eocène moyen, la transition entre un domaine qui devient extensif à cette période, et un domaine resté compressif. Dans le domaine extensif, se forme le « metamorphiccore-complex » du Menderes, accompagné par une forte activité volcanique, par la mise en place de plutons et par une activité sismique intense, avec l’occurrence de nombreux séismes de forte magnitude. Les contacts crétacés des nappes lyciennes, charriées sur le Menderes, sont réactivés dans la tectonique en extension. L’âge de ce complexe est d'environ 43 à 37 Millions d'années au Sud et environ 23 à 20 Millions d'années au Nord. Dans le domaine compressif, - nappes lyciennes, d’Antalya et d’Analya -, situé plus à l’Ouest, l’empilement des nappes crétacés est affecté, au contraire, par des phases tangentielles importantes, au moins, jusqu’au Miocène supérieur. En outre, un changement radical intervient dans la nature du magmatisme dans l’Ouest de l’Anatolie et l’Est des Cyclades qui, de calco-alcalin depuis 35 Millions d'années, devient alcalin à partir de 8 Millions d'années dans le Nord du Menderes et à partir de 4 Millions dans le Dodécanèse au Sud. Ces ruptures de style tectonique en surface et dans la nature du magmatisme issu de la fusion du manteau sont à mettre en relation avec une rupture dans la plaque africaine subduite. De plus, le Massif du Menderes présente une anomalie thermique importante et de nombreux systèmes géothermiques actifs qui caractérisent cette région.

Enfin, la faille Nord-anatolienne, faille coulissante, est un décrochement géologique dextre qui longe le Nord de la Turquie, et qui, en raison de son activité importante, est à l'origine d'un fort risque sismique dans cette zone. Au différent, la faille Est-anatolienne est un décrochement sénestre. Les vitesses de leurs déplacements sont de 2 à 3 centimètres par an. La faille Nord-anatolienne se divise en deux branches principales vers l'Ouest: la faille Nord-anatolienne-Nord et la faille Nord-anatolienne-Sud. La branche Nord longe le Golfe d'Izmit, marque les bordures du bassin en "pull-apart" de Marmara, coupe les structures des Dardanelles, et longe le Golfe de Saros. Le séisme d'Izmit, en 1999, s'est produit sur cette branche à l'Est de la Mer de Marmara.

La faille Nord-anatolienne, comme la faille de San Andreas en Californie, a un statut de faille transformante car elle résulte du jeu des mouvements des plaques lithosphériques, notamment de la plaque arabique, - Syrie, Irak -, qui s'enfonce comme un coin dans la plaque eurasienne tout en ouvrant la mer Rouge. Ainsi, le sud et le nord de la Turquie coulissent le long de cette cassure à une vitesse relative de 2 à 3 centimètres par an. Et il n'est point à omettre que la région Egéenne est aussi en partie découpée par la Faille Nord Anatolienne qui a atteint le domaine égéen il y a environ 5 Millions d'années.

Depuis le séisme de magnitude 6.0 qui a frappé à Basyurt-Karakocan dans l'Est de la Turquie, le 8 Mars 2010 à 02 h 32 Temps Universel, 04 h 32 heure locale, épicentre se trouvant à 74 kilomètres à l'Est d'Elazig et à 16 kilomètres au Sud de Karakocan, hypocentre situé à 10 kilomètres de profondeur, une grande activité sismique anime la faille Nord-anatolienne, depuis l'Irak jusqu'à la Grèce. Les tremblements de terre de magnitude supérieure à 3,5 s'y multiplient :

