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12 juillet 2015

Les volcans du Kamchatka. Tome I : L'Univers Kamchatdale

Les volcans du Kamchatka. Tome I : L'Univers Kamchatdale

de Raymond Matabosch

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Les volcans du Kamchatka Tome I L'Univers Kamchatdale

ISBN : 9781326351236 

Langue : Français

Pages : 110

Reliure : Couverture souple en dos carré collé

Impression intérieure : Noir & blanc

S'avançant dans l'Océan Pacifique, la péninsule du Kamchatka, dans l'Extême Orient russe, de 1.250 kilomètres de long du Nord-Est au Sud-Ouest, large de 450 kilomètres à la latitude du Cap Konotsky, et d'une superficie de 472.300 kilomètres carrés, est une terre de feu et de glace d'exception. Elle se localise sur la plaque tectonique d'Okhotsk, entre l'Océan Pacifique et la Mer de Béring, - les îles Aléoutiennes faisant office de séparateur -, à l'Est, la Mer d'Okhotsk, à l'Ouest, - notamment le golfe de Chelikov, au Nord-Ouest -. Au Nord, elle est bordée par le district autonome de Koriakie dont elle en est séparée par l'isthme d'Anapka, un isthme de 93 kilomètres de large, de 426 kilomètres de long et de 200 mètres de hauteur maximale, avec laquelle il a fait fusion, le 1er Juillet 2007, fusion approuvée par un référendum organisé le 23 Octobre 2005, auprès des populations concernées, pour former,  y adjoint les îles du Commandeur et l’Ile Karanguinski, le Kraï du Kamchatka. Au sud, le Cap Lopatka et les récifs Lopatka et Kurbatovskaïa, par delà le Détroit de Chumushu, s'ouvrant sur l'île Choumchou et l'archipel des Kouriles, en sont les points le plus méridionaux.

Région au volcanisme actif, - l'une des régions volcaniques les plus exceptionnelles du monde, avec une forte densité de volcans et une grande variété de types et de caractéristiques volcaniques  y attachées -, associé à des zones de failles profondes, drainant ses satellites naturels, - fumeroles, bouches de soufre, lacs acides, volcans de boue, sources chaudes, geysers... -, cette jeune terre, en regard des  roches apparentes, de moins d’un million d’années, mais en référence à son étude physique, de douze à dix-sept millions d'années, est un paradis sauvage, un paradis de toute évidence difficile à parcourir dans de bonnes conditions et rares sont ceux qui le connaissent vraiment. Qui plus, les hélicoptères de la péninsule ne sont pas, en raison d’une météo instable et de « passe-droits » locaux souvent incompréhensibles,  d’une fiabilité totale.

C’est en 1995, - la péninsule du Kamchatka ayant été déclarée, après la Seconde Guerre Mondiale, zone militaire et, de fait, insterdite aux Russes, jusqu'en 1990, et aux étrangers, jusqu'en 1992 -, que j'ai découvert cette terre du bout du monde, cette terre de glace,  de feu et de volcans, aux richesses naturelles intactes, - phoques, oiseaux, ours pêcheurs, mais aussi volcans, paysages de sources chaudes, grands marais côtiers et glaciers -, conquise, au XVIIe siècle, par les cosaques des tsars, qui y ont chassé les peuples autochtones et à l'instar des cow-boys et des tuniques bleues en Amérique, qui y ont établi forts et villes de commerce pour exploiter l'opulence de l'Océan Pacifique.

J'avais participé, avec une équipe de douze volcanologues de plusieurs nationalités européennes et américaines, sur une durée de huit mois, à une expédition d'étude sur la Vallée Centrale et sur les volcans de la Chaîne Volcanique Centrale. Et j'y étais revenu, en 1997, pour décrypter la Chaîne Volcanique Orientale  jusqu'au Cap Lopatica et les Îles Kouriles septentrionales, - de l'île Shumushu à l'île Uruppu -, puis en 1998, afin de perlustrer l'énigme posée par la continuité apparente qui est sous-jacente à la Chaîne Volcanique Occidentale, à la Côte Kamchatkienne Sud-Ouest, à la Mer d'Okhosh et à l'île de Sakhaline.

16 mars 2012

Terre de feu & de lave. Tome III

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link

par Raymond Matabosch

ISBN : 9782332484987

 

26 décembre 2004 en Indonésie : un séisme, de magnitude 9.0 sur l’échelle de Richter, libère, en trois minutes, une quantité d’énergie équivalente à 23.000 bombes atomiques similaires à celle d’Hiroshima. Les conséquences sont catastrophiques : dégâts considérables causés par une vague géante dans la région de Sumatra et 350.000 tués ou disparus.

Toussaint en 1755 au Portugal : un séisme de grande ampleur, suivi d’un tsunami puis d’incendies détruisent Lisbonne : 60 000 morts dénombrés.

Une litanie de lieux, de victimes, de dégâts dus aux séismes, peut être dressée. Ces manifestations brutales, dramatiques mettent en évidence l’activité interne, – d’aucuns disent les « colères » –, de la Terre. Un séisme correspond à un mouvement bref du sol engendré par l’arrivée en surface d’ondes se propageant depuis un point de rupture.

03 octobre 2011

Terre de feu & de lave. Tome I

ISBN : 9782812147883

 

Aux Éditions Edilivre.

Au cours des quatre derniers siècles, les éruptions volcaniques majeures, coulées de lave, projections et retombées de bombes, nuées ardentes, gaz volcaniques, éboulements et écroulements de dôme, lahars et tsunamis ont causé la mort de centaines de milliers de personnes. Raymond Matabosch dresse ici un état des lieux des volcans en sommeil ou sur le point d'entrer en éruption, privilégiant un angle d'approche compréhensible par tout un chacun au différent d'une écriture scientifique trop hermétique.

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25 août 2011

Terre de feu & de lave. Tome II

ISBN : 9782332454157

 

 

Expression de l'antique ire des Dieux, des Déités et des Démiurges, les volcans, monstres géologiques prenant naissance dans les entrailles de la Terre, terrorisent les hommes depuis l'aube de l'humanité. Vomissant ou crachant des gaz volcaniques, des torrents de laves incandescentes, des pyrotechnies de téphras et de pyroclastes ou des panaches de nuées ardentes, ils sont la manifestation en surface du régime thermique régissant l'intérieur du globe terrestre.

Aux Editions Edilivre.

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30 novembre 2010

Le département de l'Hérault, un pays de volcans.

Du milieu du Miocène, - 23 millions d'années -, jusqu'au début du Pléistocène moyen, - 560.000 ans -. le Département de l'Hérault a été siège d'une importante activité volcanique. Celle-ci, se trouvant à l'extrémité d'une série vulcanienne disposée selon un axe Nord-Sud depuis le Cézallier, le Cantal, l'Aubrac et les Causses, a la particularité d'être de plus en plus récente en se rapprochant de sa façade méditerranéenne : Massif de l'Escandorge, Lodève, Salagou, Valros, Saint Thibéry, Agde, Grabels, Montferrier, Maguelone...

 

Le département de l'Hérault n'a pas toujours été marqué par la multiplicité de ses paysages, s'étageant depuis les contreforts Sud du Massif central jusqu'à la mer Méditerranée en passant par des étages de garrigues, de basses plaines viticoles et arboricoles, et d'étendues lacustres et marécageuses qui lui est propre. Il n'a pas toujours été, non plus, cette terre de soleil et de calme géologique qui la caractérise en ces temps holocènes...

Hier encore, en regard des temps géologiques, il y a de cela à peine 560.000 ans, les territoires de Vias, d'Agde, de Saint Tibéry et de Valros, et leurs proches banlieues résonnaient de grondements sourds, s'empanachaient de nuages de gaz, de cendres et de téphras, s'enflammaient sous les nuées ardentes et la lave jaillissait des gueules stromboliennes de Roque-Haute, - la plus récente 560.000 ans -, des Monts Saint Loup, Saint Martin et Petit Pioch et des Monts Ramus.

La chaîne volcanique héraultaise.


Se pencher sur la carte géologique de l'Hérault et du Bas Languedoc génère la surprise par la présence et l'abondance d'édifices volcaniques dits « récents » qui s'égrainent le long d'une chaîne vulcanienne, longue de plus de 150 kilomètres et large de 25 kilomètres, courant depuis le Nord de Millau, passant par Lodève où elle s'y sépare en deux branches, jusqu'au Cap d'Agde, - se poursuivant plus ou moins sur 30 kilomètres au large -, au Sud, d'une part, et, d'autre part, dans le lunellois, au Nord et au Sud de Montpellier.

En regard de la configuration de la dite chaîne, les bâtis volcaniques s'y trouvant dispersés, les laves étant toutes de composition basaltique, de structure modeste et d'intérêt pétrographique(1) et stratigraphique négligeable, il ne peut pas être établi de comparaison notable et fiable avec les alignements compacts de la Chaîne des Puys ou de celle des Monts du Forez, ni quelconque similitude avec les complexes volcaniques du Plomb du Cantal, du Mont Dore ou du Cézalier où s'y dénombrent des laves de toute nature.


Antériorité volcanique dans l'Hérault et le Bas Languedoc.


Les plus anciennes manifestations volcaniques référencées, dans le département de l'Hérault et le Bas Languedoc, ont leur fondement dès les prémices du Paléozithique, - 543 à 250 Millions d'années -, tout particulièrement au Cambrien, - 542 à 488 Millions d'années -, et à l'Ordovicien, - 488 à 435 Millions d'années -. Des braviérites, - roches volcanodétritiques d'aspect gneissique de couleur verdâtre typique -, des Tufs compactés, - ignimbtites -, et des coulées rhyolitiques, témoins d'une activité volcanique acide, en deux épisodes séparés par un épisode de sédimentation détritique fine, en partie aérienne et sous faible tranche d'eau, sont répertoriés. Ces dépôt volcanosédimentaires interstratifiés avec des couches grésopélitiques et carbonatées recoupées par des granodiorites, des granites et des pegmatites, semblent indiquer la montée et l'arrivée, avec épanchement en surface, de matériel magmatique qui, en cristallisant en profondeur, a donné naissance au massif plutonique du Mendic.

Au Carbonifère, - 359 à 299 Millions d’années -, il y a 330 millions d'années environ, l'orogenèse hercynienne provoque, accompagnées de recristallisations, des déformations importantes et les terrains marins, ainsi réhaussés, sont traversés par des filons de roches volcaniques de couleur sombre de type porphyrites, lamprophyres et andésites.

Enfin, datés du Permien, - 299 à 251 Millions d'années -, déterminés au travers de multiles coupes de terrain réalisées lors du traçage des routes, des lits de cendres volcaniques sont intercalés dans les couches continentales. Existait-il des volcans in-situ ou ces cendres et ces téphras résultent-ils d'éruptions volcaniques cataclysmiques s'étant produites à grandes distances dans les ultimes phases de la formation de la Pangée?

Au différent, aucune manifestation volcanique, alors que des coulées basaltiques se déversent, au Jurassique, - 199 à 145 Millions d'années -, dans les fonds sous marins d'une mer secondaire qu'occupe le « Grand Causse » de nos jours, n'est connue, au Mésozoïque, - 251 à 65,5 Millions d'années -, dans l'Hérault.

Mais pourquoi le volcanisme dans l'Hérault et le Bas Languedoc dès le Miocène?


Les géologues considèrent que le Département de l'Hérault et le Bas Languedoc sont partie intégrante du Massif Central français par le fait qu'ils le bornent aux limites des terrains tertiaires du Carcassés au Sud, du Biterrois au Sud-Est, du Castrais au Nord-Ouest et du bassin permien de Saint-Affrique au Nord-Est. Ils étendent son territoire à un vaste ensemble hercynien, tel qu'il se présente à l'holocène, recouvrant 80.000 kilomètres carrés, environ 1/7° de la France.

Et comme ils admettent que des études géochimiques des laves basaltiques du Massif Central pourraient mettre en évidence des caractères classiquement identifiés au sein du volcanisme de « point chaud », ils en affirment que le volcanisme dans l'Hérault et le Bas Languedoc est de même nature.

Mais il en est vite oublié que le sol français est, d'une part, une unification de plusieurs terranes, et, d'autre part, un « raccrochement », par son Sud-Ouest, - Bassin Aquitain -, son Sud, - Languedoc-Roussillon -, et son Sud-Est, - Provence et Côte d'Azur -, la chaîne Pyrénéo-provençale(2) en faisant l'union, entre deux continents.

Aussi, il se peut penser, quand la plaque tectonique Ibérique est rentrée, dans un mouvement dextre, en approche de la plaque Eurasienne, qu'il s'est produit un volcanisme de subduction, celui-ci s'étant ensuite mué en volcanisme fissural et, aux environs d'Agde, en volcanisme surtseyen...

Raymond Matabosch


Notes.

(1) La pétrographie est la science ayant pour objet la description des roches et l'analyse de leurs caractères structuraux, minéralogiques et chimiques.

(2) Les Pyrénées énigmatiques : Un enseignement dispensé suranné. Raymond Matabosch. 2008


 

Publié le 27 Octobre 2010 sur :

C4N - Le premier site francophone du journalisme citoyen rémunéré !

11 novembre 2010

Les ires de la Terre. Terre de feu et de lave. Tome II.

Les ires de la Terre.

Terre de feu et de lave. Tome II.

Raymond Matabosch.


Acheter Les ires de la terre. Tome II.



En guise de Préface.


 

Des volcans par milliers, actifs, en sommeil ou considérés éteints...


 

Expression de l’antique ire des Dieux, des Déités et des Démiurges, les volcans, monstres géologiques prenant naissance dans les entrailles de la Terre, terrorisent les hommes depuis l'aube de l'humanité. Vomissant ou crachant des gaz volcaniques, des torrents de laves incandescentes, des pyrotechnies de téphras et de pyroclastes ou des panaches de nuées ardentes, ils semblent sortir de leur sommeil pour inonder la Terre de leur sève destructrice et assassine. Manifestations en surface du régime thermique régissant l’intérieur du globe terrestre, ils sont la résultante d'un ensemble des processus et des phénomènes par lesquels des matériaux rocheux fondus, ou magmas, s’élèvent depuis les profondeurs de la Terre jusqu’à la surface, ou vers la surface, et par lesquels les gaz associés sont libérés dans l’atmosphère.

Depuis des millénaires, ils fascinent l’homme par leur puissance faramineuse et les manifestations redoutables de leur activité. Croyances, divinités, idoles, démiurges, logos et autres dragons en sont nés. Aujourd’hui, paraît-il démystifiés pour les civilisations policées, leur attraction est toujours aussi grande, en raison, surtout, des images spectaculaires et des paysages hors du commun qu'ils offrent. Mais l'attraction n'est-ce pas l'expression du mysticisme ? Et le mysticisme ne désigne-t-il pas le fait de la pratique mystique en induisant, parfois, l'idée d'une formalisation ou une systématisation du comportement mystique. Et le concept de « mystique » n'exprime-t-il pas ce qui est relatif à une croyance, au surnaturel ou au divin qui serait, par nature incommunicable, et où l'âme humaine accèderait à une rencontre directe, par translation attractive, avec le volcan-déité ?

Depuis une vingtaine d’années, pour tous ceux qui s'intéressent aux activités volcaniques dans le monde, il apparaîtrait que le nombre de volcans actifs soient en augmentation. Serait-ce une recrudescence du volcanisme qui affecterait la planète Terre ? Ainsi les scientifiques ne devraient pas être obligés de jouer aux apprentis sorciers en créant des volcans artificiels, pour combattre le réchauffement planétaire, ou en déclenchant, quitte à provoquer des temps apocalyptiques pour les humains, les animaux et la nature, des éruptions dans des volcans en sommeil. Cette pseudo-augmentation traduit, simplement, l'intéressement accru de l’homme pour les phénomènes volcaniques. Les observateurs sont plus nombreux et les transports plus aisés. En outre, l’information volcanologique est plus largement diffusée par l’entremise des médias, - presse écrite, parlée ou télévisuelle -, de l'interconnexion des réseaux informatiques et des publications croissantes de revues spécialisées.

Tous les ans, 60 volcans environ, entrent en éruption. Est-ce si cataclysmique que cela ? En regard au nombre démesuré de volcans érigés sur toute la planète et susceptibles de sortir de leur torpeur, la Terre en est-elle au point de non retour et aux portes de l'explosion généralisée ? Le chiffre de 60 est la marque d'une activité volcanique normalisée et nul risque de destruction totale ne peut être envisagée et envisageable. La planète est vivante et elle s'exprime avec la sauvagerie de ses forces internes incommensurables. Si la première étude connue sur ces montres volcaniques est l'œuvre de Pline le jeune faisant la description, au travers de deux lettres, de l'éruption du Vésuve, en l'an 79, des naturalistes et des savants ont tenté de dresser, dès le XVII° siècle, un inventaire des volcans actifs de par le monde.

Athanasius Kircher, en français Athanase Kircher, est un jésuite allemand, graphologue, orientaliste, esprit encyclopédique et un des scientifiques les plus importants de l'époque baroque. Par son ouvrage « Mundus Subterraneus », il établit le premier inventaire, en 1665, y dénombrant 36 édifices volcaniques. Au XIX° siècle, le géographe, naturaliste et explorateur allemand Alexander Freiherr von Humboldt, plus connu sous le nom d'Alexander von Humboldt ou Alexandre de Humboldt, procède à des études sur les volcans des Andes et d'Amérique centrale. Il est le premier à gravir de nombreux volcans comme, en 1802, l’ascension du Chimborazo, 6.268 mètres, considéré comme le sommet du monde à l’époque. le Cotopaxi, 5.897 mètres ou le Guagua Pichincha, 4.507 mètres. Dans son livre Cosmos, essai d'une description physique du monde, publié en 1846, il en dénombre 407.

En absolu, le nombre de volcans, existant sur la planète Terre, dépendent de leur statut : actif, dormant ou considéré éteint ? Si le microcosme scientiste, en faire valoir, décide d'en adopter une définition, nul de ses membres le composant n'aura vraiment compté tous les volcans terrestres et, tout particulièrement, les centaines de milliers qui sourdent dans le fond sous-marin. Pour preuve, suivant l'estimation avancée dans le livre de la Smithsonian Institution intitulé « Volcanoes of the World, Second Edition », compilé par Tom Simkin et Lee Siebert, la meilleure supputation, à l'heure actuelle, serait que 1.511 volcans, d'autres avançant le chiffre de 1.521, ont eu des éruptions au cours de ces dix derniers millénaires. Néanmoins le nombre de volcans sous-marins, alignés le long des dorsales, des rifts, des failles transversales et des points chauds ou noyés en limite des plaques lithosphériques, excéderait le million d'édifices.

Quant aux volcans en sommeil ou considérés éteints, aucun de ces scientistes gravitant dans leur microcosme et dans leur bulle, bon nombre reconnus mondialement, n'en fait état, certainement par le fait qu'il en serait trop fastidieux et guère revalorisant, notoriété étant, d'en dresser quelconque inventaire. Mais, pourtant, ces secteurs volcaniques oubliés peuvent connaître de nouvelles manifestations éruptives et, en cela, poser risques à une population ignorante de ce plausible danger mortel probablement imminent soit dans le présent immédiat à 100 ou 1.000 ans, soit dans un futur présent à 10.000 ou 100.000 ans, soit dans un temps indéterminable mais fort lointain et au-delà d'un million d'années. « Là où la terre a tremblé, elle re-tremblera... », dit le dicton... Pourquoi n'en serait-il pas de même pour les volcans ?

Notes

(1) Éjectas ou téphras et pyroclastes : pyroclastes, - du grec πυρóκλαστος, pyro, feu, et klastos, fragment -, désigne, en géologie, les fragments de roche solide expulsés dans l’air pendant l’éruption d’un volcan. Les pyroclastes sont des fragments de roche magma­tique solidifiés à un moment de l’éruption, ou plus fréquemment pendant son parcours aérien, ou arrachés à l’état solide par érosion des structures géologiques existant le long des conduites éruptives. Le terme téphras, - du grec τέφρα, cendres -, est utilisé comme sy­nonyme d'éjectas, généralement utilisé pour les cendres.


Le livre Les ires de la terre. Tome II.

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24 août 2010

Les ires de la Terre. Terre de feu et de lave. Tome I.

Les ires de la Terre. Terre de feu et de lave. Tome I.

Raymond Matabosch.


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Depuis des millénaires, ils fascinent l’homme par leur puissance faramineuse et les manifestations redoutables de leur activité. Croyances, divinités, idoles, démiurges, logos et autres dragons en sont nés. Aujourd’hui, paraît-il démystifiés pour les civilisations policées, leur attraction est toujours aussi grande, en raison, surtout, des images spectaculaires et des paysages hors du commun qu'ils offrent. Mais l'attraction n'est-ce pas l'expression du mysticisme ? Et le mysticisme ne désigne-t-il pas le fait de la pratique mystique en induisant, parfois, l'idée d'une formalisation ou une systématisation du comportement mystique. Et le concept de « mystique » n'exprime-t-il pas ce qui est relatif à une croyance, au surnaturel ou au divin qui serait, par nature incommunicable, et où l'âme humaine accèderait à une rencontre directe, par translation attractive, avec le volcan-déité ?

