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27 octobre 2010

Un séisme de magnitude 7.7 frappe les îles des Mentawai en Indonésie mais l'alerte au tsunami levée... En résultat, une catastrophe humaine

Un séisme de magnitude du moment révisée de 7,5 à 7.7 a frappé au large des côtes Sud-Ouest du Pulau Sibarubaru, dans le Kepulauan Mentawai, en Indonésie, le 25 Octobre à 14 h 42 Temps Universel, 21 h 42 Heure Locale.

Son épicentre, latitude 3.484° Sud et longitude 100.114° Est, se situe à 211 kilomètres au Sud-Ouest de Sungaipenuh dans la province de Jambi dans le sud de l'île de Sumatra, à 239 kilomètres à l'Ouest de Bengkulu sur la côte Sud-Ouest de l'île de Sumatra, à 280 kilomètres au Sud de Padang capitale de la province de Sumatra occidental, à 305 kilomètres à l'Ouest de Lubuklinggau dans l'extrême Ouest de la province de Sumatra du Sud, à 798 kilomètres à l'Ouest-Nord-Ouest de Jakarta, île de Java, capitale de l'Indonésie.

Son hypocentre a été localisé à 20,6 kilomètres de profondeur, +/- 3.4 kilomètres, par l'United States Geological Survey, et à 10 kilomètres de profondeur par le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen.

La secousse, d'une durée d'environ 3 minutes, a été ressentie jusqu'à Padang. Les habitants, paniqués, se sont préfugiés dans les collines. Rapidement, par l'intermédiaire de son porte parole, Priyadi Kardono. l'agence indonésienne pour les catastrophes naturelles a déclaré « qu'aucune victime, ni aucun dommage n'ont été signalés ». Parallèlement, le centre d'alerte pour le Pacifique, basé aux Etats-Unis, tout en soulignant qu'il n'y avait « pas de menace d'un important séisme destructeur », a diffusé une alerte au tsunami, alerte levée moins de deux heures après la secousse. Par le fait même, les habitants, des îles de l'archipel des Mentawai, ont réintégré leurs villages.


Mais la réalité en est tout autre.


L'archipel des Mentawai est un groupe composé de 4 îles principales, - Siberut, la plus grande de ces îles avec une superficie de 4.030 kilomètres carrés, Sipura, Pagai Utara ou Pagai du Nord, et Pagai Selatan, ou Pagai du Sud -, et d'un essaim d'îlots et de rochers, situé à quelque 150 kilomètres au large de la côte Ouest de l'île indonésienne de Sumatra.

Si les autorités, dans un premier temps, ont bien déclenché une alerte au tsunami, cette alerte ayant été vite levée, un tsunami significatif, provoqué par la violence du séisme, à généré des vagues d'au moins trois mètres de haut et ont frappé de plein fouet l'archipel des Mentawai. Alors que sur l'île de Pagaï Utara, l'eau a atteint les toits des maisons, sur celle de Pagai Selatan, elle a pénétré sur une distance de 600 mètres, à l'intérieur des terres, balayant tout sur son passage, causant de très importants dégâts sur le chapelet d'îles et îlots et entraînant un bilan toujours provisoire de dizaines de morts d'hommes, plus de 217 victimes déjà recensées, et plus de 500 disparus. Dans la réalité des faits, plus de 90% des habitations ont été endommagées dans les secteurs touchés.

Entre autres gros dégâts à déplorer, la secousse principale, suivie du tsunami, a détruit en quasi totalité le village côtier de Betu Monga et, aux heures présentes, seules 65 personnes sur les 200 qui habitent ce village ont été retrouvées. Les autres sont toujours portées disparues, principalement des femmes et des enfants. Et au moins quinze autres villages ont été balayés par la vague géante.

Malheureusement, les opérations de secours sont rendues difficiles par l'isolement de l'archipel des Mentawaï desservi par bateau depuis Padang, 12 heures de traversées, difficiles d'accès et privés de communications. En outre, les conditions météorologiques cataclysmiques, vents violents et trombes d'eau, retardent toutes approches des îles.

Le tsunami provoqué par la secousse sismique a également été ressenti à Singapour et à La Réunion. Seuls de faibles dégâts matériels y ont été constatés.


Les répliques du séisme.


La secousse principale a été suivie d'une kyrielle de répliques de magnitude comprise entre 4.4 et 6.2 sur l'échelle ouverte de Richter :

- le 25 Octobre : 5.0 à 15 heures 21 Temps universel ; 6.1 à 19 heures 37 Temps universel ; 4.9 à 22 heures 10 Temps universel ; et 6.2 à 22 heures 59 Temps universel ;

- le 26 Octobre : 4.9 à 03 heures 28 Temps universel ; 4.8 à 03 heures 50 Temps universel ; 4.9 à 08 heures 53 Temps universel ; 4.4 à 10 heures 00 Temps universel ; 5.3 à 10 heures 51 Temps universel ; 4.7 à 11 heures 05 Temps universel et à 11 heures 25 Temps Universel ; 5.3 à 11 heures 33 Temps universel ; 4.5 à 14 heures 35 Temps universel ; 4.7 à 14 heures 57 Temps universel ; 5.0 à 19 heures 40 Temps universel et à 23 heures 09 Temps Universel ; et 5.8 à 23 heures 45 Temps universel ;

- le 27 Octobre : 5.1 à 00 heures 04 Temps universel ; 5.0 à 00 heures 17 Temps universel ; et 5.2 à 04 heures 33 Temps universel.


Les séismes sur l'archipel des Mentawai.


La raison principale du tremblement de terre du 25 Octobres 2010 ayant frappé aux îles des Mentawai, sur la Ceinture de Feu du Pacifique, en incombe à la poussée qui se produit à la limite des interfaces des plaques tectoniques et, principalement à la subduction de la plaque australo-indienne, à la vitesse de 5,7 à 6,9 centimètres par an, sous celle de la Sunda.

Aux analyses des éléments en présence, ce tremblement de terre est contiguë à ceux, de magnitude du moment 8.5 et 7.9, qui s'étaient produits, le 12 Septembre 2007, et il apparaît très proche de dite zone de rupture.