Mars 08, 2010 02:32:35 GMT // Magnitude 6.0, Turquie orientale

Mars 08, 2010 07:47:40 GMT // Magnitude 5.5, Turquie orientale

Mars 08, 2010 09:00:50 GMT // Magnitude 4.8, Turquie orientale

Mars 08, 2010 10:14:26 GMT // Magnitude 4.8, Turquie orientale

Mars 08, 2010 11:12:14 GMT // Magnitude 4.9, Turquie orientale

Mars 08, 2010 13:12:06 GMT // Magnitude 4.4, Grèce

Mars 08, 2010 15:04:54 GMT // Magnitude 4.5, Turquie orientale

Mars 09, 2010 02:55:05 GMT // Magnitude 4.6, Grèce

Mars 10, 2010 13:38:04 GMT // Magnitude 4.9, Serbie-Monténégro

Et, depuis le matin du 12 Mars, ils se concentrent majoritairement sur la Grèce et la plaque égéenne :

Mars 12, 2010 01:54:00 GMT // Magnitude 4.4, Grèce méridionale

Mars 12, 2010 11:42:53 GMT // Magnitude 4.4, Grèce-Dodécanèse

Si la Turquie a connu au moins 13 séismes d'importance, magnitude supérieure à 6.8 depuis 1939 :

1939 Erzincan, magnitude 7.9, 32.962 morts :

1942 Niksar-Erbaa, magnitude 6.9 ;

1943 Tosya, magnitude 7.7 ;

1944 Bolu-Gerede, magnitude 7.5 :

1949 Karlıova, magnitude 7.1 ;

1951 Kurşunlu, magnitude 6.8 ;

1957 Abant, magnitude 6.8 ;

1966 Varto, magnitude 6.9, 2.394 morts et 1.489 blessés ;

1967 Mudurnu, magnitude 7.0 ;

1971 Bingöl, magnitude 6.8 ;

1992 Erzincan, magnitude 6.5 :

1999 İzmit, magnitude 7.4, 17.480 morts et 23.781 blessés :

et, 1999 Düzce, magnitude 7.2.

La zone égéenne de la faille Nord-anatolienne présente, à cet effet, une lacune depuis 1956 :

9 juillet 1956: A Amorgos, un violent séisme, d'une magnitude de 7,5, provoque un tsunami qui parvient jusqu'aux côtes crétoises. De nombreux dégats sont occasionnés sur les îles d'Anafi, Naxos, Patmos, Paros et Santorin. 53 morts et près de 3.000 maisons dégradées, dont 529 détruites. A certains endroits le raz-de-marée avait atteint une hauteur de 25 mètres.

Certes, il y a bien eu les séismes des :

7 septembre 1999: Séisme de 5.9 sur l'échelle de Richter dans les environs d'Athènes. 140 morts environ, 60 000 sans-abris et de nombreux dégâts.

8 juin 2008 : Un séisme de magnitude 6,5 a secoué le sud-ouest de la Grèce, 2 morts et 7 blessés.

15 juillet 2008 : séisme de 6,4 de magnitude a secoué l'île de Rhôdes faisant un mort.

Mais il est à se rappeler que la Grèce est coutumière de gros aléas sismiques tous les 50 ans environ :

16 février 1810: une secousse de forte magnitude évaluée à environ 7,8 détruisant un tiers des maisons d'Héraklion, faisant entre 2.000 et 3.000 victimes, le séisme étant ressenti à Malte, Naples, Chypre et au Maghreb.

12 octobre 1856: un séisme d'une très forte magnitude, évalué à 8.2, détruisant une grande partie des habitations de l'ensemble de la Crète. 11.317 maisons subissant des dégâts dont 6.512 détruites, faisant, sur l'île 538 morts et 637 blessés grièvement.

18 février 1910: Fort séisme à La Canée, évalué à 8.0, provoquant de nombreux dégats et faisant 6 victimes à Kalipetro.

25 février 1935: un séisme de 7 sur l'échelle de Richter rase totalement les villages de Skalani, Anopoli, Gournes. 8 morts, 204 blessées, le tremblement de terre étant ressenti jusqu'au Caire.

Il est à s'interroger sur cette recrudescence sismique le long de la faille Nord-anatolienne et tout particulièrement au niveau de la microplaque égéenne et de la Grèce et de ses îles, laissant présager un séisme de forte magnitude...