Depuis une vingtaine d’années, pour tous ceux qui s'intéressent aux activités volcaniques dans le monde, il apparaîtrait que le nombre de volcans actifs soient en augmentation. Serait-ce une recrudescence du volcanisme qui affecterait la planète Terre ? Ainsi les scientifiques ne devraient pas être obligés de jouer aux apprentis sorciers en créant des volcans artificiels, pour combattre le réchauffement planétaire, ou en déclenchant, quitte à provoquer des temps apocalyptiques pour les humains, les animaux et la nature, des éruptions dans des volcans en sommeil. Cette pseudo-augmentation traduit, simplement, l'intéressement accru de l’homme pour les phénomènes volcaniques. Les observateurs sont plus nombreux et les transports plus aisés. En outre, l’information volcanologique est plus largement diffusée par l’entremise des médias, - presse écrite, parlée ou télévisuelle -, de l'interconnexion des réseaux informatiques et des publications croissantes de revues spécialisées.

Tous les ans, 60 volcans environ, entrent en éruption. Est-ce si cataclysmique que cela ? En regard au nombre démesuré de volcans érigés sur toute la planète et susceptibles de sortir de leur torpeur, la Terre en est-elle au point de non retour et aux portes de l'explosion généralisée ? Le chiffre de 60 est la marque d'une activité volcanique normalisée et nul risque de destruction totale ne peut être envisagée et envisageable. La planète est vivante et elle s'exprime avec la sauvagerie de ses forces internes incommensurables. Si la première étude connue sur ces montres volcaniques est l'œuvre de Pline le jeune faisant la description, au travers de deux lettres, de l'éruption du Vésuve, en l'an 79, des naturalistes et des savants ont tenté de dresser, dès le XVII° siècle, un inventaire des volcans actifs de par le monde.

Athanasius Kircher, en français Athanase Kircher, est un jésuite allemand, graphologue, orientaliste, esprit encyclopédique et un des scientifiques les plus importants de l'époque baroque. Par son ouvrage « Mundus Subterraneus », il établit le premier inventaire, en 1665, y dénombrant 36 édifices volcaniques. Au XIX° siècle, le géographe, naturaliste et explorateur allemand Alexander Freiherr von Humboldt, plus connu sous le nom d'Alexander von Humboldt ou Alexandre de Humboldt, procède à des études sur les volcans des Andes et d'Amérique centrale. Il est le premier à gravir de nombreux volcans comme, en 1802, l’ascension du Chimborazo, 6.268 mètres, considéré comme le sommet du monde à l’époque. le Cotopaxi, 5.897 mètres ou le Guagua Pichincha, 4.507 mètres. Dans son livre Cosmos, essai d'une description physique du monde, publié en 1846, il en dénombre 407.

En absolu, le nombre de volcans, existant sur la planète Terre, dépendent de leur statut : actif, dormant ou considéré éteint ? Si le microcosme scientiste, en faire valoir, décide d'en adopter une définition, nul de ses membres le composant n'aura vraiment compté tous les volcans terrestres et, tout particulièrement, les centaines de milliers qui sourdent dans le fond sous-marin. Pour preuve, suivant l'estimation avancée dans le livre de la Smithsonian Institution intitulé « Volcanoes of the World, Second Edition », compilé par Tom Simkin et Lee Siebert, la meilleure supputation, à l'heure actuelle, serait que 1.511 volcans, d'autres avançant le chiffre de 1.521, ont eu des éruptions au cours de ces dix derniers millénaires. Néanmoins le nombre de volcans sous-marins, alignés le long des dorsales, des rifts, des failles transversales et des points chauds ou noyés en limite des plaques lithosphériques, excéderait le million d'édifices.

Quant aux volcans en sommeil ou considérés éteints, aucun de ces scientistes gravitant dans leur microcosme et dans leur bulle, bon nombre reconnus mondialement, n'en fait état, certainement par le fait qu'il en serait trop fastidieux et guère revalorisant, notoriété étant, d'en dresser quelconque inventaire. Mais, pourtant, ces secteurs volcaniques oubliés peuvent connaître de nouvelles manifestations éruptives et, en cela, poser risques à une population ignorante de ce plausible danger mortel probablement imminent soit dans le présent immédiat à 100 ou 1.000 ans, soit dans un futur présent à 10.000 ou 100.000 ans, soit dans un temps indéterminable mais fort lointain et au-delà d'un million d'années. « Là où la terre a tremblé, elle re-tremblera... », dit le dicton... Pourquoi n'en serait-il pas de même pour les volcans ?

 

Notes

(1) Éjectas ou téphras et pyroclastes : pyroclastes, - du grec πυρóκλαστος, pyro, feu, et klastos, fragment -, désigne, en géologie, les fragments de roche solide expulsés dans l’air pendant l’éruption d’un volcan. Les pyroclastes sont des fragments de roche magma­tique solidifiés à un moment de l’éruption, ou plus fréquemment pendant son parcours aérien, ou arrachés à l’état solide par érosion des structures géologiques existant le long des conduites éruptives. Le terme téphras, - du grec τέφρα, cendres -, est utilisé comme sy­nonyme d'éjectas, généralement utilisé pour les cendres.

03 juin 2010

Le volcan Tungurahua, en Equateur, est entré en éruption : Aéroport, écoles fermés et villages évacués.

L’équateur compte une trentaine de volcans dont les plus actifs sont le célèbre Cotopaxi, le Guagua Pichincha, le Reventador dont l’éruption de novembre 2002 a été la plus importante des temps historiques, avec des coulées pyroclastiques et d’importants panaches de cendres de 17 Kilomètres de hauteur qui ont entraîné des évacuations ainsi que la fermeture temporaire de l’aéroport de Quito, le Sangay, le volcan le plus actif d’Equateur et un des rares volcans au monde en état d’activité éruptive quasi-permanente, et bien sûr le Tungurahua. Il se peut aussi citer le Fernandina, volcan-bouclier le plus actif de l’archipel des Galapagos, situé à environ 1000 Kilomètres à l’Ouest des côtes de l’Equateur, formé sous l’action d’un point chaud.

Haut de 5.029 mètres, le Tungurahua, situé à 135 km au Sud de la capitale, Quito, est entré en activité vendredi 28 Mai 2010 à 13 h 47 Temps Universel, 08 h 47 Heure locale, après une « grande explosion » due à une accumulation de gaz, et ses projections de lave et de cendres « dépassent les 10 à 12 kilomètres d'altitude. » L'aéroport et les écoles de Guayaquil, ville portuaire de 2,5 millions d'habitants, ont été fermés.

Située à 280 kilomètres au Sud de la capitale, l'agglomération côtière est affectée par des pluies de cendres dues à l'éruption, qui se déroule 160 kilomètres plus à l'Ouest. Au moins sept villages implantés non loin du volcan, environ 500 familles, ont dû être. Aucune victime n'a été signalée.

Le Tungurahua est un stratovolcan équatorien en activité situé, dans la cordillère royale, la chaine centrale des Andes, à cheval sur les provinces de Chimborazo et Tungurahua, en Équateur. En éruption depuis le 5 Octobre 1999, son activité éruptive a repris le 28 mai 2010. Il s'élève au-dessus de la ville thermale de Baños, 1.800 mètres, et de son église aux ex-voto accrochés aux murs rappelant la dangerosité de l'édifice volcanique, 7 kilomètres au Nord, mais ces kilomètres sont verticaux... Les autres villes les plus proches sont Ambato, 30 kilomètres au Nord-Ouest et Riobamba, 30 kilomètres au Sud-Ouest. Le Tungurahua fait partie du parc national de Sangay.

Surnommé « le géant noir », il est principalement composé d’andésite et de dacite. Trois anciens édifices se sont succédés depuis le milieu du Pléistocène. Le Tungurahua fut ainsi édifié sur les « restes » de l’édifice primordial effondré. Puis il s’effondra il y a 3.000 ans, formant alors une caldeira en forme de fer à cheval ouverte vers l’Ouest. C’est à l’intérieur de cette dernière que s’édifia le cône récent coiffé d’un cratère. Toutes les éruptions historiques ont eu lieu à partir de ce cratère, y compris la dernière débutée en 1999.

Avec ses 5.023 mètres, le Tungurahua dépasse l'altitude des neiges éternelles, 4.900 mètres à cette latitude. Son sommet est recouvert de neige. Il possédait un petit glacier qui a beaucoup souffert de l'augmentation de l'activité volcanique depuis 1999 et, les réchauffagistes du climat toujours à l'affut d'un indice qui apporterait de l'eau à leur moulin, en ont fait des gorges chaudes affirmant que la fonte du glacier était due au réchauffement climatique qui sévissait sur la région andine et les écologistes, leur emboitant allégrement le pas, avaient claironné, « à tout va-l'eau qu'à la fin la cruche se casse », cette nouvelle controuvée...

Dès le 28 Mai l'activité explosive du Tungurahua a repris brutalement produisant une colonne de cendres atteignant l'altitude de 10 kilomètres et provoquant l'évacuation d'au moins 7 villages. Son activité est allée crescendo et les explosions « en coup de canon », accompagnées d'onde de choc, sont entendues, à partir du 30 Mai, dans un rayon de trois kilomètres. Les blocs et les bombes, conjugués à des chutes de cendres, roulent sur les pentes externes du cône sommital jusqu'à plus de 2 kilomètres de distance.

La nouvelle crise éruptive continue de monter en puissance et, à compter du 01 Juin, les explosions, faisant vibrer sols et fenêtres des villages proches, sont entendues à Ambato, à 30 kilomètres au Nord de l'édifice

En ce 03 Juin, l'activité, sismique et superficielle, continue de croître. Son explosivité reste intense avec toujours des explosions « en coup de canon » qui continuent à faire vibrer les portes et les fenêtres dans les villages voisins, et des grondements ininterrompus liés à l'échappement des gaz sous pression. Les panaches formés dépassent les 5 kilomètres de hauteur, atteignant, parfois, les 8, 10 voire 12 kilomètres. L'une des explosions a généré un écoulement pyroclastique, actif, déjà long de plus de 1.500 mètres et continuant à dévaler les flancs du volcan. Des chutes de cendres ont été répertoriées à Pillate, Cotaló, Puela, Manzano, Chonglotus et Bilbao.

Il ne peut que s'admettre que le Tungurahua est entré dans une phase paroxysmale, avec de fortes chutes de cendres. Des mesures de protection de l’eau potable et de l’électricité sont prises par les autorités locales, ainsi que des mesures de récolte et d’évacuation des cendres. L’alerte rouge a été déclenchée pour les villages de Penipe et de Guano, les plus exposés.

sources partielles : http://www.activolcans.info

26 mai 2010

Extraits de « Des séismes et des hommes. Tome I » ... Ouvrage de vulgarisation en cours de publication.

La Terre devient-elle folle ?

Après le tremblement de terre des Îles Salomons, le 03 Janvier 2010, de magnitude du moment 7.1, de Haïti, d'une magnitude du moment 7.1 et 7.3 sur l'échelle ouverte de Richter, le 12 Janvier 2010, celui du Japon, le 26 Février, de magnitude 7.3, puis, à quelques heures d'intervalle, le 27 Février, celui du Chili d'une magnitude de 8.8, le Chili une nouvelle fois frappé le 11 Mars avec un séisme de magnitude 7.2, ou le Mexique, le 04 Avril, de magnitude 7.2, et le 06 Avril, l'île indonésienne de Sumatra, avec une magnitude 7.7, doit-on croire que la Terre tremble de plus en plus ?

Les récents tremblements de terre du Japon, magnitude 7.3, et du Chili, magnitude 8,8, se sont produits, à quelques heures d'intervalle, l'un sur la façade Ouest, le second sur la façade Est de la plaque tectonique Pacifique(1), pourtour océanique connu sous le nom de « Ceinture de feu du pacifique », une zone sismique, de surcroît de subduction, très active concentrant 90% des tremblements de terre frappant la planète.

Statistiquement, il se produit, 1 à 2 séismes de magnitude égale ou supérieure à 8.0 par an dont 1 tous les 10 à 15 ans de magnitude égale ou supérieur à 9.0, 15 de magnitude comprise entre 7.0 et 7.9, 134 de magnitude comprise entre 6.0 et 6.9, 1.419 de magnitude comprise entre 5.0 et 5.9, 13.000 de magnitude comprise entre 4.0 et 4.9, 130.000 de magnitude comprise entre 3.0 et 3.9 et 1.300.000 de magnitude comprise entre 2.0 et 2.9. Il ne se peut donc qu'en convenir que de très nombreux séismes frappent tous les jours, en divers points de la planète, mais la grande majorité d'entre eux ne sont pas ressentis par les humains et seulement, environ cent mille séismes sont enregistrés, par an, grâce à des sismographes, des appareils permettant de détecter les ondes sismiques à plus de milliers de kilomètres du foyer sismique. Les plus puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.

De manière générale, les séismes ne se produisent jamais seuls. On parle, ainsi, d'essaims de tremblements. Certains, petits, précèdent parfois le séisme principal, les précurseurs. D'autres, plus nombreux, le suivent pendant des jours ou des mois, les répliques qui peuvent être parfois importantes. La répartition des séismes sur le globe, le long de courbes fermées, divise le globe en de grandes « plaques. » Il existe une sismicité diffuse en dehors de ces limites, la sismicité intraplaque. Presque tous les séismes se produisent aux frontières de ces plaques ainsi, d'ailleurs, que la plus grande partie de l'activité volcanique. Ces séismes sont appelés séismes tectoniques.

Ils sont les témoins permanents de l'activité du globe terrestre. Leur origine se situe en profondeur, à l'hypocentre ou foyer. Selon la profondeur de ce dernier, les sismologues distinguent les séismes superficiels à moins de 60 kilomètres, les séismes intermédiaires de 60 à 300 kilomètres et les séismes profonds de 300 à 700 kilomètres, car la profondeur de plus ou moins 670 kilomètres marque la limite entre le manteau asthénosphérique, source des basaltes de dorsale, - ou Mid-Ocean Ridge Basalts -, et le manteau inférieur, source des basaltes issus de points chauds tels Hawaii ou La Réunion, - ou Océan Island Basalts -. 95% des tremblements de terre dans le monde ont lieu à une profondeur inférieure à 60 kilomètres et 5%, seulement, à une profondeur supérieure à 60 kilomètres

La magnitude d'un tremblement de terre mesure l'énergie libérée lors d'un séisme. Plus la magnitude est élevée, plus le séisme a libéré d'énergie. Il s'agit d'une échelle logarithmique, c'est-à-dire qu'un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 10 de l'amplitude du mouvement et par 30 de l'énergie. Ainsi un séisme de magnitude 8.0 a une intensité 10 fois supérieure à celle d'un séisme de magnitude 7.0 et cent fois supérieure à celle d'un séisme de magnitude 6.0. De fait, le séisme chilien, de magnitude 8.8, a libéré 500 à 900 fois plus d'énergie que celui de Haïti, de magnitude 7.3, et pourtant, les pertes de vies sont sans commune mesure; 700 contre plus de 200 000 et plus d'un million de sans-abri.

 

Les séisme du 12 Janvier, en Haïti, et du 27 Février, au Chili.

Nature des failles et de l'épicentre, respect des normes antisismiques, préparation de la population: pour de nombreuses raisons, les pertes humaines des séismes au Chili et en Haïti sont sans comparaison, même si la secousse a été beaucoup plus forte au Chili. L'épicentre du séisme qui a frappé le Chili samedi 27 Février 2010, a été localisé à 115 kilomètres de Concepcion, la deuxième agglomération du pays, et à 325 kilomètres de sa capitale, Santiago. Avec une magnitude de 8,8, ce séisme, un des plus puissants du siècle, est d'une force plusieurs centaines de fois supérieure à celui du 12 janvier en Haïti, étalonné à une magnitude 7.3. En Haïti, pays le plus pauvre du super-conti-nent américain, l'épicentre s'est situé à 20 km de la capitale Port-au-Prince et à moins de 10 kilomètres de sa proche banlieue. Géologiquement, les deux secousses, ainsi que celle qui s'est produite, au Sud du Japon le 26 Février, de magnitude 7.3, sans faire de dégâts, sont sans rapport, les ruptures étant intervenues sur des failles différentes.

En Haïti, la très faible profondeur de l'hypocentre, - le foyer du séisme -, à quelque 10 kilomètres dans la croûte terrestre, a décuplé la violence des vibrations et amplifié les dégâts à la surface du sol. Au Chili, en revanche, le séisme s'est déclenché à 35 kilomètres sous l'océan amortissant le choc mais faisant craindre un tsunami majeur. Cependant, la différence, entre les deux séismes, bien que l'épicentre de celui d'Haïti soit plus proche d'une grande métropole, réside, tout particulièrement, dans son contexte urbanistique, sociologique et social, le Chili étant bien mieux préparé qu'Haïti à une secousse tellurique de cette magnitude et de cette intensité.

Le Chili se situe sur le terrible « cercle de feu du Pacifique ». Il est l’un des pays les plus touchés par les tremblements de terre, avant même le Japon. Il possède 2.085 volcans, dont 55 toujours en activité. Parmi eux se trouvent les plus hauts sommets chiliens, comme l’Ojos del Salado. Si, au moins, 500 secousses telluriques légères sont enregistrées, chaque année, sur l'entier territoire, les statistiques concluent à 7 séismes significatifs par an et un tremblement de terre destructeur tous les 20 à 30 ans, sans parler des raz-de-marée. Presque toutes les zones géographiques sont concernées et il semble donc plus facile de faire le compte des régions moins exposées. Du nord au sud, ce sont celles d’Antofagasta, de San Fernando, Temuco et Punta Arenas. Le tremblement de terre le plus lourd, en pertes humaines, fut celui de Chillan, en 1939, 30.000 morts, mais le plus terrible, quant à l’énergie libérée, fut celui qui toucha, en 1960, toute la région comprise entre Concepción et Chiloé. Il s’étala sur deux jours, le 21 et le 22 mai. La terre trembla 225 fois dont 5 fois avec une violence encore jamais atteinte. L’une de ces secousses atteignit le degré 9.5 sur l’échelle de Richter, c’est la plus haute magnitude jamais mesurée. Le dernier tremblement de terre notable eut lieu à Santiago, en 1985. Il peut se voir, encore, certains quartiers dévastés près de l’hippodrome.

A cause de ce passé sismique important, dévastateur et meurtrier, le Chili a mis en place, à grande échelle, des normes de construction anti-sismiques et, ainsi, a diminué le potentiel de destruction. De ce fait, par l'état de préparation du pays à de meilleures normes de construction et à la localisation et profondeur des probables épicentres, les dommages entraînés par le tremblement de terre du 27 Février 2010, et de ses répliques dont nombre de forte magnitude, au Chili, sont bien moindre qu'en Haïti. Et les chiliens ainsi préparés aux aléas sismiques, si un bâtiment s'écroule au cours d'un tremblement de terre, c'est soit parce qu'il a été sévèrement secoué, soit parce qu'il a été mal construit. En Haïti, les bâtiments étaient très fragiles. Ceux qui les ont conçus et érigés, il y a vingt ou trente ans, avaient bâti des tombes pour leurs occupants. Dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, où s'entassent 2 millions d'habitants, deux immeubles seulement étaient connus pour avoir été construits selon des normes anti-sismiques et ont bien résisté au choc du 12 janvier.

Le Chili est situé dans l'une des zones à la plus forte activité sismique au monde, avec la convergence de deux plaques tectoniques majeures, les plaque de Nazca et Amérique du Sud, qui provoque, par rupture d'un segment de plusieurs centaines de kilomètres de long du plan de subduction entre 50 kilomètres de profondeur et son émergence en surface au niveau de la fosse océanique, des séismes de subduction typique, de type « megathrust », de magnitude égale ou supérieure à 8.0 tous les dix ans environ. La faille rompue, lors de cet aléa sismique, est un chevauchement plongeant faiblement vers l'Est sous la marge continentale chilienne. Les données sismologiques sur la source et la répartition des répliques indiquent que le segment de faille fracturé aurait une longueur, Nord-Sud ,de l’ordre de 500 à 600 kilomètres et une largeur de plus de 100 kilomètres. Le glissement cosismique, sur ce plan, hétérogène, a dépassé la dizaine de mètres.

Haïti, en revanche, n'avait pas connu de séisme aussi catastrophique dans la région de Port-au-Prince depuis 240 ans. Le pays occupe la partie Ouest de l'île d'Hispaniola, - ou Saint Domingue -, île des Grandes Antilles située entre Porto Rico et Cuba. Au niveau de l’île d’Hispaniola le mouvement, entre les plaques Caraïbe et Amérique du Nord est partitionné sur plusieurs failles dont deux systèmes de failles décrochantes majeures, la faille septentrionale, au Nord, et la faille Enriquillo Plantain-Garden au Sud, qui absorbent, chacune, environ 7 millimètres par an de déplacement. La localisation et le mécanisme au foyer du séisme du 12 janvier indiquent, avec une composante chevauchante mineure, une rupture décrochante sénestre sur la faille d'Enriquillo. Cette faille, de direction Est-Ouest, est visible sur environ 300 kilomètres depuis le lac d'Enriquillo, en République Dominicaine, jusqu'à l'extrémité Ouest de la presqu'ile de Tiburon, passant à moins de 20 kilomètres au Sud de Port au Prince. Lors du séisme, qui s’est produit proche de la surface, 10 kilomètres de profondeur, la rupture a affecté un segment de cette faille d'environ 70 kilomètres de long, et le glissement cosismique est compris entre 1 et 2 mètres. Cette faille n'avait pas produit de séismes importants au cours de ces dernières dizaines d'années. Mais elle est probablement la source des séismes historiques de 1751 et 1770 qui, d'après les écrits d'époque de l'historien Moreau de Saint Méry, auraient tous deux détruits la ville de Port au Prince


Y-a-t-il plus de tremblements de terre ou sont-ils plus violents ?