Il paraît de toute évidence qu'il s'ajoute à une longue liste de séismes dont les plus marquant en sont ceux :

- du 26 Décembre 2004,, 0 h 58, Temps Universel, 7 h 58 m 53 s, heure locale, un séisme d'une magnitude de 9.3 au large, à 160 kilomètres à l'ouest de Sumatra, à une profondeur de 30 kilomètres, provoque un raz de marée qui touche les côtes d'une dizaine de pays d'Asie du Sud-Est: 220.000 morts, dont 168.000 en Indonésie. Ce séisme est du à la subduction de la plaque indienne sous la plaque Sunda, 6 centimètres/an en moyenne. De très nombreuses répliques dont plus de 500 dans les heures qui ont suivi, se sont produites sur une distance d'environ 1000 kilomètres allant de l'épicentre jusqu'aux îles indiennes d'Andaman et de Nicobar, au nord, le long de la ligne d'affrontement des deux plaques et ont été enregistrées pendant les mois qui ont suivi le paroxysme sismique. Une quarantaine de ces répliques a dépassé la magnitude 6. Parmi elles, deux séismes de magnitude supérieure à 7 se sont produits au large des Îles Nicobar. Le premier, le même jour que le séisme principal, de magnitude 7.3, a eu lieu à 4 h 21, temps Universel, 11 h 21, heure locale, le second, le 24 juillet 2005, à 2 h 12, Temps universel, 9 h 12, heure locale, épicentre situé à 420 kilomètres au sud de Port Blair, de magnitude 7.2.

La rupture, sur une longueur d'environ 1.200 kilomètres, de la faille chevauchante faiblement inclinée vers le nord-est et émergeant en surface au niveau de la fosse de subduction, ayant entraîné des déplacements ont atteint 15 à 20 mètres, en fait le cinquième séisme le plus important du XX° siècle : 4 Novembre 1952, péninsule de Kamchatka, Russie, magnitude 9.0 ; 9 Mars 1957, au sud des îles d'Andreanof, dans les îles Aléouèves , Alaska, magnitude 9.1 ; 22 Mai 1960, dans le sud du Chili, près de Valdivia, magnitude 9.5 ; 27 Mars 1964, Prince William Sound, Alaska, magnitude 9.2.


- du 25 Mars 2005, 16 h 09, Temps Universel, 23 h 09, heure locale, près de l'île de Nias, au large de la côte nord-ouest de Sumatra, un séisme d'une magnitude de 8.7, est localisé à 245 kilomètres au sud-ouest de la ville de Medan, Sumatra, 205 kilomètres de Sibolga, Sumatra, entre les îles de Nias et de Simeulue. Sa profondeur est estimée à environ 30 kilomètres et son épicentre se situe à environ 200 kilomètres au sud de celui du 26 décembre 2004. 2.000 morts et 6.000 blessés, sont à déplorer dans les îles de Nias, Simeulue et les îlots de Banyak. et 80 % des immeubles de la ville principale de l'île, Gunung Sitoli, sont détruits. Ce séisme se classifie parmi les 10 plus violentes secousses du XX° siècle.

Il est surprenant, car rarissime, que deux séismes majeurs surviennent, coup sur coup, dans une même zone : 26 Décembre 2004, magnitude 9.3 avec tsunami et 28 Mars 2005, magnitude 8.7, au large de la côte nord-ouest de Sumatra.


- Et du 30 septembre 2009, un séisme d'une magnitude de 7,6 magnitude a frappé la province de Sumatra occidental. À Padang, des centaines d'habitations se sont effondrées. Au 1er octobre, il se comptait 529 morts pour l'ensemble de la province: 375 à Padang, 75 à Pasaman, 62 à Padang Pariaman, 11 à Pariaman, 3 à Padang Panjang et 2 à Solok.


Le tremblement de terre du 25 Octobre 2010 s'est produit près du bord méridional de la rupture, magnitude estimée à 8.7/8.9 sur l'échelle ouverte de Richter, de 1797 ayant déclenché un tsunami dont la vague faisait entre 5 et 10 mètres. et dans la région de rupture d'un tremblement de terre, magnitude estimée à 8.9/9.1 sur l'échelle ouverte de Richter, en 1833.


En conclusion.


Se situant sur la Ceinture de Feu du Pacifique, dans sa partie la plus sismique, il est  probable, les continents étant rentrés dans la phase de réunification de terres pour une Pangée nouvelle, que la région de l'archipel des Mentawai subisse un mégathrust, dans un avenir plus ou moins proche, de type Big One(1).


Notes


(1) « Le prochain séisme de grande ampleur, un « Big One » dévastateur, où frappera-t-il ? ». Raymond Matabosch. En finalité de rédaction publication en 2011.

16 juin 2010

16 Juin 2010, un séisme meurtrier, magnitude 7.0, frappe en Nouvelle Guinée Orientale, Indonésie.

Le 16 Juin 2010, à 03 h 16 Temps Universel, 12 h 16 Heure Locale, un séisme sous marin, dans le Bassin Sarera, de magnitude 7.1 sur l'échelle ouverte de Richter, de magnitude du moment 7.0 et d'intensité VIII sur l'échelle MSK, a frappé la Nouvelle-Guinée occidentale, en Indonésie. Son épicentre, latitude 2.13° Sud et longitude 136.53° Est, se localise à 119 kilomètres au Sud-Est de Biak, à 195 kilomètres au Nord d'Enarotali, à 250 kilomètres à l'Est-Sud-Est de Manokwari, et à 468 kilomètres de Jaya Pura. Son hypocentre se situe à 20 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, et à 28.8 kilomètres de profondeur pour l'U.S. Geological Survey.

La secousse principale a été précédée par un séisme précurseur, à 03 h 06 Temps Universel, de magnitude 5.8 pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et magnitude 6.4 pour l'U.S. Geological Survey, et d'hypocentre 10 kilomètres de profondeur ; et suivie de plusieurs répliques de magnitude 5.0, à 03 h 38 Temps Universel, de magnitude 6.2, à 03 h 58 Temps Universel. A partir de 05 h 31, Temps Universel, magnitude 4.6, 05 h 43 magnitude 4.6, 06 h 10 magnitude 5.1, et 06 h 20 magnitude 4.8, les épicentres des répliques se sont déplacées vers la région de Biak.

Suivant les autorités locales, le séisme aurait fait au moins deux victimes, sur le Pulau Japen et endommagé des habitations. Une alerte au tsunami a été lancée avant d'être levée une heure plus tard.

La secousse a provoqué des scènes de panique dans ces Pulau, notamment à Japen, où quelques 150 habitations ont été gravement endommagées et où une église s'est effondrée, alors qu'à Biak, les habitants sont précipitamment sortis dans la rue et nombre d'entre eux, par crainte d'un tsunami, se sont réfugiés dans les hauteurs.

La secousse a été ressentie également dans toute de Nouvelle Guinée, dans tous les pulau au large des côte Nord et Est de l'île, dans la Bassin Saneira, la Mer de Bismark, la Mer des Salomon et la Mer des Philippines, et jusqu'aux îles Salomon, Guam, Mariannes du Nord, Marshall et Nauru, et en Micronésie, et tout particulièrement à Manokwari, située à 250 kilomètres de l'épicentre, où tout a tremblé pendant environ 40 secondes.