15:41 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : séisme, tremblement-de-terre, turquie, grèce, faille-nord-anatolienne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11 mars 2010

Un séisme de forte magnitude et destructeur, 7.2 sur l'échelle de Richter, vient de frapper le Chili à 14 h 39, Temps Universel...

Un séisme de magnitude 7.2 sur l'échelle de Richter, vient de frapper, à nouveau, à 14 h 39, Temps Universel, le Chili, dans la région de Libertador General Bernardo O-Higgins. Son épicentre, localisé à 34.100° Sud et 71.800°Ouest, se trouve à 114 kilomètres au Sud de Valparaiso, 124 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Santiago et à 152 kilomètres au Nord de Talca. Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

Le séisme s'étant produit à l'intérieur des terres, il est à craindre des victimes et de nombreux blessés ainsi que de gros dégats et des destructions.

Ce séisme a été immédiatement suivi par deux fortes répliques : l'une a 14 h 55, Temps Universel, magnitude 6.9, et l'autre a 15 h 06, Temps Universel, magnitude 6.0

Le séisme de 8.8, du 27 Février 2010 présentant trop de similitudes avec le séisme de 1960, de forts nouveaux tremblements de terre étaient à craindre... Celui-ci et ses deux fortes répliques en sont un et il sera suivi par d'autres de même intensité ou supérieure et, alors, au moins égale à 8...

http://desorchideesetdesorties.20minutes-blogs.fr/archive...


Détail des répliques, de magnitude supérieure à 4.5, au séisme du 27 Février 2010 au cours des dernières 24 heures

 

Mars 11, 2010 12:44:06 GMT // Magnitude 5.1, Araucania, Chile

Mars 11, 2010 10:51:41 GMT // Magnitude 5.0, Libertador General Bernardo O'Higgins, Chile

Mars 11, 2010 00:45:03 GMT // Magnitude 4.9, offshore Maule, Chile

Mars 10, 2010 22:15:52 GMT // Magnitude 4.2, near the coast of central Peru

Mars 10, 2010 16:00:51 GMT // Magnitude 4.9, off the coast of Araucania, Chile

Mars 10, 2010 14:12:06 GMT // Magnitude 4.7, offshore Araucania, Chile

Mars 10, 2010 12:20:59 GMT // Magnitude 5.5, offshore Valparaiso, Chile

Mars 10, 2010 09:37:59 GMT // Magnitude 5.1, offshore Bio-Bio, Chile

Mars 10, 2010 09:04:14 GMT // Magnitude 5.1, offshore Bio-Bio, Chile

Mars 10, 2010 08:45:23 GMT // Magnitude 5.1, coast of Libertador O'Higgins, Chile

Mars 10, 2010 04:01:48 GMT // Magnitude 4.8, offshore Bio-Bio, Chile

Mars 10, 2010 02:41:49 GMT // Magnitude 5.4, Bio-Bio, Chile

Mars 10, 2010 02:07:04 GMT // Magnitude 4.3, offshore Maule, Chile

Mars 10, 2010 01:15:34 GMT // Magnitude 4.4, near the coast of Nicaragua

Mars 10, 2010 01:07:57 GMT // Magnitude 4.9, off the coast of Los Lagos, Chile

Mars 10, 2010 00:14:48 GMT // Magnitude 4.9, Region Metropolitana, Chili

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Un séisme de 5.5, Magnitude du moment, vient de frapper en République Domicaine : des dégâts à déplorer...

Un séisme de magnitude du moment 5,5, Magnitude de 4,2 sur l'échelle ouverte de Richter, à frappé la République Domicaine sur l'Île d'Hispaniola, ce jour 11 Mars 2010 à 6 h 20, Temps Universel, 1 h 20, Heure locale. Son épicentre se trouve à 66 Kilomètres à l'Est de Cap Haïtien, population de 134.800 habitants, et à 11 kilomètres au Sud-Sud-Est de Monte Cristi, population de 17.000 habitants, Son hypocentre se trouve à 10 kilomètres de profondeur,

Ce séisme s'est produit sur la faille active Nord-Hispaniola :

détails des zones sismiques explicités :

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Dans l'attente de plus amples informations, il semblerait que seulement des dégâts dans les bâtis soient à déplorer...