Du premier Janvier au 28 Avril 2010 quasi tous les pays, certains d'entre eux à nombreuses reprises, sur la planète, ont été frappés par un aléa sismique de plus ou moins forte magnitude, plus de 85% de ces secousses, 300 à 350 mille, de magnitude comprise entre 2.0 et 3.5, non perceptibles par les humains mais détectées et enregistrées par des sismomètres(2), près de 10%., de magnitude comprise entre 3.6 et 4.9 sont souvent ressenties mais, jusqu'à 3.9 ceux-ci ne causent que rarement des dommages, les autres entraînant des secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, des bruits d'entrechoquement et certains dommages peu communs, les 5 % restant, se classifiant en magnitude modérée comprise entre 5.0 et 5.9, pouvant causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes ou causer de légers dommages aux édifices bien construits ; de magnitude forte comprise 6,0 à 6,9, pouvant être destructeurs dans des zones allant jusqu'à 180 kilomètres à la ronde si elles sont peuplées ; de magnitude majeure comprise entre 7,0 à 7,9, pouvant provoquer des dommages sévères dans des zones plus vastes ; et de magnitude importante comprise entre 8.0 et 8.9, pouvant causer des dommages sérieux dans des zones à des centaines de kilomètres à la ronde. Au delà, il ne s'est point produit, durant les quatre premiers mois de l'année 2010, de tremblements de terre de magnitude exceptionnelle, égale ou supérieure à 9.0 car de tels séismes dévastent des zones de plusieurs milliers de kilomètres à la ronde.


Les séismes les plus destructeurs enregistrés depuis 1900.

Avant d'aborder la sismicité afférente au premier quart de l'année 2010, une rétrospective exhaustive, par ordre chronologique, des séismes, puissants et dévastateurs, les plus meurtriers enregistrés depuis 1900 :

19 Avril 1902, Quezaltenango et San Marcos, Guatemala, magnitude 7.5 d'une durée de 2 minutes, 2.000 morts. Le tremblement de terre avait, aussi, causé des dommages au Mexique, à Tapachula, Chiapas ;

16 Décembre 1902 : Andijan, Ouzbékistan, Turkestan, Russie, magnitude 6.4, 4.700 morts. Plus de 41.000 bâtiments furent détruits dans le secteur Andijon-Margilan. Un train fut « jeté hors des rails » en gare d'Andijon ;

28 Avril 1903 : Malazgirt, Turquie, magnitude 7.0, 3.500 morts. Environ 12.000 maisons furent détruites et 20.000 animaux tués dans le secteur Malazgirt-Patnos ;

28 Mai 1903 : Gole, Turquie, magnitude 5.8, plus de 1.000 morts ;

04 Avril 1905 : Kangra, Inde, magnitude 7.5, 19.000 morts, des milliers de blessés. De nombreuses villes furent détruites, Kangra, Mcleodganj et Dharamshala et endommagées dans les régions de Dehra Dun et du Pendjab, telles Amritsar, Lahore, Jullunder et Ludhiana ;

08 Septembre 1905 : Calabre, Italie, magnitude 7.9, bilan des autorités locales 557 morts mais 2.500 victimes furent recensées. Plus de 14.000 maisons furent endommagées dans toute la Calabre ;

31 Janvier 1906 : au large d'Esmeraldas, Équateur et Colombie, magnitude 8,8 engendrant un tsunami avec des vagues de plus de 5 mètres, 1.500 morts ;

16 Mars 1906, Chia-i, Taïwan, magnitude 6.8, 1.250 morts. Plus de 6.000 maisons furent détruites ;

18 Avril 1906 : San Francisco, États Unis, magnitude 8.2, 3.000 morts, entre 225.000 et 300.000 sans-abri. Malgré les dégâts importants causés par le séisme et ses répliques, ce sont les incendies qui en résultèrent qui détruisirent le plus de structures, ceux-ci se déclarant à plusieurs endroits de la ville, causés par des fuites de gaz naturel. Ils durèrent trois jours entiers ;

17 Août 1906 : Valparaiso, Chili, magnitude 8.2, d'une durée de 4 minutes, 20.000 morts, 20.000 blessés. Le tremblement de terre, destructeur, dévasta la ville et le port de Valparaíso et détruisit de nombreuses villes dans le centre du Chili de Illapel à Talca. La fracture se produisit le long de la côte de Zapallar à Llico, sur environ 250 kilomètres ;

14 Janvier 1907 : Kingston, Jamaïque, magnitude 6.5, de 800 à 1.000 morts. Tous les bâtiment furent endommagés à Kingston par le séisme et les incendies subséquents. Un tsunami fut signalé, sur la côte nord de la Jamaïque, avec une hauteur maximale des vagues d'environ 2 mètres ;

21 Octobre 1907 : Thien Chan, Chine, magnitude 8.1, plus de 10.000 morts ;

21 Octobre 1907 : Samarcande, Ouzbékistan, magnitude 7.9, plus de 10.000 morts ;

21 Octobre 1907 : Karatag, Tadjikistan, Turkestan, Russie, magnitude 8.0, 12.000 morts. Deux tremblements de terre consécutifs détruisirent Qaratog et de nombreux villages de montagne dans les régions du Gissar et du Denau en Tadjikistan et Ouzbékistan.

28 Décembre 1908 : Messine, Italie, magnitude 7,5 d'une durée de 37 secondes, officiellement 84.000 mais plus exactement plus de 100.000 morts. C'est le séisme le plus meurtrier de toute l'histoire de l'Europe. La ville de Messine a été réduite en ruines fumantes et l'onde de choc a provoqué la formation d'un tsunami qui a détruit plusieurs cités en Sicile et ravagé le port sicilien et celui de Reggio di Calabre. Plus de 40% de la population de Messine et de plus de 25% de celle de Reggio di Calabria furent tuées par le séisme et le tsunami dont la hauteur des vagues fut de 6 à 12 mètres sur la côte de la Sicile au Sud de Messine et de 6 à 10 mètres le long de la côte de la Calabre, ainsi que par les incendies dans certaines régions de Messine. Le bilan des victimes est fondée sur les données du recensement 1901-1911, certaines estimations sont, aussi élevés, à 110.000 personnes. Le séisme fut ressenti à Malte, au Monténégro et en Albanie et sur les îles Ioniennes ;

23 Janvier 1909 : Silakhor, Iran, magnitude 7.3, de 5.000 à 6000 morts suivant les bilans officiels. Environ 60 villages furent détruits ou gravement endommagés. Plus de 40 kilomètres de rupture de surfacefurent observés sur la faille Dorud. ;

11 Juin 1909, Lambesc, France, magnitude 6.2, 46 morts et 250 blessés. Il entraina d'importants dégâts et destructions au sein des villes de Salon-de-Provence, Vernègues, Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans le massif de la Trévaresse en Provence. C'est le tremblement de terre de magnitude la plus élevée enregistré en France métropolitaine depuis celui de Roquebillière en 1654. Il fut également ressenti dans les départements du Gard, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et du Var ;

09 Août 1912 : Murefte, Turquie, magnitude 7.4, 2.800 morts. Près de 25.000 maisons furent détruites et 15.000 endommagées dans 580 villes et villages de la région Murefte-Gallipoli, laissant plus de 80.000 personnes sans-abri. La rupture se produisit sur 50 kilomètres de failles, de l'extrémité Nord de la péninsule Gelibolu, golfe de Saros, jusqu'à la mer de Marmara., avec des décalages de 3 mètres, générant une liquéfaction jusqu'à 200 kilomètres de l'épicentre ;

03 Octobre 1914 : Burdur, Turquie, magnitude 7.0, 4.000 morts. Plus de 17.000 maisons furent détruites dans la région Dinar-Egridir-Burdur, et de graves dommages se produisirent à Antalya, Bolvadin et Denizli. Une bande de terre d'environ 23 kilomètres de long sur plus de 500 mètres de large, le long de la rive Sud-Est du lac de Burdur disparurent, indiquant que cela pourrait être la zone de faille ;

13 Janvier 1915 : Avezzano, Italie, magnitude 7.5, 29.980 morts dont 10.000 sur 12.000 habitants à Avezzano, 5.000 à Pescina, 4.000 à Celano, 3.000 à Sora et plusieurs centaines dans chacun des cinquante villages du Fucino détruits ou dévastés par le tremblement de terre. A Rome même, la secousse fut violente. A la basilique de Saint-Jean de Latran, une des statues des douze apôtres, alignées sur la corniche, celle de saint Paul, par Salvatore, fut précipitée sur le sol et brisée en morceaux. Elle mesurait 16 mètres de hauteur. Quelques 3.000 personnes décédèrent, dans les mois qui suivirent, des effets indirects du tremblement de terre ;

21 Janvier 1917 : Bali, Indonésie, magnitude 8.2, 15.000 morts. Des glissements de terrain, à Bali, furent la cause de la majorité des victimes ;

30 Juillet 1917 : Daguan, Yunnan, Chine, magnitude 7.5, 1.800 morts. De nombreuses maisons s'effondrèrent dans les vallées des rivières Hengjiang et Daguan. Un pont à chaînes de fer, à Yanjin, fut renversé et des ponts de pierre furent ruinés. Des éboulements bloquèrent la rivière Daguan, provoquant le reflux de l'eau vers l'amont sur plusieurs kilomètres ;

03 Février 1918 : Kwangtung, Chine, magnitude 7.3, 10.000 morts ;

13 Février 1918 : Nan'ao, Guangdong, Chine, magnitude 7.4, 10.000 morts. La ville de Nan'ao fut détruite et 80% de sa population tué ou blessé. Plus de 90% des maisons furent ruinées ou endommagées dans les région de Jieyang-Yunxiao, du Guangdong et du Fujian. Le séisme fut ressenti dans l'Anhui, le Fujian, le Guangdong, le Guangxi, l'Hubei, l'Hunan, le Jiangsu, le Jiangxi, à Taïwan et au Zhejiang ;

16 Décembre 1920 : Haiyuan, Ningxia, Kansu, province du Gansu, Chine, magnitude 8,5, 180 000 à 230.000 morts suivant les rapports officiels. Un glissement de terrain ensevelit le village de Sujiahe dans le comte de Xiji. Plus de 30.000 personnes furent tuées dans le comté de Guyuan. Presque toutes les maisons s'effondrèrent dans les villes de Longde et Huining, et des dommages survinrent dans 7 provinces et régions, y compris dans les grandes villes de Lanzhou, Taiyuan, Xi'an, Xining et Yinchuan. Des dégâts, intensité VI-X survinrent dans 7 provinces et dans les grandes villes de Lanzhou, Taiyuan, Xi'an, Xining et Yinchuan. Les effets du séisme s'étendirent depuis la mer Jaune, au Qinghai, et la province Nei Mongol, Mongolie intérieure, jusqu'au centre de la province du Sichuan. La rupture de la faile se produisit sur environ 200 kilomètres, de Lijunbu Ganyanchi à Jingtai. Une kyrielle de glissements de terrain et de fissures s'essaimèrent tout au long de la zone épicentrale. Certaines rivières furent endiguées, les autres changèrent de direction. Bien que souvent appelé tremblement de terre Kansu, par les sources occidentales, l'épicentre et les plus fortes intensités se situaient au sein de la région autonome du Ningxia ;

03 Février 1923, Kamtchatka, Russie, magnitude 8.5 ;

24 Mars 1923 : Luhuo, Sichuan, Chine, magnitude 7.3, 3.500 morts. L séisme occasionna de graves dommages et de nombreux glissements de terrain dans les région de Dawu Luhuo et du Qianning ;

25 Mai 1923 : Torbat-e Heydariyeh, Iran, magnitude 5.7, 2.200 morts. Cinq villages furent complètement détruits au Sud-Ouest de Torbat e-Heydariyeh ;

01 Septembre 1923 : Kanto, Japon, magnitude 7.9, 142.800 morts. Tokyo – Yokohama, zone épicentrale du séisme subirent des destructions extrêmes et la tempête de feu qui en suivit, brûla environ 381.000 des 694.000 maisons, les détruisant totalement ou partiellement. Bien que souvent appelé « le grand tremblement de terre de Tokyo », - ou le Grand Tokyo Fire -, les dommages furent les plus importants et les plus graves à Yokohama. Des dommages conséquents affectèrent les péninsules de Boso et d'Izu et la ville d'O-Shima. La baie de Sagami, dans la péninsule de Boso, se souleva de plus de 2 mètres et se déplaça d'au moins 4,5 mètres. Les vagues du tssunami, généré par la secousse principale, atteignirent 12 mètres en baie de Sagamiet à O-Shima, et 6 mètres sur les Péninsules d'Izu et de Boso. Des volcans de sable avec éruption, par intermittence, de fontaignes d'eau de 3 mètres de hauteur, furent observés à Hojo ;

16 Mars 1925 : Dali, Yunnan, Chine, magnitude 7.0, 5.800 morts. Plus de 76.000 maisons s'effondrèrent ou brûléèrent dans la région de Dali, où plus de 3.600 personnes furent tuées et 7.200 blessées. Les dommages et les pertes se produisirent, également, dans les comtés de Fengyi, de Midu, de Binchuan et de Dengchuan ;

07 Mars 1927 : Tango, Japon, magnitude 7.6, 3.020 morts. 98% des maisons furent détruites et plus de 1.100 personnes furent tuées par le séisme et les incendies subséquents dans la ville de Mineyama. Le séisme fut ressenti ressenti de Kagoshima à Tokyo ;

22 Mai 1927 : Xining, Chine, magnitude 8.3, 200.000 morts. Le séisme causa des dommages extrêmes dans la région de Gulang-Wuwei. Des glissements de terrain ensevelirent une ville près de Gulang et endiguèrent un cours d'eau dans le comté de Wuwei générant la création d'un nouveau lac. De larges fissures s'ouvrirent et des volcans de sable se formèrent et rentrèrent en éruption. Certaines estimations firent état que le nombre de décès était supérieur à 200.000 victimes, mais cela pourrait être une confusion avec le tremblement de terre de Ningxia, de 1920. En outre, plus de 250.000 animaux furent tués par ce tremblement de terre ;

23 Mai 1927 : Nanchang, province de Jiangxi Sud, Chine, magnitude 7.9, 80.000 morts ;

01 Mai 1929 : Koppeh Dagh, Iran, magnitude 7.2, 3.800 morts. Ce tremblement de terre causa de nombreuses victimes et de graves dommages de part et d'autre de la zone frontièreentre l'Iran et le Turkménistan. Plus de 3.250 personnes furent tuées et 88 villages détruits ou endommagés dans la région de Baghan-Gifan, Iran. Des dommages se produisirent à Bojnourd et presque toutes les bâtiments furent détruites dans les régions de Germab et d'Ashkhabad, au Turkménistan ;

18 Novembre 1929, les Grands Bancs, au sud de l'île de Terre-Neuve, Atlantique Nord, magnitude 7.2. Il déclencha un glissement de terrain sous-marin qui provoqua la rupture de 12 câbles sous-marins téléphoniques et télégraphiques et généra un puissant tsunami qui dévasta une partie de la côte sud de Terre-Neuve, détruisant plusieurs villages côtiers de la péninsule de Burin, tuant 28 personnes. Le tsunami était composé de 3 vagues hautes de plus de 15 mètres chacune qui frappèrent la côte à une vitesse de 105 kilomètres/heure, environ 3 heures après le tremblement de terre ;

06 Mai 1930 : Salmas, Iran, magnitude 7.2, 2.500 morts. Environ 60 villages furent détruits dans la plaine de Salmas et dans les montagnes environnantes. La ville de Dilman, une population de 18.000, fut complètement rasée, mais il n'y eut que 1.100 décès en raison d'un aléa sismique de magnitude 5.4 s'étant produit quelques heures auparavant à Foreshock. Bien qu'à Foreshock 25 personnes, décédèrent, l'aléa sauva, probablement, des milliers de vies car des milliers de personnes avaient choisi de dormir dehors cette nuit-là ;

23 Juillet 1930 : Irpina, Naples, Italie, magnitude 6,5, 2.100 morts. Le tremblement de terre, extrêmement puissant, toucha la Campanie, la Basilicate et les Pouilles. La majorité des dommages affectèrent les régions de Melfi, d'Irpino-Ariano d'Avellino, de Foggia, de Potenza et, jusqu'à Naples ;

31 Mars 1931 : Managua, Nicaragua, magnitude 6.0, 2.500 morts. Le tremblement de terre et le feu détruisirent une grande partie de la ville de Managua ;

27 Avril 1931 : Zangezur, à la frontière de l'Arménie et l'Azerbaïdjan, magnitude 5.7, 2.800 morts. Cinquante-sept villages furent détruits ou gravement endommagés dans la région de Sisian-Goris, Arménie, et 46 autres villages en furent, de mêmedans la région d'Ordubad, Azerbaijan ;

10 Août 1931 : Fuyun, Xinjiang, Chine, magnitude 8.0, 10.000 morts. Le séisme causa de graves dégâts, des fissures du sol, des glissements de terrain, des affaissements et générèrent des volcans de sable dans la région de Qinghe-Fuyun ;

27 Avril 1931 : Zangezur, à la frontière de l'Arménie et l'Azerbaïdjan, magnitude 5.7, 2.800 morts. Cinquante-sept villages furent détruits ou gravement endommagés dans la région de Sisian-Goris, Arménie, et 46 autres villages en furent, de même, dans la région d'Ordubad, Azerbaijan ;

10 Août 1931 : Fuyun, Xinjiang, Chine, magnitude 8.0, 10.000 morts. Le séisme causa de graves dégâts, des fissures du sol, des glissements de terrain, des affaissements et générèrent des volcans de sable dans la région de Qinghe-Fuyun ;

25 Décembre 1932 : Changma, Province du Gansu, Chine, magnitude 7.6, pour les autorités chinoises la liste des morts recensa 275 victimes ce qui parait incompatible avec les rapports afférents aux dommages, d'autres sources avançaient le nombre de 70.000 victimes. Plus de 1.100 maisons s'effondrèrent dans la région de Changma et de graves dommage se produisirent de Dunhuang à Gaotai. La longueur de la rupture de la faille, et les déformations qui en découlèrent, fut de 110 kilomètres. Il y eut des glissements de terrain, des fissures du sol et des volcans de sabe dans la région de Changma ;

02 Mars 1933 : Sanriku, Japon, magnitude 8.4, 3.000 morts. Le tremblement de terre se produisuit à environ 290 kilomètres au large des côtes de Honshu, la plupart des victimes et les dommages furent causés par le grand tsunami qui fut généré. Environ 5.000 maisons furent détruites dont près de 3.000 emportées par la vague de 29 mètres de haut à Ryori Bay sur l'île d'Honshu ;

25 Août 1933 : Maowen, Chine, magnitude 7.5, 10.000 morts. La ville de Diexi et 60 villages de la région furent complètement détruits. Des dommages et des pertes en vies humaines se produisirent, également, à Chengdu. Le séisme fut ressenti à Chongqing et à Xi'an. Des glissements de terrain créèrent 4 lacs sur la rivière Min Jiang et plus de 2.500 victimes furent à déplorer, 45 jours plus tard, quand les barrages cédèrent et que les eaux libérées inondèrent la vallée ;

15 Janvier 1934 : Bihar, Népal, Inde, magnitude 8.1, plus de 10.000 morts. Des dommages extrêmes, intensité X, se produisirent dans la région de Sitamarhi-Madhu-bani, zone de l'Inde, où la plupart des maisons s'enfoncèrent, jusqu'à 1 mètre de profondeur, dans les alluvions. Des dommages, par liquéfaction, se prolongèrent jusqu'à Supaul Purnia, à l'Est, et dans la région de Muzaffarpur-Darbhanga, au Sud. Deux autres zones furent affectées par des dommages extrêmes, d'intensité X, dans le Munger, le long du Gange, et dans la vallée de Katmandou, au Népal ;

20 Avril 1935 : Miao-li, Taiwan, magnitude 7.1, 3.270 morts, plus de 12.000 blessés. 39.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées dans le-chu-T'ai-chung. Une ligne de chemin de fer s'enfonça jusqu'à une profondeur de 2 mètres. Des ponts en fer furent détruits et des tunnels fissurés. Le séisme fut ressenti dans tout Taiwan et à Fuzhou en Chine continentale ;

31 Mai 1935 : Quetta, Pakistan, magnitude 7.9, 60.000 morts. La ville de Quetta fut presque entièrement détruite et de nombreuses fractures et des glissements de terrain se produisirent dans la région ;

16 Juillet 1935 : Hsin-Chu, Taiwan, magnitude 6.5, 2.740 morts, plus de 6.000 blessés et plusieurs milliers de maisons détruites dans la zone de Hsin-Chu. Ce fut, probablement, une réplique du séisme du 20 avril 1935 ;

01 Février 1938 : Indes néerlandaises, Mer de Banda, Indonésie, magnitude 8.5 et intensité VII sur l'échelle de Mercalli, provoquant un tsunami avec une vague atteignant 1,5 mètre ;

24 Janvier 1939 : Chillán, Chili, magnitude 8.3, 28.000 morts et 58.000 blessés et 1,7 million de sinistrés. Le séisme causa des dommages extrêmes dans la région de Chillan-Cauquenes et de graves dommages de Arica à Puerto Aisen ;

26 Décembre 1939 : Erzincan, Turquie, magnitude 8.0, 33.000 morts. Le séisme occasionna des dommages extrêmes dans la plaine de Erzincan et la vallée de la rivière Kelkit, ainsi que près Turcan, où un violent tremblement de terre, peut-être un avant-choc, avait eu lieu le 21 novembre, à l'ouest d'Amasya et de Sivas nord jusqu'à la côte de la mer Noire. Le tremblement de terre fut ressenti fortement à Larnaca, Chypre. La rupture de la faille se produisit sur une longueur de 300 kilomètres, dans la zone Nord-anatolienne, entre Erzincan et Niksar, avec 3,7 mètres de déplacement horizontal et 2,0 mètres de décalage vertical. Un petit tsunami fut observé à Fatsa sur la côte de la mer Noire de la Turquie et enregistré par les stations de marée de Tuapse, en Russie et à Sé­bastopol, en Ukraine.