L'île de Nouvelle Guinée, orientée Nord-Ouest/Sud-Est, mesure environ 2.400 kilomètres de long pour 700 kilomètres de large, du Nord au Sud. Une longue chaîne de montagnes, culminant à 4.884 mètres au Puncak Jaya, dans les monts Maoke, sépare l'île d'Est en Ouest en deux moitiés presque égales. Des glaciers recouvrent les plus hauts sommets. Les côtes sont marécageuses et une grande partie de l'intérieur des terres est recouverte de forêts humides et denses, composées d'une végétation tropicale où l'on trouve de l'ébène, du bois de santal, du cèdre et des camphriers. Les plaines sont fertiles, mais l'absence d'une infrastructure de transport a jusqu'ici empêché leur développement. Le sous-sol renferme des gisements d'or, d'argent, de platine et de cuivre, ainsi que des gisements de pétrole et de gaz naturel. De très nombreux archipels, Îles de l'Amirauté, Archipel Bismarck, Îles du Duc-d'York, Archipel d'Entrecasteaux, Îles Green, Louisiades, Îles Mussau, Îles Salomon et Îles Schouten, se situent au Nord et à l'est de l'île.

La Papouasie Nouvelle-Guinée et les territoires indonésiens de l'Iran Jaya Timur, de l'Iran jaya Tengah et de l'Iran Jaya Barat, formant l'île de Nouvelle Guinée, et leurs îles et îlots attenants, ainsi que les îles Solomon, situés sur « la ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, sont régulièrement le théâtre de secousses sismiques.

En effet, le Pacifique Sud-Ouest est la région de contacts entre deux plaques tectoniques, la plaque Australienne et la plaque Pacifique. La plaque Pacifique passe sous la plaque Australienne, subduction, entre la Nouvelle-Zélande et les îles Samoa, le long de limites de plaques dénommées Tonga-Kermadec. La plaque Australienne passe en subduction sous l'Arc des Nouvelles Hébrides et des îles Salomons. Au niveau de la Nouvelle-Guinée, les limites de plaques deviennent très complexes. Les vitesses de subduction dans cette partie du monde sont de l’ordre de 10 centimètres par an, avec un maximum de 24 centimètres par an au Nord des Tonga.

13 juin 2010

Séisme de magnitude 7.5, au large des côtes Ouest des Îles Nicobar, le 12 Juin 2010.

Le 12 Juin 2010, à 19 H 26 Temps Universel, 0 h 56 le 13 Juin 2010, à Port Blair, Andaman et 02 h 26 à Aceh, Sumatra, un séisme de magnitude du moment évaluée à 7.7 dans un premier temps mais reclassifiée à 7.5, a frappé, en arrière de la fosse d'Andaman, au large de la côte Ouest des îles Nicobar, dans l'Océan Indien. Son épicentre, localisé latitude 7.78° Nord et longitude 91.89° Est, se trouve à 155 kilomètres à l'Ouest de Mohean, à 434 kilomètres au Nord-Ouest de Sabang et à 443 kilomètres au Sud de Port blair, et son hypocentre se situe à 10 kilomètres de profondeur pour le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen et à 35 kilomètres de profondeur pour l'U.S. Geological Survey. Une alerte tsunami, vite levée, a été lancée pour les pays du Sud-Est asiatique et les îles proches du foyer.

La secousse principale a été suivie par 8 répliques de magnitude comprise entre 4.6 et 5.3 :

le 12 Juin 2010, à 22 h 58, magnitude 4.8 ; et à 22 h 44, magnitude 5.3 ; et le 13 Juin 2010, à 02 h 50, magnitude 4.8 ; à 12 h 57, magnitude 4.6 ; à 07 h 36, magnitude 4.6 ; à 07 h 05, magnitude 5.1 ; à 06 h 26, magnitude 5.1 ; et à 04 h 01, magnitude 5.0.

La région englobant l'archipel d'Andaman-Nicobar et l'île de Sumatra est une zone frontière entre quatre plaques tectoniques. Les plaques indienne et australienne s'y enfoncent sous les plaques birmane et Sunda, - zone de subduction matérialisée par la fosse de la Sunda morcelée en fosse d'Andaman et fosse de Sumatra jusqu'au point quadruple localisé au Nord de Kuenen Rise, et, leur faisant suite, la fosse de Java -, à une vitesse voisine de 5 centimètres par an.

La déformation de la région, induite par cette convergence rapide, d'une part et, d'autre part, par la présence de deux dorsales, - la dorsale d'Andaman à l'Est et celle centrale de l'Océan Indien, à l'Ouest -, l'enserrant dans sa tenaille, est accompagnée par la naissance de très forts séismes le long de la fosse d'Andaman tels les séismes de 1833, magnitude proche de 9.0 et de 1861, magnitude 8.5, rompant l'interface de subduction sur près de 500 kilomètres pour le premier, près de 250 kilomètres pour le second et relaxant des dizaines d'années de charge de contraintes par l'intercession de glissements sismiques évalués entre 10 et 12 mètres d'amplitude pour le premier, entre 7 et 9 mètres pour le second.

En 1935 et en 1984, des séismes plus modérés ont, de même, rompu de petites régions jouxtant ces ruptures majeures. Et, tout comme ce fut le cas pour le séisme du 26 Décembre 2004 à 0 h 58 Temps Universel, 7 h 58 heure locale à Sumatra le 27 Décembre 2004, l'un des plus importants jamais enregistrés, avec une magnitude actuellement estimée, magnitude du moment 9.0, un aléa sismique suivi de plus de 500 répliques, dont une s'étant produite le même jour et atteignant la magnitude 7.3, aucun événement sismique majeur n’était connu, à ce jour, dans la région « avant fosse d'Andaman » jouxtant, à l'Ouest, les îles Nicobar.

Tout comme la subduction de la plaque australienne sous la plaque Sunda est à l'origine des archipels volcaniques de la Sonde, celle de la plaque indienne sous la plaque birmane est, elle, à l'origine de la formation des archipels volcaniques d'Andaman et de Nicobar. En outre, la dorsale, présente dans la mer d'Andaman, fut, il y a quatre millions d'années, l'élément déclenchant de la formation de cette mer et de l'éloignement des îles Andaman et Nicobar de la péninsule Malaise.

Enfin, il est à préciser, en premier point, que les plaques tectoniques Philippines, Sunda, Birmane et Inde s'étaient détachées du super continent Gwandana et qu'elles appartenaient à la plaque australienne avant, de même de s'en détacher ; en second point que la fosse de la Sunda et, par elle, ses trois segments fosse d'Andaman, fosse de Sumatra et fosse de Java, s'est formée il y a, environ, 55 millions d'années, les plaques indienne et australienne, plus vieilles, donc plus lourdes, subductant sous les plaque birmane et Sunda ; et, en troisième point, que la fosse de Sunda, dans sa globalité, recule, la courbure de l'avant fosse accumulant, ainsi, des charge de contraintes durant des dizaines, voire des centaines, d'années...