10 mars 2010

Séisme de Magnitude 4,9, en Serbie Monténégro, des dégâts sont à déplorer

A 13 h 38, Temps Universel, un séisme de magnitude 4.9 à frappé en Serbie-Monténégro. Son épicentre se trouve à 50 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Pristina, Serbie-Montenegro, 95 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Tetovo, République de Macédoine, 115 kilomètres au Nord-Ouest de Skopje, capitale de la République de Macédoine et 225 kilomètres au Sud de Belgrade, capitale de la Serbie. Son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur.

Pour le moment il n'est à déplorer ni victimes, ni blessés mais de nombreux dégâts affectent les bâtis.

La proximité de la faille entre les plaques tectoniques eurasienne et africaine fait de la Macédoine, une région sismique à haut risque. Les mouvements sismiques ont formé un environnement de moyennes montagnes.

Les séismes sont fréquents, le dernier tremblement de terre catastrophique remonte à 1963. Skopje, avait alors été détruite à 80 % et plus de 1.500 personnes avaient trouvé la mort. L'activité d'orogenèse provoque également la remontée d'eaux chaudes, utilisées pour le thermalisme.

Ce séisme fait suite aux deux séismes qui ont frappé en Grèce les :

09 Mars 2010 à 02 h 55, Temps Universel, de Magnitude 4.6.

08 Mars 2010 à 13 h 12, Temps Universel, de Magnitude 4.4.

Le volcan Redoubt, en Baie de Cook, Alaska, Etats-Unis, menace de rentrer en éruption.

Le Mont Redoubt, aussi nommé Yjakushatsch, Goryalaya ou Redutsakya Sopka, est un édifice à la morphologie très abîmée par les glaciers. D'un volume estimé à environ 32 kilomètres cube, il mesure à sa base entre 30 et 35 kilomètres de diamètre. Il a commencé à se former il y a maintenant 890.000 ans sur des roches granitiques. L'analyse de ses dépôts indique des phases successives d'activités explosives et effusives en alternance. Il a produit, il y a environ 11.000 ans, une volumineuse avalanche de débris qui a été se jeter dans la baie de Cook, située à plus de 20 kilomètres à l'est du volcan. Après une phase de reconstruction, il a produit, il y 3.500 ans, une seconde avalanche de débris qui, partant vers le sud, a barré le cours d'une rivière. Cette dernière a fini par former, en arrière de ce barrage naturel, le lac Crecsent. Depuis plusieurs siècles maintenant l'activité se concentre sur le versant nord de l'édifice.

Consécutivement à un séisme de magnitude 4,2, 10 Mars 2010, à 13 h 05, Temps Universel, épicentre Redoubt volcano, dans la baie de Cook, en Alaska, à 75 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest d'Happy Valley, 76 kilomètres à l'Est de Port Alsworth, 82 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Ninilchik et 202 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest d'Anchorage et hypocentre à 132 kilomètres de profondeur, le stratovolcan de subduction, le plus haut sommet de la chaîne des aléoutiennes, situé dans les Chigmit Mountains, le Mont Redoubt, menace de rentrer en éruption.

Le mont Redoubt connut une éruption en 1966, puis de nouveau en 1989.

L'éruption de 1989 éjecta des cendres volcaniques jusqu'à 14.000mètres d'altitude et un Boeing 747 de la KLM Royal Dutch Airlines fut pris dans son panache de cendres, étouffant ses 4 moteurs. Le vol réussit tout de même à se poser à Anchorage grâce à l'habileté du pilote qui ralluma les moteurs de justesse. Les cendres couvrirent une zone d'environ 20.000 kilomètres carrés.

Le 22 Mars 2009, le volcan connaît une très forte éruption qui se prolonge le jour suivant, obligeant les autorités d'Anchorage à annuler tous les vols depuis l'aéroport et mettre en état d'alerte de nombreuses villes, dont Talkeetna et Willow dans un périmètre d'une centaine de kilomètres en raison de possibles retombées de cendres.