10 Novembre 1940 : Vrancea, Roumanie, magnitude 7.3, 1.000 morts. De nombreux bâtiments et maisons d'habitation furent détruits et des milliers de personnes blessées dans la région de Bucarest-Galati, dans la vallée de Prahova River et à Ploiesti, en partie en raison des incendies qui ont éclaté dans les raffineries de pétrole. De lourds dommages affectèrent Chisinau, Moldova, Tchernivtsi, Dnipropetrovsk et Odessa. Le séisme fut ressenti de Marseille, France, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, Russie, et à Istambul, en Turquie ;

20 Décembre 1942 : Erbaa, Turquie, magnitude 7.3, 1.100 morts. Environ 5.000 bâtiments furent détruits ou endommagés dans la région Erbaa-Niksar. La rupture de la faille survinr dans la faille Nord-anatolienne, à Niksar, dans la vallée de la rivière de Kelkit à l'Ouest de la rivière des Yesilirmak Erbaa avecun déplacement horizontal de 1,7 mètre. Ce tremblement de terre se produisit à l'Ouest de la zone de rupture du tremblement de terre d' Erzincan, en 1939 ;

10 Septembre 1943 : Tottori, Japon, magnitude 7.4, 1.190 morts. Plus de 7.500 maisons furent détruites, de Niigata, à Kumamoto, dans la région de Tottori ;

26 Novembre 1943 : Ladik, Turquie, magnitude 7.6, 4.000 morts. Environ 75% des maisons furent détruites ou endommagées dans la région de Vezirkopru-Ladik. La rupture de la faille Nord-anatolienne, sur une longueur de 280 kilomètres, se produisit depuis l'Ouest Destek jusqu'au qorges Erbaa, sur la rivière Filyos. Cette zone faisait immédiatement suite, à l'Oues, à la zone de rupture du tremblement de terre d'Erbaa, en 1942 ;

15 Janvier 1944 : San Juan, Argentine, magitude 7.4, entre 8.000 et 10.000 morts suivant les estimations, et, au moins, 12.000 blessés. Le séisme occasionna de graves dégâts dans la ville de San Juan et dans la province de Mendoza. C'est le plus grand nombre de victimes, pour un tremblement de terre, dans l'histoire de l'Argentine. Le séisme fut ressenti fortement à Cordoba, à La Rioja et à San Luis, en Argentine et dans la région de San Felipe-Petorca, au Chili ;

01 Février 1944 : Gerede, Turquie, magitude 7.4, 2.790 morts.Environ 50.000 maisons furent détruites ou fortement endommagées dans la zone de la faille Nord-ana-tolienne comprise entre Bolu Gerede et Kursunlu. Des dommages, intensité VI, survinrent dans la région de Sakarya-Zonguldak-Kastamonu. Le séisme fut fortement ressenti à Ankara. La zone de rupture était immédiatement à l'Ouest de la zone épicentrale du tremblement de terre de Ladik, en 1943 Ladik. Au total, environ 800 kilomètres de la zone de faille nord-anatolienne, entre Erzincan et Abant Lake, se rompit avec un décalage horizontal de 3,5 mètres et un déplacement vertical de1 mètre ;

07 Décembre 1944 : Tonankai, Japon, magnitude 8.1 Suivant les autorités, il y eut 998 victimes. Plus de 73.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées par le séisme et quelques 3.000 autres furent emportées par le tsunami dont la hauteur des vagues des vagues fut de 8 mètres sur la côte orientale de la péninsule de Kii, Honshu. Le tsunami atteignit Attu, en Alaska et San Diego et de Terminal Island, en Californie.

12 Janvier 1945 : Mikawa, Japon, magnitude 7.2, 1.961 morts. Plus de 17.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées, principalement à Aichi et à Gifu. La zone atteinte par le séisme s'étendit depuis Fukushimajusqu'à Shimane, Honshu et Shikoku. La rupture de la faille affecta une longueur de 100 kilomètres et généra un déplacement vertical de 2 mètres ;

27 Novembre 1945 : Makran Coast, Pakistan et Balouchistan, Inde, magnitude 8.0, 4.000 morts. Le séisme causa de graves dégâts à Pasni et Ormara. Un important tsunami fut généré par la forte secousse et occasionnèrent des dommages à Karachi et des dommages et des pertes en vies humaines dans le Mumbai, Bombay. Quatre nouvelles îles apparurent, au large de la côte, près de Hinglaj. Le séisme fut ressenti jusqu'à Dera Ismail Khan et Sahiwal ;

01 Avril 1946 : Îles Aléoutiennes, Alaska, magnitude 8.6, 2.000 morts provoquant un tsunami avec une vague de 35 mètres qui touche Hawaii, le Japon et la côte ouest des États-Unis ;

21 Mai 1946, Martinique, magnitude 7.0. Gros séisme de subduction dans l'île antillaise ;

31 Mai 1946 : Ustukran, Turquie, magnitude 5.9, entre 840 et 1.300 morts suivant les sources. Plusieurs villages furent détruits ;

10 Novembre 1946 : Ancash, Pérou, magnitude 7.3, 1.400 morts. Presque toutes les maisons furent détruites ou gravement endommagés dans les région de Sihuas-Quiches et d'Ancash. De nombreux glissements de terrain se produisirent et l'un d'eux ensevelit le village de Acobamba et un second, le barrage sur la rivière Pelagatos. Le séisme fut ressenti de Guayaquil, en Équateur, à Lima, au Pérou ;

20 Décembre 1946, Nankaido, Japon, magnitude 8.1, 1362 morts, plus de 2.600 blessés et 100 disparus. Plus de 36.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées dans le Sud de Honshu et de Shikoku. 2.100 autresfurent emportées par un tsunami dont les vagues atteignirent 5 à 6 mètres de haut sur la côte Est de la péninsule de Kii, Honshu et sur les côtes Est et Sud de Shikoku ;

28 Juin 1948 : Fukui, Japon, magnitude 7.3, 5.390 Près de 67.000 maisons furent détruites dans la région de Fukui par le séisme et les incendies qui en découlèrent. Les dégâts furent particulièrement graves dans les zones d'alluvionnaires, à Ibaraki, à Niigata, à Honshu Uwajima et à Shikoku. Plus de 550 répliques furent ressenties dans le mois suivant le séisme ;

05 Octobre 1948 : Achkhabad, Turkmenistan, magnitude 7.3, 110.000 morts. Dommages extrèmes se produisirent à Ashgabat et dans les villages voisins. Presque tous les bâtiments en briques s'effondrèrent, les structures en béton furent gravement endommagés et plusieurs trains de marchandises déraillèrent ;

10 Juillet 1949, Khait, Tadjikistan, magnitude 7.5, 12.000 morts. Presque tous les bâtiments furent détruits par le séisme et par des glissements et des effondrements de terrain sur une zone de 60 à 65 kilomètres de long sur 6 à 8 kilomètres de large Un effondrement de sol géant, d'environ 20 kilomètres de long sur 1 kilomètre de large, se déplaçant à la vitesse de 100 mètres par seconde, ensevelit la ville de Khait à une profondeur d'environ 30 mètres. Dans la vallée de la rivière Yasman 20 villages furent, de même, ensevelis à des profondeurs variant de 10 à 20 mètres ;

05 Août 1949 : Ambato, Équateur, magnitude 6.8, 3.000 morts. Les villes de Guano, de Patate, de Pelileo et de Pillaro furent totalement détruites, tout comme le fut un tiers de la ville d'Ambato. D'importants dommages se produisirent dans les provinces de Tungurahua, Chimborazo et Cotopaxi. Les glissements de terrain bloquèrent les routes et les cours d'eau dans toute la région d'Ambato. Le séisme fut d'intensité IV à Cuenca, Guayaquil et Quito.

15 Août 1950, Zhamo, dénommé « Tremblement de terre d'Assam-Tibet », Chine, magnitude 8.6, 1.526 morts. De nombreux bâtiments s'effondrèrent tuant, au moins 780 personnes dans la région de Nyingchi-Qamdo-Zhamo, dans l'Est du Tibet. Volcans de sable, fissures du sol et glissements importants de terrain se produisirent. Dans la région de Medog, le village de Yedong glissa dans le Yarlung Zangbo, - le Brahmapoutre -, et hommes et maisons furent emportés par les flots tumultueux du fleuve . Le séisme fut ressenti à Lhassa et dans les provinces du Sichuan et du Yunnan. L' intensité X provoqua de multiples dégâts dans la région de Sibsagar-Sadiya de l'Assam, en Inde et dans les collines environnantes. Environ 70 villages furent détruits dans les collines Abor, principalement à cause des glissements de terrain qui, en outre, bloquèrent la rivière Subansiri. Le barrage céda 8 jours plus tard, créant une vague de 7mètres de hauteur qui inonda plusieurs villages et tua 536 personnes. Le séisme fut ressenti jusqu'à Calcutta ;

18 Août 1950, Province de l'Assam, Inde, magnitude 8.6. Le gros séisme, suivi par 74 répliques de moyenne et de forte magnitude, engloutit 70 villages ;

02 Août 1951 : Cosiguina, Nicaragua, magnitude 5.8, 700 morts. Le tremblement de terre de fissura le versant du volcan Cosiguina, libérant l'eau de son cratère. La coulée de boue qui en résulta, détruisuit la ville de Potosi. Une secousse plus forte, magnitude 6.0, se produisuit dans la même région, quelques heures plus tard, le 03 Août ;

04 Novembre 1952, Kamtchatka, Russie, magnitude 9.0. Le séisme déclencha un tsunami régional causant dans la péninsule de Kamtchaka et sur les îles Kouriles 2.300 morts ;

18 Mars 1953 : Yenice-Gonen, Turquie, magnitude 7.3, 1.070 morts. Plusieurs milliers de bâtiments furent endommagés dans le secteur de Yenice-Gonen. Le séisme, avec une intensité VI, fut ressenti à Sakarya, à Bursa, à Edirne, à Istanbul et à Izmir. Ave une intensité moindre, il fut, aussi, ressenti dans les îles égéennes et dans une grande partie de la Grèce continentale, en Bulgarie. La rupture de la faille se produisit sur une longueur de 50 kilomètres avec un décrochement horizontal de 4,3 mètres ;

09 Septembre 1954 : Orléansville, El Asnam, Algérie, magnitude 6.7, 1.750 morts et 5.000 blessés. La ville d'Orléansville quasi ruinée, a été reconstruite et rebaptisée El Asnam, Chlef actuellement ;

09 Mars 1957, îles Andréanof, Alaska, magnitude 9.1, 1.200 morts. La région épicentrale du tremblement de terre se situant dans une zone inhabitée, les dommages et les pertes en vies humaines furent réduites. Les poêles et les cheminées furent brisées dans les villes les plus proches, et des dommages mineurs survinrent à Bodaïbo et à Tchita. Cependant, d'importants effets géologiques furent observés dans une zone étendue. Le « creux » Namarakit, un « embryonnaire bassin type Baykal », s'effondra sur plus de 6 mètres de large sur le côté sud, créant le lac Novyy Namarakit. L »Udokan Range fut soulevé d'environ 1.5 mètre et se décala sur le plan horizontal, de plus de 1 mètre. Des glissements de terrain survinrent à plus de 350 kilomètres de l'épicentre. Les débits, la températures et les niveaux d'eau changèrent dans les sources et les puits jusqu'à Tchita, ville se situant à 500 kilomètres de l'épicentre ;

02 Juillet 1957 : Sang Chai, Mazandaran, Iran, magnitude 7.1, 1.200 morts. Presque tous les villages, dans la région de Ab-Garm-Mangol-Zirabe, sur le côté Nord des monts Elbourz, connurent la destruction. De nombreux glissements de terrain et des éboulements bloquèrent la route d'Amol à Téhéran et causèrent d'importants dégâts dans nombre de villages autour de l'épicentre. Le tremblement de terre fut fortement ressenti à Téhéran ;

27 Juin 1957 : Sibérie, Russie, magnitude 7,9, 1.200 morts ;

13 décembre 1957, Sahneh, Iran, magnitude 7.1, 1.130 morts. Plus de 900 personnes furent blessées et 211 villages détruits ou gravement endommagés dans la région de Songor-Asadabad et à Sahneh dans les provinces de Kermanshahan et d'Hamadan. Quelques fissures se formèrent, dans les alluvions, le long de la faille Sahneh.

10 Juillet 1958 : Baie de Lituya, près du Canada, Alaska, magnitude 8,2, 2 morts. Le séisme provoqua un gigantesque glissement de terrain. Cette masse tombant dans une baie très étroite créa une onde très localisée et spectaculaire. L'eau fut projetée jusqu'à une hauteur de 525 mètres. Ce phénomène est techniquement plus proche d'un Splash que d'un tsunami ;

29 Février 1960 : Agadir, Maroc, magnitude 5.7, 15.000 morts. Le séisme a détruit entièrement la ville d'Agadir. Plus d'un tiers de la population d'Agadir fut tué et, au moins, un autre tiers, blessée par ce tremblement de terre de courte durée, moins de 15 secondes. Il est le plus destructeur des tremblements de terre « modérés », magnitude inférieure à 6, au cours du XX° siècle et à l'opposé du tremblement de terre, en Mongolie, de magnitude 8,1, du 4 décembre 1957, qui avait fait très peu de victimes. Tous les bâtiments, dans le Founti, la Kasbah et Yachech furent détruits ou très gravement endommagés et plus de 95% de la population de ces zones urbaines fut tuée. Plus de 90% des bâtis furent ruinéss ou endommagés dans le quartier Talbordjt et plus de 60 % connurent le même sort dans la ville nouvelle et sur le Front-de-Mer ;

22 Mai 1960, Valdivia, Chili, magnitude 9.5, séisme le plus violent recensé, précédé par une série de tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 8 sur une bande de 1.300 kilomètres au nord de l'épicentre et provoqué par le glissement de la plaque de Nazca d'environ 18 mètres sous la plaque sud-américaine, 5.700 morts. L'ampleur des dégâts causés par la secousse principale, fut catastrophique dans la région de Puerto Montt-Valdivia. La plupart des victimes et la plupart des dommages furent générés par des qui ruinèrent la côte du Chili à Puerto Aisen Lébou et de nombreuses régions de l'océan Pacifique. Puerto Saavedra fut complètement détruite par les vagues qui ateignirent des hauteurs de 11,5 mètres et effectuèrent des vestiges de maisons intérieures sur 3 kilomètres de large, des vagues de 8 mètres au Corral, 61 victimes et des destructions à Hawaï, pour la plupart à Hilo, où la hauteur des déferlantes atteignit 10,6 mètres. Des vagues de 5,5 mètres frappèrent le nord de Honshu 1 jour après le tremblement de terre, détruisant plus de 1.600 maisons et faisant 185 victimes ou portés disparus, les Philippines, 32 victimes ou disparus. Des dommage se produisirent sur l'île de Pâques, dans les îles Samoa et en Californie. L'île Guafo se souleva de 3 mètres. De nombreux glissements de terrain survinrent dans le Lake District, de Lago Villarica à Lago Todos los Santos. Le 24 mai, le Volcan Puyehue explosa et rentra en éruption, envoyant des cendres à plus de 6000 mètres. L'éruption se poursuivit pendant plusieurs semaines. Ce séisme fut précédé de 4 secousses précurseur de magnitude supérieure à 7.0, dont une de magnitude 7,9 le 21 mai qui causa de graves dommages dans la région de Concepcion. Plusieurs répliques se produisirent, avec 5 de magnitude égale ou supérieure à 7.0. C'est le plus grand tremblement de terre du 2XX° Siècle. La zone de rupture fut de 1000 kilomètres de long, à partir de Puerto Aisen Lébou. ;

01 Septembre 1962 : Kazvin, Iran, magnitude 7.3, 10.000 morts. Quatre-vingt-un villages détruits et 233 endommagés, plus de 21.000 maisons détruites, presque toutes bâties avec des matériaux pauvres, sur la base des dommages aux structures anciennes, ce fut probablement le plus grand tremblement de terre dans cette zone depuis au moins celui de 1630. Sur plus de 100 kilomètres de long, la rupture se produisit dans la zone Est-Ouest de la faille Ipak ;

26 Juillet 1963 : Skopje, Yougoslavie, magnitude 6.0, 1.100 morts et plus de 4.000 blessés. Environ 75% des bâtis, à Skopje, furent détruits ou gravement endommagés. Les plus lourds dommages occasionnés aux bâtiments, le furent sur la zone alluvionnaire de la vallée du fleuve Vardar. Il y eut peu de dommages en dehors de Skopje. Car l'épicentre du séisme, peu profond, s'était situé presque sous la ville. La ville illyrienne de Scupi avait été détruit par un tremblement de terre en 518. Elle avait été reconstruite à proximité et avait pris nom de Justiniana Prima, devenant, plus tard, Skopje. Mais au XVI° siècle, elle s'appelait Uskub, ville qui fut, en 1555 comme elle l'avait été en 518, détruite par un tremblement de terre, la loi des série sur une zone à forte sismicité ;

13 Octobre 1963, îles Kouriles, Russie, magnitude 8.5 ;

27 Mars 1964, Valdez, Alaska, États Unis, magnitude 9.2, surnommé le Good Friday Earthquake, dura 4 minutes, 131 morts ;

04 Février 1965, Ile des Rats, îles Aléoutiennes, Alaska, États Unis, magnitude 8.7 ;

07 Mars 1966 : Longyao, Hebei, Chine, magnitude 7.0, 1.000 morts 7.0 Plus de 135.000 maisons sfurent détruites et 190.000 gravement endommagées dans la province d'Hebei. Les dégâts les plus importants se concentrèrent dans le comté de Julu, où plus de 106.000 maisons s'effondrèrent et 100.000 autres subirent de graves dégats. Le tremblement de terre fut ressenti dans les provinces du Hebei, du Shanxi, du Henan et du Shandong ;

22 Mars 1966 : Ningjin, Hebei, Chine, magnitude 6,9, 1.000 morts. Plus de 196.000 maisons s'effondrèrent et 298.000 furent gravement endommagées dans les provinces d'Hebei, de Shandong et de Shanxi. De graves dommages affectèrent la région de Ningjin-Shinhe et celles de Beijing et de Tianjin, et au-delà à Hohhot et à Nanjing. Dans la zone épicentrale, de larges fissures sillonnèrent les terres. Les rapports officiels furent silencieux sur le nombre de victimes et de blessés en faisant un amalgame avec le séisme du 07 Mars afin de minimiser les dégâts matériels et les pertes en vies humaines ;

19 Août 1966 : Varto, Turquie, magnitude 6.7, 2.529 morts, 1.500 blessés et 108.000 sans abri. Le séisme causa d'importantes destuctions à Varto et à, au moins, 20 villages dans les provinces de Bingol, d'Erzurum et de Mus. ;

31 Août 1968 : Dasht-e Bayaz, Iran, magnitude 7.3, 7.000 à 12.000 morts. Cinq villages furent totalement détruits dans la région de Dasht-e Bayaz, et 6 autres dans la région de Kakhk-Salayan eurent, au moins, la moitié de leurs bâtisses ruinées. Une forte réplique, le 01 Septembre, anéantit la ville de Ferdows. En tout, plus de 175 villages subirent des dommages plus ou moins importants, dans la province, à faible intensité de population, de été détruits ou endommagés dans ce domaine plutôt faible densité de population de Khorasan. Le nombre de morts aurait probablement été beaucoup plus élevé si ce tremblement de terre aurait frappé au milieu de la nuit ;

28 Février 1969 : déplacement de plaques dans la faille des Açores-Gibraltar dans l’Océan Atlantique, Maroc, magnitude 7.3. Il avait donné naissance à un tsunami de faible amplitude mais notable : 1,2 mètre à Casablanca, 0,2 mètre à Séville ;