16:40 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : séisme, tsunami, nicobar, andaman, tremblement de terre, sumatra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31 mai 2010

Depuis le 27 Mai, magnitude 7.2, l'archipel Vanuatu connaît une crise sismique sans précédent réactivant plusieurs volcans

De nombreux séismes se sont produits, entre le 19 et le 30 Mai 2010, le long de la fosse des Nouvelles Hébrides, près de l'Archipel Vanuatu, dans le Pacifique, à la frontière de deux plaques tectoniques, la plaque Pacifique et la plaque Australienne, une zone considérée, au même titre que les fosses Pérou-Chili, Aléoutiennes, Kouriles, Ryukyu et Java, comme l'une des plus sismiques de la planète.

Le 27 Mai 2010 à 17 h 14 Temps Universel, 28 Mai 2010 à 04 h 14 heure locale, un séisme sous-marin, de magnitude 7.2 et d'intensité VIII à l'épicentre, à frappé le Vanuatu au Sud des Îles Torrés et à l'Ouest des Îles Banks, dans la province de Torba, 6.945 habitants pour une superficie de 882 kilomètres carrés, l'une des six provinces administratives de la République du Vanuatu, la plus petite et la plus septentrionale de l'archipel. Son épicentre se situe, latitude 13.63° Sud, longitude 166.56° Est, à 20 kilomètres au Nord-Est de Toga, à 21 kilomètres au Nord-Nord-est de Vipaka et à 23 kilomètres au Nord-Nord-Est de Loh, archipel Torres, à 110 kilomètres à l'Ouest de Sola et à 217 kilomètres au Nord-Ouest de Luganville. Son hypocentre se localise à 36 kilomètres de profondeur. Une alerte au tsunami a été émise pour les îles Salomon, Vanuatu et Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique Sud. Le séisme et le raz de marée qu'il a induit, ont causé des dégâts de grande ampleur sur les îles des archipels Torrés et Banks et sur les côtes Nord-Ouest, Nord et Nors-Est de l'île Espirito Santo.

La secousse principale s'est produite à la limite des plaques Australienne et Pacifique, dans la région de la Mer de Corail, dans le Pacifique de Sud-Ouest. Dans la zone du séisme, la plaque Australienne subducte, sous la plaque Pacifique, au Nord-Est oriental, à une vitesse d'environ 9,1 centimètres par an. Le foyer du tremblement de terre, la profondeur, et le mécanisme focal permettent de le classifier dans la catégorie Mégathrust, ou séisme de subduction.

Ce tremblement de terre fait suite à une séquence, foyers localisés entre 70 et 130 kilomètres de profondeur, de fortes secousses sismiques, en octobre 2009 : 7 Octobre, deux secousses de magnitude 7.7 et 7.8 se produisant à 15 minutes d'intervalle, une de magnitude 7.4, une heure plus tard, et deux de magnitude 6.6 et 6.8, le 8 Octobre.

La région du Vanuatu connaît un niveau très élevé d'activité sismique, avec près de 50 aléas, de magnitude égale ou supérieure à 7.0, enregistrés depuis 1973, la plaque Australienne, en sa partie Nord-Est oriental subductante étant active, à des profondeurs d'environ 350 kilomètres, sous les îles des provinces de Torba, - îles des archipels Torrés et Banks -, de Sanma - Îles Esperitu Santo et Melo -, de Penama, - îles Ambae, Maewo et Pentecôte -, de Melampa, - îles Ambrym, Mallicolo, Akhamb, Maskelynes, Tomman, Paama et Lopevi ainsi que d'une dizaine d'îles plus petites -, de Shefa, - îles Shepherd, de Epi et d'Efaté -, et de Tafea, - îles Aneityum, Aniwa, Erromango, Futuna, Tanna, Hunter et Matthew -.

La secousse principale a été précédée, entre le 19 et le 23 Mai, par quatre secousses-précurseur, de magnitude égale ou supérieure à 4,5 : 19 Mai 2010, hypocentre 204 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; 22 Mai 2010, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2 ; 23 Mai 2010, deux secousses, l'une hypocentre 210 kilomètres de profondeur, magnitude 4.5, et l'autre hypocentre 119 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2.

Elle a été suivie d'une kyrielle de répliques dont nombre d'entre elles de magnitude égale ou supérieure à 5.0, voire de forte magnitude 6.4 : 27 Mai 2010, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.4, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 5.4, hypocentre 40 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 6.4, et hypocentre 35 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; 28 Mai 2010, hypocentre 60 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 47 kilomètres de profondeur, magnitude 5.7, hypocentre 112 kilomètres de profondeur, magnitude 4.7, et hypocentre 80 kilomètres de profondeur, magnitude 4.9 ; 29 Mai 2010, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 5.2, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 26 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, hypocentre 170 kilomètres de profondeur, magnitude 5.0, et hypocentre 100 kilomètres de profondeur, magnitude 4.6 ; 30 Mai 2010, hypocentre 33 kilomètres de profondeur, magnitude 4.8.

L’activité sismique, sur la micro plaque des Nouvelles Hébrides, est principalement liée au rapprochement des plaques Australiennes et Pacifique. Cette région représente une zone de déformation étendue incluant les subductions des Nouvelles-Hébrides et des Tonga-Kermadec dont les plaques plongeantes se font face, la plaque Australienne subductant vers le Nord-Est et la plaque Pacifique vers le Nord-Ouest. Ces subductions bordent des bassins d’arrière-arc en extension, les Bassin Nord Fidjien et de Lau. Cette grande zone de déformation est complexe et peut être séparée en plusieurs micro-plaques, - les micro-plaques des Nouvelles Hébrides, du Récif Balmoral, du Récif Conway, de Futuna, de Niufo'ou, des Tonga et des Kermadec -, et d'une zone orogène récente, de déformation distribuée, englobant les micro-plaques des Nouvelles Hébrides, du Récif Balmoral et du Récif Conway, et empiétant sur la micro-plaque Futuna et sur les plaques Australienne, - au Sud du Récif Bamoral et à l'Est du Récif Conway -, et Pacifique, - au Nord des Micro-plaques Nouvelles Hébrides et Récif Balmoral -. Les taux de convergence rencontrés dans cette région sont parmi les plus rapides du globe : 12 centimètres par an au large de la Nouvelle-Calédonie au niveau de la subduction/collision de la ride des Loyautés et jusqu’à 24 centimètres par an au Nord de la subduction des Tonga. Les taux d’ouverture des bassins d’arrière-arc, pouvant atteindre une dizaine de centimètres par an, sont également très rapides. A de tels mouvements une sismicité, importante et complexe, est associée.