14 février 2010

Le prochain séisme de grande ampleur, un « Big One » dévastateur, où frappera-t-il ? I. Etats Unis d'Amérique : La faille de San Andréas.

« The Big One » tel est le nom donné à un séisme dévastateur qui doit, théoriquement, se produire, dans un temps futur, plus ou moins immédiat, plus ou moins lointain, sur la côte ouest des États-Unis, en un point situé sur la faille de San Andréas. Quasi rectiligne sur près de 1.000 kilomètres, du Cap de Point Aréna au Nord de la Baie de San Francisco, au nord-ouest, au désert Mojave, rejoignant le Sud du Golfe de Californie, à Salton Sea, au sud-est, passant notamment par Los Angeles, cette faille géologique, en décrochement, à la jonction des plaques tectoniques Nord-Pacifique et Nord-Américaine, est une menace permanente pour la Californie. En outre, au nord de San Francisco et au sud du golfe de Californie, la faille transformante se rattache à la dorsale océanique où se crée un nouvel océan par écartement des plaques.

Depuis l'ouverture de l'Océan atlantique, au Crétacé inférieur, 150 à 100 Millions d'années, la poussée de la plaque Nord-Américaine, vers l'Ouest-Nord-Ouest, frotte, de manière latérale, contre la plaque Nord-Pacifique descendant vers le Sud-Sud-Est. Le contact, entre les deux plaques ne s'effectue ni par convergence, - collision -, ni par divergence, - écartement -, mais par coulissage, - déplacement horizontal -. De plus, la pression exercée par la plaque continentale Nord-Américaine est telle qu'elle provoque et entraîne la subduction de la plaque océanique Nord-Pacifique, basaltique, plus lourde. La complexité du coulissage à connotation subduction en découlant, au niveau de la Californie, la plaque continentale a, depuis 30 millions d'années, peu à peu recouvert et transformé la dorsale médio-océanique, et mis en place l'une des failles transformantes les plus actives du globe : la faille de San Andreas qui sépare le sud-ouest de la Californie du reste du continent américain.

L'océan Pacifique et la partie de la Californie située à l'ouest du plan de fracture se meuvent, par déplacement horizontal dextre, vers le Nord-Ouest par rapport au continent. La migration de la plaque océanique est de 4 à 6 centimètres par an, déterminant, selon que l'on se situe au nord ou au sud de la faille, par un mouvement latéral global, depuis 25 à 30 Millions d'années, un périple de la plaque Nord-Pacifique approchant 500 à 700 kilomètres. Ainsi, le mouvement migratoire se continuant au cours des 25 à 30 Millions d'années futures, toute la zone située à l'ouest de la faille de San Andréas, si la subduction ne l'a pas totalement engloutie sous la plaque lithosphérique Nord-Américaine, inéluctablement, dans un avenir très lointain de l'ordre d'une ou deux dizaines de Millions d'années, deviendra une île.