25 Juillet 1969 : Guangdong, Yangjiang, Chine, magnitude 5,9, 3,000 morts. Plus de 10.700 maisons s'effondrèrent et environ 36.000 furent gravement endommagées dans le comté de Yangjiang. Certains dommages, également, se produisireny dans les régions de Xinyi-Yunan, de Guangdong, et de Teng-Xian, Rong Xian, Guangxi. De légers dommages survinrent à Hong Kong. Des fissures,des glissements de terrain et des volcans de sables furent générés, le long de la côte et le long de certaines rivières de la région, par la secousse principale. Le nombre de morts fut estimé à partir des rapports non confirmés ;

04 Janvier 1970 : Tonghai, Yunnan, Chine, magnitude 7.5, 12.000 morts. Le séisme se localisa à 90 kilomètres au Sud-Ouest de Kunming, une ville de près d'un million d'habitants, et 75 kilomètres au Nord-Ouest de Gejiu comptant 180.000 habitants. Les habitants de Hanoi, Vietnam du Nord, à environ 480 kilomètres de l'épicentre, désertèrent leurs maisons terrorisés par les grondements générés par la secousse. La rupture de faille de Tonghai s'étira sur plus de 50 kilomètres avec un déplacement horizontal de 2,5 mètres et vertical d'environ 0,5 mètre ;

28 Mars 1970 : Gediz, Turquie, magnitude 6.9, 1.086 morts. Plus de 12.000 maisons furent détruites ou gravement endommagées dans la région d'Emet-Gediz, province de Kutahya. Plus de 50% des bâtiments furent endommagés dans 53 villages. Nombre de dommages furent causés par des glissements de terrain et des incendies. Des dommages se produisirent, aussi, à Bursa, à Yalova, à Ankara, Istanbul, à Izmir et à Erzincan. Le séisme fut également ressenti à Chios et à Lesbos, en Grèce. De fortes répliques causèrent de nombreux dommages additionnels. La rupture de la faille s'étala sur plus de 61 kilomètres avec des déplacements verticaux, d'extension et de « pull-apart », dans la région de Gediz, qui se conjuguèrent avec un déplacement horizontal, de 2.75 mètres, sur la faille Ayikayasi. De nombreux glissements de terrain et des changements notoires dans les écoulements des sources thermales survinrent dans la zone épicentrale ;

31 Mai 1970 : Chimbote, Pérou, magnitude 7.9, 50.000 morts recensés, 20.000 disparus et présumés morts, et 150.000 blessés dans Ancash et La Libertad, épicentre du tremblement de terre. Une avalanche de débris de roche catastrophiques, de glace et de boue ensevelit la ville de Yungay, qui comptait 20.000 habitants ;

22 mai 1971 : Bingol, Turquie, magnitude 6.9, 1.000 morts. La ville de Bingol fut presque détruite et 15.000 de ses habitants furent sans abri. Le séisme se produisit à l'extrémité orientale de la faille anatolienne ;

31 Octobre 1971 : Orissa et Golfe du Bengale, Inde, magnitude 7.9, 10.800 morts ;

10 Avril 1972 : Ghir, Fars, Sud de l'Iran, magnitude 7.1, 5.054 morts et 1.700 blessés. Le tremblement de terre frappa la province de Fars, au sud de l'Iran. La secousse détruisit 80% des habitations de la ville de Ghir, tuant 67% de sa population. La plupart des victimes furent des femmes et des enfants car les hommes étaient partis pour les champs. Un total de 45 villages et de hameaux furent endommagés, et certains furent même rasés. Les glissements de terrain bloquèrent les routes entravant les travaux de sauvetage. Bien que de nombreuses répliques se produisirent, ajoutant à l'inquiétude, aucune n'excéda la magnitude 5.1 ;

23 Décembre 1972 : Managua, Nicaragua, magnitude 6.5, 10 000 morts, environ 30 000 blessés et 400.000 sans-abri. La capitale, Managua subit des dégâts énormes et 80% de ses édifices furent rasés. De plus, des foyers d'incendie attisés par des vents secs et des menaces d'épidémies causées par des corps en décomposition forcèrent l'évacuation de près de 300 000 réfugiés. Ce fut l'une des pires catastrophes sismiques de l'année, et le plus meurtrier pour l'Ouest de l'hémisphère Sud. Des centaines de répliques furent enregistrées, mais seulement deux dépassèrent une magnitude de 5.0, et elles se produisirent dans l'heure qui suivit la secousse principale ;

01 Mai 1974 : Province de Sichuan et Yunnan, Chine, magnitude 7.8, bilan officiel 17.500 morts mais plus de 50.000 disparus ;

10 Mai 1974 : Yibin, provinces de Sichuan et Yunnan, Chine, magnitude 6.8, bilan officiel 20.000 morts mais d'autres sources civiles font état de 50.000 à 70.000 morts directes ou indirectes ;

28 Décembre 1974 : Pattan, Pakistan, magnitude 6.2, 5.300 tués, 17.000 blessés et 97.000 sans-abri. Ve fut le séisme le plus destructeur de l'année 1974. Le village de Pattan et ses hameaux furent entièrement détruits et de graves dommages se produisirent en d'autres dlieux de la région de vallée de l'Indus. Il fut ressenti, intensité V, à Kaboul, en Afghanistan. ;

04 Février 1975 : Haicheng, Chine, magnitude 7.0, officiellement 2.000 morts mais 10.000 victimes recensées. Le séisme provoqua d'importants dégâts dans la région Haicheng-Yingkou. Des dommages mineurs affectèrent Séoul, en Corée du Sud. Le tremblement de terre fut ressenti à Primorskiy Kray, URSS, et à Kyushu, au Japon. Les responsables chinois avaient ordonné l'évacuation de Haicheng, une population d'environ 1 million, d'habitants, la veille du tremblement de terre. Dans les mois précédents, les variations des niveaux d'eau, et les multiples rapports sur le comportement animal particulier, d'une part, et, d'autre part, l'augmentation de l'activité sismique, ayant déclenché l'alerte d'évacuation. Ilfut estimé que le nombre de morts et de blessés aurait dépassé 150.000 si aucune prévision des séismes et d'évacuation n'avait été faite ;

06 Septembre 1975 : Diyarbakir, Turquie, magnitude 6.7, 2.300 morts et 3.400 blessés. Ce tremblement de terre destructeur, centré dans la province de Diyarbakir, frappa dans l'Est de la Turquie. Il causa des dégâts matériels considérables. La secousse principale se produisit à l'heure du déjeuner quand la plupart des habitants se trouvaient l'intérieur de leurs maisons et, les enfants, à l'école. Les districts, les plus durement touchés, furent ceux de Hazro, d'Hani, de Kulp, et de Lice qui fut presque entièrement détruite. De nombreuses répliques de forte intensité suivirent la secousse principale, provoquant l'effondrement de maisons déjà partiellement endommagées ;

04 Février 1976 : Guatemala-City, Guatemala, magnitude 7.5, 23.000 morts et des milliers de blessés. L'épicentre du séisme se situa à environ 160 kilomètres au Nord de Guatemala City. Les dégâts furent considérables. La plupart des bâtis, dans les zones périphériques de la ville de Guatemala, furent totalement détruits, laissant des milliers de sans-abri. L'accès aux sites de la catastrophes fut entravé par les nombreux glissements de terrain survenus dans la région. L'alimentation et l'approvisionnement en eau furent plus que réduites. Certaines de ces zones ont été privées d'électricité et de toutes communications pendant plusieurs jours. Le choc principal fut suivi par des milliers de répliques, certaines, de forte magnitude, entraînant des pertes supplémentaires en vies humaines et en dommages matériels ;

06 Mai 1976 : Frioul, Italie, magnitude 6.4. La région de Gemona fut presque entièrement détruite, 137 communes sont touchées, 600 000 personnes concernées, 1.000 morts, environ 200 orphelins, 700 000 sans-abri ;

06 Mai 1976 : Italie du nord, magnitude 6.5 1 000 tués, au moins 1700 blessés, et d'importants dégâts dans la zone épicentrale. Le tremblement de terre fut ressenti dans toute l'Europe. Une secousse sismique, de magnitude 4,6, précéda la secousse principale d'environ 1 minute et 7 secondes ;

25 Juin 1976 : Irian Jaya, Papouasie, Indonésie, magnitude 7.1, 422 morts, 5.000 à 9.000 personnes portées disparues et présumées mortes. Le tremblement de terre causa 350 décès. Quelques jours plus tard, un certain nombre de personnes furent tuées par des glissements de terrain générés par le séisme. Six villages furent totalement détruits. Le séisme fut fortement ressenti dans l'Irian occidental et la région l'Est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ;

27 Juillet 1976 : Tangshan, Chine, magnitude 8,2 mais officielle 7.5, chiffres officiels 242.419 morts. En outre, 164.581 personnes furent sévèrement blessées D'autres estimations font état de 500.000 à 800.000 morts, directes ou indirectes et 655.000 à 799.000 blessés. Les sismologues estiment que le tremblement de terre a atteint la magnitude de 8,2 sur l'échelle de Richter, alors que le gouvernement chinois évalue la magnitude entre 7,6 et 7,8. La ville industrielle de Tangshan, située à 200 kilomètres à l'Est de Pékin, est rayée de la carte Le tremblement de terre fut suivi par une réplique quinze heures plus tard de 7,1 sur l'échelle de Richter, faisant de nouveaux morts. C'est le tremblement de terre le plus meurtrier, au cours des quatre derniers siècles, et le deuxième plus grand dans l'histoire ;

16 Août 1976 : Mindanao, Philippines, magnitude 7.9, 8.000 morts. Le séisme se produisit près de la côte Ouest de Mindanao, à environ 950 kilomètres au Sud de Manille. Un tsunami fut généré dans le golfe de Moro causant des dommages considérables et entraînant la perte de milliers de vies humaines. La secousse principale fut suivie par une forte réplique, 12 heures plus tard, causant des dommages supplémentaires ;

24 Novembre 1976 : Caldira, Muradiye, Iran région frontalière avec la Turquie, magnitude 7.3, 5.000 morts. Le séisme se localisa le long de la frontière irano-turque. Caldira, Muradiye, et les villages environnants furent totalement détruits. La Neige et le froid entravèrent les équipes de secours les empêchant d'atteindre de nombreux villages de montagne ;

04 Mars 1977 : Vrancea, Roumanie, magnitude 7.2, 1.500 morts, environ 10.500 blessés et 60.000 personnes sans-abri. Le séisme était centré à, environ, 170 kilomètres au nord de Bucarest. Il causa d'importants dommages à Bucarest et en d'autres régions de Roumanie. La Bulgarie comptabilisa 20 morts et 165 blessés. Des blessures et des dommages furent répertoriées en Yougoslavie. Moscou signala quelques dégâts dans la République soviétique de Moldavie. Ce choc fut ressenti de Rome à Moscou et de la Turquie à la Finlande ;

16 Septembre 1978 : Tabas, Iran, magnitude 7.8, 20.000 morts, des milliers de blessés et 120.000 personnes sans-abri. Le séisme se centra à environ 600 kilomètres au Sud de Téhéran dans les environs de Tabas. La ville de Tabas eut le plus lourd bilan, 9.000 victimes sur une population de 13.000 habitants. 2500 à 3.500 furent décomptées à Dehesk, et 2.000 sur une population de 3500 habitants, à Kurit ;

10 Octobre 1980 : El Asnam, Algérie; magnitude 7,2, 5.000 morts, 15.000 blessés et 138.000 sans abri. Suite à ce tremblement de terre, la ville, détruite à plus de 80%, se renomme Chlef. Le séisme fut ressenti dans toute l'Algérie et du Nord-Ouest au Sud-Est de l'Espagne. Environ 42 kilomètres de rupture de faille, en surface, fut observée ;

23 Novembre 1980 : Conza della Campania, province d'Avellino, Italie, magnitude 6.8, selon les statistiques officielles, 2.735 morts, mais plus de 5.000 suivant les registres des décès, environ 9.000 blessés et, environ, 394.000 sans-abri. D'importants dégâts, intensité maximale X, se produisirent dans la Basilicate, la Campanie et les Pouilles. Castelnuovo di Conza, della Campania Conza, Laviano, Lioni, Sant'Angelo dei Lombardi et Santomenna furent presque entièrement ruinées. En Basilicate et dans la Campanie, plus de 77.000 maisons furent détruites et 755.000 furent endommagées ;

11 Juin1981 : Province du Kerman, Iran, magnitude 6.7, 3.000 morts, de nombreux blessés et d'importants dégâts dans la province de Kerman ;

13 Décembre 1982 : Nord-Yémen, magnitude 6.0, 2.000 morts, 1.500 blessés, 700.000 sans-abri et environ 300 villages détruits ou gravement endommagés au Yémen. L'ntensité maximale VIII affecta la région de Dawran-Risabah. Le séisme fut ressenti dans tout le Yémen et dans la région de Najran, en Arabie saoudite ;

30 Octobre 1983 : Turquie, magnitude 6.8, 1.342 morts, beaucoup de blessés, 534 blessés graves, plus de 25.000 personnes sans-abri, et 50 villages entièrement détruits dans les provinces d'Erzurum et Kars ;

19 Septembre 1985, Michoacan, Mexico, Mexique, magnitude 8.1 d'une durée de plus de 2 minutes, 10.000 morts, environ 30.000 blessés et plus de 100.000 sans-abri, mais aucun bilan officiel ne fut fourni, le bilan officieux étant, lui, de 40 000 morts et de 30.000 bâtiments détruits. Au différent, la police, comme l'armée, tardèrent à réagir, l'annonce officielle ne fut faite que 3 jours après le séisme par Miguel de la Madrid, le président de l'époque. Les raison du séisme découlèrent du fait que le centre de Mexico fut construit sur d'anciens lacs, un plus important, le lac de Texoco et trois autres plus petits. Le fond de ces plans d'eau était recouvert d'immenses dépôts de boue et l'asséchement des lacs, au cours des siècles, aurait laissé une gigantesque masse de boue de plusieurs mètres de hauteur. Le tremblement de terre fut ressentie par près de 20 millions de personnes. 412 bâtiments s'effondrèrent et 3.124 autres furent sérieusement endommagés dans la ville de Mexico. Environ 60% des bâtiments furent détruits à Ciudad Guzman, Jalisco. Des dommage se produisirent, également, dans les Etats de Colima, de Guerrero, de Michoacan, de Morelos, de Veracruz ;

10 Octobre 1986 : El Salvador, magnitude 5.5, 1.000 morts, 10.000 blessées, 200.000 sans-abri et de graves dommages et des glissements de terrain dans la région de San Salvador. Le séisme fut fortement ressenti dans certaines régions du Guatemala et du Honduras, tout particulièrement à Tegucigalpa qui subit de nombreux et graves dommages ;

05 Mars 1987 : Équateur, magnitude 6.0, 1 000 morts, 4.000 disparus, 20.000 sans-abri, des dégâts considérables, des glissements de terrain et des fissures dans la province de Napo et dans la zone Tulcan-Quito. Beaucoup de glissements de terrains sur des pentes saturées d'eau avaient entraîné la destruction du pipe-line, sur environ 27 kilomètres, entre Lago Agria et Balao et la route reliant la région nord-amazonienne de l'Équateur au reste du pays. Des glissements de terrain survinrent dans la région de Pasto et Macao, en Colombie ;

21 Août 1988 : frontière indo-népalaise, Inde, magnitude 6.8, environ 1.000 morts, 6.553 blessés et 64.470 bâtiments endommagés dans l'est du Népal, y compris la vallée de Katmandou. La liquéfaction observées dans une zone de 5.500 kilomètres carrés dans le Sud du Népal. Au moins 277 personnes furent tués et des milliers blessées. D'importants dégâts se produisirent dans le Nord du Bihar, en Inde, en particulier dans les régions de Darbhanga-Madhubani-Saharsa, de Gangtok, de Sikkim et deDarjiling. Le séisme fut ressenti dans une grande partie du Nord de l'Inde, de Delhi à la frontière birmane et dans une grande partie du Bangladesh ;

07 Décembre 1988 : Spitak, Leninakan , Arménie, magnitude 7.0, plus de 50 000 morts. En moins de huit secondes, une faille s'était ouverte sur une longueur de 20 kilomètres. Les deux blocs de fracture en présence avaient, instantanément, coulissé l'un sur l'autre, en biseau. Le phénomène avait atteint une amplitude de 1,6 mètre et la région de Spitak fut entièrement dévastée ;

17 Octobre 1989 : Loma Prieta, Californie, États-Unis, magnitude 6.9, 72 morts ;

07 Décembre 1988 : Spitak, Arménie, magnitude 7.1, 25.000 morts, 19.000 blessés et 500.000 sans abri, dans la région de Spitak-Leninakan-Kirovakan. Deux secousses se produisirent à, environ, 3 secondes d'intervalle. Plus de 20 villes et 342 villages furent touchés dont 58 d'entre eux totalement détruits. D'importants dommages, intensité X, affectèrent Spitak et, intensité IX, Leninakan, Kirovakan et Stepanavan. La rupture de la faille s'étala sur 10 kilomètres de longueur et généra une élévation de 1,5 mètre. Les lignes électriques furent gravement endommagées et des glissements de terrain ensevelirent les voies ferrées dans la zone épicentrale. Le séisme fut ressenti, intensité VII, à Tabatskuri et à Borjomi ; intensité VI à Bogdanovka, à Tbilissi et à Erevan ; intensité V à Goris ; intensité IV à Makhatchkala et à Grozny ; et intensité III à Sheki et à Shemakha ;

20 Juin 1990 : Rasht et Qazvin, Zanjan, Iran, magnitude 7.4, 40.000 à 50.000 victimes, plus de 60.000 blessés, 400.000 sans-abri. Des glissements de terrain, dans la région de Rasht-Qazvin, ensevelirent de nombreux villages. Presque toutes les maisons furent détruites dans la région de Rudbar-Manjil et d'importants dégâts survinrent à plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre, à Khalkhal et à Shahr ;

16 Juillet 1990 : île de Luzon, Philippines, magnitude 7.7, 2.600 morts , plus de 3.000 blessés et de graves dommages, des glissements de terrain, liquéfaction et subsidence, ainsi que des volcans de sable, dans la région de Baguio-Cabanatuan-Dagupan. Des dommage se produisirent, aussi, dans la province de Bataan et à Manille ;

01 Févrrier 1991 : Pakistan et Afghanistan, magnitude 6.8, 1.500 morts ;

18 Octobre 1991 : Uttar Pradesh, Inde, magnitude 6.6, 768 morts ;

19 Octobre 1991 : Uttarkashi, Inde, magnitude 7.0, 2000 morts, plus de 1.800 blessés et 18.000 maisons détruites dans la zone Chamoli-Uttarkash. Deux secousses sismiques se produisirent à, environ, 1,6 seconde d'intervalle Certains dommages se produisirent à Chandigarh et à New Delhi. Le séisme fut ressenti dans le Nord de l'Inde, le Népal et le Nord-Ouest du Pakistan. Une fissure, de 30 mètres de profondeur sur plusieurs hectomètres de long, se produisit dans la région Uttarkashi ;

12 Décembre 1992 : Flores, Indonésie, magnitude 7,9, 2 200 morts ou disparus dans la région de Flores, dont 1.490 à Maumere et 700 sur Babi. Plus de 500 personnes furent blessées et 40.000 sans-abri. 19 personnes furent tuées et 130 maisons détruites dans la ville de Kalaotoa. L'ampleur des dégâts, avec environ 90% des bâtiments détruits à Maumere, par le séisme et le tsunami, de 50 à 80% des structures à Flores, fut sans commune mesure. Dommage aussi eu lieu Les villes de Sumba et d'Alor. Connurent, de même, d'importants dommages. Le séisme déclencha un tsunami avec des hauteurs de vague atteignant 25 mètres à Flores et provoqua des glissements de terrain et des fissures du sol en plusieurs sites, autour de l'île. Le séisme fut ressenti, avec une intensité V, à Larantuka, Flores, intensité IV à Waingapu, à Sumba et à Pandang Ujung, en Sulawesi et intensité II à Kupang, au Timor ;

30 Septembre 1993 :Maharashtra, Inde, magnitude 6.3, 9.748 morts et environ 30.000 blessés. Ce tremblement de terre était centré à environ 70 kilomètres au nord-est de Shoapur et 230 kilomètres à l'ouest-nord-ouest d'Hyderabad, dans une région où les tremblements de terre sont rares. Dans la région de Latur-Osmanabad, la dévastation fut extrême. Presque tous les bâtiments furent détruits dans le village de Khillari. Ressenti dans une grande partie du centre et du sud de l'Inde, y compris Bangalore, Bombay, Hyderabad et Madras, ce séisme fut le plus grand tremblement de terre connu à se produire dans cette région. De nombreuses répliques, certaines assez fortes pour causer des dommages supplémentaires et de nouvelles victimes, firent suite à la secousse principale ;

17 Janvier 1994 : Northridge, Californie, États Unis, magnitude 6.7, 61 morts. Des immeubles entiers s'écroulent, des autoroutes s'effondrent, des centaines de personnes se retrouvent bloquées sous des tonnes de gravas, l'eau n'est plus potable, les conduites de gaz explosent... Los Angeles et ses environs sombrent dans le chaos ;