L'archipel du Vanuatu, plus de 80 îles dont neuf principales, est l'hôte de volcans spectaculaires et actifs : Suretamatai, Motlav, Gaua, Mera Lava, Obi, Ambae, Ambrym, Lopevi et le Yasur, l'équivalent du Stromboli de la méditerrannée, Epi et Kuwae, ainsi que d'une kyrielle de volcans sous-marins dont le Karua. L'arc volcanique des îles du Vanuatu est le résultat de la subduction Nord-Sud de la zone d'étirement des îles Matthew et Hunter dans le sud jusqu'au volcan Tinakula des îles Salomon dans le Nord. L'arc insulaire du Vanuatu, - anciennement les Nouvelles-Hébrides -, marque ainsi la subduction à vergence Est de la plaque indo-australienne sous le Bassin Nord-Fidjien, ce bassin âgé d'au moins 8 millions d'années, voire 10 Millions d'années, étant le Bassin arrière-arc le plus ancien de tout le Sud-Ouest Pacifique.

Suite à cette crise sismique, le volcan Gaua et le Mont Garet, sur l'île Santa Maria, aux éruptions essentiellement intra-calderiques ininterrompues depuis le mois de Novembre 2009 avec des panaches s'élevant à 3.000 mètres d'altitude, s'intensifiant, par augmentation du dégazage et intensification des explosions, avec des risques phréato-magmatiques si la lave atteint les eaux du lac volcanique, est rentré dans une nouvelle phase éruptive, Les panaches montent plus haut qu'auparavant, atteignant maintenant les 4.500 mètres d'altitude, et sont plus chargés en cendres. Par ailleurs, des projections incandescentes et le son de puissantes explosions, sont signes de l'approche de la colonne de magma. Certaines rivières, alimentées par le lac sommital, ont vu leur niveau monter de 20 à 30 centimètres et les acides volcaniques, libérés par le dégazage, acidifient les réservoirs d'eau potable. Des risques de lahars deviennent sérieux et que des problèmes sanitaires se profilent si les insulaires n'ont plus accès à l'eau potable. Le niveau d'alerte, se situant à 2 depuis le début janvier 2010, a été élevé à 3 et le volcan est considéré à « très haut niveau d'activité. »

Sur l'île de Tanna, le Yasur qui connaît une activité explosive permanente depuis plusieurs siècles, est entré en phase extensive depuis le 30 Mai, éjectant, le 31 Mai, un panache qui s'élève à plus de 3.000 mètres d'altitude, - 1.800 mètres le 30 Mai sur 200 kilomètres carrés de superficie -, et s'étend sur plus de 500 kilomètres carrés, entraînant des perturbations aériennes en Nouvelle-Calédonie.

De nombreux autres volcans, sur l'arc insulaire du Vanuatu, - les volcans Motlav, Mera Lava, Obi, Ambae et Ambrym -, font l'objet de tremors inquiétants avec présences de fumerolles s'épaississant laissant entrevoir des éruptions imminentes. Même le volcan Suretamatai, dont la dernière éruption remonterait à plus de 460.000 ans, serait aussi affecté par ces crises sismiques volcaniques.

Aux dernières informations, un volcan sous-marin dont l'ancrage se situe vers 400 mètres de profondeur, localisé entre les îles Metoma et Tegua Lenaua, dans l'archipel Torrés serait entré en éruption.

09 mai 2010

Le Nord de Sumatra encore frappé par un séisme de magnitude 7.4. Alerte au tsunami.

2010 à 05 h 59 Temps Universel,12 h 59 heure locale, un séisme de magnitude 7.4, localisé latitude 3.730° Nord et longitude 96.080° Ouest à frappé au large de l'Île de Sumatra, en sa région septentrionale, en Indonésie. Son épicentre se trouve à 52 kilomètres au Sud de Meulaboh et à 223 kilomètres au Sud de Banda Aceh, et son hypocentre se situe à 60 kilomètres de profondeur en milieu océanique.

Le séisme semble localisé dans la partie nord de la rupture du séisme de Nias, magnitude 8.6, le 28 Mars 2005. Ce séisme est pour l'instant le dernier d'une séquence de séismes qui s'est produit le long de la subduction de Sumatra : 2 de magnitude 7.4 sous Simeulue en 2002 et 2008, le méga-séisme de Sumatra en 2004 de magnitude 9.4, le séisme de Padang en 2009 de magnitude 7.5 et le séisme de Bengkulu en 2007 de magnitude 8.4.

D'après les informations rapides de mécanisme au foyer, faille inverse, de localisation géographique et en profondeur et les leçons du passé sismique de la région, il semble que ce tremblement de terre se soit produit sur l'interface de subduction.

Aux premières informations, il n'y aurait pas de dommages majeurs recensés et peu de personnes seraient blessées.

Une alerte tsunami a été déclenchée dans certaines régions du Sud-Est asiatique.

10:01 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, sumatra, tsunami, indonésie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26 avril 2010

26 Avril 2010, un séisme sous marin de magnitude 6.5 frappe au Sud-Est de Taïwan.

26 Avril 2010, 02 h 59 Temps Universel, 11 h 59 Heure locale, un séisme sous marin de forte magnitude d'énergie, - ou du moment -, 6.5, au large de la côte Sud-Est de Taïwan. Son épicentre se situe à 233 km au Sud d'Ishigaki et à 278 km à l'Est de Taitung, et son hypocentre, latitude 22.27° Nord, longitude 123.79° Est, se localise à 2 kilomètres de profondeur dans un haut fond de -5.580 mètres.

Ce séisme a été précédé de deux secousses précurseur,

- l'une, le 25 Avril 2010, 20 h 43 Temps Universel, 05 h 43 Heure locale le 26 Avril 2010, un séisme sous marin de magnitude 4.9 sur l'échelle ouverte de Richter, au large de la côte Sud-Ouest de l'Île japonaise d'Irabu. Son épicentre se situe à 24 km à l'Ouest d'Hirara et à 310 km au Sud-Ouest de Naha, et son hypocentre, latitude 24.78° Nord, longitude 125.05° Est, se localise à 60 kilomètres de profondeur

- l'autre le 25 Avril 2010, 11 h 14 Temps Universel, 20 h 14 Heure locale, un séisme sous marin de magnitude 4.8 sur l'échelle ouverte de Richter, au large de la côte Sud-Est de Taïwan. Son épicentre se situe à 89 km au Sud-Est de Taitung et à 117 km au Sud-Est Kuansha, et son hypocentre, latitude 22.08° Nord, longitude 121.60° Est, se localise à 10 kilomètres de profondeur

De nombreuses répliques se sont ensuite succédées dont une à 04 h 09 Temps Universel, 13 h 09 Heure locale, une secousse sous marine de magnitude locale 4.8 sur l'échelle ouverte de Richter, au large de la côte Sud-Est de Taïwan. Son épicentre se situe à 236 km au Sud d'Ishigaki et à 273 km à l'Est de Taitung, et son hypocentre, latitude 22.27° Nord, longitude 123.72° Est, se localise à 2 kilomètres de profondeur dans un haut fond de -5.560 mètres.

En regard de la faible profondeur de son foyer, 2 kilomètres, sous un haut fond de plus de 5,500 mètres, le séisme à déclenché un tsunami local. En absence de toute information émanant des autorités locales, il est impossible de connaître s'il y a eu des dégâts et des atteintes à la population.