Ces frottements continuels sont source d'instabilité sismique permanente sur toute la longueur de la faille qui, concomitamment, rend celle-ci responsable de plusieurs milliers de séismes par an. Certes, tous ne sont pas ressentis par les populations mais un certain nombre d'entre eux ont des effets catastrophiques. Depuis 1769, les séismes s'y succèdent sans interruption. Pour les plus représentatifs il est à noter : Comté d'Orange, 28 Juillet 769, magnitude 6 sur l'échelle ouverte de Richter ; San Diego, 22 Novembre 1800, magnitude 6.5 ; San Francisco, 21 Juin 1808, magnitude 6 ; San Juan Capistrano, 8 Décembre 1812, magnitude 7, 40 morts dénombrés ; Santa Barbara, 21 Décembre 1812, magnitude 7 ; Hayward, 10 Juin 1836, magnitude 6.8 ; San Francisco, 22 Juin 1838, magnitude 7 ; Fort Tejon, 9 Janvier 1857, magnitude 8.3, 2 morts dénombrés ; Monts Santa Cruz, 8 Otobre 1865, magnitude 6.5 ; Hayward, 21 Octobre 1868, magnitude 7, 30 morts dénombrés ; San Francisco, 18 Avril 1906, magnitude 7.8, 3000 morts dénombrés, à l'origine d'un gigantesque incendie qui détruisit une bonne partie de la ville et générant des déplacements, le long de la faille, qui atteignirent plus de 6 mètres ; Santa Barbara, 29 juin 1925, magnitude 6.3, 14 morts recensés ; Santa Barbara 4 Novembre 1927, magnitude 7.3 ; Long Beach, 11 Mars 1933, magnitude 6.3, 115 morts dénombrés ; Comté de Kern, 21 juillet 1952, magnitude 7.7 14 morts, 18 blessés ; San Francisco, 22 Mars 1957, magnitude 5.3, 40 blessés ; San Fernando, faubourg de Los Angeles, 9 février 1971, magnitude 6 ; contre toutes prévisions San Francisco 21 Juillet 1986, magnitude 7 ; Loma Prieta, 17 Octobre 1989, magnitude 7.1, 63 morts, 3757 blessés ; San Francisco, 20 octobre 1989, magnitude 6, allumant des incendies et, effets connexes, écroulement d'un pont causant la mort de 50 personnes ; Northridge, faubourg de Los Angeles, 17 janvier 1994, magnitude 6.2, ruinant une partie des ouvrages d'art, 42 morts et 2 600 blessés, suivi de plus de 200 répliques ; Parkfield(1), 28 Septembre 2004, magnitude 6 ; Los Angeles, 29 juillet, 2008, magnitude 5.5, de faible intensité, ne générant que des fissures et n'engendrant que peu de dommages.

Tout au long de ses mille kilomètres, le parcours de la faille de San Andréas est jalonné de ruptures de pentes, d'escarpements rectilignes, de roches broyées, de dépressions tectoniques, - ou bassins d'effondrement -, comblés par des lacs et des étangs, et de décalages dans le tracé des cours d'eau. Conséquemment à ces aléas physiques, l'agencement et le profil des routes, des ponts, des clôtures et des bâtiments, construits à proximité immédiate de la faille, sont perturbés. Mais, plus que d'une faille, ne serait-il pas plus juste de convenir de la réalité d'un système de failles car il s'y distingue deux domaines singuliers : Le premier, la partie septentrionale, du cap Mendocino, au Nord de la baie de San Francisco, aux Montagnes de Santa Cruz, le plus ancien, se déplaçant lentement ; le second, la partie méridionale, de Parkfield à la vallée Impériale, rejoint le golfe de Californie tout au sud; et, entre les deux, à la hauteur des monts de San Bernardino, marquant la transition, glissant régulièrement, un secteur paraissant « verrouillé », bougeant relativement peu souvent mais violemment, à cause d'une déviation de la faille et d'un changement dans la nature-ci génére roches qui forment le soubassement.

Ce système faillé complexe, outre la faille de San Andreas, se compose de plusieurs longues failles parallèles. Il s'étend sur 1.300 kilomètres de long, environ, et sur une largeur approximative de 140 kilomètres, et se divise en de multiples segments inter-relationnels entre les uns les autres, accumulant, chacun, une partie des contraintes tectoniques mises en jeu. De part et d'autre de la faille principale, la vitesse de coulissement est d'environ 3,4 centimètres par an dans la partie septentrionale et de 5,5 centimètres par an dans le secteur méridional. Celle-ci génère des milliers de séismes, majoritairement des micro-séismes, mais plus ou moins 200 d'entre eux, ressentis par l'homme, recensent une magnitude supérieure à 3 ou 3.5 sur l'échelle de Richter et une intensité égale ou supérieure à III sur l'échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik(2), - échelle MSK -.