16 Janvier 1995 : Kobe, Japon, magnitude 7.2, 6.437 morts et 36.896 blessés. Le tremblement de terre se produisit le long d'une faille Nord-Est/Sud-Ouest traversant le petit détroit entre l'île Awaji et la ville de Kōbe. La caractéristique principale de ce séisme fut l'ampleur verticale des secousses : alors que les déplacements horizontaux se limitèrent à une quinzaine de centimètres, les variations verticales atteignirent de 50 à 80 centimètres voire 1 mètre dans la partie Est de la ville. D'importants dégâts, intensité VII, affectèrent la région de Kobe et à Awaji-shima. Plus de 90% des pertes en vies humaines se concentrèrent le long de la côte Sud de Honshu, entre Kobe et Nishinomiya. Au moins 28 personnes furent tuées par un glissement de terrain à Nishinomiya. Environ 310.000 personnes furent évacuées vers des abris temporaires. Et plus de 200.000 bâtiments endommagés ou détruits. De nombreux incendies, des ruptures de canalisations en alimentation en gaz et en eau et des pannes de courant se produisirent dans la zone épicentrale. Le tremblement fut ressenti, intensité VII, le long d'une bande littorale s'étendant de Suma Ward, Kobe à Nishinomiya et dans la zone Ichinomiya sur Awaji-shima ; intensité V à Hikone, à Kyoto, à Iwakuni et à Toyooka ; intensité IV à Nara, à Okayama, à Osaka, à Wakayama, à Takamatsu et à Shikoku. La rupture de la faille s'étendit sur plus de 9 kilomètres, avec un déplacement horizontal de 1,2 à 1,5 mètres dans la partie nord de Awaji-shima et la liquéfaction eut lieu dans la zone épicentrale ;

27 Mai 1995 : Sakhaline, Russie, magnitude 7.5, 2.000 morts et environ 750 blessés. Le séisme occasionna de graves dommages, intensité IX, dans la région de Neftegorsk. Et des dommages moindres, intensité VII à Okha. Le tremblement de terre fut ressenti, intensité VI, à Moskalvo, intensité V, à Nikolaïevsk-na-Amure et Nyvrovo et , intensité IV, à Aleksandrovsk-Sakhalinskiy et Nysh ;

28 Février 1997 : Ardabil, Iran, magnitude 7.1, 1.100 morts, 2.600 blessés et 50.000 sans-abri ;

10 Mai 1997 : Birjand, Iran, magnitude 7.1, environ 1 600 morts et 3 700 blessés, 50.000 sans-abri, 10.533 maisons détruites et 5.474 maisons endommagées. Le séisme fut ressenti dans le Kerman, le Khorasan, Semnan, Sistan-Baloutchistan. Son épicentre se localisa sur la faille Abiz se situant au nord de la zone de collision entre les plaques arabique et eurasienne ;

04 Février 1998 : Takhar, Afghanistan, magnitude 6,1, 2.323 morts et 818 blessés. 8.094 maisons furent détruites et 6.725 animaux périrent. Le séisme généra des glissements de terrain dans la province de Rostaq, en Afghanistan. Le séisme fut ressent jusqu'à Douchanbé, au Tadjikistan ;

30 Mai 1998 : Rostak, Chah-ab et Shahr-i-Bozorg Afghanistan, magnitude de 7.1, 5.000 morts, des milliers de blessés et de sans-abri dans les provinces de Badakhshan et de Takhar. Une cinquantaine de villages où vivaient environ 60 000 personnes, avaient été détruits à 80 ou 100%. Le séisme fut fortement ressenti à Mazar-e-Charif et à Kaboul, en Afghanistan, à Islamabad, à Peshawar et Rawalpindi, au Pakistan, et à Douchanbé, au Tadjikistan.

17 Juillet 1998 : Papousie-Nouvelle-Guinée, deux secousses sismiques de magnitude 7.1, 2.183 morts, des milliers de blessés et plus de 9.500 sans-abri. Elles déclenchèrent un raz-de-marée sur la côte nord . Trois énormes vagues de plus de 10 mètres de haut submergèrent entièrement sept villages côtiers dans la région de Sissano ;

25 Janvier 1999 : Arménia, Colombie, magnitude 6.0, 1.300 morts, plus de 700 portés disparus et présumés morts, plus de 4.750 blessés et environ 250.000 sans-abri. La ville la plus touchée fut Arménia, où 907 victimes y furent dénombrées et environ 60% des bâtiments furent détruits, notamment les casernes de pompiers et de la police. Environ 60¨% des bâtis, à Calarca, et environ 50% des maisons, à Pereira, furent rui-nés. Les glissements de terrain bloquèrent les routes, y compris le grand axe routier de Manizales à Bogota. Des dommages est survinrent à Caldas, à Huila, à Quindio, à Risa-ralda, à Tolima et à Valle del Cauca ministères ;

17 Août 1999 : Izmit, Kocaeli, Turquie, magnitude 7.4 d'une durée de 37 secondes avec une accélération maximale de 0,3 0,4 grades, 17.480 morts, près de 50.000 blessés, des milliers de disparus et considérés morts, et environ 500.000 sans abri. Les secousses endommagèrent et détruisirent des milliers d'habitations et d'infrastructures dans les d'Istanbul, de Kocaeli et de Sakarya. L'intensité III fut ressenti à Anapa, en Russie, à Chisinau, à Moldova, à Simferopol et sur la côte sud de la Crimée, en Ukraine. La rupture, 5 mètres de déplacement décrochement latéral droit, s'est produite le long de la faille nord-anatolienne, sur 120 kilomètres, entre Karamursel et Golyaka ;

20 Septembre 1999 : Taichung, Taïwan, magnitude 7.3, 2.400 morts, 8786 blessés et 600.000 sans-abri. Le tremblement de terre fut le résultat d’un mouvement tellurique le long de la faille de Chelungpu et la ville de Wufeng s’était soulevée de 2,5 mètres. L'intensité maximale VI, fut relevée dans les comtés de Nantou et de Tai-Chung. La moitié d'un village fut enseveli suite à des affaissements miniers dans le Ta-Ngan et des glissements de terrain barrant la rivière Ching-Hsi shui contribuèrent à la création d'un grand lac. Deux autres lacs furent créés par l'importante déformation du sol près de l'épicentre. La rupture s'est produite, sur 75 kilomètre, le long de la faille de Chelungpu. L'intensité V fut ressentie dans le Fujian, à Guangdong, à Zhejiang à Chia-I et à I-lan, l'intensité IV à Kao-hsiung, Taipei, au Tai-toung, au Lan Yu, à Peng-hu Tao et à Hong Kong, l'intensité III à Hua-lien, l'intensité II au Iriomote-jima et à Yonaguni-ji-ma. Ce fut un tremblement de terre complexe car un petit aléa sismique précurseur fut suivi par une forte secousse, 11 secondes plus tard.

13 Janvier 2001 : Usulutan, El Salvador, magnitude 7.9, 2.800 morts, plus de 4.500 blessés et 35.000 sans-abri. Plus de 276 000 habitations furent détruites ou endommagées. Les glissements de terrain causèrent des destructions importantes et plus de 700 personnes disparurent lorsque la ville de Santa Tecla, près de San Salvador, et ses 268 maisons furent ensevelies.

26 Janvier 2001 : Gujarat et Bhuj, Inde, magnitude 7.9, 20.085 morts et 166.836 blessés. La ville de Bujh fut entièrement ruinée. Environ 339.000 maisons furent détruites et 783.000 endommagées dans les régions de Bhuj, de Ahmadabad-Rajkot et du Gujarat. De nombreux ponts et routes furent endommagés dans le Gujarat. Le séisme fut ressenti dans le Nord de l'Inde, au Pakistan, au Bangladesh et au Népal occidental. Le séisme s'est produit le long d'une faille de chevauchement, orientée Est-Ouest, à faible profondeur. L'origine de ce tremblement de terre est du à la poussée vers de la plaque tectonique indienne qui s'enfonce sous la plaque eurasienne ;

13 Février 2001 : San Salvador, El Salvador, magnitude 6.6, 944 morts et 5.565 blessés ;

23 Juin 2001 : Arequipa, Pérou, magnitude 7.9, 115 morts, 53 disparus, 1.389 blessés et 73.391 sans-abri ;

03 Mars 2002 : Samangan , Afghanistan, magnitude 6.7, 270 morts, plus de 3.000 blessés et 12.000 sans abri ;

25 Mars 2002 : Province de Baghlan, Hindu Kush, Afghanistan, Magnitude 6.1, 1.800 morts, 5.000 blessés et plusieurs milliers de sans-abri dans la province de Baghlan. Au moins 1.500 maisons furent détruites ou endommagées à Nahrin et plusieurs centaines d'autres en divers sites de la province de Baghlan. Les glissements de terrain bloquèrent les routes dans la zone épicentrale. Le séisme fut essenti fortement dans la majeure partie du nord de l'Afghanistan et dans la région d'Islamabad, Peshawar, au Pakistan et à Douchanbé, au Tadjikistan.

22 Juin 2002 : Qazvin et Hamedan, Iran, magnitude 6.3, bilan officiel 235 morts ou, suivant certaines autorités, 1.835 morts et 7.300 blessés ;

31 Octobre 2002 : San Giuliano di Puglia, Italie, magnitude 5.5, 30 morts dont 26 enfants et un institutrice dans l'effondrement de leur école ;

21 Janvier 2003 : Colima, Mexique, magnitude 7.8, 29 morts et 1.073 blessés ;

24 Février 2003 : Xinjiang, Chine, magnitude 6.8, 268 morts et plus de 4000 blessés ;

01 Mai 2003 : Turquie, magnitude 6.4, 176 morts et plus de 500 blessés ;

21 Mai 2003 : Alger et département de Boumerdès, Kabylie, Algérie, magnitude 6.8, 2.278 morts et et 10.261 blessés et, environ, 180.000 sans-abri. Plus de 43.500 bâtiments furent endommagés ou détruits. L'intensité du séisme fut de X dans le Boumer-dès-Dellys-Thénia, région d'Alger. Les câbles de télécommunications sous-marin furent coupés. Des glissements de terrain, des volcans de sable, la liquéfaction et des fissures du sol furent observés. L'accélération maximale du sol de 0.58 grades fut enregistrée à Keddara. Le séisme fut ressenti, intensité III, à Majorque et intensité II, à Ibiza et Minorque, à Albacete, à Alcantarilla, à Alicante, à Barcelone, à Carthagène, à Castellon de la Plana, à Elda, à Molina de Segura, à Murcia, à Sagunto et à Villafranca del Panades, en Espagne. Feutre à Monaco et le sud de la France et la Sardaigne, en Italie. Une élévation du plancher océanique, d'environ 40 à 80 centimètres, fut mesurée le long de la côte de l'Algérie entre Reghaia et Zemmouri el Bahri. Un tsunami, hauteur maximale de la vague estimée 2 mètres, causa des dommages aux bateaux dans les îles Baléares, en Espagne, notamment à Puerto de Mahon, où 10 bateaux coulèrent. Il fut enregistré des jauges de marée, hauteur maximale des vagues, crête à creux, de 1,2 mètre à Palma de Mallorca, en Espagne, de 10 centimètres à Nice, en France, de 8 centimètres à Gênes, en Italie ;

26 Décembre 2003 : Bam, Iran, magnitude 6.6, 31.210 morts, 14.360 blessés et 75.600 sans-abri. La ville de Bam fut complètement détruite ;

24 février 2004 : Al-Hoceima, Maroc, magnitude 6.5, 570 morts et plusieurs centaines de blessés ;

23 Octobre 2004 : Chūetsu, Niigata, Japon, magnitude 6.8, 40 morts. Plus de 6 000 routes, 6 ponts, 370 canaux et 2.515 maisons furent détruits ;

23 Octobre 2004: Île Honshu, Japon, magnitude 6.6, 40 morts et 3182 blessés ;

26 Décembre 2004, au large de l'île indonésienne de Sumatra, Indonésie, magnitude 9,3, provoquant un raz-de-marée, ou tsunami, qui a frappé l'Indonésie, les côtes du Sri Lanka et du sud de l'Inde, particulièrement dans l'État du Tamil Nadu, ainsi que le sud de la Thaïlande et l'île touristique de Phuket, 222.046 morts, 125.000 blessés. Le tsunami aurait pourtant pu être prévu. La propagation de l'onde de tsunami a, en effet, pris plusieurs heures pour atteindre certains des pays touchés. Le phénomène se déplace à une vitesse colossale, de l'ordre de plusieurs dizaines de mètres à la seconde, parfois jusqu'à 800 kilomètres par heure. De plus, à l'approche des côtes, les masses liquides perdent de leur rapidité, mais leur taille augmente, pour atteindre 10, 20, voire 30 mètres de hauteur. Une alerte aurait donc pu être donnée par le réseau de surveillance approprié en charge des services d'alertes tsunami géré par les États Unis, ce qui n'avait point été fait. Il est vrai, ce même service de surveillance tsunami, dans l'Océan Indien, assurait, parallèlement, la surveillance des recherches pétrolifères, par techniques explosives, qui se déroulaient non loin de l'épicentre, d'une part, et, d'autre part, qui assurait la logistique dans le cadre d'une campagne d'essai d'armement militaire Yankee sophistiqué ;

22 Février 2005 : Iran, magnitude 6.4, 612 morts et plus de 1.400 blessés ;

28 Mars 2005 : Île de Nias , Indonésie, magnitude 8.6, d'une durée de trois minutes, 1.313 morts. Au moins 1.000 personnes furent tuées, 300 blessés et 300 maisons détruites sur Nias, 100 personnes tuées, de nombreux blessés et plusieurs bâtiments endommagés sur Simeulue, 200 personnes tuées dans Kepulauan Banyak, 3 personnes tuées, 40 blessées et quelques dégâts dans la région de Meulaboh, à Sumatra. Un tsunami, hauteur de déferlement des vagues plus ou moins égal à 3 mètres, s'abattit sur la côte Ouest de l'île de Nias ;

08 Octobre 2005, Nord du Pakistan et Cachemire, magnitude 7.6, 86 000 morts. Au moins 86.000 personnes furent tuées, plus de 69.000 blessés et d'importants dégâts ruinèrent le nord du Pakistan. Les plus gros dommages survinrent survenu dans la région de Muzaffarabad, au Cachemire, où des villages entiers furent détruits ainsi que 80% de la ville d'Uri. Au moins 32.335 maisons et bâtiments s'effondrèrent dans les régions d'Anantnag, de Baramula, de Jammu et de Srinagar, au Cachemire. Des maisons et des bâtiments s'écroulèrent à Abbottabad, à Gujranwala, à Gujrat, à Islamabad, à Lahore et à Rawalpindi, au Pakistan. L'intensité maximale VIII fut ressentie à Topi, l'intensité VI à Islamabad, à Peshawar et à Rawalpindi, l'intensité V à Faisalabad et à Lahore. Au moins 1.350 personnes furent tuées et 6.266 blessées , en l'Inde où l'intensité V fut ressentie à Chandigarh et à dans certains quartiers de New Delhi, intensité IV à New Delhi et à Gurgaon. Le séisme fut, de même, ressenti dans les provinces indiennes de Gujarat, d'Haryana, de Himachal Pradesh, de Madhya Pradesh, du Punjab, du Rajasthan, d'Uttar Pradesh et d'Uttaranchal. Au moins une personne fut tuée et certains bâtiments s'effondrèrent en Afghanistan où l'intensité IV fut ressentie à Kaboul et l'intensité III à Bagrami. Environ 4 millions de personnes, dans la région épicentrale, se retrouvèrent sans abri. Des glissements de terrain et des chutes de pierres endommagèrent ou détruisirent de nombreuses routes de montagne, coupant tout accès à la zone sinistrée durant pendant plusieurs jours. Des glissements de terrain se produisirent,également, plus au nord, près des villes de Gilgit et de Skardu, au Cachemire. La liquéfaction, générant des volcans de sable se produisit dans la partie occidentale de la vallée du Cachemire et près de Jammu. Des glissements de terrain et des éboulements eurent lieu dans certaines parties de l'Himachal Pradesh, en Inde ;

31 Mars 2006 : Lorestan , Iran, magnitude 6.0, 70 morts et 1 265 blessés. Quelque 330 villages ont été détruits de 40 % à 100 % ;

31 mars 2006 : Borujerd , Iran, magnitude 6.1, 73 morts et 1.450 blessés ;

26 Mai 2006 : Yogyakarta, Indonésie, magnitude 6.3, 5.749 morts, 38.568 blessés et 600.000 sans-abri dans la région de Yogyakarta-Bantul. Plus de 127.000 maisons furent détruites et 451.000 gravement endommagées dans la région ;

17 juillet 2006 : Île de Java, Indonésie, magnitude 7.7 provoquant un Tsunami, 983 morts et 978 blessés ;

6 Mars 2007 : Île de Sumatra , Indonésie, magnitude 6.4, 82 morts et plusieurs centaines de blessés ;

2 Avril 2007 : îles Salomon, magnitude 8.1 provoquant un Tsunami, 54 morts ;

16 juillet 2007 : Chuetsu-oki, Niigata, Japon, magnitude 6.8, 11 morts et plus de 1.500 blessés ;

15 Août 2007 : Chincha Alta , Pérou, magnitude 7.7, 913 morts et 1039 blessés. Pendant le tremblement de terre, à plusieurs reprises, se produisirent des illuminations du ciel très fortes, dont l'origine fut localisée au large de la côte de la capitale Lima. Ce phénomène augmenta la panique et la confusion de la population car il y a jamais eu d'éclairs dans le ciel à Lima. Dans certains quartiers côtiers, comme celui du Callao, la lumière émise fut aussi forte que celle émise par la lumière durant la journée. Le phénomène reste inexpliqué à ce jour et plusieurs hypothèses ont été émises à ce sujet, effondrement d'infrastructures électriques, émission d'ondes électromagnétiques dues au séisme, triboluminescence... ;

12 Mai 2008 : Sichuan, Chine, magnitude 8.3, 87.149 morts, 18.392 disparus et présumés morts, 374.177 blessés dans les régions de Lixian, de Guangyuan et du Chengdu, et plus de 5 millions de sans-abri. Selon des chiffres de Chine Nouvelle, 354.045 édifices furent détruits au Sichuan, la province du sud-ouest qui fut, de loin, la plus gravement touchée, et 367.854 dans toute la Chine, dont 6.898 établissements scolaires, prenant au piège des milliers d'enfants et d'enseignants. Durant les 30 minutes précédant le tremblement de terre, les habitants de la région,observèrent d’inhabituelles couleurs dans le ciel. L’énergie utilisée pour provoquer le séisme aurait également provoqué des perturbations de l’ionosphère, une hypothèse aujourd’hui considérée comme certaine par l’opinion publique chinoise. Plus de 45,5 millions de personnes dans 10 provinces et régions furent touchées par les effets du séisme. Au moins 15 millions de personnes furent évacuées de leurs maisons. Environ 5,36 millions de bâtiments s'effondrèrent et plus de 21 millions furent endommagés dans le Sichuan et dans certaines parties de Chongqing, du Gansu, du Hubei, du Shaanxi et du Yunnan. Les villes de Beichuan, Dujiangyan, Wuolong et Yingxiu furent presque entièrement détruite. Des glissements de terrain et des chutes de pierres endommagèrent ou détruisirent les routes de montagne et les voies de chemins de fer et enterrèrent des milliers de bâtiments dans la région de Beichuan-Wenchuan. Au moins 700 personnes furent ensevelies par un glissement de terrain à Qingchuan. Les glissements de terrain barrèrent, aussi, plusieurs rivières, créant 34 lacs, menaçant, par l'instabilité des barrages ainsi créés, environ 700.000 personnes vivant en aval. Un train fut enseveli par sous un éboulement près de Longnan, dans la province de Gansu. Au moins 2.473 barrages subirent des avaries conséquentes et plus de 53.000 kilomètres de routes et 48.000 kilomètres de canalisations en eau potable furent endommagés. Des fissures de surface et des fractures survinrent sur trois montagnes. L'intensité maximale XI fut affecté à la région de Wenchuan, l'intensité VIII à celles de Deyang et de Mianyang, l'intensité VII à celles de Chengdu, l'intensité VI à celles de Luzhou et de Xi'an, et l'intensité V à celles de Chongqing, de Guozhen, de Lanzhou, de Leshan, de Wu'an, de Xichang et de Ya'an. Le séisme fut ressenti dans les régions centrale, orientale et méridionale de la Chine, dont Beijing, Guangzhou, Hefei, Nanjing, Shanghai, Tianjin, Wuhan et Hong Kong, ainsi que dans certaines régions du Bangladesh, de Taiwan, de la Thaïlande et du Vietnam ;

06 Avril 2009, Aquila, les Abruzzes, Italie, magnitude 6.3, 318 morts, 7.000 blessés et 30.000 sans-abri ;

02 Septembre 2009 : Île de Java, Indonésie, de magnitude 7.0, 123 morts et plusieurs centaines de blessés ;

29 Septembre 2009 : Îles Samoa, magnitude 8.0 provoquant un tsunami sur les Samoa, les Samoa américaines et les îles Tonga, 189 morts ;

30 Septembre 2009 : Île de Sumatra, Indonésie, deux secousses de magnitude 7.6 et 7.3, 1.195 morts et plus de 3.000 blessés. 181.665 maisons furent détruites ou endommagées et environ 451.000 personnes déplacées dans la région de Padang-Paria-man. Le séisme fut ressenti, intensité VII à Padang, intensité VI à Bukittinggi, intensité IV à Bengkulu, Duri, Mukomuko et Sibolga, intensité III à Pekanbaru. Il fut aussi ressenti, avec intensité IV, à Gunungsitoli et à Nias, intensité III à Singapour, à George Town, à Johor Bahru, à Kuala Lumpur, à Petaling, à Jaya Alam Shah, et à Sungai Chua et, intensité II, à Jakarta, à Java.