Taïwan est une zone clé, un point singulier où les plaques s’affrontent et se déchirent, où les déformations sont parmi les plus rapides du monde, tant sur terre qu’en mer, où enfin les risques naturels sont maximums et affectent une région à très haute densité de population.

Installée sur le prisme d’accrétion crustal et la fosse de subduction des Ryukyu, une zone de très forte déformation bordant la plaque philippine subductante sous la plaque eurasienne chevauchante, l’île subit un raccourcissement de 8 centimètres et un soulèvement orogénique qui peut atteindre 3 centimètres par an, en équilibre avec une érosion intense.

La chaîne centrale atteint 4.000 mètres avec des pentes très raides, une végétation dense et une forte altération des terrains. Favorisés par les pluies tropicales, l’équilibre précaire et les secousses sismiques, les glissements s’avèrent parfois catastrophiques. Les séismes sont très fréquents, quoique souvent modérés, une partie des mouvements se faisant par glissement asismique, de type creep. Toutefois, le Séisme de Chichi, de magnitude 7,6 dans une zone surpeuplée avait fait 2.500 morts et 5.000 blessés en 1999.

La terminaison Nord de l’île où le régime distensif se traduit par le rift Okinawa à ouverture rapide, est le siège d’une intense activité sismique limitée à la région avant-arc des Ryukyu se situant à quelques dizaines de kilomètres seulement des côtes japonaises et taïwanaises. Taipei, la capitale est bâtie sur un bassin alluvionnaire contrôlé par des failles normales dans lequel l’effet de site et les fréquentes inondations renforcent le caractère dévastateur des seïsmes. La région a déjà subi plusieurs séismes historiques comme celui du 5 Juin 1920 de magnitude au moins égale à 8, ou plus récemment, celui du 31 Mars 2002 de magnitude 7.1.

Si le Japon s'attend à un séisme majeur près de l'extrémité nord de la zone de subduction des Ryukyu, lieu d'affrontement entre les plaque philippine et eurasienne, lieu souvent générateur de chaînes de montagnes en croissance et donc de glissements de terrains. Cette zone de subduction qui permet à la plaque Philippine de s'enfoncer sous la plaque Eurasiatique s'étend sur plus de 2.000 kilomètres et vient buter contre l'île de Taiwan plus au sud. La sismicité y est intense et il ne peut être qu'envisagé le risque qu'un séisme de magnitude égale ou supérieure à 8.5/9.0 ne survienne dans un temps plus ou moins proche car les caractéristiques de cette subduction, en lacune sismique aux abords de Taïwan, rappellent, en plusieurs points celles de Sumatra.

Sources : D'après Géosciences, Juin 2007, pour l'étude sismologique de la région de Taïwan.

10:46 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, tsunami, raz de marée, taïwan, japon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

07 avril 2010

Après un séisme de magnitude 7.8, alerte au tsunami en Indonésie et en Thaïlande.

Un séisme majeur, de magnitude 7.8, sur l'échelle ouverte de Richter, a frappé le nord de l'île indonésienne de Sumatra aux premières heures matinales, 05 h 15 heure locale, ce mercredi 07 Avril 2010, 22 h 15 Temps Universel mardi 06 Avril, et a motivé une alerte tsunami à Sumatra, Java et Bali, sur les Archipels d'Andaman et de Nicobar et en Thaïlande.

L'épicentre du séisme, en milieu océanique, localisé latitude 2.22° Nord et longitude 97.03° Est, se trouve à 10 kilomètre à l'Ouest du Pulau Banyak, à 15 kilomètres au Nord-Ouest du Pulau Bangkaru, à 40 kilomètres au Nord-Est du Pulau Lasia, a 45 kilomètres au Nord-Est du Pulau Babi, à 123 kilomètres au Nord-Ouest de Gunung Stoli, à 200 kilomètres à l'Ouest-Sud-Ouest de Sibolga, à 215 kilomètres au Sud-Ouest de Medan et à 222 kilomètres au Sud-Ouest de Binjai. Son hypocentre se situe à 48 kilomètres de profondeur.

Le Centre d'Alerte Tsunami du Pacifique, n'attendant pas un raz de marée destructeur de longue portée, a décrété une surveillance à cause de possibles tsunamis locaux qui pourraient en découler.

« Après le séisme de magnitude 7.8, dans le nord de Sumatra, à 644 km des côtes de la Thaïlande, un tsunami est hautement probable sur les régions côtières de la Mer d'Andaman », a même précisé le Centre National thaïlandais de Prévention de Catastrophes, et a demandé, aux populations des six provinces côtières, de se transporter en des lieux sûrs.

L'Indonésie se située dans le « cercle de feu » du Pacifique. L'activité volcanique et séismique y sont très forte.

Plus de mille personnes sont mortes victimes d'un séisme d'ampleur 7.6 qui avait frappé l'île de Sumatra en septembre 2009.

Un tsunami gigantesque - déchaîné par un séisme sous-marin de 9.3 à la hauteur de Sumatra - avait balayé les côtes d'Indonésie et d'autres pays des voisins de l'Océan Indien fin 2004, avec un bilan de quelque 220.000 morts, la majorité dans la province d'Aceh, dans le nord de Sumatra.

08:35 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, sumatra, andaman, nicobar, thaïlande, tsunami | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18 mars 2010

5.1, 5.3 et 5.1 de magnitude, au large de la Côte Ouest de Nouvelle Zélande : Un Raz de Marée

Jeudi 18 Mars 2010, à 30 minutes d'intervalle, 06 h 24, 6 28, et 6 h 42 Temps Universel, 05 h 24, 05 h 28 et 05 h 42, heure locale à l'épicentre, la Côte Ouest de l'Île du Sud, Nouvelle Zélande a été frappée par trois séismes de magnitude 5.1, (épicentre localisé latitude 48.663° Sud et longitude 164.880° Est, à 230 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de l'Île d'Auckland et à 365 kilomètres au Sud-Ouest d'Invercargill, Île Sud de Nouvelle Zélande, hypocentre à 10 kilomètres de profondeur) ; 5.3, (épicentre localisé latitude 48.659° Sud et longitude 164.649° Est, à 235 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de l'Île d'Auckland et à 375 kilomètres au Sud-Ouest d'Invercargill, Île Sud de Nouvelle Zélande, hypocentre à 10 kilomètres de profondeur), et 5.1 ( épicentre localisé latitude 48.528° Sud et longitude 164.933° Est, à 240 au Nord-Nord-Ouest de l'Île d"Auckland et à 350 Kilomètres au Sud-Ouest d'Invercargill, hupocentre à 10 kilomètres de profondeur),sur l'échelle ouverte de Richter.