La faille de San Andreas se scinde en trois parties relativement indépendantes les unes des autres. Elles sont, elles-mêmes, divisées en plusieurs segments :

1° - D'après François Michel(3), la section nord s'étend du cap Mendocino, pointe la plus occidentale de la Californie, aux Montagnes de Santa Cruz, chaîne côtière à 80 km au sud de San Francisco. Fortement sismique au XIX° siècle, c'est dans cette zone, à proximité de San Francisco, que s'est produit le séisme le plus meurtrier de l'histoire de la Californie le 18 avril 1906. D'une magnitude estimée à 7,8. Outre la faille de San Andreas, ce secteur se compose de plusieurs longues failles parallèles pouvant provoquer de violents séismes, notamment la faille de Hayward à l'est de la baie de San Francisco. Depuis le séisme de 1906, et après un demi-siècle de calme, l'activité a légèrement repris à partir de 1957. Puis les deux premiers grands chocs se sont produits aux extrémités du secteur, dans les segments qui s'étaient le moins déplacés en 1906 : au cap Mendocino en 1980 et dans les monts Santa Cruz en 1989. En prenant en compte la récurrence sismique et l'ensemble des failles actives du secteur, c'est désormais la région de la Baie de San Francisco qui a la plus forte probabilité d'occurrence, près de 75%, d'un séisme de magnitude supérieure à 6.5, dans les 30 prochaines années. Pour L'Institut de géophysique américain(4), - USGS -, il y a « plus de 99% de risques » d'être touché dans les 30 prochaines années par un séisme de magnitude supérieure à 6,7, susceptible de provoquer des dégâts majeurs.

2° - D'après François Michel(3), la section centrale correspond à un segment de la faille qui glisse en creep, c'est-à-dire régulièrement et sans produire de séismes importants. Il marque la transition avec le secteur sud.

3° Et toujours d'après François Michel(3), la partie sud s'étend du segment de Parkfield à la vallée Impériale. Ce secteur est beaucoup plus complexe en raison de la formation d'une zone de compression crustale à l'origine des chaînes transversales au nord de Los Angeles. Comme pour la partie nord, il a connu un séisme majeur en 1857, mais, à cause des mouvements verticaux qui s'ajoutent au coulissement, la fragilité des failles est plus grande et les tremblements de terre, par conséquent, plus fréquents. Plus au sud, le système est à nouveau formé de longues failles parallèles dont celle de la Vallée Impériale qui marque la transition avec le golfe de Californie. Pour l'Institut de géophysique américain(4), - USGS -, la probabilité de voir un tremblement de terre de magnitude supérieure à 7,5 dans les 30 prochaines années a été établie à 46%, et « un tel séisme est davantage susceptible de se produire dans la partie sud de l'Etat de Californie », où se trouvent Los Angeles et son agglomération, plus de 16 millions d'habitants. « La probabilité de voir un tremblement de terre de magnitude 6.7 ou plus frapper la région de Los Angeles dans les 30 ans est de 67%, et dans la région de la Baie de San Francisco de 63% », précise l'USGS qui conclue : « De tels tremblements de terre peuvent être meurtriers, comme l'a prouvé le séisme de 1989 de Loma Prieta, près de San Francisco, de magnitude 6.9 ou celui de 1994 à Northridge, proche de Los Angeles, de magnitude 6,7. »

En parallèle à toutes ces prévisions, des chercheurs de l'université de l'Oregon indiquent dans le journal « Geology » que trois plaques tectoniques, - Explorer, San Juan de Fuca et Gorda - situées près de la côte nord-ouest américaine sont actuellement en train de se réordonner, et que leur triple jonction se déplace en direction du sud-est. Aussi selon le directeur d'étude, le séisme tant redouté « Big One », pourrait être bien moins cataclysmique que prévu. Cette réorganisation de plaques aurait pour effets que la subduction de la plaque Juan de Fuca, sous la plaque Nord-Américaine pourrait ralentir. Enfin, une autre conséquence de cette évolution est que le Big One, ce tremblement de terre si redouté, pourrait être moins puissant que prévu, et ne pas dépasser une magnitude de 9 qui serait déjà catastrophique.