Extraits de « DES SÉISMES ET DES HOMMES. »

Les colères de la Terre. Tome I.                

© Copyritch 2010

 

 

Notes.

(1) La plaque lithosphérique Pacifique, hormis les mers de Béring, d'Okhotsk, du Japon, Jaune, de Chine orientale, de Chine méridionale, des Philippines, de Java, de Célèbes, de Banda, de Bismarck, des Salomon, de Corail et de Tasman, le Pacifique orien­tal et l'est du golfe de Californie, couvre la quasi totalité de l'océan Pacifique. Elle couvre aussi la moitié sud de l'île du Sud de la Nou­velle-Zélande, la péninsule de Basse-Californie et le sud de la Cali­fornie.

La plaque pacifique est en contact avec les plaques d'Okhotsk, philippine, des Mariannes, des Carolines, de Bismarck Nord, de la mer des Salomon, Woodlark, australienne, des Nouvel­les-Hébrides, du récif Balmoral, de Futuna, de Niuafo'ou, des Ton­ga, des Kermadecs, antarctique, Juan Fernández, de Nazca, de l'île de Pâques, des Galápagos, de Cocos, Rivera et nord-américaine.

Ses frontières avec les autres plaques sont notamment for­mées des dorsales du Pacifique Ouest, Pacifique-Antarctique et de Juan de Fuca dans l'océan Pacifique, des fosses de subduction des Aléoutiennes sur la côte Sud des Aléoutiennes, de Kamtchatka sur la côte Est de la péninsule de Kamtchatka, des Kouriles sur la côte Est des Kouriles, du Japon sur la côte Est du Japon, d'Izu-Bonin sur la côte Est des îles Bonin, des Mariannes sur la côte Est des Ma­riannes, de Bougainville sur la côte Sud des îles Salomon, des Ton­ga sur la côte Est des îles Tonga, des Kermadec sur la côte Est des îles Kermadec et d'Hikurangi sur la côte Nord-Est de la Nouvelle-Zélande et de la faille Alpine dans l'île du Sud de la Nouvelle-Zé-lande. Elles forment une grande partie de la « Ceinture de feu du Pacifique. »

La plaque Pacifique se déplace vers le Nord-Ouest, depuis l’est du Pacifique, vers la zone des fosses à l’Ouest, zone bordée de nombreuses petites plaques. à une vitesse de 8,10 centimètres par an.

(2) Le sismomètre : Le sismomètre est un capteur qui enre­gistre le mouvement du support sur lequel il se trouve fixé. Ce terme est le plus souvent employé en sismologie et désigne l'instrument qui enregistre les mouvements du sol. Le sismomètre est la version moderne du sismographe.

Ces instruments sont, en général, classés selon le type de mesure physique. Les capteurs enregistrant la vitesse du sol sont appelés vélocimètre et ceux enregistrant l'accélèration accéléro­mètres. Il est important de savoir que les accéléromètres, utilisés dans le domaine de la sismologie, ont une sensibilité très différente de ceux employés dans l'industrie. La réponse instrumentale sert aussi à classer les vélocimètres. Les capteurs ayant une réponse au­tour de 1 Hertz sont appelés « courte période » et ceux ayant une réponse propre au delà de 20 secondes sont appelés « longue pé­riode. » Les capteurs modernes ont souvent une réponse plate sur une vaste gamme de fréquence et sont appelés « large bande » ou « très large bande. »

27 avril 2010

Une crise sismique réactivant le volcanisme, dans l'Archipel du Rat, Îles Aléoutiennes, met en danger plus de 40 millions d'oiseaux et 55 espèces.

Les îles Rat, tanangis Qaxum en Aléoute, sont un groupe d'iles volcaniques dans les Aléoutiennes au Sud-Ouest de l'Alaska entre l'île Buldir et Near Islands à l'Ouest, et Amchitka Pass et les îles Andreanof à l'Est.

Les plus grandes îles du groupe sont, d'Ouest en Est, Kiska, Little Kiska, Segula, Rat ou Kryssei, Khvostof, Davidof, Little Sitkin, Amchitka et Semisopochnoi . La superficie totale des îles Rat est de 934.594 kilomètres carrés. Aucune de ces îles n'est habitée.

Le nom de Rat Islands est la traduction anglaise du nom donné aux îles par le capitaine Fyodor Petrovitch Litke en 1827 quand il a visité les îles Aléoutiennes lors d'un voyage à travers le monde. Les îles sont nommées ainsi parce que les rats ont dominé Rat Island depuis environ 1780, suite au naufrage d'un navire japonais. En 2009, l'île a été considérée comme libre de tout rat.

Elles sont situées à la limite des plaques tectoniques de l'océan Pacifique et de l'Amérique du Nord, un zone très sismique En 1965, il s'y est produit un tremblement de terre majeur de magnitude de 8,7.

L'Archipel de Rat est inclus dans l'Alaska Maritime National Wildlife Refuge souvent abrégé en Alaska maritime ou AMNWR. Le refuge s'étend du Cap Lisburne, mer Chukchi Sea, à la pointe des îles Aléoutiennes à l'ouest et à l'île Forrester dans le sud de l'Alaska Panhandle à l'est.

Le refuge a diverses formes de relief et de terrains, y compris la toundra, la forêt tropicale, des falaises, des volcans, des plages, des lacs et des ruisseaux. Alaska Maritime National Wildlife Refuge est bien connu pour son abondance en oiseaux marins, soit environ 75% des oiseaux marins natifs en Alaska, 15 à 30 millions parmi les 55 espèces

AMNWR fournit également un habitat de nidification à environ 40 millions d'oiseaux de mer, ce qui représente 80 % de tous les oiseaux de mer de l'Amérique du Nord . Les oiseaux se rassemblent dans les « villes d'oiseau », ou colonies, le long de la côte. Chaque espèce a un site spécialisé de nidification, - corniche rocheuse, crevasse, gravats Boulder, Pinnacle, ou terrier -. D'autres animaux sont présents dans le parc tels les lions de mer, les phoques, les morses, les baleines et les loutres de mer .

Depuis 15 h 48, Temps Universel, 07 h 48 heure locale, une véritable crise sismique s'abat sur la région de l'Archipel de Rat et les îles Aléoutiennes.

Une première secousse de magnitude 4.9, d'hypocentre localisé latitude 51.09° Nord et longitude 178.71° Est, et d'épicentre situé à 40 kilomètres au Sud d' Amchitka, a vite été suivie

d'une seconde, à 15 h 53 Temps Universel, de magnitude 4.3 ;

d'une troisième, à 16 h 21 Temps Universel, de magnitude 4.4 ;

d'une quatrième, à 17 h 46 Temps Universel, de magnitude 4.9 :

d'une cinquième, à 18 h 15 Temps Universel, de magnitude 5.3 ;

et d'une sixième, à 18 h 25 Temps Universel, de magnitude 4.8,

ces secousses à répétition déclenchant toute une kyrielle de raz de marée mettant en grand danger les populations d'oiseaux qui y nidifient et la survie de certaines espèces en voie de disparition. De surcroît, elles ont eu, pour effet, la réactivation du volcanisme et plusieurs volcans sont entrés en activité et émettent des panaches de fumées et de cendres.

18 février 2010

Le Parc Naturel de la Garrotxa : Les volcans d'Olot.

Le Parc Naturel de la Zone Volcanique de la Gorrotxa, la plus importante d'Europe avec plus de 40 cratères, dont certains sont en pleine ville comme à Olot, est situé de part et d'autre de la rivière Fluvia.

La région volcanique de la Garrotxa, en Catalogne espagnole, illustre parfaitement le volcanisme tel qu’il se présente dans la Péninsule ibérique et c’est aussi l’une des plus intéressantes d’Europe. Elle compte plus d'une quarantaine de cônes volcaniques de type strombolien, quelques cratères d’explosion et plus de vingt coulées de laves basaltiques à la morphologie des plus singulières. A cet intérêt géologique s’ajoute une végétation riche et variée favorisée par un climat exceptionnellement humide et un paysage d'une grande beauté.

Les volcans les plus importants sont le Montolivet, le Montsacopa, la Garrinada, et le Bisaroques, tous quatre in siru dans la ville d'Olot, le Santa Margarida, le Croscat, le Martinya, le Roca Negra, entre autres... Il exite également des tables de lave, mises à jour par l'érosion fluviale, comme à Castellfollit de la Roca ou à Sant Joan les Fonts, où on peut voir la constitution interne consolidée en prismes allongés.


La localisation.


La région volcanique d’Olot est située au sud de la Garrotxa, contrée limitrophe de la France, dans la province de Gerona. Elle est localisée à 20 km de la frontière et à 45 km de la mer, entre 42”5’15” et 42”10’30” de latitude Nord et 6’5’45” et 6”15’30” de longitude Est. L’altitude est de plus de 500 m. Elle varie de 600 à 650 m à la Fajeda d’En Jorda.


Géologie.


Elle est située au sein du système transversal catalan qui est constitué de sédiments détritiques de l’Éocène marneux et gréseux, à ciment calcaire et très peu perméables. Les variations de faciès, soit horizontalement soit verticalement, sont très fréquentes ; les changements de dureté des niveaux lithologiques facilitent les phénomènes d’érosion différentielle et la formation fréquente de cuestas.

 

Le substratum éocène est fracturé par un ensemble de failles perpendiculaires qui déterminent un système complexe de graben et de horst. La cuvette d’Olot-Mieres a une telle origine. Des failles mineures subdivisent cette cuvette en trois parties : Olot, Santa Pau et Mieres, séparées par des horsts.


Des volcans sont apparus à l’intersection des failles.


L’activité s’est manifestée à la fin du tertiaire et s’est maintenue pendant le quaternaire. S’il n’y a plus d’activité aujourd’hui, la forme des appareils est, en général, très bien conservée. Les coulées de laves, - basaltes et basanites -, les produits pyroclastiques, - bombes et lapillis -, contrastent vivement avec les marnes du substrat.

Dans la cuvette d’Olot, on dénombre plus de 40 volcans et les produits volcaniques occupent plus de 25 km. On trouve tantôt des coulées de laves compactes, associées aux volcans de Batet, Aigua negra, Beguda, Santa Pau et tantôt des laves bulleuses, scoriacées en particulier à la Fajeda d’En Jorda. A ces deux formes volcaniques sont associés de nombreux petits cratéres entourés de fragments de bombes, lapillis disposés de façon chaotique.


Plusieurs phases ont été reconnues dans la vulcanogenèse des Garrotxes.


Les premières éruptions sont probablement miocènes, mais n’ont laissé que de faibles traces.

La grande période éruptive se situe au Riss et comprend une première phase brutale, suivie d’une phase plus tranquille au cours de laquelle se sont mises en place les coulées.

Une période posthume, post-Würm, brutale, au cours de laquelle se sont formés les cratères et mis en place les produits pyroclastiques.

Les roches sont des basaltes et des basanites à leucite ou à analcime. On y observe des phénocristaux d’augite, d’olivine, des microlites de labrador fréquemment maclés avec de l’albite, quelques paillettes de biotite, des plages de leucite, des carbonates intersticiels et des minéraux opaques. Les basaltes présentent fréquemment un feldspath alcalin assez abondant, - sanidine -. On observe parfois des enclaves grenues basiques et ultrabasiques contenant les minéraux suivants : enstatite, bronzite, diopside, spinelle, hornblende, magnétite, apatite.


Il y a 9.500 ans, la dernière éruption.


Cette zone volcanique unique en Europe a achevé sa formation il y a 9.500 ans, date de la dernière éruption du Turó de la Pomareda. Depuis lors, les volcans se sont endormis mais ils ne sont pas totalement éteints car, la période cyclique de non activité arrivant à son terme, ils ne sauraient tarder à rentrer dans une nouvelle phase éruptive. Ce patrimoine géologique est constellé de sentiers, miradors, chemins, châteaux, monuments et églises, d'une beauté surprenante.

19:42 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : catalogne, garrotxes, olot, volcans, volcanisme, volcanologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Les volcans objets de respect et de culte : Parce que symbole du pouvoir, sources de mythes, de légendes, de vénérations et de cultes sacrificiels.

Le mot « volcan », découle de Vulcānus(4), un des trois fils de Jupiter et de Junon, patron des forgerons, qui avait installé ses forges dans le cratère « Volcanie », aujourd'hui « Vulcano », situé en Sicile dans les îles Éoliennes, et résidait sous l'Étna. Ce dieu, si laid, si difforme, était, de tous les habitants de l'Olympe, le plus laborieux et, en même temps, le plus industrieux. C'est lui qui, comme en se jouant, fabriquait les bijoux pour les déesses et qui, dans l'île de Lemnos ou dans l'Étna, forgeait les foudres de Jupiter. Il eut l'idée ingénieuse de faire des fauteuils qui se rendaient d'eux-mêmes à l'assemblée des Dieux. Il n'était pas seulement le dieu du feu, mais aussi celui du fer, de l'airain, de l'argent, de l'or et de toutes les matières fusibles. On lui attribuait tous les ouvrages forgés qui passaient pour des merveilles : le palais du Soleil, les armes d'Achille, celles d'Énée, le sceptre d'Agamemnon, le collier d'Harmonie, la couronne d'Ariane, le filet invisible dans lequel il prit Mars et Vénus...

Craints, respectés et appréciés pour la fertilité qu'ils prodiguent aux terres, les déchaînements des volcans sont redoutées par les hommes. Monstres charriant la pierre et le feu, entrée des enfers, monde souterrain, létal et sulfureux, ils n'ont eu, n'ont et n'auront de cesse, de drainer leur lot de légendes et de superstitions, d'inspirer de nombreux contes et allégories tels l'Atlantide de Platon ou le Voyage au centre de la Terre de Jules Verne... À travers les temps, l'homme a toujours tenté d'expliquer ces phénomènes à l'aide de l'animisme, de la mythologie, des religions et de la science. L'éruption est signe pour certains de la colère des dieux, pour d'autres, elle est annonciatrice de guerres, de famines ou de naissances.

Depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes expliquent les éruptions volcaniques et les tremblements de terre par des kyrielles de récits mettant en exergue des forces surhumaines et des Déités toutes-puissantes. De nombreux mythes attribuent ces phénomènes aux ires de leurs Dieux et de leurs Idoles ou aux esprits maléfiques qui hantent les volcans pour châtier les hommes. Si les Romains croyaient que Vulcain, sous l'île de Vulcano, provoquait une éruption chaque fois qu'il travaillait le métal et déclenchait les écoulements de laves bouillantes et de cendres brûlantes, les Grecs pensaient qu'Héphaïstos, leur dieu du feu, dès qu'il activait sa forge pour battre le fer, faisait cracher des flammes au sommet de l'Étna sous lequel il vivait et travaillait. Les Hellènes croyaient que l'Atlan­tide, l'île mythique du Timée, puis du Critias, de Platon avait été détruite par des tremblements de terre et engloutie lors d'un immense raz-de-marée associé à l'explosion d'un volcan, en un jour et une nuit, parce que ses riches habitants étaient devenus trop orgueilleux.

Tout autant, les volcans ont été vénérés par les civilisations précolombiennes car, depuis la nuit des temps, ils y règnent en maîtres, imposant leur fureur ou accordant leur mansuétude. En ac­tivité, assoupis ou simplement endormis, ils dominent les paysages et les esprits. Les Aztèques, les Mayas, les Olméques, les Incas, les Tiwanaku et toutes les civilisations amérindiennes, méso-indiennes et pré-andines, sacrifiaient de belles jeunes filles aux Déités toutes-puissantes qui vivaient dans les lacs de lave. Au Mexique, avant la conquête espagnole, une partie importante de ces volcans étaient craints et vénérés comme des dieux. Des offrandes étaient déposées au sommet des édifices volcaniques et des rituels étaient organisés pour demander les faveurs du Dieu invoqué : pluie, récoltes prospères, victoires guerrières…

Dans l'archipel d'Hawaï, régnait, - y régnant toujours dans la ferveur populaire -, la Déesse Pélé. La légende raconte qu'elle serait originaire de Tahiti et qu'elle en aurait été chassée par sa sœur Namahaokahai à la suite d'une terrible dispute. Elle se serait enfuie dans le cratère du Kilauea, le Halema'uma'u, sa demeure actuelle. La croyance aidant, elle provoque toutes les éruptions qui affectent les îles hawaïennes. Très colérique, et jalouse, elle ouvre des cratères d'un simple coup de talon et jette des flots de lave. Sa présence est si forte que les autochtones voient son visage dans les fontaines de lave, son corps dans les coulées basaltiques et ses danses endiablées dans les panaches d'éjectas gazeux. Aujourd'hui encore, toute éruption menaçant les habitations entraîne des cérémonies dédiées à Pélé. Des fleurs, des fruits et des bouteilles de gin sont déposés devant les fronts de coulées ou jetées dans le cratère du Halema'uma'u. En mai 1990, une coulée de lave engloutit le village de Kalapana. Certains Hawaïens, en signe de dévotion, laissèrent tous leurs biens dans leur maison : réfrigérateurs, télévisions, meubles, habits et bibelots, pour satisfaire l'appétit de la déesse.

En Indonésie, c'est la religion hindouiste qui dicte le comportement de l'homme vis-à-vis des volcans. Le Bromo, dans l'est de l'île de Java, est un volcan sacré et un lieu de culte. Y accédant par un escalier, accompagnés de prêtres, des milliers de pèlerins jettent des offrandes, des pièces de monnaie, des fruits, des poules vivantes et, exceptionnellement, des petites chèvres, dans le cratère fumant en permanence et profond de 200 mètres. Des cérémonies s'y déroulent pour remercier les Dieux de fertiliser les terres. A Bali, quand en 1963, le Gunung Agung sortit d'un long sommeil, les Balinais en conclurent aussitôt que les dieux étaient irrités parce que les fidèles n'avaient pas fait assez d'offrandes. Une grande fête fut organisée. Elle se déroula dans le temps du Besakih, le temple mère, bâti à 1.000 mètres d'altitude sur les flancs du volcan. Malgré les ordres d'évacuation, les prêtres continuèrent d'officier pour tenter d'apaiser la colère des dieux. Des coulées de boue et des nuées ardentes dévalèrent les flancs du volcan et tuèrent près de 2 000 personnes.

Sur l'archipel du Vanuatu, - les Nouvelles-Hébrides -, un arc volcanique se prolongeant, au nord, vers l'archipel des îles Salomon, par les îles Santa-Cruz, le volcan Yasur est un esprit vivant, enterré par deux femmes, sur lîle de Tanna, la maison de la terre. Si le volcan grondait, expulsait des panaches d'éjectas, de cendres et de bombes volcaniques, et crachait de la lave cela voulait dire que le Dieu désapprouvait l'action d'un homme. Volcan sacro-saint pour les mélanésiens, son accès, sans l'autorisation du Chef du village, est interdit car seuls les initiés en peuvent gravir ses pentes.

Pour les Japonais, le célèbre volcan Fuji-Yama est le royaume de la déesse du Soleil. D'après une légende, ce cône parfait est l'œuvre d'un géant. Voulant combler le Pacifique, il aurait travaillé toute la nuit pour remplir des sacs de terre et les vider dans l'océan. Au petit matin, il s'aperçut qu'il n'avait pas beaucoup progressé et décida d'abandonner la tâche et versa sa dernière cargaison sur le Japon, y formant un tas : le Fuji-Yama. La croyance du japonais va parfois très loin, et le cratère de Mihara-Yama engouffre chaque année plusieurs désespérés qui, las de vivre, se suicident en se jetant du haut de ses parois.


Notes


(4) Vulcānus, Vulcain, parfois appelé Mulciber chez les Romains, et Héphaïstos chez les Grecs, Dieu du Feu terrestre, du Feu d'en bas, du Feu précipité et de la Métallurgie. Il découvrit l'art de travailler les métaux.

19:39 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : légendes, mythes, objet-de-culte, volcanismes, volcans, vulcanologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

Les Albères, le Vallespir..., en Pyrénées Orientales... Ces régions n'ont-elles pas été, il y a 40 millions d'années, foyers volcaniques ?

S'il était un exemple à développer quant aux volcans considérés éteints, le département des Pyrénées Orientales et son secteur Albères-Vallespir-Conflent pourraient en être l'illustration parfaite. A écouter les vulcanologues patentés, chargés de cours universitaires ou œuvrant dans des établissements publics à caractère scientifique et technologique, il n'y a jamais eu, il n'y a pas et il n'y aura pas, de volcan sur les terres de la Catalogne du Nord. Que ces mêmes scientistes qui nient leur existence passée, présente et future, veuillent bien expliquer la présence de volcans, en Catalogne du Sud, dans les régions du Baix et de l'Alt Empordà, du Pla de l'Estany, du Gironès, de la Selva et de la Garrotxa, les plus anciens, dans l'Empordà, - dix millions d'années -, et à la Selva, - cinq millions d'années -, les plus jeunes dans la Garrotxa dont le Croscat, 11.500 ans, et le Turó de la Pomareda, le tout dernier né, 9.500 ans ! Qu'ils éclairent la lanterne des candides en leur explicitant l'anomalie flagrante d'absence, - totale aux dires de ces sommités -, de volcans en zones Vallespir et Albères alors que ces deux régions sont contigües, l'une à la Garrotxa et à l'Alt Empordà, l'autre à l'Alt Empordà !