Ces trois séismes se sont produits à la frontière des plaques tectoniques Pacifique subductante et Indo-australienne, de part et d'autre de la fosse de subduction. Les trois tremblements ont été ressentis jusqu'en Australie. Malgré la forte intensité aux épicentres, aucun dégât ne semble être à déplorer tant sur l'île d'Auckland, toute proche, que sur l'Ile de Stewart qui se trouve au Sud de l'Île Sud de Nouvelle zélande.

Étant donné la quasi simultanéité des trois séismes, la similitude de leur hypocentre très proches, seulement 5 Kilomètres, un raz de marée est à craindre et pourrait toucher les Îles d'Auckland, de Stewart et de Sud de Nouvelle Zélande.

Historique des séismes au large de la Côte Ouest de l'Île du Sud, Nouvelle Zélande.

10 Aoùt 1993 à 00 h 51 Temps Universel, Magnitude 6.9, Hypocentre 36 Kilomètres

03 Janvier 1994 à 13 h 24 Temps Universel, Magnitude 6.1, Hypocentre 11 Kilomètres

20 Mars 1998 à 21 h 08 Temps Universel, Magnitude 6.7, Hypocentre 16 Kilomètres

01 Novembre 2000 à 10 h 35 Temps Universel, Magnitude 6.1, Hypocentre 8 Kilomètres

21 Aoùt 2003 à 12 h 12 Temps Universel, Magnitude 7.0, Hypocentre 28 Kilomètres

04 Septembre 2003 à 08 h 40 Temps Universel, Magnitude 5.4, Hypocentre 18 Kilomètres

30 Septembre2003 à 19 h 37 Temps Universel, Magnitude 5.6, Hypocentre 6 Kilomètres

02 Novembre 2003 à 05 h 32 Temps Universel, Magnitude 6.4, Hypocentre 17 Kilomètres

01 Juillet 2004 à 04 h 39 Temps Universel, Magnitude 6.0, Hypocentre 21 Kilomètres

22 Novembre 2004 à 20 h 26 Temps Universel, Magnitude 7.0, Hypocentre 23 Kilomètres

23 Décembre 2004 à 14 h 59 Temps Universel, Magnitude 7.9, Hypocentre 35 Kilomètres

03 Janvier 2005 à 17 h 59 Temps Universel, Magnitude 6.0, Hypocentre 14 Kilomètres

17 Octobre 2005 à 07 h 12 Temps Universel, Magnitude 5.6, Hypocentre 9 Kilomètres

16 Octobre 2006 à 00 h 35 Temps Universel, Magnitude 5.8, Hypocentre 17 Kilomètres

15 Novembre 2006 à 00 h 53 Temps Universel, Magnitude 5.5, Hypocentre 14 Kilomètres

15 Novembre 2006 à 01 h 13 Temps Universel, Magnitude 7,1, Hypocentre 14 Kilomètres

03 Décembre 2006 12 03 10 h 53 Temps Universel, Magnitude 5.6, Hypocentre 18 Kilomètres

30 Septembre 2007 09 30 05 h 23 Temps Universel, Magnitude 6.9, Hypocentre 35 Kilomètres

30 Septembre 2007 09 30 09 h 47 Temps Universel, Magnitude 6.5, Hypocentre 10 Kilomètres

30 Septembre 2007 09 30 09 h 50 Temps Universel, Magnitude 7.6, Hypocentre 10 Kilomètres

11 Octobre 2007 à 16 h 25 Temps Universel, Magnitude 5.6, Hypocentre 4 Kilomètres

26 Avril 2008 à 23 h 34 Temps Universel, Magnitude 6.1, Hypocentre 4 Kilomètres

15 mars 2010

Tsunami aux Élections Régionales en France : 25 Millions d'abstentionnistes.

Toutes les rédactions de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle font les gros titres sur « La gauche a signé dimanche un succès écrasant aux dépens de la majorité présidentielle au premier tour des élections régionales en métropole. »

Et dans les microcosmes politiques, la gauche rose, verte et rouge crie « Victoire ! »


Mais... car il y en un MAIS...


53,67% d'abstentionnistes pour 46,33% de votants...

Pour qu'une élection soit valide, le quorum doit être atteint : 50% d'électeurs plus 1 doivent avoir voté...

Ainsi l'édicte la LOI...


Eh bien non... PAS EN POLITIQUE !!!

L'élection ne sera pas déclarée nulle et les résultats seront validés !!!


Que nos institutions et leurs représentants politico-politicards, il n'y a point d'autres mots pour les qualifier, sont de piètres personnages en s'arrogeant tous les droits jusqu'à dénier la loi...

Ainsi que peut penser le citoyen lambda que les politico-politicards prennent pour un « CON », le qualificatif, lui n'étant pas usurpé ? Il ne peut que crier « SCANDALEUX !!! » et « PAUVRE FRANCE !!! »

14 mars 2010

Un séisme de forte intensité, magnitude 6.6, au large de Honshu, Japon : Crainte de tsunami.

Après deux fortes alertes sismiques, l'une le 12 Mars 2010 à 17 h 32 Temps Universel, Magnitude 5.8 au large de la Côte Orientale et le 13 Mars 2010 à 12 h 46 Temps Universel, Magnitude 5.6, au large de la Côte Orientale, un séisme de Magnitude 6,6, toujours au large de sa Côte orientale, ce 14 mars 2010, à 08 h 08 Temps Universel, 17 h 08 heure locale, faisant, entre autres, trembler les immeubles à Tokyo pendant plusieurs secondes, vient de frapper l'île de Honshū, au Japon

Honshū, autrefois appelée Hondō, est la plus grande île du Japon sur laquelle se trouvent, entre autres, les villes de Tōkyō, Ōsaka, Kyōto, Hiroshima,Yokohama, Nara et Nagoya. En superficie, c'est la septième plus grande île du monde et la deuxième plus peuplée après l'île de Java. Elle s'étire, en longueur, sur plus de 1.290 kilomètres, sa largeur varie entre 50 et 240 kilomètres, pour une surface de 230.510 kilomètres carrés représentant, environ, 60 % de la surface totale du Japon. Montagneuse et volcanique, Honshū est souvent sujette à des tremblements de terre provoquant parfois la mort de milliers de personnes. Le point culminant de cette île est le Mont Fuji, volcan actif culminant à 3.776 mètres

Le Japon est situé dans une zone de subduction de 4 plaques tectoniques, - Pacifique, Nord-américaine, des Philippines et Eurasiatique -, de nombreux volcans, comme le Mont Unzen, - d'auguste mémoire, les époux Krafft, Harry Glicken, vulcanologues et 40 autres personnes y ayant perdu la vie le 3 Juin 1991 -, sur l’île de Kyūshū, sont actifs.

Des milliers de secousses telluriques, d’intensité variable de 4 à 7,3 sur l"échelle de Richter, sont ressenties dans le Japon tout entier chaque année. Par ailleurs, les puissants et ravageurs tremblements du plancher sous-marin génèrent des raz-de-marée, ou tsunamis.