Au différent, l'Université publique de Californie, à Davis, a publié de nouveaux calculs de probabilités sur le grand tremblement de terre à venir à San Francisco. - depuis le dernier tremblement de terre catastrophique en 1906 qui avait détruit une bonne partie de la ville, les californiens attendant le « Big One » -, le modèle numérique utilisé étantt sensé reproduire les mouvements des plaques en Californie prévoit un tremblement de terre d'une amplitude d'au moins 7 sur l'échelle de Richter tous les 101 ans. Le modèle a simulé 395 tremblements de terres en 40.000 ans. Ainsi, les chercheurs donnent un probabilité de 25% pour que le « Big One » arrive dans les 20 ans, 50% pour dans les 45 ans, et 75% pour les 80 prochaines années.

Mais, tout cela énoncé, un « Big One », un séisme monstrueux et infernal devant tout annihiler, peut-il réellement réduire à néant la Californie ? Cela est peu probable, du moins à mes conceptions quant aux réalités d'une telle éventualité. En effet, compte-tenu des changements d'orientations, ordonnancés autour du secteur central situé à la hauteur des monts de San Bernardino, du système complexe des multiples fractures constituant la faille de San Andréas, en particulier autour de l'agglomération de Los Angeles, pour le secteur Sud, sur toute la longueur du secteur Nord, il est très peu probable qu'un séisme rompant la faille sur la totalité de sa longueur puisse se produire un jour. Certes, un tremblement de terre catastrophique, de magnitude égale ou supérieure à 8, peut affecter cette région, ce n'est pas improbable, mais historiquement il ne s'en est jamais produit en ces lieux excepté celui du 18 Avril 1906 qui en fut approchant, avec une magnitude de 7.8. Il détruisit, certes, San Francisco, non par les effets de la secousse mais par l'incendie qui en résulta et qui se propagea, étant quand même à savoir que les maisons étaient construites en bois.

Quant aux tremblements de terre d'une magnitude égale ou supérieure à 9, - fort rares -, n'étant pas des « Big One » au sens générique du terme, enregistrés depuis l'an 1900, ils sont au nombre de cinq : Kamtchatka, Russie, 4 Novembre 1952, magnitude 9.0 ; Andreanof, Alaska, 9 Mars 1957, magnitude 9.1 ; Valdivia, Chili, 22 Mai 1960, magnitude 9.5 ; Alaska , États Unis, 27 Mars 1964, magnitude 9.2 ; et Andaman-Sumatra, Indonésie, 26 Décembre 2004, magnitude 9.3.


Notes


(1) Aux dires des géologues américains de l'institut américain d'études géologiques, - USGS-, « la rupture de ce segment était prévue et attendue depuis plus de deux ou trois décennie. » En vérité, il leur aurait été difficile de faire, pour ce segment de faille, une prédiction autre, ce segment étant seul a n'avoir connu, jusqu'au 28 Septembre 2004, de séisme répertorié historiquement. Mais à quoi peut servir une prédiction faisant fi d'une fourchette précise dans le temps et sur l'épicentre de l'aléa. Et, dans un tel cas, la prédiction est purement gratuite. Par chance, le séisme s'est produit dans un secteur de faible densité des installations humaines.

(2) Échelle de Medvedev-Sponheuer-Karnik, aussi appelée échelle MSK : Elle est très utilisée en Europe et en Inde, à partir de 1964, sous la désignation MSK64. Sa définition a été revue, en 1981, sous le sigle MSK81. Elle a fini par être intégrée en 1998 dans la définition de l'échelle macrosismique européenne. L'échelle MSK décrit les effets d'un tremblement de terre en termes de destructions des installations humaines et de modifications de l'aspect du terrain, mais également en termes d'effets psychologiques sur la population, - sentiment de peur, de panique, panique généralisée -. Cette évaluation qualitative très utile ne représente en aucun cas une mesure d’un quelconque paramètre physique des vibrations du sol.

(3) François Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Berlin, Orléans, BRGM Éditions, 2005

(4) R.E. Wallace, The San Andreas Fault System, California. USGS Professional Paper 1515, Washington, 1990.

 
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