Mais en a-t-il été et en sera-t-il vraiment ainsi dans la réalité du terrain? Assurément non ! Et il ne faut pas se voiler la face car les volcans ont marqué, de leur présence, les terres de Catalogne du Nord. En effet, au Tortonien, - 11,608 à 7,246 Millions d'années -, en Alt Empordà, tout proche de la frontière, seulement à quelques hectomètres, quelques volcans monogéniques, en petits édifices collinaires, de type strombolien plausible, exprimaient leur fureur et déversaient laves et pyroclastites. Ces sites volcaniques, aux terres riches mises en culture depuis des siècles, sont, de nos jours, totalement érodés et seule la présence diffuse de dykes ruinés, en bordure de chemins ou épars dans les propriétés, facilite la découverte de certains. Et, en confirmation, l'étude géologique, de la région des Al­bères, du col de l'Ouillat à la Illas, permet de discerner l'existence de minces nappes basaltiques de peu d'étendue. Bien plus, dans la structure architecturale de quelques orrys, du Haut et du Bas Vallespir et du Haut Conflent, il s'y découvre, mêlés aux pierres récupérées in situ par les bergers-bâtisseurs, des moellons de roches pyroclastiques.

Poussant plus loin les investigations, se penchant sur les cartes géologiques des massifs orientaux pyrénéens et sur les plans cadastraux des communes catalanes, un fait troublant accroche à l'œil et pousse à la réflexion : une dizaine de pics et une kyrielle de collines, de mamelons, de monticules, de tertres, de buttes... sont gratifiés d'un complétif signalitique « redon » ou « rodona », en français, « au sommet rond. » Et ne dit-on pas que les Pyrénées sont une montagne « jeune » assise sur un socle cristallin hercynien ? Ces édifices en dôme ne laissent-ils pas présager, à faible profon­deur, la présence de magma et de roches en fusion ? En outre, il ne peut-être dans l'ignorance de ces scientistes que la zone volcanique de la Garrotxa est traversée par un rift continental se prolongeant, côté Catalogne du Nord par la faille de Mantet, - zébrée par la faille de Mérens à Prades au niveau de Vinça, faille filant sur Agde et sa zone volcanique -, et, au delà par les failles de Minerve et des Cévènes..., rift et failles actifs puisqu'ils s'écartent progressivement et se creusent, depuis les trente dernières années ce phénomène s'accé­lérant(2).

Tout comme la Catalogne du Sud, la Catalogne du Nord est une zone à fort risque sismique même si, suivant l'aléa sismique, basé sur la norme européenne, elle est étalonnée faible à modéré. Pourtant, les tremblements de terre les plus importants, d’intensité égale à VI et d'intensité supérieure ou égale à VIII, se sont produits au XIV° et au XV° siècles : 25 décembre 1321, épicentre Perpignan : 21 Février 1370, épicentre Perpignan ; 2, 3, 18 et 19 Mars 1373, épicentre Olot ; Janvier 1378, épicentre Perpignan ; 3 Mars 1426, épicentre Ripoll ; du 2 Mars 1427 au 25 Décembre 1427, 22 séismes avec des épicentres soit à Amer soit à Olot ; 2 février 1428(3), épicentre Olot ; et ainsi s'égrainant, de siècle en siècle, les derniers en date étant ceux du 18 février 1996, épicentre Saint-Paul-de-Fenouillet ; et 21 Septembre 2004, à 17 heures 48 minutes, séismes simultanés à moins de 50 kilomètres l'un de l'autre, tous deux d'intensité V, à Prades et à Ripoll. Un point commun apparaît, entre tous ces séismes, plus de 40 majeurs en 700 ans : leur situation dans l'axe du rift et des failles de Mantet et de Prades.

Enfin, dernier point crucial, grâce à la présence de ses châteaux d'eau, - les Massifs du Canigou, de la Carençà, des Puigmal et du Madrès -, les Pyrénées Orientales sont un département où les sources y sont florissantes : eau de source, eaux chaudes thermales, eaux minérales, deux geysers, dont l'un horizontal, mais aussi un réseau dense de rivières souterraines. Et depuis deux décennies, la température de ces eaux est en élévation constante d'un demi degré Celsius. Parallèlement à ce fait, des petites surélévations de terre ont fait leur apparition. Et que dire des conséquences des derniers tremblements de terre en date, tel ceux d'Asti du 21 Août 2000 ; de Nice du 25 Février 2001 ; de Campobasso du 31 Octobre 2002 : d'Alger-Boumerdés du 21 Mai 2003 ; d'Al Hocelma du 24 Février 2004 ; de Prades et Ripoll du 21 Septembre 2004; et de l'Aquila du 6 Avril 2009, il a été ressenti, avant et après les séismes, en divers lieux faillés du Vallespir, du Conflent, des Albères, des Aspres et de la Plaine du Roussillon des odeurs soufrées... Seraient-elles en relation avec l'existence, dans le golfe comblé de Bouleternère et dans les piémonts des Albères et des Aspres, de sources uniquement gazeuses ? Telle est la situation présente en totale contradiction avec les propos que tiennent les scientistes sur l'absence de volcanisme dans le Département des Pyrénées Orientales.

 

Notes


(2)Aux derniers relevés effectués, l'écartement est de 30 centimètres et l'abaissement du sillon de 15 centimètres, pour les 30 dernières années.

(3) 2 février 1428, épicentre Olot : Il s’agit du séisme le plus important connu dans la région. Il est appelé "séisme de la Chandeleur" et touche toute la Catalogne avec son épicentre à Olot. Il s’est produit une série de secousses d’importance équivalente qui ont entraîné la mort de 100 à 200 personnes. A Prats de Mollo, des remparts et édifices sont détruits. L’intensité a été estimée à un niveau IX sur l’échelle MSK. Le village subit de tels dommages qu’Alphonse d’Aragon accorde des indemnités aux victimes, autorise une levée des impôts et crée des revenus exceptionnels pour la réparation des ponts, des chemins et des remparts. De plus, le 20 juillet, Jean II, évêque d’Elne, accorde l’autorisation d’élever une chapelle votive en l’honneur de Sainte Marguerite La commune d’Arles sur Tech est, elle-aussi, très endommagée. L’intensité, est aussi de IX sur l’échelle MSK. Les dégâts sont à peine moins nombreux qu’à Prats de Mollo où des remparts et des tours sont démolis. Le clocher de l’abbaye de Saint Martin du Canigou et une partie de l’église s’écroule. Certains murs sont détruits jusqu’aux fondations. Le niveau MSK devait être de VII. Le monastère de Fontclara à l’est du Boulou est dévasté. Les bâtiments d’Olette sont fortement endommagés. A Céret et Perpignan, la population est prise de panique. Claira subit des écroulements de maisons. Ce séisme est, encore aujourd’hui, l’évènement de référence est matière de tremblement de terre. Il fait partie des deux plus grands séismes au niveau européen.

19:37 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : albères, catalogne, vallespir, volcans, volcanisme, volcanologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17 février 2010

Les volcans du Massif Central. Éteints ou en sommeil ?

L'Islande, la Norvège, la Grande Bretagne, l’Espagne, l'Italie, la France, l’Allemagne et la Grèce possèdent, chacune, des zones volcaniques extraordinaires, faisant, de l’Europe, l'un des plus beaux musées vulcanologiques du monde.

Si l'Italie est, après l'Islande, île de glace et de feu, la principale terre volcanique active en Europe, la Grèce et son île de Sartorin, dans l'archipel des Cyclades, témoignent du mythe de l'Atlantide. En France, le Parc des volcans d'Auvergne couvre l'ensemble volcanique le plus vaste et le plus complet d'Europe. Il en est, même, l'un de ses plus beaux fleurons.


Le contexte du volcanisme du Massif Central.


Similairement au volcanisme alcalin tertiaire péri-alpin des Massifs Rhénan et Bohémien situés sur des horsts bordés par des grabens, celui du Massif central se localise sur des soulèvements du socle cristallin associés à des fossés tectoniques d'effondrement.

Le Massif central, géologiquement essentiellement composé de roches granitiques et métamorphiques, est un massif montagneux daté de l'époque orogénique hercynienne. Sa surrection a débuté au Dévonien inférieur, 400 millions d'années, et s'est achevée avec le Guadalupien, 260 millions d'années.

 

L'orogenèse alpine.

 

Alors que le massif hercynien ne se retrouve plus qu'en l'état de pénéplaine, deux collisions majeures, quasi simultanées, vont entraîner l'orogenèse alpine. Tout d'abord, au Coniacien, 90 millions d'années, la plaque tectonique Atlantido-ibérique vient percuter, par le sud, le continent eurasien, entraînant la surrection du complexe pyrénéo-provençalo-apennien. Ensuite, au Paléocène, 65 millions d'années, c'est la plaque Lémuro-indienne, à l'Est, qui rentre en collision avec l'Eurasie et déclenche l'érection de la chaîne himalayenne.

Sous la violence du choc, le planché cristallin s'effondre, scindant en deux le massif pyrénéen, provoquant l'affaissement, au néogène, 40 millions d'années, des bassins méditerranéen, rhodanien, rhénan et pannonien, et occasionnant la surrection de la chaîne alpestre.

Par contre coup, ce soulèvement du socle cristallin, rajeunissant le Massif Central victime de l'érosion, ne s'est pas fait sans heurt. De multiples cassures se sont produites engendrant de très nombreux phénomènes volcaniques qui se sont prolongés jusqu'à nos jours.

 

Les principaux ensembles volcaniques du Massif central.


Le point névralgique des volcans du Massif Central, plus de mille cônes référencés sur l'ensemble de l'espace vulcanien, est concentré sur les Monts du Cantal qui, malgré une altitude modeste, 1855 mètres au Plomb du Cantal, est le massif volcanique plus étendu d’Europe avec un diamètre de 70 Kilomètres et une superficie de 2.500 kilomètres carrés.

Trois axes en divergent. Le premier pousse vers le nord, englobant le Massif du Cézalier culminant à 1551 mètres au Signal du Luguet, les Monts Dore formés par un stratovolcan double en forme d’ellipse allongée nord-sud et la Chaîne des Puys caractérisée par l’alignement de 80 volcans aux formes diverses..

Le second axe est de plus modeste importance. S'alignant sur le sud-est se succèdent les volcans du Devès avec plus de 150 cônes volcaniques essentiellement effusifs, du Velay oriental comportant de multiples coulées de basalte, de dômes et de nombreuses protusions appelées sucs, et du Vivarais, l'une des zones volcaniques récentes du massif Central français., constituée d'une quinzaine d’appareils éruptifs.

Enfin le troisième axe file vers le sud. Il concerne le volcanisme précurseur de l'Aubrac, vaste plateau basaltique allongé sur 450 kilomètres carrés où les pyroclastites, - projections scoriacées, brèches polylithologiques d’origine phréatomagmatique, tufs hyaloclastiques, tufs basaltiques indifférenciés -, sont abondants.

 

Les principaux ensembles volcaniques du Languedoc.


Souvent rattachés au troisième axe volcanique, les volcans des Causses, de l'Escandorgue et du Bas Languedoc, suivant les directions ouest-est. et surtout nord-sud, se composent de plusieurs centaines de petits édifices volcaniques à faciès basaltique.

Ils se prolongent, par Valros et Saint Tibéry, jusqu'à Agde et au large du Cap d'Agde, le cône volcanique le plus septentrional se situant à plus de 30 kilomètres des côtes. Ce sont des volcans de type explosif, Pour que ce tableau du volcanisme soit complet, il ne faut pas passer sous silence les volcans du lunellois concentrés, tout particulièrement, autour de Montpellier.

Contrairement aux apparences, les ensembles vulcaniens du Languedoc ne peuvent pas être rattachés à l'espace volcanique du Massif central. Situés sur la plaque tectonique atlantido-ibérique, ils sont partie intégrante de l'ancienne chaîne montagneuse pyrénéo-provençalo-apennine, donc plus proche de la zone volcanique des Garrotxes, à Olot.

 

Classification des volcans du Massif Central.


Tous les types de volcans sont représentés dans le Massif central : hawaïen, péléen, vulcanien, strombolien et surtseyen.

Comme ceux des Monts du Cantal ou du Mont Dore et Puy de Sancy, ils peuvent s'étendre sur de grandes surfaces et être géologiquement complexes et de type stratovolcan. Au contraire, posés sur le socle cristallin, ils peuvent former des reliefs isolés tels les volcans de la chaîne des Puys, du Velay ou du Devès.

Plus près de la Mer Méditerranée, - Valros, Saint Tibéry, Agde, Maguelone... -, les éruptions phréato-magmatiques, sous-marines ou sous-lacustres, proches de la surface, ont mis en cause de grandes quantités d'eau.

On peut aussi trouver, - Aubrac, Cézallier -, de grands plateaux basaltiques qui sont la conséquence d'un volcanisme plutôt de type hawaïen avec une lave fluide s'étendant sur de grandes surfaces.

 

Demain, le réveil du volcanisme en France ?


Si l'on prend pour référence, le lac Pavin dont la dernière éruption remonte à 6.000 ans, l'âge est faible comparé à la durée d'un système volcanique, le piton de la Fournaise et l'Etna ayant plus de 500.000 ans, le Vésuve et la montagne Pelée 300 000 ans.

Plus près de nous, le réveil du volcan Chaiten, au Chili, en 2008, endormi depuis 9000 ans, n’a pas été prévu et les signes précurseurs de l’éruption ne se sont manifestés que quelques heures avant son démarrage !

 

Et le risque est bien présent car la réserve de magma, située entre 30 et 80 kilomètres de profondeur, est susceptible d'arriver en surface dans 1 an, 10 ans, 100 ans ou 1.000 ans par de nouveaux volcans d'autant que le rift des Garrotxes, - Volcans d'Olot -, et la faille de Mantet, - dans les Pyrénées Orientales -, se sont écartés de plus de 30 centimètres et se sont creusés d'une quizaine de centimètres en moins de 30 ans.


Raymond Matabosch

Des volcans par milliers, actifs, en sommeil ou considérés éteints, sur la planète Terre... arrivera-t-on, un jour, à tous les compter ?

Tous les ans, 60 volcans environ, entrent en éruption. Est-ce si cataclysmique que cela ? En regard au nombre démesuré de volcans érigés sur toute la planète et susceptibles de sortir de leur torpeur, la Terre en est-elle au point de non retour et aux portes de l'explosion généralisée ? Le chiffre de 60 est la marque d'une activité volcanique normalisée et nul risque de destruction totale ne peut être envisagée et envisageable. La planète est vivante et elle s'exprime avec la sauvagerie de ses forces internes incommensurables. Si la première étude connue sur ces montres volcaniques est l'œuvre de Pline le jeune faisant la description, au travers de deux lettres, de l'éruption du Vésuve, en l'an 79, des naturalistes et des savants ont tenté de dresser, dès le XVII° siècle, un inventaire des volcans actifs de par le monde.

Athanasius Kircher, en français Athanase Kircher, est un jésuite allemand, graphologue, orientaliste, esprit encyclopédique et un des scientifiques les plus importants de l'époque baroque. Par son ouvrage « Mundus Subterraneus », il établit le premier inventaire, en 1665, y dénombrant 36 édifices volcaniques. Au XIX° siècle, le géographe, naturaliste et explorateur allemand Alexander Freiherr von Humboldt, plus connu sous le nom d'Alexander von Humboldt ou Alexandre de Humboldt, procède à des études sur les volcans des Andes et d'Amérique centrale. Il est le premier à gravir de nombreux volcans comme, en 1802, l’ascension du Chimborazo, 6.268 mètres, considéré comme le sommet du monde à l’époque. le Cotopaxi, 5.897 mètres ou le Guagua Pichincha, 4.507 mètres. Dans son livre Cosmos, essai d'une description physique du monde, publié en 1846, il en dénombre 407.

En absolu, le nombre de volcans, existant sur la planète Terre, dépendent de leur statut : actif, dormant ou considéré éteint ? Si le microcosme scientiste, en faire valoir, décide d'en adopter une définition, nul de ses membres le composant n'aura vraiment compté tous les volcans terrestres et, tout particulièrement, les centaines de milliers qui sourdent dans le fond sous-marin. Pour preuve, suivant l'estimation avancée dans le livre de la Smithsonian Institution intitulé « Volcanoes of the World, Second Edition », compilé par Tom Simkin et Lee Siebert, la meilleure supputation, à l'heure actuelle, serait que 1.511 volcans, d'autres avançant le chiffre de 1.521, ont eu des éruptions au cours de ces dix derniers millénaires. Néanmoins le nombre de volcans sous-marins, alignés le long des dorsales, des rifts, des failles transversales et des points chauds ou noyés en limite des plaques lithosphériques, excéderait le million d'édifices.

Quant aux volcans en sommeil ou considérés éteints, aucun de ces scientistes gravitant dans leur microcosme et dans leur bulle, bon nombre reconnus mondialement, n'en fait état, certainement par le fait qu'il en serait trop fastidieux et guère revalorisant, notoriété étant, d'en dresser quelconque inventaire. Mais, pourtant, ces secteurs volcaniques oubliés peuvent connaître de nouvelles manifestations éruptives et, en cela, poser risques à une population ignorante de ce plausible danger mortel probablement imminent soit dans le présent immédiat à 100 ou 1.000 ans, soit dans un futur présent à 10.000 ou 100.000 ans, soit dans un temps indéterminable mais fort lointain et au-delà d'un million d'années. « Là où la terre a tremblé, elle retremblera... », dit le dicton... Pourquoi n'en serait-il pas de même pour les volcans ?

21:46 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : volcans, volcanisme, volcanologue | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16 février 2010

Les volcans, monstres géologiques

Expression de l’antique ire des Dieux, des Déités et des Démiurges, les volcans, monstres géologiques prenant naissance dans les entrailles de la Terre, terrorisent les hommes depuis l'aube de l'humanité. Vomissant ou crachant des gaz volcaniques, des torrents de laves incandescentes, des pyrotechnies de téphras et de pyroclastes ou des panaches de nuées ardentes, ils semblent sortir de leur sommeil pour inonder la Terre de leur sève destructrice et assassine. Manifestations en surface du régime thermique régissant l’intérieur du globe terrestre, ils sont la résultante d'un ensemble des processus et des phénomènes par lesquels des matériaux rocheux fondus, ou magmas, s’élèvent depuis les profondeurs de la Terre jusqu’à la surface, ou vers la surface, et par lesquels les gaz associés sont libérés dans l’atmosphère.

Depuis des millénaires, ils fascinent l’homme par leur puissance faramineuse et les manifestations redoutables de leur activité. Croyances, divinités, idoles, démiurges, logos et autres dragons en sont nés. Aujourd’hui, paraît-il démystifiés pour les civilisations policées, leur attraction est toujours aussi grande, en raison, surtout, des images spectaculaires et des paysages hors du commun qu'ils offrent. Mais l'attraction n'est-ce pas l'expression du mysticisme ? Et le mysticisme ne désigne-t-il pas le fait de la pratique mystique en induisant, parfois, l'idée d'une formalisation ou une systématisation du comportement mystique. Et le concept de « mystique » n'exprime-t-il pas ce qui est relatif à une croyance, au surnaturel ou au divin qui serait, par nature incommunicable, et où l'âme humaine accèderait à une rencontre directe, par translation attractive, avec le volcan-déité ?

 

Depuis une vingtaine d’années, pour tous ceux qui s'intéressent aux activités volcaniques dans le monde, il apparaîtrait que le nombre de volcans actifs soient en augmentation. Serait-ce une recrudescence du volcanisme qui affecterait la planète Terre ? Ainsi les scientifiques ne devraient pas être obligés de jouer aux apprentis sorciers en créant des volcans artificiels pour combattre le réchauffement planétaire ou en déclenchant, quitte à provoquer des temps apocalyptiques pour les humains, les animaux et la nature, des éruptions dans des volcans en sommeil. Cette pseudo- augmentation traduit, simplement, l'intéressement accru de l’homme pour les phénomènes volcaniques. Les observateurs sont plus nombreux et les transports plus aisés. En outre, l’information volcanologique est plus largement diffusée par l’entremise des médias, - presse écrite, parlée ou télévisuelle -, de l'interconnexion des réseaux informatiques et des publications croissantes de revues spécialisées.



Notes


(1) Éjectas ou téphras et pyroclastes : pyroclastes, - du grec πυρóκλαστος, pyro, feu, et klastos, fragment -, désigne, en géologie, les fragments de roche solide expulsés dans l’air pendant l’éruption d’un volcan. Les pyroclastes sont des fragments de roche magmatique solidifiés à un moment de l’éruption, ou plus fréquemment pendant son parcours aérien, ou arrachés à l’état solide par érosion des structures géologiques existant le long des conduites éruptives. Le terme téphras, - du grec τέφρα, cendres -, est utilisé comme synonyme d'éjectas, généralement utilisé pour les cendres.

17:49 Écrit par catalan66270 dans Sciences : volcanisme et volcanologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcans, volcanisme, volcanologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

 
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