L'épicentre du séisme, localisé 37.780° Nord et 141.562° Est, se trouve à 80 kilomètres au Sud-Est de Sendai, à 95 kilomètres à l'Est de Fukushima, à 100 kilomètres au Nord-Est d'Iwaki et à 285 kilomètres au Nord-Est de Tokyo, la Capitale du Japon. Son hypocentre se localise, en milieu océanique, à 39 kilomètres de profondeur.

Ce séisme se situe près des fosses océaniques : fosse du Japon dans l'océan Pacifique à l'est de Honshū, sa profondeur atteignant 9.500 mètres, et la fosse d'Izu Bonin ou fosse d'Izu Ogasawara, profondeur maximale 9.780 mètres.

 

Une alerte tsunami a été lancée.


Historique des séismes proches de Honshū :


27 Septembre 1611 Magnitude 6.9 Honshū oriental, Japon.

18 Octobre 1644 Magnitude 6.5 Honshū oriental, Japon.

21 Avril 1659 Magnitude 6.9 Honshū oriental, Japon.

10 Juillet 1804 Magnitude 7.0 Honshū oriental, Japon.

07 Décembre 1833 Magnitude 7.7 Côte Ouest de Honshū, Japon.

20 Juillet 1835 Magnitude 7.0 Côte Est de Honshū, Japon.

22 Octobre 1894 Magnitude 7.0 Côte Ouest de Honshū, Japon.

31 Août 1896 Magnitude 7.2 Honshū oriental, Japon.

15 Mars 1914 Magnitude 7.1 Honshū oriental, Japon.

12 Juin 1978 Magnitude 7.4 Côte Est de Honshū, Japon.

27 février 2010

Le violent séisme de magnitude 8.8, au Chili, était-il prévisible ?

 

Le séisme de magnitude 8.8, du 27 Février 2010, épicentre enregistrée à 03 h 34, heure locale, 06 h 34 Temps Universel, localisé à 99 km au sud-ouest de la ville chilienne de Talca et à 117 km au nord de Concepcion, à plus de 400 km au sud de la capitale Santiago, pouvait-être prévisible..

Sans hésitation il peut se répondre OUI !

En effet, depuis plus d'un mois, de nombreux séismes de magnitude comprise entre 2.5 et 3.5, n'ont cessé de se produire le long des côtes et à l'intérieur des terres d'Amérique du Sud, une zone à forte sismicité certes mais coutumière de forts séismes. A se rappeler le séisme du 22 mai 1960, 19 h 11 Temps Universel, magnitude 9.5, précédé par une série de tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 8 sur une bande de 1.300 kilomètres au nord de l'épicentre, un séisme cataclysmique provoqué par le glissement de la plaque de Nazca, d'environ 18 mètres, sous la plaque sud-américaine.

Et que nous apercevons nous depuis le 13 Février 2010 ? Sur une bande tout aussi importante qu'en l'an 1960, l'intensité de la magnitude s'est progressivement élevée... Le séisme en devenait, lors imminent, sous 8 jours à 1 mois au plus...

Pour preuve un petit récapitulatif des derniers séismes précédant celui de ce jour 27 Février 2010 :

Pour éviter une trop longue liste d'aléas sismiques s'étant produits depuis le 1 Février 2010, - magnitudes supérieures à 2.5 - , la liste en serait trop longue, seuls les 12 derniers jours, avec des séismes de magnitude supérieure à 4, sont répertoriés...

13 Février 2010 17:15:55 4.1 82.0 Central Chile

15 Février 2010 02:54:42 4.7 233.0 Jujuy province, Argentina

15 Février 2010 19:59:03 4.5 38.0 Near coast of Northern chile

17 Février 2010 10:46:00 4.7 96.0 Chile-Bolivia border region

18 Février 2010 16:21:03 4.7 116.0 Northern Peru

18 Février 2010 20:56:34 5.3 113.0 Chile-Bolivia border region

19 Février 2010 11:37:28 4.7 109.0 Ecuador

21 Février 2010 00:56:47 4.9 10.2 North of Honduras

21 Février 2010 02:41:42 4.6 153.1 Northern Colombia

23 Février 2010 07:21:14 4.3 179.8 Northern Colombia

23 Février-2010 10:52:14 5.3 7.2 Mexico-Guatemala border region

23 Février 2010 15:16:06 5.4 38.1 Mexico-Guatemala border region

23 Février 2010 22:27:27 4.7 98.2 Northern Chile

25 Février-2010 03:15:05 5.6 42.6 Near coast of Nicaragua

27 Février 2010 06:34:14 8.8 35.0 Offshore Maule, Chile


Et de quoi nous apercevons-nous ?

La configuration est identique à celle de 1960 qui avait entrainé un séisme de magnitude de très forte intensité...

Les questions se posent sur l'état de surveillance des séismes et il est à s'interroger si le Programme de Menaces Sísmiques, EHP en anglais, mis en place par l'USGS, - U.S. Geological Survey -, est vraiment efficace ou si l'USGS ne se satisfait-il pas d'enregistrer, seulement, les séismes au jour le jour, heure par heure ?

La question est posée...

27 Février 2010

Raymond Matabosch

Etude complète et détaillée en cours de rédaction...

16:21 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : séisme, tremblement de terre, chili, tsunami | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Chili : très violent séisme de magnitude 8.8

Un très violent séisme de magnitude 8.8 s'est produit à 6 h 34 Temps Universel, 3 h 34 du matin heure locale, au Chili, à 325 km au sud de la capitale Santiago.

Environ 15 millions de personnes ont ressenti le tremblement de terre, qui a réveillé les gens en pleine nuit. Il faut craindre de sérieux dommages aux infrastructures, et de nombreuses victimes seront à déplorer...

En regard de la magnitude du séisme, 8.8, de multiples répliques vont se produire durant toute la journée des 27 et 28 Février d'intensité comprise entre 6 et 7, puis, décroissantes, elles se perpertueront durant des jours et des mois...

Il va s'en suivre un tsunami sur toute la côte Ouest de l"Amérique du Sud, de l'Amérique Centrale voire de l'Amérique du Nord. Ce tsunami pourra toucher les côtes japonaises sous une durée de 24 heures.

Le dernier grand séisme s'étant produit au Chili date du 22 Mai 1960 à 19 h 11, Temps Universel. Sa magnitude, la plus haute jamais enregistrée, avait été estimée à 9.5 Son épicentre était situé dans le sud du Chili, près de Valdivia, à environ 700 km au sud de Santiago. Ce séisme avait été précédé par une série de tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 8 sur une bande de 1.300 kilomètres au nord de l'épicentre. Il avait été provoqué par le glissement de la plaque de Nazca, d'environ 18 mètres, sous la plaque sud-américaine.

11:53 Écrit par catalan66270 dans Sciences : Tectonique des plaques. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, tremblement de terre, chili, tsunami | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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